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Category:

Afrique

À la UneAfrique

Sénégal : Macky Sall se défend d’être responsable du chaos électoral

by Ruben Yale 21 mars 2024
written by Ruben Yale

Le président du Sénégal a déclaré à la BBC qu’il ne regrettait pas d’avoir retardé les élections de cette année, une décision qui avait déclenché des manifestations meurtrières.

Le vote aura donc lieu dimanche, un mois après la date initialement prévue.

Macky Sall a déclaré qu’il n’avait pas pris cette décision seul, mais qu’il répondait aux préoccupations exprimées par les parlementaires.

 » Si l’Assemblée nationale n’avait pas voté la loi et renvoyé le dossier devant moi, il n’y aurait pas eu de report de l’élection « , a-t-il déclaré. Il a ajouté : « Je suis vraiment surpris par les jugements de valeur portés sur moi. Si je voulais rester, je serais simplement candidat. En Afrique, tout le monde peut avoir cinq mandats s’il le souhaite.

Le président Macky Sall a déjà effectué deux mandats, soit le maximum autorisé par la constitution sénégalaise.

Dans l’entretien qu’il a accordé à la BBC, il a réitéré sa promesse de ne pas dépasser la durée de son mandat.

« Si le prochain président n’est pas élu le 24 [mars], je partirai de toute façon le 2 avril. C’est la date limite et je n’ai pas l’intention de rester un jour de plus », a-t-il déclaré.

Africanews via CONGO PUB Online

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À la UneAfrique

Kenya : répression après des rassemblements politiques perturbés

by Ruben Yale 20 mars 2024
written by Ruben Yale

Les autorités kenyanes ont lancé une campagne de répression contre les individus ayant perturbé les réunions politiques du président William Ruto dans l’ouest du pays ce week-end. Cette mesure fait suite à deux incidents survenus lors des rassemblements présidentiels dans les comtés de Bomet et de Kericho.

Le président, qui se trouvait dans la région de la vallée du Rift, son bastion politique, pour inaugurer plusieurs projets, a été confronté à des interruptions provoquées par des rivalités politiques entre certains leaders locaux.

Manifestement agacé, le président a vivement critiqué les leaders responsables de ces troubles, soulignant que de tels comportements nuisaient aux projets de développement dans la région, qualifiant ces perturbations de « stupides ».

Réagissant avec fermeté, le ministre de l’Intérieur, Kithure Kindiki, a ordonné lundi à la police de prendre des mesures immédiates contre les individus à l’origine de ces incidents.

Dans une réunion avec les responsables de la sécurité locale, le ministre a clairement instruit de « mener à bien les enquêtes et d’appréhender les organisateurs, les financiers et les auteurs de ces actes de hooliganisme ».

Cette action rapide des autorités kenyanes vise à restaurer l’ordre et à garantir le respect des institutions politiques du pays. Elle envoie également un message clair selon lequel le trouble de l’ordre public et la perturbation des activités politiques légitimes ne seront pas tolérés.

En résumé, cette réaction énergique des autorités kenyanes montre leur détermination à préserver la stabilité politique et à faire respecter l’état de droit dans le pays.

Zoomeco via CONGO PUB Online

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À la UneAfrique

Niger : la junte au pouvoir rompt la coopération militaire avec les États-Unis

by Sam's Londele 18 mars 2024
written by Sam's Londele

La junte militaire au pouvoir au Niger a mis fin à un accord militaire autorisant la présence des membres du personnel militaire et civil du département américain de la Défense sur son territoire, a déclaré, samedi, le porte-parole de la junte, le colonel Amadou Abdramane. Cette décision intervient après une visite effectuée cette semaine par des responsables américains.

« La présence américaine sur le territoire de la République du Niger est illégale ». Après les Français, les militaires américains pourraient à leur tour être chassés du Niger. Le régime des généraux au pouvoir à Niamey a dénoncé, samedi 16 mars, « avec effet immédiat » l’accord de coopération militaire passé avec les États-Unis en 2012, affirmant que la présence américaine « viole toutes les règles constitutionnelles et démocratiques ».

Rapidement après son arrivée au pouvoir lors d’un coup d’État le 26 juillet 2023, le régime de Niamey avait dénoncé des accords de coopération militaire avec la France et les derniers soldats français ont quitté le Niger fin décembre.

Après le coup d’État qui a renversé le président élu Mohamed Bazoum, Washington a suspendu sa coopération avec le Niger.

