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Category:

Afrique

À la UneAfrique

Le gouverneur de la ville province de Kinshasa, Gentiny Ngobila Mbaka compte déposer ce lundi 22 mai une plainte en charge de 4 leaders de l’opposition pour non respect de l’itinéraire donné aux organisateurs de la marche du samedi 20 mai dernier.

by Ruben Yale 22 mai 2023
written by Ruben Yale

L’opération Coup de poing continue à produire ses fruits. Après plusieurs coins de la capitale touchés par cette mesure visant à assainir Kinshasa, c’était au tour de la commune de Kalamu. Des constructions anarchiques érigées au fond de l’avenue Badjoko, à la rive de Kalamu, au quartier Matonge II, ont été détruites. C’est le vice-gouverneur de la capitale congolaise qui a procédé à cette démolition.

« Il y a un pont secondaire qui doit être jeté sur la rivière Kalamu, afin de relier l’avenue Badjoko à l’autre rive. On ne saura pas faire exécuter les travaux tant que l’emprise ne sera pas libérée. Le gouvernement provincial avait déjà adressé une mise en demeure à la population qui occupait anarchiquement ces espaces. Mais aucune suite n’a été donnée », a déclaré le vice-gouverneur, Gérard Mulumba dans un Communiqué.

Et de poursuivre : « La ville de Kinshasa a même donné de l’argent à cette population pour lui permettre d’aller trouver des espaces ailleurs. Mais ils ont préféré bouffer cet argent et sont restés sur place. Il était temps de clore ce dossier qui n’a que trop duré. Maintenant les travaux de construction du pont peuvent s’exécuter sans problème ».

Le vice-gouverneur a martelé que cette démolition est intervenue suite à l’entêtement des gens qui occupaient illégalement ces espaces : « Nous avons constaté qu’ils n’avaient pas la volonté de libérer l’emprise publique. Voilà pourquoi il est important de passer directement à l’acte. Ce n’est pas normal que des gens s’entêtent à ne pas obéir à la loi ». 

Par Kevin Muteba

Objectif Info via CONGO PUB Online

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22 mai 2023 0 comments
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À la UneAfrique

Soudan: qui est Malik Agar, le nouveau numéro 2 du régime?

by admin9775 21 mai 2023
written by admin9775

Dans le conflit civil qui secoue le Soudan, depuis plus d’un mois, chacun des protagonistes tente de rallier des forces à sa cause. Vendredi 19 mai, le général al-Burhan a officiellement limogé le général Daglo – dit Hemetti – du Conseil souverain qui dirige le pays. À sa place, il a nommé Malik Agar comme numéro 2 du régime et promu plusieurs de ses proches dans l’armée.

Malik Agar est un ancien cadre de la rébellion sud-soudanaise, mais la région dont il est originaire fait partie du Soudan, et il a signé en 2020 un accord de paix avec Khartoum. Qui est-il ? Pourquoi a-t-il été choisi ? Entretien avec le chercheur sud-soudanais Jok Madut Jok, professeur à l’université de Syracuse, aux États-Unis.  

RFI : Qui est Malik Agar qui vient d’être désigné vice-président du conseil souverain par le général al-Burhan ?

Jok Madut Jok : Malik Agar est originaire de l’État du Nil-Bleu dans le sud-est du Soudan. Il fait partie d’une ethnie qui s’appelle les Ingessana. C’était un commandant important de la SPLA, l’armée populaire de libération du Soudan, basée au Soudan du Sud.

Quand l’accord de paix entre le Nord et le Sud (le Comprehensive Peace Agreement) a été signé et que le Soudan du Sud est devenu un pays indépendant, en 2011, l’accord a obligé le Nil-Bleu à rester du côté du Soudan et à ce moment-là, Agar a formé, avec d’autres commandants, un groupe appelé le SPLM-Nord.

Au moment où Omar el-Béchir a été renversé en 2019, ces commandants sont devenus membres de la nouvelle coalition soutenant le gouvernement, mais leur rôle a été amoindri lorsque les militaires ont détourné la révolution.

