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Category:

Afrique

Afrique

Présidentielle au Kenya : le dépouillement continue, « inquiétude » face à la désinformation

by admin9775 12 août 2022
written by admin9775

Deux jours après l’élection présidentielle au Kenya, les opérations de comptage et de vérification des votes se poursuivent, jeudi, dans un climat d »‘inquiétude » face à la désinformation. Plusieurs ONG kényanes et internationales ont alerté sur « l’augmentation des niveaux d’informations fausses ou trompeuses » sur les réseaux sociaux. 

À l’heure du dépouillement, la tension monte au Kenya. Des observateurs internationaux ont exprimé jeudi 11 août leur inquiétude face à la propagation de la désinformation au Kenya durant l’attente des résultats de l’élection présidentielle, qui s’annonce comme la plus serrée de l’histoire du pays.

Deux jours après que 22,1 millions de Kényans ont été appelés aux urnes, les opérations de comptage et de vérification des votes se poursuivent jeudi. Les résultats officiels sont attendus dans les prochains jours, le 16 août au plus tard.

Mais déjà des médias kényans diffusent des décomptes provisoires qui annoncent un duel au coude à coude entre les deux favoris, le vice-président sortant William Ruto et Raila Odinga, figure historique de l’opposition qui a reçu le soutien du président sortant Uhuru Kenyatta. 

Durant cette période d’attente, les réseaux sociaux sont inondés de désinformation contre laquelle des observateurs électoraux du Commonwealth ont mis en garde, y voyant une source potentielle de tensions dangereuses dans un pays qui a connu plusieurs épisodes de violences post-électorales ces deux dernières décennies.

« Le décalage entre l’annonce des résultats officiels par l’IEBC (la commission électorale indépendante, ndlr) et ceux provisoires, et parfois contradictoires, annoncés par les médias sont une source d’inquiétude », a déclaré à la presse le chef de la mission d’observation du Commonwealth, le Jamaïcain Bruce Golding.

« La désinformation et les incitations à la haine en particulier en ligne » sont « des appels à la violence par les hommes politiques et leurs partisans », a-t-il ajouté.

Tous les scrutins contestés depuis 2002

Des observateurs de l’organisation américaine Institut national démocratique (NDI) ont également fait part de leur préoccupation. « Il est important qu’il y ait des informations précises et exactes et que tous les citoyens y aient accès », a commenté l’une des ses membres, Donna Brazile, lors d’une conférence de presse.

« C’est une affaire de confiance des citoyens dans le système et sa capacité à fonctionner correctement. Il ne s’agit pas de poursuivre la campagne », a-t-elle estimé.

La veille, Amnesty International et plusieurs ONG kényanes avaient également alerté sur « l’augmentation des niveaux d’informations fausses ou trompeuses » sur les réseaux sociaux. Selon elles, candidats et partisans des deux camps ont « intentionnellement cherché à désinformer l’électorat et le public » sur le processus et les résultats électoraux.

Tous les scrutins ont été contestés depuis 2002 au Kenya, donnant parfois lieu à des violences meurtrières. En 2007-2008, la contestation des résultats par Raila Odinga avait conduit à des affrontements inter-communautaires faisant plus de 1 100 morts et des centaines de milliers de déplacés, les pires violences post-électorales depuis l’indépendance du pays en 1963.

Cette année, l’IEBC fait face à une forte pression, après l’annulation par la Cour suprême de la dernière présidentielle en 2017. Un nouveau scrutin avait été ordonné, prolongeant une période électorale marquée par des dizaines de morts dans des répressions policières.

L’ensemble des observateurs, locaux ou étrangers, ont souligné que les opérations de vote s’étaient globalement déroulées sans accroc et de manière pacifique mardi.

Faible participation de la jeunesse 

Les Kényans ont voté pour choisir leur nouveau président pour les cinq prochaines années, mais aussi leurs gouverneurs, parlementaires et plus de 1 500 élus locaux.

L’IEBC n’a pas encore publié de chiffres définitifs sur la participation mais mercredi, elle s’élevait selon elle à un peu plus de 65 %, un taux qui apparaît en baisse par rapport aux 78 % lors des élections d’août 2017.

Des observateurs de la Communauté de l’Afrique de l’Est (EAC) se sont inquiétés de cette faible participation, notamment parmi les moins de 35 ans. « Cela devrait préoccuper tout le monde que les jeunes ne participent pas au processus », a déclaré Jakaya Kikwete, chef de la mission d’observation de l’EAC.

