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Category:

Afrique

Afrique

Les dirigeants d’Afrique de l’Est appellent au “retrait de tous les groupes armés” d’ici le 30 mars

by admin9775 17 février 2023
written by admin9775

Cette réunion des chefs d’Etat de la Communauté de l’Afrique de l’Est, constituée de sept pays, s’est notamment tenue en présence des présidents de RDC, Félix Tshisekedi et du Rwanda Paul Kagame, à Addis Abeba, la capitale de l’Ethiopie, à la veille d’un sommet de l’Union africaine.

Les dirigeants ont appelé à un “retrait de tous les groupes armés” ainsi que le retour des personnes déplacées en raison du conflit. Le 4 février, lors d’une précédente réunion de chefs d’Etat, l’EAC avait appelé à un “cessez-le-feu immédiat de toutes les parties” et à un retrait de tous les groupes armés, “y compris les étrangers”. Mais les combats se sont poursuivis.

De nombreux groupes armés sévissent dans l’est de la RDC depuis des décennies, dont beaucoup sont un héritage des guerres régionales qui ont éclaté dans les années 1990-2000.

Dans la province congolaise du Nord-Kivu, le M23 (“Mouvement du 23 mars”) s’est emparé depuis novembre 2021 de larges territoires riches en minerais, et continue d’avancer malgré une feuille de route pour la paix conclue à Luanda, en Angola, en juillet 2022.

Si la RDC accuse le Rwanda de soutenir le M23, ce qui est corroboré par des experts de l’ONU et les pays occidentaux, Kigali s’en défend.

Outre les présidents de RDC et du Rwanda, étaient présents lors de ce mini-sommet les chefs d’Etat kényan William Ruto, tanzanienne Samia Suluhu Hassan et burundais Evariste Ndayishimiye.

Ouragan via CONGO PUB Online

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Afrique

Addis-Abeba : le sommet sur la situation sécuritaire en RDC déjà ouvert

by admin9775 17 février 2023
written by admin9775

C’est dans la salle Julius Nyerere au siège de l’Union Africaine que le sommet spécial de la Communauté de l’Afrique de l’Est ( CAE/EAC) élargi à l’Angola s’est ouvert ce vendredi 17 février 2023.

Les participants : les présidents William Rutto du Kenya, Joâo Lourenço de l’Angola, Paul Kagame du Rwanda, Evariste ndayishimiye du Burundi, Suluhu Hassan de la Tanzanie) , Felix Tshisekedi de la RDC), ont répondu présent à ce rendez-vous. Seuls les présidents Yoweri Museveni de l’Ouganda et Salva Kir du Soudan du Sud qui sont représentés au niveau ministériel.

A la séance publique d’ouverture, seulement deux Chefs d’État ont pris la parole à savoir Joao Lourenço, médiateur désigné de l’UA et Evariste Ndayishimiye, président en exercice de la CAE/EAC qui a présidé le dernier sommet extraordinaire de cette institution sous-régionale le 4 février dernier à Bujumbura.

Dans son allocution, le président angolais a déploré la détérioration de la situation sécuritaire sur terrain à la suite du refus des troupes terroristes du M23 appuyées par le Rwanda de se retirer des zones occupées comme l’exigeait le sommet de Luanda .

À l’en croire, la discussion de ce vendredi devrait tourner autour « de la détermination des zones de cantonnement des troupes du M23, la préparation de ces zones de cantonnement et le financement de ces opérations. »

Le président Evariste Ndayishimiye a, pour son compte, déploré la reprise des combats et hostilités causé par le M23 , ce qui a entraîné la légitimite réaction foudroyante des FARDC. Il a exhorté ses pairs à trouver une solution définitive à cette situation.

Le président en exercice de la CAE/EAC a reconnu « la crise de confiance d’une certaine opinion congolaise envers la force sous régionale. »

Le président Ndayishimiye explique la détérioration de la situation sur terrain par le non respect des engagements par le M23 et le manque d’un mécanisme de suivi et évaluation.

