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Afrique

Afrique

Ethiopie: le ventre vide, des Afar regardent passer les camions d’aide vers le Tigré

by admin9775 3 août 2022
written by admin9775

Depuis un camp de fortune en contrebas d’une route de la région Afar, Abdu Robso, éleveur déplacé par la guerre dans le nord de l’Ethiopie, regarde, la faim au ventre, les camions d’aide alimentaire monter sans s’arrêter vers le Tigré, source de ses malheurs.

« Pourquoi toute cette nourriture va au Tigré et ne nous nourrit pas ? » s’interroge ce quinquagénaire coiffé d’un kofia, au visage émacié orné d’une barbiche blanche, montrant quelque 350 camions blancs du Programme alimentaire mondial (PAM) qui serpentent lentement.

L’axe relie Djibouti – où débarque l’aide internationale – au Tigré, région où a éclaté en novembre 2020 un conflit entre les autorités rebelles du Front de libération du Peuple du Tigré (TPLF) et le gouvernement fédéral éthiopien. Coupée du reste du pays, la région est au bord de la famine.

Comme des dizaines d’hommes, femmes et enfants originaires d’Abala, ville frontalière du Tigré, Abdu Robso survit avec presque rien à Erebti, localité à une soixantaine de km de chez lui, par plus de 40°C, à l’abri de bâches tendues sous des arbres.

La dizaine de milliers d’habitants d’Abala a fui en toute hâte une nuit de janvier quand les forces tigréennes l’ont bombardée depuis les hauteurs et envahi le nord de l’Afar.

Des jours de marche puis des heures en camion ont conduit Abdu Robso, son épouse et plusieurs de ses 22 enfants dans un camp de déplacés à des centaines de kilomètres de là.

Mais depuis que le TPLF a évacué l’Afar fin avril, les autorités de la région enjoignent les déplacés à rentrer, promettant de l’aide. « Nous avons accepté et nous voilà ici sans rien », constate Abdu Robso.

« Les Afar meurent de faim »

En fin de matinée, rien ne cuit sur les foyers du camp restés éteints. Les plus faibles dorment. Les enfants mangent quelques fruits cueillis dans les arbres.

« Les camions acheminant l’aide au Tigré passent ici. Et nous ? Qu’avons-nous fait de mal ? Pourquoi aucune aide n’arrive ici ? Nous aussi nous avons faim », s’insurge Aldim Abdela, berger de 28 ans.

« La raison, c’est que le Tigré a des dirigeants forts et pas nous », croit savoir Moustapha Ali Boko, 45 ans, qui « ressent une discrimination immense de la part de la communauté internationale ».

Selon lui, le TPLF sait mobiliser la forte diaspora tigréenne et les réseaux tissés dans la diplomatie internationale durant les 27 ans que le parti a gouverné l’Ethiopie.

Le directeur du PAM en Ethiopie, Claude Jibidar, l’assure: en plus du Tigré, « le PAM a toujours distribué de la nourriture en Afar (…) on en parle moins, mais cela continue ».

Pourtant, à Erebti « certains dorment le ventre vide » et « il n’y a pas de médicaments », souligne Moustapha Ali Boko: « On n’a rien reçu des autorités, seulement de l’Apda », une ONG locale.

Pour une des responsables de cette organisation, Valerie Browning, qui critique l’action du PAM dans la région tout en admettant une récente amélioration, « les Afar n’ont jamais été pris en compte dans les calculs de personne, ni du gouvernement d’Ethiopie, ni du monde ».

« Aucun Afar ne veut que les Tigréens meurent de faim, c’est évident. Mais d’un autre côté, le monde, les Tigréens et le gouvernement d’Ethiopie ne devraient pas vouloir que les Afar meurent de faim (…) et malheureusement c’est ce qui se passe ».

Charançons

Cette infirmière australienne dit « n’avoir jamais vu de problèmes aussi extrêmes » dans cette région où elle vit depuis 33 ans, où « la situation humanitaire est au-delà de la crise », une sécheresse inédite s’ajoutant aux conséquences de la guerre.

Fin juillet, l’ONU faisait état de « taux d’insécurité alimentaire et de malnutrition particulièrement alarmants » en Afar, notamment chez les déplacés.

Mais comment rentrer chez soi quand il n’y a plus rien ?

Moustapha Ali Boko et Abdu Robso reviennent d’Abala. « Nos maisons sont détruites et notre bétail a disparu », explique le premier. « Toute la ville a été pillée », rentrer « c’est impossible », renchérit le second.