Mais les États-Unis comptent quelque 1 100 soldats engagés dans la lutte antijihadiste dans le pays et disposent d’une importante base de drones à Agadez (nord).

En décembre ils s’étaient dit prêts à reprendre cette coopération, sous conditions.

Samedi soir, le colonel Amadou Abdramane, porte-parole du régime a indiqué que le gouvernement nigérien « prenant en compte les aspirations et les intérêts de son peuple » avait décidé « en toute responsabilité de dénoncer avec effet immédiat l’accord relatif au statut du personnel militaire des États-Unis et des employés civils du département américain de la Défense sur le territoire du Niger ».

Dans un communiqué, lu à la télévision nationale, Amadou Abdramane précise que la présence militaire américaine est « illégale » et « viole toutes les règles constitutionnelles et démocratiques ».

Selon Niamey, cet accord « injuste » été « imposé unilatéralement » par les États-Unis, via une « simple note verbale », le 6 juillet 2012.

Cette décision survient après une visite de trois jours d’une délégation américaine menée par la secrétaire d’État adjointe aux Affaires africaines, Molly Phee.

Au cours de cette visite de trois jours, Molly Phee n’a pas pu rencontrer le chef du régime militaire Abdourahamane Tiani, selon une source gouvernementale nigérienne.

« L’arrivée de la délégation américaine n’a pas respecté les usages diplomatiques », a expliqué samedi Amadou Abdramane, assurant que le gouvernement américain avait informé Niamey de « façon unilatérale » de sa date d’arrivée et de la composition de sa délégation.

We are aware of the statement from the CNSP in Niger, which follows frank discussions at senior levels in Niamey this week about our concerns with the CNSP’s trajectory. We are in touch with the CNSP and will provide further updates as warranted.

— Matthew Miller (@StateDeptSpox) March 17, 2024

« Attitude condescendante »

 Il a également dénoncé « l’attitude condescendante » de Molly Phee, « une attitude de nature à saper la nature » des relations entre les deux pays, selon lui. 

Arrivée mardi à Niamey, cette délégation conduite par Molly Phee, secrétaire d’État adjointe aux Affaires africaines, devait initialement y passer deux jours, mais avait décidé de prolonger son séjour, selon la source gouvernementale nigérienne.

Elle a cependant pu rencontrer deux fois le Premier ministre nommé par les militaires, Ali Mahaman Lamine Zeine. 

Le porte-parole du département d’État américain, Matthew Miller, a fait savoir sur X que Washington avait pris connaissance du communiqué du régime de Niamey et qu’il faisait suite à des « discussions franches (…) sur nos préoccupations » concernant la « trajectoire » de la junte.

Les États-Unis sont toujours en contact avec la junte et fourniront de nouvelles informations « si nécessaire », a-t-il ajouté sur le même réseau social.

Le Pentagone a fourni à l’AFP une déclaration identique.

Samedi soir, le colonel Abdramane a également évoqué le retour à l’ordre constitutionnel dans ce pays qui s’est rapproché de ses voisins le Burkina et le Mali – eux aussi gouvernés par des militaires – mais aussi de pays comme l’Iran ou la Russie. 

« Le gouvernement du Niger a réaffirmé sa ferme volonté d’organiser dans les meilleurs délais le retour à une vie constitutionnelle normale », a-t-il déclaré, assurant qu’il s’agissait d’un « engagement solennel » du président de la transition, « tel qu’exprimé dans son adresse à la Nation du 19 août ».

Lors de ce message, le général Tiani avait alors évoqué une transition de trois ans maximum et que sa durée serait fixée par un « dialogue national ».

Depuis le coup d’État, le Niger a notamment – comme le Burkina et le Mali – quitté la Communauté économique des États d’Afrique de l’ouest (Cédéao) qui l’avait lourdement sanctionné. 

Fin février, la Cédéao avait décidé de lever une grande partie de ces sanctions. 

Le Niger, le Burkina et le Mali ont annoncé la création d’une force conjointe pour lutter contre les jihadistes qui frappent régulièrement leurs trois pays.

FRANCE 24 via CONGO PUB Online

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À la UneAfrique

Sénégal : la liesse après la libération de Sonko et de Diomaye Faye

by Ruben Yale 15 mars 2024
written by Ruben Yale

Des milliers de partisans du principal leader de l’opposition sénégalaise, Ousmane Sonko, mais aussi de Bassirou Diomaye Faye, son fidèle numéro 2, se sont retrouvés dans les rues de Dakar. Ils ont attendu Sonko devant son domicile, pour fêter sa libération après huit mois d’incarcération.