Pour lui, la réunion de ce jour, doit  » étudier un mécanisme efficace chargé du suivi et évaluation des décisions et résolutions, structure dont toutes les parties prenantes devraient faire partie « .

Cet ordre du jour n’a pas suscité de réaction des autres Chefs d’Etat pendant la petite séance publique d’ouverture mais les Chefs d’État ont poursuivi les vraies discussions à huis clos, dans un format 1+4 , c’est à dire un Chef de l’Etat et 4 accompagnateurs .

Du côté de la RDC, un communiqué final de ce sommet est attendu .

Par Kevin Muteba

OBJECTIFS INFO via CONGO PUB Online

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Afrique

Peter Obi, l’espoir de la jeunesse nigériane qui veut dynamiter les vieux partis

by admin9775 17 février 2023
written by admin9775

Dominée par deux grands partis depuis le retour à la démocratie en 1999, la vie politique nigériane est bousculée ces derniers mois par un troisième homme : Peter Obi, un richissime homme d’affaires à la tête d’un parti microscopique qui fait figure de challenger crédible à la veille de l’élection présidentielle du 25 février.

Il promet « de travailler dur » pour faire émerger « un nouveau Nigeria ». Peter Obi entend bien jouer les trouble-fêtes lors de l’élection présidentielle du 25 février, face à deux septuagénaires et poids lourds de la vie politique issus des partis traditionnels : Atiku Abubakar, du Parti démocratique populaire (PDP) et Bola Ahmed Tinubu, du parti au pouvoir, le Congrès des progressistes (APC).

Avec son sourire franc, ses discours pragmatiques et rassembleurs – populistes, selon ses détracteurs–, cet homme d’affaires de 61 ans incarne l’espoir d’un renouveau auprès de la jeunesse du plus grand pays d’Afrique, où 60 % de la population a moins de 25 ans.

« Le gouvernement actuel est en difficulté et pour une partie de la jeunesse, des gens comme Atiku Abubakar et Bola Ahmed Tinubu font partie du problème. Peter Obi a 61 ans mais il est le plus jeune des candidats et apparaît comme un visage nouveau », explique Dele Babalola, chercheur à l’Université de Canterbury Christ Church, au Royaume-Uni.

Bénéficiant d’un soutien massif sur les réseaux sociaux, Peter Obi a réussi ces derniers mois à passer du statut de curiosité dans cette campagne entamée il y a cinq mois, à celui d’alternative crédible. Le candidat a également reçu l’appui de noms qui comptent au Nigeria : celui de l’ancien président Olusegun Obasanjo ou encore celui de l’écrivaine et militante féministe Chimamanda Ngozi Adichie.

Alors que le pays nage en plein marasme économique et sécuritaire, ses partisans, surnommés les « Obi-dients » (jeu de mot entre « obédience » et le nom de Peter Obi), voient en lui l’antidote à une classe politique vieillissante accusée de corruption et de mauvaise gouvernance.

Le multimillionnaire jouit en effet d’une image d’intégrité et de sobriété presque légendaire. Il n’aime ni les montres de luxe, ni le style de vie tape-à-l’œil propre à l’élite nigériane. « Mon fils a 30 ans et il n’a toujours pas de voiture. C’est à lui de s’acheter son propre véhicule », avait-il assuré lors d’un discours en mai 2022, sous les applaudissements de ses supporters.

La candidature de Peter Obi a commencé à émerger dans le sillage des grandes manifestations du mouvement #EndSARS,aq en octobre 2020. Il avait alors largement soutenu les jeunes manifestants qui réclamaient la dissolution de cette unité anticorruption accusée de violences policières et de bénéficier d’une totale impunité.