Malik Agar a une force militaire d’environ un millier de combattants. J’imagine que le général al-Burhan fait le calcul qu’en plaçant Agar à ses côtés, cette force lui sera accessible, qu’elle rejoindra le camp de l’armée soudanaise et que cela augmentera ses chances dans les combats pour le contrôle de Khartoum.

Comment analysez-vous le fait qu’al-Burhan ait fait cette proposition à Malik Agar ?

Je pense que le général al-Burhan a eu le sentiment qu’Hemetti plaçait ses pions au Soudan du Sud pour en faire potentiellement un de ses soutiens. On se souvient qu’un représentant du général Daglo est venu à Juba, a tenu une conférence de presse devant un grand nombre de membres du gouvernement et a rencontré le président Salva Kiir.

Pour faire contre-poids, al-Burhan a dû penser qu’il fallait amener Malik Agar et ses forces à ses côtés, que cela lui permettrait d’avoir un canal et une influence à Juba. Il y a des connexions personnelles entre Malik Agar et Salva Kiir. Il y a aussi des liens institutionnels, car le SPLM-Nord est quand même toujours essentiellement lié aux forces armées du Soudan du Sud. En fait, il reçoit ses ressources financières de Juba.

Salva Kiir, cependant, a l’air d’être très proche d’Hemetti… Malik Agar pourra-t-il changer cela en faveur de al-Burhan? Ce n’est pas très clair, mais ça a l’air d’être le calcul d’al-Burhan. 

Pensez-vous que les combattants du SPLM-Nord puissent accepter cette alliance avec al-Burhan ?

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Je doute que les commandants de terrain de Malik Agar, ceux qui sont dans sa branche du SPLM-Nord, acceptent de combattre pour l’armée soudanaise et de suivre Malik Agar s’il décidait que c’est la stratégie à adopter.

Les gens ordinaires dans le Nil-Bleu ne veulent rien à voir avec l’armée soudanaise et ils ne veulent rien à voir avec al-Burhan. Ils le veulent d’autant moins qu’il est désormais perçu comme le bras armé du mouvement islamiste et d’Omar el-Béchir. Je ne crois pas que les gens du Nil-Bleu accepteraient de devenir les alliés de ceux qu’ils voient historiquement comme leurs adversaires.

Je crois que, pour le moment, la plupart des Soudanais dans les régions périphériques disent « laissez al-Burhan et Daglo se battre, laissez-les goûter à l’amertume de la guerre qu’ils ont toujours menée dans nos territoires, laissez l’élite du Soudan gouter les dangers de la guerre qu’elle a souvent imposée aux périphéries. »

Les gens des périphéries disent que les destructions qu’il y a, à Khartoum, peuvent continuer et que les gens ordinaires ne devraient pas prendre le parti de l’un ou l’autre.

RFI via CONGO PUB Online

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À la UneAfrique

Russie : l’Ouganda se réjouit de la prolongation de l’accord céréalier

by admin9775 19 mai 2023
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Le ministre ougandais des Affaires Étrangères Jeje Odongo en visite à Moscou a animé mercredi une conférence de presse conjointe avec son homologue Serguei Lavrov.

Le diplomate ougandais est revenu sur la prolongation de deux mois supplémentaires de l’accord des céréales ukrainiennes via la mer noire. Il a par ailleurs souligné l’impact du conflit russo-ukrainien sur l’approvisionnement des céréales en Afrique.

« Un grand nombre de pays africains, en particulier ceux du nord dépendent des céréales, notamment du blé utilisé pour le pain. Nous comprenons leur situation difficile a expliqué Jeje Odongo, ministre ougandais des affaires étrangères.

Signé en juillet dernier à Istanbul entre les Nations unies, l’Ukraine, la Russie et la Turquie, l’accord a permis d’exporter ces dix derniers mois plus de 30 millions de tonnes de céréales ukrainiennes, permettant de soulager la crise alimentaire mondiale provoquée par la guerre.

Cette visite du ministre ougandais intervient alors que se prépare une médiation africaine composée de six présidents, et qui aura pour mission de trouver une solution au conflit entre la Russie et l’Ukraine. Pour le diplomate russe, son pays est ouvert à tous les partenaires intéressés par la stabilité du monde.

