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Economie

Economie

Mongala : le gouvernement lance le projet « Riz Bumba, Loso na Biso » pour renforcer l’autosuffisance alimentaire

by admin9775 18 juillet 2026
written by admin9775

Le projet sera mis en œuvre par la Société Rizicole de Bumba (SRB S.A.U.), filiale des Plantations et Huileries du Congo (PHC S.A.), avec l’appui du ministère de l’Économie nationale et un accompagnement financier du Fonds de Régulation Économique (FOREC).

Selon le ministère, cette initiative repose sur une collaboration entre les pouvoirs publics et le secteur privé afin d’accroître durablement la production nationale de riz.

« Il traduit une approche fondée sur la complémentarité entre l’action publique et l’expertise opérationnelle du secteur privé au service d’un objectif commun : accroître durablement la production nationale de riz », précise le communiqué.

Réduire les importations et créer des emplois

À terme, le projet vise à renforcer la sécurité alimentaire du pays en développant une production locale capable de répondre aux besoins du marché national. Il ambitionne également de réduire progressivement la dépendance de la RDC aux importations de riz, tout en créant des emplois et de nouvelles opportunités de revenus pour les producteurs congolais.

Le gouvernement souligne que cette initiative est le résultat de consultations menées avec les producteurs, les opérateurs économiques, les autorités locales et la société civile, qui ont identifié la relance de la filière rizicole comme une priorité stratégique pour la province de la Mongala.

Répartition des responsabilités

Dans le cadre de ce programme, le ministère de l’Économie nationale assurera les orientations stratégiques du projet, tandis que le FOREC accompagnera sa mise en œuvre à travers ses mécanismes de soutien aux filières agricoles prioritaires.

De son côté, la Société Rizicole de Bumba sera chargée de l’exécution opérationnelle, en s’appuyant sur les infrastructures, l’expertise technique et l’implantation locale des Plantations et Huileries du Congo (PHC).

À travers « Riz Bumba, Loso na Biso », le gouvernement entend faire de la relance de la riziculture un levier de développement économique, de création d’emplois et de renforcement de la souveraineté alimentaire de la République démocratique du Congo.

Par Marius Bopenga
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À la UneEconomie

Banque mondiale: une Camerounaise nommée Directrice régionale pour l’Afrique centrale et de l’Ouest

by admin9775 16 juillet 2026
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Cette filiale de la Banque mondiale a annoncé ce mardi 14 juillet 2026 la nomination de Claude Owona au poste de Directrice régionale de l’industrie pour le Groupe des institutions financières (FIG).

La Camerounaise, qui fait désormais partie de l’élite de la Société financière internationale [IFC : sigle en anglais], filiale de la Banque et principale institution de développement axée sur le secteur privé dans les pays émergents prendra ses nouveaux quartiers à Lagos au Nigeria d’où elle couvrira la zone Afrique centrale et Afrique occidentale anglophone.
Diplômée de l’Ecole supérieure de commerce Audencia à Nantes en France, spécialiste en management et titulaire d’un MBA de la Fisher College of Business (Ohio State University) aux États-Unis, Claude Owona Ekoto possède un solide parcours dans le secteur bancaire. Elle a notamment travaillé pour de groupes bancaires comme HSBC et la Société Générale, où elle a occupé le poste de Directrice générale adjointe au Burkina Faso, avant de rejoindre l’IFC.

Depuis 2023, elle officiait comme responsable régionale des Institutions financières pour l’Afrique de l’Ouest. Selon l’IFC, elle avait pour missions de se concentrer sur les facteurs clés de la création d’emplois en Afrique, notamment en améliorant l’accès au financement pour les MPME, les femmes entrepreneurs, les chaînes de valeur agricoles et les logements abordables en Afrique de l’Ouest.

L’IFC a salué ses réalisations, soulignant qu’elle a construit un solide historique en dirigeant le travail d’investissement de l’institution, qui l’emploie auprès des institutions financières, approfondissant les relations clients et développant la finance PME, l’agro-finance et la finance de genre, tout en pionnier des transactions sur les marchés de capitaux locaux.
Selon la Société financière internationale, dans ses nouvelles fonctions, elle travaillera aux côtés d’institutions financières et des partenaires à travers la région pour élargir l’accès au financement pour les entreprises, agriculteurs et entrepreneurs qui stimulent la croissance et créent des emplois.