Face aux difficultés économiques dans ce pays de 50 millions d’habitants qui connaît une flambée des prix de la nourriture et du carburant, de nombreux Kényans, comme Ruth Musyoki, ont déclaré ne plus se déplacer pour élire des dirigeants qui n’ont guère amélioré les choses.

« J’ai voté deux fois dans ma vie », explique cette Nairobienne de 40 ans, « et après les dernières élections, j’ai décidé que je ne voterais même pas parce que c’est une perte de temps ».

France 24 via CONGO PUB Online

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Afrique

Gabon: le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra reçu par Ali Bongo

by admin9775 11 août 2022
written by admin9775

Le président Ali Bongo Ondimba a reçu, le mercredi 10 août, son homologue centrafricain, Faustin-Archange Touadéra. Le Gabon, qui siège au conseil de sécurité de l’ONU comme membre non permanent, est très courtisé. Le président centrafricain l’a clairement indiqué à la sortie de son tête-à-tête avec Ali Bongo.

Face à la presse, le président centrafricain a affirmé être venu à Libreville pour remercier le Gabon pour le rôle qu’il a joué au conseil de sécurité de l’ONU lors d’un récent vote sur la levée de l’embargo sur les armes en faveur de l’armée centrafricaine. « Nous avons repris le leadership sur le groupe africain pour la levée de l’embargo. Nous voulons remercier le président, le gouvernement et le peuple gabonais. »

Faustin-Archange Touadéra et Ali Bongo sont aussi revenus sur l’expulsion des casques bleus gabonais en septembre 2021 suite à des accusations d’exploitation et d’abus sexuels. « Le contingent gabonais a rendu des millions de services au peuple centrafricain. Nous avons échangé en ce qui concerne un prochain protocole d’accord de défense entre la République centrafricaine et le Gabon. »

Interrogé sur l’introduction du bitcoin comme seconde monnaie officielle dans son pays, le président Touadéra a indiqué que la Centrafrique ne quitte pas le franc CFA et défend les avantages du bitcoin. « C’est un appel aussi aux investisseurs qui sont nombreux, sur les cryptomonnaies, à investir en République centrafricaine. »

Le séjour de 48 heures entamé mercredi est le second au Gabon en une année pour le président centrafricain.

RFI via CONGO PUB Online

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Afrique

Tchad: Mahamat Mahdi Ali, chef du Fact, répond au ministre des Affaires étrangères

by admin9775 11 août 2022
written by admin9775

Invité sur notre antenne le mercredi 10 août au matin, le ministre des Affaires étrangères tchadien, Chérif Mahamat Zène, estimait que le Fact n’avait pas signé l’accord de Doha, car il ne voulait pas s’engager à ce que les prisonniers libérés rejoignent le processus de DDR. Une affirmation que repousse le chef de ce groupe politico-militaire.

Mahamat Mahdi Ali estime que le gouvernement essaye de lui faire endosser l’échec de Doha. Pour lui, cet accord est une coquille vide, et le dialogue tchadien, annoncé à N’Djamena à la fin du mois, ne sera pas inclusif.

« Ils nous ont produit [à Doha] un projet d’accord qui était dans leurs valises pour signature. Le contenu de ce point qui concerne les prisonniers de guerre, c’est quoi ? Quand on a regardé le contenu : c’était vide de tous sens. La junte se focalise sur ce point-là. La junte essaie de faire la propagande autour de ce point-là. Et donc, il faut que les choses soient claires. Il ne faut pas indexer le Fact comme le parti qui a refusé la paix. »

« Nous n’avons pas revendiqué un pouvoir quelconque. Nous n’avons pas revendiqué de bénéfices personnels. Tout ce que nous avons réclamé, tout ce que nous avons exigé a été renvoyé au dialogue national inclusif. Or, le quota de participation a déjà été posé. Sur 1420 délégués, 1200 délégués appartiennent à la junte. C’est déjà joué d’avance. Que voulez-vous ? »

RFI via CONGO PUB Online

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Afrique

Mali : l’attaque jihadiste de Tessit a tué 42 soldats, la plus meurtrière contre l’armée depuis 2019

by admin9775 10 août 2022
written by admin9775

Selon un nouveau bilan, au moins 42 soldats maliens ont été tués dimanche dans le nord-est du Mali. Il s’agit de l’attaque la plus meurtrière attribuée à des jihadistes contre les forces maliennes depuis 2019.