Le mouvement a ensuite multiplié les revendications contre la corruption et en faveur d’une plus grande justice sociale. Au Nigeria, si quelques richissimes hommes d’affaires profitent des revenus de la manne pétrolière, près de la moitié de la population vit en dessous du seuil de pauvreté, selon la Banque mondiale.

Un « Macron nigérian » ?

Né en 1961 dans une famille chrétienne Igbo, le troisième groupe ethnique au Nigeria, le parcours de Peter Obi ressemble à celui d’une grande partie de l’élite économique du pays : un diplôme de philosophie, des cours de management à Lagos, Harvard ou encore à la London School of Economics, avant d’entamer une carrière dans les affaires et d’occuper des postes de direction dans plusieurs banques nigérianes.

Un ancien banquier qui entend briser un système bipartite qui domine le paysage politique depuis des décennies ? Il n’en fallait pas plus à la presse internationale pour dresser le parallèle entre Peter Obi et le parcours de l’actuel président français, Emmanuel Macron. Inconnu du grand public à sa nomination au ministère de l’Économie en 2014, Emmanuel Macron avait connu une ascension éclair et remporté seulement trois ans plus tard l’élection présidentielle.

À l’image du candidat Macron, Peter Obi, qui a pris la tête du Parti travailliste l’année dernière, une modeste formation qui ne compte aucun gouverneur au Nigeria, doit faire campagne sans le soutien d’une grande structure implantée au niveau national.

« Cependant, comparer Macron et Obi est une erreur », estime Ladipo Adamolekun, spécialiste nigérian de l’administration publique et grand francophile. « Macron a créé le parti ‘En Marche’ à un moment où les partis traditionnels étaient en déclin, ce qui n’est pas le cas de Peter Obi », souligne l’expert.

Contrairement à l’ancien ministre des Finances de François Hollande, Peter Obi est également loin d’être un novice en politique. Gouverneur de l’État d’Anambra de 2006 à 2014, il a été candidat de l’opposition (PDP, Parti démocratique du Peuple) à la vice-présidence lors de la dernière présidentielle de 2019. L’homme d’affaires a d’ailleurs changé quatre fois de formation politique depuis 2002, prêtant le flanc aux accusations d’opportunisme.

Ses contempteurs remettent aussi en cause sa probité depuis que son nom a été cité dans les Pandora Papers en 2021. Ses partisans soulignent au contraire sa gestion irréprochable de l’État d’Anambra. « Il a également laissé d’énormes économies dans les coffres de l’État à la fin de ses deux mandats de quatre ans », note BBC Afrique. Un argument massue alors que la première économie africaine est plombée par une dette abyssale.

« Le vote Igbo ne sera pas suffisant »

Si l’élan autour de la candidature de Peter Obi est bien réel, de nombreux analystes doutent cependant qu’ils puissent l’emporter, malgré des sondages flatteurs.

« Certains disent qu’Obi n’a pas de structure politique derrière lui mais qu’il a la jeunesse pour compenser, en particulier grâce aux réseaux sociaux. En réalité, la plupart de ces jeunes actifs sur internet vivent à l’étranger et n’ont pas de droit de vote au Nigeria », assure Dele Babalola. « Par ailleurs, les sondages ne pas aussi fiables en Afrique qu’ils le sont en Europe », ajoute le politologue.

Autre élément jouant en la défaveur de Peter Obi : la participation. Elle est souvent faible au Nigeria (33 % lors de la présidentielle de 2019, 44 % en 2015) et les jeunes ne sont généralement pas les électeurs les plus mobilisés le jour du scrutin.

Enfin, la question de l’ethnie, de la religion et de l’identité régionale joue un rôle central dans le choix des votants. « Le vote Igbo ne sera pas suffisant pour remporter l’élection », tranche Dele Babalola qui rappelle l’importance d’obtenir des voix dans le Nord, majoritairement musulman.

