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États-Unis: un juge fédéral envisage la publication des motifs de la perquisition à Mar-A-Lago

by admin9775 18 août 2022
written by admin9775

Les suites de la perquisition de la résidence de Donald Trump à Mar-A-Lago. Après la publication du mandat et de la liste des documents saisis, le juge envisage de publier les éléments qui ont justifié la visite de la police fédérale chez l’ancien président.

Avec notre correspondant à Washington, Guillaume Naudin

Ce sont des organes de presse qui voudraient en savoir plus. Les chaînes de télévision NBC et CNN ainsi que le quotidien le Washington Post aimeraient savoir ce qui a conduit à autoriser la perquisition et ce que recherchent exactement les enquêteurs. Leur avocat fait valoir le caractère historique de l’affaire et le droit à l’information du public.

Donald Trump, qui continue à dénoncer une instrumentalisation politique de la justice, réclame lui aussi de la transparence, mais seulement par communiqué, pas au point d’accompagner les médias dans leur requête devant le tribunal.

Le département de la Justice ne veut pas mettre l’enquête en péril

En revanche, le département de la Justice, qui avait demandé la publication du mandat et de la liste des documents saisis lors de la perquisition, ne souhaite pas aller plus loin. Selon son représentant, cela pourrait mettre l’enquête en cours en péril, et peut-être aussi refroidir les ardeurs de témoins qui envisageraient de répondre aux questions de ceux qui mènent cette enquête extrêmement sensible.

Le juge fédéral Bruce Reinhart se dit plutôt enclin à publier les éléments en question, mais ne souhaite pas saboter le travail déjà effectué. Il demande donc au ministère de la Justice de rédiger une version de son argumentation qui garantirait tout cela. Et de lui présenter le résultat jeudi 25 août afin qu’il prenne une décision.

RFI via CONGO PUB Online

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Monde

Chine: l’EPR de Taishan a été relancé

by admin9775 18 août 2022
written by admin9775

C’est bon pour la Chine mais c’est aussi un symbole fort pour le nucléaire français et EDF : l’autorité de sûreté chinoise a annoncé avoir relancé son réacteur EPR de troisième génération après plus d’un an d’interruption. C’est une bonne nouvelle pour le géant français de l’énergie, à l’origine de cette technologie, et pour les Chinois confrontés à de graves pénuries d’électricité. Le « mix » énergétique chinois dépend encore grande partie du charbon. La relance de l’EPR de Taishan tombe à pic,

La nouvelle ne pouvait pas mieux tomber, à l’heure où la Chine vit un été particulièrement chaud et sec. Dans la province du Sichuan, où les fleuves sont asséchés, les températures dépassent allègrement les 40 degrés. Plus de cinq millions d’habitants sont victimes de coupures d’électricité et les autorités locales ont ordonné aux usines de suspendre leur activité.

À l’arrêt depuis un an 

Cela faisait un an de mise à l’arrêt pour le réacteur EPR à eau pressurisée de troisième génération, situé à Taishan, dans le sud de la Chine. En cause : des problèmes d’étanchéité. EDF, de son côté, a confirmé la reprise de l’activité. Le géant français de l’énergie a fourni la technologie EPR et reste actionnaire minoritaire à hauteur de 30% du site nucléaire. Un site fort en symbole : avec la centrale de Taishan, la Chine avait mis en service en 2018 le premier réacteur EPR de troisième génération dans le monde. 

Le « fleuron » EPR

Présentée comme un fleuron du nucléaire par EDF, la technologie EPR n’a connu hors de Chine que des « couacs » avec les retards de livraison à Flamanville, au Royaume-Uni et en Finlande. En mars 2022, la centrale finlandaise devait enfin entrer en service après douze ans de retard. Mais la réouverture a été repoussée à décembre prochain.

RFI via CONGO PUB Online

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Hong Kong: un procès sans jurés contre des militants pro-démocratie

by admin9775 17 août 2022
written by admin9775

La justice hongkongaise a ordonné la tenue d’un procès sans jurés, dans le cadre de la plus grande affaire relevant de la loi sur la sécurité nationale. En tout, 47 militants pro-démocratie, accusés de complot en vue de subversion, doivent être jugés prochainement. Ils risquent la prison à vie.

Parmi les raisons invoquées pour s’écarter du système juridique de « common law » hérité des Britanniques, le nouveau ministre de la Justice de Hong Kong, Paul Lam, a cité pour la première fois l’implication d’éléments étrangers, dans un certificat daté du 13 août.