Le bilan établi mercredi 10 août en fait l’attaque jihadiste la plus meurtrière contre des soldats au Mali depuis la série d’attaques fin 2019-début 2020 perpétrée par le groupe État islamique (EI). Dimanche 7 août, au moins 42 membres des forces armées maliennes ont été tués dans la zone de Tessit, à proximité des frontières du Burkina Faso et du Niger.

Ce nouveau bilan, confirmé par le gouvernement malien, est issu d’un document officiel dressant la liste les militaires décédés, authentifié mercredi par plusieurs hauts responsables militaires à l’AFP. Le précédent bilan comptabilisait 17 soldats et 4 civils tués.

Le gouvernement de transition au Mali, qui a annoncé un deuil national de trois jours, fait aussi état de « 37 terroristes neutralisés ». 

L’attaque de dimanche intervient alors que le Mali, qui a poussé vers la sortie son allié français et relancé la coopération avec Moscou, fait depuis quelques semaines face à une résurgence d’assauts de la nébuleuse du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM, affilié à Al-Qaïda).

Parmi les quatre civils tués, certains d’entre eux étaient des élus locaux, avaient déclaré à l’AFP des proches des victimes sous le couvert de l’anonymat.

Le communiqué officiel affirmait également que sept « ennemis » étaient morts dans l’attaque – des assaillants « vraisemblablement de l’État islamique au Grand Sahara (EIGS) et bénéficiant d’un appui drones et artillerie avec un usage des explosifs et véhicule piégé ».

« Trois frontières »

La zone de Tessit est fréquemment le théâtre d’affrontements et d’attaques, située du côté malien de la zone dite des « trois frontières », dans une immense région rurale non contrôlée par l’État.

Les groupes armés affiliés à Al-Qaïda, rassemblés sous la houlette du GSIM, y combattent depuis 2020 le groupe EIGS, affilié à l’organisation EI.

Les jihadistes cherchent à prendre le contrôle de cette zone stratégique et aurifère.

L’armée malienne, installée dans un camp militaire à côté de la localité de Tessit, a souvent été prise à partie dans cette région. En mars 2021, 33 soldats de la relève de Tessit avaient été tués dans une embuscade revendiquée par l’EIGS.

Dans cette zone parfois appelée le « Gourma malien » opèrent également des Casques bleus de la mission de l’ONU au Mali.

Les civils, comme ailleurs au Mali, y sont pris entre les feux des acteurs du conflit, et souvent accusés d’être alliés avec l’un quand ils ne le sont pas avec l’autre. En février, une quarantaine d’entre eux avaient été tués par l’EIGS à Tessit, accusés de complicité avec Al-Qaïda.

Les habitants de la zone, régulièrement coupée du réseau téléphonique depuis plusieurs années et d’autant plus enclavée en saison des pluies, ont fui par milliers, notamment vers la grande ville voisine de Gao, à 150 km au nord.

Vague d’attaques en 2019-2020

Cette zone des « trois frontières » avait auparavant été le théâtre, fin 2019-début 2020, de la série d’attaques la plus meurtrière qu’avaient connus les trois pays concernés depuis le déclenchement du conflit en 2012 dans le nord du Mali.

Plus d’une dizaine de camps isolés dans lesquels les soldats sahéliens étaient retranchés avaient été les cibles de l’EIGS selon un mode opératoire éprouvé : l’attaque éclair de combattants à motos. Des centaines de soldats avaient été tués.

Ces revers avaient poussé l’armée malienne, ainsi que les soldats nigériens et burkinabè, à se replier et se regrouper sur des places plus fortes.

Fin juillet, au moins 11 attaques coordonnées et portant la marque du GSIM ont frappé le territoire malien. L’une d’entre elle s’était déroulée à Kati, aux portes de Bamako et au cœur de l’appareil militaire malien.

France 24 via CONGO PUB Online

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Afrique

Tunisie : la justice suspend la révocation des juges décidée par Kaïs Saïed

by admin9775 10 août 2022
written by admin9775

La justice tunisienne a suspendu, mercredi, la révocation d’une cinquantaine de magistrats, décidée début juin par le président Kaïs Saïed et qualifiée d' »attaque à l’État de droit » par plusieurs ONG, ont indiqué des sources judiciaires à l’AFP.

