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Russie

À la UneMonde

Russie: la région de Belgorod visée par des attaques de drones revendiquées par des anti-Poutine

by admin9775 25 mai 2023
written by admin9775

La région de Belgorod, en Russie, a été visée par des attaques de drones dans le courant de la nuit du 22 au 23 mai, après une incursion de combattants qui suscite la « profonde inquiétude » du porte-parole de Vladimir Poutine à Moscou. L’incursion de combattants armés venus d’Ukraine a fait au moins huit blessés et poussé la Russie à décréter un régime anti-terroriste sur la zone. Cette attaque d’une ampleur inégalée depuis le début de l’invasion russe en Ukraine a été revendiquée par deux groupes de combattants qui se battent aux côtés de l’Ukraine. Que sait-on de ces unités, de leurs moyens et de leurs motivations ?  

Ils sont deux groupes à revendiquer cette incursion : la Légion Liberté pour la Russie et le Corps des volontaires russes. Le premier groupe est constitué de plusieurs bataillons de volontaires, un millier d’hommes au total ; le groupe a été fondé au début de la guerre, son emblème est un poing fermé surmonté des mots « Liberté » et « Russie », et son objectif est de restaurer la grandeur de la Russie, mais sans Vladimir Poutine, considéré comme un dirigeant corrompu, inefficace et malhonnête.

Une convergence saluée à Kiev

L’autre groupe, le Corps des volontaires russes, est, lui, constitué de nationalistes, d’anciens néo-nazis – certains d’entre eux sont arrivés en Ukraine bien avant la guerre, parce qu’ils craignaient d’être arrêtés pour hooliganisme. Leur objectif est également de renverser Vladimir Poutine, mais essentiellement parce qu’à leurs yeux Poutine ne défend pas la nation russe d’un point de vue ethnique. Un substrat idéologique différent, mais un même objectif : porter la guerre en Russie pour, in fine, renverser militairement le pouvoir russe.

Tous affirment qu’en cas de victoire de l’Ukraine sur la Russie, ils continueront à se battre pour cet objectif-là. Jusqu’à présent, ces deux groupes ne s’étaient pas coordonnés, c’est la première fois qu’ils agissent ensemble, une convergence saluée à Kiev par Ilya Ponomarev, ancien député de la Douma qui tente depuis le début de la guerre d’incarner politiquement cette opposition militaire à Vladimir Poutine.

RFI via CONGO PUB Online

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À la UneAfrique

Russie : l’Ouganda se réjouit de la prolongation de l’accord céréalier

by admin9775 19 mai 2023
written by admin9775

Le ministre ougandais des Affaires Étrangères Jeje Odongo en visite à Moscou a animé mercredi une conférence de presse conjointe avec son homologue Serguei Lavrov.

Le diplomate ougandais est revenu sur la prolongation de deux mois supplémentaires de l’accord des céréales ukrainiennes via la mer noire. Il a par ailleurs souligné l’impact du conflit russo-ukrainien sur l’approvisionnement des céréales en Afrique.

« Un grand nombre de pays africains, en particulier ceux du nord dépendent des céréales, notamment du blé utilisé pour le pain. Nous comprenons leur situation difficile a expliqué Jeje Odongo, ministre ougandais des affaires étrangères.

Signé en juillet dernier à Istanbul entre les Nations unies, l’Ukraine, la Russie et la Turquie, l’accord a permis d’exporter ces dix derniers mois plus de 30 millions de tonnes de céréales ukrainiennes, permettant de soulager la crise alimentaire mondiale provoquée par la guerre.

Cette visite du ministre ougandais intervient alors que se prépare une médiation africaine composée de six présidents, et qui aura pour mission de trouver une solution au conflit entre la Russie et l’Ukraine. Pour le diplomate russe, son pays est ouvert à tous les partenaires intéressés par la stabilité du monde.

