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Afrique

Afrique

Soudan: au moins 79 morts depuis le début de la saison des pluies

by admin9775 23 août 2022
written by admin9775

Au Soudan, le bilan des intempéries s’alourdit encore. Le dernier bilan fait état au moins de 79 personnes tuées, depuis le début de la saison des pluies qui a démarré, en mai, dans le pays. C’est ce qu’a déclaré, samedi 20 août, Abdeljalil Abdelrahim, porte-parole du Conseil national de la protection civile.

Lors de cette saison des pluies, il y a les morts, mais aussi des dégâts matériels et des besoins humanitaires conséquents. Ainsi, plus de 50 000 maisons ont été partiellement ou complètement détruites, depuis mai dernier, selon un rapport publié, ce lundi 22 août, par l’Agence humanitaire des Nations Unies, Ocha.

La plupart des dix-huit États du Soudan ont été exposés à ces inondations mais, comme l’a rapporté l’agence de presse Suna, le gouvernement a déclaré, ce week-end, l’état d’urgence dans six de ces États particulièrement touchés par ces fortes pluies comme le Nil, Al-Jazira, le Nil Blanc, le Kordofan occidental, le Darfour Sud et Kassala.

Des scènes spectaculaires ont été diffusées sur les chaînes de télévision nationales, notamment dans l’État d’Al-Jazira où des communes entières sont sous les eaux. On y voit des habitants, les pieds dans l’eau, contraints de quitter leurs foyers, de prendre la route à pied, dans leur voiture ou sur leur tracteur.

Dans la localité d’Al-Managil, par exemple, toujours à Al-Jazira, l’Ocha estime qu’environ 2 500 personnes ont été déplacées. De fortes crues, entre le 16 et le 19 août, ont contraint ces habitants à se réfugier dans des écoles publiques ou dans le stade de la commune.

L’agence humanitaire estime que rien que dans cet État d’Al-Jazira, plus de 850 000 personnes ont besoin d’une aide humanitaire.

À noter que, selon l’agence de presse Suna, le Qatar a proposé d’apporter un soutien au Soudan. Deux avions qatariens transportant une aide d’urgence sont arrivés, dimanche 21 août, à l’aéroport international de Khartoum.

RFI via CONGO PUB Online

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Afrique

Sénégal: la grève des contrôleurs aériens aura-t-elle lieu?

by admin9775 22 août 2022
written by admin9775

Une grève des contrôleurs aériens de l’Agence pour la sécurité de la navigation en Afrique et à Madagascar (Asecna) est prévue jeudi 25 août pouvant bloquer une grande majorité du ciel africain. Mais les cartes pourraient être rebattues alors que l’Union des syndicats des contrôleurs aériens de l’Asecna a rencontré, lundi 22 août au soir, le président sénégalais Macky Sall, qui est aussi le président en exercice de l’Union africaine.

L’enjeu est grand : une large partie du ciel africain pourrait être bloqué pendant 48 heures à partir de jeudi prochain. La cause ? Un préavis de grève déposé par l’Union des syndicats des contrôleurs aériens de l’Asecna dont François Paul Gomis, le secrétaire général exécutif. Il évoque deux des dix-neuf points de revendications : « Nos revendications tournent autour de la revalorisation de la prime de contrôle qu’on perçoit depuis 2011 et qui n’a pas évolué. Il y a aussi la formation continue des contrôleurs. »

Alors que le bureau l’Union des syndicats des contrôleurs aériens était en réunion jusque très tard dans la soirée, aucune décision n’a encore été prise. Mais François Paul Gomis se félicite de l’initiative du président sénégalais Macky Sall qui les a reçus et qui leur a demandé de lever le préavis de grève.

« Maintenant, si une autorité comme le président Macky Sall qui est en même temps le président de l’Union africaine, s’il prend son bâton de pèlerin et discute pour sauver la situation, on apprécie, on n’est pas des jusqu’au-boutistes, on connait le risque, le danger que peut présenter une grève au niveau de l’Asecna mais on a aussi en vue nos revendications. »

Une décision sur le maintien ou non de la grève pourrait être prise dans la journée.

Théa Ollivier 

RFI via CONGO PUB Online

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Afrique

Tchad: nouveau report pour les travaux du dialogue national inclusif et souverain

by admin9775 22 août 2022
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Au Tchad, le début effectif des travaux du dialogue national inclusif et souverain (DNIS) est encore reporté d’une journée. Initialement annoncés pour lundi, repoussés ensuite à mardi après-midi, c’est finalement mercredi 23 août qu’ils s’ouvriront. Si les délais sont respectés, le reste de la semaine sera consacré à la mise en place des instances du dialogue et de la définition d’un agenda pour les débats.

