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Category:

Economie

À la UneEconomie

Eurobond : 137,8 millions USD déjà décaissés pour les premières infrastructures prioritaires en RDC

by admin9775 9 août 2026
written by admin9775

Les premiers effets financiers de l’Eurobond commencent à se concrétiser en République démocratique du Congo. Le ministère des Finances annonce le décaissement de 137 894 270,17 dollars américains pour financer plusieurs projets d’infrastructures jugés prioritaires par le gouvernement.

Selon les données communiquées par le ministère des Finances et consultées samedi 8 août, 89,8 millions USD sont destinés à la modernisation des aéroports internationaux de N’djili, à Kinshasa, et de Luano, à Lubumbashi. Une seconde enveloppe de 48 millions USD est affectée au projet intégré de construction de la centrale hydroélectrique de Grand Katende ainsi qu’aux infrastructures de transport de l’électricité vers Kananga, Mbuji-Mayi, Bukonde et Tshimbulu.

Ces premiers décaissements marquent une nouvelle étape pour l’Eurobond, qui passe désormais du stade de la mobilisation de capitaux à celui de leur utilisation effective dans des projets publics. Pour le gouvernement, l’enjeu est de démontrer que les ressources levées sur les marchés internationaux peuvent se traduire rapidement par des infrastructures concrètes.

Le ministère des Finances assure que les fonds sont exclusivement affectés aux projets présentés aux investisseurs lors de l’émission. Il précise également qu’une partie des ressources demeure conservée dans des comptes bancaires créditeurs générant des revenus, une stratégie destinée notamment à contribuer à la réduction du coût financier de la dette.

Le gouvernement promet une traçabilité renforcée

La gestion des fonds mobilisés fait également l’objet d’un dispositif de contrôle présenté par le ministère comme particulièrement rigoureux. Leur décaissement est effectué sous l’encadrement des comptables publics affectés auprès des agences d’exécution, avec la prise en compte des recommandations du Fonds monétaire international.

Cette exigence de traçabilité constitue désormais l’un des principaux enjeux de l’opération. Après avoir levé des ressources importantes sur les marchés internationaux, le gouvernement devra démontrer que chaque décaissement correspond effectivement aux projets annoncés et que les financements produisent les résultats attendus.

D’autres projets attendent leur financement

La première vague de décaissements ne constitue qu’une étape. Les procédures techniques et contractuelles concernant d’autres projets se poursuivent, notamment pour la modernisation de la RN4 entre Kisangani et Beni et la construction de la rocade nord-est de Kinshasa, également présentée comme l’Autoroute du fleuve.

Ces projets devraient élargir l’impact attendu de l’Eurobond sur les infrastructures routières, énergétiques et aéroportuaires. Le gouvernement affirme vouloir absorber au cours de cette année l’intégralité des ressources prévues pour les projets retenus.

Cette ambition place toutefois l’exécutif devant une exigence majeure : transformer les milliards mobilisés en réalisations visibles et mesurables, tout en garantissant une gestion transparente des fonds.

Le ministère des Finances assure, pour sa part, qu’il poursuivra la publication régulière d’informations sur l’utilisation des ressources. Une communication qui devra permettre de mesurer, au-delà des montants annoncés, l’avancement réel des projets financés par l’Eurobond.

Dans son communiqué, le ministère répond enfin vivement aux critiques visant l’opération, dénonçant les discours de ceux qui auraient souhaité voir échouer cette première émission de la RDC sur le marché international des capitaux.

Par Pascal Kabeya
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9 août 2026 0 comments
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À la UneEconomie

Doudou Fwamba annonce les sanctions contre les entreprises non conformes à la facture normalisée

by admin9775 7 août 2026
written by admin9775

.Le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde, a officiellement annoncé la fin de tout moratoire sur la mise en œuvre de la facture normalisée, à l’occasion de la clôture des cliniques fiscales organisées par la Direction générale des impôts (DGI) du 4 au 6 août à Kinshasa. Désormais, les entreprises qui ne respecteront pas cette réforme s’exposeront aux sanctions prévues par la législation fiscale.