Cette nomination intervient dans un contexte de fortes contraintes de financement pour les entreprises locales. En Afrique subsaharienne, les prêts bancaires alloués aux PME ne représentent que 5 % à 20 % du portefeuille des banques selon la Banque mondiale. D’après la même source, le déficit de crédit pour les MPME au Nigéria est estimé par la SFI à 13 000 milliards de nairas soit plus de 32 milliards de dollars tandis qu’en zone CEMAC, plus de 60 % des PME ayant besoin de financement renoncent à demander un crédit, découragées par des taux d’intérêt élevés et des exigences de garanties physiques dépassant souvent 150 % de la valeur du prêt.

Par Laurent Onguene

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À la UneEconomie

RN1 Mbujimayi–Kananga : pourquoi plusieurs chantiers sont-ils réalisés en même temps ? Décryptage d’un vaste programme de modernisation

by admin9775 16 juillet 2026
written by admin9775

La Route nationale n°1 (RN1), principal axe routier reliant Mbujimayi, dans le Kasaï Oriental, à Kananga, chef-lieu du Kasaï Central, fait actuellement l’objet de l’un des plus importants programmes de modernisation jamais engagés dans l’espace Grand Kasaï. Longue d’environ 190 kilomètres dans son tracé actuel, cette route stratégique est concernée par plusieurs projets exécutés simultanément, suscitant de nombreuses interrogations parmi les usagers et les populations riveraines.

Si certains ont l’impression que plusieurs entreprises interviennent sur les mêmes tronçons, ces chantiers répondent en réalité à des programmes distincts mais complémentaires, dont l’objectif commun est de désenclaver la région, de fluidifier le transport des personnes et des marchandises et de renforcer les échanges économiques.

Le tronçon Mbujimayi–Katende presque achevé

Le premier projet concerne la réhabilitation de la RN1 entre Mbujimayi et Katende, sur un linéaire de 30 kilomètres.

Exécutés par l’entreprise Safrimex, les travaux ont démarré en août 2024. Après les opérations de terrassement, la construction des ouvrages de drainage, la mise en place des couches de fondation et de base, le chantier est désormais entré dans sa phase finale avec la pose du revêtement en béton bitumineux.

Cette section est aujourd’hui la plus avancée de l’ensemble des travaux réalisés entre Mbujimayi et Kananga.

Le projet Katende–Kabeya Kamwanga interrompu

Le deuxième chantier concernait le tronçon Katende–Kabeya Kamwanga, long de 15 kilomètres, attribué à l’entreprise JMC.

Avant son interruption, seuls les travaux d’assainissement et quelques opérations de rechargement de la chaussée avaient été réalisés, notamment dans le secteur de Kena Nkuna, chef-lieu du territoire de Kabeya Kamwanga.

Aucune communication officielle n’a expliqué les raisons du retrait du marché. Toutefois, de nombreux usagers et habitants de la région dénonçaient la lenteur d’exécution ainsi que la qualité des ouvrages réalisés.

Depuis, cette entreprise ne poursuit plus les travaux sur cette section.

Le Corridor économique RDC–Angola, le projet le plus structurant

Le troisième chantier constitue le plus vaste programme actuellement en cours sur cet axe. Il s’agit de la première phase du Corridor économique transnational RDC–Angola, officiellement lancée le 5 avril 2026.

Ce projet couvre 137,5 kilomètres entre Kananga et la rivière Kakangayi, avec un financement de la Banque africaine de développement (BAD). Son ambition est de renforcer les échanges commerciaux entre la RDC et l’Angola tout en améliorant l’intégration économique des provinces du Grand Kasaï.

Pour accélérer son exécution, les travaux ont été répartis en trois lots :

  • Lot 1 : Kananga – Village Kashindi (45 km), exécuté par le groupement Sinohydro – Socol ;
  • Lot 2 : Village Kashindi – Village Bena Mulongo (45 km), réalisé par le groupement Zhongru – GGPI ;
  • Lot 3 : Village Bena Mulongo (Lac Munkamba) – Rivière Kakangayi (47,5 km), exécuté par CFHEC.

Chaque lot est prévu pour une durée de réalisation de 30 mois. Profitant de la saison sèche, les entreprises accélèrent actuellement les travaux.

Pourquoi les projets semblent-ils se chevaucher ?

L’impression que plusieurs entreprises travaillent sur les mêmes portions de route s’explique par l’évolution des différents programmes.

