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Category:

Afrique

À la UneAfrique

Le Mali vient de mettre définitivement fin à sa dépendance face à la France en annulant les 11 accords coloniaux imposés aux pays africains depuis 1960.

by admin9775 23 mars 2023
written by admin9775

Après  les indépendances, 14 pays francophones ont signé 11 accords avec la France qui sont les  suivants : 

ACCORD n⁰1:

LA DETTE  COLONIALE POUR  REMBOURSEMENT DES BÉNÉFICES DE LA COLONISATION.

C’est-à-dire que les États nouvellement indépendants doivent rembourser le coût des infrastructures construites par la France pendant la colonisation.

Nous cherchons toujours le détail des coûts, l’évaluation des bénéfices et des conditions de paiements imposés par la France aux pays africains.

ACCORD n⁰ 2 :

LA CONFISCATION AUTOMATIQUE DES RÉSERVES FINANCIÈRES NATIONALES.

C’est-à-dire que les pays africains doivent déposer leurs réserves financières auprès de la Banque de France. Ainsi, la France « garde » les réserves financières de quatorze pays africains depuis 1961 : le Bénin, le Burkina Faso, la Guinée Bissau, la Côte d’Ivoire, le Mali, le Niger, le Sénégal, le Togo, le Cameroun, la République centrafricaine, le Tchad, le Congo-Brazzaville, la Guinée Équatoriale et le Gabon.

Ainsi, la gouvernance des politiques monétaires reste asynchrone  et incomplète du fait qu’elle soit pilotée directement par le gouvernement français, sans aucun lien avec les autorités financières des pays tels que CEDEAO  ou la CEMAC.

Ainsi, du fait des conditions qui lient les banques des 14 pays des  zones  économiques et financières CFA , elles sont obligées de garder 65 % de leurs réserves de change dans un compte d’opérations tenu par le Trésor français, ainsi que 20 % supplémentaire afin de couvrir « les risques financiers ».

En  plus, les banques des zones CFA imposent une limite de crédit à chaque pays membre, équivalent à 20 % des recettes de l’état dans l’année budgétaire en  cours , bien que le BEAC ou la BCEAO  aient  des possibilités de retraits supérieurs auprès du Trésor français. Ces retraits doivent faire d’abord l’objet de l’accord du Trésor français.

La décision finale revient donc au Trésor français qui a lui-même investi les réserves des pays africains sur la place boursière parisienne.

En d’autres mots, 85 % des réserves financières africaines, sont déposées sur un compte d’opération contrôlé par l’administration française.

Les deux banques de la zone CFA sont africaines de par leurs noms, mais ne décident aucune des politiques monétaires par elles -mêmes.

Le pire est que  les pays eux-mêmes ne savent même pas quelle est la part de réserves financières qui leur revient.

ACCORD n⁰3 :

LE DROIT DE  PREMIER  REFUS   SUR TOUTE  RESSOURCE BRUTE  OU NATURELLE   DÉCOUVERTE DANS LE PAYS.

C’est-à-dire que la France a le premier droit d’achat des ressources naturelles de la terre de ses ex-colonies. Ce n’est qu’après que la France ait dit: « Je ne suis pas intéressée », que les pays africains sont autorisés à chercher d’autres partenaires.

ACCORD n⁰4 :

PRIORITÉ AUX INTÉRÊTS ET AUX ENTREPRISES FRANÇAIS DANS  LES MARCHÉS PUBLICS  ET APPELS D’OFFRES  PUBLICS.

Dans l’attribution des marchés publics, les entreprises françaises ont la priorité sur les appels d’offres. Même si les pays africains peuvent obtenir un meilleur rapport qualité-prix ailleurs.

En conséquence, dans la plupart des ex-colonies françaises, tous les leviers économiques des pays sont entre les mains des expatriés français. En Côte d’Ivoire, par exemple, les entreprises françaises possèdent et contrôlent tous les grands services publics dont l’eau, l’électricité, le téléphone, le transport aérien, les ports et les grandes banques. C’est la même chose dans le commerce, la construction et l’agriculture.