Autres raisons affichées : « la sécurité personnelle des jurés et des membres de leur famille » ainsi que « le risque d’influencer le cours de la justice si le procès se déroule avec un jury ». C’est ainsi que les 47 militants pro-démocratie seront jugés lors d’un procès sans jurés.

À la place, le verdict sera rendu par trois juges triés sur le volet par le gouvernement. C’est la deuxième fois qu’une telle décision est prise dans le cadre d’une affaire où s’applique la loi sur la sécurité nationale. Une loi qui fut imposée par Pékin en 2020 pour faire taire la dissidence après des protestations massives et parfois violentes en faveur de la démocratie.

Les 47 accusés dans cette affaire présentent des profils très variés. On y trouve des représentants élus démocratiquement du Conseil législatif de la ville, des syndicalistes, ou encore des universitaires. Soupçonnés de subversion pour avoir organisé une élection non officielle en juillet 2020, ils risquent jusqu’à la perpétuité.

RFI avec AFP via CONGO PUB Online

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Monde

Violence des gangs en Haïti: la vie à l’arrêt

by admin9775 17 août 2022
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Depuis 2 ans, Haïti fait face à une insécurité généralisée qui empêche toute vie normale, et paralyse le fonctionnement de plusieurs secteurs d’activités. Une violence et une insécurité qui pèsent sur tous les pans de la société, à commencer par le secteur de la santé.

Dans l’aire métropolitaine de Port-au-Prince, survivre est aujourd’hui devenu un terme plus adapté que vivre. Personne, aucun secteur de la société n’est épargné par la violence que les bandes criminelles ont peu à peu imposée. « On ne peut plus aller travailler parce que c’est difficile de se rendre dans certaines zones. Je suis obligé de rester sans rien faire, car je ne voudrais pas non plus qu’il m’arrive malheur dans les rues », explique par exemple James Pierre qui travaille dans le domaine de la construction. La pédiatre Ernestine Isaac Chérie, elle, ne peut plus se déplacer à travers le pays, dans les zones reculées, pour aller à la rencontre des patients . L’insécurité qui sévit dans la capitale haïtienne frappe aussi de plein fouet la santé mentale des médecins après les enlèvements, dont plusieurs d’entre eux ont été victimes sur leur lieu de travail, explique-t-elle. À Port-au-Prince, le reportage de Marie André Bellange.

États-Unis : Donald Trump tient sa vengeance face à Liz Cheney

Trump 1 – Cheney 0. L’élue républicaine, vice-présidente de la Commission d’enquête du 6 janvier 2021, Liz Cheney, se heurte au mur trumpiste. Les électeurs du Wyoming lui ont préféré une inconnue, Harriet Hageman, soutenue par Donald Trump, lors de la primaire qui se tenait hier (16 août 2022) pour briguer l’unique siège de cet État rural à la Chambre des représentants, lors des élections de mi-mandat en novembre 2022. Liz Cheney était pourtant la candidate sortante. À présent, elle promet de tout faire pour que l’ancien président ne remette plus jamais les pieds à la Maison Blanche. Faut -il lire cette défaite comme la confirmation de la mainmise des trumpistes sur le parti républicain ? L’analyse de Lauric Henneton, spécialiste des États-Unis à l’Université Versailles Saint Quentin.

Un influent cardinal accusé d’agressions sexuelles au Canada

Le cardinal Marc Ouellet, cité un temps parmi les favoris pour devenir pape, est accusé d’agressions sexuelles dans une action collective rendue publique, le mardi 16 août 2022, au Canada. L’ecclésiastique, actuel préfet de la Congrégation pour les évêques, l’une des fonctions les plus importantes du gouvernement du Vatican, aurait procédé à des attouchements inappropriés à l’égard d’une stagiaire, entre 2008 et 2010, lorsqu’il était archevêque de Québec, selon des accusations figurant dans un document issu de l’action collective autorisée par la Cour supérieure de cette province francophone en mai 2022. Ces révélations interviennent trois semaines après une visite du pape François au Canada, au cours de laquelle il s’est excusé pour les abus perpétrés par des membres de l’Église dans des pensionnats pour autochtones.

À la Une du journal de la 1ère:

Malgré de nombreuses réticences, les campagnes de vaccination contre le Covid-19 se poursuivent vaille que vaille en Guadeloupe.