Le chantier de Safrimex couvre la section Mbujimayi–Katende, laquelle atteint la rivière Kakangayi, située à environ 26 kilomètres du rond-point Kalala wa Nkata.

De son côté, le Lot 3 du Corridor RDC–Angola, confié à CFHEC, débute à Bena Mulongo pour s’achever précisément à la rivière Kakangayi.

Ce nouveau lot englobe ainsi une partie du tronçon auparavant attribué à JMC, ainsi qu’une courte portion déjà concernée par les travaux de Safrimex.

La suspension du marché de JMC a donc conduit à une redistribution des interventions, sans qu’il ne s’agisse d’une duplication des projets.

Un premier projet avait déjà été lancé en 2023

La modernisation de cette route n’est pas une initiative récente.

Le 20 février 2023, l’entreprise Samcrete avait déjà entrepris des travaux sur une partie de cet axe grâce à un financement du Fonds de promotion de l’industrie (FPI).

Ce projet n’avait toutefois pas été mené à son terme.

Une route plus courte grâce au nouveau tracé

Au-delà de la réhabilitation de la chaussée, le Corridor économique RDC–Angola prévoit plusieurs rectifications du tracé actuel de la RN1.

Ces aménagements permettront de réduire la distance entre Mbujimayi et Kananga, qui passerait d’environ 190 kilomètres à près de 170 kilomètres.

Cette réduction du parcours devrait diminuer le temps de trajet, améliorer la sécurité routière, réduire les coûts de transport et faciliter les échanges commerciaux entre les deux provinces.

Un levier majeur pour le développement du Grand Kasaï

La modernisation de la RN1 dépasse largement le simple cadre d’un projet routier.

Cette infrastructure est appelée à jouer un rôle déterminant dans le désenclavement du Grand Kasaï, en facilitant la circulation des personnes et des marchandises, en soutenant les activités agricoles, minières et commerciales et en renforçant l’intégration économique entre les provinces de la région.

À terme, cette transformation devrait améliorer la connectivité avec les grands corridors nationaux et internationaux, faisant de la RN1 un véritable moteur de développement pour le centre de la République démocratique du Congo.

Par Pascal Kabeya
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Félix Tshisekedi nomme huit nouveaux administrateurs à la Banque centrale du Congo

by admin9775 13 juillet 2026
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Le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a nommé huit nouveaux administrateurs au sein du Conseil d’administration de la Banque centrale du Congo (BCC). Les ordonnances présidentielles ont été rendues publiques dans la soirée du dimanche 12 juillet sur les antennes de la RTNC.

Les personnalités désignées sont Thomas Batetele Koleki Linka, Alain Kahasha Utumwa Tarita, Martin Lusamba Ntumba, Éliane Mukeni Tieke, Jacques Elombo Ongona, Marcelin Bilomba Mbale, Emmanuel Boboya Kasonga et Lévi Ipampe Nguelo Lumbu.

Ces nominations interviennent dans le cadre du renouvellement des instances dirigeantes de la Banque centrale du Congo, institution chargée de définir et de mettre en œuvre la politique monétaire du pays, de préserver la stabilité de la monnaie nationale, de réguler le système bancaire et de contribuer à la stabilité du secteur financier.

Les nouveaux administrateurs auront notamment pour mission de participer à la définition des orientations stratégiques de la BCC, au renforcement de sa gouvernance, au suivi des politiques monétaires et à l’accompagnement des réformes engagées dans le secteur financier.

Cette nouvelle composition du Conseil d’administration intervient dans un contexte marqué par plusieurs défis économiques, notamment la maîtrise de l’inflation, la stabilité du taux de change, le renforcement des réserves de change et l’amélioration de la gouvernance financière.

Les autorités congolaises entendent ainsi consolider les capacités institutionnelles de la Banque centrale afin de soutenir la stabilité macroéconomique et la confiance des acteurs économiques.

Par Marius Bopenga
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Marcelin Bilomba nommé administrateur de la Banque centrale du Congo

by admin9775 13 juillet 2026
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Le président de la République, Félix Tshisekedi, a nommé Marcelin Bilomba parmi les huit administrateurs de la Banque centrale du Congo (BCC). Cette décision figure dans une série d’ordonnances présidentielles lues dans la soirée du 12 juillet 2026 sur les antennes de la Radio Télévision Nationale Congolaise (RTNC).