Abala est une ville fantôme enveloppée d’un silence macabre, ont constaté des journalistes de l’AFP. Les commerces sont tous totalement vides. Ce qui n’a pas été emporté jonche la rue principale.

L’hôpital est dévasté. Appareils de réanimation, de radiologie, couveuses et lits dépérissent à l’extérieur. Fenêtres, portes, matériel ont été détruits, les matelas emportés. La réserve a été pillée, le générateur mis en pièces.

Seule une dizaine de familles vivent en ville. Dont celle d’Ali Mohammed. Sa fille blessée lors des combats, il n’a pas pu fuir très loin et il a retrouvé sa maison où les rebelles « ont pris beaucoup de choses ».

« Les conditions sont très dures. La farine est pleine de charançons, nous tamisons, mais (…) elle a un goût aigre. Nous n’avons ni huile ni oignons, nous mangeons du berbéré (mélange local d’épices) mélangé à de l’eau », détaille ce fermier de 45 ans.

« Je n’ai aucune raison d’aller ailleurs, c’est ici chez moi », lance-t-il, mais « il n’y a pas de médicaments, pas d’eau, nous buvons l’eau de la rivière et nous tombons malades ».

Comptant sur l’aide promise par le gouvernement, il souhaite que les autres habitants rentrent car « ici, nous vivons avec les singes et les chiens errants ».

 Erebti (Ethiopie)

Le Point via CONGO PUB Online

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Afrique

En Somalie, un ancien dirigeant des Shebab nommé ministre

by admin9775 2 août 2022
written by admin9775

Le cofondateur et ancien porte-parole du groupe islamiste radical Shebab, Mukhtar Robow, a été nommé au poste de ministre des Affaires religieuses dans le nouveau gouvernement somalien, a annoncé, mardi, par le Premier ministre, Hamza Abdi Barre.

En Somalie, une ancienne figure du mouvement islamiste radical Shebab accède au gouvernement. Mukhtar Robow, cofondateur et ancien porte-parole du groupe, a été nommé au poste de ministre des Affaires religieuses, a annoncé, mardi 2 août, le Premier ministre, Hamza Abdi Barre.

L’homme, aujourd’hui âgé de 53 ans, également connu sous le nom de Abou Mansour, avait publiquement fait défection en août 2017 du mouvement qu’il avait contribué à fonder et qui mène depuis 15 ans une insurrection contre le gouvernement fédéral soutenu par la communauté internationale.

Un temps l’objet d’une récompense de cinq millions de dollars offerte pour sa capture par le gouvernement américain, l’ex-porte-parole des shebab avait rompu en 2013 avec celui qui était alors à la tête de l’insurrection, Ahmed Abdi Godane. Il s’était ensuite réfugié dans la région de Bakool (sud-ouest), sans toutefois rompre complètement avec les Shebab.

En décembre 2018, il avait été arrêté alors qu’il briguait la présidence de l’État fédéré du Sud-Ouest. Le gouvernement, dirigé par le président Mohamed Abdullahi Mohamed dit Farmajo, l’accusait d’avoir « organisé une milice » et de n’avoir « jamais renoncé à ses idéologies extrémistes ».

Il était depuis en résidence surveillée dans la capitale Mogadiscio.

Nommé le 15 juin par le nouveau président, Hassan Cheikh Mohamoud, le Premier ministre, Hamza Abdi Barre, a désigné mardi 25 ministres, 24 ministres et vice-ministres d’État dans un gouvernement de 75 membres au total.

Il a affirmé, lors d’une conférence de presse, les avoir « sélectionnés sur la base de leur parcours universitaire, de leur expérience et de leur sens de l’équité ».

Insurrection islamiste et menace de famine

« J’attends (d’eux) qu’ils répondent aux besoins du pays, avec l’espoir qu’ils ouvriront une voie nouvelle pour la Somalie et je suis confiant qu’ils mettront en œuvre la grande vision du président et son programme d’une Somalie en paix avec elle-même et le monde », a-t-il ajouté.

De nombreux défis attendent le gouvernement, qui doit encore être approuvé par un vote du Parlement.

Pays en proie à une instabilité chronique, la Somalie est confrontée depuis 15 ans à l’insurrection des Shebab, qui restent solidement implantés dans de vastes zones rurales. Ils ont profité des crises à répétition au sommet de l’exécutif ces derniers mois pour intensifier leurs attaques contre le gouvernement fédéral et les forces de sécurité.