« Bien sûr, nous aimerions comprendre quelles initiatives concrètes, le président Ramaphosa et ses collègues africains, y compris le président ougandais Museveni, aimeraient nous présenter. Nous sommes ouverts, comme je l’ai dit à maintes reprises, à toute proposition sérieuse et engagée de la part de n’importe quel État  » a souligné Sergueï Lavrov, ministre russe des Affaires Étrangères

Outre l’Afrique du Sud et l’Ouganda, la mission africaine inclura le Sénégal, la Zambie, le Congo et l’Egypte. Ces présidents se rendront en Russie et en Ukraine en juin ou juillet prochain suite aux souhaits du président Cyril Ramaphosa.

Les pays africains ont été moins unanimes que les grandes puissances occidentales à dénoncer l’offensive militaire russe en Ukraine. Des pays comme le Sénégal et l’Afrique du Sud se sont ainsi abstenus à l’ONU lors du vote d’une résolution la condamnant.

Africanews via CONGO PUB Online

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À la UneScience et Technologie

Intelligence Artificielle: la Russie lance Gigachat, son concurrent de Chatgpt

by admin9775 25 avril 2023
written by admin9775

Comme la Chine, la Russie réplique aux nombreuses initiatives américaines en matière d’intelligence artificielle.

Sber, un des leaders russes des nouvelles technologies, a annoncé lundi lancer son propre robot conversationnel, rejoignant la course mondiale à ces outils créés à partir de l’intelligence artificielle (IA), comme la star américaine ChatGPT.

Sber « lance sa propre version » d’un robot conversationnel, baptisé « GigaChat », « une première » en Russie, s’est félicité le groupe public dans un communiqué publié sur son site, précisant que l’outil informatique serait dans un premier temps « disponible en mode test, sur invitation » uniquement.

Selon Sber, GigaChat peut « avoir une conversation, écrire des textes, répondre à des questions factuelles », mais aussi « écrire du code informatique » et « créer des images à partir de descriptions ».

Selon son PDG, Guerman Gref, qui a poussé ces dernières années pour le virage numérique du groupe, le lancement de ce robot conversationnel « est une percée pour l’ensemble du vaste univers des technologies russes ».

Internet: la Russie serre la vis

Depuis plusieurs années – et surtout depuis la mise en place des lourdes sanctions contre Moscou pour son offensive en Ukraine, la Russie cherche à renforcer sa souveraineté numérique et a parallèlement musclé son arsenal législatif encadrant l’internet, sur fond de durcissement politique.

Le Kremlin a ainsi exigé ces derniers mois le blocage de sites et de réseaux sociaux, un moyen de censurer toute publication dissidente à propos de son offensive militaire en Ukraine.

Le lancement de GigaChat intervient quelques mois après l’irruption fracassante en novembre dernier de ChatGPT, un robot conversationnel financé par le géant informatique américain Microsoft, qui a rapidement été pris d’assaut par des utilisateurs impressionnés par sa capacité à répondre clairement en quelques secondes à des questions difficiles, à écrire des sonnets ou du code informatique.

L’arrivée de GigaChat peut ainsi être vue comme un nouvel épisode dans la compétition technologique entre Washington et Moscou, exacerbée depuis le conflit en Ukraine.

L’IA nourrit toutefois des craintes importantes au sujet de son utilisation et de l’exploitation des données personnelles. De nombreux pays ont déjà annoncé vouloir encadrer les outils de type ChatGPT.

Ce dernier a ainsi été bloqué peu après sa sortie dans plusieurs écoles ou universités dans le monde, après des craintes de tricherie aux examens, et des entreprises ont déconseillé à leurs employés d’utiliser l’application.

Ces dernières semaines, de nombreuses entreprises chinoises de la tech comme Baidu, Alibaba ou ByteDance (maison mère de TikTok) ont dit travailler sur leur propre modèle de robot conversationnel.