Économiste de formation, Marcelin Bilomba est une personnalité bien connue des milieux économiques congolais. Au cours du premier mandat du président Félix Tshisekedi, il a exercé les fonctions de conseiller principal du Chef de l’État chargé de l’économie et des finances, participant aux réflexions sur les politiques économiques et budgétaires du pays.

Il s’était également retrouvé sous les projecteurs lors du procès du programme des 100 jours, en juin 2020. Entendu comme témoin, il avait déclaré avoir été écarté du comité de suivi du programme présidentiel. À cette occasion, il avait indiqué que les décaissements destinés au projet des maisons préfabriquées s’élevaient à 66,7 millions de dollars américains, tout en mettant en cause la gestion de ce dossier par Vital Kamerhe, alors directeur de cabinet du Chef de l’État.

Sa désignation au sein du conseil d’administration de la Banque centrale du Congo intervient dans un contexte où cette institution est appelée à jouer un rôle central dans la stabilité monétaire, la régulation du système financier et l’accompagnement des réformes économiques engagées par le gouvernement.

Cette nomination marque ainsi le retour de Marcelin Bilomba au premier plan des institutions économiques nationales, au sein de l’organe chargé d’orienter la gouvernance de la Banque centrale du Congo.

Un parcours entre la Suisse, la France et la RDC

Titulaire d’une solide expérience dans les secteurs public et privé, Marcelin Bilomba a été Conseiller principal auprès du Chef de l’État en charge du collège économique, des finances et de la reconstruction de mars 2019 à 2022, où il a participé à l’élaboration et au suivi des politiques économiques durant le premier mandat du président Félix Tshisekedi.

Avant son entrée à la présidence de la République, il a dirigé plusieurs entreprises en Europe et en République démocratique du Congo.

Il a notamment occupé les fonctions d’Administrateur Directeur Général de Transkin International Sarl, à Genève entre 1998 et 2000, puis à Kinshasa de 2006 à 2019.

Entre 2004 et 2005, il a été Administrateur Directeur de B&M Services Sarl à Paris, avant de prendre la direction du Geneva Business Institute, à Genève, de 2000 à 2003.

Une expérience reconnue dans les secteurs financier et pétrolier

Le nouveau membre du conseil d’administration de la Banque centrale possède également une expérience dans le secteur des investissements et de l’énergie.

De 1990 à 1996, il a exercé les fonctions d’Administrateur Gestionnaire Portfolio au sein de Valmet SA et de Yukos Petroleum SA, à Genève, où il était notamment chargé du suivi des investissements.

Son parcours professionnel comprend également plusieurs responsabilités financières au sein d’entreprises internationales.

Il a été Directeur administratif et financier d’Air Afrique à Genève, comptable chez Digital Equipment Corporation International Europe ainsi que responsable informatique au sein de la société International Trade Operations SA, toujours en Suisse.

Ordonnances présidentielles lues dans la soirée du 12 juillet 2026 sur les antennes de la RTNC.

Par Pascal Kabeya
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Climat des affaires : la RDC obtient une note de 63,61 au nouvel indicateur B-READY de la Banque mondiale

by admin9775 12 juillet 2026
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La République démocratique du Congo poursuit ses efforts pour améliorer son climat des affaires. Le pays a obtenu une note de 63,61 pour le pilier consacré au cadre réglementaire dans le cadre de l’évaluation 2025 du nouvel indicateur Business Ready (B-READY) de la Banque mondiale, qui remplace l’ancien classement Doing Business.

L’annonce a été faite vendredi par le ministre d’État, ministre du Plan, Guylain Nyembo, lors de la réunion ordinaire du Conseil des ministres.

Selon le ministre, ce résultat place la RDC au-dessus de plusieurs économies comparables et reflète les réformes engagées ces dernières années pour moderniser le cadre juridique régissant les activités économiques. Il a toutefois estimé que les principaux défis concernent désormais la mise en œuvre effective des textes adoptés ainsi que l’amélioration des pratiques administratives, afin de rendre ces réformes plus efficaces pour les opérateurs économiques.

Guylain Nyembo a indiqué que, dans la perspective de l’évaluation 2026, le comité de pilotage du groupe thématique B-READY a déjà validé une feuille de route comprenant plusieurs mesures prioritaires devant être mises en œuvre avant le 1er septembre 2026, date de clôture de la collecte des données de la Banque mondiale. Selon lui, ce document vise principalement à améliorer la qualité des services administratifs, à faciliter l’accès à l’information pour les usagers et à renforcer l’efficacité des administrations concernées.

