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Category:

Economie

À la UneEconomie

André Wameso reconduit à la tête de la Banque centrale du Congo, Charlotte Mulengezi et Jean-Marcel Bikayembe nommés vice-gouverneurs

by admin9775 1 juillet 2026
written by admin9775

Par ordonnance présidentielle lue à la Radio Télévision Nationale Congolaise (RTNC), le président de la République, Félix Tshisekedi, a reconduit André Wameso aux fonctions de gouverneur de la Banque centrale du Congo (BCC).

Le Chef de l’État a également nommé Charlotte Mulengezi et Jean-Marcel Kalubi Kayembe en qualité de vice-gouverneurs de l’institution d’émission, complétant ainsi la nouvelle équipe dirigeante chargée de mettre en œuvre la politique monétaire du pays.

Une continuité à la tête de la Banque centrale

Le maintien d’André Wameso à la tête de la BCC traduit la volonté des autorités de poursuivre les réformes engagées en matière de stabilité monétaire, de supervision bancaire et de consolidation du système financier national.

Sous son mandat, la Banque centrale du Congo a notamment poursuivi ses actions visant à maîtriser l’inflation, renforcer la crédibilité du franc congolais et améliorer la gouvernance du secteur financier.

Deux cadres issus de la Banque centrale

Les deux nouveaux vice-gouverneurs sont des cadres ayant effectué une grande partie de leur carrière au sein de la Banque centrale du Congo.

Charlotte Mulengezi occupait jusqu’à sa nomination des responsabilités au sein de la Direction des études et des opérations de la BCC, où elle a contribué aux travaux relatifs à la politique monétaire, aux analyses économiques et aux opérations de l’institution.

De son côté, Jean-Marcel Kalubi Kayembe est un professionnel expérimenté de la Banque centrale. Au cours de sa carrière, il a exercé plusieurs fonctions dans des domaines stratégiques, notamment les études économiques, les intermédiaires financiers et l’audit. Plus récemment, il figurait parmi les nouveaux directeurs généraux promus par ordonnance présidentielle.

Le choix de ces deux personnalités illustre la volonté des autorités de s’appuyer sur des compétences internes maîtrisant les rouages de l’institution.

Une équipe appelée à relever les défis économiques

La nouvelle direction de la Banque centrale du Congo aura pour mission de poursuivre les efforts de stabilisation du cadre macroéconomique, de préserver la valeur du franc congolais et de renforcer la résilience du système bancaire.

Elle devra également accompagner les réformes engagées en matière d’inclusion financière, de modernisation des moyens de paiement et de supervision des établissements financiers, dans un contexte marqué par les ambitions de diversification de l’économie congolaise.

La reconduction d’André Wameso et la promotion de deux cadres de carrière témoignent de la volonté des pouvoirs publics d’assurer la continuité de la gouvernance de la Banque centrale tout en capitalisant sur l’expertise développée au sein de l’institution.

Une continuité à la tête de la Banque centrale

La reconduction d’André Wameso intervient dans un contexte où la Banque centrale du Congo poursuit ses efforts en faveur de la stabilité macroéconomique, de la maîtrise de l’inflation et du renforcement de la crédibilité du franc congolais.

Cette décision traduit la volonté des autorités de maintenir une certaine continuité dans la conduite de la politique monétaire et dans les réformes engagées au sein de l’institution.

La BCC appelée à présider le CSBAOC en 2026

Sous la direction d’André Wameso, la Banque centrale du Congo exercera, au cours de l’année 2026, la présidence du Comité des Superviseurs des Banques de l’Afrique de l’Ouest et du Centre (CSBAOC).

Cette responsabilité régionale a été annoncée à l’issue d’échanges tenus à Washington avec le secrétaire permanent de cette organisation.

Le CSBAOC constitue un cadre de coopération entre les autorités de supervision bancaire de la sous-région. Il œuvre notamment à l’harmonisation des pratiques prudentielles, au renforcement de la stabilité financière et à la promotion de la bonne gouvernance dans le secteur bancaire.

La prise de cette présidence par la Banque centrale du Congo témoigne du renforcement de la place de la RDC au sein des institutions financières régionales.

Avec la reconduction d’André Wameso et la nomination de Charlotte Mulengezi et Jean-Marcel Bikayembe comme vice-gouverneurs, la Banque centrale du Congo entame une nouvelle étape de son mandat dans un contexte marqué par des défis liés à la stabilité des prix, au renforcement du secteur bancaire, à l’inclusion financière et à l’accompagnement des politiques de développement économique.

La nouvelle direction aura notamment pour mission de poursuivre les réformes engagées afin de préserver la stabilité du système financier, renforcer la confiance dans la monnaie nationale et consolider le rôle de la Banque centrale du Congo au sein des instances financières africaines et internationales.