RFI via CONGO PUB Online

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Nucléaire iranien: Téhéran exige de nouvelles concessions des États-Unis

by admin9775 16 août 2022
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L’Iran a envoyé sa réponse sur le dossier nucléaire à Josep Borell, le chef de la diplomatie européenne, tout en posant ses conditions. Ceci alors que l’UE avait affirmé que le texte présenté était « définitif » et que c’était à prendre ou à laisser.

La réponse de Téhéran, envoyée avant minuit, exige de nouvelles concessions de la part des États-Unis. « L’Iran a exprimé ses préoccupations à propos de plusieurs questions toujours en suspens. Ce ne sont pas des questions que les Occidentaux ne pourraient pas régler. Nous sommes plus près d’un accord, mais tant que ces problèmes n’auront pas été réglé, le travail n’est pas achevé », a affirmé Seyed Mohammad Marandi, le conseiller de l’équipe de négociateurs iraniens, rapporte notre correspondant à Téhéran, Siavosh Ghazi.

Dès hier, le chef de la diplomatie iranienne Hossein Amir Abdollahian avait précisé que les Américains avaient fait preuve de souplesse oralement sur deux des trois questions en suspens, mais que l’Iran voulait des garanties que Washington ne quittera pas de nouveau –comme il l’a fait en mai 2018– l’accord nucléaire de juillet 2015. En clair, cela signifie que rien n’est encore définitif. D’autant plus que le porte-parole du département d’État, Ned Price, a réagi en affirmant que Téhéran devait renoncer à ses demandes « superflues ».

Avec la guerre en Ukraine, la crise de l’énergie alors que l’hiver approche et les progrès considérables dans son programme nucléaire, Téhéran estime être en position de force et veut obtenir le maximum de concessions de la part des États-Unis et des pays européens avant tout accord. De son côté, l’Union européenne « étudie » la réponse de l’Iran au « texte final » élaboré par l’UE pour sauver l’accord de 2015 sur le dossier nucléaire iranien, « en consultation avec ses partenaires », a annoncé mardi une porte-parole de la Commission européenne.

Après plusieurs mois de blocage, les discussions ont repris le 4 août dans la capitale autrichienne pour une énième tentative de sauver, sous l’égide de l’UE, l’accord international conclu en 2015 entre d’une part l’Iran et de l’autre les États-Unis, la Grande-Bretagne, la Chine, la France, l’Allemagne et la Russie. Le 26 juillet, le chef de la diplomatie européenne et coordinateur pour le dossier du nucléaire iranien, Josep Borrell, a soumis un projet de compromis et a appelé les parties engagées dans les pourparlers à l’accepter pour éviter une « dangereuse crise ».

RFI via CONGO PUB Online

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Monde

La Chine sanctionne sept représentants taïwanais accusés de prôner l’indépendance de l’île

by admin9775 16 août 2022
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La Chine a sanctionné sept représentants taïwanais accusés de soutenir l’indépendance de l’île, a rapporté mardi l’agence de presse officielle Chine Nouvelle. Ceux-ci sont désormais interdits de se rendre en Chine, à Hong Kong et à Macao.

Après ses exercices militaires autour de Taïwan, la Chine passe aux représailles politiques. Pékin a sanctionné sept représentants taïwanais accusés de soutenir l’indépendance de l’île, a rapporté mardi 16 août l’agence de presse officielle Chine Nouvelle, précisant que parmi eux figuraient l’ambassadeur de facto de Taipei aux États-Unis.

Ces sanctions surviennent après la visite à Taïwan plus tôt ce mois-ci de la présidente de la Chambre des représentants américaine, Nancy Pelosi, que la Chine a décrite comme à même d’alimenter les tensions et d’envoyer un mauvais signal aux partisans de l’indépendance de Taïwan.

Parmi les cibles des sanctions prises par le Bureau des affaires de Taïwan figurent Hsiao Bi-khim, l’ambassadeur taïwanais de facto à Washington, Wellington Koo, le secrétaire général du Conseil de sécurité nationale taïwanais, ainsi que des membres du parti politique au pouvoir.

« Nous ne pouvons accepter les menaces »

Un porte-parole du Bureau des affaires de Taïwan a indiqué que les représentants sanctionnés étaient interdits de se rendre en Chine, à Hong Kong et à Macao. Il leur est par ailleurs impossible d’effectuer des affaires en Chine, que ce soit par le biais d’entreprises ou d’investisseurs.

« Depuis quelque temps, un certain nombre d’éléments séparatistes purs et durs, dans leur propre intérêt, s’évertuent à conspirer avec des forces externes dans des provocations prônant l’indépendance de Taiwan », a déclaré le porte-parole du Bureau des affaires de Taïwan, cité par Chine Nouvelle.