Le gouvernement congolais passe ainsi de la phase de sensibilisation à celle de l’application stricte de la réforme destinée à renforcer la transparence fiscale et à lutter contre la fraude à la taxe sur la valeur ajoutée (TVA).

S’adressant aux opérateurs économiques, Doudou Fwamba a estimé que toutes les mesures d’accompagnement avaient été prises afin de permettre aux entreprises de se conformer progressivement aux nouvelles exigences.

« L’heure de la fraude à la TVA est révolue. Après toute cette longue période, il n’est plus possible d’évoquer un quelconque moratoire », a déclaré le ministre.

Le ministre a rappelé qu’à la demande de la Fédération des entreprises du Congo (FEC), le gouvernement avait accordé un premier moratoire de deux mois. Celui-ci avait ensuite été prolongé grâce à la mise en place d’une commission bipartite entre les pouvoirs publics et le secteur privé, avant l’octroi d’un délai supplémentaire de trente jours destiné à permettre aux entreprises de finaliser leur mise en conformité.

Dans le cadre de cet accompagnement, le gouvernement affirme avoir mis gratuitement à la disposition des petites et moyennes entreprises plus de 4 000 dispositifs électroniques fiscaux destinés aux assujettis à la TVA.

Selon Doudou Fwamba, les outils numériques dont dispose désormais l’administration fiscale permettent d’assurer un contrôle plus efficace des déclarations des contribuables.

« Nous avons des informations sur le niveau des écarts entre la TVA collectée et la TVA déclarée par chaque opérateur économique », a-t-il indiqué.

Le ministre a ainsi instruit la Direction générale des impôts d’engager des contrôles ciblés contre les entreprises qui continueraient à contourner la réforme, mais également contre les agents fiscaux qui valideraient des déductions de TVA sans facture normalisée.

Doudou Fwamba estime que la réforme produit déjà des résultats encourageants. Il a fait état d’une progression des recettes mensuelles de TVA, passées d’une moyenne comprise entre 280 et 290 milliards de francs congolais à 340 milliards de francs congolais au cours des trois derniers mois.

Selon lui, cette amélioration de la mobilisation fiscale doit permettre à l’État de financer davantage les politiques publiques.

« Ces recettes permettront au Président de la République Félix Tshisekedi de concrétiser ses engagements envers la population, notamment à travers la construction de routes, d’écoles et d’hôpitaux », a-t-il affirmé.

Le ministre considère néanmoins que ces performances demeurent encore largement en dessous du potentiel réel du pays et appelle à une meilleure discipline fiscale afin d’accroître les recettes de l’État.

Dans la poursuite de la modernisation de l’administration fiscale, le gouvernement prévoit également le lancement prochain d’une application mobile permettant aux consommateurs de vérifier, par simple scan, l’authenticité d’une facture normalisée et de s’assurer que la TVA correspondante a effectivement été reversée au Trésor public.

Pour la Direction générale des impôts, ces trois journées de cliniques fiscales marquent la fin de la phase pédagogique de la réforme. L’administration fiscale annonce désormais le déploiement de contrôles renforcés et l’application des sanctions contre les contribuables frauduleux ainsi que contre les agents qui se rendraient complices d’irrégularités dans le traitement des dossiers fiscaux.

Par Pascal Kabeya
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À la UneEconomie

Face à la polémique, le gouvernement suspend l’application de l’arrêté sur la fiscalité du numérique

by admin9775 3 août 2026
written by admin9775

Le gouvernement congolais a annoncé la suspension de l’application de l’arrêté interministériel n°015 du 20 juillet 2026 relatif aux droits d’autorisation et aux taxes applicables à certains acteurs du secteur numérique, à la suite de la vive polémique suscitée par ce texte.

Dans un communiqué publié par sa cellule de communication, le ministère des Finances précise que cette décision de surséance a été prise dans la soirée du samedi 1er août 2026, en concertation avec le ministère de l’Économie numérique, afin de lever toute ambiguïté sur la portée de l’arrêté.