Avec notre envoyé spécial à Ndjamena, Sidy Yansané

Officiellement, les travaux du dialogue sont reportés à mercredi, car il y a encore des arrangements d’ordre technique à régler, principalement la conception et la vérification des badges sécurisés pour les quelques 1 400 participants attendus pour les débats.

À 9h00, les portes du Palais du 15 janvier s’ouvriront avec le comité d’organisation qui doit d’abord présenter son rapport d’activités, avant sa dissolution marquant la fin de sa mission, d’après Njegoltar Armand, du comité technique.

Puis, il faudra se pencher sur l’élaboration d’un règlement intérieur, suivi de son adoption par les parties prenantes. Cette étape franchie permettra la mise en place du présidium, chargé de la bonne tenue du dialogue.

Enfin, un agenda précis doit être défini, les débats étant déjà prévus pour s’étaler sur un mois maximum. Toutes ces étapes occuperont le reste de la semaine, avant l’ouverture effective du dialogue.

RFI via CONGO PUB Online

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Afrique

Mali: qui est le colonel Abdoulaye Maïga, Premier ministre par intérim?

by admin9775 22 août 2022
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L’annonce a été faite dimanche soir sur les ondes de l’ORTM, la radiotélévision d’État. Cela fait à présent dix jours que le titulaire du poste, Choguel Maïga, est hospitalisé dans une clinique de Bamako. Mis au « repos forcé », selon les autorités maliennes de transition, « après quatorze mois de travail sans répit », le chef du gouvernement aurait fait un AVC ou un malaise cardiaque, selon certaines sources. Déjà ministre de l’Administration territoriale et porte-parole du gouvernement depuis décembre 2021, le colonel Abdoulaye Maïga, qui assure à présent son intérim, est devenu en quelques mois une figure bien connue des Maliens.

Les Maliens ont pris l’habitude de le voir à la télévision lire les communiqués officiels du gouvernement. Toujours en treillis et toujours d’un ton martial, n’hésitant pas à répéter trois ou quatre fois les passages les plus durs et à s’autoriser parfois certaines formules choc, comme lorsqu’il avait cité le poète Alfred de Vigny pour inviter la ministre française des Armées, Florence Parly, « au silence ».

C’est également lui qui avait enjoint le président Emmanuel Macron de quitter « sa posture néo-coloniale, paternaliste et condescendante. » Un style qui a contribué à sa notoriété, et qui ne détonnera pas trop à la primature, l’homme qu’il remplace, Choguel Maïga, étant lui-même un habitué des sorties provocantes et musclées -« populistes » et « complotistes », disent plutôt ses détracteurs.

Un militaire réputé proche du président

Le colonel Maïga est un colonel de gendarmerie, il n’est pas membre de la junte du CNSP qui a pris le pouvoir il y a deux ans, et qui est aujourd’hui officiellement dissoute, mais il est réputé proche du président de transition, le colonel Assimi Goïta.

Après des études militaires au cours desquelles il a d’ailleurs côtoyé certains des colonels putschistes, Abdoulaye Maïga a étudié la diplomatie et le droit international à Alger. Il a surtout enchaîné les formations en France – ce qui est évidemment cocasse aujourd’hui vu les relations entre les deux pays – : politiques de défense et sécurité internationale à Paris et à Lyon, mais aussi droit de l’homme et droit humanitaire à Évry. Il a aussi commencé un doctorat en droit des affaires. Surdiplômé, le colonel Maïga n’est pas un homme de terrain, mais plutôt un expert des questions de sécurité et de gouvernance. Il a écrit une thèse sur « la crédibilité de la Cédéao » pour assurer la paix et la sécurité.

Surtout, le colonel Abdoulaye Maïga a travaillé au sein de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest – à la direction Alerte précoce sur la prévention du terrorisme et des Nations unies – comme officier de police de la Monusco, la mission onusienne en RDC, deux organisations avec lesquelles les autorités maliennes de transition ont été en conflit ces derniers mois. Le colonel Abdoulaye Maïga a d’ailleurs eu contre ses anciens employeurs des mots parfois violents : la Cédéao a, par exemple, été accusée d’être « injuste » et « inhumaine » lorsqu’elle a imposé, entre janvier et juillet dernier, des sanctions économiques au Mali pour accélérer le retour à l’ordre constitutionnel. Le colonel Maïga a aussi servi au sein de l’Union africaine.