À Taipei, le ministère taïwanais des Affaires étrangères a déclaré en réponse que l’île était une démocratie dans laquelle la Chine ne pouvait interférer. « Nous ne pouvons accepter les menaces de systèmes autoritaires et totalitaires », a dit une porte-parole du ministère, Joanne Ou, à des journalistes.

Les sanctions prises par Pékin auront peu d’impact dans les faits, les représentants de haut rang de Taipei ne se rendant pas en Chine. Pékin a déjà sanctionné par le passé le Premier ministre taïwanais Su Tseng-chang, le chef de la diplomatie de l’île, Joseph Wu, et le président du Parlement, You Si-kun.

France 24 Avec Reuters via CONGO PUB

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Monde

Afghanistan: les objectifs de la stratégie russe dans son dialogue avec Kaboul

by admin9775 15 août 2022
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Un an après la chute de Kaboul et l’arrivée au pouvoir des talibans en Afghanistan, une délégation talibane du ministère de l’Industrie et du commerce est arrivée ce lundi 15 août à Moscou. Bien que la Russie n’ait pas officiellement reconnu ce gouvernement, tout comme l’ensemble de la communauté internationale, à l’exception du Pakistan, de l’Arabie saoudite et des Émirats arabes unis, la Russie demeure l’un des rares pays à vouloir, coûte que coûte, maintenir le dialogue avec le mouvement fondamentaliste. Cette stratégie vise plusieurs objectifs.

Moscou a été l’une des seules capitales, avec Pékin, à maintenir son ambassade ouverte à Kaboul après l’arrivée au pouvoir du mouvement fondamentaliste.

La Russie décrit son approche comme purement pragmatique : le retour des insurgés en Afghanistan est une réalité avec laquelle il faut composer.

Le dialogue russo-taliban est maintenu, pour plusieurs raisons qui sont dans l’intérêt de Moscou. Sécuritaires d’abord, pour éviter que le Tadjikistan ou d’autres pays d’Asie centrale deviennent les cibles de mouvements terroristes comme la branche du Khorassan de l’État islamique.

Empêcher la propagation du terrorisme, le trafic de drogue ou l’afflux de réfugiés dans sa zone d’influence constitue donc une priorité pour le Kremlin, qui cherche aussi, en cette période de tensions accrues avec Washington, à écarter autant que possible les installations militaires américaines de l’Asie centrale.

RFI Via CONGO PUB

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Afghanistan: état des lieux un an après la prise de pouvoir des talibans

by admin9775 15 août 2022
written by admin9775

L’Afghanistan semble au bord de l’effondrement. 365 jours après la prise du pouvoir par les talibans le 15 août 2021, tous les voyants sont au rouge.

Chaque soir, des attroupements se forment devant les boulangeries de la capitale afghane. Des dizaines de résidents démunis demandent la charité. Sous leur burqa bleue, les femmes, nombreuses, supplient les passants de leur donner quelques naan (pains), concurrencés par des enfants et des hommes qui tendent leur paume aux clients. En Afghanistan, la misère a frappé de plein fouet un pays déjà sinistré par 40 ans de guerre. Le taux de pauvreté est passé de 72% en 2021 à 97% en 2022.  

Fatima fait partie de ceux qui ont vu leur vie a basculé de la pauvreté à l’extrême pauvreté. Dans son modeste logis en terre cuite, elle extrait un sachet de pois cassés d’un tiroir. « Voilà tout ce qu’on a, dit-elle. Cela fait trois mois que nous n’avons pas pu payer notre loyer, ni les factures d’électricité ni même l’eau ». Sous la République islamique d’Afghanistan, son époux possédait une échoppe qu’il a dû fermer faute de clients. Il est désormais vendeur ambulant et gagne environ 150 afghanis par jour, soit 1,60 euro qui permet à la famille d’acheter chaque jour quelques pains, souvent leur unique repas accompagné de thé.

La malnutrition menace plus de 1 million d’enfants

Des distributions de nourriture sont organisées à travers le pays, mais elles sont insuffisantes. Les organisations humanitaires estiment que 95% de la population ne mange pas à sa faim. Dans les camps de déplacés internes du pays, où la population est parmi la plus vulnérable, de nombreux enfants souffrent de malnutrition.

