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Nouvelles nécrologiques

Nouvelles nécrologiques

Afrique du Sud: mort de l’ancien ministre Pravin Gordhan, figure anti-apartheid et anticorruption

by admin9775 14 septembre 2024
written by admin9775

Pravin Gordhan, militant anti-apartheid et figure politique-clé de l’Afrique du Sud post-apartheid, salué pour son combat contre la corruption, est mort ce 13 septembre 2024 à 75 ans, a annoncé sa famille. Il avait quitté la vie politique après les législatives de mai pour se consacrer à sa santé et sa famille.

En Afrique du Sud, il était l’une des voix à s’être élevée contre la corruption au plus haut sommet de l’État, sous la présidence de Jacob Zuma. L’ancien ministre Pravin Gordhan s’est éteint à l’âge de 75 ans, ce 13 septembre 2024, après avoir été admis à l’hôpital, des suites d’un cancer. Il laisse le souvenir d’un homme porté par la volonté de servir son pays et de se montrer intraitable face aux dérives du pouvoir.

Après des études en pharmacie, puis des années de lutte contre l’apartheid et pour la cause de la communauté indienne, Pravin Gordhan avait contribué aux négociations lors de la transition, et avait ensuite pris la tête du fisc sud-africain.

Aux Finances, il marque le pays

Mais ce sont surtout ses passages au ministère des Finances qui auront marqué le pays : nommé une première fois en 2009 par l’ex-président Jacob Zuma (2009-2018), il est vite devenu encombrant, à cause de son intransigeance face aux dérives budgétaires, et ne sera pas reconduit en 2014, lors du deuxième mandat du président. Une nouvelle fois rappelé pour sauver le ministère un an plus tard, il sera finalement limogé en 2017 et remplacé par un proche de Jacob Zuma, incompétent à ce poste.

Pravin Gordhan avait alors parlé haut et fort contre la corruption et témoigné, par la suite, devant la commission d’enquête sur la capture de l’État. Il occupera un dernier poste au sein du gouvernement de Cyril Ramaphosa, en tant que ministre des Entreprises publiques, avant de prendre sa retraite.

L’actuel chef de l’État a salué « son insistance pour que la justice fasse son travail contre ceux qui tentent de saper notre démocratie et rafler nos ressources et nos bien publics ».

RFI via CONGO PUB Online

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Nouvelles nécrologiques

Alberto Fujimori, ancien président du Pérou condamné pour crimes contre l’humanité, est mort

by admin9775 12 septembre 2024
written by admin9775

La famille d’Alberto Fujimori, président du Pérou entre 1990 et 2000, a annoncé son décès mercredi soir à l’âge de 86 ans. Figure controversée dans le pays, il avait été gracié en décembre après avoir été condamné à une peine de 25 ans de prison pour crimes contre l’humanité. Le Pérou a pourtant décidé de décréter un deuil national de trois jours.

Alberto Fujimori, qui a dirigé le Pérou d’une main de fer entre 1990 et 2000 et passé les dernières années de sa vie en prison pour corruption et crimes contre l’humanité, est décédé mercredi 11 septembre à Lima, auprès des siens, à l’âge de 86 ans.

Le Pérou a décrété, jeudi, un deuil national de trois jours.

« Après une longue bataille contre le cancer, notre père, Alberto Fujimori, vient de partir à la rencontre du Seigneur. Nous demandons à ceux qui l’ont aimé de nous accompagner par une prière pour le repos éternel de son âme. Merci pour tout papa ! », ont annoncé ses enfants Keiko, Hiro, Sachie et Kenji Fujimori.

La Présidence de la République a confirmé « la triste nouvelle », présentant ses « sincères condoléances à la famille ». « Que Dieu ait son âme et qu’il repose en paix », conclut le communiqué présidentiel.

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« Nous nous coordonnerons avec la famille pour connaître ses souhaits concernant les funérailles de l’ex-président », a indiqué le directeur de cabinet ministériel.

« El Chino »

L’ex-dirigeant, né au Japon, avait été libéré en décembre sur ordre de la Cour constitutionnelle « pour raisons humanitaires », malgré l’opposition de la justice interaméricaine, après avoir passé 16 ans dans une prison dans l’est de Lima. Il y purgeait une peine de 25 ans pour crimes contre l’humanité, notamment pour deux massacres de civils commis par un escadron de l’armée dans le cadre de la lutte contre la guérilla maoïste du Sentier lumineux au début des années 1990.

L’ancien président, surnommé « El Chino » (« le Chinois »), a profondément divisé le pays. Il a été hospitalisé à plusieurs reprises ces dernières années. Une tumeur maligne à la langue lui avait été diagnostiquée en mai, sur laquelle il avait une lésion cancéreuse depuis plus de 27 ans. En 2018, Alberto Fujimori avait rendu public un diagnostic de tumeur aux poumons.

Son état de santé s’était rapidement détérioré au cours des derniers jours, alors qu’il avait terminé en août sa radiothérapie au niveau de la bouche, ont indiqué à l’AFP des sources proches de la famille. Un prêtre catholique était arrivé mercredi après-midi à son domicile dans le quartier de San Borja, à Lima, où il vivait avec sa fille aînée, Keiko Fujimori.

Alberto Fujimori a été vu pour la dernière fois en public le 5 septembre 2023, quittant une clinique du quartier de Miraflores où il avait subi un scanner, comme il l’a lui-même révélé.

« Autoritaire et populiste »

Adepte du néolibéralisme, Alberto Fujimori a été un « précurseur en Amérique latine d’un style de politique », a déclaré à l’AFP l’analyste politique Augusto Alvarez. Selon lui, l’ancien président, qui a fait irruption sur la scène publique avec sa victoire électorale inattendue sur l’écrivain Mario Vargas Llosa, futur prix Nobel de littérature, a promu un modèle « autoritaire et populiste » qui a été reproduit dans de nombreux autres pays, tant par des mouvements de gauche ou de droite.