Un « souci constant de l’efficacité »

En tant que ministre de l’Administration territoriale, Abdoulaye Maïga est chargé de la préparation des prochaines élections qui doivent marquer le retour à l’ordre constitutionnel, un enjeu majeur pour le pays qui a fait de lui un interlocuteur des partis politiques maliens. En tout cas depuis le mois de juin et la relance du cadre de concertation qui réunit périodiquement le gouvernement et les partis politiques maliens. Avant cela, les partis se plaignaient de ne pas être pris en compte. Aujourd’hui encore, ces partis se plaignent de ne pas être écoutés, par exemple sur la désignation des membres du futur organe unique de gestion des élections.

Âgé de 41 ans, le colonel Maïga se décrit lui-même, dans son CV, comme ayant un « souci constant de l’efficacité. » Une qualité qui a également pu guider le président de transition, le colonel Assimi Goïta, dans son choix.  

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Afrique

João Lourenço, l’ex-militaire qui veut rester à la tête de l’Angola

by admin9775 22 août 2022
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Ancien militaire, Joao Lourenço a pris le pouvoir en Angola il y a cinq ans, succédant en douceur à l’ex-homme fort José Eduardo dos Santos qui l’avait désigné comme dauphin.

Aussitôt, il lui tournait le dos en lançant, à la surprise générale, une vigoureuse campagne anti-corruption. Le président sortant a de bonnes chances d’être réélu le 24 août lors d’un scrutin qui s’annonce tendu, bien qu’il ait peiné à tenir les promesses de son premier mandat, estiment nombre d’observateurs.

Joao Lourenço dirige le MPLA, parti au pouvoir depuis l’indépendance en 1975. En 2017, il succède confortablement avec 61% des voix à Dos Santos, l’homme fort pendant 38 ans, accusé d’avoir largement détourné les ressources du pays riche en pétrole au profit de ses proches.

L’ex-général d’artillerie formé en URSS avait promis des réformes radicales mais la pauvreté reste criante, dans un climat d’inflation galopante. « La popularité du MPLA est faible, surtout dans les villes », souligne Borges Nhamirre, de l’Institut d’études de sécurité (ISS) à Pretoria. Joao Lourenço « avait promis plus de transparence, moins de corruption. Aujourd’hui, sa gouvernance est perçue comme autoritaire ».

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Afrique

Togo : la hausse du prix du gaz décime les forêts

by admin9775 22 août 2022
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Le prix du gaz est au centre des préoccupations des ménages au Togo. Pour cause, il a connu une hausse vertigineuse, jusqu’à 73% depuis le 12 août. Face à la grogne suscitée par cette nouvelle donne, les autorités togolaises viennent de revoir leur copie. Elles ont baissé légèrement le prix de ce produit à travers une subvention d’environ 16 centimes d’euros par kg.

La mesure est entrée en vigueur vendredi dernier. Et résulte des échanges entre avec le gouvernement et les importateurs. Mais pour les consommateurs, cette réduction n’est pas suffisante.

Fo Koffi, chauffeur de taxi est dépité.  » C’est un coup dur. La bouteille de 10 euros est passé à environ 16 euros. Ils viennent de procédé à cette petite réduction. La situation demeure difficile « 

Il faut donc faire feu de tous bois. Les consommateurs optent pour des énergies alternatives comme le charbon de bois nonobstant ses conséquences pour la préservation des forêts.

 » On espère qu’ils ne vont pas nous créer des problèmes en interdisant la vente du charbon, le charbon est un peu cher, mais le gaz butane l’est encore plus en ce moment. La bouteille de 10 euros est passée à plus de 16 euros. ‘’; a expliqué Abla Dovi, vendeuse de charbon de bois.

Si le contexte mondial est souvent évoqué pour justifier la hausse du prix du gaz au Togo, les défenseurs des consommateurs exigent le maintien des subventions.

 » C’est que le prix en international a tentation à être en hausse mais nous pensons que les contextes ne sont pas les mêmes. Le pouvoir d’achats n’est pas le même au Togo, les salaires n’ont pas les mêmes niveaux et que chercher à vouloir supprimer les subventions sur les produits pétroliers notamment sur le gaz c’est encourager la déforestation. ‘’, a déclaréEmmanuel Sogadji, président de la ligue togolaise des consommateurs.