Dans le campement informel de déplacés internes de Shahrak-e-sabz à Herat dans l’ouest du pays, Mahamat Yatim, le représentant communautaire, est inquiet. « Comme il n’y a pas assez à manger, les enfants deviennent de plus en plus faibles. Regardez », dit-il, en montrant le bras décharné d’une petite fille au ventre gonflé et aux joues creuses. « Elle a 7 ans et sa sœur à côté en a 5 ans, pourtant elle a l’air plus petite qu’elle. C’est parce qu’elle est mal nourrie ». « J’ai mal partout », murmure la petite-fille qui, épuisée, passe ses journées, assise sur le pas de leur abri en pisé.

Selon l’ONU, plus de 1 million d’enfants afghans de moins de cinq ans sont menacés de malnutrition. Les unités de nutrition thérapeutique ne désemplissent pas à travers le pays. Sarah Vuylsteke, coordinatrice de projet à Médecins sans frontières à Herat, constate une augmentation du nombre d’enfants souffrant de malnutrition au cours des 12 derniers mois, mais elle s’inquiète également de la malnutrition chez les femmes enceintes ou qui allaitent leur bébé, un phénomène qui prend de l’ampleur et qui a des répercussions directes sur la santé des nourrissons.

Le système de santé menacé

Alors que les besoins augmentent, le système de santé, fragilisé par 40 ans de guerre, est sous pression. Avec les sanctions internationales qui pèsent sur le pays depuis que les talibans ont pris le pouvoir, le système de santé qui dépend presque entièrement des bailleurs de fonds internationaux, souffre d’un manque de moyens et d’une couverture de soins réduite. Des établissements de santé ont fermé leurs portes. De nombreux employés médicaux ont démissionné ou quitté le pays, réduisant l’ensemble du personnel médical qui tente de répondre aux urgences.

L’hôpital Afghan-Japan de Kaboul est l’illustration même des limites des secteurs sous perfusion de l’aide internationale. Cet hôpital, unique dans le pays, est spécialisé dans la Covid-19. Depuis mi-juillet, il n’a reçu aucun financement. Le personnel de santé n’a pas été payé, mais les médecins continuent de travailler. « Nous continuerons bénévolement jusqu’à ne plus pouvoir le faire », explique le chef de l’hôpital qui espère que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) renouvellera le contrat d’aide qui a expiré.

Dans les hôpitaux publics du pays, les équipes médicales craignent la suspension des financements internationaux. À l’hôpital des vingt lits de Bagram dans la province de Parwan au nord de Kaboul, le personnel travaille la boule au ventre, explique Abdul Nasser Sarwari, le directeur de l’établissement qui reçoit chaque jour 500 patients venus des villages alentours. « On nous a dit que le contrat de financement actuel ne durerait que deux mois », dit-il. « Si les financements sont suspendus, le système de santé du pays s’effondrera », lâche-t-il.

L’économie locale s’est effondrée

L’incertitude de l’avenir pèse aussi sur l’économie mise à mal par le changement de régime et les sanctions internationales. Depuis que les talibans ont pris le pouvoir il y a un an, l’économie locale s’est effondrée, le pays est plongé dans une grave crise financière. Le budget de l’État afghan dépendait à 75% de l’aide internationale, mais celle-ci a été suspendue avec l’arrivée au pouvoir des fondamentalistes religieux. Le chômage a explosé. 70% des ménages afghans sont incapables de répondre à leurs besoins essentiels.

Les banques, elles, manquent de liquidité et sont contraintes depuis un an d’imposer des plafonds de retrait hebdomadaires. La Banque centrale afghane est privée de ses réserves internationales, ses 7 milliards de dollars d’avoirs ayant été gelés aux États-Unis.

Des milliers d’entreprises ont périclité, ceux qui ont survécu peinent, victimes des sanctions internationales qui pèsent sur leur pays dirigé par un gouvernement taliban dont la légitimité n’a été reconnue par aucun pays à ce jour. « Nous fabriquons des produits que l’on exporte ensuite via DHL vers les États-Unis où ils sont vendus sur Amazon. Mais DHL est désormais fermé, explique Omaid Niazi, un jeune entrepreneur dans le textile à Kaboul. Nous avons entre 70 et 80 000 dollars de produits qui sont stockés en ce moment dans nos entrepôts. »

Si l’économie s’est effondrée, de nombreux chefs d’entreprise se réjouissent de la réduction de la corruption. « Avant, je donnais 200 000 afghanis (2 200 euros) de bakchich aux douanes afghanes pour le passage à la frontière iranienne d’un camion de marchandises », confie un importateur alimentaire. « Depuis un an, je paie des taxes en fonction des produits et tout est légal », se réjouit-il.  Même constat des transporteurs de marchandises, à Torkham, la frontière avec le Pakistan, où les colonnes de camions de marchandises n’ont jamais été aussi longues et le trafic fluide.