ACCORD n⁰5 :

DROIT  EXCLUSIF DE  FOURNIR DES ÉQUIPEMENTS  MILITAIRES  ET DE FORMER LES  OFFICIERS  MILITAIRES DES COLONIES.

Grâce à un système sophistiqué de bourses, de subventions, et les « accords de défense » attachés au pacte colonial, les Africains doivent envoyer leurs officiers supérieurs en formation en France et  ont  obligation de se  fournir en équipements  militaires avec la France.

ACCORD n⁰6 :

LE DROIT POUR LA FRANCE DE DÉPLOYER DES TROUPES  ET D’INTERVENIR MILITAIREMENT DANS LE PAYS  POUR DÉFENDRE SES  INTÉRÊTS.

En vertu de ce qu’on appelle « les accords de défense » attachés au pacte colonial, la France a le droit d’intervenir militairement dans les pays africains, et aussi de stationner des troupes en permanence dans les bases et installations militaires, entièrement gérées par les Français.

ACCORD n⁰7 :

L’OBLIGATION DE FAIRE DU FRANÇAIS LA LANGUE OFFICIELLE DU PAYS ET LA LANGUE POUR L’ÉDUCATION.

Une organisation de la langue française et de la diffusion de la culture française a même été créée. Elle s’appelle la « Francophonie » et possède plusieurs organisations satellites. Ces organisations sont affiliées et contrôlées par le ministre français des Affaires étrangères.

ACCORD n⁰8 :

L’OBLIGATION D’UTILISER LE FRANC CFA (FRANC DES COLONIES FRANÇAISES D’AFRIQUE).

Bien que ce système ne soit pas partagé par l’Union européenne, les colonies françaises sont contraintes à utiliser exclusivement le FCFA.

ACCORD n⁰9 :

L’OBLIGATION D’ENVOYER EN FRANCE, UN BILAN  ANNUEL ET UN  RAPPORT D’ÉTAT DES RÉSERVES. PAS  DE RAPPORT, PAS D’ARGENT.

C’est-à-dire que  le directeur des banques centrales des ex-colonies présente ledit rapport lors des réunions annuelles des ministres des Finances sur les ex-colonies. Ce rapport est ensuite compilé par la Banque de France et le Trésor français.

ACCORD n⁰10 :

RENONCER À TOUTE ALLIANCE MILITAIRE AVEC D’AUTRES PAYS, SAUF AUTORISATION DE LA FRANCE.

La plupart de ces pays ont seulement des alliances militaires avec leurs ex-colonisateurs simplement par le fait que la France leur interdisait toute autre alliance militaire.

ACCORD n⁰11 :

L’OBLIGATION DE S’ALLIER AVEC LA FRANCE EN CAS DE GUERRE OU DE CRISE MONDIALE.

Plus d’un million de soldats africains ont combattus pour la défaite du nazisme et du fascisme au cours de la Seconde guerre mondiale. Maintenant que la France est militairement  liée  à l’Union Européenne,  à L’OTAN  et aux Etats-Unis, l’Afrique  sera de facto engagée   au côté de la France en cas de 3ème guerre mondiale.

Chers  compatriotes Africains, onze (11) accords sont toujours en vigueur entre la France et les 14 pays de la zone CFA, et aucun média Français ni leur soi-disant  spécialistes de L’Afrique ne parleront jamais de ces sinistres accords qui ont été imposés aux pays Africains de  la zone CFA.

Chers compatriotes, voilà pourquoi nous ne cessons de dénoncer  cette colonisation qui se pratique désormais depuis 1960, par personnes  interposées, c’est à dire par des dirigeants de leurs choix qu’ils soutiennent et qu’ils protègent en leur imposant la dictature face à leurs propres  peuples.

Ce qui nous ‘intéresse aujourd’hui parmi ces onze accords, c’est le dixième (N⁰ 10) qui dit que les 14 pays de la zone CFA à travers l’accord, ne sont pas autorisés à avoir une alliance militaire avec d’autres pays et  ne sont pas non plus autorisés à acheter du matériel militaire dans un autre pays Européen sans  l’autorisation de la France, voilà pourquoi le Mali a été bloqué jusqu’aujourd’hui. Mais la situation étant débloquée, le Mali peut désormais coopérer librement avec tous les pays de la planète sans demander l’autorisation à la France.