Les organisations de la société civile demandent au gouvernement togolais d’abandonner le projet de libéralisation du secteur du gaz et attend un retour aux prix traditionnels de ce produit.

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Afrique

Présidentielle au Kenya: Raila Odinga dépose un recours devant la Cour Suprême

by admin9775 22 août 2022
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Depuis vingt ans, toutes les élections présidentielles au Kenya ont été contestées. Celle du 9 août dernier ne déroge pas à la règle : au dernier jour du temps imparti, Raila Odinga a déposé ce lundi un recours devant la Cour suprême pour contester les résultats du scrutin qui l’a donné perdant derrière le vice-président sortant William Ruto. Des centaines de ses partisans se sont rassemblés ce matin devant la Haute cour à Nairobi, où le recours a été déposé.

C’est le troisième recours de Raila Odinga lors d’une présidentielle, mais cette fois, il est venu en personne à la Cour de justice de Milimani, entouré de cadres de sa coalition, notamment de sa colistière Martha Karua.

« Nous voulons la justice »

À leur arrivée, des partisans se sont agglutinés le long des grilles de la Cour de justice. « Nous voulons la justice, la victoire nous a été volée », clamaient certains d’entre eux, alors qu’étaient déchargés un par un les cartons contenant les documents utiles pour ce recours, des dizaines de cartons transportés dans un camion.

Une fois à l’intérieur, Raila Odinga et Martha Karua ont eux-mêmes déposé une partie du dossier de 72 pages sous les caméras et les flashs des photographes : « Nous espérons avoir bâti un bon dossier et que nous gagnerons », a déclaré un peu plus tôt Daniel Manzo, l’un des membres de l’équipe juridique de Raila Odinga.

Selon les avocats de Raila Odinga, les résultats déclarés par le président de la commission ne seraient ni « complets », « ni exacts », « ni vérifiables ». Ils affirment qu’au moment de cette annonce, les résultats de 27 circonscriptions sur 292 n’étaient pas encore « compilés » ou « vérifiés ». Ils dénoncent aussi des « contradictions » dans les chiffres participation, accusant le président de la commission de les avoir « manipulés » pour « forcer » la victoire de William Ruto. Ils soulignent par exemple que dans certaines circonscriptions, on a observé des différences de participation anormalement élevées entre la présidentielle d’une part et les scrutins locaux. L’équipe de Raila Odinga affirme être en mesure de démontrer qu’il ne s’agirait pas seulement là d’une série d’erreurs matérielles mais plutôt d’un « schéma » de fraude « prémédité », qui aurait été orchestré par le président de la commission. Ils allèguent aussi que certains formulaires de résultats auraient été manipulés durant le processus de compilation et dénoncent enfin des failles de sécurité qui auraient permis selon eux à des acteurs extérieurs d’y avoir accès aux serveurs de la commission. Autant d’accusations qu’ils vont maintenant devoir étayer devant la cour suprême.

Certains de ces partisans l’ont ensuite escorté jusqu’à son quartier général pour cette élection où il a tenu un discours offensif : « Nous avons suffisamment de preuves que nous avons gagné l’élection », a-t-il affirmé. Il a surtout présenté son recours comme une faisant partie d’un combat contre « les cartels de la corruption ». Des cartels qui selon lui ont « tout à perdre quand la démocratie prend le dessus » et s’activent pour « renverser la volonté de l’électorat ». « Cela ne doit pas arriver et n’arrivera pas », a-t-il lancé. Tandis qu’à l’extérieur, certains de ses partisans continuant de scander « William Ruto doit partir ! ».

Une répétition du scénario de 2017 ?

Le détail des points que Raila Odinga a choisi d’attaquer sera dévoilé au cours des audiences qui pourraient avoir lieu la semaine prochaine. Le verdict, lui, est attendu sous 14 jours, donc au plus tard le 5 septembre. Les partisans de Raila Odinga espèrent une répétition du scénario de 2017 : la Cour suprême avait alors annulé l’élection à la surprise générale. C’était une première sur le continent africain.

Florence Morice

RFI via CONGO PUB Online

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Afrique

Sept corps découverts dans un nouveau charnier en Libye

by admin9775 22 août 2022
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Des exactions ont commencé dès 2015 à Tarhouna, quand la milice locale d’Al-Kani, connue sous le nom de Kaniyat, avait pris le contrôle de la ville.