Les Afghanes, les damnées du régime

Pour les femmes, le 15 août marque une journée noire, comme l’ont inscrit sur leurs pancartes des manifestantes féministes qui ont défilé samedi 13 août devant le ministère de l’Éducation à Kaboul. Les fondamentalistes religieux ont instauré, depuis qu’ils ont pris le pouvoir, une version rigoriste de la charia islamique. Les femmes sont bannies de la vie politique et de la plupart des emplois. Les collèges et les lycées sont fermés aux adolescentes et malgré les promesses du régime taliban de rouvrir les établissements du secondaire, rien n’a changé.

Le port du voile intégral est obligatoire selon un décret publié en mai dernier. En l’espace de quelques mois, la vie des Afghanes s’est profondément dégradée, perdant l’essentiel de leurs droits dont celui de manifester.  Selon l’ONU, les restrictions actuelles à l’emploi des femmes entraînent une perte économique immédiate pouvant atteindre un milliard de dollars, soit jusqu’à 5% du PIB de l’Afghanistan.

Des dizaines de femmes continuent de se mobiliser pour défendre leurs libertés. Elles résistent malgré les risques. Certaines ont fini par céder à la peur, terrorisées après avoir été traquées et menacées. « J’ai travaillé pendant 17 ans dans les médias en tant que journaliste et présentatrice, raconte Azita. Mais ils ont fini par me réduire au silence ». Mère de trois enfants, elle a fini par se réfugier dans un pays voisin, en espérant obtenir l’asile en Europe.

RFI Via CONGO PUB Online

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Monde

À Jérusalem, une attaque armée contre un bus fait plusieurs blessés

by admin9775 14 août 2022
written by admin9775

Huit personnes ont été blessées, dont deux grièvement, dans une attaque armée contre un bus, tôt dimanche, à Jérusalem, ont indiqué la police israélienne et les secouristes.

Plusieurs personnes ont été blessées, dont deux grièvement, dans une attaque armée contre un bus dimanche 14 août à Jérusalem.

« La police a été informée d’une fusillade contre un bus près du Tombeau de David […], les policiers ont bouclé les lieux et recherchent un suspect ayant pris la fuite », a indiqué la police avant d’annoncer qu’un homme avait été arrêté. « Le terroriste est entre nos mains », a déclaré à la radio publique Kan Eli Levy, un porte-parole de la police.

La Magen David Adom, équivalent israélien de la Croix-Rouge, a indiqué être intervenue après avoir reçu des informations faisant état de tirs contre un bus à Jérusalem. Son porte-parole, Zaki Heller, a fait état de sept blessés, « tous conscients, une femme et six hommes, dont deux sont dans un état grave » et la police a fait état de huit blessés selon un dernier bilan. 

Le porte-parole de l’hôpital à Jérusalem a dit à l’AFP que les équipes médicales avaient dû procéder à une opération césarienne d’une femme enceinte blessée pendant l’attaque. « Elle reste intubée et dans un état grave. Le nourrisson est né et il est dans un état stable », a-t-il indiqué.

« Tous ceux qui veulent nous faire du mal doivent savoir qu’ils paieront le prix de toute atteinte à nos civils », a déclaré dans un communiqué dimanche le Premier ministre israélien, Yaïr Lapid. 

De son côté, le mouvement islamiste palestinien Hamas qui contrôle la bande de Gaza a salué une « opération héroïque » sans la revendiquer formellement. « Notre peuple continuera à résister et à combattre l’occupant avec tous les moyens », a indiqué le Hamas dans un communiqué.

« Tout le monde paniquait »

« Je revenais du Mur des Lamentations. Le bus était rempli de passagers. J’ai stoppé à l’arrêt de bus de la Tombe de David. À ce moment-là, les tirs ont débuté », a témoigné le chauffeur du bus, Daniel Kanievsky à un petit groupe de journalistes sur place. « J’ai vu deux personnes dans le bus saigner. Tout le monde paniquait », a-t-il ajouté, devant son bus criblé de balles, au pied de la Vieille Ville de Jérusalem. 

Au printemps, 19 personnes – en majorité des civils israéliens – avaient été tuées, principalement dans des attaques menées par des Palestiniens. Trois assaillants arabes israéliens avaient également été tués.