Le ministre du Plan a également appelé à la mobilisation de l’ensemble du gouvernement autour de cette feuille de route afin d’améliorer le positionnement international de la RDC lors des prochaines évaluations, de renforcer la confiance des investisseurs, de soutenir le développement du secteur privé et d’accélérer la transformation structurelle de l’économie nationale.

Le nouvel indicateur Business Ready (B-READY) de la Banque mondiale remplace l’ancien rapport Doing Business. Il évalue le climat des affaires et de l’investissement privé à travers dix thématiques articulées autour de trois piliers : le cadre réglementaire, les services publics et l’efficacité opérationnelle. Plus d’une centaine d’économies sont actuellement couvertes par ce nouveau mécanisme d’évaluation.

Par Pascal Kabeya
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Godé Mpoy critique le taux de change de la BCC et son impact sur les finances publiques

by admin9775 10 juillet 2026
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L’ancien président de l’Assemblée provinciale de Kinshasa, Godé Mpoy Kadima, a mis en cause la politique de change de la Banque centrale du Congo (BCC), estimant qu’elle pénalise les finances publiques et réduit les effets des performances macroéconomiques enregistrées par la République démocratique du Congo.

Dans une analyse consacrée au collectif budgétaire 2026, il relève d’abord que la révision à la baisse du budget de l’État résulte de la diminution des financements extérieurs.

Selon lui, cette baisse aurait pu être compensée par une augmentation des recettes internes, compte tenu de la forte progression des exportations de cuivre et de la hausse des cours internationaux.

« Avec 3,5 millions de tonnes de cuivre exportées en 2025, on pouvait compenser cette perte par les recettes internes, car la tonne est passée de 9 000 à 14 000 dollars. Hélas, le taux artificiel de la BCC tue nos finances », affirme-t-il.

Godé Mpoy estime que la politique de change appliquée par la Banque centrale limite les recettes publiques perçues en francs congolais, alors que les prix des biens et services continuent d’augmenter en dollars sur le marché.

À ses yeux, cette situation risque d’avoir des conséquences sur l’exécution du budget de l’État.

« Après la perte du pouvoir d’achat, attendons-nous soit à des projets inachevés, soit à des dépassements budgétaires », prévient-il.

L’ancien président de l’Assemblée provinciale considère enfin que les performances macroéconomiques ne produiront pas d’effets perceptibles pour la population tant que les recettes publiques continueront d’être calculées sur la base du taux de change officiel de la BCC.

« Tant qu’on percevra les recettes au taux BCC, au moment où les prix des biens ont augmenté en dollars, la population ne sentira pas nos grands progrès macroéconomiques. Entre le cadrage macroéconomique et l’équilibre budgétaire, il y a un pont », conclut-il.

Ces déclarations reflètent l’analyse de Godé Mpoy et s’inscrivent dans le débat sur les choix de politique monétaire et leur incidence sur les finances publiques. Elles ne constituent pas, en elles-mêmes, une démonstration établie de l’existence de « crimes économiques », qualification qui relève d’une appréciation juridique et non d’une opinion.

Par Marius Bopenga
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RDC : la promulgation de la loi sur le contenu local ouvre une nouvelle phase en faveur des entreprises congolaises

by admin9775 6 juillet 2026
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La République démocratique du Congo franchit une nouvelle étape dans sa politique de promotion de l’économie nationale avec la promulgation de la loi sur le contenu local. Ce nouveau cadre juridique vise à renforcer la participation des entreprises congolaises aux chaînes de valeur, à favoriser le transfert de compétences et à accroître les retombées économiques de l’exploitation des ressources naturelles au profit des populations.

Selon les promoteurs de cette réforme, ce texte est l’aboutissement d’un processus engagé sous le mandat de Louis Watum Kabamba, alors ministre de l’Industrie et du Développement des PME-PMI.

En août 2024, l’arrêté ministériel n°003/CAB/MIN.IND.DPME.PMI/2024 du 30 août 2024 avait institué une commission paritaire réunissant des représentants du Gouvernement et du secteur privé. Cette commission était chargée de revoir la loi n°17/001 du 8 février 2017 relative à la sous-traitance dans le secteur privé et d’élaborer un avant-projet de loi consacré au contenu local.