Quelle que soit l’issue du vote, celui qui remportera la prochaine élection présidentielle au Nigeria devra faire face à des défis immenses : une inflation qui dépasse les 20 %, des pénuries de carburant, un manque de cash lié à l’introduction mal préparée de nouveaux billets, une crise énergétique qui provoque des délestages fréquents…

Les finances publiques sont également en mauvaise posture. Comme le rappelle RFI, « la dette a aspiré 41 % du budget de l’État » en 2022 et la nouvelle dégradation de la note souveraine du pays par l’agence Moody’s, intervenue fin janvier, ne devrait pas arranger les choses.

« Cependant, je doute que le nouveau président puisse mettre en place une bonne gouvernance en l’état actuel des choses », analyse Ladipo Adamolekun qui appelle à la mise en place d’un « système fédéral plus déconcentré ».

« Le nouveau président devra accepter que les structures en place ne peuvent pas faire fonctionner le gouvernement », poursuit l’expert des politiques publiques. « La constitution de 1999 a trop favorisé la centralisation, notamment de la police, et cela joue beaucoup dans les problèmes de sécurité au Nigeria ».

Le dernier mandat du président Muhammadu Buhari a été marqué par une hausse de l’insécurité au Nigeria, liée à des conflits interethniques, à la présence de bandes criminelles et aux groupes terroristes. Selon les Nations unies, les violences jihadistes ont fait plus de 40 000 morts depuis 2009 dans le nord-est du pays et contraint quelque 2,2 millions de personnes à quitter leurs foyers.

FRANCE 24 via CONGO PUB Online

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Afrique

Union africaine : Le président Tshisekedi à Addis-Abeba pour participer à la 36è assemblée générale des chefs d’État

by admin9775 17 février 2023
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Le chef de l’Etat congolais Félix Tshisekedi est arrivé, dans la soirée du jeudi 16 février, à Addis-Abeba en Ethiopie où il participe ce vendredi 17 février 2023 à deux réunions importantes sur la RDC.

« Le Chef de l’État prendra part, ce vendredi, à deux réunions impor-tantes, la première sur la situation sécuritaire dans l’Est de la RDC et la seconde relative au Conseil de Paix et Sécurité de l’U.A. », renseigne des sources présidentielles.

En outre cette réunion se veut aussi d’être une instance de clarification du mandat de la force régionale de l’EAC déployée à l’Est de la RDC.

« Ce mini-sommet des chefs d’Etat fait suite au dernier sommet de l’EAC du 4 février dernier à Bujumbura. Au cours de ce sommet de Bujumbura, il avait été décidé de tenir ce 17 février une réunion élargie des chefs d’Etat de l’EAC dans l’objectif de faire une évaluation du processus de Luanda et celui de Nairobi afin d’établir une nouvelle feuille route et ce, après le constat du refus délibéré des troupes terroristes du M23 appuyées par le Rwanda de se retirer avant le 15 janvier 2023 des plusieurs localités occupées »

D’après les mêmes sources présidentielles, Félix Tshisekedi prendra d’abord part à la 36ème Assemblée Générale de l’Union africaine qui s’ouvre ce samedi 18 février 2023.

Joe KAZUMBA

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Afrique

Union Africaine : un sommet pour accélérer la mise en place de la ZLECAf

by admin9775 16 février 2023
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Les dirigeants africains se réunissent samedi et dimanche pour le sommet annuel de l’Union africaine (UA) avec pour objectif d’accélérer la mise en place de la zone de libre-échange, dans un contexte marqué par les répercussions de la guerre en Ukraine et la persistance des insurrections armées.

Depuis de nombreuses années, les dirigeants du continent échangent sur la mise en oeuvre de la zone de libre-échange continentale africaine (Zlec), qui doit réunir 1,3 milliard de personnes et ainsi devenir le plus grand marché mondial avec un PIB combiné de 3.400 milliards de dollars, selon l’ONU.

Ce 36e sommet de l’UA, qui se tiendra au siège de l’organisation continentale à Addis Abeba, portera sur « l’accélération » de la Zlec.