Chers compatriotes, au regard de toutes ces escroqueries morales, physiques et psychologiques, la nouvelle génération africaine doit faire sa part de restauration des acquis nationaux de notre continent afin de laisser un héritage digne aux futures générations.

GRAH   KOSSI-KOSSI.

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À la UneAfrique

Sénégal : Macky Sall exige des mesures pour arrêter les troubles

by admin9775 23 mars 2023
written by admin9775

Le président sénégalais Macky Sall a demandé mercredi au gouvernement des mesures pour « préserver l’ordre public », après des troubles liés à un procès de l’opposant Ousmane Sonko qui ont fait au moins un mort.

M. Sall « a demandé au gouvernement de prendre toutes les mesures idoines pour assurer la sécurisation absolue des biens et des personnes », selon un communiqué officiel. Il a parlé de « l’impératif de préserver les acquis démocratiques et l’ordre public au Sénégal », pays qui a la réputation d’être un rare îlot de stabilité dans une région troublée.

Un homme a été tué mardi en Casamance (sud) dans des heurts entre partisans de M. Sonko et forces de l’ordre, selon un élu local et un responsable administratif.Depuis le 16 mars, jour du début du procès de M. Sonko, poursuivi en diffamation par le ministre du Tourisme Mame Mbaye Niang, des incidents ont éclaté dans plusieurs villes. L’audience a été renvoyée au 30 mars.

M. Sonko a quitté mardi la clinique privée de Dakar où il était hospitalisé depuis cinq jours, a-t-on appris mercredi auprès de son parti.Il a déclaré lundi y avoir reçu des soins après un malaise dû à un « produit toxique » dont il dit avoir été aspergé lors de son transfert contraint par les forces de l’ordre vers le tribunal de Dakar pour son procès.

Par ailleurs, la police a placé mercredi soir en garde à vue le responsable de la communication du parti de M. Sonko, El Malick Ndiaye, pour « diffusion de fausses nouvelles de nature à jeter le discrédit sur les institutions », a annoncé à l’AFP un responsable de la formation politique, Ousseynou Ly.

Il est reproché à M. Ndiaye une publication sur Facebook parlant d’une « substance inconnue » qui aurait été « aspergée » sur M. Sonko, a indiqué M. Ly.

Le ministre Niang poursuit M. Sonko pour diffamation, injures et faux. Il lui reproche d’avoir déclaré qu’il avait été épinglé par un rapport d’une institution de contrôle pour sa gestion d’un fonds pour l’emploi des jeunes dans l’agriculture.

L’enjeu dépasse largement la réputation du ministre. Les textes en vigueur prévoient une radiation des listes électorales, et donc une inéligibilité, dans certains cas de condamnation. M. Sonko risque donc d’être déclaré inéligible pour la présidentielle de 2024.

Macky Sall a maintenu ouverte la question de sa candidature à un troisième mandat en 2024, dans un entretien au magazine français L’Express lundi.

M. Sonko et ses supporteurs dénoncent une instrumentalisation de la justice par le pouvoir pour l’éliminer politiquement.

En mars 2021, la mise en cause de M. Sonko dans une autre affaire de viols présumés et son arrestation avaient contribué à déclencher les plus graves émeutes depuis des années au Sénégal, qui avaient fait au moins une douzaine de morts. Le procès n’a pas encore eu lieu.

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Centrafrique : manifestation en soutien à la Chine et la Russie

by admin9775 23 mars 2023
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Près de 200 personnes ont participé mercredi à Bangui, la capitale de la Centrafrique, à une manifestation en soutien à la Chine et à la Russie, quatre jours après le meurtre de 9 Chinois sur un site minier dans le centre du pays.