L’ancien président laisse dans le pays une image contrastée. Pour certains, il est l’homme qui a dopé l’essor économique du pays par ses politiques ultra-libérales et combattu avec succès les guérillas du Sentier lumineux (maoïste) et du Mouvement révolutionnaire Tupac Amaru (guévariste). D’autres se souviennent surtout des scandales de corruption et de ses méthodes autoritaires et brutales qui lui ont valu sa condamnation.

Sa fille Keiko Fujimori a repris son flambeau politique, mais a échoué à trois reprises au second tour de la présidentielle. Le 14 juillet, la dirigeante du principal parti de droite du pays avait annoncé que son père se présenterait à l’élection présidentielle de 2026, ne sachant si elle pourrait y participer car, poursuivie pour blanchiment, le parquet a requis 30 ans de prison à son encontre.

Le Pérou a approuvé début août une loi déclarant prescrits les crimes contre l’humanité commis avant 2002, ce qui aurait pu bénéficier à Alberto Fujimori. Approuvée malgré une résolution de la Cour interaméricaine des droits de l’homme mi-juin réclamant la suspension du processus législatif, elle bénéficiera à des centaines d’autres officiers accusés d’exactions pendant le conflit interne des années 1980 et 1990 qui a fait quelque 69 000 morts et 21 000 disparus.

Avec AFP

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Nouvelles nécrologiques

Décès à New-York de l’acteur américain James Earl Jones.

by admin9775 10 septembre 2024
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Le nominé aux Oscars était connu pour avoir exprimé Darth Vador dans Star Wars.

L’acteur légendaire James Earl Jones, surtout connu pour ses innombrables rôles cinématographiques et la voix en plein essor du personnage de Darth Vader dans la franchise « Star Wars », est mort, son représentant confirmé à ABC News.

Il avait 93 ans.

Jones est mort lundi matin à son domicile du comté de Dutchess, dans l’histoire de New York, entouré de sa famille, selon l’agent de longue date Barry McPherson.

Le thespian, dont la voix puissante et profonde a donné vie au méchant emblématique de Dark Vador, a agi pendant plus de six décennies et a remporté trois Tony Awards, dont une honneur de toute une vie en 2017, deux Emmys et un Grammy. Il a été reconnu pour ses réalisations à vie par les Oscars en 2011.

Jones est né en 1931 dans le Mississippi et a lutté contre un violent bûcheron quand il était enfant.

« Les gens venaient à la maison et il y avait des introductions faites et je ne pouvais pas me présenter », a-t-il dit à PBS en 2014 à quel point l’affliction était mauvaise à l’époque. Jones a dit qu’il avait appris à rester silencieux pendant de longues périodes à la fois.

« J’ai trouvé que c’était, oh, si bon parfois parce que le silence n’est pas mauvais. C’est bon d’écouter. Et j’ai appris à écouter », a déclaré Jones à PBS.

James Earl Jones dans le rôle de Paul Robeson, avec son buste, au Her Majesty’s Theatre à Londres, en 1978.Hulton-Deutsch Collection/Corbis via Getty Images

C’est le bégaiement qui a conduit Jones à jouer après qu’un professeur de lycée eut utilisé de la poésie pour l’aider à parler plus clairement. Après l’université, puis l’armée, servant dans la guerre de Corée, Jones a regardé Broadway pour ses débuts dans le théâtre et les arts.

Dans les années 1950 et 1960, Jones était un élément de base de Broadway. De « On Golden Pond » à « The Best Man », son travail a gagné quatre nominations Tony, gagnant pour « The Great White Hope » en 1969 et « Fences » en 1987.

Presque simultanément, il a également été acclamé à la télévision. Le double lauréat du prix Emmy a remporté son premier cliché dans les années 1960 pour son travail sur East Side/West Side.

Il a remporté sa victoire Primetime Emmy en 1991, pour le meilleur acteur de soutien dans la mini-série « Heat Wave » et meilleur acteur pour la série « Gabriel’s Fire ». Il a également remporté un Daytime Emmy pour l’émission spéciale pour les enfants « Summer’s End » en 2000.

Darth Vader dans une scène de « Star Wars » en 1977.Renard du 20e siècle/Images de Getty

Jones a ensuite gagné son premier cadran d’Oscar, adaptant « The Great White Hope » à l’écran d’argent en 1970, jouant le boxeur Jack Jefferson. Jones n’était que le deuxième acteur noir après Sidney Poitier – qui a été nommé en 1958 et 1963 – à être reconnu par l’académie avec une nomination.

Pendant la plus grande partie des années 1970, Jones a continué à jongler avec son travail sur scène, à la télévision et au cinéma. Puis, en 1977, il a été choisi comme la voix d’un nouveau méchant, Dark Vader, dans la saga spatiale, « Star Wars: A New Hope ».

Alors que le bodybuilder David Prowse serait le personnage derrière le masque noir du seigneur Sith, Jones était la voix qui a prononcé tant de lignes emblématiques dans le film et ses suites — y compris, « Je trouve votre manque de foi dérangeant, » et ensuite, bien sûr, à Luke Skywalker dans « The Empire Strikes Back », sa grande révélation, « Non, je suis votre père. »

Jones était toujours humble à l’égard d’être la voix d’un ennemi emblématique.

« Je suis simplement des effets spéciaux », a-t-il déclaré à l’American Film Institute en 2009 sur l’expression d’un personnage qui était physiquement joué par quelqu’un d’autre. « George (Lucas) voulait, pardonner l’expression, une voix plus sombre, alors il engage un gars né dans le Mississippi, qui a grandi dans le Michigan, qui bégaie. C’est la voix, c’est moi. J’ai eu de la chance. De tous ces prétendus handicaps, j’ai eu de la chance d’obtenir un emploi qui m’a payé 7 000 dollars, et j’ai pensé que c’était de l’argent.