Initialement, le marché devait être effectif dès le 1er juillet 2020. Mais la fermeture de la plupart des frontières à cause de la pandémie de coronavirus a repoussé le calendrier.

Divergences

Pour l’heure, le commerce intra-africain ne représente que 15% des échanges totaux du continent.

« Il y a une volonté politique affichée et affirmée (concernant la zone de libre-échange) mais cela va être long à mettre en place », affirme à l’AFP Paul-Simon Handy, directeur du bureau de l’Institute for Security Studies à Addis Abeba.

La Zlec doit, selon ses promoteurs, favoriser le commerce au sein du continent et attirer des investisseurs. Selon la Banque mondiale, d’ici 2035, l’accord permettrait de créer 18 millions d’emplois supplémentaires et « pourrait contribuer à sortir jusqu’à 50 millions de personnes de l’extrême pauvreté ».

Mais des divergences demeurent sur le continent.

« Il y a des pays qui sont un peu hésitants sur certains points, notamment sur le protocole de libre circulation des personnes et des biens. Certains pays africains craignent que l’ouverture des frontières n’entraîne un afflux de personnes qu’ils ne peuvent pas contrôler », souligne Dorine Nininahazwe, directrice de l’ONG ONE pour l’Afrique de l’Est, évoquant également des questions de protectionnisme.

Tous les pays de l’UA, à l’exception de l’Erythrée, y ont adhéré, mais les discussions achoppent sur le calendrier des réductions des droits de douane, notamment pour les pays les moins développés.

Economies en difficulté

Ce sommet « va se tenir à un moment particulièrement délicat pour le continent », souligne par ailleurs l’organisation International Crisis Group.

« L’invasion de l’Ukraine et les sanctions internationales ont ébranlé les économies africaines et plongé nombre d’entre elles dans de graves difficultés », poursuit l’ICG.

Si le continent reste toujours le théâtre d’affrontements armés, notamment dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC) ou dans le bassin du lac Tchad, l’un des conflits les plus meurtriers au monde, la guerre au Tigré (nord de l’Ethiopie) – qui a fait plusieurs centaines de milliers de morts selon l’UA – a pris fin en novembre dernier, avec la signature d’un accord de paix sous l’égide de l’Union africaine.

Azali Assoumani, président des Comores, petit archipel de l’océan Indien d’environ 850.000 habitants, doit prendre la présidence tournante de l’UA, à la suite de Macky Sall, le chef de l’Etat sénégalais.

Le président comorien « aura besoin du soutien d’autres dirigeants africains pour assumer son mandat, compte tenu du poids diplomatique limité du pays », note l’ICG tandis que Paul-Simon Handy souligne que le choix s’est fait en novembre, « lui laissant peu de temps pour se préparer ».

Le Mali, le Burkina Faso et la Guinée, trois pays dirigés par des militaires issus de coups d’Etat, ont demandé le 10 février la levée de leur suspension de l’UA. Mais « la réintégration de ces juntes au sein de l’UA serait un renoncement total », selon M. Handy.

Au moins 35 présidents et quatre Premiers ministres participeront au sommet, selon le gouvernement éthiopien.

AFRICANEWS via CONGO PUB Online

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Afrique

Burundi : 4 militants des droits de l’Homme arrêtés en route pour l’Ouganda

by admin9775 15 février 2023
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Quatre militants des droits de l’homme ont été arrêtés au Burundi alors qu’ils tentaient de se rendre en Ouganda pour une réunion avec des organisations de la société civile.

S’exprimant sous couvert d’anonymat par crainte de représailles, des témoins à l’aéroport de Bujumbura et des employés de la sécurité et de la commission nationale des droits de l’homme ont déclaré à l’Associated Press que des agents du Service national de renseignement avaient procédé aux arrestations mardi matin.

La raison de ces arrestations n’était pas immédiatement connue. De telles arrestations ont été courantes ces dernières années au Burundi, où les organismes de surveillance ont accusé l’administration actuelle et les précédentes de cibler les critiques et d’étouffer la dissidence.