Le rassemblement de près de 200 personnes à l’appel du Front Républicain, proche du pouvoir, a commencé dans la matinée et s’est achevé à la mi-journée au pied du monument d’hommage aux forces armées (FACA) et à ses alliés russes.

Les manifestants ont brandi des drapeaux russes et des banderoles proclamant notamment « Soutien à la Chine » ou encore « La Russie c’est Wagner, nous aimons la Russie et nous aimons Wagner », et déposé une gerbe de fleurs devant l’ambassade de Chine.

Dimanche, 9 ressortissants chinois ont été tués dans l’attaque d’un site minier dans le centre du pays. Une commission d’enquête a été ouverte tandis que le président chinois Xi Jinping a appelé à « sévèrement punir » les coupables.

« Nous sommes là pour partager la douleur de la population chinoise qui est un partenaire incontournable de construction en Centrafrique », a déclaré Saint-Clair Banga-Bingui, secrétaire-adjoint du Front Républicain.

Bangui accuse la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC), une alliance de groupes rebelles créée en décembre 2020 pour renverser le président Faustin Archange Touadéra, d’être à l’origine de cette attaque. L’alliance rebelle a rejeté ces accusations, pointant du doigt les « mercenaires russes (de l’organisme paramilitaire) Wagner » avec la complicité du gouvernement.

A la fin du rassemblement, plusieurs dizaines de manifestants ont été rémunérés 15 000 francs CFApar le Front républicain pour leur participation, a constaté une journaliste de l’AFP.

La Centrafrique, deuxième pays le moins développé au monde selon l’ONU, est le théâtre depuis 2013 d’une guerre civile, très meurtrière dans ses premières années mais qui a baissé d’intensité depuis 2018.

Fin 2020, les plus puissants des nombreux groupes armés qui se partageaient alors les deux tiers du territoire avaient lancé une offensive sur Bangui et M. Touadéra avait appelé Moscou à la rescousse de son armée démunie.

Des centaines de paramilitaires russes avaient alors rejoint les quelques centaines déjà présents depuis 2018, permettant de repousser l’offensive des rebelles puis de les refouler d’une grande partie des territoires et villes qu’ils contrôlaient, mais sans pouvoir y réinstaller partout et durablement la présence et l’autorité de l’Etat centrafricain.

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Les Ougandais « heureux » de l’adoption d’un projet de loi anti-LGBTQ

by admin9775 23 mars 2023
written by admin9775

Le Parlement ougandais a voté mardi soir, lors d’une séance agitée, une loi prévoyant de lourdes peines pour les personnes entretenant des relations homosexuelles.

Après l’adoption par le parlement ougandais, à l’issue d’une session très mouvementée et chaotique, d’une loi anti-LGBTQ radicale prévoyant de nouvelles sanctions sévères pour les relations entre personnes de même sexe, les habitants de la capitale, Kampala, ont largement salué le projet de loi. 

« La loi a été adoptée hier et nous sommes très heureux en tant que citoyens ougandais. Culturellement, nous n’acceptons pas, nous n’acceptons pas l’homosexualité, le lesbianisme, les LGBTQ. Nous ne pouvons pas. En tant qu’Africains, nous voulons produire, nous voulons que tout fonctionne normalement », déclare Abdu Mukasa, un habitant.

« Le projet de loi qui a été adopté prévoit la perpétuité pour les personnes intéressées… Bien que je sois parent, ce sont nos enfants qui font ce genre de choses. Si le parlement en a décidé ainsi, c’est bon. Parce que je ne peux pas voir un de mes enfants faire une telle chose » a ajouté une résidente de Kampala âgée de 62 ans.

L’ONU, l’ONG Amnesty International, Washington et Londres ont demandé mercredi au président ougandais Yoweri Museveni de rejeter cette loi. 

« Le vote de ce texte discriminatoire – probablement le pire au monde en son genre – est un développement profondément troublant », a estimé le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’Homme, Volker Türk dans un communiqué.

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Ouganda : le Parlement débat d’une loi controversée anti-LGBT

by admin9775 22 mars 2023
written by admin9775

Le Parlement ougandais doit voter mardi sur une loi répressive prévoyant jusqu’à dix ans de prison pour celles et ceux qui entretiendraient des relations homosexuelles, dénoncée par des défenseurs des droits humains.

