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Monde

Monde

ENTRETIEN. La Chine « n’a pas les moyens d’envahir Taïwan », elle cherche à « impressionner »

by admin9775 8 août 2022
written by admin9775

La mobilisation de la Chine autour de Taïwan est inédite. Pour la chercheuse Valérie Niquet, le pays mène une « guerre psychologique » visant à dissuader les partisans de l’indépendance de l’île. Mais le pays de Xi Jinping s’expose à de vives réactions, notamment des États-Unis.

Alors qu’elle devait stopper ses manœuvres militaires autour de Taïwan dimanche 7 août 2022, la Chine a finalement annoncé ce lundi 8 août les reprendre, sans préciser de date de fin. Ces exercices ont été entamés en réaction à la visite, mardi 2 et mercredi 3 août à Taïwan, de Nancy Pelosi, numéro trois des États-Unis en tant que présidente de la Chambre des représentants.

Quelles sont les motivations de la Chine ? Jusqu’où peut-elle aller ? Valérie Niquet, spécialiste de l’Asie au sein de la Fondation pour la recherche stratégique et auteure de Taïwan face à la Chine aux éditions Tallandier, livre ses réflexions sur les récents événements.

En quoi ces exercices militaires sont-ils inédits ?

Ce n’est pas vraiment inédit. Il y a déjà eu des exercices autour de Taïwan en 1995-96 avec le même motif : faire pression sur Taïwan et les États-Unis. La Chine voulait empêcher la visite de Lee Teng-hui [alors à la tête de Taïwan] aux États-Unis. Elle avait déjà réalisé des tirs à munitions réelles à cette période. Là, la Chine passe à un niveau supérieur, avec des tirs plus près des côtes, plus de tirs, plus de bateaux, plus d’avions… En traversant la ligne médiane du détroit de Taïwan aussi. C’est cette mobilisation qui est inédite.


Alors qu’elle devait stopper ses manœuvres militaires autour de Taïwan dimanche 7 août 2022, la Chine a finalement annoncé ce lundi 8 août les reprendre, sans préciser de date de fin. Ces exercices ont été entamés en réaction à la visite, mardi 2 et mercredi 3 août à Taïwan, de Nancy Pelosi, numéro trois des États-Unis en tant que présidente de la Chambre des représentants.

Quelles sont les motivations de la Chine ? Jusqu’où peut-elle aller ? Valérie Niquet, spécialiste de l’Asie au sein de la Fondation pour la recherche stratégique et auteure de Taïwan face à la Chine aux éditions Tallandier, livre ses réflexions sur les récents événements.

En quoi ces exercices militaires sont-ils inédits ?

Ce n’est pas vraiment inédit. Il y a déjà eu des exercices autour de Taïwan en 1995-96 avec le même motif : faire pression sur Taïwan et les États-Unis. La Chine voulait empêcher la visite de Lee Teng-hui [alors à la tête de Taïwan] aux États-Unis. Elle avait déjà réalisé des tirs à munitions réelles à cette période. Là, la Chine passe à un niveau supérieur, avec des tirs plus près des côtes, plus de tirs, plus de bateaux, plus d’avions… En traversant la ligne médiane du détroit de Taïwan aussi. C’est cette mobilisation qui est inédite.

Pourquoi ces exercices interviennent-ils maintenant ?

La Chine réalise toujours ces exercices pendant l’été. Ce n’est pas extraordinaire que ça arrive en juillet. La Chine était opposée à la visite de Nancy Pelosi à Taïwan [considérant que l’île appartient à son territoire]. Elle avait menacé de riposter donc il fallait montrer des conséquences importantes. La Chine cherche à impressionner. Elle espère que, pour les prochaines visites, ils hésiteront. La politique agressive de la Chine nuit à son image et les gens ne comprennent pas pourquoi Taïwan est mise à l’écart alors que c’est une démocratie. L’île reçoit beaucoup de visites et la Chine a voulu y mettre un coup d’arrêt.

La venue de Nancy Pelosi est-elle un prétexte pour la Chine ?

Nancy Pelosi est un personnage important. C’était une visite très importante. Mais les Chinois ont gonflé leur réaction.

Combien de temps ces manœuvres peuvent-elles durer ?

La Chine voit que ses exercices n’ont pas débouché. Elle ne peut pas faire beaucoup plus, mais sa stratégie doit se poursuivre. Jusqu’à quand ? Des voies maritimes et aériennes sont bloquées. C’est ennuyeux pour Taïwan, mais aussi pour la Chine, pour ses importations et exportations. Si ces manœuvres durent, la Chine s’expose aussi à des réactions vives de Taïwan ou des États-Unis, avec une présence américaine plus forte.