À l’issue de plusieurs mois de travaux techniques, de consultations et de concertations avec les différents acteurs concernés, les projets de texte ont été soumis au Conseil des ministres. Ils ont été adoptés le 6 juin 2025 lors de la 46ᵉ réunion ordinaire présidée par le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, avant d’être transmis au Parlement pour examen et adoption.

Pour les initiateurs de la réforme, cette nouvelle législation constitue un levier stratégique destiné à accroître la participation des entreprises nationales dans les secteurs clés de l’économie, notamment les industries extractives, les infrastructures, l’énergie et les marchés publics.

Le texte entend également favoriser le développement des petites et moyennes entreprises (PME), encourager le transfert de technologies, renforcer les compétences locales et créer davantage d’emplois pour les Congolais.

Les défenseurs de cette réforme estiment que la promulgation de la loi marque l’aboutissement d’un chantier lancé en 2024 et représente une avancée majeure dans la politique d’industrialisation, de souveraineté économique et de valorisation de l’expertise nationale en République démocratique du Congo.

Par Marius Bopenga
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La FEC lance « PME Connect » pour renforcer les partenariats entre TPE, PME et grandes entreprises

by admin9775 5 juillet 2026
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La Commission nationale des petites et moyennes entreprises (PME) de la Fédération des entreprises du Congo a organisé, vendredi 3 juillet à Kinshasa, la première édition de PME Connect, une plateforme de réseautage destinée à renforcer les échanges et les partenariats entre les très petites entreprises (TPE), les PME et les grandes entreprises.

À l’ouverture des travaux, le président de la Commission nationale PME de la FEC, Fely Samuna, a réaffirmé l’engagement de son organisation à faire de la coopération entre entrepreneurs un moteur de développement économique.

« La Commission nationale PME, que j’ai l’honneur de conduire, est l’un des organes statutaires de la FEC dont la mission est de promouvoir, accompagner et renforcer les synergies entre les TPE et PME, entre elles, et entre les TPE, PME et grandes entreprises », a-t-il déclaré.

Un espace dédié au développement des affaires

Présentée comme une plateforme permanente d’échanges, de collaboration et de développement d’opportunités d’affaires, PME Connect vise à favoriser la création de réseaux professionnels et à faciliter l’intégration des petites entreprises dans les chaînes de valeur des grandes sociétés.

Selon Fely Samuna, le développement de partenariats solides constitue une condition essentielle pour permettre aux PME congolaises de jouer pleinement leur rôle dans la croissance de l’économie nationale.

« Nous croyons fermement qu’en connectant les PME entre elles, nous créons davantage d’opportunités de croissance pour chacune d’entre elles. La Commission nationale PME demeure pleinement engagée dans sa mission d’accompagnement, de promotion et de défense des intérêts des TPE et PME au sein de la FEC », a-t-il souligné.

Un bilan marqué par plusieurs initiatives

Le président de la Commission a rappelé qu’en partenariat avec le ministère de l’Entrepreneuriat, la FEC avait organisé trois éditions du Challenge Entreprise (2020, 2022 et 2023), au cours desquelles plus de 66 entrepreneurs ont été récompensés dans différentes catégories.

Les lauréats ont notamment bénéficié de distinctions de l’Ordre du Mérite civique, de subventions gouvernementales destinées au financement de leurs projets ainsi que de trophées honorifiques.

La Commission nationale PME a également mis en place plusieurs rencontres d’affaires entre PME et grandes entreprises afin de faciliter l’accès des petites structures aux opportunités de sous-traitance, tout en organisant des sessions de formation et des matinées d’information au profit des entrepreneurs.

Un club de mentors annoncé

Parmi les prochaines initiatives figure la création d’un club de mentors, destiné à accompagner les jeunes entrepreneurs, renforcer leurs compétences et favoriser le partage d’expériences entre chefs d’entreprise.

À travers le lancement de PME Connect, la Commission nationale PME de la FEC entend installer un cadre permanent de réseautage, d’échanges d’expériences et de développement de partenariats, avec l’objectif de renforcer la compétitivité des TPE et PME et de contribuer à leur croissance en République démocratique du Congo.

Par Marius Bopenga
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André Wameso reconduit à la tête de la Banque centrale du Congo, Charlotte Mulengezi et Jean-Marcel Bikayembe nommés vice-gouverneurs

by admin9775 1 juillet 2026
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Par ordonnance présidentielle lue à la Radio Télévision Nationale Congolaise (RTNC), le président de la République, Félix Tshisekedi, a reconduit André Wameso aux fonctions de gouverneur de la Banque centrale du Congo (BCC).

