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afrique

Afrique

L’Algérie annonce une enveloppe d’un milliard de dollars pour financer des projets de développement en Afrique

by admin9775 21 février 2023

L’enveloppe sera mise à la disposition de l’Agence algérienne de coopération internationale pour la solidarité et le développement. Elle servira à financer des projets dans les pays africains pour promouvoir l’intégration économique et à accélérer le développement.  

Le président algérien, Abdelmadjid Tebboune (photo), a annoncé dimanche 19 février avoir décidé d’allouer une enveloppe d’un milliard de dollars au financement de projets de développement en Afrique.

L’information émane d’une allocution lue au nom du chef d’Etat au cours du 36e Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine (UA) par le Premier ministre algérien, Aïmene Benabderrahmane.

« J’ai décidé d’injecter un montant d’un milliard de dollars US au profit de l’Agence algérienne de coopération internationale pour la solidarité et le développement pour le financement de projets de développement dans les pays africains, notamment les projets d’intégration ou ceux à même de contribuer à accélérer le développement en Afrique », a  déclaré M. Tebboune.

« Cette démarche procède de la conviction de l’Algérie que la sécurité et la stabilité en Afrique sont liées au développement », a-t-il ajouté, indiquant que l’Agence algérienne de coopération internationale pour la solidarité et le développement « entamera les procédures d’exécution de cette initiative stratégique en coordination avec les pays africains souhaitant en bénéficier ».

La création de cette agence dédiée à la coopération internationale a été annoncée en 2020 à l’occasion d’un sommet de l’UA. Selon ses statuts, cette institution est un « établissement public à caractère spécifique doté de la personnalité morale et de l’autonomie financière » et « placé sous la tutelle de la présidence de la République algérienne ».

Sa principale mission consiste à participer à l’élaboration et à la mise en œuvre de la politique nationale de coopération internationale en matière économique, sociale, humanitaire, culturelle, éducative, scientifique et technique.

L’agence est également chargée de suivre la gestion technique et financière des projets d’assistance et de coopération internationale en faveur de pays tiers, de coordonner la mise en œuvre de la politique de formation des étrangers en Algérie et la formation des Algériens à l’étranger et de promouvoir le placement des compétences nationales à l’étranger.

Agence Ecofin via CONGO PUB Online

21 février 2023
Afrique

Electricité : l’Afrique peut réduire de 50% ses émissions de CO2 en remplaçant le charbon par le gaz naturel (rapport)

by admin9775 21 février 2023

L’Union internationale du gaz souligne qu’une utilisation massive du combustible fossile le moins polluant dans la production d’électricité pourrait réduire significativement les émissions de CO2 du continent.

En remplaçant le charbon par le gaz naturel dans la production d’électricité, l’Afrique peut réduire de 50 % des émissions de dioxyde de carbone (CO2), selon un rapport publié le 14 février par l’Union internationale du gaz (International Gas Union/IGU) en collaboration avec le cabinet de recherche et de conseil Hawilti.

Le rapport précise que le gaz naturel peut offrir un avantage immédiat en matière de réduction des émissions lorsqu’il remplace les sources d’énergie à plus forte empreinte carbone telles que la biomasse, le bois, le charbon et le diesel. Le remplacement du diesel et du kérosène par le gaz naturel dans les industries et les foyers est par exemple susceptible de réduire leurs émissions d’un tiers.

Rappelant que l’Afrique compte un cinquième de la population de la planète, mais ne représente que 3 % des émissions mondiales de CO2, le rapport indique que l’utilisation de 90 milliards de m3 supplémentaires par an de gaz pour développer les industries africaines des engrais, de l’acier, du ciment et du dessalement de l’eau de mer n’entraînerait que des émissions cumulées de CO2 de 10 gigatonnes. Cela porterait la part de l’Afrique dans les émissions mondiales de 3 % actuellement à 3,5 % en 2050.

De même, un triplement de la consommation d’électricité en Afrique subsaharienne basé exclusivement sur les centrales à gaz n’engendrerait que des émissions supplémentaires de CO2 équivalentes à 1% des émissions mondiales.

