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Monde

À la UneMonde

Le Conseil de sécurité va examiner la demande d’adhésion à l’ONU de la Palestine

by Sam's Londele 9 avril 2024
written by Sam's Londele

Le Conseil de sécurité a promis d’examiner la candidature palestinienne d’ici fin avril 2024. En 2011, une précédente requête avait été avortée à huis clos. C’est la première fois que la démarche palestinienne va atteindre ce stade. Une décision « historique » pour l’ambassadeur palestinien, fermement dénoncée par son homologue israélien.

L’Autorité palestinienne ne dispose pour l’instant que d’un siège d’État observateur non membre au sein de l’ONU, mais elle espère profiter de l’émotion suscitée par les bombardements à Gaza pour devenir membre de plein droit. Elle espère « prendre sa place légitime au sein de la communauté internationale », a expliqué, lundi 8 avril, l’ambassadeur Riyad Mansour, alors qu’un peu plus tôt, son homologue israélien Gilad Erdan avait critiqué avec virulence la décision du Conseil de sécurité de l’ONU d’examiner la requête palestinienne. Rien que cela est déjà une « victoire » pour ceux qui ont commis et soutenu les attaques du 7 octobre, selon lui.

Dans un premier temps, les quinze membres du Conseil de sécurité vont se réunir au sein d’un comité d’examen des adhésions à huis clos. Et puis d’ici fin avril, il y a de fortes chances, étant donné le contexte actuel, que le Conseil doive se prononcer, voter, pour savoir s’il est pour ou contre cette adhésion des Palestiniens. Il faudrait que le Conseil se mette d’accord avec neuf voix pour et aucun veto d’un membre permanent.

Si le Conseil vote une recommandation positive, alors il faudra la faire ensuite valider par un vote à majorité des deux tiers à l’Assemblée générale. Mais il y a fort à parier que les États-Unis opposent leur veto et que le Conseil de sécurité ne puisse émettre aucune recommandation. Le processus s’arrêterait alors là.

Un veto difficile à assumer

Car même si Joe Biden a dit et redit qu’il était pour la solution à deux États, la position de la Maison Blanche n’a pas changé depuis 2011. Même si l’ambassadrice a redit lundi son soutien à la solution à deux États, il faut absolument un accord bilatéral préalable entre les deux pays, selon elle. Or, c’est une mission pour l’instant impossible, puisque Israël s’oppose à la solution à deux États.

Et puis l’administration Biden pourrait avoir les mains liées aussi par une loi américaine qui supprime tout financement à l’ONU si le Conseil acceptait un État palestinien – c’est ce qu’a rappelé la mission américaine aux Nations unies.

Ce n’est pas la première fois qu’une demande d’adhésion serait bloquée au Conseil de sécurité. Pendant la guerre froide, les États-Unis et l’Union soviétique avaient plusieurs fois bloqué l’entrée de pays alliés de l’autre bloc. D’ailleurs, le dernier veto, qui remonte à 1976, était américain, lorsque Washington avait bloqué l’entrée du Vietnam.

La requête palestinienne avait été bloquée aussi en 2011, mais l’Autorité palestinienne n’avait pas voulu exposer Washington en le poussant au veto il y a douze ans. Elle avait négocié son siège d’observateur à la place. Mais dorénavant, après 33 000 morts en six mois de guerre selon le Hamas, l’administration Biden va se retrouver exposée, avec moins d’alliés qu’à l’époque, et il n’est pas certain que la communauté internationale comprenne son attitude. Joe Biden joue certainement plus gros qu’il ne pense dans ce dossier.

RFI via CONGO PUB Online

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9 avril 2024 0 comments
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À la UneMonde

Crue de l’Oural, rupture d’un barrage: «situation critique» à la frontière entre la Russie et le Kazakstan

by Guyguy Lelo 8 avril 2024
written by Guyguy Lelo

Le pic de ces inondations ne devrait pas être atteint avant mardi 9 avril, et, d’après le Kremlin, elles pourraient s’étendre à d’autres régions, notamment sibériennes. Mais déjà, plus de 10 000 bâtiments résidentiels ont été inondés dans les régions russes de l’Oural, de la Volga et en Sibérie occidentale, ont annoncé ce 8 avril les secours qui procèdent aux évacuations des habitants des villes affectées par les inondations. « Plus de 10 400 bâtiments résidentiels sont inondés », a indiqué le ministère des Situations d’urgence qui s’attend encore à une hausse des températures, une fonte accrue des neiges et la rupture des glaces hivernales recouvrant rivières et fleuves.

Évacuations

D’après le gouverneur de la région d’Orenbourg, des crues ont été signalées sur les 2 400 km de l’Oural, le troisième fleuve le plus long d’Europe. Il part des montagnes du même nom et se jette dans la mer Caspienne. « La situation est critique », a reconnu le ministre russe des Situations d’urgence, Alexandre Kourenkov, envoyé dans la région par le Kremlin. Sur les images transmises par ses services, on le voit en compagnie de sauveteurs qui évacuent les habitants de quartiers totalement envahis par une eau brune.

Dans la ville d’Orenbourg, le maire a prévenu les 550 000 habitants : « le niveau de l’eau ne va faire que monter dans les prochains jours ».

Dès vendredi, la hausse très importante du niveau du fleuve Oural, alimentée par les pluies et par la fonte des neiges, avait déjà provoqué la rupture d’un barrage dans la ville d’Orsk. Du côté kazakh, le président Tokaïev a qualifié ces inondations de « pire catastrophe naturelle dans le pays depuis 80 ans ».