BFMTV via CONGO PUB Online

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À la UneMonde

«La présidence russe du Conseil de sécurité de l’ONU, c’est l’arrêt de mort des institutions multilatérales»

by admin9775 24 avril 2023
written by admin9775

C’est un nouveau camouflet pour l’Ukraine et ses alliés : Sergueï Lavrov le ministre russe des Affaires étrangères va s’exprimer le lundi 24 avril à New York devant le Conseil de sécurité des Nations-Unies. Conséquence du fonctionnement de ce conseil, qui a permis à la Russie d’en assurer la présidence depuis le début du mois d’avril, malgré l’invasion de l’Ukraine et l’inculpation pour crimes de guerre, par la justice internationale, du président russe Vladimir Poutine. Entretien avec Romuald Sciora, chercheur à l’Institut de relations internationales et stratégiques, et spécialiste de l’ONU.

RFI : Sergueï Lavrov va s’exprimer ce lundi au Conseil de sécurité de l’Onu et la Russie a pris la présidence de ce Conseil de sécurité depuis le 1er avril et en pleine guerre en Ukraine : c’est un symbole terrible pour l’ONU ?  

Romuald Sciora : D’un point de vue symbolique évidemment, cela fait un peu désordre. Mais ce sont les règles onusiennes et il n’y a là bien évidemment rien d’illégal, car il est impossible d’empêcher un membre du Conseil de sécurité, un membre permanent de surcroît, de s’exprimer. Ou alors il faudrait qu’il y ait unanimité parmi les autres membres, ce qui ne pourrait pas se produire – la Chine elle seule s’y opposerait.

Il est malheureusement normal que la Russie puisse présider le Conseil de sécurité. Rien ne peut aller à l’encontre de cela et donc il est tout à fait normal que le ministre des Affaires étrangères russe se serve de cette présidence comme d’un podium afin de s’exprimer et de dire ce qu’il souhaite dire à la communauté internationale. Mais en effet, cela fait désordre et témoigne que le système multilatéral n’est plus opérationnel aujourd’hui.

Cela montre qu’il faudrait une refonte totale de celui-ci et qu’il y a quand même quelque chose qui cloche à voir une institution multilatérale comme l’ONU permettre encore ce genre de choses : voir Sergueï Lavrov s’exprimer à la face du monde alors que la Russie a illégalement envahi un pays. 

Cela fait trois semaines que la présidence russe du Conseil de sécurité de l’ONU a débuté. La Russie en-a-t-elle profité pour faire avancer ses idées, pour pousser en quelque sorte son agenda au sein de l’instance ?

D’abord, il faut voir les choses telles qu’elles sont. L’ONU n’est plus ce qu’elle était dans les années 1990, ou même dans les années 2000. L’ONU politique est aujourd’hui un nain sur la scène politique internationale ! Je ne parle pas des grandes agences humanitaires telles que le HCR, l’Unicef ou le Haut-commissariat pour les droits de l’homme, mais de l’ONU politique telle que nous l’avons espérée, rêvée dans les années 1990, après la fin de l’Union soviétique. Cette ONU politique aujourd’hui est quasiment invisible, on le voit avec la crise en Ukraine.

La Russie n’a donc pas réellement fait avancer son agenda d’abord parce que l’ONU ne représente plus grand-chose comme carte politique, et ensuite parce que cette présidence a essentiellement un rôle technique; Il n’y avait pas vraiment de possibilité pour la Russie de faire avancer un quelconque agenda à cette occasion. En revanche, cela lui offre une visibilité et une forme de légitimation absolument bienvenues pour elle. Bien que l’ONU, comme je vous l’ai dit, soit devenu un nain sur la scène politique internationale, le fait que l’on ait énormément communiqué sur cette présidence lui aura donné un rayonnement tout à fait bénéfique pour elle. Pouvoir s’exprimer ainsi au Conseil de sécurité comme Sergueï Lavrov le fera ce lundi, c’est pain du béni pour Poutine, et l’occasion de pouvoir faire sa propre propagande.