Dans un documentaire de 2004 intitulé « Star Wars: Empire of Dreams », Jones a parlé de quand il a découvert pour la première fois que Vader, le principal méchant de la trilogie cinématographique, révélerait qu’il était le père de Skywalker, le héros principal.

« Je me suis dit, » Il ment, » a admis Jones. « Je me demande comment ils vont jouer qui s’est dissimilée. »

James Earl Jones fête son 80e anniversaire en soufflant les bougies sur son gâteau au Gol…

Astrid Stawiarz/Getty Images

Mais ce n’était pas un mensonge. De 1977 à 1983, les trois films originaux « Star Wars » deviendront certains des films les plus vénérés et les plus originaux de leur époque, non seulement pour les effets spéciaux, mais aussi pour l’intrigue et les thèmes choquants.

Après Star Wars, Jones fait des apparitions mémorables dans le film d’Eddie Murphy Coming to America, puis en star en face de Kevin Costner dans Field of Dreams en 1989. Quelques années plus tard, il a une fois de plus prêté sa voix à un personnage célèbre, mettant en vedette dans le personnage animé de Disney « Le Roi du Lion » sous le nom de Mufasa.

Jones avait près de 200 crédits à son nom, selon IMDB, alors qu’il était actif pendant plus de 60 ans, y compris dans des films comme « The Sandlot », des émissions comme « House » et « Les Simpson », et dans son retour dans une galaxie très loin, loin dans « La Révrage des Sith » en 2004. Il est revenu à plusieurs reprises à la voix de Vader ces dernières années, y compris dans la série animée « Rebels », « Rogue One: A Star Wars Story » de 2016 de « The Rise of Skywalker » de 2019 et la série Disney de 2022 « Obi-Wan Kenobi ».

Il a également repris son rôle dans la suite de « Coming to America », « Coming 2 America », en 2021.

En 2011, Jones a reçu un Oscar honoraire pour l’ampleur de son travail acclamé.

C’est alors que Jones a joué dans la pièce « Driving Miss Daisy » à Londres en 2011 qu’il a été surpris par la co-star Vanessa Redgrave, qui a attendu jusqu’à la fin du spectacle pour laisser la foule entrer son honneur cette année-là. Le casting et l’académie ont organisé une cérémonie spéciale pour Jones sur scène, avec Sir Ben Kingsley qui sortit pour remettre à Jones son Oscar.

« Si le cauchemar d’un acteur est nu sur scène et ne connaissant pas ses lignes, quel diable appelez-vous cela? » Il a dit de l’honneur surprise. « Comment puis-je me sentir ? Eh bien, plus que sidéré. … C’est le seul mot auquel je peux penser pour ce moment improbable de ma vie.

En mars 2022, il est annoncé que le Cort Theatre de Broadway sera rebaptisé James Earl Jones Theatre.

Jones s’est marié deux fois. Sa deuxième femme, Cecilia Hart, est décédée en 2016 après 34 ans de mariage. Le couple laisse derrière lui son fils, Flynn Earl Jones.

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Décès du Pasteur Emmanuel, l’auteur de la chanson  » PHARMA LOLA »

by admin9775 8 septembre 2024
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Le chanteur gospel Emmanuel Pharma Lola, de la République Démocratique du Congo, compositeur et auteur de la  chanson « Pharma Lola », est décédé dimanche dans  un accident de circulation vers 14ème  rue Limete, au centre de Kinshasa,

Les témoins présents sur les lieux ont précisé que « Le Pasteur chantre de l’Eternel traversait la route lorsqu’il a été violemment percuté ». L’accident a eu lieu alors que la circulation était dense, et les circonstances précises restent encore floues.

« Le Pasteur chantre de l’Eternel traversait la route le matin à pied lorsque deux véhicules l’ont pris en étau au niveau du  tronçon Poids lourd. Emmanuel Pharma Lola se rendait dans son église à N’djili pour prêcher », ont affirmé les témoins sur le lieu.

Emmanuel est connu à travers son album « Bangaka ba Sali sorti en 2016. Il a écrit plusieurs chansons, entre autres, «  Téléphone éteint », « Diplôme ya lola », « Na pusani ».

Sa musique, empreinte de spiritualité et de profondeur, a touché de nombreux fidèles à travers le pays.

MN

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Nouvelles nécrologiques

Décès d’Oscar Diyabanza

by admin9775 1 septembre 2024
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La musique congolaise est en deuil. Oscar Diyabanza Matusongwa est décédé le 31 août dernier à Kinshasa. Arrangeur, auteur et compositeur de renom, il a marqué l’histoire de la rumba durant plusieurs décennies.

Oscar Diyabanza Matusongwa, artiste pluridisciplinaire et ancien directeur du Ballet national de la République Démocratique du Congo (RDC) s’est éteint dans la nuit du 1er septembre 2024 à Kinshasa, après une longue maladie.

Sa chanson « Ba kake », interprétée par Mpongo Love en 1983, reste l’un de ses titres les plus célèbres. Porté par une rythmique rumba, ce tube avait connu un énorme succès à sa sortie.

Oscar Diyabanza a collaboré avec plusieurs grands noms de la scène congolaise, à l’image de feu Pépé Kale dont il était l’arrangeur fétiche. Sa plume talentueuse et son oreille musicale hors pair ont habillé de nombreux classiques.

Jusqu’à la fin de sa vie, il a œuvré dans l’ombre à faire rayonner son art. Discret mais très respecté dans le milieu, il laisse derrière lui une œuvre majeure qui a inspiré plusieurs générations d’artistes.

Né en 1949, Oscar Diyabanza a marqué de son empreinte le paysage artistique congolais. Formé au Conservatoire National de Musique et d’Art dramatique, devenu plus tard l’Institut National des Arts (INA), il a débuté sa carrière au sein du groupe mythique Chem-Chem Yetu. Ce groupe lui a permis de se découvrir dans l’art musical et de tracer la voie future dans l’art dramatique.

