Les États-Unis ont annoncé, mardi 2 juin, de nouvelles sanctions ciblées contre deux hauts responsables de groupes armés opérant dans l’est de la République démocratique du Congo, dans le cadre de leurs efforts en faveur d’une résolution pacifique du conflit qui secoue la région.
Dans un communiqué, le département américain du Trésor a indiqué que les mesures visent John Imani Nzenze, chef du renseignement du mouvement rebelle AFC/M23, ainsi que Gustave Kubwayo, alias « Colonel Sirkoof », responsable d’une unité de renseignement et d’opérations spéciales des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR).
Selon les autorités américaines, John Imani Nzenze figure parmi les plus proches collaborateurs de Sultani Makenga, déjà sous sanctions américaines et onusiennes. Washington le considère comme un acteur clé des activités militaires et du renseignement du M23 depuis la première rébellion de 2012-2013.
Du côté des FDLR, Gustave Kubwayo est présenté comme le dirigeant d’une unité chargée des opérations spéciales et du renseignement du groupe armé, actif notamment dans le territoire de Nyiragongo, au Nord-Kivu.
Le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, a souligné que ces sanctions s’inscrivent dans les engagements pris par Washington pour soutenir les efforts diplomatiques visant à mettre fin à l’insécurité dans l’est de la RDC.
« Ces mesures démontrent la détermination des États-Unis à promouvoir une résolution pacifique du conflit et à responsabiliser les acteurs qui contribuent à son prolongement », a indiqué le département du Trésor.
Washington a également réitéré ses attentes à l’égard des parties impliquées dans le conflit. Les autorités américaines appellent la RDC à poursuivre les actions visant à neutraliser les FDLR et leurs groupes affiliés, tandis que le Rwanda est invité à retirer ses troupes du territoire congolais et à mettre fin à tout soutien au M23, conformément aux engagements contenus dans les Accords de Washington du 4 décembre 2025.
Cette nouvelle série de sanctions intervient alors que les initiatives diplomatiques régionales et internationales se multiplient pour tenter d’obtenir une désescalade des violences dans l’est de la République démocratique du Congo, où les affrontements entre les groupes armés et les forces gouvernementales continuent d’alimenter une grave crise sécuritaire et humanitaire.
Par Pascal Kabeya
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