Sept corps non identifiés ont été découverts à Tarhouna, une ville de l’ouest de la Libye où plusieurs dizaines de charniers ont été mis au jour depuis l’été 2020, a annoncé lundi l’autorité libyenne en charge des disparus.

Un « nouveau charnier » a été découvert dimanche dans une « décharge publique » d’où ont été exhumés sept corps, a précisé lundi cet organisme dans un communiqué. Tarhouna est une petite localité à vocation agricole où plus de 250 dépouilles ont été retrouvées dans des charniers depuis l’été 2020.

Leur existence avait été signalée pour la première fois après le départ de la ville en juin 2020 des forces du maréchal Khalifa Haftar, l’homme fort de l’Est libyen. Ces forces tentaient depuis avril 2019 de conquérir, en vain, la capitale Tripoli, à 80 km plus au nord-ouest et où siégeait l’ancien gouvernement reconnu par l’ONU.

Des exactions ont commencé dès 2015 à Tarhouna, quand la milice locale d’Al-Kani, connue sous le nom de Kaniyat, avait pris le contrôle de la ville. Dirigée par six frères, elle a fait régner la terreur parmi ses habitants, éliminant méthodiquement les opposants.

D’abord affiliée à l’ancien gouvernement de Tripoli, elle a fait allégeance au maréchal Haftar et s’est associée à lui dans sa tentative avortée de conquérir la capitale. Son chef Mohamed al-Kani a été tué par balles en juillet 2021 à Benghazi (est).

Une mission d’enquête d’experts de l’ONU a qualifié les exactions à Tarhouna de « crimes de guerre » et « crimes contre l’humanité ». La Libye a sombré dans le chaos après le soulèvement ayant entraîné la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011, avec des pouvoirs rivaux, une myriade de milices armées et des mercenaires étrangers disséminés dans le pays, sur fond d’ingérences étrangères.

Africain.info via Congo PUB online

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Afrique

L’Angola se prépare à des élections serrées

by admin9775 22 août 2022
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Les Angolais sont appelés aux urnes mercredi 24 août pour des élections législatives qui décideront du prochain président, dans un scrutin qui s’annonce serré entre aspiration au changement et peur de fraudes électorales.

Huit partis politiques sont en lice, avec un duel attendu entre les deux principaux partis: le Mouvement populaire de libération de l’Angola (MPLA), parti au pouvoir depuis l’indépendance en 1975 et le plus grand parti d’opposition, l’Union nationale pour l’indépendance totale de l’Angola (Unita).

L’enjeu est élevé pour le MPLA, dirigé par le président Joao Lourenço, élu en 2017 et candidat à un deuxième mandat. Le président du parti ou de la coalition dominant l’Assemblée devient automatiquement président de la République.

Mais beaucoup d’Angolais se détournent du parti au pouvoir dans un pays en grande difficulté économique. L’Angola, qui compte 33 millions d’habitants, est riche en pétrole mais une grande partie de sa population vit sous le seuil de pauvreté.

« Il y a beaucoup d’attentes dans la société », a estimé Claudio Silva, commentateur politique à Luanda. « Les gens sont très enthousiastes car il y a une perspective de changement », a-t-il ajouté.

Pour beaucoup, le changement peut venir du dirigeant de l’Unita, Adalberto Costa Junior, surnommé « ACJ », qui a revigoré l’opposition depuis son arrivée à la tête du parti en 2019.

Depuis un peu moins d’un an, cet homme de 60 ans, réputé bon orateur, a réussi à rallier plusieurs partis d’opposition. Il a rassemblé de jeunes électeurs urbains autour de promesses de réformes et de lutte contre la pauvreté et la corruption.

– Promesses de réformes –

Les jeunes de 10 à 24 ans constituent 33% de la population, selon des données des Nations unies.

Les électeurs nés après la guerre civile (1975-2001) sont moins attachés au MPLA que leurs aînés, selon des observateurs et de récents sondages.

Selon Augusto Santana, expert électoral, « ils recherchent une éducation, des emplois et des conditions de vie meilleures ».

De son côté, le MPLA devrait tenter de tirer profit du rapatriement samedi en Angola du corps de l’ancien président Jose Eduardo dos Santos, décédé en Espagne le mois dernier, en rappelant son rôle dans la pacification du pays après son indépendance du Portugal, estime l’analyste politique indépendante Marisa Lourenço.