L’IGU souligne également que les réserves prouvées de gaz naturel en Afrique sont estimées à au moins 18 000 milliards de m3, soit environ 8,8% du total des réserves mondiales. Ces réserves sont notamment situées en Afrique du Nord (45%) et en Afrique de l’Ouest (32%) même si des quantités importantes de gaz naturel ont été découvertes dans d’autres sous-régions du continent.  

Pauvreté énergétique

La production du combustible fossile à la plus faible empreinte carbone (la combustion du gaz naturel rejette 25 % de moins de CO2 que le pétrole et moitié moins que le charbon) en Afrique a augmenté de 2,5% en moyenne par an au cours des dix dernières années pour atteindre 280 milliards de m3 en 2021.

En termes absolus, les volumes de consommation du gaz naturel restent cependant faibles en Afrique : 160 milliards de m3 en 2021 contre plus de 570 milliards de m3 durant la même année pour l’Europe. C’est que la majorité de la population du continent n’a pas accès au gaz naturel.

Les marchés gaziers locaux demeurent largement sous-développés ou inexistants, en particulier au sud du Sahara où la majeure partie de la production est destinée à l’exportation. Le continent souffre en effet d’une grande pauvreté énergétique. Près de 600 millions d’Africains n’ont pas accès à l’électricité et plus d’un milliard sont privés de moyens de cuisson propres.

L’Afrique a la plus faible consommation d’énergie primaire par habitant dans le monde. Cette consommation est estimée à 14,6 gigajoules (Gj), soit cinq fois moins que la moyenne mondiale (75,6 Gj), 16 fois moins que la consommation de la Belgique (235,8 Gj), et près de 20 fois moins que celle des États-Unis (279,9 Gj).

Le rapport fait remarquer d’autre part que le remplacement du charbon, du pétrole, de la biomasse et du bois par le gaz naturel sur le continent peut améliorer l’accès à l’énergie, débloquer des dizaines de milliards de dollars d’investissements, générer une croissance économique durable et créer des millions d’emplois pour les jeunes. Il indique cependant que les pays africains doivent améliorer l’impact environnemental de l’industrie gazière et utiliser les recettes des exportations de ce combustible fossile pour renforcer leur production des énergies renouvelables et d’hydrogène afin de rester sur une trajectoire de décarbonation à long terme.

Agence Ecofin via CONGO PUB Online

21 février 2023
Afrique

Tunisie : le chef du parti Ennhahda visé par une nouvelle enquête

by admin9775 21 février 2023

Le parti d’inspiration islamiste Ennahdha a annoncé lundi que son chef Rached Ghannouchi était visé par une nouvelle enquête de police, dans la foulée d’une série d’arrestations dans les milieux politiques.

Ghannouchi, 81 ans, a été convoqué pour se présenter mardi au poste de police de l’Aouina, en banlieue nord de Tunis, a indiqué à la presse le porte-parole d’Ennahdha Imed Khemiri.

« Il s’agit d’une nouvelle tentative de cibler les dirigeants politiques dans le pays », a-t-il déploré.

Le parti « ne connait pas clairement les motivations de cette nouvelle convocation mais elle fait suite à une enquête ouverte après une plainte déposée par une personne inconnue », a-t-il ajouté.

« On ne sait pas si cette fois il s’agira de complot contre la sûreté de l’Etat, ou corruption financière ou encore de terrorisme », a pour sa part ironisé Zeineb Brahmi, responsable juridique d’Ennahdha.

Un cadre du parti, parlant sous couvert de l’anonymat, a affirmé à l’AFP que la plainte en question avait été déposée par « un membre d’un syndicat de la police prétendant avoir un enregistrement téléphonique de M. Ghannouchi ».

M. Ghannouchi, qui dirigeait le Parlement dissous en juillet 2021 par M. Saied, avait déjà été entendu en novembre 2022 par un juge du pôle judiciaire antiterroriste pour une affaire en lien avec l’envoi présumé de jihadistes en Syrie et en Irak.

Il avait aussi été interrogé en juillet pour des soupçons de corruption et blanchiment d’argent liés à des transferts depuis l’étranger vers une organisation caritative affiliée à Ennahdha.

La convocation des politiciens « est devenue très facile puisqu’il suffit qu’une plainte soit déposée pour que la police ouvre des enquêtes sans la moindre vérification du contenu », a estimé M. Khemiri, dénonçant un « harcèlement » et « une politique de vengeance » à l’encontre de M. Ghannouchi et des opposants politiques de M. Saied.