RFI via CONGO PUB Online

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8 avril 2024 0 comments
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À la UneMonde

En Russie, des villes inondées et des milliers de personnes évacuées après la rupture d’un barrage

by Ruben Yale 8 avril 2024
written by Ruben Yale

De nombreuses villes de l’Oural, en Russie, se retrouvent inondées après la rupture d’un barrage à Orsk voilà deux. Les autorités russes ont déjà fait évacuer des milliers de personnes et elles s’attendent à une dégradation de la situation au cours des prochains jours.

Les autorités russes évoquent une « situation critique ». Elles ont reconnu, dimanche 7 avril, que les inondations à Orsk, dans l’Oural, s’étaient aggravées ces dernières heures, deux jours après la rupture d’un barrage qui, en pleine fonte des glaces, a déjà entraîné l’évacuation de plusieurs milliers d’habitants. Aucune victime n’a été rapportée à ce stade par les autorités russes.

« Une situation critique s’est développée dans la ville d’Orsk », a affirmé le ministre russe des Situations d’urgence, Alexandre Kourenkov, à son arrivée dans cette ville industrielle de plus de 200 000 habitants proche de la frontière avec le Kazakhstan.

Des images diffusées par ses services sur Telegram le montrent entourés de sauveteurs dans une petite embarcation navigant sur l’eau, celle-ci atteignant les fenêtres de certaines maisons et de plusieurs commerces. Il s’est ensuite rendu dans un centre d’hébergement temporaire.

Des habitants sont évacués, le 7 avril, dans la ville russe de Orsk où de nombreux habitations et commerces sont inondés.
Des habitants sont évacués, le 7 avril, dans la ville russe de Orsk où de nombreux habitations et commerces sont inondés. © Russian Emergencies Ministry, AFP

Vendredi, la rupture d’un barrage à Orsk, tout proche de la frontière avec le Kazakhstan, a provoqué une montée rapide des eaux, aggravée par d’importantes perturbations et la fonte des glaces, un phénomène courant à cette période de l’année dans de nombreuses régions russes.

Cette zone ne devrait pas être la seule touchée : selon le porte-parole de Vladimir Poutine, Dmitri Peskov, des inondations « sont attendues » dans les régions de Kourgan et Tioumen, en Sibérie occidentale, « dans les prochains jours ».

« Urgence fédérale »

À Orsk, plus de 4 500 maisons ont été inondées et plus de 4 000 personnes déjà évacuées vers des centres d’hébergement temporaires, selon Alexandre Kourenkov.

Les autorités ont classé la catastrophe comme « urgence fédérale », permettant ainsi de débloquer des fonds spéciaux. Des renforts sont également arrivés sur place pour aider les spécialistes déjà à pied d’œuvre.

Plus de 800 personnes ont également été évacuées dans la région voisine de Samara, qui est également touchée par des inondations.

Dans celle d’Orenbourg, « nous devons stabiliser la situation et commencer à restaurer les infrastructures endommagées. Toutes les forces ont été mobilisées », a assuré le gouverneur Denis Pasler.

Plus de 60 localités menacées

Des vidéos publiées sur les réseaux sociaux montraient de nombreuses habitations sous une eau marron, et des personnes âgées notamment être aidées par des sauveteurs vêtus de gilets de sauvetage oranges.

Selon une première estimation du ministère de la Construction, le coût des dégâts engendrés concernant les habitations pourrait atteindre « plus de 21 milliards de roubles », soit environ 2,1 milliards d’euros.

Face à la situation, les autorités régionales ont d’ores et déjà annoncé que les écoles de la ville feront cours « à distance ».

Plus tôt dimanche, les services du gouverneur de la région d’Orenbourg avaient, eux, averti que de « fortes précipitations » étaient attendues dans les prochaines heures, ce qui pourrait « compliquer » davantage la tâche des sauveteurs.

Selon le ministère des Situations d’urgence, au total, plus de 60 localités sont menacées par la montée des eaux.

L’Oural gonflé par la fonte des neiges

Selon les autorités régionales, le barrage à Orsk, qui a cédé partiellement il y a deux jours, est conçu pour un niveau de l’Oural, le grand fleuve de la région, de 5,5 mètres, contre plus de 9 mètres actuellement à la faveur de la fonte des neiges.

Le maire d’Orenbourg, grande ville située plus à l’ouest et traversée par le fleuve Oural, a lui aussi tiré la sonnette d’alarme.

Les autorités russes évoquent une « situation critique ». Elles ont reconnu, dimanche 7 avril, que les inondations à Orsk, dans l’Oural, s’étaient aggravées ces dernières heures, deux jours après la rupture d’un barrage qui, en pleine fonte des glaces, a déjà entraîné l’évacuation de plusieurs milliers d’habitants. Aucune victime n’a été rapportée à ce stade par les autorités russes.

« Une situation critique s’est développée dans la ville d’Orsk », a affirmé le ministre russe des Situations d’urgence, Alexandre Kourenkov, à son arrivée dans cette ville industrielle de plus de 200 000 habitants proche de la frontière avec le Kazakhstan.

Des images diffusées par ses services sur Telegram le montrent entourés de sauveteurs dans une petite embarcation navigant sur l’eau, celle-ci atteignant les fenêtres de certaines maisons et de plusieurs commerces. Il s’est ensuite rendu dans un centre d’hébergement temporaire.