Par Marius Bopenga
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Economie

RDC : le pétrole chute de près de 12 %, tandis que le cuivre poursuit sa progression sur les marchés internationaux

by admin9775 29 juin 2026
written by admin9775

Les marchés internationaux des matières premières ont connu des évolutions contrastées au cours de la semaine du 18 juin 2026. Alors que le prix du pétrole a enregistré une baisse marquée de 11,7 %, les cours du cuivre ont poursuivi leur progression, soutenus par la demande industrielle chinoise. Le cobalt est demeuré stable, tandis que l’or a légèrement reculé, selon la dernière note de conjoncture économique de la Banque centrale du Congo (BCC).

Le cours du baril de pétrole, l’un des principaux produits d’exportation de la République démocratique du Congo, s’est établi à 79,9 dollars américains au 18 juin, contre 90,4 dollars une semaine auparavant, soit une baisse hebdomadaire de 11,7 %.

Selon la Banque centrale du Congo, ce repli s’explique principalement par la conclusion d’un accord de paix préliminaire entre les États-Unis et l’Iran, lequel prévoit la réouverture du détroit d’Ormuz, l’une des principales voies maritimes d’acheminement du pétrole dans le monde. Cette détente géopolitique a contribué à apaiser les inquiétudes des marchés sur les risques de perturbation de l’approvisionnement mondial.

Malgré cette baisse, le prix du pétrole demeure supérieur de 31,1 % à son niveau observé à la fin de l’année 2025 et affiche une progression de 27,2 % par rapport à la même période de l’année précédente.

Le cuivre profite de la reprise industrielle chinoise

À l’inverse, le cuivre continue d’évoluer à des niveaux historiquement élevés. La tonne s’est négociée à 13.701,4 dollars, en hausse de 1,6 % sur une semaine.

Cette progression est attribuée au raffermissement de l’activité industrielle en Chine, premier consommateur mondial de cuivre, qui soutient la demande sur les marchés internationaux.

Depuis le début de l’année, le métal rouge affiche une hausse de 9,2 %, tandis que son prix a bondi de 43,9 % en glissement annuel.

Le cobalt reste stable

Le cobalt, dont la RDC demeure le premier producteur mondial, est resté stable au cours de la semaine, à 55.604 dollars la tonne.

Le métal conserve néanmoins une trajectoire haussière sur le moyen terme, avec une progression de 6,7 % depuis le début de l’année et une hausse spectaculaire de 68,5 % par rapport à juin 2025.

L’or recule légèrement

Le prix de l’or s’est établi à 4.123,4 dollars, enregistrant une baisse hebdomadaire de 1,3 %.

Comparé à la fin de l’année 2025, le métal précieux accuse un recul de 4,8 %, tout en demeurant supérieur de 25,2 % à son niveau observé douze mois auparavant.

Hausse du blé et du maïs

S’agissant des produits alimentaires de base, les cours demeurent orientés à la hausse.

Le prix du riz est resté stable à 269,4 dollars la tonne, tandis que le blé a progressé de 3,4 % pour atteindre 222,7 dollars, et le maïs de 1,4 %, à 153,5 dollars la tonne.

La Banque centrale explique cette évolution par les conditions climatiques défavorables observées dans l’hémisphère Nord, notamment les épisodes de sécheresse et de fortes chaleurs, qui affectent les rendements agricoles.

Depuis le début de l’année, le riz et le blé affichent respectivement des hausses de 22,9 % et 19,6 %, alors que le maïs recule de 5,3 %.

En comparaison annuelle, le prix du riz a diminué de 9,6 %, celui du maïs de 5,9 %, tandis que le blé enregistre une progression de 13,4 %.

Des indicateurs suivis de près par l’économie congolaise

L’évolution des cours internationaux des matières premières demeure un indicateur stratégique pour l’économie congolaise. Les variations des prix du pétrole, du cuivre, du cobalt et de l’or influencent directement les recettes d’exportation, les revenus fiscaux de l’État, les investissements dans le secteur extractif ainsi que les perspectives de croissance économique du pays.

Dans le même temps, l’évolution des prix mondiaux des produits alimentaires reste déterminante pour les pays importateurs comme la RDC, où les fluctuations des marchés internationaux peuvent avoir des répercussions sur les coûts d’approvisionnement et le niveau des prix sur le marché intérieur.

Par Marius Bopenga
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À la UneEconomie

Le FMI approuve un décaissement de 351 millions de dollars en faveur de la RDC

by admin9775 27 juin 2026
written by admin9775

Le Conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a approuvé, ce vendredi 26 juin 2026, la troisième revue du programme de la Facilité élargie de crédit (FEC) ainsi que la deuxième revue de la Facilité pour la résilience et la durabilité (FRD) de la République démocratique du Congo. Cette décision permet un nouveau décaissement de 351 millions de dollars américains destiné à soutenir les efforts de réforme économique du pays.

Selon les modalités arrêtées par le FMI, 190 millions de dollars seront versés au Trésor public sous forme d’appui budgétaire afin de contribuer au financement des dépenses de l’État. Les 161 millions de dollars restants serviront à renforcer les réserves internationales de la Banque centrale du Congo (BCC) grâce à un appui à la balance des paiements.