Au moins dix personnalités, pour la plupart des opposants appartenant au mouvement Ennahdha et ses alliés, mais aussi le directeur d’une grande radio privée et un très influent homme d’affaires ont été arrêtés depuis début février lors d’un coup de filet.

Ces arrestations ont été dénoncées par la centrale syndicale UGTT et plusieurs ONG locales et internationales.

M. Saied concentre tous les pouvoirs depuis 18 mois et a révisé la Constitution pour instaurer un système ultra-présidentialiste aux dépens du Parlement qui ne dispose plus de réels pouvoirs.

AFRICA NEWS via CONGO PUB Online

21 février 2023
Afrique

Le Burkina, le Mali, la Guinée et le Soudan restent suspendus de l’UA

by admin9775 20 février 2023

L’Union africaine (UA) a réaffirmé, lors de son 36ème sommet, sa « tolérance zéro » face aux « changements anticonstitutionnels » de gouvernement et a maintenu la suspension du Burkina Faso, du Mali, de la Guinée et du Soudan.

Le Mali, la Guinée et le Soudan avaient été suspendus par l’Union africaine en 2021, le Burkina un an plus tard, après la prise du pouvoir par des militaires.

L’UA est prête à aider les quatre pays à « revenir à l’ordre constitutionnel« , a déclaré Bankole Adeoye, responsable du Conseil de paix et de sécurité de l’UA.

La démocratie doit être « protégée » et « s’enraciner » et l’Union africaine « demeure intransigeante contre toute accession non démocratique au pouvoir« , a martelé Bankole Adeoye.

Les pays membres de la Cédéao ont décidé samedi de maintenir ces sanctions et « d’imposer des interdictions de voyage aux membres du gouvernement et d’autres représentants » de ces pays.

Dans ces trois pays, le retour à l’ordre constitutionnel est théoriquement prévu en 2024 au Mali et au Burkina Faso, en 2025 en Guinée.

AFRICA NEWS via CONGO PUB Online

20 février 2023
Afrique

Burkina-Faso : les autorités ont mis fin à l’opération des troupes françaises

by admin9775 20 février 2023

Fin de la coopération militaire entre le Burkina-Faso et la France. Les autorités du Burkina Faso ont officiellement mis fin aux opérations militaires de la Task Force SABRE sur leur sol.

Une cérémonie solennelle de descente de drapeaux a été organisée le week-end dernier dans l’enceinte du Camp Bila Zagre a Kamboicin, présidée par le colonel Adam NERE, chef d’État-major de l’armée de terre francaise, représentant le chef d’Etat-Major général.

Dans un communiqué, les autorités militaires du Burkina Faso précisent que « le désengagement des équipements sera finalisé selon un chronograme défini en accord avec l’état-major général des armées, rapporte le site RFI.fr.

Pour rappel, cette cérémonie intervient après la dénonciation par les autorités politiques du Burkina Faso de l’accord de 2018 régissant la présence des éléments des Forces Armées Françaises au Burkina faso.

Dans ce communique, les autorites de Ouagadougou ont rappelé que le désengagement des équipements et matériels restants de Sabre sera finalisé par une équipe des logisticiens déployée à cet effet, selon un chronogramme défini en accord avec l’Etat-Major Général des Armées.

Signalons que l’opérations militaires de la Task Force SABRE sur leur sol avait comme mission de lutter contre les groupes djihadiste, cible d’attaques croissantes de groupes liés à Al-Qaïda et l’État islamique depuis 2015 et théâtre de deux coups d’État en 2022.

Murphy Fika

OBJECTIFS INFO via CONGO PUB Online

20 février 2023
Afrique

Peter Obi, l’espoir de la jeunesse nigériane qui veut dynamiter les vieux partis

by admin9775 17 février 2023

Dominée par deux grands partis depuis le retour à la démocratie en 1999, la vie politique nigériane est bousculée ces derniers mois par un troisième homme : Peter Obi, un richissime homme d’affaires à la tête d’un parti microscopique qui fait figure de challenger crédible à la veille de l’élection présidentielle du 25 février.