Le texte cible toute personne se livrant à des activités homosexuelles ou se revendiquant comme LGBTQ+, dans un pays où l’homosexualité est déjà illégale.

« Le projet de loi contre l’homosexualité est prêt et sera déposé devant le parlement pour un vote cet après-midi », a déclaré mardi à l’AFP Robina Rwakoojo, présidente de la Commission des affaires juridiques et parlementaires qui a étudié le projet de loi.

« Nous avons entendu les partisans du projet de loi et ceux qui s’y opposent et nous avons fait nos recommandations pour examen par la plénière », a-t-elle poursuivi.

Ce vote sur ce projet de loi survient à un moment où les théories conspirationnistes sur le sujet foisonnent sur les réseaux sociaux, accusant d’obscures forces internationales de faire la promotion de l’homosexualité en Ouganda.

Yoweri Museveni en guerre contre l'homosexualité https://t.co/nTnNGGGCAI

— Africanews Français (@africanewsfr) March 16, 2023

Quelques jours avant l’examen du projet de loi par les parlementaires, le président Yoweri Museveni, qui dirige le pays d’Afrique de la région des Grands lacs d’une main de fer depuis 1986, avait qualifié les homosexuels de « déviants ».

Le 17 mars, la police ougandaise avait annoncé l’arrestation de six hommes pour « pratique homosexuelle ».

Fox Odoi-Oywelowo, parlementaire appartenant tout comme le chef de l’Etat au Mouvement de résistance nationale, a déclaré de son côté s’opposer au texte, affirmant à l’AFP vouloir « promouvoir une société juste ».

Ce projet de loi « contient des dispositions anticonstitutionnelles, annule les acquis enregistrés dans la lutte contre les violences basées sur le genre », a-t-il déclaré mardi devant le Parlement, pendant que plusieurs de ses collègues tentaient de couvrir son intervention.

En Afrique de l'Est, une violente répression contre la communauté #LGBT+ #homosexuels #burundi #kenya #tanzanie #ougandahttps://t.co/rJiZwS5jmb

— Africanews Français (@africanewsfr) March 15, 2023

Adrian Jjuuko, avocat et militant pour la défense des droits humains, a déclaré espérer que le Parlement « n’adopte pas cette loi car elle aggraverait les discours de haine contre les minorités ».

L’Ouganda a une stricte législation anti-homosexualité – un héritage des lois coloniales – mais depuis l’indépendance du Royaume-Uni en 1962, il n’y a eu aucune poursuite pour des actes homosexuels consentis.

En 2014, un tribunal ougandais avait bloqué un projet de loi, approuvé par les députés et signé par le président Museveni, pour punir les relations homosexuelles de prison à vie. Ce texte avait suscité un tollé au-delà des frontières ougandaises, certains pays riches ayant suspendu leur aide après sa présentation au Parlement.

Le chef de l’Etat « a historiquement pris en compte les dommages causés par les projets de loi, notamment en termes de relations avec l’Occident et de financement des donateurs », a déclaré Kristof Titeca, expert des affaires d’Afrique de l’Est à l’Université d’Anvers (Belgique).

Ouganda : le projet de loi homophobe présenté au Parlement https://t.co/TzXFglQ03B

— Africanews Français (@africanewsfr) March 10, 2023

Ce vote en Ouganda intervient également dans un contexte de virulente vague d’homophobie en Afrique de l’Est, où l’homosexualité est illégale et souvent considérée comme un crime.

Frank Mugisha, directeur de la principale organisation ougandaise de défense des droits des homosexuels suspendue l’année dernière par les autorités, Sexual Minorities Uganda, avait déclaré en mars à l’AFP avoir été inondé d’appels de personnes LGBTQ+ au sujet du nouveau projet de loi car ils « vivent dans la peur ».