« Bien sûr, nous aimerions comprendre quelles initiatives concrètes, le président Ramaphosa et ses collègues africains, y compris le président ougandais Museveni, aimeraient nous présenter. Nous sommes ouverts, comme je l’ai dit à maintes reprises, à toute proposition sérieuse et engagée de la part de n’importe quel État  » a souligné Sergueï Lavrov, ministre russe des Affaires Étrangères

Outre l’Afrique du Sud et l’Ouganda, la mission africaine inclura le Sénégal, la Zambie, le Congo et l’Egypte. Ces présidents se rendront en Russie et en Ukraine en juin ou juillet prochain suite aux souhaits du président Cyril Ramaphosa.

Les pays africains ont été moins unanimes que les grandes puissances occidentales à dénoncer l’offensive militaire russe en Ukraine. Des pays comme le Sénégal et l’Afrique du Sud se sont ainsi abstenus à l’ONU lors du vote d’une résolution la condamnant.

Africanews via CONGO PUB Online

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À la UneAfrique

L’Angola n’enverra pas ses militaires à la brigade de la SADC

by Guyguy Lelo 12 mai 2023
written by Guyguy Lelo

Plusieurs sources sécuritaires indiquent que le gouvernement angolais a signifié au secrétariat exécutif de la SADC qu’il n’enverra pas ses militaires pour constituer la brigade qui doit être déployée dans l’Est de la République Démocratique du Congo pour combattre les groupes armés et le RCD-CNDP-M23-RDF-UPDF Rwanda et Ouganda.

Le président Joao Lourenço fait valoir l’actuel mandat de l’Angola en tant que médiateur à la crise entre Kinshasa et Kigali y compris le RCD-CNDP-M23-RDF-UPDF Rwanda et Ouganda.

Le gouvernement de Luanda dit vouloir continuer à jouer sa neutralité en tant que médiateur.

Pour l’instant, c’est la Namibie qui est prête à donner des troupes et de prendre le commandement de la brigade de la SADC.

La Tanzanie, l’Afrique du Sud et le Malawi qui ont leurs soldats au sein de la brigade d’intervention rapide de la Monusco(FIB) pourraient simplement solliciter quelques-uns de ses hommes à rejoindre la brigade de la SADC.

Le Botswana a un problème d’effectifs pour son armée dont une partie est en mission au Mozambique pour combattre avec les armées Mozambicaine et rwandaise le groupe terroriste qui menace la stabilité du pays.

Le Zimbabwe connait de sérieuses difficultés internes sur les plans économique, social, financier et son armée a le problème de s’équiper par manque des moyens financiers.

On saura prochainement quels sont les pays membres qui sont véritablement prêts d’envoyer ses soldats à la brigade de la SADC qui sera déployée à l’Est de la RDC.

Enfin, c’est depuis Kampala en Ouganda que Peter Mathuki, le secrétaire général de l’EAC à dénoncer la mauvaise foi dans les déclarations du président Tshilombo Tshisekedi qui a demandé le départ de la force régionale pour inefficacité et collusion avec les occupants du RCD-CNDP-M23-RDF-UPDF Rwanda et Ouganda.

C’était le 10 mai dernier à Kampala que Peter Mathuki, le secrétaire général de l’EAC a rejeté les propos tenus par Félix Antoine Tshilombo Tshisekedi lors de sa conférence de presse au Botswana.

Peter Mathuki a plutôt loué et félicité le travail déjà accompli par la force régionale de l’EAC au nord Kivu.

Cette contradiction d’analyse des situations sécuritaires entre le secrétariat général de l’EAC et le président de la République Démocratique du Congo laisse entrevoir un bras de fer et que la force régionale ne quittera pas le sol Congolais dans le délai d’un mois annoncé par le pouvoir de Kinshasa.

sphynxrdc via CONGO PUB Online

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À la UneAfrique

Tunisie : l’attaque de la synagogue de la Ghriba était préméditée

by admin9775 12 mai 2023
written by admin9775

Le ministre de l’Intérieur tunisien, Kamel Fekih, a déclaré jeudi que le garde national à l’origine de l’attaque qui a tué cinq personnes et douze blessés cette semaine avait intentionnellement visé la synagogue Djerba dans un acte prémédité.