Justement, que dit la Russie aujourd’hui à l’ONU et quelle est sa stratégie aux Nations unies, dans le contexte de cette guerre en Ukraine et donc de l’invasion d’un pays frontalier et souverain ?

Aujourd’hui, il n’y a pas vraiment de stratégie de la part de la Russie à l’ONU. Leur stratégie est de maintenir une forme de statu quo. Comme je vous le disais, l’ONU politique n’intéresse plus vraiment les grandes puissances, car nous ne sommes plus véritablement dans l’ère du multilatéralisme. Donc, si stratégie il y a de la Russie à l’ONU c’est plutôt de maintenir une sorte de statu quo, de conserver les places fortes qu’elle peut encore occuper et s’en servir comme c’est le cas aujourd’hui.   

Ce sont 140 pays qui ont voté en février dernier pour demander que la Russie se retire d’Ukraine. Ce vote de l’Assemblée générale des Nations unies, cela pèse lourd tout de même sur la scène internationale ?

Bien sûr, mais n’oublions pas non plus une chose, c’est que les votes de l’Assemblée générale, comme vous le savez, n’ont rien de contraignant. Cela n’a jamais empêché Israël de continuer sa politique d’annexion ; cela n’a rien changé pour les États-Unis, condamnés plusieurs fois par l’Assemblée générale. Aujourd’hui, c’est la Russie, cela ne changera rien et très sincèrement, connaissant les Russes et Vladimir Poutine, ils s’en fichent totalement. Cela n’a aucun impact sur leur population ni sur les populations des pays amis ou alliés.

Mais qu’est-ce qui a changé pour la Russie, au fond, à l’ONU depuis un an et l’invasion de l’Ukraine, c’est un pays isolé, affaibli, au sein des Nations unies ou pas tant que ça ?

La Russie a-t-elle véritablement perdu diplomatiquement ? La question se pose. Elle a gagné un très fort rapprochement avec la Chine, avec l’Inde, avec de très nombreux pays en Asie, avec de nombreux pays en Afrique bien évidemment, elle a gagné également en rapprochement avec des pays d’Amérique du Sud. La Russie ne me paraît pas véritablement isolée sur la scène internationale. Ce sont les illusions occidentales qui tendent à nous faire croire à cela, mais elle n’est pas isolée. Elle l’est vis-à-vis des États-Unis et l’Europe, mais elle l’était en grande partie avant la guerre. Donc, diplomatiquement, la Russie ne sort pas vraiment affaiblie de cette crise si elle devait demain se geler ou se terminer.

En ce qui concerne l’ONU, c’est la même chose. Il y a cinq membres permanents au Conseil de sécurité, avec un bloc occidental qui est toujours le même depuis plus de 80 ans (France, Grande-Bretagne, États-Unis) et un bloc Chine-Russie plus soudé que jamais. Donc non, pour moi, il n’y a pas d’affaiblissement de la Russie à l’ONU.

En revanche, s’il y avait une chose à retenir, c’est que le discours de Sergueï Lavrov aux Nations unies et cette présidence russe du Conseil de sécurité – alors que la Russie a illégalement envahi un pays dont elle avait reconnu l’indépendance-, signe vraiment l’arrêt de mort des institutions multilatérales, en tout cas du symbole qu’elles pouvaient représenter jusqu’ici. 

RFI via CONGO PUB Online

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À la Une

Agression dans l’Est: la Russie prête à appuyer la RDC

by admin9775 21 avril 2023
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L’ambassadeur de la Russie en RDC, Alexey Senteboy, a annoncé jeudi 20 avril au sortir de son audience avec le VPM en charge de la défense à Kinshasa, que la Russie est prête à donner son aide à la RDC dans la lutte contre les groupes armés à l’Est du territoire national.

« La Russie est prête à donner son aide à la RDC dans la lutte contre les groupes armés », a déclaré l’Ambassadeur de Russie en RDC, Alexey Sentebov.