Quelles sont les capacités militaires de la Chine ?

La Chine a considérablement augmenté ses capacités. Elle a des bateaux. Son aviation fait des progrès. Elle a des capacités de missiles très importantes. Tous ces moyens font peur. C’est la différence avec la situation de 1995-96, où les États-Unis pouvaient riposter avec très peu de pertes. Aujourd’hui, la Chine pourrait infliger des pertes. Par contre, l’armée chinoise n’a pas les moyens d’envahir Taïwan. Elle n’a pas suffisamment de logistique. Il lui faudrait traverser la mer sous les frappes américaines. La Chine a quand même les moyens de faire peur. C’est une guerre psychologique.

Quelle est la position de Taïwan face à cette situation ?

Taïwan a des capacités militaires. C’est une île grande comme la Belgique mais avec une armée deux fois plus importante que celle de l’Ukraine, par exemple. Son armée est moderne et mieux entraînée que celle de la République populaire de Chine. Elle est d’ailleurs exclusivement préparée à une attaque chinoise. L’armée taïwanaise a les moyens d’arrêter une invasion chinoise. Et les États-Unis ont un engagement. Ils doivent fournir des armes à Taïwan pour lui garantir des capacités importantes.

Justement, comment les Occidentaux réagissent-ils ces derniers jours ?

Le soutien à Taïwan est unanime. Cela ne va pas améliorer l’image de la Chine. Elle a notamment suspendu le dialogue avec les États-Unis sur le changement climatique. Le pire serait que Pékin réussisse à faire peur. Il est trop tôt pour dire si c’est le cas. Ce qui est sûr, c’est que la Chine s’enfonce encore plus dans son image avec cette attitude agressive.

Les réactions des Occidentaux pèsent-elles dans les choix de la Chine ?

L’économie chinoise ne va pas bien du tout. La Chine a besoin, surtout en ce moment, du monde extérieur. La Chine est vulnérable aux sanctions. Plus que la Russie, car elle est plus intégrée. Elle n’est donc pas capable de se replier sur elle-même.

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MondeSport

Azpilicueta brise son silence sur son refus de rejoindre le Barça

by admin9775 8 août 2022
written by admin9775

Le joueur espagnol César Azpilicueta était sur le point de retourner en Espagne pour signer au FC Barcelone, mais a finalement décidé de rester. Ce lundi, il a expliqué les raisons qui l’ont conduit à cette prolongation avec Chelsea.

Le capitaine de Chelsea Cesar Azpilicueta a admis qu’il avait envisagé de quitter le club anglais la saison dernière mais qu’il avait décidé de rester pour aider les nouveaux propriétaires après le départ de l’oligarque russe Roman Abramovich, a-t-il déclaré au ‘Guardian’ lundi.

Le défenseur navarrais a signé la semaine dernière une prolongation de deux ans dans ce qu’il considère comme sa « maison » et a ainsi fermé la porte à un transfert au FC Barcelone, avec lequel il admet avoir mené des négociations pour quitter Londres et revenir en Espagne.

C’était son intention, a-t-il expliqué, alors que Chelsea a remporté la Coupe du monde des clubs en février, à laquelle il a été admis en tant que vainqueur de la Ligue des champions en 2021.

« Oui, il y a eu des discussions (avec Barcelone). Après la Coupe du monde des clubs, où je suis devenu le seul joueur à avoir remporté tous les trophées, j’ai senti qu’il était temps de revenir. Mais ensuite, avec tout ce qui est arrivé à ce club, j’ai décidé de rester engagé dans l’équipe. Je n’ai jamais été contre mon club« , a déclaré Azpilicueta.

Il faisait référence aux sanctions imposées par le gouvernement britannique à Abramovitch en raison de l’invasion russe en Ukraine, qui ont contraint l’oligarque à vendre le club et à laisser la place à de nouveaux propriétaires, dirigés par le magnat américain Todd Boehly.

Son précédent contrat avec Chelsea a expiré cet été et depuis janvier, il était libre d’explorer d’autres options s’il décidait de quitter le club pour de bon.

« Pendant un certain temps, j’étais libre et qui sait ce qui se serait passé pendant cette période. J’ai décidé de me taire car je pense qu’il y avait déjà trop de bruit autour de moi. Je ne voulais pas aggraver la situation car je voulais me concentrer sur mon jeu« , a avoué le défenseur polyvalent, international espagnol.