Kamel Fekih, a appelé les services de sécurité à rester vigilants face à toute tentative de déstabilisation du pays.

« J’appelle toutes les forces de sécurité à être plus vigilantes et préparées à faire face à tout acte portant atteinte à la sécurité du pays et de la société, y compris (la sécurité) des étrangers qui se trouvent en Tunisie pour le travail, le tourisme ou les rituels religieux comme dans le temple de la Ghriba. »

Les autorités tunisiennes ont révélé le nom du tireur, Wissam Khazri, et ont déclaré qu’il avait planifié l’attaque, sans toutefois en expliquer les raisons. 

Le ministre a également déclaré que le tireur avait été tué par les forces de sécurité moins de deux minutes après son arrivée à l’extérieur du complexe de la synagogue et a salué le courage des forces de sécurité impliquées.

« Nous saluons ces héros des différentes forces de sécurité pour les sacrifices qu’ils ont consentis afin de maintenir la Tunisie en sécurité, et elle le restera, malgré les tentatives désespérées de la déstabiliser ».

Le parquet antiterroriste français a ouvert une enquête sur l’attentat ; un citoyen français figure parmi les victimes.

La Tunisie est embourbée dans des crises politiques et économiques, et l’attaque de la synagogue est un nouveau coup porté à son industrie touristique autrefois florissante ainsi qu’à une communauté juive dynamique.

L’attaque de la synagogue pourrait avoir un impact sur l’industrie touristique du pays bien que deux jours après le drame, les touristes étaient de nouveau présent dans les rues de Djerba.

Africanews via CONGO PUB Online

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Niger : près de 1 400 membres de Boko Haram interceptés depuis mars

by admin9775 11 mai 2023
written by admin9775

L’armée nigérienne a affirmé avoir intercepté depuis mars 1 397 membres présumés du groupe djihadiste Boko Haram et de leurs familles fuyant de « sanglants » combats avec son rival du groupe Etat islamique en Afrique de l’Ouest (Iswap) au Nigeria voisin.

« Depuis un certain temps, les combats sanglants opposant l’Etat islamique en Afrique de l’Ouest et Boko Haram ont obligé plusieurs familles de Boko Haram à quitter la forêt de Sambissa » au Nigeria « pour tenter de rejoindre le Niger », selon le bulletin des opérations militaires dans la région de Diffa (sud-est du Niger), consulté mercredi par l’AFP.

A ce jour, 1 397 personnes ont été interceptées, puis remises aux autorités militaires nigérianes, poursuit le bulletin.

Une grande partie d’entre elles (960), dont des femmes et des enfants, avaient été interpellées en mars par l’armée nigérienne qui avait également tué « une trentaine de terroristes » ayant refusé de se rendre.

#Nigeria : des camps de transit pour les #djihadistes et leurs ex-otages #BokoHaram #GroupeEtatIslamique #ISWAPhttps://t.co/wJ2JvxaBch

— Africanews Français (@africanewsfr) April 11, 2023

Ces personnes vivent habituellement dans la forêt de Sambissa dans le nord-est du Nigeria et se rendent vers les îles nigériennes du lac Tchad pour fuir les combats avec leurs rivaux de l’Iswap.

Le bassin du lac Tchad, qui étire ses rives entre le Nigeria, le Niger, le Cameroun et le Tchad, est une vaste étendue d’eau et de marécages où Boko Haram et l’Iswap ont installé des repaires dans ses innombrables îlots.

Le Niger, le Nigeria, le Tchad et le Cameroun ont mis en place en juillet 2015 la Force multinationale mixte (FMM), de 8 500 hommes, pour lutter contre les groupes armés djihadistes.

Nigeria : au moins 17 éleveurs tués par Boko Haram dans le nord-est https://t.co/xAjaPR2rv7

— Africanews Français (@africanewsfr) December 26, 2022

Dans la région de Diffa, théâtre des attaques de Boko Haram et de l’Iswap, depuis 2015, une accalmie est observée depuis le début de l’année, a affirmé une source sécuritaire à l’AFP.

En revanche, les mines continuent de faire des victimes. Mi-avril, sept soldats nigériens ont été tués et une dizaine blessés dans l’explosion de plusieurs engins explosifs improvisés (EEI).