Cette approbation marque une nouvelle étape dans l’exécution du programme économique conclu entre la RDC et le FMI. Elle traduit la confiance renouvelée de l’institution financière internationale dans les réformes engagées par les autorités congolaises en matière de gouvernance économique, de gestion des finances publiques et de stabilité macroéconomique.

Le FMI estime que les progrès réalisés dans la mise en œuvre des engagements convenus justifient la poursuite de son accompagnement financier. La validation de ces deux revues permet ainsi à la RDC de continuer à bénéficier des instruments de financement destinés à soutenir son budget, renforcer sa résilience économique et préserver les équilibres macroéconomiques.

Cet appui intervient dans un contexte marqué par des défis économiques persistants, notamment les conséquences des tensions sécuritaires dans l’est du pays, les pressions sur les finances publiques et les incertitudes liées à l’environnement économique international.

Le gouvernement congolais poursuit, pour sa part, les réformes visant à consolider les finances publiques, améliorer la mobilisation des recettes, renforcer la gouvernance économique et créer les conditions d’une croissance durable et inclusive. L’appui du FMI devrait également contribuer à conforter la confiance des partenaires techniques et financiers ainsi que des investisseurs dans les perspectives économiques de la République démocratique du Congo.

Par Pascal Kabeya
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À la UneEconomie

Les États-Unis sanctionnent un réseau rwandais accusé de trafic d’or en provenance de l’est de la RDC

by admin9775 25 juin 2026
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Le gouvernement des États-Unis a annoncé, ce jeudi, une nouvelle série de sanctions économiques visant plusieurs personnalités et entreprises rwandaises accusées d’être impliquées dans le trafic illicite de minerais provenant de l’est de la République démocratique du Congo.

Au centre de ces mesures figure Gasabo Gold Refinery LTD, une raffinerie d’or basée à Kigali que le Département américain du Trésor accuse d’avoir joué un rôle clé dans la commercialisation d’or extrait des zones sous contrôle de la coalition AFC/M23 dans la province du Sud-Kivu.

Selon les autorités américaines, un réseau organisé aurait permis l’acheminement de l’or depuis les sites miniers contrôlés par la rébellion vers le territoire rwandais. Washington affirme que le minerai était transporté jusqu’à la ville frontalière de Rusizi avant d’être transféré vers la raffinerie Gasabo Gold à Kigali.

Les enquêtes américaines estiment qu’au cours des premiers mois de l’année 2026, au moins 60 kilogrammes d’or auraient emprunté ce circuit, représentant une valeur de plusieurs millions de dollars sur le marché international.

Le Département du Trésor soutient également que ces opérations auraient bénéficié du soutien des Forces de défense rwandaises (RDF), accusées d’avoir facilité le transport de l’or depuis les zones sous contrôle de l’AFC/M23 jusqu’au Rwanda.

Outre la raffinerie Gasabo Gold, les sanctions ciblent plusieurs responsables du secteur minier rwandais. Parmi eux figurent Jean Malic Kalima, président de Gasabo Gold Refinery, ainsi que Bosco Kayobotsi, directeur général de l’entreprise.

Trois autres sociétés minières contrôlées par Jean Malic Kalima sont également visées par les mesures américaines. Il s’agit de Bugambira Mines LTD, Wolfram Mining and Processing LTD et Rwinkwavu Mining Corporation LTD.

Concrètement, les avoirs détenus par ces personnes et entreprises aux États-Unis sont gelés. Toute transaction financière ou commerciale avec des citoyens, entreprises ou institutions américaines leur est désormais interdite.

Pour Washington, ces mesures s’inscrivent dans une stratégie plus large visant à lutter contre l’exploitation illégale des ressources naturelles qui alimente l’instabilité dans la région des Grands Lacs.

« Les États-Unis ne permettront pas à des groupes hors-la-loi de profiter du commerce illicite de minerais et de déstabiliser la région », a déclaré le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, à l’annonce des nouvelles sanctions.

Cette décision intervient dans un contexte de pression croissante exercée par la communauté internationale sur les réseaux accusés de financer les groupes armés opérant dans l’est de la RDC. Elle fait suite à plusieurs mesures déjà prises contre des responsables militaires rwandais et des personnalités soupçonnées de soutenir les activités de l’AFC/M23.

Les sanctions américaines s’inscrivent également dans le cadre du suivi des Accords de Washington, signés le 4 décembre 2025 entre la République démocratique du Congo et le Rwanda, qui prévoyaient notamment des engagements en matière de sécurité régionale et de lutte contre l’exploitation illégale des ressources minières.

L’Union européenne avait déjà pris des mesures similaires contre Gasabo Gold Refinery pour des faits liés au commerce de minerais provenant des zones de conflit dans l’est de la RDC.

Pour Kinshasa, ces nouvelles sanctions constituent un signal fort envoyé aux acteurs impliqués dans les circuits économiques qui alimentent les groupes armés et contribuent à l’insécurité persistante dans les provinces orientales du pays.