Il a également indiqué que ses contacts avec les nouveaux propriétaires ont rendu sa décision définitive.

« Ils voulaient que je reste pour diriger l’équipe sur et en dehors du terrain. Je vous en suis très reconnaissant. Ils ont été très honnêtes et transparents dès le premier jour« , a déclaré M. Azpilicueta.

Pour cette raison, a-t-il ajouté, « j’ai ressenti une grande responsabilité » de « rester à la maison ». « Ma famille est heureuse ici. Nous avons un nouveau projet avec de nouveaux joueurs et l’arrivée de jeunes joueurs. Je me sens bien et prêt à regarder vers l’avenir.« 

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Monde

Israël assure avoir « neutralisé » les chefs du groupe Jihad islamique à Gaza

by admin9775 7 août 2022
written by admin9775

L’armée israélienne a affirmé samedi avoir « neutralisé » les chefs militaires du Jihad islamique. Depuis le début de la flambée de violences entre les deux ennemis, 41 personnes, dont 15 enfants, sont mortes dans la bande de Gaza, selon les autorités palestiniennes. Selon une source de sécurité égyptienne, Israël a accepté une trêve proposée par Le Caire ; pour le Jihad islamique, les négociations se poursuivent.

Les raids se poursuivent sur la bande de Gaza : l’armée israélienne a assuré samedi 6 août avoir « neutralisé » les chefs « militaires » du groupe Jihad islamique, lors d’opérations. Selon les autorités de l’enclave palestinienne, « 41 Palestiniens sont tombés en martyrs dont 15 enfants et quatre femmes, et 311 ont été blessés » dans la bande de Gaza lors des opérations militaire israélienne, a indiqué le ministère de la Santé local dans un communiqué.

Le Hamas, mouvement palestinien au pouvoir dans l’enclave, a indiqué que parmi ces victimes, quatre enfants ont été tués dans les nouvelles frappes.

Cette nouvelle confrontation qui a débuté vendredi est la pire entre l’État hébreu et des organisations armées de Gaza depuis la guerre de mai 2021 qui avait fait, en onze jours, 260 morts côté palestinien, parmi lesquels des combattants, et 14 morts en Israël, dont un soldat, d’après les autorités locales.

Trêve en vue

Israël a accepté dimanche une trêve proposée par l’Égypte dans la bande de Gaza, a indiqué une source au sein des services de sécurité égyptiens à l’AFP, précisant que Le Caire attendait désormais la réponse palestinienne.

« L’Égypte s’attelle depuis 48 heures » à obtenir une trêve « entre les deux parties », a déclaré ce responsable sous couvert d’anonymat. Jusqu’ici, « la partie israélienne a accepté », a-t-il ajouté, sans toutefois donner de détail sur le calendrier de cette trêve.

Le groupe armé palestinien a de son côté confirmé à l’AFP que les négociations se poursuivaient. « Des discussions sont en cours au plus haut niveau pour un retour au calme, la résistance ne cessera que lorsqu’un terme sera mis à l’agression et aux crimes de l’occupation (israélienne) », a indiqué une source en son sein. 

Bilan contesté

Selon un bilan actualisé, le ministère de la Santé à Gaza a affirmé que 31 personnes dont six enfants avaient péri depuis vendredi dans des frappes israéliennes et que 215 avaient été blessées.

Les autorités israéliennes contredisent ce bilan et assurent que plusieurs enfants palestiniens ont été tués samedi soir à Jabalia (nord) par un tir de roquette raté du Jihad islamique vers Israël. « Les forces de sécurité israéliennes n’ont pas frappé Jabalia ces dernières heures », a indiqué le bureau du Premier ministre israélien, Yaïr Lapid, dans un communiqué.

Dans un hôpital de Jabalia, des journalistes de l’AFP ont vu les corps de six personnes dont trois enfants.

L’armée israélienne a annoncé samedi se préparer à « une semaine » de raids sur Gaza, visant selon elle le Jihad islamique dont elle a dit avoir tué 15 combattants.

Parmi eux, un commandant en chef, Tayssir al-Jabari, tué vendredi dans la ville de Gaza, et Khaled Mansour, dont le Jihad islamique a confirmé la mort survenue samedi lors d’une frappe sur Rafah (sud). Au total, celle-ci a fait huit morts, selon le ministère de l’Intérieur de Gaza.

Samedi soir, Oded Basiok, le chef de la direction des opérations de l’armée de l’État hébreu, a fait parvenir un communiqué à l’AFP dans lequel il affirme que « la haute direction de l’aile militaire du Jihad islamique à Gaza a été neutralisée ».