Il a mené une longue et difficile guerre civile, qui a fait quelque 500.000 morts en 27 ans, avec le soutien de l’URSS et de Cuba, contre l’Unita appuyée par le régime d’apartheid sud-africain et les Etats-Unis.

Toutefois, étant donné l’héritage controversé de M. dos Santos, dont la famille a été impliquée dans des affaires de corruption, l’utilisation de cet argument ne devrait « pas avoir un impact majeur sur l’élection », selon elle.

Si le MPLA demeure favori, analystes et sondages pointent un résultat serré.

Mais l’opposition et une partie de l’opinion publique s’interrogent sur la possibilité de fraudes lors du scrutin.

Les réseaux sociaux ont relayé nombre de cas de personnes décédées inscrites sur des listes électorales, selon M. Silva.

– Colère –

Jeudi, le président Lourenço a rejeté les critiques de l’opposition sur la commission électorale, qui compte une majorité de membres du MPLA.

« S’ils disent que le processus électoral et la Commission nationale électorale sont discrédités, pourquoi veulent-ils participer? », a dit le président au cours d’un meeting à Benguela, à 500 km au sud de la capitale.

Des accusations d’irrégularités avaient également marqué le scrutin de 2017, sans qu’elles ne soient prises en compte, selon Justin Pearce, spécialiste de histoire angolaise à l’Université Stellenbosch en Afrique du Sud.

« Cela a créé beaucoup de colère dans la société civile », a affirmé M. Pearce.

Des observateurs étrangers sont arrivés dans le pays ces dernières semaines.

Dauphin de Jose Eduardo dos Santos, M. Lourenço, son ex-ministre de la Défense, avait remporté 61% des voix en 2017. Il avait surpris en lançant une vaste opération « mains propres » contre son mentor et sa famille, accusés d’avoir détourné des milliards, écartant sa garde rapprochée de la direction du parti et des institutions.

Héritant d’une économie dépendante du pétrole, profondément en récession, il a lancé des réformes ambitieuses, saluées à l’étranger, pour diversifier les sources de revenus et privatiser les entreprises publiques. Mais peu de choses ont changé pour la majorité des Angolais, qui peinent à se nourrir dans un contexte d’inflation galopante et de grave sécheresse.

« Le MPLA doit faire beaucoup mieux, ils doivent enrayer la pauvreté, (…) créer des emplois, (…) fournir de meilleurs services. S’ils ne le font pas, ils auront une révolution entre les mains », assure Paula Cristina Roque, analyste politique indépendante.

Qui que soit le vainqueur de l’élection, « les cinq prochaines années vont être douloureuses », selon Mme Roque.

afp

Joao Lourenco, l’ex-militaire qui veut rester à la tête de l’Angola

Par AFP ,publié le 22/08/2022 à 09:59 , mis à jour à 09:59

Luanda – Ancien militaire, Joao Lourenço a pris le pouvoir en Angola il y a cinq ans, succédant en douceur à l’ex-homme fort José Eduardo dos Santos qui l’avait désigné comme dauphin.

Aussitôt, il lui tournait le dos en lançant, à la surprise générale, une vigoureuse campagne anticorruption. 

Le président sortant a de bonnes chances d’être réélu le 24 août lors d’un scrutin qui s’annonce tendu, bien qu’il ait peiné à tenir les promesses de son premier mandat, estiment nombre d’observateurs.  

Lourenço dirige le MPLA, parti au pouvoir depuis l’indépendance en 1975. En 2017, il succède confortablement avec 61% des voix à Dos Santos, l’homme fort pendant 38 ans, accusé d’avoir largement détourné les ressources du pays riche en pétrole au profit de ses proches. 

L’ex-général d’artillerie formé en URSS avait promis des réformes radicales mais la pauvreté reste criante, dans un climat d’inflation galopante. 

« La popularité du MPLA est faible, surtout dans les villes« , souligne Borges Nhamirre, de l’Institut d’études de sécurité (ISS) à Pretoria. Lourenço « avait promis plus de transparence, moins de corruption. Aujourd’hui, sa gouvernance est perçue comme autoritaire« . 

Joao Manuel Goncalves Lourenco, originaire de Lobito (ouest), a combattu dans sa jeunesse le Portugal. Après l’indépendance, il participe à l’interminable guerre civile (1975-2002) qui éclate entre le gouvernement du MPLA et les rebelles de l’Unita, aujourd’hui devenu le principal parti d’opposition. 