Parlant de leurs échanges, le diplomate russe a indiqué : « on a parlé de la situation à l’Est, puisque la Russie, en tant que membre du conseil de sécurité de l’ONU, est préoccupée par cette situation qui reste très tendue et, surtout par l’activisme des groupes armés à l’Est de la RDC ».

Et d’ajouter :

« Nous sommes vraiment très intéressé par la cessation d’activités de tous les groupes armés dans l’Est de la RDC, pour que la paix puisse être rétablie et surtout, pour que la souveraineté de la RDC puisse être primordiale dans cette partie du pays », a fait savoir en outre Alexey L. Sentebov, à propos du processus de démobilisation, et désarmement.

Bien-Aimée BOSASELE

Objectif info via CONGO PUB Online

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À la UneMonde

Guerre en Ukraine : le Kremlin exclut toute trêve proposée par la Biélorussie

by admin9775 31 mars 2023
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Alexandre Loukachenko appelait les Russes et les Ukrainiens à négocier « sans conditions préalables ». Moscou a rejeté cette proposition d’un revers de main.

Fin de non-recevoir. Vendredi 31 mars, le Kremlin a indiqué, par la voix de son porte-parole Dmitri Peskov, qu’il excluait de stopper son offensive contre l’Ukraine. Et ce, malgré l’appel à la trêve de son principal allié, le dirigeant biélorusse Alexandre Loukachenko. « Au sujet de l’Ukraine, rien ne change : l’opération militaire spéciale se poursuit, puisque c’est le seul moyen d’atteindre les objectifs fixés par notre pays aujourd’hui », a déclaré à la presse Dmitri Peskov.

Quelques instants plus tôt, le président biélorusse Alexandre Loukachenko, proche allié de la Russie, avait appelé à une « trêve » en Ukraine et à des pourparlers « sans conditions préalables » entre Moscou et Kiev. « Il faut s’arrêter maintenant, avant que ne commence l’escalade. Je prends le risque de suggérer une cessation des hostilités », a dit Alexandre Loukachenko, au pouvoir depuis 1994, lors d’un discours à la nation.

« Il est possible – et il le faut – de régler toutes les questions territoriales, de reconstruction, de sécurité et autres à la table des négociations sans conditions préalables », avait-il ajouté. Le dirigeant biélorusse, qui juge l’Occident et l’Ukraine responsables du conflit, a également dit redouter une guerre « nucléaire » à cause du soutien occidental à Kiev, alors que Vladimir Poutine a annoncé plus tôt son intention de déployer des armes nucléaires « tactiques » sur le territoire biélorusse.

« À cause des États-Unis et de leurs satellites, une guerre totale a été déclenchée » en Ukraine, a-t-il dit, estimant que, dès lors, « des incendies nucléaires guettent à l’horizon ». « Vous comprenez et savez tous qu’il n’y a qu’une seule solution : les négociations ! Des négociations sans conditions préalables », a-t-il martelé.

Inquiétudes autour des armes nucléaires « tactiques »

Soulignant que le « complexe militaro-industriel tourne à plein régime en Russie » et que l’Ukraine était « inondée d’armes occidentales », Loukachenko s’est inquiété d’une « escalade » prochaine qui fera de nombreux morts. La Biélorussie n’est pas directement partie prenante au conflit en Ukraine, mais elle a prêté son territoire à l’armée russe pour son offensive sur la capitale ukrainienne l’année dernière et pour mener des frappes, selon Kiev.

Moscou et Minsk ont également mené des exercices conjoints et créé un groupement militaire composé de soldats des deux pays. Le président Poutine a annoncé le 26 mars son intention de déployer en Biélorussie des armes nucléaires « tactiques », une annonce qui a provoqué l’inquiétude en Ukraine et en Occident.

La Russie et l’Ukraine avaient mené des pourparlers en 2022, mais ceux-ci avaient tourné court face à l’intransigeance des deux camps. Les tentatives de médiation ultérieures n’ont pas donné de résultats. Moscou estime que le conflit ne peut s’arrêter que si Kiev cède à ses revendications, en particulier que l’Ukraine accepte l’annexion de cinq de ses régions. De son côté, Kiev estime que le préalable à la paix est le retrait des forces russes de son territoire, sans exception.