Oscar Diyabanza a été un arrangeur de musiques, parolier, auteur-compositeur et metteur en scène de renom. Il a collaboré avec plusieurs vedettes féminines de la Rumba congolaise, notamment Mpongo Love, Abeti Masikini, Etisomba et Miss Bora. La célèbre chanson « Bakake », interprétée par Mpongo Love en 1974, est l’une de ses compositions les plus emblématiques.

Pendant 25 ans, Oscar Diyabanza a dirigé le ballet national de la RDC, apportant une contribution inestimable à la promotion de la culture congolaise. Sous sa direction, le ballet national a participé à de nombreux festivals internationaux, dont le festival Yambi à Bruxelles en 2008, où il a conduit une grande délégation d’artistes congolais.

Oscar Diyabanza était plus qu’un artiste ; il était un véritable ambassadeur de la culture congolaise. Son engagement et sa passion pour les arts ont inspiré de nombreuses générations d’artistes. Paul Ngoie Leperc, un des fondateurs du Collectif des Artistes et Cultures (CAC), n’a pas caché sa tristesse face à cette perte. 

L’héritage d’Oscar Diyabanza ne se limite pas à ses œuvres artistiques. Il a également joué un rôle crucial dans la formation et le mentorat de jeunes artistes. Sa disparition est une perte immense pour la communauté artistique congolaise. Les hommages affluent de toutes parts, témoignant de l’impact profond qu’il a eu sur la culture et les arts en RDC. Les artistes, les collègues et les admirateurs se souviennent de lui comme d’un mentor, d’un leader et d’un visionnaire.

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Décès ce matin à Kinshasa de Monseigneur Dominique Mbulamatari.

by admin9775 26 août 2024
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Le cardinal Fridolin Ambongo a annoncé lundi dans un communiqué, le décès de Mgr Dominique Mbulamatari, évêque émérite du diocèse de Molegbe dont le siège est situé à quelques kilomètres de Gbadolite, ville natale de feu Président Mobutu (Nord-Ubangi), dans le nord-ouest de la République démocratique du Congo.

Le prélat a célébré samedi 25/8 la messe à la cathédrale Notre Dame à l’occasion du mariage de Jossart Nyoka Longo et Nelly. Joint par téléphone, le leader de Zaïko Langa Langa ne cache pas sa peine.

MN

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Mort de Sven-Goran Eriksson, ancien sélectionneur emblématique de l’Angleterre

by Sam's Londele 26 août 2024
written by Sam's Londele

Premier entraîneur étranger de l’histoire de la sélection anglaise, le Suédois Sven-Goran Eriksson s’est éteint à l’âge de 76 ans d’un cancer du pancréas.

Atteint d’un cancer du pancréas, Sven-Goran Eriksson est mort à l’âge de 76 ans. Entraîneur notamment de Göteborg, de la Lazio ou de Manchester City, il restera le premier étranger de l’histoire à diriger la sélection anglaise (2001-2006). Une expérience teintée d’échecs lors des compétitions internationales, malgré une génération dorée avec notamment David Beckham, Paul Scholes, Frank Lampard, Steven Gerrard ou encore Michael Owen.

En mars dernier, il avait pris la tête de Liverpool le temps d’un match amical face à l’Ajax Amsterdam, aux côtés de multiples légendes des deux clubs. Le Suédois avait de lui-même émis ce souhait après avoir annoncé publiquement sa maladie en janvier 2024. Une rencontre au terme de laquelle il a une nouvelle fois déclaré son amour aux Reds : « Quand j’étais entraîneur, j’ai toujours rêvé de Liverpool mais ça ne s’est jamais fait. Ça a été proche une fois, des discussions ont eu lieu il y a plusieurs années. Ça ne s’est jamais fait. Mais maintenant ça se fait ! »

Exploits en club puis déception avec l’Angleterre

Sa carrière en club reste remplie de succès, notamment à la Lazio. Avec des joueurs comme Alessandro Nesta, Pavel Nedved, Marcelo Salas mais aussi Bobo Vieri, il remporte la Coupe d’Europe des vainqueurs de coupe lors de la saison 1998-1999. La saison suivante, sa Lazio décroche un deuxième championnat d’Italie, le dernier à ce jour des Biancocelesti. Précédemment, il fait l’exploit de glaner la Coupe de l’UEFA en 1982 avec Göteborg, son premier club entraîné (1979-1982). Une victoire 4-0 aller-retour face à Hambourg, vainqueur de la C1 l’année suivante.

Son excellent travail avec la Sampdoria (finale de C1 en 1992) puis la Lazio, lui permet en 2001 de devenir sélectionneur de l’Angleterre. Il n’obtient cependant pas les résultats escomptés, en étant systématiquement éliminé au stade des quarts de finale lors de ses trois participations à des grandes compétitions. En 2004 comme en 2006, son Angleterre est battue aux tirs au but par le Portugal.

A special Anfield ovation for Sven-Göran Eriksson ❤️ pic.twitter.com/632Y9uiJQY

— Liverpool FC (@LFC) March 23, 2024

La séance de 2004 est d’ailleurs restée mythique, après que le gardien Ricardo ait enlevé ses gants pour stopper le dernier penalty anglais, puis offert la victoire en frappant lui-même l’ultime tir au but. « Encore une fois, nous sommes éliminés aux tirs au but. Ce genre de tournoi n’a lieu que tous les deux ans, donc vous ne pouvez pas vous attendre à gagner à chaque fois. Mais pour être franc, ils ont très bien tiré leurs tirs au but » avait lâché le sélectionneur des Three Lions après la rencontre. Clin d’oeil du destin, il entraînera Ricardo le temps de huit matches de Championship avec Leicester en 2011.