Selon les autorités, le texte, proposé par le ministère de l’Économie numérique et signé conjointement avec le ministère des Finances, ne vise pas les startups labellisées ni les micro et petites entreprises formalisées, contrairement aux interprétations qui ont circulé ces derniers jours.

Le gouvernement rappelle que ces entreprises continuent de bénéficier des avantages fiscaux et des mesures incitatives prévus notamment par l’article 50 de l’Ordonnance-loi n°22/030 du 8 septembre 2022 (Startup Act) ainsi que par l’article 384 du Code du numérique.

Les deux ministères indiquent que cette suspension permettra d’apporter les clarifications nécessaires, de préciser le champ d’application des textes réglementaires concernés et de poursuivre l’élaboration des mesures destinées à promouvoir l’innovation, l’entrepreneuriat et le développement de l’écosystème numérique en République démocratique du Congo.

Le communiqué souligne également qu’en vertu du principe de la hiérarchie des normes, un arrêté interministériel ne peut en aucun cas remettre en cause des dispositions prévues par une loi. À ce titre, les avantages fiscaux accordés aux startups et aux micro, petites et moyennes entreprises demeurent pleinement en vigueur.

« La position du ministère des Finances demeure claire : pas de fiscalité qui étouffe l’initiative, l’innovation et l’entrepreneuriat », insiste le communiqué.

Cette mise au point intervient après une vague de réactions critiques provoquées par l’arrêté. Parmi les voix les plus virulentes figure celle de l’opposant Martin Fayulu, qui avait dénoncé une mesure susceptible d’imposer des droits d’autorisation de plusieurs dizaines de milliers de dollars à certaines entreprises du numérique, estimant qu’elle risquait de freiner l’innovation et la création d’emplois en RDC.

Par cette suspension, le gouvernement entend apaiser les inquiétudes exprimées par les acteurs du secteur et ouvrir la voie à une clarification du dispositif réglementaire avant toute éventuelle mise en œuvre.

Au-delà de la suspension de l’arrêté interministériel, ce nouvel épisode illustre une fois de plus les difficultés du gouvernement à faire accepter certaines réformes touchant au secteur numérique. À la lecture du texte, plusieurs dispositions apparaissent pourtant explicites quant à leur champ d’application. Cependant, les nombreuses critiques formulées sur les réseaux sociaux, relayées ensuite par plusieurs acteurs du secteur et amplifiées par la sortie médiatique de l’opposant Martin Fayulu, ont rapidement transformé le débat technique en polémique politique, poussant finalement les autorités à faire marche arrière.

Ce rétropédalage rappelle inévitablement le précédent de la taxe RAM (Registre des appareils mobiles), instaurée sous la responsabilité du même ministère de l’Économie numérique dirigé par Augustin Kibassa Maliba. À l’époque déjà, la mesure avait provoqué une vive contestation populaire avant d’être finalement abandonnée.

Plusieurs années après, de nombreuses interrogations demeurent quant à la gestion des importantes sommes perçues dans le cadre de cette taxe. Les appels réclamant davantage de transparence sur l’utilisation de ces fonds ainsi que l’établissement d’éventuelles responsabilités n’ont, à ce jour, pas donné lieu à des explications publiques jugées suffisantes par une partie de l’opinion.

Dans ce contexte, la nouvelle controverse autour de l’arrêté sur la fiscalité du numérique ravive les interrogations sur la méthode de conception et de communication des réformes publiques. Pour de nombreux observateurs, au-delà de la légalité du texte, c’est surtout la confiance entre les pouvoirs publics, les entrepreneurs et les citoyens qui se trouve une nouvelle fois mise à l’épreuve. Cette succession de polémiques alimente les questionnements sur les motivations réelles de certaines mesures fiscales et sur la capacité des autorités à conduire des réformes sensibles dans la transparence et la concertation.