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Tunisie : une attaque fait quatre morts à Djerba, dont deux fidèles de la synagogue de la Ghriba

by admin9775 10 mai 2023
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Mardi soir sur l’île tunisienne de Djerba, un gendarme a tué l’un de ses collègues puis s’est rendu aux abords de la synagogue de la Ghriba où il a ouvert le feu sur les forces de l’ordre assurant la sécurité du lieu. Deux pèlerins et un gendarme ont alors été tués avant que le tireur ne soit abattu. Un Français fait partie des victimes.

Deux fidèles qui participaient à un pèlerinage juif dans la synagogue de la Ghriba, sur l’île de Djerba (est de la Tunisie), ont été tués mardi 9 mai au soir dans une attaque menée par un gendarme qui a également tué deux collègues avant d’être abattu, a annoncé le ministère de l’Intérieur. Cette synagogue, la plus ancienne d’Afrique, avait déjà été visée en 2002 par un attentat-suicide au camion piégé qui avait fait 21 morts.

L’attaque a eu lieu en deux temps, a indiqué le ministère dans un communiqué : le gendarme auteur des tirs a d’abord tué l’un des ses collègues par balle et s’est emparé de ses munitions. Puis il s’est rendu aux abords de la synagogue où il a ouvert le feu sur les forces de l’ordre assurant la sécurité du lieu avant d’être abattu. Deux « visiteurs » de la synagogue ont été tués par les tirs de l’assaillant avant qu’il ne soit abattu, et quatre autres ont été blessés et évacués vers un hôpital, a ajouté le ministère.

Le ministère tunisien des Affaires étrangères a précisé dans un communiqué que les deux morts étaient « un Tunisien âgé de 30 ans et un Français de 42 ans », sans en fournir les identités. Un autre gendarme a également été tué et cinq autres blessés par les tirs de l’assaillant, selon le ministère de l’Intérieur.

À la suite de l’attaque, l’ambassade de France à Tunis a annoncé avoir ouvert « une cellule de crise » et mis en place un numéro d’urgence.

L’attaque s’est produite alors que des centaines de fidèles participaient au pèlerinage juif annuel de la Ghriba qui touchait à sa fin mardi soir dans cette synagogue.

« Les investigations se poursuivent pour élucider les motifs de cette agression lâche », a ajouté le ministère de l’Intérieur, se gardant à ce stade d’évoquer une attaque terroriste.

Crises

Selon les organisateurs, plus de 5 000 pèlerins juifs, essentiellement venus de l’étranger, ont participé cette année au pèlerinage de la Ghriba qui a repris l’année dernière après deux ans d’interruption en raison de la pandémie de Covid-19.

Organisé au 33e jour de la Pâque juive, le pèlerinage de la Ghriba est au cœur des traditions des Tunisiens de confession juive – ils sont environ 1 500, majoritairement installés à Djerba, contre 100 000 avant l’indépendance en 1956. Des pèlerins viennent aussi traditionnellement de pays européens, des États-Unis ou encore d’Israël, mais leur nombre a considérablement diminué après l’attentat de 2002.

Cette attaque survient au moment où le tourisme enregistre une forte reprise en Tunisie après un net ralentissement pendant la pandémie. Après plusieurs années de dégradation en raison de l’instabilité qui a suivi la révolution en 2011, ce secteur clef pour l’économie tunisienne avait été gravement affecté après les attentats de 2015 contre le musée du Bardo à Tunis et un hôtel de Sousse, dont le bilan s’était élevé à 60 morts dont 59 touristes étrangers.

Après la révolte populaire de 2011 ayant renversé le dictateur Zine El Abidine Ben Ali, la Tunisie a connu un essor des groupes jihadistes mais les autorités affirment avoir obtenu ces dernières années des progrès significatifs dans la lutte contre le terrorisme.

L’attaque survient alors que la Tunisie traverse une grave crise financière qui a empiré depuis que le président Kaïs Saïed s’est emparé des pleins pouvoirs en juillet 2021, faisant vaciller la démocratie née de la première révolte du Printemps arabe en 2011.

