Le président de l’ECiDé, Martin Fayulu, a réaffirmé sa ferme opposition au projet de loi référendaire et à toute initiative susceptible de conduire à une révision de la Constitution. Invité ce vendredi au Live Space animé par le journaliste Stanis Bujakera, le leader de l’opposition a estimé que la médiation engagée par le président burundais Évariste Ndayishimiye, également président en exercice de l’Union africaine, ne pourra aboutir que sous certaines conditions.
Selon Martin Fayulu, le projet de loi référendaire doit être retiré ou expurgé de toute disposition qu’il juge contraire à l’article 220 de la Constitution, lequel fixe notamment les clauses considérées comme intangibles de la Loi fondamentale.
À défaut d’une telle évolution, le dirigeant de l’ECiDé a déclaré que le président Félix Tshisekedi devrait démissionner, estimant que le processus engagé remet en cause l’ordre constitutionnel.
Le leader de la coalition Article 64 (C64) est également revenu sur le report de la marche initialement prévue avant d’être reprogrammée au 22 juillet. Il a rejeté toute interprétation faisant état d’un recul de l’opposition, précisant que cette décision avait été prise à l’unanimité par les composantes de la coalition.
Martin Fayulu a réaffirmé que la mobilisation de la C64 vise à défendre la Constitution et à s’opposer à toute réforme qu’elle considère comme susceptible de modifier les équilibres institutionnels.
Il a enfin maintenu son exigence de voir Félix Tshisekedi quitter le pouvoir à l’issue de son second mandat en 2028, conformément, selon lui, aux dispositions constitutionnelles en vigueur.
Par Pascal Kabeya
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