Comme nombre de dirigeants en pleine ascension pendant la décolonisation, il est formé en Union soviétique. Il devient chef politique de la branche armée du MPLA pendant la guerre civile, un conflit de Guerre froide qui voit Cuba soutenir le MPLA alors que des milices soutenues par la CIA le combattent.  

Devenu gouverneur de la province de Moxico (est) dans les années 1980, il gravit rapidement les échelons au sein du MPLA, dirigeant son groupe parlementaire avant de devenir vice-président du Parlement.  

– Pauvreté, inflation, sécheresse – 

C’est paradoxalement son ambition qui manque de mettre fin à sa carrière. Ne réussissant pas à cacher son désir de succéder à Dos Santos, au tournant des années 1990-2000, ce dernier le met sur la touche. 

Après des années de purgatoire politique, il est sorti d’hibernation et nommé ministre de la Défense en 2014, avant d’être désigné comme successeur de Dos Santos.  

Dès son élection de 2017, il se retourne rapidement contre son prédécesseur et lance une vaste opération « mains propres » pour récupérer les milliards détournés par le clan Dos Santos.  

Héritant d’une économie dépendante du pétrole et en récession, il monte un ambitieux plan de réforme visant à varier les sources de revenus et à privatiser les entreprises publiques.  

« Le problème c’est que la majorité de la population n’a pas bénéficié de ces réformes« , estime Marisa Lourenço, analyste politique indépendante basée à Johannesburg. Une grande partie des 33 millions d’Angolais ont du mal à se nourrir, confrontés à l’inflation mais aussi à la pire sécheresse depuis 40 ans.  

Beaucoup jugent désormais la campagne anticorruption comme sélective et politiquement motivée, alimentant les divisions au sein du parti au pouvoir. 

La mort de Dos Santos en juillet a encore plombé le président Lourenço, déclenchant une querelle publique avec plusieurs de ses enfants.  

Pourtant, le changement de cap par rapport à l’ancien régime a été salué à l’étranger où sa réputation reste plutôt solide. 

M. Lourenco a récemment joué un rôle de médiateur dans des pourparlers entre Kinshasa et Kigali, dans un contexte d’escalade des tensions entre ces voisins.  

Lors du lancement de sa campagne électorale le mois dernier, il a notamment promis de nouveaux hôpitaux et de meilleurs transports. 

Il est marié à Ana Dias Lourenco, ancienne ministre qui a aussi représenté l’Angola à la Banque mondiale. Ils ont six enfants.  

Le chef de l’opposition angolaise déclare que l’État à parti unique est un « cancer de la société ».

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Le chef du principal parti d’opposition angolais, l’UNITA, a accusé dimanche le gouvernement d’établir un État non démocratique à parti unique, et a déclaré que la contestation du résultat des élections de cette semaine n’était pas exclue.

L’Angola se prépare à un vote mercredi qui sera probablement le plus serré depuis la première élection multipartite en 1992. Le MPLA, de l’actuel président Joao Lourenco, gouverne le pays depuis qu’il a obtenu son indépendance du Portugal en 1975.

« C’est un régime à parti unique, un gros cancer dont le pays doit se débarrasser », a déclaré Adalberto Costa Junior, leader de l’UNITA, dans une interview à Reuters, ajoutant que le MPLA ne permet pas à l’Angola d’être une démocratie.

Le pays, deuxième plus grand producteur de pétrole d’Afrique, est sorti en 2002 d’une guerre civile de 27 ans entre le MPLA et l’UNITA.

Certains détracteurs du gouvernement ont exprimé la crainte que les élections soient entachées. Il n’y a que 2 000 observateurs pour couvrir un pays deux fois plus grand que la France, le décompte final des voix de tous les postes a été centralisé dans la capitale Luanda, et certains sondages d’opinion ont été restreints.

Le MPLA n’a pas répondu à une demande de commentaire sur la transparence et la fraude électorale. Il a précédemment déclaré qu’il respecterait le résultat du vote.

L’UNITA et la société civile ont accusé le MPLA de contrôler les principales institutions du pays, des tribunaux aux médias. M. Lourenco a refusé une demande d’interview, mais il a déclaré en mars que les tribunaux angolais exerçaient leurs pouvoirs de manière indépendante.

Lors d’un rassemblement samedi dans la banlieue de Luanda, il a déclaré qu’il y avait maintenant beaucoup plus de liberté des médias par rapport à l’époque où il a été élu en 2017.

