L’Église catholique maintient sa position sur la question de la révision constitutionnelle en République démocratique du Congo. Réunie en assemblée plénière extraordinaire, la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) estime qu’il n’existe, à ce stade, « ni nécessité, ni opportunité, ni urgence » de modifier la Constitution actuellement en vigueur.
S’exprimant ce samedi à Kinshasa lors d’une conférence de presse, le secrétaire général de la CENCO, Mgr Donatien Nshole, a appelé le président de la République à respecter le serment prêté lors de son investiture.
Selon le prélat, toute initiative visant à remettre en cause l’ordre constitutionnel actuel engagerait la responsabilité personnelle et historique du chef de l’État.
« Le président de la République a prêté serment devant la Nation et devant Dieu. Il est appelé à respecter cet engagement », a-t-il déclaré.
La CENCO a également exhorté la communauté internationale à demeurer vigilante quant au respect de la Constitution en République démocratique du Congo.
Dans son message, l’épiscopat congolais a invité les responsables religieux à intensifier les actions de sensibilisation auprès des fidèles en faveur de la préservation de l’ordre constitutionnel.

Les évêques ont, par ailleurs, annoncé qu’ils communiqueront ultérieurement sur les initiatives qu’ils envisagent de mener dans le cadre de leur engagement citoyen.
Cette prise de position intervient dans un contexte de fortes tensions politiques autour de la loi portant organisation du référendum, récemment adoptée par le Parlement, et des débats suscités par une éventuelle révision de la Constitution.
Alors que la majorité présidentielle défend la nécessité d’ouvrir une réflexion sur les réformes institutionnelles, plusieurs formations de l’opposition, ainsi que des organisations de la société civile et des confessions religieuses, expriment leurs inquiétudes quant aux conséquences d’un tel processus sur l’équilibre institutionnel du pays.
Par Marius Bopenga
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