A moins de dix jours du premier tour de l’élection présidentielle, ces opposants de taille rejoignent la campagne électorale qui a démarré samedi.

 Bassirou Diomaye Faye, a pris la parole au milieu de la foule pour remercier les militants qui les ont soutenu jusqu’au bout :  « nous sommes très satisfaits de votre engagement. Je tiens à ajouter que durant tout le temps que j’ai passé en prison, je n’ai pas vu ni ressenti de lassitude de votre part dans la poursuite de ce combat. »

Ousmane Sonko et son second Bassirou Diomaye Faye, doivent surtout leur liberté à la loi d’amnistie votée une semaine plus tôt par l’Assemblée nationale et qui vise tous les délits ou crimes « ayant des motivations politiques ».

Moustapha Sané, sympathisant du parti de Sonko, PASTEF, est venu faire la fête : « Je n’ai jamais eu une aussi bonne nouvelle. C’est une très bonne chose pour moi et pour le peuple sénégalais. Tout le monde est content« .

Ces libérations marquent l’épilogue d’une saga politico-judiciaire qui dure depuis maintenant trois ans entre Ousmane Sonko et le président Macky Sall. Le choc de ces titans sur la scène politique sénégalaise a provoqué de graves émeutes en mars 2021 puis juin 2023, conduisant à une soixantaine de morts, de nombreux blessés et d’importants dégâts matériels dans le pays.

Africanews via CONGO PUB Online

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Nigéria : au moins 287 élèves enlevés dans une école de Kuriga

by Ruben Yale 8 mars 2024
written by Ruben Yale

Des hommes armés ont attaqué une école dans le nord-ouest du Nigeria jeudi matin et ont enlevé au moins 287 élèves.

 Il s’agit du deuxième enlèvement de masse dans ce pays d’Afrique de l’Ouest en moins d’une semaine. Après cette attaque dans l’école publique de la ville de Kuriga , dans l’État de Kaduna, les habitants sont encore sous le choc.

Abdullahi Bello, habitant de Kuriga explique qu’ « un enseignant qui dirigeait l’assemblée de l’école a été kidnappé. Il a dit qu’il ne pouvait pas s’enfuir parce que certains élèves comptaient sur lui pour les protéger. « 

« Un vigile a ensuite tiré en l’air pour tenter de faire fuir les hommes armés, mais il a été tué. », a-t-il ajouté. 

Les enlèvements d’élèves dans les écoles du nord du Nigeria sont fréquents et sont devenus une source de préoccupation pour les autorités. Ces dernières années, des bandes criminelles ont attaqué à plusieurs reprises des écoles, principalement dans les zones rurales.

Uba Sani, gouverneur de l’État de Kaduna s’est rendu à Kuriga pour rencontrer les familles des victimes et les rassurer :

« Nous avons également rencontré les parents des enfants qui ont été enlevés. Nous avons même envoyé un message fort aux mères. Et nous leur avons fait comprendre que l’une des responsabilités les plus importantes du gouvernement est de s’assurer que nous protégeons la vie et les biens de nos citoyens. », a déclaré le gouverneur. 

Ces dernières années, les enlèvements se sont concentrés dans les régions du nord-ouest et du centre, où des dizaines de groupes armés prennent souvent pour cible des villageois et des voyageurs en échange d’énormes rançons.

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Sénégal : le gouvernement dissous, la présidentielle fixée au 24 mars

by Ruben Yale 7 mars 2024
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Le président sénégalais Macky Sall a fixé la tenue de l’élection présidentielle au 24 mars, a déclaré mercredi le gouvernement dans un communiqué. Ce scrutin était initialement prévu le 24 février, et son report , avait provoqué une vague de manifestations parfois violentes à travers le pays.

L’annonce de cette nouvelle date a été effectuée dans la foulée de la dissolution du gouvernement par le chef de l’Etat, qui a remplacé le premier ministre Amadou Ba par le ministre de l’Intérieur, Sidiki Kaba , afin qu’Amadou Ba, le candidat de la coalition au pouvoir pour l’élection présidentielle, puisse se focaliser sur sa campagne, a précisé le bureau de la présidence.

La journée avait déjà été marquée par le veto opposé par le Conseil constitutionnel à la proposition de la commission du dialogue national d’organiser l’élection présidentielle le 2 juin. Le Conseil a jugé que le scrutin ne pouvait avoir lieu deux mois après la fin du mandat de Macky Sall, le 2 avril.