« La bataille n’en est qu’à ses débuts », avait affirmé plus tôt Mohammed al-Hindi, un responsable de ce groupe armé qui tire des roquettes vers le sol israélien.

Le Jihad islamique a affirmé dimanche avoir tiré des roquettes vers Jérusalem pour la première fois depuis le début des hostilités. Comme 97 % des projectiles lancés depuis Gaza, elles ont été interceptées par le bouclier antimissile israélien, d’après l’armée.

L’unique centrale électrique de Gaza ne marche plus

L’armée israélienne a commencé à frapper vendredi l’enclave de 2,3 millions d’habitants sous blocus dans le cadre d’une « attaque préventive » contre le Jihad islamique, a-t-elle dit.

En représailles, environ 400 projectiles – roquettes et obus de mortiers – ont été lancés ces dernières 24 heures depuis Gaza, d’après un responsable israélien. La plupart ont été interceptés par le bouclier antimissile, a indiqué l’armée, et deux personnes ont été légèrement blessées par des éclats d’obus, selon des secouristes.

Samedi après-midi, des sirènes d’alerte ont retenti dans la métropole israélienne de Tel Aviv pour la première fois depuis cette nouvelle escalade.

Les hostilités ont déjà privé Gaza, petite langue de terre coincée entre l’Égypte, la Méditerranée et Israël, de son unique centrale électrique.

Elle « a cessé (de fonctionner) en raison d’une pénurie » de carburant, a indiqué samedi la compagnie d’électricité. L’État hébreu a bouclé les passages frontaliers ces derniers jours, interrompant de fait les livraisons de gazole.

Le ministère de la Santé de Gaza a déclaré que les prochaines heures seraient « cruciales et difficiles », prévenant qu’il risquait de suspendre des services vitaux dans les 72 heures en raison du manque d’électricité.

« Une opération de contre-terrorisme », selon Israël

La coordinatrice des affaires humanitaires de l’ONU (Ocha) dans les Territoires palestiniens, Lynn Hastings, a appelé à permettre l’entrée dans l’enclave de « carburant, nourriture et fournitures médicales ».

C’est l’arrestation d’un chef du Jihad islamique en Cisjordanie en début de semaine qui a mené à cette nouvelle confrontation. Craignant des représailles, les autorités israéliennes ont affirmé lancer une opération à Gaza, microterritoire gouverné par le mouvement islamiste Hamas et où le Jihad islamique est bien implanté.

Le résumé de la semaineFrance 24 vous propose de revenir sur les actualités qui ont marqué la semaine

Les forces israéliennes ont également arrêté en Cisjordanie, territoire occupé depuis 1967 par l’État hébreu, 19 membres du groupe considéré comme terroriste par Israël, les États-Unis et l’Union européenne.

Après les premiers raids, le Jihad islamique a accusé l’État hébreu d’avoir « déclenché une guerre ».

Pour Yaïr Lapid, c’est une « opération de contre-terrorisme précise contre une menace immédiate », celle du Jihad islamique, « un supplétif de l’Iran » voulant « tuer des Israéliens innocents ».

En 2019, la mort d’un commandant du Jihad islamique dans une opération israélienne avait déjà donné lieu à plusieurs jours d’échanges de tirs meurtriers. Le Hamas, qui a combattu Israël lors de quatre guerres depuis sa prise du pouvoir en 2007, s’était lui

France 24 avec AFP via CONGO PUB Online

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Monde

Cuba demande de l’aide pour maîtriser un incendie dans un dépôt pétrolier

by admin9775 7 août 2022
written by admin9775

Cuba fait face dimanche au gigantesque incendie d’un dépôt pétrolier frappé par la foudre. Face à une lutte contre le feu inédite pour l’île, le président cubain Miguel Diaz-Canel a annoncé avoir « demandé l’aide et les conseils de pays amis ayant une expérience dans le secteur pétrolier ». Les États-Unis ont offert leur assistance.

Les offres d’assistance se multiplient après l’appel à l’aide lancé par Cuba. L’île fait face dimanche 7 août au gigantesque incendie d’un dépôt pétrolier frappé la veille par la foudre. Au moins une personne a été tuée, 121 autres ont été blessées et 17 sont portées disparues.

Quelque 1 900 personnes ont été évacuées de la zone sinistrée, située dans la banlieue de Matanzas, ville de 140 000 habitants à 100 kilomètres à l’est de La Havane, d’où était visible l’énorme panache de fumée noire obscurcissant le ciel.