Par Pascal Kabeya
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À la UneEconomie

OHADA : le socle juridique discret qui façonne l’économie de 17 pays africains

by admin9775 25 juin 2026
written by admin9775

Trente ans après sa création, l’Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires (OHADA) s’est imposée comme l’un des piliers les plus importants de l’intégration économique africaine. Derrière les créations d’entreprises, les contrats commerciaux, les financements bancaires ou encore les litiges entre sociétés, cette institution régionale influence quotidiennement la vie économique de plus de 250 millions d’Africains.

Lorsqu’un entrepreneur crée une société au Sénégal, en Côte d’Ivoire, au Cameroun, au Bénin, au Togo ou en République démocratique du Congo, une grande partie des règles qui encadrent son activité ne dépend pas uniquement de la législation nationale. Ces règles sont largement définies par l’Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires (OHADA), une institution devenue au fil des années un acteur central de l’environnement économique africain.

Créée le 17 octobre 1993 à Port-Louis, à l’île Maurice, l’OHADA est née d’une ambition claire : offrir aux États africains un cadre juridique harmonisé capable de sécuriser les investissements et de favoriser les échanges économiques régionaux.

À l’époque, les investisseurs et les entreprises devaient composer avec des législations parfois très différentes d’un pays à l’autre, rendant complexes les opérations transfrontalières. Les divergences concernaient aussi bien la création des sociétés que les garanties bancaires, les procédures judiciaires ou encore les règles de comptabilité.

Une harmonisation unique en Afrique

Plutôt que de se limiter à une simple coordination entre États, les pays membres ont choisi une approche plus ambitieuse : adopter des règles communes directement applicables dans l’ensemble de l’espace OHADA.

Aujourd’hui, l’organisation regroupe 17 États membres, dont la République démocratique du Congo, qui a rejoint l’organisation en 2012. Ensemble, ces pays représentent un marché de plus de 250 millions d’habitants et plusieurs centaines de milliards de dollars de produit intérieur brut.

Le principal instrument de cette harmonisation repose sur les Actes uniformes, véritables textes de référence qui régissent de nombreux domaines du droit des affaires. Ils couvrent notamment le droit commercial général, le droit des sociétés, les sûretés, les procédures collectives, l’arbitrage, la médiation et la comptabilité.

Un levier pour les investissements

L’un des principaux avantages du système OHADA réside dans la prévisibilité juridique qu’il offre aux opérateurs économiques.

Une entreprise implantée au Sénégal qui souhaite investir en Côte d’Ivoire, au Bénin ou au Togo retrouve un environnement réglementaire largement similaire à celui qu’elle connaît déjà. Cette homogénéité réduit les coûts juridiques, facilite l’expansion régionale et améliore la confiance des investisseurs.

Les établissements bancaires et les fonds d’investissement y trouvent également un intérêt majeur. L’existence de règles harmonisées leur permet d’évaluer plus facilement les risques liés aux opérations financières et d’accorder des financements dans un cadre juridique mieux maîtrisé.

Une justice régionale au service de la sécurité juridique

L’OHADA dispose également de sa propre juridiction supranationale : la Cour commune de justice et d’arbitrage (CCJA), basée à Abidjan.

Cette institution veille à l’interprétation uniforme des textes dans l’ensemble des États membres. Son rôle est essentiel pour garantir que les mêmes règles produisent les mêmes effets d’un pays à l’autre.

Grâce à cette cohérence jurisprudentielle, les entreprises et les investisseurs bénéficient d’une plus grande sécurité juridique dans leurs activités régionales.

Le SYSCOHADA, un langage comptable commun

L’une des réalisations les plus visibles de l’organisation est sans doute le SYSCOHADA, le système comptable harmonisé adopté par les États membres.

Ce référentiel unique permet aux entreprises de présenter leurs états financiers selon les mêmes normes comptables, facilitant ainsi le travail des banques, des administrations fiscales, des commissaires aux comptes et des investisseurs.

Cette uniformisation améliore également la comparabilité des performances des entreprises opérant dans différents pays de l’espace OHADA.

Une référence pour l’intégration économique africaine

Au fil des années, l’OHADA est devenue l’une des expériences d’intégration juridique les plus avancées du continent africain.

Des institutions internationales telles que la Banque mondiale, la Banque africaine de développement ou encore la CNUCED ont régulièrement souligné son apport à l’amélioration du climat des affaires dans les pays membres.

Malgré les défis qui subsistent dans l’application de certaines réformes, l’organisation continue d’adapter ses textes aux évolutions économiques contemporaines. Plusieurs révisions ont ainsi été menées dans les domaines du droit des sociétés, de l’arbitrage, de la médiation et de la comptabilité afin de répondre aux nouvelles exigences des marchés et à la transformation numérique des économies africaines.

Un acteur discret mais stratégique

Contrairement aux institutions monétaires ou financières qui interviennent directement sur les politiques économiques, l’OHADA agit sur les fondements mêmes de l’activité économique.

Elle détermine les règles selon lesquelles les entreprises se créent, se financent, concluent des contrats ou règlent leurs différends.