Un revers pour le président tunisien, deux semaines après un référendum marqué par près de 70 % d’abstention. Selon des sources judiciaires à l’AFP, la justice tunisienne a suspendu mercredi 10 août la révocation d’une cinquantaine de magistrats qui avait été décidée par le président Kaïs Saïed, début juin. La mesure présidentielle avait été qualifiée d' »attaque à l’État de droit » par plusieurs ONG.

Le chef de l’État avait révoqué 57 magistrats le 1er juin par décret présidentiel, les accusant de corruption et d’entrave à plusieurs enquêtes, un an après s’être arrogé l’ensemble des pouvoirs. Cinquante-trois juges, dont certains étaient accusés d' »adultère », avaient déposé des recours devant le tribunal administratif.

La suspension des révocations pour un nombre non précisé de juges a été annoncée à la presse par le porte-parole du tribunal administratif Imed Ghabri.

Une révocation qui avait entraîné un mois de grève des magistrats

L’avocat Kamel Ben Messoud, du comité de défense des magistrats révoqués, a indiqué que la suspension concerne « environ 50 juges » qui pourront selon lui reprendre leur fonction dès l’obtention d’une copie du verdict. Les autres magistrats, qui font l’objet de poursuites pénales, n’ont pas bénéficié de la décision de suspension, a ajouté Me Ben Messoud à des médias locaux.

Le tribunal administratif a indiqué à l’AFP qu’il publierait sa décision dans la journée de mercredi, sans donner plus de précisions.

La révocation de ces magistrats avait été dénoncée par plusieurs ONG, dont Human Rights Watch (HRW) et Amnesty International, comme une « attaque directe contre l’État de droit » et avait entraîné plus d’un mois de grève de magistrats, très suivie.

Depuis le 25 juillet 2021, assurant agir dans l’intérêt du pays qu’il jugeait ingouvernable, Kaïs Saïed concentre tous les pouvoirs, faisant craindre une dérive autocratique dans le berceau du Printemps arabe.

Il a dissous en février le Conseil supérieur de la magistrature, remplacé par un CSM provisoire dont il a nommé les membres, avant de renforcer début juin par décret sa tutelle sur le système judiciaire en rendant possible la révocation sans appel des magistrats.

France 24 via CONGO PUB Online

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Afrique

Tchad: accord pour un dialogue national sans d’importants groupes rebelles

by admin9775 9 août 2022
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Le chef de la junte au Tchad, Mahamat Idriss Déby Itno, a signé lundi au Qatar un accord avec une quarantaine de factions rebelles sur l’ouverture d’un dialogue national pour la paix le 20 août à N’Djamena, auquel deux importants groupes rebelles ont refusé de participer.

« Ce 8 août est un jour historique pour le Tchad et les Tchadiens », a déclaré à Doha Mahamat Idriss Déby, saluant un accord qui selon lui délivre le pays des « démons de la guerre fratricide » et « répare les fissures du passé ».

L’arrangement, qui prévoit notamment un « cessez-le-feu général » entre les autorités et les groupes signataires, censé ouvrir la voie au retour à un pouvoir civil, a été qualifié de « moment clé pour le peuple tchadien » par le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, qui s’est exprimé dans une vidéo diffusée lors de la cérémonie officielle à Doha.

M. Guterres a néanmoins insisté sur le fait que ce dialogue devait être « inclusif » pour pouvoir réussir.

Depuis cinq mois, divers acteurs tchadiens négocient sous l’égide du Qatar pour mettre fin à des décennies d’instabilité dans ce pays de 16 millions d’habitants qui a connu plusieurs coups d’Etat.

Le Tchad, membre du G5 Sahel, est considéré comme un partenaire clé dans la lutte antijihadiste menée en Afrique centrale et de l’Ouest par les Occidentaux, à commencer par la France, son ancienne puissance coloniale, qui a salué cet accord.

« L’accord de Doha constitue une étape majeure en vue de la tenue du dialogue national inclusif qui s’ouvrira prochainement à N’Djamena entre toutes les forces politiques et sociales du pays », s’est félicitée une porte-parole du ministère français des Affaires étrangères.

La junte tchadienne s’engage dans l’accord à assurer la sécurité des membres des groupes rebelles pour qu’ils participent au dialogue national.

Au lendemain de la mort du président Idriss Déby Itno, tué au front contre des rebelles en avril 2021, son fils, le jeune général Mahamat Idriss Déby Itno, avait été proclamé président à la tête d’un Conseil militaire de transition de 15 généraux.