Des habitants sont évacués, le 7 avril, dans la ville russe de Orsk où de nombreux habitations et commerces sont inondés.
Des habitants sont évacués, le 7 avril, dans la ville russe de Orsk où de nombreux habitations et commerces sont inondés. © Russian Emergencies Ministry, AFP

Vendredi, la rupture d’un barrage à Orsk, tout proche de la frontière avec le Kazakhstan, a provoqué une montée rapide des eaux, aggravée par d’importantes perturbations et la fonte des glaces, un phénomène courant à cette période de l’année dans de nombreuses régions russes.

Cette zone ne devrait pas être la seule touchée : selon le porte-parole de Vladimir Poutine, Dmitri Peskov, des inondations « sont attendues » dans les régions de Kourgan et Tioumen, en Sibérie occidentale, « dans les prochains jours ».

« Urgence fédérale »

À Orsk, plus de 4 500 maisons ont été inondées et plus de 4 000 personnes déjà évacuées vers des centres d’hébergement temporaires, selon Alexandre Kourenkov.

Les autorités ont classé la catastrophe comme « urgence fédérale », permettant ainsi de débloquer des fonds spéciaux. Des renforts sont également arrivés sur place pour aider les spécialistes déjà à pied d’œuvre.

Plus de 800 personnes ont également été évacuées dans la région voisine de Samara, qui est également touchée par des inondations.

Dans celle d’Orenbourg, « nous devons stabiliser la situation et commencer à restaurer les infrastructures endommagées. Toutes les forces ont été mobilisées », a assuré le gouverneur Denis Pasler.

Plus de 60 localités menacées

Des vidéos publiées sur les réseaux sociaux montraient de nombreuses habitations sous une eau marron, et des personnes âgées notamment être aidées par des sauveteurs vêtus de gilets de sauvetage oranges.

Selon une première estimation du ministère de la Construction, le coût des dégâts engendrés concernant les habitations pourrait atteindre « plus de 21 milliards de roubles », soit environ 2,1 milliards d’euros.

Face à la situation, les autorités régionales ont d’ores et déjà annoncé que les écoles de la ville feront cours « à distance ».

Plus tôt dimanche, les services du gouverneur de la région d’Orenbourg avaient, eux, averti que de « fortes précipitations » étaient attendues dans les prochaines heures, ce qui pourrait « compliquer » davantage la tâche des sauveteurs.

Selon le ministère des Situations d’urgence, au total, plus de 60 localités sont menacées par la montée des eaux.

L’Oural gonflé par la fonte des neiges

Selon les autorités régionales, le barrage à Orsk, qui a cédé partiellement il y a deux jours, est conçu pour un niveau de l’Oural, le grand fleuve de la région, de 5,5 mètres, contre plus de 9 mètres actuellement à la faveur de la fonte des neiges.

Le maire d’Orenbourg, grande ville située plus à l’ouest et traversée par le fleuve Oural, a lui aussi tiré la sonnette d’alarme.

France 24 via CONGO PUB Online

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À la UneMonde

Un chef jihadiste historique du dernier bastion rebelle de Syrie tué dans un attentat

by Ruben Yale 5 avril 2024
written by Ruben Yale

Le groupe jihadiste Hayat Tahrir al-Cham a annoncé vendredi la mort dans un attentat-suicide de l’un de ses membres, Abu Maria al-Qahtani, cofondateur du Front al-Nosra. Il était aux commandes dans la région d’Idleb, dernier bastion rebelle de Syrie.

Un des chefs jihadistes historiques du dernier bastion rebelle de Syrie, Abu Maria al-Qahtani, cofondateur du Front al-Nosra, a été tué dans un attentat suicide, ont annoncé vendredi 5 avril son organisation et l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

Le groupe Hayat Tahrir al-Cham (HTS) dont il était membre, aux commandes dans la région rebelle d’Idleb (nord-ouest), a imputé l’assassinat au groupe jihadiste concurrent État Islamique (EI).

Al-Qahtani « a péri en martyr dans une lâche attaque menée par un membre de l’EI équipé d’une ceinture explosive », à Sarmada, au nord d’Idleb, a indiqué le site d’information de HTS, Amjad. 

L’OSDH, une ONG qui dispose d’un vaste réseau de sources en Syrie, a confirmé cet attentat, sans toutefois se prononcer sur son origine. L’attaque n’a pas été revendiquée à ce stade. Deux personnes qui accompagnaient al-Qahtani ont été grièvement blessés dans l’explosion, selon l’OSDH.

Aile « modérée »

Al-Qahtani avait été libéré le 7 mars de prison, où il avait passé sept mois pour « trahison », avant d’être blanchi par le HTS et libéré.

Né en 1976 en Irak, Al-Qahtani, de son vrai nom Maysar Ali Musa Abdallah al-Juburi, figurait depuis 2012 sur la liste des personnes sanctionnées par les États-Unis pour ses liens avec le groupe Al-Qaïda, dont le Front Al-Nosra, devenu plus tard HTS, était l’émanation en Syrie.

Il figurait également depuis 2014 sur la liste des sanctions du Conseil de sécurité des Nations unies, selon qui il avait « quitté Mossoul (Irak) pour rejoindre la Syrie en 2011 » afin « d’amener l’idéologie d’Al-Qaïda » dans ce pays. Il était devenu en 2012 « le principal commandant religieux et militaire du Front Al-Nosra dans l’est de la Syrie et dirigeait aussi un camp d’entraînement pour le réseau », selon cette source.