Sa carrière d’entraîneur est ensuite peu à peu tombée dans l’anonymat, malgré de brefs passages à Manchester City (2007-2008), puis à la tête du Mexique (2008-2009). Après plusieurs piges en Chine, il conclut une carrière de coach longue de 40 ans, par une dernière expérience à la tête des Philippines (2018-2019).

L’EQUIPE via CONGO PUB Online

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Alain Delon, légende du cinéma français, est mort

by admin9775 18 août 2024
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Alain Delon s’est éteint à l’âge de 88 ans ce dimanche 18 août dans sa maison de Douchy, ont annoncé ses trois enfants. Né en 1935 à Sceaux, il était venu au cinéma presque par hasard. Son physique d’Apollon et son jeu à l’instinct lui avaient permis de se construire très tôt une légende à travers quelques films mythiques. Profondément marqué par une enfance difficile, il s’était toujours dépeint comme un homme seul malgré son immense popularité.

« Je n’ai jamais rêvé de cette carrière, elle est arrivée comme ça. Je n’étais pas fait pour être Alain Delon. J’aurais dû être mort depuis longtemps. Ça s’appelle le destin », ainsi s’exprimait Alain Delon dans un hors-série spécial de Paris-Match qui lui était consacré en janvier 2018, un entretien dans lequel il parlait parfois de lui à la troisième personne. Un tic de langage souvent moqué mais qui, au fond, voulait marquer clairement, de son point de vue, la frontière entre l’acteur et l’individu Alain Delon. Même si lorsqu’il naît à Sceaux, près de Paris, son père biologique est directeur d’une petite salle de cinéma, rien ne prédestinait Delon à faire carrière au grand écran. Absolument rien, si ce n’est un physique qui lui a longtemps valu dans de nombreux pays, dont la France, le statut de « plus bel homme du monde » et qui lui a surtout ouvert les portes des studios de tournage.

On ne peut pas comprendre Delon, son caractère avec tous ses travers et cette mélancolie qui semble ne l’avoir jamais quitté si l’on ne revient pas sur les vingt premières années de sa vie, une existence morne et solitaire qui aurait sûrement, il l’a dit, tourné au tragique s’il n’était pas devenu acteur. Alain Fabien Maurice Marcel Delon a quatre ans quand ses parents divorcent. Sa mère le confie alors à une nourrice, Mme Nero, dont le mari est gardien à la prison de Fresnes. « J’ai fait ma première communion à Fresnes, ma communion privée à Fresnes, j’ai passé une partie de ma jeunesse dans l’enceinte de la prison de Fresnes  », confiait l’intéressé dans une interview, un environnement assez spécial qui explique, peut-être, la proximité qu’aura Delon avec les malfrats durant une bonne partie de son existence.

Une jeunesse troublée

Ses parents ayant refait leur vie chacun de leur côté, le jeune Alain passe toute sa scolarité en internat. Déjà forte tête et rebelle à l’autorité, il sera renvoyé de six établissements entre huit et quatorze ans, âge auquel il quitte définitivement l’école pour venir travailler chez Paul Boulogne, le nouveau mari de sa mère, qui tient la charcuterie Boulogne, seize employés, à Bourg-la-Reine. Il rêve alors de vélo, du Tour de France, mais il passe quand même un CAP de charcutier qui semble le destiner à prendre, un jour, la succession du beau-père dans la boutique. Mais le désir de liberté est plus fort. À 17 ans, il s’engage dans la marine. Pour s’évader, mais aussi pour la prime d’engagement : 152 000 anciens francs (environ 3 000 euros actuels). Le voilà dans le Sud, à Toulon, et les ennuis commencent lorsqu’il se fait pincer avec un complice pour vol de matériel radio.

Le marché est simple : soit il est viré de l’armée, soit il accepte de partir en Indochine. Sans doute soulagés de se débarrasser de l’ado turbulent, ses parents signent pour les autorités les documents nécessaires à son départ, car Alain est encore mineur. La France est en train de perdre la guerre quand il débarque en Asie après un mois en mer. À Saïgon néanmoins, il se sent enfin en famille au milieu de jeunes soldats inconscients du danger et avant tout épris, comme lui, d’aventure et de liberté. Il découvre aussi les plaisirs de la vie sous les tropiques et voit même Touchez pas au grisbi (1954) dans un cinéma de la rue Catinat. Choc immense. Il devient, dans l’instant, fan absolu de Jean Gabin. Comme à Toulon, l’aventure militaire va mal tourner. Mis aux arrêts pour avoir expédié dans un fossé une Jeep qu’il avait volée, il fête ses vingt ans au gnouf avant d’être renvoyé en métropole sans le sou.

Jeune, il ne se trouvait pas assez viril ; un avis démenti par le miroir.
Jeune, il ne se trouvait pas assez viril ; un avis démenti par le miroir. ARCHIVES / AFP

On est en 1956 et on le retrouve à Pigalle où il partage une chambre boulevard de Rochechouart avec un ancien camarade de régiment. Sa beauté ne passe pas inaperçue auprès des belles du quartier, toujours prêtes à « l’aider ». Alain prend alors conscience de son pouvoir de séduction, même s’il trouve son visage d’angelot encore en décalage avec la rage qui bout en lui. « Je me trouvais personnellement fadasse, c’est à dire mièvre, jeune. Je ne me trouvais pas assez physiquement viril. Aujourd’hui, on dirait trop ‘’minet‘ » », avouera-t-il plus tard. C’est une période un peu nébuleuse entre petits boulots et vie nocturne, mais le déclic va bientôt se produire, par l’intermédiaire de plusieurs femmes, on s‘en serait douté. Lors d’une soirée à Saint-Germain-des-Prés, il séduit Brigitte Auber, une actrice en vogue à l’époque et de dix ans son aînée. Il la suit sur la Côte d’Azur où il va devenir l’amant d’une autre actrice, Michèle Cordoue, troisième épouse du metteur en scène Yves Allégret.