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Au Sénégal, l’opposant Ousmane Sonko appelle à manifester contre son inéligibilité

by admin9775 10 mai 2023
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Condamné lundi en appel à six mois de prison avec sursis, l’opposant sénégalais Ousmane Sonko a relayé mardi les appels à manifester contre la menace d’inéligibilité pesant sur lui pour la présidentielle de 2024.

Figure de l’opposition sénégalaise, Ousmane Sonko a fait écho mardi 9 mai aux appels à la mobilisation contre la menace d’inéligibilité pesant sur lui pour la présidentielle de 2024 à la suite de sa condamnation.

« Ce qui s’est passé hier est une pièce de théâtre dans laquelle les rôles ont été attribués », a déclaré mardi soir l’homme politique réputé pour son tempérament fougueux, lors d’une allocution vidéo. « Cela ne remet nullement en cause nos projets. »

Prononcée lundi en appel, la peine de six mois de prison avec sursis pour diffamation et injures contre le ministre du Tourisme pourrait entraîner la radiation des listes électorales d’un candidat sérieux à la présidence, que son discours contre les élites rend populaire parmi les jeunes.

Son élimination, sujet politique dominant depuis qu’il fait l’objet de procédures judiciaires – manipulées, selon lui –, modifierait considérablement la compétition. Elle fait aussi craindre des violences de la part de ses partisans.

Ousmane Sonko affirme que le pouvoir judiciaire est utilisé pour l’écarter de la présidentielle. Réitérant un appel à la désobéissance civile et à la « résistance », il a souligné être « plus que jamais candidat » à l’élection présidentielle de février 2024.  « Seul Dieu peut empêcher ma candidature […]. Aucun être humain ne peut l’empêcher », a-t-il ajouté.

« Un seul adversaire »

Ousmane Sonko a demandé à ses partisans de « rester debout et de se mobiliser », et en particulier de manifester massivement vendredi. « Nous n’avons qu’un seul adversaire, celui du Sénégal, (l’actuel président) Macky Sall », a-t-il déclaré.

Son discours fait suite aux appels lancés plus tôt dans la journée de mardi par l’ancien maire de Dakar, Khalifa Sall, et d’autres chefs de la coalition Yewwi à se mobiliser à l’occasion d’une marche déjà programmée vendredi, et une nouvelle annoncée le 19 mai. Elle visent à la fois à soutenir Ousmane Sonko et à faire barrage à un troisième mandat de l’actuel président Macky Sall.

Absent à son procès lundi, Ousmane Sonko, 48 ans, était arrivé en troisième position lors de l’élection de 2019 face au président sortant Macky Sall. Il a l’intention de se représenter l’année prochaine.

Le débat restait ouvert mardi sur la lecture des textes de loi et une perte automatique ou non par Ousmane Sonko de ses droits électoraux après cette condamnation. Elle a été largement perçue comme scellant son sort.

Ousmane Sonko crie au complot ourdi par le chef de l’État pour l’écarter de la présidentielle, tandis que ses adversaires l’accusent d’instrumentaliser la rue pour échapper à la justice.

Résonance incertaine

Le sort d’Ousmane Sonko crispe la vie politique depuis deux ans, avec le flou entretenu par le président sur sa candidature à un troisième mandat controversé. Les rendez-vous d’Ousmane Sonko avec la justice sont communément l’occasion de confrontations entre ses sympathisants et les forces de l’ordre. Ses adversaires tirent argument de ces incidents et de son discours batailleur pour le présenter comme une menace pour l’équilibre du pays, rare îlot de stabilité dans une région troublée.

En 2021, son interpellation sur le chemin du tribunal pour une affaire de viols présumés avait contribué à déclencher plusieurs jours d’émeutes, qui avaient fait au moins une douzaine de morts. Son procès dans cette affaire de viols est prévu le 16 mai. Il a annoncé dimanche qu’il ne répondrait plus aux convocations des juges.

La nouvelle de la condamnation d’Ousmane Sonko a causé des troubles sporadiques à Dakar et en province. Cependant, les appels à manifester de l’opposition ont eu un écho limité récemment. Les autorités ont interdit de nombreux rassemblements et déployé des dispositifs policiers significatifs.