Le pays fait également face à la menace d’une famine imminente causée par la pire des sécheresses depuis 40 ans.

Les quatre dernières saisons des pluies depuis fin 2020 ont été insuffisantes et 7,1 millions de Somaliens, soit près de la moitié de la population, se trouvent en situation d’insécurité alimentaire aiguë, selon l’ONU.

Cette sécheresse a également fait 918 000 déplacés.

Avec AFP

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Afrique

Le Mali fustige Emmanuel Macron et exige l’abandon de « sa posture néocoloniale »

by admin9775 1 août 2022
written by admin9775

Les autorités maliennes ont fustigé, dimanche, la « posture néocoloniale, paternaliste et condescendante » d’Emmanuel Macron, réagissant à son discours en Guinée Bissau, le 28 juillet. Le président français avait critiqué les choix « inefficaces » de la junte pour lutter contre le terrorisme.

« Nul ne peut aimer le Mali mieux que les Maliens ». Les autorités de transition maliennes se sont livrées, dimanche 31 juillet, à une attaque en règle contre le président français, Emmanuel Macron, dont ils ont exigé qu’il en finisse avec « sa posture néocoloniale » et taise ses critiques contre l’armée malienne.

« Le gouvernement de transition exige du président Macron d’abandonner définitivement sa posture néocoloniale, paternaliste et condescendante », a déclaré à la télévision publique le porte-parole du gouvernement, le colonel Abdoulaye Maïga, réagissant aux propos tenus, jeudi, à Bissau, par Emmanuel Macron.

Évoquant le Mali, confronté à une grave crise sécuritaire et théâtre de deux coups d’État militaires en 2020 et 2021, Emmanuel Macron a estimé que la responsabilité des États ouest-africains était d’œuvrer pour que « le peuple malien puisse (…) exprimer sa souveraineté populaire » et « bâtir le cadre de stabilité » permettant de « lutter efficacement contre les groupes terroristes ».

« Puisque force est de constater que les choix faits par la junte malienne aujourd’hui et sa complicité de fait avec la milice Wagner sont particulièrement inefficaces pour lutter contre le terrorisme, ça n’est d’ailleurs plus leur objectif et c’est ce qui a présidé à notre choix de quitter le sol malien », a-t-il ajouté.

La force française Barkhane est en train de plier bagages au Mali.

Bamako, de son côté, a toujours réfuté avoir fait appel au groupe paramilitaire russe Wagner, présent au Mali sur une « base commerciale » selon la Russie.

Dimanche soir, Abdoulaye Maïga a aussi critiqué des « accusations erronées » de la part d’Emmanuel Macron « malgré les démentis » du Mali.

Bamako a également condamné « avec la dernière rigueur » les propos « haineux et diffamatoires » du président Macron alertant sur les exactions imputées à l’armée malienne contre des membres de la communauté peul lors de récentes opérations.

L’armée malienne et les paramilitaires russes ont été notamment accusés de s’être livrés à un massacre de civils dans la localité de Moura (centre) où, selon l’ONG Human Rights Watch, quelque 300 civils auraient été exécutés fin mars.

Ces « accusations graves » d’Emmanuel Macron sont de nature à « susciter la haine ethnique » au Mali où, reconnaît Bamako, « ces dernières années le tissu social a été dégradé à cause des conflits communautaires ».

« Il est important que le président Macron se remémore constamment le rôle négatif et la responsabilité de la France dans le génocide des Tutsis au Rwanda », a dit le porte-parole Maïga.

Les relations entre Paris et Bamako se sont fortement dégradées depuis un an. Après neuf ans de présence militaire au Mali, via l’opération Serval puis Barkhane, la France a été poussée vers la sortie par les autorités militaires maliennes, six mois après l’arrivée des paramilitaires du groupe Wagner.

Avec AFP

france 24 via CONGO PUB Online

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Afrique

Après les législatives, les Sénégalais espèrent le triomphe de la démocratie

by admin9775 1 août 2022
written by admin9775

Au lendemain d’un scrutin qui s’est déroulé dans le calme, les Sénégalais attendent toujours lundi la publication des résultats officiels, alors que l’opposition et le camp présidentiel revendiquent la victoire. Dans les rues de Dakar, l’ambiance est détendue et les citoyens partagent le sentiment d’avoir assisté à un grand moment de démocratie.