Choisi par son prédécesseur Jose Eduardo dos Santos lorsque celui-ci a quitté le pouvoir en 2017 après avoir dirigé l’Angola pendant 38 ans, Lourenco, qui brigue un second mandat, s’est engagé à lutter contre la corruption, à relancer l’économie et à ouvrir l’espace démocratique.

Mais Costa Junior a déclaré que les promesses n’avaient pas été tenues et que les réformes ne s’étaient pas traduites par de meilleures conditions de vie pour les Angolais.

A la question de savoir s’il contesterait le résultat s’il y avait une forte suspicion de fraude, Costa Junior a répondu que si le processus n’était pas démocratique, le parti utiliserait tous les mécanismes légaux, nationaux ou internationaux, à sa disposition.

Il a déclaré que le parti avait déjà la preuve de plusieurs violations, telles que l’achat de votes, mais a dit qu’il croyait toujours que la commission électorale apporterait des changements pour éviter la fraude.

« Nous devons avoir l’élection la plus démocratique possible, mais nous ne dormons pas », a déclaré Costa Junior, laissant un avertissement au MPLA : « Ne soyez pas trop distraits. »

Le MPLA n’a pas immédiatement répondu à une demande de commentaire sur les allégations d’achat de votes.

Costa Junior a exhorté les électeurs à rester près des bureaux de vote après avoir déposé leur bulletin afin de surveiller le processus électoral. Selon un rapport de l’Institut d’études de sécurité, si une victoire du MPLA est perçue comme frauduleuse, des troubles pourraient s’ensuivre.

Africain.info via Congo PUB online.

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Afrique

Sahara occidental: le roi Mohammed VI exhorte à soutenir « sans équivoque » le Maroc

by admin9775 21 août 2022
written by admin9775

Le roi Mohammed VI a exhorté samedi soir les pays partenaires du Maroc à « clarifier » leur position sur la question du territoire disputé du Sahara occidental et à le soutenir « sans aucune équivoque ».

« Je voudrais adresser un message clair à tout le monde: le dossier du Sahara est le prisme à travers lequel le Maroc considère son environnement international », a déclaré le roi dans un discours radio-télévisé à l’occasion de la fête dite de « la Révolution du roi et du peuple », célébrant un épisode historique de la lutte anticoloniale et qui symbolise le lien entre le monarque et ses sujets.

« C’est aussi clairement et simplement l’aune qui mesure la sincérité des amitiés et l’efficacité des partenariats qu’il établit », a-t-il souligné.

« S’agissant de certains pays comptant parmi nos partenaires, traditionnels ou nouveaux, dont les positions sur l’affaire du Sahara sont ambiguës, nous attendons qu’ils clarifient et revoient le fond de leur positionnement, d’une manière qui ne prête à aucune équivoque », a averti le souverain chérifien.

Ce dernier n’a pas précisé à quels pays s’adressait plus particulièrement son message.

Mais il a salué la position « incontournable » des Etats-Unis — qui ont reconnu la « marocanité » du Sahara occidental sous la présidence de Donald Trump, une initiative assumée par son successeur Joe Biden.

Mohammed VI s’est également félicité du revirement de l’Espagne, et dans une moindre mesure de l’Allemagne, qui se sont ralliées à « l’initiative d’autonomie » sous souveraineté marocaine prônée par Rabat pour régler le conflit du Sahara occidental.

Cette ancienne colonie espagnole, que se disputent depuis des décennies le Maroc et les indépendantistes sahraouis du Front Polisario, est considérée comme un « territoire non autonome » par l’ONU.

Le Maroc en contrôle 80 % et prône une autonomie sous sa souveraineté exclusive, tandis que le Polisario, soutenu par l’Algérie, réclame un référendum d’autodétermination.

Dans son discours, également longuement consacré à la diaspora marocaine, Mohammed VI a appelé à resserrer institutionnellement les liens entre « les Marocains du monde » et leur patrie, « y compris avec les centaines de milliers de juifs marocains » à l’étranger.

Le Maroc et Israël ont renoué leurs relations diplomatiques en décembre 2020 dans le cadre des accords d’Abraham, un processus entre l’Etat hébreu et plusieurs pays arabes, soutenu par Washington.

En contrepartie, l’administration Trump a reconnu la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental.

Les quelque 700.000 Israéliens d’ascendance marocaine ont souvent gardé des liens très forts avec leur pays d’origine.

AFP

Le Point via CONGO PUB Online

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