« Un corps a été retrouvé sur le site de l’accident », a déclaré Luis Armando Wong, directeur de la santé de Matanzas, lors d’une conférence de presse.

Cinq blessés sont dans un état critique, trois dans un état très grave et 28 sérieusement atteints, selon un dernier bilan communiqué sur le compte Twitter de la présidence. Parmi les blessés figure le ministre de l’Énergie, Livan Arronte.

Les 17 personnes disparues sont des pompiers « qui se trouvaient dans la zone la plus proche de l’incendie » lorsqu’une explosion a eu lieu.

L’incendie s’est déclaré vendredi soir quand la foudre a frappé l’un des réservoirs du dépôt pétrolier. Au petit matin, le feu s’est ensuite propagé à un deuxième réservoir.

Des contacts avec les États-Unis

Face à la difficile maîtrise de l’incendie qui « pourrait prendre du temps », selon le président cubain Miguel Diaz-Canel, Cuba « a demandé l’aide et les conseils de pays amis ayant une expérience dans le secteur pétrolier ».

Les réponses ne se sont pas fait attendre et le président cubain a exprimé sur Twitter sa « profonde gratitude aux gouvernements du Mexique, du Venezuela, de la Russie, du Nicaragua, de l’Argentine et du Chili, qui ont rapidement offert une aide matérielle par solidarité face à cette situation complexe ».

« Nous sommes également reconnaissants de l’offre d’assistance technique des États-Unis », a-t-il ajouté. Le vice-ministre des Affaires étrangères, Carlos Fernandez de Cossio, a déclaré que la proposition américaine « est déjà entre les mains de spécialistes pour une coordination adéquate ».

L’ambassade des États-Unis à La Havane avait plus tôt affirmé être « en contact » avec les responsables cubains, précisant que, malgré le régime de sanctions en cours contre le parti unique au pouvoir, « la loi américaine autorise les entités et les organisations américaines à fournir des secours et une réponse aux catastrophes à Cuba ».

« La peur des gens était incontrôlable »

Des hélicoptères étaient à pied d’œuvre pour combattre l’incendie samedi, avec des lances à eau approchées à l’aide de grues.

Ginelva Hernandez, 33 ans, a déclaré qu’elle, son mari et ses trois enfants dormaient lorsqu’ils ont été réveillés par une violente explosion. « On s’est jetés hors du lit. Quand nous sommes sortis dans la rue, le ciel était jaune », a-t-elle raconté à l’AFP. À ce moment-là, « la peur des gens était incontrôlable ».

Laura Martinez, une habitante proche de la zone sinistrée, a dit à l’AFP avoir « senti la déflagration, comme une onde de choc ».

En entendant une première explosion, Yuney Hernandez, 32 ans, et ses enfants ont fui leur maison située à deux kilomètres du dépôt. Ils sont revenus quelques heures plus tard, puis ils ont entendu d’autres explosions aux premières heures du matin et des bruits « comme si des morceaux du réservoir tombaient ».

Selon Asbel Leal, directeur du commerce et de l’approvisionnement à l’Union cubaine du pétrole (Cupet), le premier réservoir « contenait environ 26 000 mètres cubes de brut domestique, soit environ 50 % de sa capacité maximale » au moment de la catastrophe. Le deuxième réservoir contenait 52 000 mètres cubes de mazout.

Cuba n’a jamais été confronté à un incendie de « l’ampleur de celui d’aujourd’hui », a-t-il dit.

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Selon le quotidien officiel Granma, « il y a eu une défaillance du système de paratonnerre qui n’a pas pu résister à la puissance de la décharge électrique ».

Le dépôt alimente la centrale électrique Antonio Guiteras, la plus grande de Cuba, mais le pompage vers la centrale ne s’est pas arrêté, a précisé Granma.

Cet incendie survient alors que l’île fait face à l’obsolescence des huit centrales thermoélectriques pour répondre à la demande accrue d’électricité due à la chaleur estivale.

Les autorités doivent procéder à des coupures tournantes pouvant aller jusqu’à 12 heures par jour dans certaines régions du pays, déclenchant la colère d’habitants excédés qui ont organisé une vingtaine de manifestations.