Ci-dessous l’Arrêté Interministériel

Par Pascal Kabeya
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À la UneEconomie

RDC : Adolphe Muzito vise 18 milliards USD de recettes en 2027 et 40 milliards à l’horizon 2035

by admin9775 1 août 2026
written by admin9775

Le vice-Premier ministre, ministre du Budget, Adolphe Muzito, ambitionne de porter les recettes propres de la République démocratique du Congo à 18 milliards de dollars américains en 2027, avant d’atteindre 40 milliards de dollars à l’horizon 2035.

Cette projection a été présentée vendredi 31 juillet 2026 au Centre financier de Kinshasa, lors des concertations budgétaires réunissant les ministres de différents secteurs autour des allocations du futur budget 2027.

Ces conférences budgétaires, ouvertes mercredi dernier pour une durée de dix jours, doivent aboutir à l’élaboration de l’avant-projet de loi de finances de l’année prochaine. À l’ouverture des travaux, Adolphe Muzito a appelé les participants à faire de ces assises un cadre de « vérité budgétaire et de responsabilité ».

Selon le ministre du Budget, le projet de budget 2027 s’inscrit dans une trajectoire pluriannuelle de croissance des ressources publiques.

« Le budget 2027, qui s’inscrit dans une trajectoire pluriannuelle, envisage un taux de progression de 14 % contre 12,5 % pour l’année en cours, avant de passer à une moyenne de 15 % entre 2028 et 2030 », a-t-il expliqué.

L’objectif affiché est de dépasser un rythme de croissance de 17 % à partir de 2035.

Dans cette perspective, les recettes courantes passeraient de 15,3 milliards de dollars en 2026 à 18 milliards en 2027, puis à 21 milliards en 2028.

« Nous pensons qu’à l’horizon 2035, nous pourrions atteindre 40 milliards de dollars américains », a déclaré Adolphe Muzito.

Le ministre a insisté sur le fait que ce niveau de recettes doit refléter le véritable potentiel fiscal de la RDC, tout en respectant les principes de sincérité et de transparence prévus par la loi relative aux finances publiques.

Il a également invité les régies financières et les services d’assiette à intensifier leurs efforts de mobilisation des recettes afin de soutenir les ambitions budgétaires du gouvernement et de renforcer les capacités de financement des politiques publiques.

Par Marius Bopenga
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À la UneEconomie

Contrat Sino-Congolais : Le Directeur de cabinet du Chef de l’État lance l’évolution du partenariat

by admin9775 22 juillet 2026
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Sur instruction du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, le Directeur de cabinet du Chef de l’État, Anthony Nkinzo Kamole, a dirigé, ce mardi 21 juillet 2026, au Palais de la Nation, une réunion consacrée à l’évaluation du contrat sino-congolais, conformément à l’article 18 de la Convention de collaboration et à l’article 1er de l’avenant n° 5 signé en 2024.

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‎Cette rencontre stratégique, tenue autour du Directeur de cabinet du Président de la République, a réuni l’ensemble des parties prenantes au contrat sino-congolais, également appelé « infrastructures contre mines ». Elle a permis de définir la méthodologie de l’évaluation approfondie qui débutera le jeudi 23 juillet 2026 et se poursuivra jusqu’à la mi-août.

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‎Pour cette première réunion, le Directeur général de l’Agence de pilotage, de coordination et de suivi de la Convention de collaboration (APCSC), également coordonnateur du programme sino-congolais, le Président du Conseil d’administration et le Directeur général de la Gécamines, ainsi que les représentants de l’Agence congolaise des grands travaux (ACGT), de la Primature et des ministères des Finances, des Infrastructures et des Mines, ont tous pris part aux travaux.

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‎Revenant sur l’importance de cette réunion, le Directeur général de l’APCSC a indiqué que « le contrat sino-congolais est à l’origine de plusieurs infrastructures majeures, notamment la rocade de Kinshasa, la Route nationale n° 1 (RN1), la route Kalamba-Mbuji et plusieurs autres ouvrages ». Il a souligné qu’il est important de procéder à cet exercice au moins une fois par an afin de permettre aux parties prenantes d’identifier les difficultés rencontrées et d’y apporter des solutions.