Il avait aussitôt promis des élections libres et démocratiques dans un délai de 18 mois, après un « dialogue national inclusif » avec l’opposition politique et les innombrables mouvements rebelles.

« Dialogue biaisé »

Mais certains mouvements rebelles ont décidé de ne pas signer l’accord, à commencer par l’un des principaux, le FACT, qui était à l’origine de l’attaque ayant conduit à la mort en avril 2021 du maréchal Idriss Déby Itno, qui dirigeait d’une main de fer le Tchad depuis 30 ans.

Le FACT a dénoncé dans un communiqué « la non prise en compte de (ses) revendications », comme la libération des prisonniers. Mais il a également affirmé qu’il restait « disponible au dialogue partout et toujours ».

« La guerre ne résout rien, nous voulons un règlement pacifique et politique, mais lorsque nous serons contraints à nous défendre, nous allons nous défendre », a déclaré à l’AFP Mahamat Mahdi Ali, leader du FACT. Resté dans le désert libyen, il n’a pas fait le déplacement à Doha et a dénoncé « un dialogue biaisé d’avance ».

Plusieurs groupes rebelles qui ont refusé de signer l’accord, dont le FACT, ont critiqué dans un communiqué la « mauvaise foi de la délégation du gouvernement » et imputé « l’entière responsabilité » de cet « échec » à « la junte au pouvoir ». Ces groupes armés réclament notamment l’inéligibilité des membres de la transition et une réforme de l’armée, des points non mentionnés dans l’accord final.

Cet accord « ne résout pas la question de l’opposition armée, puisque certains des principaux groupes n’ont pas signé », a déclaré à l’AFP Jérôme Tubiana, chercheur français spécialiste du Tchad et de ses groupes rebelles. « Mais ce scénario était écrit d’avance, puisque que le gouvernement avait fait le choix de diluer le poids des quatre ou cinq principaux groupes au milieu d’une représentation beaucoup plus large ».

Le Conseil de commandement militaire pour le salut de la République (CCMSR), un autre important groupe rebelle, a lui aussi refusé de signer l’accord, disant ne pas vouloir « faire partie d’un dialogue dont nous ne connaissons pas les objectifs ».

« Bon départ »

Au total, 42 des 47 groupes représentés à Doha ont apposé leur signature lundi aux côtés du pouvoir.

Ils s’engagent ainsi à participer au dialogue national prévu à N’Djamena le 20 août en présence, selon les autorités, de plus de 1.300 représentants, de rebelles et de syndicats notamment.

« Avoir autant de groupes signataires est un bon départ pour le dialogue national », estime le chef d’un de ces groupes sous couvert d’anonymat, soulignant que l’accord serait toutefois « plus fructueux » s’il incluait le FACT.

L’accord de Doha intervient alors que le général Mahamat Idriss Déby laisse planer le doute sur un report de l’élection présidentielle, prévue en octobre si la transition n’est pas prolongée, mais Paris, l’Union africaine et l’Union européenne poussent pour qu’il ne touche pas à ce délai.

Le Point via CONGO PUB Online

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Afrique

Présidentielle au Kenya: dépouillement en cours et appel à la patience avant les résultats

by admin9775 9 août 2022
written by admin9775

Les opérations de dépouillement ont débuté mardi soir au Kenya où les électeurs se sont déplacés dans le calme pour désigner leur nouveau président, sur fond de flambée du coût de la vie et de frustration à l’égard de l’élite politique.

A 22H00 locales (19H00 GMT), soit cinq heures après le scellement des premières urnes, « la majorité des bureaux de vote » étaient fermés, a indiqué la Commission indépendante électorale (IEBC). Seuls restaient ouverts ceux qui avaient dû décaler le début de leurs opérations en raison de problèmes techniques ou de matériel.

L’IEBC a annoncé que 56,1 % des 22,1 millions d’électeurs avaient voté à 16H00 (13H00 GMT) et, dans la soirée, elle a appelé « les Kényans à la patience ».

L' »exercice rigoureux » de comptage et de vérification des transmissions des résultats sera terminé « aussi vite que possible », a assuré l’IEBC qui a jusqu’au 16 août pour annoncer les résultats.

Les Kényans ont voté pour désigner le successeur du président Uhuru Kenyatta, en poste depuis 2013 mais empêché constitutionnellement de briguer un troisième mandat. Mais aussi pour élire leurs députés et élus locaux.