France 24 Avec AFP via CONGO PUB

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Monde

Philippines: A. Blinken assure Ferdinand Marcos Jr. de «l’alliance inébranlable» entre Washington et Manille

by admin9775 6 août 2022
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l est le plus haut responsable américain à se rendre aux Philippines depuis l’arrivée du pouvoir de Ferdinand Marcos Junior, dit Bongbong Marcos. Le secrétaire d’État américain Antony Blinken a rencontré ce samedi le nouveau président à Manille. Au moment où la Chine mène les plus importantes manœuvres militaires près des côtes taïwanaises, à seulement 400 km des Philippines, l’archipel devient à nouveau une pierre angulaire dans la stratégie asiatique des États-Unis.

A l’heure où Pékin fait monter la tension autour de Taïwan et revendique la souveraineté sur la quasi-totalité de la mer de Chine méridionale, Washington a besoin de cajoler ses alliés asiatiques.

Aux côtés du nouveau président Ferdinand Marcos Junior, le chef de la diplomatie américaine, Antony Blinken, a donc fait l’éloge de « l’alliance inébranlable » entre Washington et Manille.  « Le maintien de la paix et de la stabilité de part et d’autre du détroit de Taïwan est vital non seulement pour Taïwan, mais aussi pour les Philippines et de nombreux autres pays », a encore déclaré M. Blinken.

En vertu d’un pacte de sécurité signé en 1951, l’armée américaine a accès à certaines bases militaires de l’île et peut y stocker du matériel militaire. L’ex-colonie américaine et donc plus que jamais une pièce maîtresse pour Washington qui cherche à contrer l’influence chinoise dans la région. Dans ce pacte, les deux pays assurent de leur « détermination commune de se défendre contre une attaque armée, et… qu’ils reconnaissent l’un et l’autre qu’une attaque armée dans la région du Pacifique contre l’un d’eux serait dangereuse pour la paix et la sécurité de l’autre ».

Après une période tumultueuse sous le président populiste Rodrigo Duterte qui s’était rapproché de Pékin, les États-Unis misent aujourd’hui sur Ferdinand Marcos, le fils de l’ex-dictateur qui avait, lui aussi, déjà pu compter sur le soutien des États-Unis.

Offensive diplomatique dans le Pacifique

Le président américain Joe Biden accueillera les dirigeants des îles du Pacifique à la Maison Blanche en septembre, a annoncé encore ce samedi une responsable américaine. En visite aux Tonga, un État de Polynésie, la secrétaire d’État adjointe Wendy Sherman, a précisé que les dirigeants des îles du Pacifique seraient invités à Washington pour une réunion et un dîner à la fin du mois prochain. 

Une initiative qui s’inscrit dans le cadre d’une vague de navettes diplomatiques américaines visant à renforcer les liens dans le Pacifique face à une Chine affirmant nettement sa présence dans la région, précise l’AFP.

RFI Via CONGO PUB Online

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Monde

Inde: le parti du Congrès visé par une enquête, l’opposition dénonce une répression politique

by admin9775 5 août 2022
written by admin9775

En Inde, le principal parti d’opposition, le parti du Congrès est visé par une large enquête pour de supposées transactions illégales, ce qui fait suite à l’arrestation de nombreux politiciens de l’opposition. Et pour ces élus, c’est le signe d’une répression politique de la part du parti nationaliste au pouvoir.

Les deux dirigeants historiques du parti du Congrès, Rahul Gandhi et sa mère, Sonia, ont été interrogés pendant des jours par l’Agence de répression des fraudes ; et des perquisitions sont menées dans une dizaine de locaux du parti du Congrès dans le cadre d’une enquête sur des transactions douteuses portant sur plusieurs millions d’euros.

Cette même agence fédérale, très puissante, a aussi récemment placé en détention provisoire un député fédéral d’opposition et deux ministres régionaux de Delhi et Bombay, privant leurs partis de membres essentiels. Les officiers démentent toute influence politique, mais l’opposition dénonce le fait qu’aucun membre du parti au pouvoir n’est visé par ce genre d’enquête, et que les politiciens cessent même d’être inquiétés dès qu’ils rejoignent cette formation du Premier ministre. 

Un démenti du BJP

Pour le député du congrès Rahul Gandhi, l’opposition est muselée. « Nous assistons à la mort de la démocratie en Inde, dit-il. Tout ce que le pays a construit depuis près d’un siècle est en train d’être détruit. À la place s’élève une dictature, dans laquelle toute personne qui s’oppose au pouvoir est attaquée et emprisonnée. »

Le parti du BJP rejette ces accusations, et affirme que le parti du Congrès essaie seulement ainsi d’empêcher que cette enquête embarrassante soit menée jusqu’au bout.