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Accord de Migration Rwanda-Royaume-Uni : Comment un pays avec de grandes valeurs comme le Royaume-Uni peut-il faire des compromis avec de telles connaissances ? (Félix Tshisekedi)

by admin9775 21 mars 2023
written by admin9775

Félix Tshisekedi est revenu, une fois de plus, sur les atrocités perpétrées par les rebelles M23 sous couvert par le régime de Kigali de Paul Kagame. Le président congolais s’est indigné du rapprochement entre le Royaume-Uni et avec son homologue rwandais Paul Kagame, qu’il décrit comme dictateur et sangui-naire, sur le sujet de migration entre les deux nations.

Dans une interview accordée au journal anglais « The Times », Félix Tshisekedi a également évoqué la question de l’accord de migration entre le Royaume Uni et le Rwanda. « Comment un pays avec de grandes va-leurs comme le Royaume-Uni peut-il faire des compromis avec de telles connaissances ? », s’est interrogé le chef de l’Etat congolais.

Félix Tshisekedi ne garde plus sa langue en poche pour citer nommément les responsables de l’agression dont fait objet son pays. Le président Tshisekedi a décrit le dirigeant rwandais comme un dictateur criminel et sanguinaire.

Félix Tshisekedi a accusé la Grande-Bretagne de « fermer les yeux » sur les abus de Kagame, son bilan antidémocratique et les atrocités commises par son armée par procuration dans l’est du Congo riche en minerais, une évaluation très différente de la description par Braverman du Rwanda comme « un phare dans la région ».

Plusieurs langues se délient sur cette affaire. L’activisme mené par le M23 dans la partie de la RDC menace de plus en plus l’intégrité du territoire congolais. Malgré les efforts diplomatiques menés par la RDC, le régime de Kigali nie toujours les accusations des autorités congolaises.

Joe KAZUMBA

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À la UneAfrique

Sénégal : pas d’obstacle constitutionnel à un 3e mandat selon Macky Sall

by admin9775 21 mars 2023
written by admin9775

Le président sénégalais Macky Sall a maintenu ouverte la question de sa candidature à un troisième mandat en 2024 mais a fait valoir que seuls des facteurs politiques et non pas constitutionnels l’empêcheraient de se présenter, quoi qu’en disent ses adversaires.

L’opposition affirme que la Constitution interdit à Macky Sall, élu en 2012 et réélu en 2019, de briguer à nouveau la tête de l’Etat en 2024. Elle a d’ailleurs fait de la résistance à un troisième mandat son principal mot d’ordre, dans un climat de tensions grandissantes.

La Constitution, après la révision de 2016, prévoit que la durée du mandat présidentiel est de cinq ans, et non plus sept, et que « nul ne peut exercer plus de deux mandats consécutifs ».

Cependant, Macky Sall fait valoir dans un entretien accordé au magazine français L’Express et mis en ligne lundi que, quand le Conseil constitutionnel avait été consulté avant la révision, ce dernier avait estimé que son premier mandat était « hors de portée » de la réforme.

« Sur le plan juridique, le débat est tranché depuis longtemps », déclare-t-il.

« Maintenant, dois-je me porter candidat pour un troisième mandat ou non ? C’est un débat politique, je l’admets », ajoute-t-il. « Je n’ai pas encore apporté ma réponse. J’ai un agenda, un travail à faire. Le moment venu, je ferai savoir ma position, d’abord à mes partisans, ensuite à la population sénégalaise ».

Un mort en Casamance, l’opposant Sonko toujours hospitalisé

Une personne est morte lundi en Casamance, dans le sud du Sénégal, lors de heurts entre les forces de l’ordre et des partisans de l’opposant Ousmane Sonko, « hospitalisé » depuis quatre jours à Dakar.

Dans la ville de Bignona, un fief de M. Sonko à une trentaine de km de Ziguinchor, principale ville de Casamance, « un gosse a été abattu » lundi par les forces de l’ordre, a déclaré à l’AFP Yankhoba Diémé, le président du conseil départemental éponyme, une institution locale.