Dans la foulée, les autorités israéliennes ont multiplié les opérations en Cisjordanie occupée. Plus d’une cinquantaine de Palestiniens avaient été tués, incluant des combattants et des civils, dans des opérations et des incidents en Cisjordanie.

La semaine dernière, l’armée israélienne a mené une « opération préventive » contre le Jihad islamique, mouvement islamiste armé dans la bande de Gaza, qui a répliqué avec des salves de roquettes contre Israël.

Au moins 49 Palestiniens, dont des combattants du Jihad islamique, mais aussi des enfants, ont péri dans ce week-end d’escalade militaire qui s’est soldé dimanche dernier par une trêve favorisée par la médiation de l’Égypte.

France 24 Avec AFP via CONGO PUB Online

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Monde

Irak : qui sont les principaux acteurs de la crise politique ?

by admin9775 14 août 2022
written by admin9775

Dix mois après les dernières législatives d’octobre 2021, l’Irak est toujours dans l’impasse : la tension ne cesse de monter entre les deux pôles du chiisme politique, soit le leader nationaliste Moqtada al-Sadr et une alliance composée de partis et de factions pro-Iran, comptant notamment le chef de milice Hadi al-Ameri et l’ancien Premier ministre Nouri al-Maliki.

Bagdad est à nouveau, vendredi 12 août, prise en étau entre deux rassemblements rivaux illustrant l’inextricable impasse politique qui dure depuis plus de 10 mois. Précisément depuis les législatives du 10 octobre.

Ne parvenant pas à s’entendre pour former un gouvernement et nommer un Premier ministre chiite (communauté majoritaire dans le pays), deux pôles du chiisme politique radicalement opposés se font toujours face, déterminés à se disputer le pouvoir.

D’un côté, celui du leader nationaliste chiite Moqtada al-Sadr, le grand vainqueur des législatives, qui entendait imposer son candidat au poste de Premier ministre après avoir formé une coalition avec des alliés issus d’autres communautés confessionnelles. 

De l’autre, celui du Cadre de coordination, regroupant plusieurs partis dont celui de l’ancien Premier ministre Nouri al-Maliki et celui des pro-Iraniens de l’Alliance de la conquête, façade politique des anciens paramilitaires du Hachd al-Chaabi s’étant illustré dans la lutte contre le jihadisme cette dernière décennie. 

Aujourd’hui, le courant de Moqtada al-Sadr – les Sadristes –, dont les partisans poursuivent depuis bientôt deux semaines un sit-in aux abords du Parlement, réclame une dissolution du Parlement et des législatives anticipées.

Les rivaux de Moqtada al-Sadr, qui avaient initialement accepté des législatives anticipées sous certaines conditions, appellent à « former un gouvernement » avant toute décision. Ils ont même présenté, fin juillet, leur candidat : Mohamed Chia al-Soudani.

Pour mieux comprendre les enjeux de cette énième crise politique irakienne, France 24 se penche sur les principaux acteurs chiites qui l’animent.  

Le leader religieux et nationaliste Moqtada al-Sadr est le fils du très respecté Grand Ayatollah Mohammed Sadek Sadr, champion d’un chiisme militant que Saddam Hussein a fait assassiner en 1999. Fort des 73 sièges remportés lors des dernières législatives, il est le faiseur de roi en Irak. 

C’est à ce titre que le chef de l’Armée du Mahdi, la milice ayant combattu les troupes américaines dans les années 2000, entendait, après le scrutin, imposer un « gouvernement majoritaire » et son candidat au poste de Premier ministre, avec ses alliés issus de deux formations sunnites, Azm et Taqadom, et ceux du PDK de Massoud Barzani. En vain.

Se voulant à la fois dans l’opposition, en se présentant comme le pourfendeur de l’establishment, il se trouve en même temps au cœur du pouvoir, formant et défaisant les gouvernements. En raison de son positionnement populiste, il avait réussi à se maintenir comme première force politique du pays lors du dernier scrutin. 

Adulé par une solide base militante qui voit en lui le héraut du nationalisme irakien, raillé par ses détracteurs qui pointent ses fréquents revirements politiques, l’imprévisible Moqtada al-Sadr, 48 ans, n’entend pas céder le pouvoir à ses rivaux chiites. Sûr de son fait, il les appelle à accepter la dissolution du Parlement et à le défier une nouvelle fois dans les urnes dans le cadre d’élections anticipées.

