Sud-Kivu : des replis des FARDC à Fizi alimentent les interrogations, des soupçons de sabotage évoqués

12 views

Les récents mouvements des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) dans le territoire de Fizi, au Sud-Kivu, suscitent de nombreuses interrogations, alors que plusieurs positions auraient été abandonnées à la suite de combats particulièrement intenses.

Selon plusieurs sources locales et sécuritaires, après la perte des localités de Mikenge, Bilalombili et Tuwetuwe, les positions de Kalingi et de Point Zéro auraient également cédé ces derniers jours. Les mêmes sources attribuent ces replis à une combinaison de facteurs opérationnels, notamment l’absence prolongée d’appui aérien.

D’après ces témoignages, les FARDC seraient restées près de trois semaines sans couverture aérienne, tandis que les forces adverses auraient bénéficié d’une supériorité dans ce domaine, influençant le rapport de force sur le terrain.

Plusieurs sources affirment également que les combattants engagés en première ligne seraient majoritairement des éléments des Forces de défense rwandaises (RDF), opérant en appui à la rébellion de l’AFC/M23. Elles estiment que cet appui militaire, notamment aérien, aurait contribué à l’évolution des combats et aux replis observés.

Toujours selon ces informations, les pertes enregistrées au sein des unités congolaises auraient conduit certains commandants à procéder à des replis tactiques afin de préserver les effectifs encore engagés.

Des accusations de sabotage interne

Parallèlement à ces développements, des informations circulant dans les milieux militaires font état de soupçons de trahison visant plusieurs officiers supérieurs des FARDC.

Selon des sources sécuritaires, certains responsables seraient accusés d’avoir compromis les opérations militaires en transmettant des informations stratégiques à l’adversaire, notamment dans la zone de Point Zéro. Ces actes présumés auraient affecté la conduite des opérations et fragilisé le dispositif militaire déployé dans cette partie du Sud-Kivu.

Les mêmes sources indiquent que des investigations seraient en cours afin d’établir les responsabilités et de vérifier ces allégations.

À ce stade, aucune communication officielle des FARDC n’a confirmé ces informations relatives à d’éventuels actes de sabotage ou à l’ouverture d’enquêtes contre des officiers supérieurs.

Dans un contexte où les affrontements se poursuivent dans plusieurs secteurs du Sud-Kivu, la situation sur le terrain demeure particulièrement évolutive. Les informations disponibles proviennent essentiellement de sources locales et sécuritaires et n’ont pas encore fait l’objet d’une confirmation officielle des autorités militaires congolaises.

Par Marc Kabido, correspondant à Uvira
CONGO PUB Online

12 Vues