Godé Mpoy critique le taux de change de la BCC et son impact sur les finances publiques

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L’ancien président de l’Assemblée provinciale de Kinshasa, Godé Mpoy Kadima, a mis en cause la politique de change de la Banque centrale du Congo (BCC), estimant qu’elle pénalise les finances publiques et réduit les effets des performances macroéconomiques enregistrées par la République démocratique du Congo.

Dans une analyse consacrée au collectif budgétaire 2026, il relève d’abord que la révision à la baisse du budget de l’État résulte de la diminution des financements extérieurs.

Selon lui, cette baisse aurait pu être compensée par une augmentation des recettes internes, compte tenu de la forte progression des exportations de cuivre et de la hausse des cours internationaux.

« Avec 3,5 millions de tonnes de cuivre exportées en 2025, on pouvait compenser cette perte par les recettes internes, car la tonne est passée de 9 000 à 14 000 dollars. Hélas, le taux artificiel de la BCC tue nos finances », affirme-t-il.

Godé Mpoy estime que la politique de change appliquée par la Banque centrale limite les recettes publiques perçues en francs congolais, alors que les prix des biens et services continuent d’augmenter en dollars sur le marché.

À ses yeux, cette situation risque d’avoir des conséquences sur l’exécution du budget de l’État.

« Après la perte du pouvoir d’achat, attendons-nous soit à des projets inachevés, soit à des dépassements budgétaires », prévient-il.

L’ancien président de l’Assemblée provinciale considère enfin que les performances macroéconomiques ne produiront pas d’effets perceptibles pour la population tant que les recettes publiques continueront d’être calculées sur la base du taux de change officiel de la BCC.

« Tant qu’on percevra les recettes au taux BCC, au moment où les prix des biens ont augmenté en dollars, la population ne sentira pas nos grands progrès macroéconomiques. Entre le cadrage macroéconomique et l’équilibre budgétaire, il y a un pont », conclut-il.

Ces déclarations reflètent l’analyse de Godé Mpoy et s’inscrivent dans le débat sur les choix de politique monétaire et leur incidence sur les finances publiques. Elles ne constituent pas, en elles-mêmes, une démonstration établie de l’existence de « crimes économiques », qualification qui relève d’une appréciation juridique et non d’une opinion.

Par Marius Bopenga
CONGO PUB Online

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