Par ailleurs, mercredi soir, le Parlement a approuvé un projet de loi d’amnistie voulu par Macky Sall dans le but d’apaiser les tensions politiques.

Les organisations de défense des droits humains craignent que le vote de cette loi n’empêche de poursuivre les personnes soupçonnées d’être responsables de la répression meurtrière des manifestants entre 2021 et 2024.

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le Rwanda s’oppose au soutien de l’UA aux soldats de la SADC

by Ruben Yale 6 mars 2024
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Le Rwanda a demandé à l’Union africaine de ne pas soutenir les troupes des pays d’Afrique australe déployées pour combattre les groupes armés dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), affirmant que la force exacerbera le conflit.

Le ministre rwandais des Affaires étrangères, Vincent Biruta, a déclaré dans une lettre adressée au Président de la Commission de l’Union africaine (UA), Moussa Faki Mahamat, lundi, que le Rwanda avait appris « avec grande inquiétude » qu’une réunion du Conseil de paix et de sécurité de l’UA était prévue. et que la reunion prévoirait non seuelemnt d’approuver le déploiement de la Mission de la Communauté de développement d’Afrique australe en RDC (SAMIRDC) mais également d’évaluer le soutien possible que l’UA et d’autres partenaires stratégiques pourraient étendre à la mission.

Biruta a accusé la force régionale de se battre aux côtés de l’armée de la RDC et d’autres groupes armés de la coalition, dont les rebelles rwandais des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR).

« La SAMIRDC, en tant que force offensive en coalition avec ces éléments, ne peut se substituer à un processus politique bloqué par le gouvernement de la RDC. Par conséquent, l’Union africaine est exhortée à ne pas « autoriser » ou financer la SAMIRDC », a déclaré le communiqué.

Il a déclaré que la SAMIRDC soutient la posture belliqueuse du gouvernement de la RDC, en mettant l’accent sur une solution militaire contre l’esprit de toutes les initiatives de paix régionales.

Le Rwanda « souhaite porter à l’attention de la Commission de l’Union africaine que l’intention de contraindre l’Union africaine à soutenir le déploiement de la SAMIRDC ne peut qu’exacerber le conflit », a déclaré le communiqué.

Le mois dernier, de nouveaux combats ont éclaté entre l’armée congolaise et les rebelles du Mouvement du 23 mars (M23) autour de Goma et Sake, dans la province orientale du Nord-Kivu.

La RDC accuse le Rwanda de soutenir les rebelles du M23, faux, affirme Kigali.

En janvier, l’armée congolaise a annoncé le début d’une offensive conjointe dans l’est du pays avec des troupes de la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC), un bloc économique régional, ciblant principalement les rebelles du M23.

Les 16 membres de la SADC ont approuvé la mission dans l’est de la RD Congo en mai dernier.

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À la UneAfrique

Lutte contre le terrorisme : l’Algérie au chevet du Mozambique

by Ruben Yale 4 mars 2024
written by Ruben Yale

L’Algérie s’engage aux côtés du Mozambique contre les enlèvements et l’insurrection djihadiste qui touche principalement la province de Cabo Delgado, au nord de l’ancienne colonie portugaise.

Une décision qui intervient après la visite de quatre jours du président mozambicain Filipe Nyusi en Algérie. Les deux pays entretiennent des liens historiques profonds. Pour rappel, les premiers guérilleros de la guerre de libération du Mozambique avaient été formés en Algérie.

Le président Nyusi a déclaré dimanche aux médias que l’Algérie avait « promis un soutien immédiat à la force locale, celle qui lutte contre le terrorisme ». L’aide se structure autour de la formation des soldats mozambicains et la fourniture de matériel.

Ces derniers jours, la province de Cabo Delgado a souffert des passages réguliers des mouvements Djihadistes qui pillent les stocks de nourritures.

L’engagement algérien intervient à un moment où des rapports de Cabo Delgado indiquent que les djihadistes sont passés par Quissanga vendredi soir, semant la panique et la désolation.

La province riche en gaz et en rubis de Cabo Delgado attire les groupes islamistes qui cherchent à exploiter ses ressources naturelles. De nombreuses multinationales opèrent dans la région.

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À la UneAfrique

Soudan : les FSR commettent des meurtres ethniques au Darfour, selon l’ONU

by Sam's Londele 1 mars 2024
written by Sam's Londele

Les forces paramilitaires et leurs milices alliées qui luttent pour prendre le pouvoir au Soudan ont perpétré des meurtres ethniques et des viols à grande échelle alors qu’elles prenaient le contrôle d’une grande partie du Darfour occidental, ce qui pourrait constituer des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité, ont déclaré les experts des Nations unies dans un nouveau rapport.

