L’acteur politique congolais Maître Guy Diomi Ndongala est décédé dans l’après-midi du samedi 27 juin 2026 à la Clinique Ngaliema, à Kinshasa, selon des informations confirmées par ses proches.
La disparition de cet éminent juriste et intellectuel suscite une vive émotion au sein de la classe politique, du monde académique ainsi que parmi ses nombreux collaborateurs. Le communiqué officiel de la famille est attendu dans les prochaines heures afin de préciser les circonstances de son décès et le programme des obsèques.
Juriste de haut niveau, Guy Diomi Ndongala était titulaire d’une licence en droit de l’Université catholique de Louvain (UCL) en Belgique, ainsi que d’une licence spéciale en droit international obtenue à l’Université libre de Bruxelles (ULB). Il avait également suivi le Cycle d’Enseignement Diplomatique Supérieur au Centre d’Études Diplomatiques et Stratégiques (CEDS) de Paris.
Avocat au Barreau près la Cour d’Appel de Kinshasa/Gombe, il mettait son expertise au service de la formation des futurs diplomates en qualité de formateur à l’Académie diplomatique congolaise. Essayiste et romancier, il a également signé plusieurs ouvrages consacrés aux questions géopolitiques et géostratégiques, contribuant ainsi au débat intellectuel sur les enjeux nationaux et internationaux.
Au-delà de sa carrière juridique et politique, Guy Diomi Ndongala était un homme aux multiples talents. Passionné de sport, il pratiquait le karaté, discipline dans laquelle il avait atteint le grade de ceinture noire 6ᵉ Dan. Il s’intéressait également au football et nourrissait une véritable passion pour la musique, étant reconnu comme multi-instrumentiste.
Il convient de préciser que Guy Diomi Ndongala ne doit pas être confondu avec son jeune frère, Eugène Diomi Ndongala, président du parti Démocratie Chrétienne (DC). Bien que partageant le même nom de famille et un engagement dans la sphère politique congolaise, les deux personnalités ont suivi des parcours distincts.
Avec la disparition de Guy Diomi Ndongala, la République démocratique du Congo perd une figure du monde juridique, intellectuel et politique dont les analyses, les écrits et l’engagement ont marqué plusieurs générations.
La rédaction présente ses sincères condoléances à la famille biologique, aux proches ainsi qu’à tous ceux qui ont connu et côtoyé le défunt. Que son âme repose en paix.
Par Pascal Kabeya
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