À peine deux heures après la fermeture des bureaux de vote, et alors que le pays est toujours dans l’attente des résultats, des scènes de liesse populaire éclatent, dimanche 31 juillet, dans plusieurs quartiers de Dakar. À Sicap-Liberté et Grand Yoff, deux des communes d’arrondissement de Dakar, le maire de la capitale, Barthélémy Dias, candidat aux législatives de la coalition d’opposition Yewwi Askan Wi, improvise une « caravane de la victoire ». Suivi par une foule qui ne cesse de grossir, il lève les bras au ciel, sourire aux lèvres. La victoire de l’opposition est nette selon l’édile, qui cite les premières tendances diffusées par les médias.

Un camion de Yewwi Askan Wi, équipé de grosses enceintes, diffuse juste derrière lui des musiques populaires reprises en chœur par les partisans de l’opposition. Un refrain revient régulièrement : « Bojo bojo yé », qu’on pourrait traduire du wolof par « Hey, les vauriens ». Pour davantage d’ambiance, un jeune homme brandit un fumigène artisanal, composé à l’aide d’un briquet et d’un insecticide.

« Depuis la fermeture des bureaux de vote, je suis de près les résultats à travers les médias. En écoutant la radio et les correspondants qui se trouvent un peu partout dans le pays, je n’ai aucun doute sur la victoire de Yewwi Askan Wi », affirme Ali, la cinquantaine, débout sur le trottoir, le poing serré en direction de Barthélémy Dias.

Le pouvoir crie aussi victoire

Tard dans la soirée, c’est une ambiance plus calme mais tout aussi triomphante qui règne au siège de Benno Bokk Yaakaar, à Mermoz, quartier résidentiel de Dakar. Me El Hadji Diouf, sulfureux avocat et membre de la coalition présidentielle, exécute quelques pas de danse, immédiatement suivi par les autres militants massés dans les tribunes du patio. Au centre, une quinzaine de caméras font face au pupitre d’où Aminata Touré, tête de liste nationale de la coalition présidentielle, doit faire sa déclaration.

Une standing ovation accompagne son entrée sur la scène. Il est 1 h du matin, la foule scande : « Mimi, Mimi, Mimi », le surnom de l’ancien Premier ministre du Sénégal.

« Nous avons gagné 30 départements. Pour rappel, le pays compte 46 départements », déclare-t-elle après les avoir détaillés. « Cela nous donne incontestablement une majorité à l’Assemblée nationale », ajoute-t-elle, sous les applaudissements des militants. Elle est rejointe sur scène par Me El Hadji Diouf et d’autres responsables de Benno Bokk Yaakaar, qui exultent après cette annonce.

Au Sénégal, où les législatives se tiennent en un seul tour, 112 sièges (dont 15 pour la diaspora) sont pourvus au scrutin de liste majoritaire dans le cadre des circonscriptions. Les 53 sièges restants sont attribués à la proportionnelle après un calcul des voix à l’échelle nationale.

Les résultats officiels provisoires du scrutin départemental sont attendus au plus tard mardi. Les résultats globaux seront eux publiés au plus tard vendredi.

Victoire de la démocratie

Lundi matin, devant le parking du stade Léopold-Sédar-Senghor à Dakar, les débats sont passionnés entre partisans du pouvoir et de l’opposition. Mohamed, sympathisant de Benno Bokk Yaakaar, et Chérif, féru de Yewwi Askan Wi, sont tous deux chauffeurs de taxi.

« Si Aminata Touré n’avait pas été sûre des résultats, elle n’aurait jamais annoncé que nous avons remporté la majorité. Pour moi, il n’y a aucun doute, le président Macky Sall aura une Assemblée acquise à sa cause pour terminer dans le calme son mandat », argumente Mohamed.

Chérif est loin d’être convaincu. « L’opposition a gagné les villes les plus importantes comme Dakar, Thiès, Saint-Louis et Ziguinchor. C’est impossible que le pouvoir obtienne la majorité. Ils ont perdu les élections. Ils devraient avoir l’honnêteté de le reconnaître », clame-t-il.

Devant un kiosque à journaux non loin de là, les Sénégalais scrutent avec intérêt la une des quotidiens. Les titres de la presse annoncent globalement des résultats favorables à l’opposition : « Sall temps pour Benno », « Ça sent le roussi » ou encore « Macky dos au mur ». D’autres quotidiens relativisent : « Benno refuse la cohabitation », « Yewwi ratisse, Benno résiste ».