Le rapport destiné au Conseil de sécurité des Nations unies, obtenu jeudi par l’Associated Press, brosse un tableau terrifiant de la brutalité des Forces de soutien rapide (FSR), dominées par les Arabes, à l’encontre des Africains au Darfour. Il explique également comment les forces de soutien rapide ont réussi à prendre le contrôle de quatre des cinq États du Darfour, notamment grâce à des réseaux financiers complexes impliquant des dizaines de sociétés.

Le Soudan a plongé dans le chaos en avril, lorsque les tensions qui couvaient depuis longtemps entre l’armée, dirigée par le général Abdel Fattah Burhan, et les forces paramilitaires de soutien rapide, commandées par Mohammed Hamdan Dagalo, ont dégénéré en combats de rue dans la capitale, Khartoum.

Les combats se sont étendus à d’autres parties du pays, mais dans la région soudanaise du Darfour, ils ont pris une forme différente : des attaques brutales des forces de soutien rapide contre des civils africains, en particulier des membres de l’ethnie Masalit.

Crimes de guerre

Il y a deux décennies, le Darfour est devenu synonyme de génocide et de crimes de guerre, en particulier par les milices arabes Janjawid contre les populations qui s’identifient à l’Afrique centrale ou à l’Afrique de l’Est. Il semble que cela soit de nouveau le cas, le procureur de la Cour pénale internationale, Karim Khan, ayant déclaré fin janvier qu’il y avait des raisons de croire que les deux parties commettaient des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité ou des génocides au Darfour.

Le groupe d’experts a déclaré que le Darfour connaissait « sa pire violence depuis 2005 ». Le conflit en cours a provoqué une crise humanitaire de grande ampleur et déplacé environ 6,8 millions de personnes – 5,4 millions au Soudan et 1,4 million qui ont fui vers d’autres pays, dont environ 555 000 vers le Tchad voisin, ont déclaré les experts.

La RSF et les forces gouvernementales soudanaises rivales ont toutes deux eu recours à l’artillerie lourde et au pilonnage dans des zones très peuplées, ce qui a entraîné la destruction massive d’installations essentielles dans les domaines de l’eau, de l’assainissement, de l’éducation et des soins de santé.

Dans leur rapport de 47 pages, les experts indiquent que la RSF et ses milices ont pris pour cible des sites au Darfour où les personnes déplacées avaient trouvé refuge, des quartiers civils et des installations médicales.

Selon les sources de renseignements, le groupe d’experts a déclaré que dans une seule ville – Geneina, la capitale de l’État du Darfour occidental près de la frontière tchadienne – entre 10 000 et 15 000 personnes ont été tuées.

Violences sexuelles

Les experts ont déclaré que les violences sexuelles commises par la RSF et ses milices alliées étaient très répandues.

Selon des sources fiables de Geneina, des femmes et des filles âgées d’à peine 14 ans ont été violées par des éléments des FSR dans un entrepôt du Programme alimentaire mondial des Nations unies contrôlé par la force paramilitaire, dans leurs maisons ou lorsqu’elles rentraient chez elles pour récupérer leurs effets personnels après avoir été déplacées par la violence. En outre, 16 filles auraient été enlevées par des soldats des FSR et violées.

« Les insultes raciales à l’encontre des Masalit et de la communauté non arabe ont fait partie des attaques », a déclaré le groupe d’experts. « Les quartiers et les maisons ont été continuellement attaqués, pillés, brûlés et détruits, en particulier ceux où vivaient des Masalit et d’autres communautés africaines, et leurs habitants ont été harcelés, agressés, abusés sexuellement et parfois exécutés. »

Les experts ont déclaré que des membres éminents de la communauté Masalit ont été ciblés par le FSR, qui disposait d’une liste, et que les dirigeants du groupe ont été harcelés et certains exécutés. Au moins deux avocats, trois médecins et sept membres du personnel, ainsi que des militants des droits de l’homme qui surveillaient les événements et en rendaient compte, ont également été tués.

La RSF et ses milices alliées ont pillé et détruit tous les hôpitaux et les installations de stockage médical, ce qui a entraîné l’effondrement des services de santé et la mort de 37 femmes souffrant de complications à l’accouchement et de 200 patients nécessitant une dialyse rénale, selon le groupe d’experts.

