Un nouveau drone a visé, dans l’après-midi de ce dimanche 1er mars 2026, l’aéroport international de Bangboka à Kisangani. Selon des sources sécuritaires, le vecteur a été intercepté par les éléments des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) déployés sur le site.
Au total, quatre drones ont été neutralisés au cours de la journée, respectivement à 15h48, 17h30, 19h30 et 19h48. Le dernier engin aurait été abattu alors qu’un avion de la Compagnie Africaine d’Aviation (CAA) était en phase d’atterrissage.

Psychose et tirs entendus
Une vive tension a été observée dans l’enceinte aéroportuaire lorsque les forces de sécurité ont commencé à déjouer l’attaque. Des tirs d’armes légères ont été entendus durant plusieurs minutes, provoquant un mouvement de panique chez certains usagers.
Si quelques personnes ont préféré quitter les lieux, plusieurs passagers en attente de leurs vols sont restés. Un appareil a d’ailleurs atterri peu après les incidents, et d’autres vols programmés en soirée ont été maintenus.
Contexte d’escalade

Ces événements interviennent dans un contexte marqué par la multiplication d’attaques de drones à la mi-février. L’Alliance Fleuve Congo-Mouvement du 23 Mars (AFC/M23) avait revendiqué certaines de ces opérations, affirmant avoir ciblé un centre de commandement des drones de l’armée.
Cette nouvelle attaque survient également après des frappes aériennes menées par les FARDC contre des positions rebelles. Selon plusieurs sources concordantes, Willy Ngoma, porte-parole militaire de l’AFC/M23, aurait trouvé la mort avec d’autres officiers à Rubaya.
La situation sécuritaire demeure tendue, alors que les autorités poursuivent leurs opérations de sécurisation des infrastructures stratégiques dans la région.
Par Marius Bopenga
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