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‎Selon lui, cette évaluation approfondie du contrat sino-congolais permettra d’apporter une réponse globale aux différents obstacles qui ralentissent l’exécution des travaux sur le terrain, notamment ceux liés à l’administration douanière.

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‎Présente à cette séance de travail, la partie chinoise s’est réjouie du lancement de cette évaluation. Selon elle, celle-ci permettra non seulement de présenter les contributions des différentes parties prenantes, les réponses apportées et les résultats de ce vaste projet au bénéfice de la République démocratique du Congo, mais aussi de mettre en lumière les difficultés rencontrées ainsi que les défis qui restent à relever.

Presidence.cd

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À la UneEconomie

RDC : le cobalt et le cuivre en hausse, l’or et l’argent en recul sur les marchés internationaux

by admin9775 21 juillet 2026
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Les mercuriales des produits miniers d’exportation pour la période du 20 au 25 juillet 2026 présentent une évolution contrastée sur les marchés internationaux. Si plusieurs métaux stratégiques enregistrent une progression de leurs cours, les métaux précieux, eux, affichent une baisse.

Parmi les principales hausses, le cobalt poursuit sa progression, passant de 55 618 à 55 628 USD la tonne. Le cuivre enregistre également une hausse significative, son cours évoluant de 13 241,05 à 13 460,45 USD la tonne.

L’étain confirme lui aussi cette tendance positive en passant de 52 405 à 53 296 USD la tonne. D’autres minerais stratégiques, notamment le germanium, le zinc, le nickel ainsi que les lingots d’aluminium, affichent également des performances en hausse au cours de cette période.

En revanche, les métaux précieux connaissent un repli. Le prix de l’argent recule de 2 à 1,94 USD le gramme, tandis que celui de l’or passe de 134,30 à 132,13 USD le gramme. Le concentré de niobium suit également cette tendance baissière, son cours diminuant légèrement de 5 966,24 à 5 954,04 USD la tonne.

Ces fluctuations illustrent la volatilité des marchés internationaux des matières premières, dont dépend largement l’économie minière de la République démocratique du Congo, premier producteur mondial de cobalt et acteur majeur dans l’approvisionnement en minerais stratégiques destinés à la transition énergétique.

Félix Tshisekedi réaffirme sa volonté d’assainir le secteur minier

Dans ce contexte, le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a réitéré sa détermination à renforcer la gouvernance du secteur minier en interdisant strictement toute occupation ou invasion des sites d’exploitation par des militaires ou des membres des forces de sécurité en dehors des missions légalement autorisées.

Le Chef de l’État estime que ces pratiques alimentent les circuits illicites d’exploitation, affaiblissent les mécanismes de contrôle de l’État et portent atteinte à l’image de la République démocratique du Congo auprès des investisseurs.

À travers cette mesure, le gouvernement entend consolider les réformes engagées dans le secteur extractif, renforcer la transparence dans la gestion des ressources naturelles et améliorer l’attractivité du pays auprès des partenaires et investisseurs internationaux.

Par Pascal Kabeya
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Economie

Mongala : le gouvernement lance le projet « Riz Bumba, Loso na Biso » pour renforcer l’autosuffisance alimentaire

by admin9775 18 juillet 2026
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Le projet sera mis en œuvre par la Société Rizicole de Bumba (SRB S.A.U.), filiale des Plantations et Huileries du Congo (PHC S.A.), avec l’appui du ministère de l’Économie nationale et un accompagnement financier du Fonds de Régulation Économique (FOREC).

Selon le ministère, cette initiative repose sur une collaboration entre les pouvoirs publics et le secteur privé afin d’accroître durablement la production nationale de riz.

« Il traduit une approche fondée sur la complémentarité entre l’action publique et l’expertise opérationnelle du secteur privé au service d’un objectif commun : accroître durablement la production nationale de riz », précise le communiqué.