Il promet « de travailler dur » pour faire émerger « un nouveau Nigeria ». Peter Obi entend bien jouer les trouble-fêtes lors de l’élection présidentielle du 25 février, face à deux septuagénaires et poids lourds de la vie politique issus des partis traditionnels : Atiku Abubakar, du Parti démocratique populaire (PDP) et Bola Ahmed Tinubu, du parti au pouvoir, le Congrès des progressistes (APC).

Avec son sourire franc, ses discours pragmatiques et rassembleurs – populistes, selon ses détracteurs–, cet homme d’affaires de 61 ans incarne l’espoir d’un renouveau auprès de la jeunesse du plus grand pays d’Afrique, où 60 % de la population a moins de 25 ans.

« Le gouvernement actuel est en difficulté et pour une partie de la jeunesse, des gens comme Atiku Abubakar et Bola Ahmed Tinubu font partie du problème. Peter Obi a 61 ans mais il est le plus jeune des candidats et apparaît comme un visage nouveau », explique Dele Babalola, chercheur à l’Université de Canterbury Christ Church, au Royaume-Uni.

Bénéficiant d’un soutien massif sur les réseaux sociaux, Peter Obi a réussi ces derniers mois à passer du statut de curiosité dans cette campagne entamée il y a cinq mois, à celui d’alternative crédible. Le candidat a également reçu l’appui de noms qui comptent au Nigeria : celui de l’ancien président Olusegun Obasanjo ou encore celui de l’écrivaine et militante féministe Chimamanda Ngozi Adichie.

Alors que le pays nage en plein marasme économique et sécuritaire, ses partisans, surnommés les « Obi-dients » (jeu de mot entre « obédience » et le nom de Peter Obi), voient en lui l’antidote à une classe politique vieillissante accusée de corruption et de mauvaise gouvernance.

Le multimillionnaire jouit en effet d’une image d’intégrité et de sobriété presque légendaire. Il n’aime ni les montres de luxe, ni le style de vie tape-à-l’œil propre à l’élite nigériane. « Mon fils a 30 ans et il n’a toujours pas de voiture. C’est à lui de s’acheter son propre véhicule », avait-il assuré lors d’un discours en mai 2022, sous les applaudissements de ses supporters.

La candidature de Peter Obi a commencé à émerger dans le sillage des grandes manifestations du mouvement #EndSARS,aq en octobre 2020. Il avait alors largement soutenu les jeunes manifestants qui réclamaient la dissolution de cette unité anticorruption accusée de violences policières et de bénéficier d’une totale impunité.

Le mouvement a ensuite multiplié les revendications contre la corruption et en faveur d’une plus grande justice sociale. Au Nigeria, si quelques richissimes hommes d’affaires profitent des revenus de la manne pétrolière, près de la moitié de la population vit en dessous du seuil de pauvreté, selon la Banque mondiale.

Un « Macron nigérian » ?

Né en 1961 dans une famille chrétienne Igbo, le troisième groupe ethnique au Nigeria, le parcours de Peter Obi ressemble à celui d’une grande partie de l’élite économique du pays : un diplôme de philosophie, des cours de management à Lagos, Harvard ou encore à la London School of Economics, avant d’entamer une carrière dans les affaires et d’occuper des postes de direction dans plusieurs banques nigérianes.

Un ancien banquier qui entend briser un système bipartite qui domine le paysage politique depuis des décennies ? Il n’en fallait pas plus à la presse internationale pour dresser le parallèle entre Peter Obi et le parcours de l’actuel président français, Emmanuel Macron. Inconnu du grand public à sa nomination au ministère de l’Économie en 2014, Emmanuel Macron avait connu une ascension éclair et remporté seulement trois ans plus tard l’élection présidentielle.

À l’image du candidat Macron, Peter Obi, qui a pris la tête du Parti travailliste l’année dernière, une modeste formation qui ne compte aucun gouverneur au Nigeria, doit faire campagne sans le soutien d’une grande structure implantée au niveau national.

« Cependant, comparer Macron et Obi est une erreur », estime Ladipo Adamolekun, spécialiste nigérian de l’administration publique et grand francophile. « Macron a créé le parti ‘En Marche’ à un moment où les partis traditionnels étaient en déclin, ce qui n’est pas le cas de Peter Obi », souligne l’expert.