Théophile Bassène, les mains dans les poches et masque chirurgical bien porté, ne sait pas sur quel quotidien porter son choix. Pour lui, c’est la démocratie sénégalaise qui se porte bien après ce scrutin. « La presse au Sénégal nous permet à chaque élection de connaître les grandes tendances quelques heures après la fermeture des bureaux de vote. Notre démocratie est exemplaire en Afrique », assure-t-il.

Un avis partagé par Ngoné, la quarantaine, qui attend à un arrêt de bus près de Nord-Foire, à Dakar. « La grande force du Sénégal, c’est que les élections sont transparentes. On ne peut pas voler les votes ici. D’après les résultats que j’ai vus hier soir à la télévision, on se dirige vers une Assemblée dans laquelle l’opposition sera largement représentée, par rapport à l’Assemblée sortante. Tout cela est à l’honneur du peuple sénégalais », confie-t-elle.

France 24 via Congo Pub Online

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ActualitésAfrique

Afrique du Sud : fusillades meurtrières à Soweto et Pietermaritzburg

by admin9775 13 juillet 2022
written by admin9775

L’Afrique du Sud endeuillée par deux tueries dans des bars de quartiers populaires, dans la nuit de samedi à ce dimanche 10 juillet. Quinze personnes sont mortes et neuf personnes blessées dans une taverne de Soweto, township du sud-ouest de Johannesburg dans cette tuerie dont les circonstances restent floues. Une autre tuerie a également eu lieu dans une taverne de Pietermaritzburg, près de Durban, dans l’est du pays. Quatre personnes ont été tuées et huit personnes blessées.

Dans un pays pourtant habitué à la violence, la colère gronde de plus en plus contre le ministère de la police, accusé d’être impuissant face à la circulation des armes à feu illégales et à une insécurité galopante. Ces tueries devraient laisser des traces.

Il est autour de minuit, samedi soir, quand un groupe d’hommes débarque en mini-bus, armés de fusils et de pistolets et commence à tirer sur les clients d’une taverne de Soweto. Même mode opératoire dans une taverne de Pietermaritzburg où deux hommes débarquent en voiture vers 20H30 et tirent sur la foule.

Ces drames font écho à la mort mystérieuse et sans blessure apparente de 21 jeunes, il y a seulement deux semaines, dans une taverne d’East London sur la côte Est.

La succession de ces affaires, bien que différentes, accroit la pression sur le ministre de la police. « Taisez-vous », a-t-il crié sur un représentant de la société civile qui le prenait à partie cette semaine. Le militant se disait exaspéré par l’inaction du ministre pendant que les gens se font massacrer dans la rue.

Les trois premiers mois de 2022 ont été particulièrement violents en Afrique du Sud. Le nombre de meurtres a augmenté de 22 % par rapport à 2021.

Par Romain Chanson

AFP via CONGO PUB online

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Afrique

Congo-B : pas d’engouement pour les élections législatives et locales de ce dimanche

by admin9775 13 juillet 2022
written by admin9775

Au Congo-Brazzaville, les électeurs congolais se rendent timidement aux urnes, depuis ce matin du dimanche 10 juillet pour élire les députés et les conseillers locaux. En tout, plus de 2 000 candidats prennent part àces scrutins boycottés par une partie de l’opposition.

Dans la plupart des centres, le vote a démarré au moins avec une heure de retard. A l’école Joseph Nkeoua, dans la deuxième circonscription de Bacongo où s’affrontent sept candidats, les premiers bulletins ont été glissés dans les urnes, après 8h00.

Pas d’affluence jusqu’à la mi-journée. Pour preuve, à l’école Lheyet Gaboka, dans le cinquième arrondissement, où nous nous sommes rendus à midi : dans le premier bureau de vote, sur 944 inscrits, à peine une trentaine avaient répondu présents.

Ceux qui votent affirment qu’ils « expriment un devoir un citoyen » et espèrent surtout un changement et un son nouveau à l’Assemblée nationale.

Ceux qui boycottent estiment que ces élections n’ont pas trop d’enjeux, arguant que les résultats sont presque connus d’avance. Ils suivent aussi le mot d’ordre d’une frange de l’opposition qui dénonce un manque de transparence.

A Brazzaville et partout ailleurs, les voies sont fermées à la circulation. Seuls les véhicules ayant obtenu des sauf-conduits délivrés par la police sont autorisés à circuler.

Les bureaux de vote se fermeront à 18h00, heure locale, et le dépouillement commencera aussitôt.

Les premiers résultats peuvent tomber dans le courant de la semaine, selon un responsable de la Commission électorale qui n’a pas précisé de date.

Par Loïcia Martial

RFI via CONGO PUB online

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