LePoint via CONGO PUB Online

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À la UneMonde

L’invasion russe de l’Ukraine « menace la sécurité de l’Europe », dit Charles III à Berlin

by admin9775 30 mars 2023
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Lors d’un discours devant les députés allemands, le roi Charles III a mis en garde jeudi contre « la menace » que l’invasion russe de l’Ukraine fait peser sur la sécurité de l’Europe. Le monarque britannique effectue une visite de trois jours en Allemagne, sa première visite d’État à l’étranger depuis son accession au trône en septembre 2022.  

Le roi Charles III a mis en garde jeudi 30 mars contre « la menace » que l’invasion russe de l’Ukraine fait peser sur la sécurité de l’Europe et « nos valeurs démocratiques », dans un discours historique devant les députés allemands.

« Mais le monde n’a pas regardé sans rien faire », a ajouté le souverain britannique, soulignant le « rôle majeur » endossé par son pays et l’Allemagne dans le soutien à Kiev, notamment sur le plan militaire.

Il a loué les livraisons d’armes lourdes à l’Ukraine par l’Allemagne, un pays profondément pacifiste depuis les horreurs du nazisme et qui a longtemps hésité à sauter ce pas.

« La décision de l’Allemagne de faire parvenir à l’Ukraine une grande aide militaire est courageuse, importante et bienvenue », a-t-il jugé. 

Applaudissements nourris des députés 

Le résumé de la semaineFrance 24 vous propose de revenir sur les actualités qui ont marqué la semaineJe m’abonne

« Nous sommes bouleversés par les terribles destructions (en Ukraine) mais nous pouvons puiser du courage dans notre unité », a souligné le souverain, s’exprimant la plupart du temps en allemand.

Charles III, roi depuis septembre, est le tout premier monarque à s’adresser aux députés dans l’enceinte du Bundestag. Ces derniers l’ont longuement applaudi.

Accompagné de la reine consort Camilla, il effectue en Allemagne son tout premier voyage à l’étranger en tant que souverain. 

Cette visite de trois jours est placée sous le signe des liens d’amitié entre les deux pays et constitue un geste européen important après la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne.

FRANCE 24 via CONGO PUB Online

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À la UneAfrique

L’Afrique du Sud appelée à négocier pour la paix avec la Russie

by admin9775 24 mars 2023
written by admin9775

La Belgique a appelé l’Afrique du Sud à utiliser ses relations avec la Russie pour aider à mettre fin à la guerre en Ukraine.

Cet appel a été lancé lors de la visite de la ministre belge des Affaires étrangères, Hadja Lahbib à Pretoria.

Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a répondu en déclarant que Pretoria continuait d’utiliser le canal que le pays détient avec la Russie « pour discuter de la manière dont le conflit peut prendre fin ».

Mme Lahbib est accompagnée du roi Philippe et de la reine Mathilde de Belgique, il s’agit de leur première visite d’État de cinq jours en Afrique du Sud.

L’Afrique du Sud a refusé de condamner l’invasion de l’Ukraine, qui a isolé Moscou sur la scène internationale, affirmant qu’elle souhaitait rester neutre et qu’elle préférait le dialogue pour mettre fin à la guerre.

La demande belge est intervenue après que la Cour pénale internationale (CPI) a émis un mandat d’arrêt à l’encontre du président Vladimir Poutine vendredi dernier.

La ministre sud-africaine des affaires étrangères, Naledi Pandor a déclaré que ce mandat d’arrêt est évidemment un sujet de préoccupation étant donné que le pays doit accueillir en août un sommet des BRICS qui regroupe le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud.

L’Afrique du Sud qui est également membre de la CPI devra exécuter le mandat d’arrêt si M. Poutine qui a été invité à ce sommet, met le pied dans le pays.