Le Chef de l’État a également nommé Charlotte Mulengezi et Jean-Marcel Kalubi Kayembe en qualité de vice-gouverneurs de l’institution d’émission, complétant ainsi la nouvelle équipe dirigeante chargée de mettre en œuvre la politique monétaire du pays.

Une continuité à la tête de la Banque centrale

Le maintien d’André Wameso à la tête de la BCC traduit la volonté des autorités de poursuivre les réformes engagées en matière de stabilité monétaire, de supervision bancaire et de consolidation du système financier national.

Sous son mandat, la Banque centrale du Congo a notamment poursuivi ses actions visant à maîtriser l’inflation, renforcer la crédibilité du franc congolais et améliorer la gouvernance du secteur financier.

Deux cadres issus de la Banque centrale

Les deux nouveaux vice-gouverneurs sont des cadres ayant effectué une grande partie de leur carrière au sein de la Banque centrale du Congo.

Charlotte Mulengezi occupait jusqu’à sa nomination des responsabilités au sein de la Direction des études et des opérations de la BCC, où elle a contribué aux travaux relatifs à la politique monétaire, aux analyses économiques et aux opérations de l’institution.

De son côté, Jean-Marcel Kalubi Kayembe est un professionnel expérimenté de la Banque centrale. Au cours de sa carrière, il a exercé plusieurs fonctions dans des domaines stratégiques, notamment les études économiques, les intermédiaires financiers et l’audit. Plus récemment, il figurait parmi les nouveaux directeurs généraux promus par ordonnance présidentielle.

Le choix de ces deux personnalités illustre la volonté des autorités de s’appuyer sur des compétences internes maîtrisant les rouages de l’institution.

Une équipe appelée à relever les défis économiques

La nouvelle direction de la Banque centrale du Congo aura pour mission de poursuivre les efforts de stabilisation du cadre macroéconomique, de préserver la valeur du franc congolais et de renforcer la résilience du système bancaire.

Elle devra également accompagner les réformes engagées en matière d’inclusion financière, de modernisation des moyens de paiement et de supervision des établissements financiers, dans un contexte marqué par les ambitions de diversification de l’économie congolaise.

La reconduction d’André Wameso et la promotion de deux cadres de carrière témoignent de la volonté des pouvoirs publics d’assurer la continuité de la gouvernance de la Banque centrale tout en capitalisant sur l’expertise développée au sein de l’institution.

Une continuité à la tête de la Banque centrale

La reconduction d’André Wameso intervient dans un contexte où la Banque centrale du Congo poursuit ses efforts en faveur de la stabilité macroéconomique, de la maîtrise de l’inflation et du renforcement de la crédibilité du franc congolais.

Cette décision traduit la volonté des autorités de maintenir une certaine continuité dans la conduite de la politique monétaire et dans les réformes engagées au sein de l’institution.

La BCC appelée à présider le CSBAOC en 2026

Sous la direction d’André Wameso, la Banque centrale du Congo exercera, au cours de l’année 2026, la présidence du Comité des Superviseurs des Banques de l’Afrique de l’Ouest et du Centre (CSBAOC).

Cette responsabilité régionale a été annoncée à l’issue d’échanges tenus à Washington avec le secrétaire permanent de cette organisation.

Le CSBAOC constitue un cadre de coopération entre les autorités de supervision bancaire de la sous-région. Il œuvre notamment à l’harmonisation des pratiques prudentielles, au renforcement de la stabilité financière et à la promotion de la bonne gouvernance dans le secteur bancaire.

La prise de cette présidence par la Banque centrale du Congo témoigne du renforcement de la place de la RDC au sein des institutions financières régionales.

Avec la reconduction d’André Wameso et la nomination de Charlotte Mulengezi et Jean-Marcel Bikayembe comme vice-gouverneurs, la Banque centrale du Congo entame une nouvelle étape de son mandat dans un contexte marqué par des défis liés à la stabilité des prix, au renforcement du secteur bancaire, à l’inclusion financière et à l’accompagnement des politiques de développement économique.

La nouvelle direction aura notamment pour mission de poursuivre les réformes engagées afin de préserver la stabilité du système financier, renforcer la confiance dans la monnaie nationale et consolider le rôle de la Banque centrale du Congo au sein des instances financières africaines et internationales.

Par Marius Bopenga
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