Anschaire Nikoyagize, président de la Ligue Iteka, la plus ancienne organisation de défense des droits de l’homme du pays, a confirmé les arrestations.

Les personnes détenues sont Audace Havyarimana, représentant légal de l’Association pour la paix et la promotion des droits de l’homme, Sylvana Inamahoro, directrice exécutive du groupe, Sonia Ndikumasabo, présidente de l’Association des femmes juristes du Burundi, et Marie Emerusabe, coordinatrice générale de l’association.

Il n’y a pas eu de déclaration immédiate des autorités burundaises. Le procureur général Sylvestre Nyandwi et la porte-parole du bureau du procureur, Agnès Bangiricenge, n’ont pas répondu aux demandes de commentaires.

Lors d’une récente visite au Burundi, le représentant spécial de l’Union européenne pour les droits de l’homme, Eamon Gilmore, a fait part de ses préoccupations quant aux « défis en matière de droits de l’homme » dans ce pays.

Africanews via CONGO PUB Online

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Afrique

Tchad : des rebelles du FACT jugés pour la mort d’Idriss Déby

by admin9775 13 février 2023
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150 éléments du principal mouvement rebelle au Tchad accusés d’être impliqués dans la mort du président Idriss Déby Itno seront jugés dès ce lundi dans les locaux de la maison d’arrêt de Klessoum à la sortie est de N’Djamena.

Ils sont également poursuivis pour terrorisme, enrôlement d’enfants, mercenariat et atteinte à la sûreté de l’Etat. Cependant, un certain nombre d’entre eux pourraient toutefois être graciés après le jugement selon le chronogramme de la transition.

Le général Mahamat Idriss Déby qui avait pris le pouvoir au soir de la mort de son père le 20 avril 2021, avait promis d’accorder une amnistie aux rebelles du FACT après la prolongation de la transition de deux ans par une commission interne au Dialogue de réconciliation nationale. Des pourparlers qui avaient été boycottés par plusieurs partis de l’opposition et de la société civile.

Au sein de la population, cette prolongation de la période de transition avait suscité la colère des Tchadiens, le 20 octobre 2022, leur manifestation pour réclamer le retour à l’ordre constitutionnel avait été réprimée dans le sang.

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Afrique

Electricité : le président sud-africain déclare l’état de catastrophe

by admin9775 10 février 2023
written by admin9775

Depuis des mois, 60 millions de Sud-Africains sont obligés de cuisiner, laver leur linge et recharger leur téléphone à certaines heures de la journée seulement.

Le pays manque d’électricité et la rationne en imposant des coupures programmées. Ces délestages ont duré jusqu’à près de 12 heures certains jours, la pénurie s’étant aggravée depuis l’année dernière.

« Nous déclarons l’état de catastrophe nationale pour répondre à la crise de l’électricité et son impact », a déclaré M. Ramaphosa, 70 ans, depuis l’Hôtel de Ville du Cap (sud) où il a tenu dans la soirée son discours annuel sur l’état de la Nation, retransmis en direct à la télévision.

« A circonstances extraordinaires, mesures extraordinaires », a-t-il poursuivi, reconnaissant que « la crise a progressivement évolué pour venir toucher toutes les couches de la société ».

L’état de catastrophe permet principalement de débloquer des fonds exceptionnels. L’ANC avait affirmé la semaine dernière avoir donné « des consignes claires » et sommé le gouvernement d’adopter cette disposition.

Cyril Ramaphosa avait déjà déclenché cette procédure l’an dernier lors des inondations sans précédent qui avaient fait plus de 400 morts dans le sud-est du pays et causé des destructions évaluées à plusieurs centaines de millions d’euros.

L’état de catastrophe pourrait aussi apaiser une colère grandissante qui a gagné la rue ces dernières semaines avec des manifestations contre les coupures d’électricité dans plusieurs villes, à l’appel de l’opposition et des syndicats.