Considéré comme un membre de l’aile « modérée » du Front Al-Nosra, il avait toutefois par la suite plaidé pour une rupture de celui-ci avec Al-Qaïda.

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Macron : la France « aurait pu arrêter » le génocide au Rwanda

by Ruben Yale 5 avril 2024
written by Ruben Yale

Le président français, Emmanuel Macron, a déclaré que la France et ses alliés « auraient pu arrêter » le génocide rwandais de 1994, mais « ont manqué de volonté pour le faire ».

Cette déclaration intervient alors que le Rwanda commémore le 30e anniversaire de cette tragédie.

Dans un communiqué publié par son bureau, Emmanuel Macron a annoncé qu’il diffuserait une vidéo sur les réseaux sociaux ce dimanche, dans laquelle il reconnaît le rôle de la France dans le génocide. Il affirme que « la France, qui aurait pu mettre fin au génocide avec ses alliés occidentaux et africains, a manqué de volonté pour le faire ».

Le président estime que « lorsque la phase d’extermination totale contre les Tutsis a commencé, la communauté internationale avait les moyens de savoir et d’agir ». Il rappelle également que l’expérience historique de la communauté internationale avec l’Holocauste pendant la Seconde Guerre mondiale et les massacres d’Arméniens dans l’Empire ottoman pendant la Première Guerre mondiale aurait dû les sensibiliser à agir contre le génocide rwandais.

Emmanuel Macron souligne que « la France, qui aurait pu arrêter le génocide avec ses alliés occidentaux et africains, n’a pas eu la volonté » de le faire.

En 2021, lors d’une visite officielle au Rwanda, Macron avait déjà reconnu la « responsabilité » de la France dans cette tragédie, qui a coûté la vie à plus de 800 000 personnes, principalement des Tutsis ethniques et des Hutus qui les protégeaient.

En ce qui concerne les commémorations du génocide ce dimanche à Kigali, Macron ne sera pas présent aux côtés du président rwandais, Paul Kagame. La France sera représentée par son ministre des Affaires étrangères, Stéphane Séjourné.

Cette nouvelle déclaration du président français résonne comme une tentative de reconnaissance des erreurs passées de la France dans sa gestion du génocide rwandais, et pourrait ouvrir la voie à un processus de réconciliation et de justice plus approfondi entre la France et le Rwanda.

Africanews via CONGO PUB Online

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Guerre Israël-Hamas: la force intérimaire de l’ONU au Liban s’inquiète d’une escalade régionale

by Sam's Londele 4 avril 2024
written by Sam's Londele

Alors que la guerre fait toujours rage à Gaza, la région est suspendue aux représailles de l’Iran suite à l’attaque attribuée à Israël menée sur le consulat iranien de Damas en Syrie. Selon l’agence Reuters, l’armée israélienne a suspendu ce jeudi les permissions dans toutes ses unités combattantes. Sur la ligne bleue qui sépare le Liban d’Israël, les tensions sont toujours très vives entre le puissant parti chiite du Hezbollah, allié du Hamas, et Israël. La Finul, la force intérimaire des Nations unies au Liban qui est déployée sur place, s’inquiète d’une escalade régionale. 

Quelque 10 500 casques bleus venus de 48 pays sont déployés entre le fleuve Litani et la ligne bleue, qui marque la frontière entre le Liban et Israël. Pour Andrea Tenenti, porte-parole de la Finul, la mission de maintien de la paix des Nations unies, les affrontements entre le Hezbollah et Israël sont de plus en plus imprévisibles et dangereux.

« Cette escalade peut facilement engendrer des erreurs de calculs qui pourraient potentiellement déclencher un conflit beaucoup plus large dont personne ne veut », analyse-t-il.

Pour un cessez-le-feu immédiat

Une situation explosive, d’autant plus que depuis le 7 octobre 2023, les canaux de communication qui existaient entre le Liban et Israël via la Finul ont été rompus. Toutes les six semaines, des rencontres entre les autorités libanaises et israéliennes avaient lieu sous l’égide de la Finul.

« Depuis le début du conflit, poursuit Andrea Tenenti, nous n’avons pas fait de réunion tripartite. Les réunions tripartites étaient probablement le mécanisme le plus important dont nous disposions pour bâtir de la confiance. Deux pays qui étaient toujours en guerre, qui refusaient de se parler, pouvaient venir à cette réunion pour discuter. Donc, on a pu construire là-dessus. »

En espérant faire revenir les belligérants à la table des négociations, la Finul demande un cessez-le-feu immédiat.

RFI via CONGO PUB Online

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France: Gabriel Attal seul face aux députés dans une nouvelle configuration de l’Assemblée nationale

by Sam's Londele 3 avril 2024
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À partir de ce 3 avril, le Premier ministre français, Gabriel Attal, se présentera seul face aux députés, le mercredi, lors de la séance de questions au gouvernement. Cet exercice sera expérimenté sur une période de cinq semaines.

Il s’agit de la suite du chantier engagé par Yaël Braun-Pivet pour « redynamiser » les questions au gouvernement (QAG), qui sont un des moyens dont le Parlement dispose pour exercer sa mission de contrôle sur le gouvernement. Si Elisabeth Borne avait décliné l’idée de répondre seule aux députés lors de la séance du mercredi, son successeur Gabriel Attal s’est, au contraire, montré prêt à jouer le jeu suite à la demande de la présidente de l’Assemblée nationale. 