Trente ans après sa création, l’organisation apparaît ainsi comme l’un des piliers les plus solides de l’intégration économique africaine. Souvent moins médiatisée que les banques centrales ou les institutions financières régionales, elle joue pourtant un rôle essentiel dans la construction d’un environnement des affaires plus stable, plus prévisible et plus attractif pour les investisseurs africains et internationaux.

Par Marius Bopenga
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À la UneEconomie

BOAD, BAD, Banque mondiale : Les institutions qui accompagnent les transformations économiques

by admin9775 25 juin 2026
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Lorsqu’une banque accorde un crédit immobilier à un ménage ou finance le besoin de trésorerie d’une entreprise, son objectif est généralement de récupérer rapidement son argent tout en percevant des intérêts. Les banques de développement répondent à une logique différente. Leur rôle consiste à financer des projets dont les retombées économiques sont importantes, mais dont la rentabilité est souvent trop lente, trop incertaine ou trop complexe pour attirer facilement les financements privés traditionnels.

Cette mission explique pourquoi des institutions comme la Banque ouest-africaine de développement (BOAD), la Banque africaine de développement (BAD) ou la Banque mondiale interviennent dans des secteurs tels que les infrastructures, l’énergie, l’agriculture, l’eau, les transports ou encore l’éducation. Ces projets nécessitent souvent des investissements très élevés et produisent leurs effets sur plusieurs décennies.

La construction d’une autoroute, d’un barrage hydroélectrique ou d’un réseau d’adduction d’eau illustre bien cette réalité. Les montants nécessaires se chiffrent fréquemment en centaines de millions, voire en milliards de dollars, alors que les revenus générés peuvent mettre de nombreuses années avant de couvrir les coûts engagés. Peu de banques commerciales acceptent d’immobiliser leurs ressources sur des périodes aussi longues.

Les banques de développement ont précisément été créées pour combler cette insuffisance. Elles mobilisent des capitaux auprès des États, des marchés financiers ou d’institutions partenaires afin de les réorienter vers des projets considérés comme prioritaires pour le développement économique.

Leur modèle repose sur une logique de long terme. Alors qu’un crédit bancaire classique peut s’étaler sur quelques années, les financements accordés par les banques de développement peuvent atteindre quinze, vingt ou parfois trente ans selon la nature des projets. Cette capacité à proposer des maturités longues constitue l’une de leurs principales spécificités.

La question de la maturité est d’ailleurs fondamentale. Une infrastructure dont la durée de vie atteint plusieurs décennies doit idéalement être financée avec des ressources elles-mêmes de long terme. Financer un barrage destiné à fonctionner pendant cinquante ans avec des emprunts remboursables en trois ou quatre ans créerait un déséquilibre financier difficilement soutenable.

Les chiffres donnent une idée de l’ampleur des besoins concernés. La Banque africaine de développement estime que le continent africain doit mobiliser entre 130 et 170 milliards de dollars par an pour combler ses besoins en infrastructures, alors que le déficit de financement annuel demeure compris entre 68 et 108 milliards de dollars. Cette insuffisance concerne notamment les routes, les réseaux électriques, les infrastructures portuaires, les systèmes d’approvisionnement en eau et les équipements urbains.

Face à ces besoins, les banques de développement agissent souvent comme des catalyseurs. Elles ne financent pas nécessairement seules les projets. Leur intervention permet fréquemment d’attirer d’autres investisseurs qui auraient hésité à s’engager sans la présence d’une institution reconnue.

Cette fonction est particulièrement visible dans les projets énergétiques africains. La centrale solaire de Korhogo en Côte d’Ivoire, dont le financement a récemment été soutenu par une obligation verte structurée avec l’appui d’Africa Finance Corporation, s’inscrit dans une logique où plusieurs acteurs financiers interviennent simultanément afin de répartir les risques et de mobiliser davantage de capitaux.

La BOAD joue un rôle comparable à l’échelle de l’UEMOA. Créée en 1973, elle a approuvé depuis sa création plusieurs milliers de milliards de FCFA de financements dans les huit États membres. Selon ses données institutionnelles, les engagements cumulés de la banque dépassent aujourd’hui 9 000 milliards FCFA. Ses interventions concernent aussi bien les infrastructures de transport que l’énergie, l’agriculture, le logement ou le secteur privé.

La Banque africaine de développement opère à une échelle plus vaste. En 2024, les approbations de financements du Groupe de la BAD ont dépassé 10 milliards de dollars. L’institution intervient dans l’ensemble du continent et finance aussi bien des États que des entreprises ou des projets régionaux.

La Banque mondiale dispose de moyens encore plus importants. À travers la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) et l’Association internationale de développement (IDA), elle engage chaque année plusieurs dizaines de milliards de dollars dans les économies émergentes et en développement. Au cours de l’exercice 2024, les engagements du Groupe de la Banque mondiale ont dépassé 100 milliards de dollars.