Des débuts fulgurants

Cette dernière convainc son mari de faire faire à Delon un bout d’essai, lequel se montre d’abord très réticent : « Ça ne m’avait même pas effleuré l’esprit de devenir acteur », dira-t-il. Michèle Cordoue lui obtient quand même un rôle dans Quand la femme s’en mêle (1957), un rôle taillé sur mesure : celui d’un jeune voyou chargé d’exécuter un contrat pour un patron de night-club. C’est la révélation ! Delon, qui n’a jamais pris un seul cours de comédie, est un acteur-né. « Je suis entré dans ce métier en me sentant immédiatement comme un poisson dans l’eau, avouera-t-il plus tard dans une interview. Je n’avais pas l’impression de jouer. Je ne jouais pas puisque je vivais. » Cette fois, c’est Edwige Feuillère, la star féminine du film, qui le remarque et le met entre les mains de son agent Olga Horstig, laquelle possède alors dans son écurie Michèle Morgan et Brigitte Bardot.

Aux côtés de Romy Schneider dans «La Piscine» en 1968.
Aux côtés de Romy Schneider dans «La Piscine» en 1968. STF/AFP

Désormais dans le circuit, Delon tourne dans Sois-belle et tais-toi de Marc Allégret (1957), où il croise un autre débutant dénommé Jean-Paul Belmondo, puis dans Christine (1958), une production franco-allemande où il décroche le premier rôle masculin aux côtés d’une certaine Romy Schneider. De pratiquement trois ans sa cadette, elle est déjà auréolée de gloire grâce à ses rôles dans Sissi. C’est le début d’une idylle qui va durer cinq ans. Arrive 1960, année charnière marquée par deux chefs-d’œuvre qui vont consacrer Alain Delon star internationale : Plein soleil de René Clément, puis Rocco et ses frères de Luchino Visconti, deux metteurs en scène qui vont tout lui apprendre du métier, deux rôles où sa beauté sauvage et son talent instinctif explosent à l’écran. L’année 1961 marque aussi ses débuts au théâtre où il vainc son trac à force de travail pour tenir le rôle principal dans Dommage qu’elle soit une putain aux côtés de sa compagne Romy Schneider et de Daniel Sorano, pièce mise en scène à Paris par Visconti.

Retour ensuite au cinéma avec Quelle joie de vivre de René Clément, puis L’éclipse de Michelangelo Antonioni, deux films respectivement sélectionnés au Festival de Cannes en 1961 et 1962, L’Éclipse obtenant même le prix spécial du jury sur la Croisette. Désormais installée, la nouvelle star peut déjà se permettre le luxe de ne recevoir pour cachet que les seuls droits d’exploitation dans certains pays pour Mélodie en sous-sol d’Henri Verneuil. Il est trop cher pour la production mais tient absolument à tourner avec son idole, Jean Gabin. Belle intuition, le film est le deuxième succès de l’année 1963 dans les salles ! Fasciné par Delon, Visconti lui offre la même année l’un de ses plus beaux rôles : Tancrède, dans Le guépard, aux côtés de Burt Lancaster et de Claudia Cardinale. C’est la consécration. Le film décroche la palme d’or au Festival de Cannes et, à 27 ans, Delon se sent prêt pour la prochaine étape : Hollywood.

Une star à son zénith

Il y débarque en 1964, flanqué de Nathalie qu’il a épousée peu de temps après sa rupture avec Romy Schneider. Elle lui ressemble comme une sœur et lui donne son premier enfant : Anthony, né en septembre 1964 à Beverly Hills. L’épisode américain va pourtant rapidement tourner court. Delon n’y trouve pas sa place et n’y tourne que trois films de seconde zone. Pas de carrière US donc, mais cet échec américain est vite oublié. Après le film chorale Paris brûle-t-il où René Clément le remet en selle, il enchaîne avec Les Aventuriers de Robert Enrico aux côtés de Lino Ventura, puis conclut l’année 1967 par un chef-d’œuvre : Le Samouraï, rôle emblématique de tueur solitaire qui lui va comme un gant, sa première collaboration avec Jean-Pierre Melville. Ce succès commercial et artistique le replace tout en haut de l’affiche. En 1968, il est l’acteur préféré des Français, et encore plus des Françaises.

Avec son rival et ami Jean-Paul Belmondo dans Borsalino en 1970.
Avec son rival et ami Jean-Paul Belmondo dans Borsalino en 1970.

La décennie 1960 va se terminer en beauté au plan cinématographique : Adieu l’Ami (1968) avec Charles Bronson et Jeff (1969) où il rencontre une certaine Mireille Darc, mais surtout La Piscine (1968) de Jacques Deray où il renoue avec Romy Schneider et Le Clan des Siciliens (1969) d’Henri Verneuil où il retrouve Gabin et Ventura, deux films qui font désormais partie des grands classiques du cinéma français. Sur le plan personnel en revanche, c’est beaucoup plus compliqué puisqu’éclate ce qui devient vite « l’affaire Markovic », du nom de Stevan Markovic, son homme à tout faire qui est retrouvé mort, le 1er octobre 1968, dans l’appartement parisien du couple Delon, victime d’une balle dans la nuque. Ce fait divers au retentissement considérable sur fond d’affaire de mœurs et de scandale politique (le nom de Claude Pompidou, la femme du futur président de la République, circule dans les dîners en ville pour avoir soi-disant participé à des parties fines) vaudra à l’acteur 35 heures de garde à vue et plusieurs comparutions devant le juge chargé de l’enquête. L’affaire débouchera finalement sur un non-lieu bien arrangeant pour tout le monde.