Africanews via CONGO PUB Online

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Afrique

Afrique du Sud : inauguration de l’exercice naval russo-chinois

by admin9775 23 février 2023
written by admin9775

L’exercice naval impliquant des navires de la marine russe, de la force de défense nationale sud-africaine et de la marine de l’armée populaire de libération chinoise a été inauguré à Port Richards-Bay, en Afrique du Sud.

L’amiral Nikolai Yevmenov commandant en chef de la marine russe, a souhaité la bienvenue aux participants à l’exercice et a salué le renforcement de la coopération navale entre les marins russes, chinois et sud-africains :

« c_et événement a marqué un tournant, puisqu’il confirme le haut niveau de coopération entre nos pays. Cela témoigne de notre intérêt profond pour le renforcement de la coopération navale destinée à assurer la sécurité dans les océans du monde et à lutter contre les nouvelles menaces en mer._ »

Au programme des dix jours d’exercices, baptisés Mosi II : des tirs d’artillerie conjoints et des manœuvres tactiques en mer. Les marins des trois pays s’exerceront aussi bien à l’assistance d’un navire en détresse qu’à contrer des attaques aériennes ennemies.

Le président sud-africain Cyril Ramaphosa, s’est exprimé à cette occasion :

« Désormais, les forces de défense sud-africaines assurent la garde des infrastructures vitales face à ceux qui veulent mettre en danger la sécurité de l’État pour servir leurs intérêts personnels. Nous avons déployé ces forces dans les zones stratégiques où se trouvent nos infrastructures. Notamment à Eskom et dans plusieurs autres sites, comme les systèmes de traitement de l’eau et j’en passe. »

Les opérations, impliquant plus de 350 militaires sud-africains, doivent se poursuivre jusqu’au 27 février au large de Durban (sud-est), plus grand port d’Afrique australe, et de Richards Bay quelque 180 km plus au nord.

AFRICANEWS via CONGO PUB Online

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Monde

Sommet UE-Ukraine: les dirigeants européens en démonstration de force à Kiev

by admin9775 3 février 2023
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La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a annoncé ce jeudi depuis Kiev que l’UE prévoyait de nouvelles sanctions contre la Russie. Et ce alors qu’un sommet UE-Ukraine se tient ce vendredi 3 février dans la capitale ukrainienne.

« Nous allons continuer à faire monter la pression encore plus haut ». À son arrivée à Kiev, et alors que les rumeurs d’une nouvelle grande offensive russe circulent de plus en plus, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a tenu à se montrer inflexible à l’égard de Moscou. « D’ici au 24 février, exactement un an après le début de l’invasion, nous visons à mettre en place le dixième paquet de sanctions », a-t-elle annoncé lors d’une conférence de presse conjointe avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky.

« Aujourd’hui, la Russie paie un lourd tribut, car nos sanctions érodent son économie, la faisant reculer d’une génération », s’est-elle félicitée, alors que Bruxelles a mis en place depuis près d’un an une pluie de sanctions pour limiter les revenus de Moscou destinés à soutenir son invasion. Parmi elles, l’une des mesures les plus marquantes est le plafonnement du prix du pétrole russe à l’export à 60 dollars. Selon Ursula von der Leyen, cette limitation fixée début décembre par l’Union européenne, le G7 et l’Australie, « coûte déjà à la Russie environ 160 millions d’euros par jour ».

Début décembre, l’UE avait également mis en place un embargo sur le pétrole brut russe transporté par voie maritime. Celui-ci va s’étendre dès dimanche à l’achat de produits pétroliers raffinés russes et les pays du G7 plafonneront également le prix de ces produits.

Juste avant les déclarations de la présidente de la Commission européenne, le Conseil européen avait quant à lui annoncé le déblocage d’une aide militaire de 500 millions d’euros en faveur de Kiev, ainsi que 45 millions pour des missions de formation. Cela porte le total de l’aide européenne depuis le début du conflit à 60 milliards d’euros. « Nous continuerons de soutenir l’Ukraine aussi longtemps qu’il le faudra et aussi longtemps que cela sera nécessaire », a précisé le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell. 