Contrairement à l’ancien ministre des Finances de François Hollande, Peter Obi est également loin d’être un novice en politique. Gouverneur de l’État d’Anambra de 2006 à 2014, il a été candidat de l’opposition (PDP, Parti démocratique du Peuple) à la vice-présidence lors de la dernière présidentielle de 2019. L’homme d’affaires a d’ailleurs changé quatre fois de formation politique depuis 2002, prêtant le flanc aux accusations d’opportunisme.

Ses contempteurs remettent aussi en cause sa probité depuis que son nom a été cité dans les Pandora Papers en 2021. Ses partisans soulignent au contraire sa gestion irréprochable de l’État d’Anambra. « Il a également laissé d’énormes économies dans les coffres de l’État à la fin de ses deux mandats de quatre ans », note BBC Afrique. Un argument massue alors que la première économie africaine est plombée par une dette abyssale.

« Le vote Igbo ne sera pas suffisant »

Si l’élan autour de la candidature de Peter Obi est bien réel, de nombreux analystes doutent cependant qu’ils puissent l’emporter, malgré des sondages flatteurs.

« Certains disent qu’Obi n’a pas de structure politique derrière lui mais qu’il a la jeunesse pour compenser, en particulier grâce aux réseaux sociaux. En réalité, la plupart de ces jeunes actifs sur internet vivent à l’étranger et n’ont pas de droit de vote au Nigeria », assure Dele Babalola. « Par ailleurs, les sondages ne pas aussi fiables en Afrique qu’ils le sont en Europe », ajoute le politologue.

Autre élément jouant en la défaveur de Peter Obi : la participation. Elle est souvent faible au Nigeria (33 % lors de la présidentielle de 2019, 44 % en 2015) et les jeunes ne sont généralement pas les électeurs les plus mobilisés le jour du scrutin.

Enfin, la question de l’ethnie, de la religion et de l’identité régionale joue un rôle central dans le choix des votants. « Le vote Igbo ne sera pas suffisant pour remporter l’élection », tranche Dele Babalola qui rappelle l’importance d’obtenir des voix dans le Nord, majoritairement musulman.

Quelle que soit l’issue du vote, celui qui remportera la prochaine élection présidentielle au Nigeria devra faire face à des défis immenses : une inflation qui dépasse les 20 %, des pénuries de carburant, un manque de cash lié à l’introduction mal préparée de nouveaux billets, une crise énergétique qui provoque des délestages fréquents…

Les finances publiques sont également en mauvaise posture. Comme le rappelle RFI, « la dette a aspiré 41 % du budget de l’État » en 2022 et la nouvelle dégradation de la note souveraine du pays par l’agence Moody’s, intervenue fin janvier, ne devrait pas arranger les choses.

« Cependant, je doute que le nouveau président puisse mettre en place une bonne gouvernance en l’état actuel des choses », analyse Ladipo Adamolekun qui appelle à la mise en place d’un « système fédéral plus déconcentré ».

« Le nouveau président devra accepter que les structures en place ne peuvent pas faire fonctionner le gouvernement », poursuit l’expert des politiques publiques. « La constitution de 1999 a trop favorisé la centralisation, notamment de la police, et cela joue beaucoup dans les problèmes de sécurité au Nigeria ».

Le dernier mandat du président Muhammadu Buhari a été marqué par une hausse de l’insécurité au Nigeria, liée à des conflits interethniques, à la présence de bandes criminelles et aux groupes terroristes. Selon les Nations unies, les violences jihadistes ont fait plus de 40 000 morts depuis 2009 dans le nord-est du pays et contraint quelque 2,2 millions de personnes à quitter leurs foyers.

FRANCE 24 via CONGO PUB Online

17 février 2023
Economie

Afrique : en 5 ans, les fintechs ont levé 4,3 milliards de dollars américains sur 375 transactions (rapport)

by admin9775 15 février 2023

Selon un rapport publié par Financial Technology Partners (FT Partners), une banque d’investissements qui se concentre exclusivement sur le secteur des technologies financières, les fintechs africaines ont levé un montant global de 4,33 milliards de dollars américains répartis sur 375 transactions durant la période 2017-2022.

Intitulé « Fintech en Afrique : la dynamique se met en place et le monde en prend note », le rapport précise que le nombre des transactions enregistrées dans le secteur de la fintech sur le continent est passé de 115 en 2021 à 135 en 2022.