Et pour Mathieu Lefevre, député Renaissance, il fallait apporter du renouveau : « D’abord, c’est un honneur pour chaque député d’avoir pour réponse à sa question le Premier ministre. Ainsi, on aura une séance qui sera peut-être un peu plus politique, plus suivie, et un petit peu plus médiatisée », explique t-il au micro de Charlotte Urien-Tomaka, du service politique.

« En tout état de cause, c’est indispensable pour que cette séance retrouve de l’attrait. C’est de l’audace. Mais il faut que nous, parlementaires, on s’interroge sur notre rôle de député, sur la façon d’interroger le gouvernement, sur notre capacité à avoir des questions-réponses, à être plus du tac au tac avec le gouvernement qu’on ne l’est à l’heure actuelle. Et il ne faut pas incriminer le gouvernement en la matière. C’est aussi à nous, parlementaires, de prendre nos responsabilités. Ce mercredi, les parlementaires auront le Premier ministre en face d’eux. C’est à la fois une grande chance et une grande responsabilité », a poursuivi le député.

 On verra si c’est juste de la communication

Le Rassemblement national est également favorable à cette nouvelle formule, tout en restant conscient de l’exposition médiatique qu’offre l’exercice à la majorité en période électorale. « On verra si c’est juste de la communication ou s’il y aura réellement des réponses. Ça sera un échec uniquement s’ils l’utilisent pour faire de la politique politicienne, politicaillerie, notamment en période d’élections européennes où, on le sait, il y a une volonté d’utiliser le Parlement pour servir les élections européennes et la candidature à l’opposé de celle de Jordan Bardella », a expliqué Thomas Ménagé, député RN.

À gauche, la députée écologiste Sandrine Rousseau dénonce cet exercice de communication qui vise à affaiblir le Parlement. « Cela renvoie au fait que le Premier ministre est une forme de porte-parole de ce gouvernement et non pas le chef de ce gouvernement. Et un chef qui fonctionne bien, c’est un chef qui fonctionne en équipe. Je ne comprends pas cet exercice d’hyper personnification des réponses au Parlement, qui est le cœur battant de notre démocratie. C’est un affaiblissement de nos liens avec le gouvernement », regrette-t-elle.

Expérimentée jusqu’à fin mai, une clause de revoyure est prévue pour décider si cette innovation doit s’inscrire dans la durée. 

RFI via CONGO PUB Online

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À Taïwan, un séisme de magnitude supérieure à 7 fait plusieurs morts et des centaines de blessés

by Ruben Yale 3 avril 2024
written by Ruben Yale

Un séisme – le plus puissant qu’ait connu l’île depuis 25 ans – s’est produit mercredi près des côtes de Taïwan, provoquant une alerte au tsunami dans l’île, tout comme au Japon et aux Philippines, finalement levée. Un bilan provisoire fait état de neuf morts et plus de 800 blessés. De nombreux immeubles se sont effondrés dans la ville de Hualien.

Un séisme sous-marin de magnitude supérieure à 7 s’est produit mercredi 3 avril près de Taïwan, le plus puissant à frapper l’île depuis 25 ans, déclenchant dans la région des alertes au tsunami avant que le risque ne soit finalement écarté.

Neuf personnes ont été tuées et plus de 800 ont été blessées, selon un nouveau bilan provisoire. Tous les décès se sont produits dans le comté de Hualien, près de l’épicentre du séisme dans l’est de l’île. Trois des victimes ont péri sur un sentier de randonnée, écrasées par des rochers dont la chute a été provoquée par le séisme. Une autre victime, un chauffeur routier, a trouvé la mort dans un glissement de terrain en s’approchant d’un tunnel.

L’agence de lutte anti-incendie n’a pas indiqué immédiatement les circonstances des autres décès, portant le nombre des blessés à 821, sans préciser la gravité des blessures.

Au moins 26 immeubles se sont effondrés dans la ville de Hualien et 77 personnes sont toujours piégées sous les décombres, selon les pompiers.

La magnitude du séisme a été estimée à 7,5 par l’Agence météorologique japonaise (JMA), à 7,4 par l’Institut américain d’études géologiques (USGS) et à 7,2 par l’agence météorologique taïwanaise (CWA). Il a eu lieu à faible profondeur peu avant 0 h GMT, selon ces agences, et a été suivi de plusieurs répliques.

Le tremblement de terre a initialement déclenché des alertes au tsunami à Taïwan, dans les îles du sud-ouest du Japon et dans plusieurs provinces des Philippines, où la population des zones côtières a été priée de gagner les hauteurs.

Les autorités japonaises et philippines ont finalement annulé leurs alertes, et le Centre d’alertes au tsunami du Pacifique, un observatoire régional basé à Hawaï (États-Unis), a annoncé vers 2 h GMT que « la menace de tsunami est maintenant largement passée », tout en appelant les habitants des régions littorales à rester prudents.

Normes de construction parmi les plus strictes au monde

L’aéroport de Naha, le plus important de l’île japonaise d’Okinawa, a suspendu le trafic aérien et les vols prévus vers cette destination ont été déroutés. Les enregistrements des vols au départ ont cependant repris après la levée de l’alerte.

Aucune victime n’a été signalée dans la région d’Okinawa, a déclaré le porte-parole du gouvernement nippon, Yoshimasa Hayashi. Selon la JMA, des vagues de 30 cm ont été signalées dans les îles de Yonaguni et Miyako, et de 20 cm dans celle d’Ishigaki, toutes situées à l’extrême sud-ouest de l’archipel.