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Soudan : 10 000 personnes ont fui vers la Centrafrique

by admin9775 8 mai 2023
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Environ 9 700 personnes ont traversé la frontière vers la Centrafrique depuis le Soudan voisin, où des combats entre armée et paramilitaires en guerre pour le pouvoir font rage depuis 21 jours, a annoncé vendredi le Bureau de coordination humanitaire de l’ONU (OCHA) en Centrafrique.

Quelque « 9 700 personnes, dont 3.460 rapatriés centrafricains, ont préventivement traversé la frontière du Soudan et sont hébergés par des familles d’accueil ou installées dans des campements spontanés », dans la ville d’Am-Dafock, frontalière du Soudan dans le nord de la Centrafrique, leur nombre devrait augmenter à mesure que l’enregistrement se poursuit a indiqué l’OCHA dans un communiqué.

L’organisation indique également que des hauts responsables humanitaires et gouvernementaux se sont rendus à Am-Dafock afin d’évaluer la situation dans cette région inondable, et dont l’accès devrait être très limité après le début de la saison des pluies (fin mai), s’inquiète l’OCHA.

L’ONU rappelle qu’en Centrafrique 3,4 millions de personnes soit 56% de la population ont besoin d’assistance et de protection. Dans le nord de ce pays parmi les plus pauvres au monde et en proie à une guerre civile depuis plusieurs années, 120 000 personnes ont besoin d’assistance alimentaire, précise l’organisation.

Au 21e jour de conflit au Soudan, les habitants de la capitale Khartoum ont été réveillés par des frappes aériennes et tirs de mitrailleuses, en dépit des promesses de trêve. Les combats entre l’armée dirigée par le général Abdel Fattah al-Burhane, et les Forces de soutien rapide (FSR) du général Mohamed Hamdane Daglo, ont fait depuis le 15 avril environ 700 morts, selon l’ONG ACLED qui recense les victimes de conflits.

Les combats ont fait plus de 5 000 blessés, déplacé au moins 335 000 personnes et ont poussé 115 000 autres à l’exil, selon l’ONU, qui réclame 402 millions d’euros pour aider le pays, l’un des plus pauvres au monde.

L’ONU prévient que 860 000 personnes, des Soudanais mais également de nombreux Sud-Soudanais retournant dans leur pays, pourraient traverser les frontières ces prochains mois.

Plus de 56 000 personnes sont arrivées en Egypte, selon l’ONU, plus de 12 000 en Ethiopie et 30 000 au Tchad.

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UA : l’envoyé spécial du Soudan exhorte les FSR à déposer les armes

by admin9775 5 mai 2023
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L’envoyé spécial du général soudanais Abdel Fattah al Burhan s’est rendu en Ethiopie pour discuter du conflit en cours.

Daffallah Alhaj a déclaré qu’il avait rencontré le premier ministre éthiopien Abiy Ahmed et le président de l’Union africaine Azali Assoumani.

Il a souligné que la distinction devait être bien faite entre l’autorité légale dirigée par le général Burhan et le groupe paramilitaire du général Daglo qu’il nomme « rébellion » : » Le gouvernement du Soudan va bientôt mettre fin à cette rébellion. Je leur ai assuré que nous sommes très attachés à la stabilité et à la paix dans la région. Mais surtout, j’ai expliqué que toutes les autorités, tous les pays et tous les médias devaient faire la distinction entre l’autorité légale du Soudan et les rebelles. Ces deux entités ne doivent pas être assimilées l’une à l’autre ».

Précédé par des mois d’escalade des tensions entre les deux parties, le conflit a débuté le 15 avril.

L’envoyé spécial du général soudanais a déclaré que l’armée était prête à « pardonner à quiconque est prêt à déposer les armes ».

« L’autre rébellion, je dirais, continue à prendre les armes, à se battre et n’a pas montré qu’elle consentait à guérir ou à abandonner. Et nous avons annoncé plus d’une fois qu’il y a encore une chance de gracier quiconque est prêt à déposer les armes. », a déclaré Dafallah Alhaj, envoyé spécial du général soudanais Abdel-Fattah Burhan. 

Le Syndicat des médecins soudanais, qui ne recense que les victimes civiles, a déclaré jeudi que 457 civils avaient été tués dans les violences et que plus de 2 300 avaient été blessés.

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