Quant aux fonds levés par les jeunes pousses de la finance, ils ont cependant chuté à 1,47 milliard de dollars américains durant l’année écoulée contre un record de 2,18 milliards de dollars une année auparavant.

De manière globale, précise le rapport, 2021 et 2022 ont été des années fastes, comparativement aux années précédentes durant lesquelles les financements reçus par les fintechs africaines n’ont pas dépassé quelques centaines de millions de dollars par an.

Le rapport renseigne que durant les six dernières années, « les levées de fonds cumulées se sont concentrées essentiellement sur deux catégories d’entreprises technologiques de services financiers ». Il s’agit des start-ups opérant sur les segments des paiements électroniques (2,01 milliards de dollars) et des services bancaires & prêts (1,55 milliard). Viennent ensuite les fintechs spécialisées dans les solutions de gestion financière (321 millions de dollars), les cryptoactifs et la blockchain (231 millions), les insurtech (66 millions) et la gestion du patrimoine & marchés des capitaux (63 millions).

Olivier KAFORO

ZOOM ECO via CONGO PUB Online

15 février 2023
Afrique

Nigeria : la CENI teste l’identification biométrique avant les élections

by admin9775 6 février 2023

La commission électorale du Nigeria (CENI) a organisé samedi des tests sur l’identification biométrique avant l’élection présidentielle du 25 février, afin d’éviter les quelques ratés précédents et crédibiliser ce scrutin dans un contexte tendu.

Des bureaux de vote témoins ont été mis à contribution partout dans le pays, notamment plusieurs à Lagos, la capitale économique, afin de tester cette reconnaissance biométrique introduite par la CENI pour mettre fin à la fraude lors de scrutins en 2015 et 2019, quelques ratés à la clef.

Des électeurs enthousiastes, munis de leur carte d’électeur, se sont présentés à l’exercice et leurs données biométriques ont été relevées par des fonctionnaires de la CENI qui ont exprimé l’espoir que le test améliorerait leur préparation aux élections.

Les élections au Nigeria sont régulièrement émaillées de violences, de plaintes pour fraude et de contestations judiciaires depuis le retour à la démocratie en 1999, après des décennies de régime militaire.

Le 25 février, les électeurs doivent choisir un successeur au président Muhammadu Buhari, qui ne peut se représenter après deux mandats. Les principaux candidats sont Bola Tinubu, du parti au pouvoir l’APC, Atiku Abubakar, du principal parti d’opposition le PDP, et l’outsider Peter Obi, du parti travailliste.

Les gouverneurs et les parlementaires seront élus deux semaines plus tard.

Le Nigeria, pays le plus peuplé d’Afrique avec 215 millions d’habitants, est gangrené par la corruption, les inégalités criantes et une insécurité quasi-généralisée.

Il est en outre confronté depuis quelques semaines à de graves pénuries de billets de banque et d’essence qui pourraient menacer le scrutin.

AFRICANEWS via CONGO PUB Online

6 février 2023
Economie

Chine-Afrique : les échanges commerciaux ont atteint un montant record en 2022, à 282 milliards $

by admin9775 30 janvier 2023

Les échanges commerciaux entre l’empire du Milieu et l’Afrique ont enregistré une croissance à deux chiffres durant l’année écoulée, grâce notamment à la hausse des prix des matières premières. 

Les échanges commerciaux entre la Chine et l’Afrique ont atteint un montant record de 282 milliards $ en 2022, en hausse de 11% par rapport à 2021, selon des données publiées par l’administration générale de la douane chinoise.

Les exportations de la Chine vers les pays africains ont augmenté de 11,2% durant l’année écoulée pour s’établir à 164,49 milliards $. Durant la même période, les importations chinoises en provenance d’Afrique ont totalisé 117,51 milliards $. La hausse de la valeur des échanges commerciaux sino-africains en 2022 découle essentiellement de la hausse des cours des matières premières, dont le géant asiatique est un grand consommateur.

La plupart des exportations chinoises vers l’Afrique sont des produits finis (textile-habillement, machines, électronique, etc.), tandis que les exportations africaines vers l’empire du Milieu sont dominées par les matières premières comme le pétrole brut, le cuivre, le cobalt et le minerai de fer, d’où un excédent commercial en faveur de la Chine.