 « Mon logement a tremblé violemment, les tableaux accrochés au mur, ma télévision et mon bar sont tombés », a déclaré un habitant de Hualien à la chaîne de télévision SET TV.

Des règles de construction strictes et une bonne préparation aux catastrophes naturelles semblent avoir cependant permis d’éviter une catastrophe majeure pour l’île, régulièrement frappée par des séismes. 

À Taïwan, des photos publiées par l’Agence centrale d’informations (CNA) ont montré un bâtiment rouge de sept étages à Hualien partiellement effondré, incliné à environ 60 degrés.

« Le séisme est proche de la côte et peu profond. Il est ressenti dans tout Taïwan et dans les îles voisines… C’est le plus fort depuis 25 ans, depuis le tremblement de terre de 1999 », a déclaré aux journalistes le directeur du Centre sismologique de Taipei, Wu Chien-fu. Un séisme de magnitude 7,6 avait alors fait 2 400 morts en septembre 1999, la pire catastrophe de l’histoire moderne de Taïwan.

Dans la capitale taïwanaise, le métro a brièvement cessé de fonctionner mais le trafic a repris au bout d’une heure. Les habitants ont été priés de vérifier d’éventuelles fuites de gaz provoquées par la secousse.

« J’ai voulu m’enfuir mais je n’étais pas habillé. C’était tellement fort », a déclaré Kelvin Hwang, un client d’un hôtel du centre-ville, qui s’est réfugié dans le hall de l’ascenseur au neuvième étage.

Taïwan et le Japon, à la frontière de plusieurs plaques tectoniques

Des bulldozers ont été mobilisés pour dégager des rochers qui bloquent des routes vers Hualien, selon des images diffusées par les chaînes locales.

Les routes principales menant à la ville passent par de nombreux tunnels et les autorités craignent que des véhicules et passagers soient piégés à l’intérieur.

« Nous devons vérifier soigneusement combien de personnes sont piégées et nous devons les secourir rapidement », a déclaré à des journalistes le vice-président Lai Ching-te, appelé à devenir le nouveau président de Taïwan en mai.

La présidente actuelle Tsai Ing-wen a ordonné aux agences gouvernementales locales et centrales de se coordonner et a annoncé que l’armée apporterait également son soutien.

La principale voie ferrée reliant la capitale Taipei vers le sud, le long de la côte orientale, et qui a été coupée à plusieurs endroits, était en cours de réparation.

Situés à la frontière de plusieurs plaques tectoniques, Taïwan et le Japon sont fréquemment touchés par des séismes. Pour limiter les risques autant que possible, les deux pays appliquent des normes de construction parmi les plus strictes au monde.

Au Japon, la catastrophe de Fukushima (nord-est) en mars 2011, qui a fait environ 20 000 morts et disparus, est encore dans toutes les mémoires. Un séisme sous-marin de magnitude 9,0 avait entraîné un gigantesque tsunami sur la côte nord-est du pays, lequel avait aussi provoqué l’accident nucléaire de Fukushima Daiichi, le pire depuis celui de Tchernobyl en 1986.

La péninsule de Noto, dans le centre du Japon, a par ailleurs subi un séisme de magnitude 7,5 le 1er janvier, qui a fait plus de 240 morts, notamment à cause de l’effondrement de nombreuses maisons anciennes en bois.

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Des frappes attribuées à Israël détruisent un consulat iranien en Syrie, tuant plusieurs membres des gardiens de la révolution

by Guyguy Lelo 2 avril 2024
written by Guyguy Lelo

Onze personnes ont été tuées, dont le général Mohammad Reza Zahedi, commandant de la Force Al-Qods iranienne pour la Syrie et le Liban. Israël n’a pas revendiqué cette attaque sans précédent sur un bâtiment diplomatique iranien en Syrie.

Des frappes attribuées à Israël ont touché, lundi 1er avril, un quartier huppé de Damas, qui abrite également des ambassades et des bâtiments des Nations unies, détruisant le consulat iranien en Syrie, et tuant onze personnes.

« L’ennemi israélien a lancé des frappes aériennes depuis le Golan syrien occupé, visant le consulat iranien à Damas », a affirmé le ministère de la défense syrien. « Tous ceux qui se trouvaient à l’intérieur ont été tués ou blessés », a poursuivi le ministère. Sur place, un correspondant de l’Agence France-Presse a confirmé que le bâtiment annexe de l’ambassade d’Iran avait été rasé par les frappes. Israël n’a pas revendiqué cette frappe sans précédent sur un bâtiment diplomatique iranien en Syrie.

Le corps des gardiens de la révolution, l’armée idéologique de la République islamique d’Iran, a annoncé que sept de ses membres, dont deux commandants, avaient été tués dans le raid. L’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), ONG basée au Royaume-Uni, qui dispose d’un vaste réseau de sources dans le pays, a fait état de onze morts : « huit Iraniens, deux Syriens et un Libanais, tous des combattants, aucun civil ».

Le Conseil de sécurité des Nations unies tiendra mardi à 15 heures (21 heures à Paris) une session publique à la demande de la Russie sur cette attaque, a annoncé le représentant russe à l’ONU Dmitry Polyanskiy, cité par l’agence étatique TASS.

Le ministre des affaires étrangères iranien, Hossein Amir Abdollahian, a annoncé mardi que le chargé d’affaires de la Suisse, qui représente les intérêts des Etats-Unis en Iran, où ils ne disposent pas d’ambassade, avait été convoqué. « Un message important a été adressé au gouvernement américain, puisqu’il soutient l’entité sioniste. L’Amérique doit prendre ses responsabilités », a dit le ministre cité par l’agence iranienne IRNA.