Sébastien Farcis

RFI via CONGO PUB Online

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Monde

GUERRE EN UKRAINE: LA RUSSIE DIT AVOIR DÉTRUIT UN DÉPÔT D’ARMES ÉTRANGÈRES DANS L’OUEST

by admin9775 5 août 2022
written by admin9775

Les forces russes disent également avoir détruit quatre dépôts de munitions, dont un dans la région de Mykolaïv et trois dans la région de Donetsk.

La Russie affirme ce mercredi avoir détruit un dépôt d’armes étrangères dans la région de Lviv, dans l’ouest de l’Ukraine, une région frontalière de la Pologne rarement touchée par des frappes de Moscou.

« Des missiles russes de haute précision » ont détruit près de Radekhiv, dans la région de Lviv, un « dépôt d’armes et de munitions étrangères qui ont été livrées au régime de Kiev depuis la Pologne », a indiqué l’armée russe dans un communiqué.

L’armée n’a pas donné plus d’éléments pour prouver ses affirmations, et l’AFP n’a pas été en mesure de vérifier ces déclarations de source indépendante.

50 soldats ukrainiens tués dans une frappe

Les forces russes disent également avoir détruit quatre dépôts de munitions, dont un dans la région de Mykolaïv et trois dans la région de Donetsk, dans l’est de l’Ukraine, ainsi qu’un dépôt de carburants dans la région de Mykolaïv, selon la même source.

L’armée russe affirme par ailleurs avoir tué plus de 50 soldats ukrainiens lors d’une frappe ayant visé Mykolaïvka, dans la région de Donetsk.

En juin dernier, Moscou avait affirmé avoir détruit un dépôt d’armes livrées par l’Otan dans l’ouest de l’Ukraine.

BFM TV avec E.Fet AFP Via CONGO PUB Online

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Monde

Le comité des droits de l’homme de l’ONU condamne la France pour avoir discriminé une femme voilée

by Deo lusilabo 5 août 2022
written by Deo lusilabo

Le comité des droits de l’homme de l’ONU a condamné la France, pour avoir interdit à une femme de porter son voile pendant sa formation, a annoncé mercredi l’avocat de la plaignante, Maître Sefen Guezguez.

Le comité des droits de l’homme de l’ONU condamne la France pour avoir discriminé une femme voilée. (Reuters)

La décision a été prise en mars dernier mais vient tout juste d’être communiquée à l’avocat.

La victime, née en 1977, qui s’est vue refuser en 2010 l’accès à l’établissement dans lequel elle devait suivre une formation en raison du port d’un foulard, avait saisi la justice en 2016.

Le comité des droits de l’homme de l’ONU a donc considéré que “le pacte international relatif aux droits civils et politiques” a été violé par la France et “que l’interdiction qui a été faite à l’auteure constitue une restriction de l’exercice de son droit à la liberté de manifester sa religion”.

Il est également rappelé dans la décision que “la liberté de manifester sa religion englobe le port de vêtements ou de couvre-chefs distinctifs”.

L’État français est par ailleurs enjoint “d’indemniser l’auteure de manière adéquate et de prendre des mesures de satisfaction appropriées, incluant la réadmission dans la formation si l’auteure le souhaite, une compensation pour la perte d’opportunité de recevoir la formation et le remboursement de tout coût légal, ainsi que pour toute perte non pécuniaire encourue par l’auteure en raison des faits de l’espèce”.

“L’État partie est également tenu de prendre toutes les mesures nécessaires pour prévenir des violations similaires à l’avenir” poursuit le comité des droits de l’homme.

Pour rappel, le port de signes religieux est interdit aux élèves dans les établissements scolaires publics jusqu’au lycée, mais cette interdiction ne s’applique pas aux bénéficiaires des formations réservées aux adultes.

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Monde

MANCHE: 85 MIGRANTS SECOURUS LORS DE DEUX OPÉRATIONS DANS LE DÉTROIT DU PAS-DE-CALAIS

by admin9775 4 août 2022
written by admin9775

Une première embarcation en difficulté avec à bord 45 personnes a d’abord été identifiée dans la nuit de mercredi à jeudi.

Deux opérations de sauvetage ont été menées coup sur coup en ce milieu de semaine dans le détroit du Pas-de-Calais, a indiqué ce jeudi la préfecture maritime de la Manche et de mer du Nord. Au total, ce sont 85 migrants qui ont été sauvés en quelques heures lors de tentatives de traversée de la Manche.