L’action de ces institutions ne se limite pas aux prêts. Elles accordent également des garanties, prennent parfois des participations dans certains projets, fournissent une assistance technique ou contribuent à structurer des financements complexes. Cette diversité d’instruments répond à une réalité économique simple : certains projets ne manquent pas forcément de rentabilité, mais peinent à trouver un montage financier capable de rassurer les investisseurs.

Les banques de développement occupent aussi une place importante dans le financement de la transition énergétique. Selon l’Agence internationale de l’énergie, les investissements énergétiques nécessaires en Afrique se chiffrent en centaines de milliards de dollars au cours des prochaines décennies. Une grande partie de ces ressources devra être mobilisée avant même que les projets ne commencent à générer des revenus.

Cette problématique concerne directement le Sénégal. Les ambitions affichées dans les domaines de l’énergie, de l’agriculture, des infrastructures ou de la transformation industrielle nécessitent des volumes d’investissement qui dépassent largement les capacités budgétaires de l’État. Les banques de développement apparaissent donc comme des partenaires importants pour mobiliser des financements de long terme compatibles avec ces objectifs.

Leur rôle prend une importance encore plus grande dans un contexte marqué par le renchérissement du crédit international. Depuis la remontée des taux d’intérêt mondiaux amorcée en 2022, de nombreux pays africains empruntent à des conditions plus coûteuses sur les marchés financiers. Les financements proposés par les banques de développement permettent souvent d’obtenir des maturités plus longues et des conditions plus favorables que celles disponibles sur les marchés commerciaux.

Les banques de développement occupent ainsi une position particulière dans l’économie mondiale. Elles ne remplacent pas les banques commerciales, mais interviennent là où les besoins de financement de long terme dépassent les capacités ou l’appétit pour le risque des acteurs privés. Derrière les grands projets d’infrastructures, les réseaux énergétiques, les programmes agricoles ou les investissements industriels qui transforment progressivement les économies se trouvent souvent ces institutions dont la mission consiste moins à financer la consommation immédiate qu’à préparer la croissance future.

Aicha Fall

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À la UneEconomie

Le FMI alerte sur les répercussions de la guerre au Moyen-Orient pour les économies africaines

by admin9775 23 juin 2026
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Le Fonds monétaire international (FMI) a mis en garde contre les conséquences persistantes de la guerre au Moyen-Orient sur les économies africaines, déjà confrontées à de multiples défis liés à l’inflation, à l’endettement et à la sécurité alimentaire.

Lors d’un point de presse tenu à Washington, Zeine Zeidane, directeur du département Afrique du FMI, a estimé que le continent traverse actuellement une « passe difficile » en raison des perturbations provoquées par le conflit.

« Même s’il y a aujourd’hui un cessez-le-feu, nous savons que les perturbations mettront du temps à se résorber », a-t-il déclaré.

Selon le responsable du FMI, la reprise complète de la production et des exportations énergétiques dans les pays du Golfe pourrait nécessiter plusieurs mois, retardant ainsi le retour à la normale sur les marchés internationaux.

Une Afrique particulièrement exposée

L’Afrique figure parmi les régions les plus vulnérables aux chocs extérieurs liés à l’énergie. La hausse des prix du pétrole, du gaz et des engrais a fortement pesé sur les finances publiques et sur le coût de la vie dans de nombreux pays.

Plusieurs États africains ont notamment été confrontés à :

  • des pénuries de carburant ;
  • une hausse du coût des transports ;
  • une augmentation des prix des produits alimentaires ;
  • une pression accrue sur les réserves de change ;
  • un renchérissement des importations agricoles et industrielles.

Les pays fortement dépendants des importations de produits énergétiques et d’intrants agricoles sont les plus exposés à ces turbulences.

Le FMI renforce son soutien financier

Face à cette situation, le FMI a annoncé son intention de renforcer son assistance à plusieurs pays africains.

L’institution prévoit notamment d’augmenter les volumes de financement accordés à :

  • Gambie ;
  • Éthiopie ;
  • Burkina Faso.

Par ailleurs, un nouveau programme d’appui financier est actuellement à l’étude pour Malawi.

Des défis persistants pour le continent

Cette nouvelle alerte intervient alors que de nombreux pays africains tentent encore de consolider leur reprise économique après les chocs successifs provoqués par la pandémie de Covid-19, les perturbations des chaînes d’approvisionnement mondiales et les conséquences de la guerre en Ukraine.

Pour le FMI, le principal défi consiste désormais à préserver la stabilité macroéconomique tout en protégeant les populations les plus vulnérables contre la hausse du coût de la vie.

Dans plusieurs pays africains, les gouvernements sont appelés à trouver un équilibre délicat entre le soutien aux ménages, la maîtrise des déficits budgétaires et le maintien des investissements nécessaires à la croissance.

Alors que les tensions géopolitiques continuent d’influencer les marchés mondiaux de l’énergie et des matières premières, le FMI estime que la résilience économique du continent dépendra largement de sa capacité à diversifier ses sources d’approvisionnement, renforcer sa production locale et accélérer les réformes structurelles destinées à réduire sa vulnérabilité aux chocs extérieurs.