Cinquième raid à viser le pays en huit jours

Selon l’agence de presse iranienne Nour, l’ambassadeur d’Iran à Damas, « M. Akbari, et sa famille, n’a pas été blessé lors de l’attaque israélienne ». Dans une déclaration retransmise par les médias de son pays, le diplomate a affirmé que l’annexe de l’ambassade avait été visée par « six missiles tirés par des F-35 » et assuré que son pays allait apporter « une réponse décisive » à cette attaque.

Selon le corps des gardiens de la révolution, le raid, qui a totalement détruit le consulat iranien, mitoyen de l’ambassade, a tué un commandant de la Force Al-Qods pour la Syrie et le Liban, le général Mohammad Reza Zahedi, ainsi qu’un autre haut gradé de cette unité, Mohammad Hadi Haji Rahimi.

Agé de 63 ans, le général Zahedi était membre du corps des gardiens depuis quatre décennies et avait occupé différents postes de responsabilité, en particulier au sein de la Force Al-Qods, qui est considérée comme l’unité d’élite des gardiens. Elle intervient en dehors des frontières pour, selon Téhéran, aider les voisins de l’Iran et assurer la « stabilité » de la région contre les ingérences occidentales.

De nombreux responsables militaires iraniens ont été visés dans le passé par des frappes en Syrie. Le raid de lundi est le cinquième à viser le pays en huit jours.

L’Iran réclame une « réponse » internationale

Depuis le début de la guerre à Gaza, le 7 octobre 2023, plusieurs « conseillers militaires » iraniens ont été tués en Syrie, dont le général Sadegh Omidzadeh, responsable du renseignement pour la Force Al-Qods dans ce pays, selon des médias iraniens. A la fin de décembre, le général de brigade Razi Moussavi, un important commandant de la Force Al-Qods, avait été tué dans un tir de missile au sud de Damas.

AFP via CONGO PUB Onine

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Israël : Netanyahu veut faire interdire la chaîne Al Jazeera

by Ruben Yale 2 avril 2024
written by Ruben Yale

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu s’est engagé lundi à mettre fin aux activités d’Al Jazeera en Israël, la qualifiant de « chaîne terroriste » , après l’adoption par le parlement d’une loi ouvrant la voie à cette fermeture.

L’engagement de M. Netanyahu a intensifié la querelle de longue date entre Israël et Al Jazeera. Elle risque également d’aggraver les tensions avec le Qatar, propriétaire de la chaîne, à un moment où le gouvernement de Doha joue un rôle clé dans les efforts de médiation visant à mettre un terme à la guerre à Gaza.

La chaîne a condamné l’accusation d’incitation de M. Netanyahou en la qualifiant de « mensonge dangereux et ridicule ». Al Jazeera a déclaré tard lundi qu’elle tenait M. Netanyahu pour responsable de la sécurité de son personnel et de ses bureaux, qu’elle poursuivrait ce qu’elle décrit comme une couverture audacieuse et professionnelle, et qu’elle « se réservait le droit de poursuivre toutes les démarches légales ».

Israël entretient depuis longtemps des relations difficiles avec Al Jazeera, qu’il accuse de partialité. Les relations se sont fortement dégradées il y a près de deux ans, lorsque la correspondante d’Al Jazeera, Shireen Abu Akleh, a été tuée lors d’un raid militaire israélien en Cisjordanie occupée.

La journaliste américano-palestinienne était bien connue dans le monde arabe pour sa couverture critique d’Israël, et la chaîne a accusé Israël de l’avoir tuée intentionnellement. Israël a nié cette accusation, affirmant qu’elle avait probablement été tuée par des tirs israéliens dans ce qui semblait être une fusillade accidentelle.

Ces relations se sont encore détériorées après le déclenchement de la guerre d’Israël contre le Hamas le 7 octobre, lorsque le groupe militant a mené une attaque transfrontalière dans le sud d’Israël qui a tué 1 200 personnes et en a pris 250 autres en otage.

En décembre, une frappe israélienne a tué un caméraman d’Al Jazeera qui effectuait un reportage sur la guerre dans le sud de la bande de Gaza. Le chef du bureau de la chaîne à Gaza, Wael Dahdouh, a été blessé lors de la même attaque.

La chaîne a également accusé Israël d’avoir tué le fils de Wael Dahdouh lors d’une attaque en janvier. Hamza Dahdouh travaillait pour Al Jazeera lorsque l’attaque a touché la voiture dans laquelle il se trouvait. L’armée a ensuite déclaré que Hamza Dahdouh était membre du Jihad islamique, un groupe militant qui s’est joint au Hamas lors de l’attaque du 7 octobre.

La femme, la fille et un autre fils de Wael Dahdouh ont été tués, ainsi que son petit-fils, lors d’une autre frappe israélienne en octobre dernier. La chaîne a diffusé des images de Wael Dahdouh entrant dans l’hôpital et se laissant aller au chagrin en regardant le corps de son fils décédé. Israël n’a pas précisé quelle était la cible de cette frappe.

Al Jazeera est l’un des rares médias internationaux à être resté à Gaza tout au long de la guerre, diffusant des scènes sanglantes de frappes aériennes et d’hôpitaux surpeuplés et accusant Israël de massacres. Israël accuse Al Jazeera de collaborer avec le Hamas.