Preuve de sa grande capacité à mobiliser les foules, il fait démissionner ses députés en juin, abandonnant à ses adversaires la tâche de former un gouvernement. Il décide ensuite, le 30 juillet, d’envoyer ses partisans envahir le Parlement. Ils l’ont occupé près d’une semaine avant de transférer leur sit-in dans les jardins de l’institution et tout autour pour protester contre la candidature de Mohamed Chia al-Soudani.

Mercredi, il a donné une semaine à la justice pour prononcer une dissolution du Parlement. 

Pour résumer en quelques mots l’influence et le pouvoir de Hadi al-Ameri, 68 ans, les experts s’entendent pour dire que la résolution de la crise politique en l’Irak, ou la plongée du pays dans la guerre civile, dépendent de sa volonté, autant que de celle de Moqtada al-Sadr, son grand rival chiite.

L’ancien ministre des Transports, décrit comme l’homme des Iraniens à Bagdad, a vu son destin basculer en 2014. En juin de cette année-là, il est chargé par le Premier ministre Nouri Al-Maliki – sans doute sur ordre de Téhéran –  de superviser la bataille contre l’organisation État islamique (EI), dans l’est du pays.

Hadi al-Ameri est alors le chef des brigades Badr, bras armé d’un mouvement politique éponyme pro-Iran. Il voit donc sa milice intégrée de facto dans une puissante organisation paramilitaire, les Forces de mobilisation populaire irakiennes (Hachd al-Chaabi). C’est cette organisation qui, à la faveur de la victoire contre les jihadistes de l’EI, va lui servir, au fil des années, à s’imposer comme un acteur incontournable sur la scène politique irakienne. 

Lors des législatives de mai 2018, son Alliance de la Conquête, la vitrine politique du Hachd al-Chaabi qui a entre-temps fait intégrer ses 160 000 combattants aux forces régulières de l’armée irakienne, remporte 48 des 329 sièges de députés du Parlement. Un très bon résultat qui la place au rang de deuxième force politique du Parlement … juste derrière Moqtada al-Sadr.

Après avoir un temps, en juin 2018, fait alliance pour accélérer la formation d’un gouvernement, les deux rivaux s’opposent à nouveau à l’aube des législatives d’octobre 2021. 

Mais le Hachd, qu’une partie des Irakiens accusent d’être responsable des assassinats et enlèvements de militants anti-pouvoir s’étant soulevés en octobre 2019, perd la bataille des urnes. L’Alliance de la conquête ne remporte en effet que 17 sièges. Malgré cette lourde défaite, Hadi al-Ameri conteste les résultats, dans la rue et devant la justice. Et refuse, jusqu’aujourd’hui, de céder le pouvoir aux Sadristes. 

À 72 ans, l’ancien Premier ministre n’a pas renoncé à prendre sa revanche politique. En 2014, après avoir perdu le soutien de ses alliés iranien et américain et d’une partie des membres de son bloc chiite au Parlement, Nouri al-Maliki avait été contraint de renoncer au pouvoir. Ses nombreux détracteurs l’accusent d’avoir plongé le pays dans le chaos pendant ses huit années de pouvoir. Mais aussi d’avoir d’avoir provoqué la montée en force des jihadistes de l’EI avec sa politique sectaire et autoritaire.

À l’époque, son ennemi historique Moqtada Al-Sadr, qui l’a pourtant aidé en 2006 à accéder au poste de Premier ministre, l’avait même gratifié du sobriquet « nouveau Saddam ».

Éloigné du pouvoir, sans jamais en être vraiment écarté, Nouri al-Maliki reste influent sur la scène chiite grâce à son alliance avec Hadi al-Amiri. Réélu député en 2021, il est l’une des têtes pensantes du Cadre de coordination et l’un des principaux acteurs du bras de fer contre le courant sadriste.

Ancien gouverneur de la province de Missane (sud), élu trois fois député et nommé plusieurs fois ministre (notamment de l’Emploi et des Affaires sociales entre 2014 et 2018), Mohamed Chia al-Soudani est un homme politique chevronné et issu du sérail. 

À 52 ans, sa carrière pourrait prendre une nouvelle tournure puisqu’il est le candidat du Cadre de coordination, l’alliance de factions chiites pro-iraniennes qui fait face au camp politique dirigé par Moqtada al-Sadr. 

Ironie de l’histoire, Mohamed Chia al-Soudani avait quitté en décembre 2019 la coalition parlementaire de l’ex-Premier ministre Maliki, dont il est un proche, alors que son nom circulait déjà à l’époque pour prendre la tête du gouvernement. En vain, puisque cette idée avait été immédiatement rejetée par le mouvement de contestation populaire. 

France 24 via CONGO PUB Online

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