Par Pascal Kabeya
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À la UneEconomie

Clôture de la DRC Mining Week : le secteur minier congolais se rêve en levier d’industrialisation et de prospérité partagée

by admin9775 21 juin 2026
written by admin9775

La 21ᵉ édition de la DRC Mining Week, qui s’est achevée ce vendredi 19 juin 2026 à Lubumbashi, a été marquée par des appels récurrents à une transformation structurelle de l’économie congolaise. Réunissant les principaux acteurs du secteur extractif autour du thème du changement de paradigme géopolitique et des partenariats stratégiques, cette rencontre a mis en lumière les ambitions des autorités congolaises de faire du secteur minier un véritable moteur d’industrialisation et de création de valeur ajoutée.

« Dépasser le rôle historique de fournisseur de matières premières »

Intervenant lors d’un panel de haut niveau organisé par VUKA Group avec le soutien d’Equity BCDC, Jean-Marie Kanda, conseiller principal du Président de la République au collège Mines, Énergie et Hydrocarbures, a lancé un plaidoyer ferme en faveur d’une mutation profonde du modèle économique du pays.

« Aujourd’hui, l’orientation mondiale est claire : les pays producteurs doivent être en mesure de transformer davantage leurs ressources sur place avant leur exportation. La RDC doit saisir cette opportunité pour créer plus de richesses localement et renforcer son tissu industriel », a-t-il déclaré.

Face à la demande croissante en minerais stratégiques indispensables à la transition énergétique mondiale, le conseiller présidentiel estime que la République démocratique du Congo ne peut plus se contenter d’exporter des ressources brutes sans en capter une part significative de la valeur. Cette vision s’inscrit pleinement dans les objectifs de la vision minière africaine et de la stratégie continentale des minéraux verts, qui encouragent l’industrialisation locale et le développement des chaînes de valeur régionales.

Élargir la base d’investissements et développer les infrastructures

Jean-Marie Kanda a également insisté sur la nécessité pour la RDC d’élargir sa base d’investissements. Si la ceinture cuprifère et cobaltifère du Grand Katanga demeure un pôle d’attraction majeur, le pays dispose d’un potentiel considérable dans plusieurs autres substances minérales encore insuffisamment valorisées.

Le représentant de la Présidence a par ailleurs rappelé que le développement du secteur minier ne peut être durable sans une implication accrue des entreprises dans le progrès social des communautés riveraines. Il a salué les initiatives déjà mises en œuvre à travers les mécanismes prévus par le Code minier, notamment les cahiers des charges communautaires et la dotation de 0,3% du chiffre d’affaires destinée aux projets de développement local.

Le FPI plaide pour une stratégie cohérente

Abondant dans le même sens, François Mpuila Mukendi, Directeur des Études et expert à l’intégration régionale au Fonds de Promotion de l’Industrie (FPI), a appelé à une accélération de la transformation industrielle. Intervenant lors d’un panel consacré aux investissements dans l’énergie et à l’industrialisation, il a estimé que la RDC doit définir une vision claire des chaînes de valeur à développer autour de ses ressources stratégiques, notamment le cuivre, le cobalt, le lithium et l’étain.

« Il ne suffit plus de parler du potentiel de la RDC. Nous devons identifier les filières prioritaires et construire une stratégie cohérente de transformation locale », a-t-il martelé.

M. Mpuila Mukendi a également insisté sur le rôle central des infrastructures dans le développement économique, rappelant qu’« aucun pays ne s’est développé sans avoir préalablement résolu la question des infrastructures ». Le FPI participe d’ailleurs au financement de plusieurs projets énergétiques, dont la centrale hydroélectrique de Movo, réalisée en partenariat avec la SNEL pour fournir environ 20 mégawatts aux opérateurs industriels.

Le Gouvernement affiche sa vision énergétique

Le ministre des Ressources Hydrauliques et de l’Électricité, Aimé Sakombi Molendo, a pris part au panel de haut niveau consacré aux synergies entre le secteur minier, les services publics et les investisseurs énergétiques. Il a réaffirmé la vision du Gouvernement de construire un système énergétique unique capable de répondre simultanément aux besoins des mines, de l’industrie et des populations.

Le ministre a présenté les actions engagées pour renforcer l’offre électrique à court terme à travers la réhabilitation des infrastructures existantes, tout en accélérant le développement de nouveaux projets hydroélectriques, solaires et des grands corridors énergétiques structurants. Il a annoncé la tenue prochaine du Forum Mission 300 ainsi que du dialogue Public-Privé sur l’énergie, prévus les 25 et 26 juin à Kinshasa.

« Le sujet n’est plus le potentiel de la RDC, mais sa transformation en mégawatts, en emplois et en croissance économique », a-t-il souligné face aux investisseurs.

Barrick Gold réaffirme son engagement

Présente en tant que partenaire historique et sponsor majeur de l’événement, Barrick Gold Corporation, à travers sa filiale Kibali Gold Mine, a confirmé son rôle de premier plan dans le paysage minier congolais. Installé parmi les grands exposants au Pullman Grand Karavia, le stand de Kibali a attiré de nombreux visiteurs, investisseurs et partenaires institutionnels.