Les résultats de la présidentielle s’annoncent serrés entre les deux principaux candidats: Raila Odinga, 77 ans, vétéran de l’opposition soutenu par le pouvoir, affronte William Ruto, 55 ans, vice-président qui fait figure de challenger.

Dans ce pays marqué par la suspicion de fraudes, des sources diplomatiques ont pointé l’enjeu crucial de la rapidité dans la publication des résultats.

L’issue de scrutin est d’autant plus scrutée que le Kenya a été secoué dans le passé par des contestations et violences post-électorales, et que le pays, moteur économique en Afrique de l’est, est considéré comme un îlot démocratique dans une région instable.

démocratie qui « fonctionne »

Des milliers d’observateurs ont été déployés mardi, par les candidats mais aussi par la société civile kényane et des organisations internationales. Ivan Stefanec, chef de la mission d’observation de l’Union européenne, a constaté dans la matinée qu’il y avait « beaucoup beaucoup de gens qui faisaient la queue patiemment », signe selon lui que « la démocratie fonctionne ».

Les longues files d’attente s’étaient formées avant l’aube et l’ouverture des bureaux de vote à 06H00 (03H00 GMT), souvent pleines d’enthousiasme pour cette élection « différente des autres », « calme et paisible », selon les termes de Joyce Kosgei, 52 ans, électrice à Kosachei, un village de la vallée du Rift.

Festive à Kisumu (ouest), un bastion d’Odinga, l’ambiance est restée calme ailleurs, notamment à Nairobi où les rues habituellement animées étaient presque désertes pour cette journée déclarée fériée.

Nouvelle ère

Si aucun des deux adversaires, qui se connaissent bien pour avoir été alliés dans le passé, n’obtient plus de 50 % des voix, le Kenya connaîtra pour la toute première fois un second tour dans une élection présidentielle.

Quelle que soit l’issue, le nouveau président marquera l’histoire en n’appartenant pas à la communauté kikuyu, la première du pays, qui contrôle le sommet de l’Etat depuis vingt ans et dont est issu le sortant.

M. Odinga, allié à Kenyatta depuis un pacte surprise en 2018, est un Luo tandis que M. Ruto est un Kalenjin – deux autres importantes communautés.

Alors que le Kenya est historiquement marqué par le vote tribal, certains experts estiment que ce facteur pourrait s’estomper face aux enjeux économiques, tant la flambée du coût de la vie domine les esprits des quelque 50 millions d’habitants.

La corruption endémique, mais aussi les effets de la pandémie, de la guerre en Ukraine et de la sécheresse en cours sont venus accentuer les inégalités.

Face aux Kényans qui manifestaient en juillet scandant « pas de nourriture, pas d’élections », William Ruto a martelé son ambition de « réduire le coût de la vie », Raila Odinga celle de faire du Kenya « une économie dynamique et mondiale ».

Kits électroniques

Historiquement, la composante ethnique a nourri les conflits électoraux, comme en 2007-2008 quand la contestation des résultats par M. Odinga avait conduit à des affrontements inter-communautaires faisant plus de 1.100 morts.

En 2017, des dizaines de personnes étaient mortes dans la répression de manifestations.

Mardi, la police a indiqué dans la soirée n’avoir recensé aucun « incident majeur » lors de cette journée qui, selon elle, s’est déroulée de manière « relativement calme et pacifique ».

La Commission électorale, soumise à une pression extrême car largement critiquée en 2017 après l’annulation de la présidentielle pour « irrégularités », a elle admis des incidents, notamment des défaillances de kits biométriques qu’elle utilise pour l’identification des électeurs, dans 200 bureaux de vote sur un total de 46.000.

« La logistique a été un peu difficile », a reconnu Marjan Hussein, patron de l’IEBC, mais « nous nous en sortons bien ».

Une décision de justice tombée lundi n’a pas aidé selon lui à faciliter le processus. Elle concernait l’utilisation des registres manuels en cas de problèmes électroniques, un point déjà au coeur des critiques mardi soir.

Le Point via CONGO PUB Online

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Afrique

Tchad : un accord de paix avec les factions rebelles signé au Qatar

by admin9775 8 août 2022
written by admin9775

Le président du conseil militaire de transition, Mahamat Idriss Déby Itno, a signé lundi au Qatar un accord avec des factions rebelles sur l’ouverture d’un dialogue national pour la paix .