Des heurts ont éclaté avec les forces de l’ordre quand « des jeunes de façon spontanée sont sortis manifester dans la rue » contre le pouvoir, a dit M. Diémé, membre du parti de M. Sonko. L’information a été confirmée à l’AFP par un responsable administratif.

Les forces de l’ordre ont depuis le 16 mars arrêté plus de 400 personnes dans tout le pays lors des manifestations contre le pouvoir, a assuré lundi à l’AFP M. Ndiaye, responsable de la communication du parti de M. Sonko.

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Niger : Orano prévoit d’exploiter le gisement d’uranium d’Imouraren en 2028

by admin9775 20 mars 2023
written by admin9775

La décision d’exploiter l’un des plus grands gisements d’uranium au monde, dans le nord du Niger, Imouraren, sera prise en 2028 après des essais qui doivent débuter en 2024,selon Matthieu Davrinche, directeur d’Imouraren SA, coentreprise du groupe français Orano (ex-Areva) et de l’Etat nigérien.

Matthieu Davrinche, explique que le projet est relancé « à la suite de plusieurs études hydrogéologiques qui permettent de penser que la méthode ISR (In situ recovery – extraction de l’uranium par pompage) peut être très intéressante pour l’exploitation de ce gisement. »

« Dans la planification que nous envisageons, nous continuons à mettre en place ces études hydrogéologiques qui doivent aboutir à un Go-no go (lancement ou non) d’un pilote fin 2023-début 2024. Un pilote, ce sont des essais à petite échelle qui permettent d’évaluer ce que sera l’exploitation à grande échelle. »

Le gisement d’Imouraren sera donc extrait par pompage, une méthode inédite en Afrique, permettant de dissoudre de l’uranium dans l’eau avant de le pomper. 

Pour le directeur français,  ce changement de méthode d’extraction, « fait suite à des considérations économiques, le prix de l’uranium n’étant pas certain pour les années qui viennent. Il y a aussi des considérations environnementales, le groupe Orano s’est engagé à diminuer de façon importante ses émissions de CO2 et les mines à ciel ouvert émettent beaucoup de CO2, basiquement sur la consommation en gasoil des engins miniers. »

Présent depuis 40 ans au Niger, Orano exploite l’uranium en partenariat avec l’Etat nigérien.

Le. Groupe français promet de surveiller la radioactivité de l’air et de l’eau pour rassurer les habitants de la région.

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Gabon : démission du ministre des Transports après le naufrage d’un ferry

by admin9775 17 mars 2023
written by admin9775

Le ministre gabonais des Transports, Brice Paillat, a démissionné jeudi, une semaine après le naufrage d’un petit ferry qui a fait au moins 21 morts et 16 disparus selon un bilan encore provisoire, a annoncé la présidence.

De nombreuses voix – familles des victimes, opposition, groupes de la société civile – s’étaient élevées ces derniers jours pour réclamer au moins la démission de Brice Paillat, en plus de la suspension annoncée par le gouvernement de quatre cadres de l’administration de la Marine marchande et des Affaires maritimes, et des gardes à vue en cours de fonctionnaires et responsables de la compagnie propriétaire du navire.

« Monsieur Brice Paillat a remis ce jour sa démission en qualité de ministre des Transports au président de la République » Ali Bongo Ondimba, « qui l’a acceptée« , a annoncé la présidence dans un communiqué qui n’en précise pas les raisons et ne fait pas référence au naufrage.

C’est le ministre délégué aux Transports qui « assurera le traitement des affaires courantes jusqu’à la nomination d’un nouveau ministre », précise le texte.

#Naufrage d’un #ferry au #Gabon : le bilan s’alourdit à au moins 21 morts https://t.co/gEgQjzSe7F

— Africanews Français (@africanewsfr) March 15, 2023

Le bilan, toujours provisoire, est resté inchangé depuis deux jours à 21 morts et 16 portés disparus, selon le gouvernement.

Au total, 124 des 161 passagers et membres de l’équipage recensés de l’Esther Miracle, qui a coulé le 9 mars en pleine nuit à quelques encablures des côtes gabonaises, avaient été secourus.