Jeudi encore, plusieurs centaines de personnes étaient rassemblées au Cap, dans un contexte économique et social morose. Le chômage culmine à 32,9%, les prévisions de croissance pour cette année sont quasi nulles (0,3%) et l’augmentation du coût de la vie semble toujours davantage portée par une inflation persistante.

– Tensions à la cérémonie –

Cette crise de l’électricité s’ajoute en grande partie aux stigmates de l’ère de corruption sous la présidence de Jacob Zuma (2009-2018). Les caisses de la compagnie publique Eskom ont été une des principales cibles du pillage organisé des ressources de l’Etat.

Aujourd’hui, la compagnie qui produit 90% du courant consommé dans le pays est prise à la gorge par les dettes, tout en se débattant avec des centrales au charbon vieillissantes et mal entretenues, régulièrement en proie aux pannes.

« C’est tout un système énergétique qui s’effondre et une situation qui est probablement impossible à résoudre à court terme », a estimé Erwin Schwella, un expert en affaires publiques.

L’Afrique du Sud, encore largement dépendante des énergies fossiles, peine à se lancer dans une transition vers les énergies propres. Un plan d’investissement de 98 milliards de dollars a été approuvé par les pays riches l’an dernier à la COP27 dans le cadre d’un accord pour une « juste transition ».

Jeudi soir au Cap, le président Ramaphosa a commencé à s’exprimer devant plusieurs centaines de députés, juges, anciens présidents et invités, dans une ambiance tendue. La cérémonie a été interrompue, à peine entamée, par des membres du parti radical de gauche EFF (Combattants pour la liberté économique), qui se sont précipités sur la tribune où se tenait M. Ramaphosa. Ils ont été exclus de la salle. Les responsables du mouvement avaient juré de ne pas laisser le président « délinquant » s’exprimer.

Embourbé dans un scandale au parfum d’argent sale, M. Ramaphosa a échappé à une procédure de destitution en décembre, soutenu par l’ANC. Une enquête de police est toujours en cours. Le parti historique l’a dans la foulée réélu à sa tête, lui assurant un second mandat de chef d’Etat en cas de victoire de l’ANC aux élections générales de 2024.

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Afrique

Ouganda : le mandat de l’OHCDH ne sera pas renouvelé

by admin9775 9 février 2023
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L’Ouganda ne renouvellera pas le mandat du Haut-Commissariat des droits de l’Homme des Nations Unies qui doit prendre fin cette année, estimant avoir « développé des institutions internes dynamiques sur les droits humains », a annoncé mercredi à l’AFP le gouvernement, aussitôt critiqué par l’opposition.

« L’ensemble de l’Ouganda est pacifique et nous avons développé des institutions internes (…) dynamiques comme la Commission ougandaise des droits de l’Homme », a déclaré Henry Oryem Okello, ministre adjoint des Affaires étrangères, pour justifier ce non renouvellement du mandat du Haut-Commissariat des droits de l’Homme onusien, établi depuis 2005 dans ce pays d’Afrique de l’Est.

« Notre bilan (en matière des droits humains, ndlr) s’est considérablement amélioré au fil des ans sous la direction du président Museveni », a-t-il affirmé. Le président Yoweri Museveni dirige l’Ouganda d’une main de fer depuis 1986.

Les autorités ougandaises ont informé le Haut-Commissariat des droits de l’Homme (HCDH) de l’ONU dans une lettre transmise le 3 février, consultée par l’AFP, affirmant que « le gouvernement poursuivra sa coopération avec le siège du HCDH directement ou par l’intermédiaire de sa mission permanente à Genève ».

« Nous pouvons confirmer qu’il s’agit d’une décision unilatérale, mais des discussions sont en cours avec les autorités ougandaises », a réagi auprès de l’AFP Seif Magango, porte-parole du Haut-Commissariat des droits de l’Homme de l’ONU basé à Genève.