Sur les 47 groupes rebelles représentés 42 ont apposé leur signature aux côtés du pouvoir.

Une avancée qualifiée de « moment clé pour le peuple tchadien » par le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres.

Depuis cinq mois, différents acteurs tchadiens négocient sous l’égide de l’émirat du Golfe pour mettre fin à des décennies de troubles et d’instabilité dans ce pays qui a connu plusieurs coups d’Etat.

Les signataires de l’accord s’engagent ainsi à participer au dialogue national prévu à N’Djamena le 20 août en présence de plus de 1.300 représentants issus de la société civile, des syndicats, de l’opposition et du pouvoir.

Aux chefs rebelles qui iront à N’Djamena le 20 août, le pouvoir propose un cessez-le-feu et des garanties de sécurité.

Ensemble lors de ce dialogue, ils devront décider de l’organisation de l’élection présidentielle prévue en octobre.

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Afrique

Kenya : Le pays s’apprête à élire son nouveau président et le duel s’annonce serré

by admin9775 8 août 2022
written by admin9775

ELECTION Des élections pour élire un président, mais aussi des parlementaires, des gouverneurs et quelque 1.500 élus locaux auront lieu mardi 9 août au Kenya

Mardi, 22,1 millions d’électeurs kényans devront choisir la nouvelle figure à la tête de leur pays. Une élection âprement disputée et à l’issue incertaine qui opposera le vice-président sortant William Ruto et Raila Odinga, vétéran de l’opposition désormais soutenu par le parti au pouvoir. Mais les électeurs devront aussi élire dans la foulée leurs parlementaires, gouverneurs et quelque 1.500 élus locaux : six votes au total en une journée.

Du coup, ce lundi, le pays était aux préparatifs. Les dernières palettes de bulletins de vote et autres caisses en plastique chargées de matériel électoral ont été déchargées dans les 46.229 bureaux de vote qui ouvriront de 6 heures à 17 heures demain (03h00 à 14h00 GMT). Ce scrutin représente de forts enjeux pour la locomotive économique de l’Afrique de l’Est, alors que le coût de la vie a flambé sur fond de pandémie et d’effets de la guerre en Ukraine.

Un duel serré entre Ruto et Odinga

William Ruto, 55 ans, est l’actuel vice-président du pays depuis l’élection d’Uhuru Kenyatta en 2013. Ruto s’était vu promettre par ce dernier d’être en 2022 le candidat du parti présidentiel Jubilee. Mais le rapprochement inattendu en 2018 entre Kenyatta et Odinga a fait de lui un challenger, en campagne depuis lors. Raila Odinga, 77 ans, est en course à la présidentielle pour la cinquième fois.

Ces derniers mois, la dispute électorale a fait rage lors de meetings tout-terrain, depuis des bourgs isolés jusque dans des bidonvilles de ce pays où les inégalités sont criantes et le salaire minimum de 15.120 shillings (124 euros). Dans la République kényane et ses 46 tribus, l’appartenance ethnique est un facteur-clé dans les isoloirs.

Risques de violences

Il y a dix ans, la crise post-électorale de 2007-2008 avait fait lors d’affrontements ethniques plus de 1.100 morts et des centaines de milliers de déplacés. La crainte de violences plane encore. Des centaines d’observateurs internationaux et de la société civile vont être déployés mardi, notamment par l’Autorité intergouvernementale pour le développement (Igad).

Dans ce contexte, les appels au calme se sont multipliés. Dimanche, l’ambassadrice des Etats-Unis au Kenya, Meg Whitman, a souligné que le scrutin de mardi représentait « une opportunité pour les Kényans de montrer au monde la force de la démocratie kényane en organisant des élections libres, justes et pacifiques ».

Mettre fin à des décennies de troubles et d’instabilité, c’est l’ambition de l’accord signé ce lundi entre les autorités tchadiennes et une quarantaine de factions rebelles. L’arrangement a été validé à Doha au Qatar, après cinq mois de négociations sous l’égide de l’émirat. Il doit ouvrir la voie à la tenue d’un dialogue national pour la paix prévu à N’Djamena le 20 août.

« un moment clé pour le peuple tchadien »

Si le chef de l’ONU, Anontio Guterres, a salué « un moment clé pour le peuple tchadien ». L’accord souffre de l’absence de deux des principaux groupes rebelles du pays qui ont refusé d’y prendre part. Parmi eux, le Front pour l’alternance et la concorde au Tchad (FACT), un groupe à l’origine de l’attaque ayant en avril 2021 tué le maréchal Idriss Déby, qui dirigeait le pays d’une main de fer depuis 30 ans.