La question de l’adhésion au menu du sommet

Ces annonces ont été faites alors que Kiev accueille ce vendredi un sommet des dirigeants européens et ukrainien. Les 27 chefs d’État et de gouvernement seront représentés par le président du Conseil européen, Charles Michel, la présidente de la Commission européenne et le chef de la diplomatie de l’UE, Josep Borrell qui rencontreront le président ukrainien, Volodymyr Zelensky. « Un geste fort », estime Sylvain Maillard, le directeur de l’Institut Jacques Delors. « C’est la première fois, je crois, que dans l’histoire de la construction européenne, toute une délégation de commissaires européens se déplacent dans un pays en guerre pour lui donner ce signal. »

Il sera notamment question lors de ce sommet de l’adhésion de l’Ukraine à l’Union européenne. La Pologne et les pays Baltes, très investis dans l’aide militaire à leur voisin en guerre, sont de ceux qui estiment que la demande d’adhésion de Kiev doit être examinée le plus rapidement possible. Mais un nombre important de grands États membres souhaitent ne pas envoyer de message trop encourageant. L’année dernière, Emmanuel Macron avait ainsi déclaré que le processus pourrait prendre des « décennies ». Les autorités ukrainiennes, elles, ont un tout autre calendrier en tête : le chef de la diplomatie Dmytro Kouleba parle d’entamer les négociations de pré-adhésion d’ici la fin de cette année.

Les attentes très élevées de l’entourage de Zelensky

Les attentes sont très élevées dans l’entourage du président ukrainien, peut-être même trop élevées, à en croire plusieurs experts qui se sont exprimés dans les médias ces dernières heures, rapporte notre correspondant à Kiev, Stéphane Siohan. L’objectif, pour Kiev, c’est que les négociations d’adhésion avec Bruxelles débutent le plus rapidement possible. Le Premier ministre Denys Chmyhal a ainsi déclaré que « ces négociations pourraient commencer cette année, ouvrant la voie à une accession dans un horizon de deux ans ».

Cependant, les diplomates européens se montrent beaucoup plus prudents. Selon plusieurs sources, ce sommet est avant tout destiné à rassurer les Ukrainiens, à réaffirmer le soutien à l’adhésion, mais seulement lorsque plusieurs critères seront remplis. Ainsi, en juin 2022, lorsque Kiev a obtenu le statut de pays candidat, la Commission européenne a fixé sept conditions à l’ouverture de négociations. Parmi elles, la réforme de la justice, la réforme de la Cour constitutionnelle, la lutte contre la corruption, contre le blanchiment ou encore une nouvelle loi encadrant le secteur des médias.

Or, s’il y a eu des progrès, il reste encore beaucoup de pain sur la planche, notamment sur la question cruciale de la Cour constitutionnelle. Cela dit, il peut paraître compréhensible que l’Ukraine soit bridée sur de telles réformes, en période de guerre. Ce sommet sera surtout l’occasion pour la délégation de l’UE de vérifier si l’Ukraine fait bien ses devoirs.

En juin, la Commission européenne a recommandé l’octroi du statut de candidat, à condition que l’Ukraine s’attèle à série de réformes législatives et politiques. Ce jeudi, à Kiev, Ursula von der Leyen a sur ce point salué les récents efforts de lutte anti-corruption. « Les 27 trouvent parfois que la Commission a donné trop de signes d’encouragement à une adhésion rapide et souhaitent calmer le jeu », explique un observateur. L’idée d’une adhésion graduelle est désormais sur la table. Elle permettrait à l’Ukraine d’avoir accès à des programmes européens et de bénéficier des financements européens pendant les négociations. Une façon de temporiser sans décourager les Ukrainiens.

RFI via CONGO PUB Online

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3 février 2023 0 comments
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