Les autorités chinoises ont cependant mis en place des politiques visant à corriger ce déséquilibre commercial. En septembre dernier, Pékin a supprimé les droits de douane sur 98% des produits importés de neuf pays africains, dont la Guinée, le Mozambique, le Rwanda et le Togo.

Ce démantèlement tarifaire fait suite à l’annonce par le président chinois Xi Jinping, lors de la 8e conférence ministérielle du Forum sur la coopération sino-africaine (FOCAC 8) tenue à Dakar en novembre 2021, de l’intention de Pékin d’augmenter ses importations de produits agricoles africains. Le dirigeant chinois avait alors indiqué que l’objectif était de porter les importations chinoises en provenance du continent africain à 100 milliards $ par an à partir de 2022, puis à 300 milliards $ par an à l’horizon 2035.

L’Afrique du Sud est le premier partenaire commercial de la Chine en Afrique, avec des échanges bilatéraux de 56,74 milliards $ en 2022. Les autres principaux partenaires commerciaux de l’empire du Milieu sur le continent sont le Nigeria, l’Angola et la République démocratique du Congo.

Agence Ecofin via CONGO PUB Online

30 janvier 2023
Afrique

Afrique : la BAD table sur une croissance de 4% en 2023

by admin9775 24 janvier 2023

Selon l’institution bancaire régionale, ce taux de croissance serait supérieur aux moyennes mondiales prévues de 2,7 % en 2023 et 3,2 % et 2024.

La Banque africaine de développement(BAD) dans son rapport sur les « Performances et perspectives macroéconomiques de l’Afrique » publié le 19 janvier dernier, table sur une croissance économique de 4% en 2023 et 2024. Des prévisions qui devraient dépasser celles du reste du monde fixées à 2,7 % et 3,2 % les deux prochaines années. Ces projections optimistes s’expliquent par la résilience donc font face les 5 sous-régions (Afrique centrale, Afrique australe, Afrique de l’Est, Afrique de l’Ouest et l’Afrique du Nord) malgré la pandémie du Covid et le conflit russo-ukrainien dont elles continuent de subir les effets. Pour preuve, 53 des 54 économies africaines ont connu une croissance positive de leur Produit intérieur brut(PIB) même si le PIB a ralenti de 3,8 % en 2022, contre 4,8 % en 2021.

Un autre facteur prometteur est l’augmentation (5,5%) de la croissance que devraient enregistrer en moyenne en 2023-2024, les cinq économies africaines les plus performantes de la période pré-Covid-19. Performances qui leur permettraient de retrouver leur place parmi les dix économies les plus dynamiques du monde. Ces pays sont le Rwanda (7,9 %), la Côte d’Ivoire (7,1 %), le Bénin (6,4 %), l’Éthiopie (6,0 %) et la Tanzanie (5,6 %).
Par ailleurs, les autres pays africains connaîtraient une croissance supérieure à 5,5 % au cours de la période 2023-24. On note : République démocratique du Congo (6,8 %), de la Gambie (6,4 %), de la Libye (12,9 %), du Mozambique (6,5 %), du Niger (9,6 %), du Sénégal (9,4 %) et du Togo (6,3 %).

La BAD prescrit la vigilance

En dépit des bonnes perspectives, la Banque africaine de développement attire l’attention des économies du continent sur les risques qui pourraient aggraver la conjoncture actuelle et changer le cours des événements. Il s’agit entre autres, de la flambée des prix sur les marchés, le durcissement des conditions financières mondiales et l’augmentation connexe des coûts du service de la dette intérieure, l’instabilité politique et les changements climatiques et son corollaire qu’est la crise alimentaire.

Pour prévenir ces menaces redoutables, l’institution dirigée par Akinwumi Adesina, préconise des solutions financières axées sur le resserrement « rapide et agressif » de la politique monétaire. Sur le plan commercial, la stimulation du commerce interafricain. A ceci viennent s’ajouter des propositions d’ordre institutionnel liées à la bonne gouvernance et la transparence et l’adoption des politiques visant à accroître le financement du secteur privé. Dans un monde où l’économie numérique est la plaque tournante, la BAD suggère de renforcer les capacités de l’administration fiscale et d’investir dans la numérisation et la gouvernance électronique.

EcoMatin via CONGO PUB Online

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