Dans un premier temps, une embarcation avec à son bord 45 personnes a été identifiée dans la nuit de mercredi à jeudi. Le patrouilleur de service public Flamant de la Marine nationale est envoyé sur la zone pour récupérer les naufragés et les conduire au port de Calais. Un autre navire a lui effectué une opération de blanchiment de la zone afin de s’assurer de l’absence d’autres individus en mer.

Des personnes à l’eau

Par la suite, dans la matinée de jeudi, une autre embarcation en difficulté dans le détroit du Pas-de-Calais a été repérée. Le remorqueur d’intervention, d’assistance et de sauvetage (RIAS) Abeille Normandie de la marine nationale est alors déployé ainsi que le patrouilleur Flamant et un hélicoptère.

Deux bateaux semi-rigides sont envoyés au niveau de la position de l’embarcation en perdition alors que plusieurs personnes se trouvent déjà à l’eau. Aucune victime n’a finalement été à déplorer. 40 migrants ont pu être récupérés sains et saufs à bord du patrouilleur Flamant. Ils ont également été emmenés au port de Calais, attendus par les pompiers et la police aux frontières.

Alors que les tentatives de traversée de la Manche se multiplient ces derniers temps, la préfecture maritime rappelle leur dangerosité. Le secteur est « une des zones les plus fréquentées au monde » et les conditions météorologiques sont souvent difficiles.

Un peu plus tôt dans la semaine 70 migrants ont déjà été sauvés au cours de deux opérations dans ce même détroit. Lundi, près de 700 migrants ont traversé lundi la Manche à bord de petites embarcations pour rejoindre les côtes anglaises, le chiffre le plus élevé depuis le début de l’année, selon le ministère britannique de la Défense.

BFM TV avec G.H Via CONGO PUB Online

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Monde

PÉKIN « A CHOISI DE SURRÉAGIR »: WASHINGTON CONDAMNE LES EXERCICES MILITAIRES DANS LA RÉGION DE TAÏWAN

by admin9775 4 août 2022
written by admin9775

John Kirby, porte-parole de la Maison Blanche, a dénoncé ce jeudi les manœuvres militaires chinoises au large de Taïwan, lancées en réaction à la visite de Nancy Pelosi sur l’île cette semaine.

Depuis le départ de Taïwan de Nancy Pelosi, cheffe des députés américains, la Chine a commencé d’importants exercices militaires et de tirer des missiles balistiques autour de l’île. « Nous condamnons ces actions irresponsables », affirme ce jeudi John Kirby, le porte-parole de la Maison Blanche pour les questions stratégiques.

« La Chine a choisi de surréagir et d’utiliser la visite de la speaker comme prétexte pour augmenter une activité militaire provocatrice » dans la région de l’île de Taïwan.

« Nous avons anticipé ces événements et nous pensons qu’ils vont continuer dans les prochains jours », déplore le responsable américain.

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« Nous ne voulons pas de crise »

Sur la question de Taïwan, Pékin « veut changer le statu quo », dénonce John Kirby, soulignant une augmentation de l’activité militaire dans la région ces dernières années.

L’initiative de Nancy Pelosi, prise dans le cadre d’une tournée asiatique, est considérée par la Chine comme une provocation, un soutien aux partisans de l’indépendance de Taïwan et un reniement de la promesse des États-Unis de ne pas avoir de relations officielles avec l’île. « Nous ne supportons pas l’indépendance de Taïwan », a rappelé ce jeudi John Kirby

« Nous ne voulons pas de crise » entre Washington et Pékin, martèle-t-il. Pour autant, les États-Unis n’arrêteront pas d’opérer dans le Pacifique. Le porte-avions USS Reagan continuera donc à « surveiller » les environs de Taïwan.

Un test de missile intercontinental reporté

Une escalade des tensions « ne serait pas dans nos intérêts », dit le porte-parole de la Maison Blanche, justifiant ainsi le report d’un test de missile intercontinental américain qui avait été programmé pour ce week-end. « Le test aura lieu », affirme John Kirby, sans dévoiler toutefois la nouvelle date de lancement.

La communication entre Pékin et Washington est « maintenue. » Interrogé sur un potentiel appel téléphonique entre Joe Biden et son homologue chinois, John Kirby indique que le président américain « n’a pas peur de prendre son téléphone et d’appeler, il l’a déjà fait », lance John Kirby.

Si Joe Biden « pense que ce serait la manière appropriée de répondre ou que cela aurait un effet (positif sur la situation), il le fera certainement, » assure le porte-parole de la Maison blanche.

Ariel Guez

BFM TV avec AG et AFP Via CONGO PUB Online

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