Ce navire mixte de transport de passagers et de fret reliait la capitale gabonaise Libreville au port pétrolier de Port-Gentil.

Le navire, dont on ignore la date de construction, avait été acheté et inauguré sur cette ligne en novembre dernier. Il appartient à une compagnie privée, Royal Cost Marine (RCM).

Des naufragés ont témoigné dans divers médias n’avoir pas été guidés par l’équipage lors de l’évacuation, être restés de nombreuses heures dans l’eau accrochés à des bateaux pneumatiques de secours qui prenaient l’eau ou à leurs bouées de sauvetage, avant l’arrivée des premiers secours, notamment des pirogues et une barge d’une compagnie privée.

Le naufrage a eu lieu à 10 km de la côte et non loin de l’entrée du golfe qui abrite Libreville.La vétusté de ce navire, ainsi que son inadaptation à transporter des passagers, ont également été mises en cause par des médias locaux, des familles et des collectifs de la société civile.

Des enquêtes administrative et judiciaire ont été ouvertes, dont rien ne filtre pour l’heure. Mardi, le parquet avait simplement annoncé « des gardes à vue » sans plus de détail.

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Sommet de la Cemac : Les chefs d’Etat présents à Yaoundé connus

by admin9775 17 mars 2023
written by admin9775

Le programme des travaux de la 15ème session ordinaire du sommet des chefs d’Etat de la Cemac a livré les premiers secrets sur la présence à Yaoundé des têtes couronnées de l’espace communautaire. Ainsi, d’après ce programme, l’on apprend que le huis clos concernera cinq chefs d’Etat (1+4).

Quand on sait que la Cemac compte six pays, l’on imagine aisément que Paul Biya devisera sur le destin de la Communauté avec Denis Sassou Nguesso dont l’arrivée dans la capitale du Cameroun est annoncée pour ce 16 mars par les médias congolais.

Autre arrivée attendue, celle du Tchadien Mahamat Idriss Déby Itno, président de la Transition en République du Tchad. Comme son feu père, le maréchal président Idriss Déby Itno, le fils ne devrait pas manquer ce grand moment de la vie de l’espace communautaire qui fera sans doute date dans les annales de la Cemac. Ce pays qui doit assurer un certain nombre de responsabilités au sein de l’appareil communautaire compte bien faire entendre sa voix à Yaoundé depuis l’épisode de la désignation du Camerounais Dieudonné Evou Mekou à la BDEAC.

La Guinée équatoriale devant prendre la tête de la Commission de la Cemac, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, pourrait ne pas être absent à la rencontre de Yaoundé. Si l’on peut considérer que ce pays a toujours été présent aux grands rendez-vous qui engagent la Cemac au plus haut niveau de l’Etat, la réunion de Yaoundé et ses enjeux font que le chef de l’Etat équato-guinéen puisse compter parmi les hôtes de Paul Biya.

La République centrafricaine a également confirmé la présence de son chef d’Etat, Faustin Archange Touadera qui, selon le principe de rotation, devrait occuper le fauteuil de président de la conférence des chefs d’Etat. Ce pays qui a fait sensation avec la mise en place de la cryptomonnaie comme instrument d’échange, devra veiller à ce que ses intérêts soient saufs lors de cette grand-messe qui a inscrit ce sujet sur la table des discussions en plus de la désignation de ses fils à des postes de responsabilités au sein de l’appareil communautaire.

Le chef de l’Etat gabonais, Ali Bongo Ondimba a d’ores et déjà confirmé sa présence au sommet des chefs d’Etat de la Cemac de Yaoundé. C’est d’ailleurs sur la page de la Présidence de la République gabonaise que l’on apprend le thème de ce sommet. «Faire de la Cemac en 2025, un espace économique intégré et émergent où règnent la sécurité, la solidarité et la bonne gouvernance au service du développement humain. »

D’après la présidence gabonaise, l’ordre du jour prévoit des travaux sur la réflexion autour du franc CFA en zone CEMAC, les réformes en cours, et le financement de la communauté par la taxe communautaire d’intégration.

EcoMatin via CONGO PUB Online

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