Plus ambitieux que jamais, Delon tente l’année suivante un gros coup avec sa toute nouvelle société, Adel Productions : monter un film où il partagerait l’affiche avec Jean-Paul Belmondo, son seul rival au box-office. Ce sera Borsalino (1970), avec Jacques Deray aux manettes, un énorme succès populaire (4,7 millions d’entrées en France) qui voit les deux plus grandes stars du cinéma français se donner la réplique dans ce film situé dans le Marseille des années 1920. Au total, Adel Production sortira 29 films entre 1968 et 1986, la plupart avec Alain Delon en haut de l’affiche dont Deux Hommes dans la ville (1973) de José Giovanni avec Gabin et Borsalino & Co (1974) à nouveau avec Jacques Deray.

Moins de cinéma, plus de business

Puis, viendront Les seins de glace (1974) de Georges Lautner, L’homme pressé (1977) d’Édouard Molinaro et Mort d’un pourri (1977) de Georges Lautner, trois films tournés avec Mireille Darc, sa compagne depuis son divorce d’avec Nathalie en 1968. Mais aussi Flic story (1975) de Jacques Deray et surtout Monsieur Klein (1976) de Joseph Losey qui ne connaîtra pas un gros succès en salle mais remportera trois César, dont celui du meilleur film en 1977. Hors Adel Productions, on retient surtout Le cercle rouge (1970) et Un flic (1972), les deux derniers tournages de Jean-Pierre Melville ainsi que deux films avec Simone Signoret : La veuve Couderc (1971) de Pierre Granier-Deferre et Les granges brûlées (1973) de Jean Chapot.

Alain Delon et Mireille Darc à Nice en janvier 1976.
Alain Delon et Mireille Darc à Nice en janvier 1976. STF / AFP

À l’arrivée des années 1980 et à l’approche de la cinquantaine, Delon reste une star mais devient passé de mode et peine à se renouveler. C’est un rôle à contre-emploi de loser alcoolique dans Notre histoire (1984) de Bertrand Blier, film qu’il produit, qui va lui valoir un César du meilleur acteur. Désormais séparé de Mireille Darc avec laquelle il gardera des liens d’amitiés très forts, il exploite la marque Delon sous licence de sa propre société, Alain Delon Diffusion SA, basée à Genève, en Suisse. Cigarettes, lunettes, maroquinerie, parfums, montres, habillement, chaussures, bagages, papeterie, alcools, tout ce qui porte son nom se vend et se vend bien, particulièrement en Asie où il jouit d’une aura stratosphérique.

Collectionneur d’art avisé, il fait aussi de bonnes affaires dans ce domaine. Témoins cette vente aux enchères de 40 tableaux à Drouot qui lui rapporte 8 millions d’euros en 2007, celle de 16 bronzes Bugatti dont il se sépare contre 4 millions d’euros en 2016 et une autre vente qui lui rapporte plus de 8 millions aux enchères en 2023. Propriétaire d’une villa dans la banlieue chic de Genève achetée en 1985, il obtient la nationalité helvétique en 1999. Sa vie privée est jalonnée d’autres conquêtes, dont Rosalie Van Breemen, un mannequin néerlandais avec qui il restera quinze ans et qui lui donnera deux enfants : Anouchka née en 1990 et Alain Fabien né en 1994. Moins désiré au cinéma, avec une dizaine de films seulement ces trois dernières décennies dont Nouvelle vague (1990) de Jean-Luc Godard, ainsi que des apparitions dans Les acteurs (2000) de Bertrand Blier  et Astérix aux Jeux olympiques (2008) de Thomas Langman où il s’auto-parodie en Jules César, il remonte sur les planches notamment dans Sur la route de Madison aux côtés de Mireille Darc en 2007 et se laisse aussi tenter par la télévision dans des mini-séries montées autour de son nom : Fabio Montale (2002) et Frank Riva (2003, 2004).

Un lent déclin

Très affaibli ces dernières années, l’acteur avait subi une intervention pour une arythmie cardiaque en avril 2012, puis une autre en septembre 2013. En août 2015, se plaignant d’intenses douleurs au dos, il avait été admis d’urgence à l’hôpital Lariboisière pour une opération de neurochirurgie faciale. Retranché dans sa propriété de Douchy (Loiret) durant dix-huit mois, il était réapparu en janvier 2016 pour aller applaudir le chanteur québécois Robert Charlebois qui fêtait ses 50 ans de carrière à l’Olympia, puis à Colombey-les-Deux-Églises, le 18 juin de la même année, pour prêter sa voix à une commémoration de l’appel du général de Gaulle, « un honneur », avait-il déclaré. Très affecté par la mort de Mireille Darc fin août 2017, il avait fait part de son dégoût de la vie dans ce fameux hors-série de Paris-Match.

En septembre 2017 avec le compagnon de Mireille Darc, lors des obsèques de l'actrice.
En septembre 2017 avec le compagnon de Mireille Darc, lors des obsèques de l’actrice. REUTERS/Charles Platiau

« La vie ne m’apporte plus grand-chose. J’ai tout connu, tout vu. Mais surtout, je hais cette époque, je la vomis », avait-il lâché, alors âgé de 82 ans. « Je suis un acteur et pas un comédien, je n’ai pas fait le conservatoire », avait-il ajouté. « Moi, je n’ai rien fait. J’ai arrêté l’école à 14 ans et j’ai fait l’armée. Je suis un acteur comme Jean Gabin, Lino Ventura ou Burt Lancaster. Une personnalité forte qu’on a mise au cinéma. Et je peux dire, sans fausse modestie, avait-il conclu, que j’ai réussi ce métier. » Aux côtés de sa fille cadette, Anouchka, il reçoit une palme d’or pour l’ensemble de sa carrière en 2019. 

