Un braquage armé a tourné au drame dimanche soir à Lubumbashi, dans la zone de La Vallée, vers l’avenue Manono. Deux policiers ont été tués par des hommes armés qui ont emporté une importante somme d’argent avant de prendre la fuite.
Selon les informations rapportées par la société civile, plusieurs assaillants, à bord d’un véhicule Nissan rouge dépourvu de plaque d’immatriculation, ont opéré pendant plusieurs minutes dans la station-service. Certains visages des présumés braqueurs auraient été captés par des images de surveillance.
La police a annoncé l’ouverture d’une enquête afin d’identifier les auteurs et de déterminer les circonstances exactes de l’attaque.
Une série d’incidents meurtriers
Ce braquage intervient dans un contexte marqué, selon le Cadre de concertation de la société civile, par une succession d’incidents meurtriers dans le Haut-Katanga.
Bertin Tshoz, membre de cette structure, rappelle que le 2 septembre, un jeune homme avait été tué vers 19 heures dans sa parcelle située à proximité de l’usine Huachin, sur la route Kakotwe à Likasi.
Il évoque également la découverte, le 4 septembre à Lubumbashi, du corps sans vie d’un haut cadre de TFM.
« Ces différents incidents portent ainsi à quatre le nombre de personnes tuées en l’espace de six jours », affirme-t-il.
La société civile réclame des mesures urgentes
Face à cette situation, le Cadre de concertation appelle le gouvernement provincial à diligenter des enquêtes sérieuses et urgentes afin d’identifier et de retrouver les auteurs de ces actes criminels.
La structure plaide également pour le renforcement des patrouilles mixtes sur les axes Hewa Bora, Manono et La Vallée, ainsi que pour la création d’un numéro vert permettant aux habitants de signaler les véhicules circulant sans plaque d’immatriculation.
Au-delà du braquage de la station-service, cette nouvelle attaque ravive les inquiétudes sur la sécurité dans les principales agglomérations du Haut-Katanga. Pour les acteurs de la société civile, l’identification rapide des auteurs et une présence accrue des forces de l’ordre sont désormais indispensables pour éviter que la multiplication des incidents ne s’installe dans la durée.
Par Marius Bopenga
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