Le sénateur et cadre de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), Afani Idrissa Mangala, a apporté son soutien au président Félix Tshisekedi dans le contexte des débats autour du dialogue national et de la crise sécuritaire dans l’est de la République démocratique du Congo.
Selon lui, le chef de l’État demeure le seul responsable en mesure de conduire le pays face aux défis actuels.
« Le président de la République, comme garant de la nation et responsable, est le seul qui sait comment gérer la nation. Il a constaté qu’à partir de la crise de l’Est, parce que dans le pays il n’y a pas une crise politique. C’est une crise d’agression de l’armée rwandaise contre la République démocratique du Congo », a déclaré Afani Idrissa Mangala.
Le sénateur a également réagi aux prises de position de la Coalition C64, qui a fixé un ultimatum au chef de l’État pour convoquer le dialogue national, sous peine de lancer des actions de mobilisation.
Pour l’élu de l’UDPS, cette menace ne reflète pas une mobilisation populaire, mais uniquement celle des militants de l’opposition.
« Les opposants qui se disent démocrates posent des conditions au président de la République en donnant un ultimatum : « arrivé le 15, si le président ne convoque pas le dialogue, ils vont mobiliser le peuple ». Ils vont mobiliser leurs militants, et non pas le peuple », a-t-il affirmé.
Ces déclarations interviennent dans un contexte marqué par les discussions autour de la tenue d’un dialogue national, annoncé après les consultations menées par les responsables des confessions religieuses avec le président Félix Tshisekedi. Elles s’inscrivent également dans un climat de vives divergences entre la majorité présidentielle et une partie de l’opposition sur les modalités de ce dialogue, ainsi que sur le débat autour d’une éventuelle réforme constitutionnelle.
Parallèlement, la crise sécuritaire dans l’est du pays demeure au cœur des préoccupations nationales. Kinshasa continue d’accuser le Rwanda de soutenir la rébellion de l’AFC/M23, tandis que les initiatives diplomatiques engagées dans le cadre des processus de Washington et de Doha peinent encore à produire des résultats durables sur le terrain.
Par Marius Bopenga
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