Torture

Selon le rapport, après l’assassinat du gouverneur du Darfour occidental en juin, les Masalit et les communautés africaines ont décidé de chercher protection à Ardamata, juste à l’extérieur de Geneina. Un convoi de milliers de personnes est parti à minuit, mais alors qu’il atteignait un pont, FSR et les milices alliées ont ouvert le feu sans discernement, et les survivants ont rapporté qu’environ 1 000 personnes avaient été tuées.

Le groupe d’experts a souligné que les attaques disproportionnées et aveugles contre les civils – y compris la torture, les viols et les meurtres, ainsi que la destruction d’infrastructures civiles essentielles – constituent des crimes de guerre au sens des conventions de Genève de 1949.

Les FSR ont été créées à partir de combattants Janjawid par l’ancien président du Soudan, Omar el-Bechir, qui a dirigé le pays pendant trois décennies, a été renversé lors d’un soulèvement populaire en 2019 et est recherché par la Cour pénale internationale pour des accusations de génocide et d’autres crimes pendant le conflit au Darfour dans les années 2000.

Selon le groupe d’experts, « la prise de contrôle du Darfour par les FSR s’est appuyée sur trois lignes de soutien : les communautés arabes alliées, des réseaux financiers dynamiques et complexes, et de nouvelles lignes d’approvisionnement militaire passant par le Tchad, la Libye et le Soudan du Sud. »

Si l’armée soudanaise et les FSR se sont engagés dans de vastes campagnes de recrutement dans tout le Darfour à partir de la fin de 2022, les FSR ont eu plus de succès, selon les experts. Elles on en outre « investi d’importantes sommes provenant de son commerce d’or d’avant-guerre dans plusieurs secteurs d’activité, créant ainsi un réseau de 50 entreprises ».

Réseaux financiers

Les réseaux financiers complexes des FSR « ont permis d’acquérir des armes, de payer des salaires, de financer des campagnes médiatiques, de faire du lobbying et d’acheter le soutien d’autres groupes politiques et armés », ont déclaré les experts.

L’ambassadrice des États-Unis à l’ONU, Linda Thomas-Greenfield, qui s’est rendue au Tchad en septembre, a qualifié les conclusions du rapport d' »horribles » et s’est déclarée « profondément déçue » que le Conseil de sécurité des Nations unies et la communauté internationale aient accordé si peu d’attention à ces allégations. « Le peuple soudanais a le sentiment d’avoir été oublié », a-t-elle déclaré.

Compte tenu de la catastrophe humanitaire au Soudan et dans l’ensemble de la région, Mme Thomas-Greenfield a demandé à l’armée soudanaise de lever l’interdiction de l’aide transfrontalière en provenance du Tchad et de faciliter l’aide transfrontalière en provenance de l’est du pays. Elle a également demandé, dans une déclaration faite mercredi, que les FSR mettent fin au pillage des entrepôts humanitaires et que les deux parties cessent de harceler les travailleurs humanitaires.

« Le Conseil doit agir de toute urgence pour soulager les souffrances humaines, demander des comptes aux responsables et mettre fin au conflit au Soudan », a déclaré l’ambassadrice des États-Unis. « Le temps presse. »

AFRICA NEWS via CONGO PUB Online

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À la UneAfrique

Tchad : les élections présidentielles prévues pour le 6 mai

by Ruben Yale 28 février 2024
written by Ruben Yale

Au Tchad, le premier tour des élections présidentielles aura lieu le 6 mai prochain et le second le 22 juin, selon l’agence nationale de la gestion des élections.

Les résultats provisoires sont prévus pour le 7 juillet, dans le cadre d’une promesse de retour à la démocratie.

Les autorités militaires qui ont pris le pouvoir en 2021 avaient initialement promis des élections dans les 18 mois, mais le président de la transition, le général Mahamt Idris Déby-Itno, avaient ensuite prolongé cette période jusqu’au 10 octobre 2024.

« Il est donc impératif que les élections aient lieu avant le 10 octobre », a déclaré l’agence électorale dans un communiqué. « Au-delà de cette date, le pays tombera dans un vide juridique. »

En décembre, les Tchadiens ont voté en faveur d’une nouvelle constitution qui, selon les critiques, pourrait contribuer à cimenter l’emprise du chef de la junte sur le pouvoir, car elle lui permettait d’être candidat à ces élections.

Les listes de candidats retenus par le Conseil constitutionnel seront communiquées par l’ANGE le 24 mars prochain.

Africanews via CONGO PUB Online

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