Je sais que ce qui est difficile, c’est partir

Les années qui suivent sont marquées par l’accumulation de graves problèmes de santé et plusieurs affaires de famille. L’une oppose ses trois enfants à sa dame de compagnie Hiromi Rollin, qu’ils accusent notamment de harcèlement moral, séquestration et abus de faiblesse. Et l’autre divise ses enfants autour de son état mental et physique, avec la question de l’héritage en fond. Une expertise médicale place d’abord l’acteur sous sauvegarde de justice en janvier 2024 puis sous curatelle renforcée trois mois après.  

Selon sa volonté, Alain Delon sera inhumé dans une chapelle qu’il a fait construire spécialement sur son domaine de 55 hectares à Douchy, au milieu des tombes de tous ses chiens : bergers belges, bergers allemands, doberman et autres malinois, des chiens « physiques » tels qu’il les définissait et qui l’auront, les uns après les autres, accompagné dans sa solitude une bonne partie de sa vie.

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18 août 2024 0 comments
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À la UneNouvelles nécrologiques

Décès de Issa Hayatou, ancien président de la CAF

by admin9775 9 août 2024
written by admin9775

L’ancien président de Confédération africaine de Football, Issa Hayatou, est décédé jeudi à Paris à l’âge de 77 ans.

Le Camerounais a passé 30 ans de sa vie au service du football continental dont il avait fini par être une figure emblématique.

Durant près de trois décennies (1988-2017), est mort le 8 août à la veille de ses 78 ans. en 2017 il avait perdu des élections face au Malgache Hama Hamad.

Quelques réactions de certaines personnalités du sport

Son compatriote, la star camerounaise Samuel Eto’o salue un « précurseur du football africain moderne ».

« Le président de la CAF Patrice Motsepe est attristé par la mort de l’ancien président Issa Hayatou », a indiqué la CAF dans un communiqué. « La CAF et le football africain seront pour toujours redevables au président Hayatou pour son immense contribution, sur de nombreuses années, au développement du football en Afrique », a déclaré Patrice Motsepe.

La Fédération camerounaise de football (Fecafoot) a pour sa part salué celui qui a « complètement révolutionné le football africain » avec de nombreuses « réformes » : « Sous son magistère, le continent passe de trois à cinq places à la Coupe du monde. La Coupe d’Afrique des Nations connaîtra aussi des grands changements jusqu’au passage à 24 nations pour la phase finale ».

« Le président Issa Hayatou a toujours su, par son leadership, son entregent, et son sens du compromis, défendre la voix de l’Afrique. Nous lui devons beaucoup », a renchéri Samuel Eto’o, ancien Ballon d’or africain, sur Instagram.

Le président de la Fifa Gianni Infantino a rendu hommage à un « grand passionné » qui a « consacré sa vie à diriger les plus grandes instances du sport », sur Instagram.

Thomas Bach, le patron du CIO, a salué lui « une figure majeure du mouvement sportif sur son continent ». « Issa Hayatou a dirigé la FIFA dans une époque très difficile. Il a toujours défendu le rôle du football aux Jeux olympiques et au sein du mouvement olympique », ajoute-t-il dans un communiqué.

En signe de respect, le drapeau olympique a été mis en berne à la Maison olympique et au Musée olympique à Lausanne, en Suisse. 

Une minute de silence a été observée par les membres du conseil exécutif du CIO, réunis le 9 août.

Avant son mandat à la CAF, il a dirigé la Fecafoot de 1986 à 1988, et après, il était devenu membre du Conseil exécutif de la Fifa, et du Comité international olympique (CIO).

Issa Hayatou aura fortement contribué à une transformation significative du football africain avec à la clé une et une reconnaissance mondiale.

Il a été à la base de l’expansion de la Coupe d’Afrique des Nations, l’inclusion d’un plus grand nombre d’équipes africaines a la Coupe du Monde de la FIFA, et le renforcement des infrastructures de football à travers le continent.

CONGO PUB Online

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À la UneNouvelles nécrologiques

Décès de Suzanne Kala Lobè, voix forte du journalisme au Cameroun

by admin9775 3 août 2024
written by admin9775

Au Cameroun, elle était une voix forte du paysage médiatique. L’éditorialiste Suzanne Kala Lobè s’est éteinte dans la nuit de mercredi à ce jeudi 1ᵉʳ août à l’âge de 71 ans. Militante de gauche, elle rejoint aux débuts de la décennie 1990 La Nouvelle Expression, où elle se fera connaître, puis animera de longues années des émissions de débat comme Polémos, ou culturelles comme Livres Noirs et Musique d’Afrique sur la radio Équinoxe avant d’être nommée au Conseil national de la communication.

Une journaliste aux opinions tranchées, fière de son africanité, qui ne laissait personne indifférent. C’est ainsi que Séverin Tchounkeu, PDG du groupe Équinoxe et La Nouvelle Expression, décrit, très ému, Suzanne Kala Lobè. Une amitié et une collaboration de plus de trente ans qui commence à Paris, lorsque, lui, étudiant rencontre Suzanne Kala Lobè, la militante, qui vend à l’époque à la criée le journal Kamerun, bulletin d’information du parti clandestin Manidem, branche radicale de l’UPC, l’Union des populations du Cameroun. 

Quand arrivent les années de braise, début 1990, pour accompagner l’avènement du multipartisme au Cameroun, Séverin Tchounkeu demande à Suzanne Kala Lobè de rejoindre son journal La Nouvelle Expression, puis de prendre part à la création de la radio Équinoxe.

Passionnée de débat, férue de musique mandingue et de littérature, Suzanne Kala Lobè est longtemps la voix de Polémos et de Livres Noirs / Musique d’Afrique. 

Opposante, communiste, n’ayant pas peur de la controverse, Suzanne Kala Lobè, aspirait à l’alternance politique pour son pays. 

Elle fut néanmoins très touchée par l’hommage rendu par les autorités à son père, Iwiyé Kala Lobè, considéré comme un des pionniers du journalisme camerounais. 

RFI via CONGO PUB Online

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