Plus grande mine d’or d’Afrique, Kibali Gold Mine joue un rôle majeur dans la croissance économique du pays, contribuant à la création d’emplois, au développement des infrastructures communautaires, au renforcement du contenu local ainsi qu’à la promotion de la sous-traitance congolaise. La firme poursuit une politique axée sur le renforcement des capacités des entreprises nationales, permettant à plusieurs centaines d’entreprises locales de bénéficier des opportunités générées autour du projet.

Cette rencontre de grande envergure a démontré une fois de plus l’ambition des autorités congolaises à transformer les immenses richesses du sous-sol en opportunités concrètes de développement, d’emplois et de prospérité pour les générations présentes et futures.

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RDC : le FOREC et la Société Rizicole de Bumba s’allient pour développer la filière rizicole dans la Mongala

by admin9775 19 juin 2026
written by admin9775

Le ministère de l’Économie nationale de la République démocratique du Congo, à travers le Fonds de Régulation Économique (FOREC), a signé un protocole d’accord avec la Société Rizicole de Bumba (SRB) en vue de développer la filière rizicole dans la province de la Mongala, au nord-ouest du pays.

L’annonce a été faite vendredi par le ministère de l’Économie nationale sur son compte X.

Selon les autorités, ce partenariat public-privé s’inscrit dans la stratégie gouvernementale visant à renforcer la sécurité alimentaire, à soutenir la production locale et à réduire progressivement la dépendance du pays aux importations de produits alimentaires stratégiques.

« Ce partenariat s’inscrit dans la vision du Gouvernement visant à renforcer la sécurité alimentaire, soutenir la production locale et réduire progressivement la dépendance aux importations de produits alimentaires stratégiques », a indiqué le ministère.

S’appuyant sur le potentiel agricole de la région de Bumba, cette initiative ambitionne de structurer la filière rizicole locale à travers l’amélioration de la productivité, le développement des infrastructures de soutien et la création de nouvelles opportunités économiques au profit des communautés locales.

Le projet devrait également favoriser la valorisation des ressources agricoles de la Mongala, une province considérée comme l’un des bassins de production à fort potentiel du pays.

À travers cet accord, le FOREC et la Société Rizicole de Bumba entendent promouvoir une agriculture moderne, inclusive et durable.

« À travers ce partenariat public-privé, les acteurs réaffirment leur engagement en faveur d’une agriculture moderne, inclusive et durable, au service de la souveraineté alimentaire de la République démocratique du Congo », a précisé le ministère dirigé par le vice-Premier ministre en charge de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.

Cette initiative s’inscrit dans les efforts déployés par le gouvernement congolais pour stimuler les investissements dans le secteur agricole, considéré comme un levier essentiel de diversification économique et de création d’emplois.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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RDC : Julien Paluku signe l’Accord international sur le cacao et ouvre de nouvelles perspectives pour la filière cacaoyère

by admin9775 3 juin 2026
written by admin9775

La République démocratique du Congo a officiellement rejoint une nouvelle dynamique de coopération internationale dans le secteur du cacao. Le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, a signé à Abidjan, en Côte d’Ivoire, l’Accord international sur le cacao de l’International Cocoa Organization, un cadre destiné à renforcer la gouvernance mondiale de la filière et à soutenir son développement durable.

Selon le ministère du Commerce extérieur, cette adhésion permettra à la RDC de mieux valoriser sa production cacaoyère, de défendre les intérêts de ses producteurs sur les marchés internationaux et d’accéder à des mécanismes de financement destinés au développement du secteur.

L’accord met notamment l’accent sur l’amélioration des revenus des producteurs, la promotion de la transformation locale du cacao, la protection de l’environnement, le renforcement des statistiques agricoles et le développement économique des zones rurales.

Pour Julien Paluku, cette signature offre à la RDC l’opportunité de participer activement aux décisions internationales relatives au marché du cacao, tout en renforçant la compétitivité du cacao congolais à l’échelle mondiale.

Le ministre a également mis en avant la croissance soutenue des exportations congolaises de cacao, passées de 47 346 tonnes en 2021 à plus de 92 220 tonnes en 2025, illustrant le potentiel croissant de cette filière dans l’économie nationale.

La cérémonie de signature a été saluée par Aly Touré ainsi que par Irchad Razaaly, qui ont souligné l’importance de l’intégration de la RDC au sein des mécanismes internationaux de régulation et de développement du secteur cacaoyer.

Basée à Abidjan, l’International Cocoa Organization est une organisation intergouvernementale créée sous l’égide des Nations Unies. Elle regroupe les principaux pays producteurs et consommateurs de cacao et œuvre en faveur de la stabilité, de la transparence et du développement durable du marché mondial du cacao.

Cette adhésion marque une étape importante pour la diversification des exportations agricoles congolaises et pourrait contribuer à accroître la valeur ajoutée générée par la filière cacaoyère au bénéfice des producteurs locaux.

Par Marius Bopenga
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