Réduire les importations et créer des emplois

À terme, le projet vise à renforcer la sécurité alimentaire du pays en développant une production locale capable de répondre aux besoins du marché national. Il ambitionne également de réduire progressivement la dépendance de la RDC aux importations de riz, tout en créant des emplois et de nouvelles opportunités de revenus pour les producteurs congolais.

Le gouvernement souligne que cette initiative est le résultat de consultations menées avec les producteurs, les opérateurs économiques, les autorités locales et la société civile, qui ont identifié la relance de la filière rizicole comme une priorité stratégique pour la province de la Mongala.

Répartition des responsabilités

Dans le cadre de ce programme, le ministère de l’Économie nationale assurera les orientations stratégiques du projet, tandis que le FOREC accompagnera sa mise en œuvre à travers ses mécanismes de soutien aux filières agricoles prioritaires.

De son côté, la Société Rizicole de Bumba sera chargée de l’exécution opérationnelle, en s’appuyant sur les infrastructures, l’expertise technique et l’implantation locale des Plantations et Huileries du Congo (PHC).

À travers « Riz Bumba, Loso na Biso », le gouvernement entend faire de la relance de la riziculture un levier de développement économique, de création d’emplois et de renforcement de la souveraineté alimentaire de la République démocratique du Congo.

Par Marius Bopenga
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À la UneEconomie

Banque mondiale: une Camerounaise nommée Directrice régionale pour l’Afrique centrale et de l’Ouest

by admin9775 16 juillet 2026
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Cette filiale de la Banque mondiale a annoncé ce mardi 14 juillet 2026 la nomination de Claude Owona au poste de Directrice régionale de l’industrie pour le Groupe des institutions financières (FIG).

La Camerounaise, qui fait désormais partie de l’élite de la Société financière internationale [IFC : sigle en anglais], filiale de la Banque et principale institution de développement axée sur le secteur privé dans les pays émergents prendra ses nouveaux quartiers à Lagos au Nigeria d’où elle couvrira la zone Afrique centrale et Afrique occidentale anglophone.
Diplômée de l’Ecole supérieure de commerce Audencia à Nantes en France, spécialiste en management et titulaire d’un MBA de la Fisher College of Business (Ohio State University) aux États-Unis, Claude Owona Ekoto possède un solide parcours dans le secteur bancaire. Elle a notamment travaillé pour de groupes bancaires comme HSBC et la Société Générale, où elle a occupé le poste de Directrice générale adjointe au Burkina Faso, avant de rejoindre l’IFC.

Depuis 2023, elle officiait comme responsable régionale des Institutions financières pour l’Afrique de l’Ouest. Selon l’IFC, elle avait pour missions de se concentrer sur les facteurs clés de la création d’emplois en Afrique, notamment en améliorant l’accès au financement pour les MPME, les femmes entrepreneurs, les chaînes de valeur agricoles et les logements abordables en Afrique de l’Ouest.

L’IFC a salué ses réalisations, soulignant qu’elle a construit un solide historique en dirigeant le travail d’investissement de l’institution, qui l’emploie auprès des institutions financières, approfondissant les relations clients et développant la finance PME, l’agro-finance et la finance de genre, tout en pionnier des transactions sur les marchés de capitaux locaux.
Selon la Société financière internationale, dans ses nouvelles fonctions, elle travaillera aux côtés d’institutions financières et des partenaires à travers la région pour élargir l’accès au financement pour les entreprises, agriculteurs et entrepreneurs qui stimulent la croissance et créent des emplois.

Cette nomination intervient dans un contexte de fortes contraintes de financement pour les entreprises locales. En Afrique subsaharienne, les prêts bancaires alloués aux PME ne représentent que 5 % à 20 % du portefeuille des banques selon la Banque mondiale. D’après la même source, le déficit de crédit pour les MPME au Nigéria est estimé par la SFI à 13 000 milliards de nairas soit plus de 32 milliards de dollars tandis qu’en zone CEMAC, plus de 60 % des PME ayant besoin de financement renoncent à demander un crédit, découragées par des taux d’intérêt élevés et des exigences de garanties physiques dépassant souvent 150 % de la valeur du prêt.