Depuis c’est son fils Mahamat Idriss Déby Itno qui a repris le pouvoir à la tête d’une junte militaire. Aux chefs rebelles qui ont signé l’accord, le pouvoir propose un cessez-le-feu et des garanties de sécurité. Le dialogue national à N’Djamena doit mener à l’organisation d’une élection présidentielle prévue en octobre.

Le général Mahamat Idriss Déby Itno laisse planer le doute sur un report de ce scrutin de 18 mois mais Paris, l’Union africaine et l’Union européenne poussent pour qu’il ne touche pas à ce délai.

Le Tchad, membre du G5 Sahel, est considéré comme un partenaire clé dans la lutte antijihadiste des Occidentaux, à commencer par la France, en Afrique centrale et de l’Ouest.

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Afrique

Côte d’Ivoire : les ex-présidents Bédié et Gbagbo absents de la fête de l’indépendance

by admin9775 7 août 2022
written by admin9775

Malgré la grâce présidentielle accordée la veille à Laurent Gbagbo, l’ancien président ivoirien et son prédécesseur Henri Konan Bédié ne se sont pas joints dimanche à Alassane Ouattara pour célébrer le 62e anniversaire de l’indépendance de la Côte d’Ivoire.

L’absence a été remarquée en Côte d’Ivoire. Les anciens présidents Laurent Gbagbo et Henri Konan Bédié n’ont pas donné suite à l’invitation faite par l’actuel chef de l’État Alassane Ouattara à participer, dimanche 7 août, aux célébrations du 62e anniversaire de l’indépendance de la Côte d’Ivoire, à Yamoussoukro, dans le centre du pays.

En dépit de la grâce présidentielle accordée la veille à Laurent Gbagbo, qui était encore sous le coup d’une condamnation à 20 ans de prison dans son pays, ni lui, ni Henri Konan Bédié, opposants à Alassane Ouattara, ne se trouvaient dans la tribune officielle, selon des images de la télévision publique RTI qui retransmettait la cérémonie en direct.

La porte-parole d’Henri Konan Bédié, Cyrielle Koné Obré, a indiqué dans un communiqué que l’ancien président n’avait pas pu assister à la cérémonie pour « raisons personnelles », mais qu’il avait « mandaté » une délégation de cinq dirigeants de son parti pour y participer.

Lors d’un discours prononcé samedi à la veille de la fête de l’indépendance, le président Ouattara avait annoncé avoir signé « un décret accordant la grâce présidentielle » à Laurent Gbagbo, « dans le souci de renforcer la cohésion nationale ».

Il avait aussi annoncé avoir demandé que « soit procédé au dégel de ses comptes et au paiement de ses arriérés de rentes viagères » et avoir signé un décret accordant « la libération conditionnelle » à deux anciennes figures de l’appareil militaire et sécuritaire du régime de Laurent Gbagbo, condamnées pour leur rôle dans la crise de 2010-2011.

Laurent Gbagbo, 77 ans, définitivement acquitté en mars 2021 de crimes contre l’humanité par la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye où il avait été transféré fin 2011, est rentré dans son pays le 17 juin 2021 avec le feu vert d’Alassane Ouattara.

Sans jamais avoir été inquiété depuis son retour, il restait néanmoins sous le coup en Côte d’Ivoire d’une condamnation à 20 ans de prison pour le « braquage » de la Banque centrale des États d’Afrique de l’Ouest (BCEAO) pendant la crise de 2010-2011.

Deux chefs d’État africains présents

Après le refus de Laurent Gbagbo de reconnaître la victoire d’Alassane Ouattara à la présidentielle de fin 2010, des violences avaient fait quelque 3 000 morts jusqu’à l’arrestation de Laurent Gbagbo à Abidjan en avril 2011.

Sa grâce a été accordée peu après une rencontre le 14 juillet entre Alassane Ouattara, Laurent Gbagbo et Henri Konan Bédié à Abidjan.

Deux chefs d’État ouest-africains étaient toutefois présents aux cérémonies dans la capitale politique ivoirienne, Yamoussoukro : le Bissau-Guinéen Umaro Sissoco Embalo, qui est également président en exercice de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cédéao), ainsi que George Weah, du Liberia.

France 24 via CONGO PUB Online

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