Cette décision a été critiquée par Muwada Nkunungi, membre de la Plate-forme d’unité nationale dirigée par Robert Kyagulanyi, alias Bobi Wine, l’un des principaux opposants au président Yoweri Museveni.

« Le gouvernement de Museveni est paranoïaque. Il n’est pas surprenant qu’ils ne renouvellent pas le mandat parce qu’ils craignent le strict respect des droits humains » a déclaré à l’AFP Muwada Nkunyingi, poursuivant : « Le gouvernement veut violer les droits humains sans entrave ».

Lors de la dernière élection présidentielle, en 2021, des journalistes ont été attaqués, des avocats emprisonnés et plusieurs dirigeants de l’opposition muselés.

En novembre 2022, un expert membre du comité des Nations Unies contre la torture avait affirmé que « la torture et les mauvais traitements » restaient « largement et fréquemment pratiqués en Ouganda ».

L’Ouganda occupe la 132e place (sur 180) du classement mondial 2022 de la liberté de la presse établi par l’ONG de défense des journalistes Reporters sans frontières.

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ActualitésAfrique

Nigeria : la pénurie de liquidités au cœur d’émeutes

by admin9775 8 février 2023
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Abeokuta, ville du sud-ouest du Nigeria, a été le théâtre de confrontations entre manifestants et policiers mardi, lorsqu’une foule de jeunes a attaqué une banque en proie à une pénurie de liquidités, selon la police et les habitants.

De nombreuses vidéos postées sur les réseaux sociaux montrent une foule de jeunes en colère attaquant une banque et des colonnes de fumée noire provenant de pneus en feu. Une autre, rapportée par la presse locale, montre un manifestant couvert de sang perdant connaissance.

Le processus de remplacement des anciens billets prend plus de temps que prévu et les banques commerciales ne disposent pas d’assez de nouveaux billets à distribuer aux clients, ce qui pousse la demande à dépasser l’offre.

Les efforts déployés par le Nigeria pour remplacer sa monnaie traditionnelle par de nouveaux billets ont entraîné une pénurie d’argent liquide, empêchant la population de subvenir à leur besoin et obligeant les entreprises à mettre la clé sous la porte.

Le gouvernement milite en faveur d’une économie sans argent liquide, plus inclusive et affirme que ces changements stimuleront la croissance économique, laissant les détracteurs sceptiques.

Face aux distributeurs de billets à court de billets et les stations-service en manque de carburant, les files d’attente s’allongent, plongeant la population dans la détresse.

En octobre, plus de 80 % des 3 200 milliards de naira (7,2 milliards de dollars) en circulation au Nigeria étaient entre les mains de particuliers, mais 75 % d’entre eux ont désormais été déposés auprès d’institutions financières, a déclaré le gouverneur de la banque centrale, Godwin Emefiele, ce week-end.

Il a prolongé de 10 jours, jusqu’au 10 février, la date limite à laquelle les Nigérians doivent déposer leurs anciens billets de banque.

Alors que les Nigérians sont de plus en plus nombreux à déposer leur ancienne monnaie dans les banques, l’AP a constaté que certaines institutions financières continuaient à distribuer ces billets périmés à leurs clients lundi. Les clients des banques ont déclaré à l’AP qu’ils étaient autorisés à retirer très peu d’argent et qu’ils devaient faire face à des frais bancaires élevés pour chaque transaction.

Les paiements numériques effectués par les banques sont souvent peu fiables au Nigeria, ce qui met les entreprises en difficulté, car un nombre croissant de clients ne trouvent pas d’argent liquide pour payer leurs biens et services. Cette situation a créé un marché parallèle où les gens vendent illégalement les nouveaux billets de banque, a déclaré lundi la police secrète du Nigeria

AFRICA NEWS via CONGO PUB Online

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8 février 2023 0 comments
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