« Al Jazeera a porté atteinte à la sécurité d’Israël, a participé activement au massacre du 7 octobre et a incité à la violence contre les soldats israéliens. Il est temps de retirer le porte-voix du Hamas de notre pays », a déclaré M. Netanyahu sur X.

Il a déclaré qu’il prévoyait d’agir immédiatement en vertu des dispositions de la loi nouvellement adoptée. « La chaîne terroriste Al Jazeera n’émettra plus depuis Israël », a-t-il déclaré.

Al Jazeera a été fermée ou bloquée par d’autres gouvernements du Moyen-Orient, notamment l’Arabie saoudite, la Jordanie, les Émirats arabes unis et Bahreïn.

L’Égypte interdit Al Jazeera depuis 2013. Elle a lancé la répression après le renversement par l’armée, en 2013, d’un gouvernement élu mais divisé, dominé par le groupe des Frères musulmans. L’Égypte considère les Frères musulmans comme un groupe terroriste et accuse le Qatar et Al Jazeera de les soutenir.

À Washington, le porte-parole du département d’État, Matthew Miller, a déclaré que les États-Unis n’étaient pas toujours d’accord avec la couverture d’Al Jazeera, mais qu’ils respectaient son travail.

« Nous soutenons la presse libre et indépendante partout dans le monde », a-t-il déclaré. « Et une grande partie de ce que nous savons sur ce qui s’est passé à Gaza, nous le devons aux journalistes qui y font leur travail, y compris les journalistes d’Al Jazeera ».

Par le passé, Israël a menacé de fermer Al Jazeera, mais ne l’a jamais fait. La loi adoptée lundi ne prévoit pas la fermeture immédiate de la chaîne, mais elle autorise les autorités à le faire après consultation et approbation des responsables juridiques et des services de sécurité. Toute décision ne serait valable que jusqu’au 31 juillet ou jusqu’à la fin de la guerre à Gaza.

Le ministre israélien des Communications, Shlomo Karhi, a déclaré qu’il avait l’intention de procéder à la fermeture. Il a déclaré qu’Al Jazeera avait agi comme un « organe de propagande du Hamas » en « encourageant la lutte armée contre Israël ».

« Il est impossible de tolérer qu’un média, qui dispose d’une accréditation du Bureau de presse du gouvernement et de bureaux en Israël, agisse de l’intérieur contre nous, certainement en temps de guerre », a-t-il déclaré.

Le bureau du ministre a indiqué que l’ordonnance viserait à bloquer les émissions de la chaîne en Israël et à l’empêcher d’opérer dans le pays. L’ordonnance ne s’appliquerait pas à la Cisjordanie ni à Gaza.

Le chef du bureau local d’Al Jazeera, Walid Al-Omari, a déclaré lundi en fin de journée que la chaîne n’avait pas eu de nouvelles des autorités israéliennes. « Mais il est clair que c’est une question de temps et qu’elles prendront une décision dans les jours à venir », a-t-il déclaré à l’Associated Press.

Mais punir la chaîne pourrait être risqué. Le Qatar a joué le rôle de principal médiateur entre Israël et le Hamas. Il a contribué à négocier et à parrainer un cessez-le-feu d’une semaine en novembre, et accueille depuis des semaines des pourparlers intermittents visant à obtenir une nouvelle pause dans les combats.

En ciblant Al Jazeera, Israël pourrait tenter de pousser le Qatar à exercer une pression supplémentaire sur le Hamas pour qu’il fasse des concessions. Par le passé, M. Netanyahu a accusé le Qatar de ne pas en faire assez. Mais il risque également de s’aliéner le Qatar, un État du Golfe riche en énergie qui est l’un des rares pays à avoir de l’influence sur le Hamas.

Israël a fait l’objet de vives critiques de la part des groupes de défense de la liberté de la presse au cours de la guerre. Le Comité pour la protection des journalistes affirme que 90 journalistes palestiniens ont été tués au cours de la guerre, en plus de deux journalistes israéliens. Israël a également interdit aux journalistes internationaux d’entrer dans la bande de Gaza de manière indépendante pour couvrir la guerre. L’armée a autorisé de petits groupes de journalistes à entrer dans la bande de Gaza pour de brèves visites très contrôlées sous escorte militaire.

Hagar Shechter, avocate de l’Association pour les droits civils en Israël, a déclaré que la loi violait « le droit à la liberté d’expression, à la liberté de la presse, à la liberté d’occupation, et qu’elle portait atteinte à la séparation des pouvoirs ». Elle a ajouté que l’association prévoyait de déposer une requête auprès de la Cour suprême d’Israël contre cette loi.

Oren Persico, rédacteur au Seventh Eye, un site Internet indépendant de surveillance des médias en Israël, soutient que la loi était une version édulcorée de la législation souhaitée par le ministre de la Sécurité nationale d’extrême droite, Itamar Ben-Gvir, en raison de l’opposition des experts juridiques.

La fermeture nécessite l’avis d’un haut responsable de la sécurité qui estime que le réseau « nuit à la sécurité d’Israël ». L’ordonnance doit ensuite être approuvée par le Cabinet ou le Parlement, puis par les tribunaux.

Selon M. Persico, le plus inquiétant est que d’autres médias, y compris israéliens, pourraient également se trouver dans la ligne de mire.

« Ce qui est important ici, ce n’est pas Al Jazeera, c’est l’autorité dont dispose le gouvernement pour fermer des médias, c’est une pente glissante », a-t-il déclaré.

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