Par Laurent Onguene

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À la UneEconomie

RN1 Mbujimayi–Kananga : pourquoi plusieurs chantiers sont-ils réalisés en même temps ? Décryptage d’un vaste programme de modernisation

by admin9775 16 juillet 2026
written by admin9775

La Route nationale n°1 (RN1), principal axe routier reliant Mbujimayi, dans le Kasaï Oriental, à Kananga, chef-lieu du Kasaï Central, fait actuellement l’objet de l’un des plus importants programmes de modernisation jamais engagés dans l’espace Grand Kasaï. Longue d’environ 190 kilomètres dans son tracé actuel, cette route stratégique est concernée par plusieurs projets exécutés simultanément, suscitant de nombreuses interrogations parmi les usagers et les populations riveraines.

Si certains ont l’impression que plusieurs entreprises interviennent sur les mêmes tronçons, ces chantiers répondent en réalité à des programmes distincts mais complémentaires, dont l’objectif commun est de désenclaver la région, de fluidifier le transport des personnes et des marchandises et de renforcer les échanges économiques.

Le tronçon Mbujimayi–Katende presque achevé

Le premier projet concerne la réhabilitation de la RN1 entre Mbujimayi et Katende, sur un linéaire de 30 kilomètres.

Exécutés par l’entreprise Safrimex, les travaux ont démarré en août 2024. Après les opérations de terrassement, la construction des ouvrages de drainage, la mise en place des couches de fondation et de base, le chantier est désormais entré dans sa phase finale avec la pose du revêtement en béton bitumineux.

Cette section est aujourd’hui la plus avancée de l’ensemble des travaux réalisés entre Mbujimayi et Kananga.

Le projet Katende–Kabeya Kamwanga interrompu

Le deuxième chantier concernait le tronçon Katende–Kabeya Kamwanga, long de 15 kilomètres, attribué à l’entreprise JMC.

Avant son interruption, seuls les travaux d’assainissement et quelques opérations de rechargement de la chaussée avaient été réalisés, notamment dans le secteur de Kena Nkuna, chef-lieu du territoire de Kabeya Kamwanga.

Aucune communication officielle n’a expliqué les raisons du retrait du marché. Toutefois, de nombreux usagers et habitants de la région dénonçaient la lenteur d’exécution ainsi que la qualité des ouvrages réalisés.

Depuis, cette entreprise ne poursuit plus les travaux sur cette section.

Le Corridor économique RDC–Angola, le projet le plus structurant

Le troisième chantier constitue le plus vaste programme actuellement en cours sur cet axe. Il s’agit de la première phase du Corridor économique transnational RDC–Angola, officiellement lancée le 5 avril 2026.

Ce projet couvre 137,5 kilomètres entre Kananga et la rivière Kakangayi, avec un financement de la Banque africaine de développement (BAD). Son ambition est de renforcer les échanges commerciaux entre la RDC et l’Angola tout en améliorant l’intégration économique des provinces du Grand Kasaï.

Pour accélérer son exécution, les travaux ont été répartis en trois lots :

  • Lot 1 : Kananga – Village Kashindi (45 km), exécuté par le groupement Sinohydro – Socol ;
  • Lot 2 : Village Kashindi – Village Bena Mulongo (45 km), réalisé par le groupement Zhongru – GGPI ;
  • Lot 3 : Village Bena Mulongo (Lac Munkamba) – Rivière Kakangayi (47,5 km), exécuté par CFHEC.

Chaque lot est prévu pour une durée de réalisation de 30 mois. Profitant de la saison sèche, les entreprises accélèrent actuellement les travaux.

Pourquoi les projets semblent-ils se chevaucher ?

L’impression que plusieurs entreprises travaillent sur les mêmes portions de route s’explique par l’évolution des différents programmes.

Le chantier de Safrimex couvre la section Mbujimayi–Katende, laquelle atteint la rivière Kakangayi, située à environ 26 kilomètres du rond-point Kalala wa Nkata.

De son côté, le Lot 3 du Corridor RDC–Angola, confié à CFHEC, débute à Bena Mulongo pour s’achever précisément à la rivière Kakangayi.

Ce nouveau lot englobe ainsi une partie du tronçon auparavant attribué à JMC, ainsi qu’une courte portion déjà concernée par les travaux de Safrimex.

La suspension du marché de JMC a donc conduit à une redistribution des interventions, sans qu’il ne s’agisse d’une duplication des projets.

Un premier projet avait déjà été lancé en 2023

La modernisation de cette route n’est pas une initiative récente.

Le 20 février 2023, l’entreprise Samcrete avait déjà entrepris des travaux sur une partie de cet axe grâce à un financement du Fonds de promotion de l’industrie (FPI).

Ce projet n’avait toutefois pas été mené à son terme.

Une route plus courte grâce au nouveau tracé

Au-delà de la réhabilitation de la chaussée, le Corridor économique RDC–Angola prévoit plusieurs rectifications du tracé actuel de la RN1.

Ces aménagements permettront de réduire la distance entre Mbujimayi et Kananga, qui passerait d’environ 190 kilomètres à près de 170 kilomètres.

Cette réduction du parcours devrait diminuer le temps de trajet, améliorer la sécurité routière, réduire les coûts de transport et faciliter les échanges commerciaux entre les deux provinces.

Un levier majeur pour le développement du Grand Kasaï

La modernisation de la RN1 dépasse largement le simple cadre d’un projet routier.

Cette infrastructure est appelée à jouer un rôle déterminant dans le désenclavement du Grand Kasaï, en facilitant la circulation des personnes et des marchandises, en soutenant les activités agricoles, minières et commerciales et en renforçant l’intégration économique entre les provinces de la région.

À terme, cette transformation devrait améliorer la connectivité avec les grands corridors nationaux et internationaux, faisant de la RN1 un véritable moteur de développement pour le centre de la République démocratique du Congo.

Par Pascal Kabeya
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Félix Tshisekedi nomme huit nouveaux administrateurs à la Banque centrale du Congo

by admin9775 13 juillet 2026
written by admin9775

Le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a nommé huit nouveaux administrateurs au sein du Conseil d’administration de la Banque centrale du Congo (BCC). Les ordonnances présidentielles ont été rendues publiques dans la soirée du dimanche 12 juillet sur les antennes de la RTNC.

Les personnalités désignées sont Thomas Batetele Koleki Linka, Alain Kahasha Utumwa Tarita, Martin Lusamba Ntumba, Éliane Mukeni Tieke, Jacques Elombo Ongona, Marcelin Bilomba Mbale, Emmanuel Boboya Kasonga et Lévi Ipampe Nguelo Lumbu.

Ces nominations interviennent dans le cadre du renouvellement des instances dirigeantes de la Banque centrale du Congo, institution chargée de définir et de mettre en œuvre la politique monétaire du pays, de préserver la stabilité de la monnaie nationale, de réguler le système bancaire et de contribuer à la stabilité du secteur financier.

Les nouveaux administrateurs auront notamment pour mission de participer à la définition des orientations stratégiques de la BCC, au renforcement de sa gouvernance, au suivi des politiques monétaires et à l’accompagnement des réformes engagées dans le secteur financier.

Cette nouvelle composition du Conseil d’administration intervient dans un contexte marqué par plusieurs défis économiques, notamment la maîtrise de l’inflation, la stabilité du taux de change, le renforcement des réserves de change et l’amélioration de la gouvernance financière.

Les autorités congolaises entendent ainsi consolider les capacités institutionnelles de la Banque centrale afin de soutenir la stabilité macroéconomique et la confiance des acteurs économiques.

Par Marius Bopenga
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