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Monde

À la UneMonde

Russie : ce que l’on sait de l’attaque meurtrière dans une salle de concert de Moscou

by Guyguy Lelo 23 mars 2024
written by Guyguy Lelo

Des assaillants ont ouvert le feu, vendredi, dans une salle de concert située en banlieue de Moscou, le Crocus City Hall, faisant au moins 133 morts. Le groupe État islamique a revendiqué la fusillade. Vladimir Poutine a affirmé que « tous les quatre auteurs » de l’attaque avaient été arrêtés alors qu’ils « se dirigeaient vers l’Ukraine ».

Au moins 133 personnes ont été tuées dans une attaque armée menée vendredi 22 mars et suivie d’un énorme incendie dans une salle de concert située en banlieue de Moscou. Voici ce que l’on sait de cette attaque revendiquée par l’organisation État islamique.

L’assaut, dont les médias russes ont commencé à faire état vers 20 h 15 à Moscou (17 h 15 GMT), a été mené par plusieurs individus armés au Crocus City Hall, une salle de concert située à Krasnogorsk, à la sortie nord-ouest de la capitale russe.

« Armes automatiques » et « liquide inflammable »

Les auteurs auraient utilisé des « armes automatiques » et incendié le bâtiment à l’aide d’un « liquide inflammable », a déclaré le Comité d’enquête samedi.

Les services de secours, cités par l’agence Interfax, ont indiqué que les assaillants avaient « ouvert le feu sur les agents de sécurité à l’entrée de la salle de concert », avant de « commencer à tirer sur le public ».

Selon un journaliste de l’agence de presse publique Ria Novosti, des individus en tenue de camouflage ont fait irruption dans le parterre de la salle de concert avant d’ouvrir le feu et de lancer « une grenade ou une bombe incendiaire, ce qui a provoqué un incendie ».

« Les personnes qui se trouvaient dans la salle se sont allongées sur le sol pour se protéger des tirs, pendant 15 à 20 minutes, après quoi elles ont commencé à sortir en rampant », a-t-il indiqué.

Un journaliste de l’AFP arrivé sur les lieux quelques heures après l’attaque a vu de la fumée noire et des flammes s’échapper du toit de la salle de concert, qui peut accueillir jusqu’à 6 000 personnes. Selon les médias, une partie du toit s’est effondrée. L’incendie a ensuite été maîtrisé.

Le bilan s’est alourdi samedi à la mi-journée à 133 morts, a annoncé le Comité d’enquête russe, qui a précisé que « les opérations de recherches se poursuivent » dans les décombres.

Selon le ministère des Situations d’urgence, une centaine de personnes restaient hospitalisées samedi.

Toujours selon ce ministère, les pompiers sont parvenus à évacuer une centaine de personnes qui se trouvaient dans le sous-sol de la salle de concert. Des opérations ont aussi permis de « sauver des personnes se trouvant sur le toit du bâtiment à l’aide d’équipements de levage ».

Onze personnes arrêtées

Le groupe État islamique a revendiqué l’attentat dès vendredi soir. Samedi, il a expliqué sur l’un de ses comptes Telegram que « l’attaque (avait) été menée par quatre combattants de l’État islamique armés de mitrailleuses, d’un pistolet, de couteaux et de bombes incendiaires ».

Le groupe jihdiste a affirmé qu’elle s’inscrivait « dans le contexte (…) de la guerre faisant rage » entre le groupe et « les pays combattant l’Islam ».

Le Kremlin a annoncé samedi l’arrestation de 11 personnes, dont les « quatre » assaillants, alors qu’une enquête pour « acte terroriste » a été ouverte. Elles ont été arrêtées dans la région de Briansk, frontalière de l’Ukraine et de la Biélorussie, a précisé le Comité d’enquête.

Le président russe Vladimir Poutine a assuré que « les quatre auteurs » de l’attaque avaient été arrêtés alors qu’ils « se dirigeaient vers l’Ukraine où, selon des données préliminaires (des enquêteurs), une ‘fenêtre’ avait été préparée pour qu’ils franchissent la frontière ». Dans son allocution, il n’a pas mentionné la revendication du groupe État islamique.

Les services de sécurité russes (FSB) ont affirmé que les suspects avaient des « contacts » en Ukraine et comptaient y fuir.

Selon des médias russes et le député Alexandre Khinstein, certains des suspects sont originaires du Tadjikistan.

L’Ukraine et une unité de combattants pro-Ukraine à l’origine de récentes incursions armées frontalières en territoire russe ont nié toute responsabilité dans cette attaque.

Le renseignement militaire ukrainien a accusé le Kremlin et ses services spéciaux d’avoir orchestré l’attaque pour accuser l’Ukraine et justifier une « escalade » de la guerre.

L’ex-président russe Dmitri Medvedev a assuré que Moscou tuerait les dirigeants ukrainiens s’il s’avérait qu’ils sont impliqués dans cette attaque.

Avertissement américain

L’ambassade américaine en Russie avait averti il y a deux semaines ses citoyens que des « extrémistes (avaient) des plans imminents de cibler de grands rassemblements à Moscou, y compris des concerts ».

La Maison Blanche a affirmé que les États-Unis avaient partagé ces renseignements avec les autorités russes.

« Si les États-Unis disposent ou disposaient de données fiables à ce sujet, ils doivent les transmettre immédiatement à la partie russe », a réagi vendredi la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova.

Les autorités russes avaient pour leur part annoncé le 3 mars avoir tué six combattants présumés du groupe État islamique dans une opération menée en Ingouchie (sud de la Russie), une petite République du Caucase à majorité musulmane.

Par le passé, la Russie a été la cible de nombreuses attaques commises par des groupes islamistes mais aussi de fusillades sans motif politique ou attribuées à des déséquilibrés.

En 2002, des combattants tchétchènes avaient pris en otage 912 personnes dans le théâtre moscovite de la Doubrovka pour réclamer le retrait des troupes russes de Tchétchénie.

La prise d’otages s’était achevée par un assaut des forces spéciales, et la mort de 130 personnes, la quasi-totalité asphyxiées par les forces de l’ordre.

AFP via CONGO PUB Online

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À la UneMonde

Ukraine: attaque massive de missiles et de drones russes, Moscou en «état de guerre»

by Sam's Londele 22 mars 2024
written by Sam's Londele

Au deux personnes sont mortes en Ukraine après que la Russie a lancé quelque 90 missiles et 60 drones explosifs contre les infrastructures énergétiques du pays lors d’une attaque massive dans la nuit du jeudi 21 au vendredi 22 mars 2024. Moscou est « en état de guerre » en Ukraine, reconnaît désormais le Kremlin.

La Russie est « en état de guerre » contre l’Ukraine, a reconnu ce 22 mars, Dmitri Peskov, le porte-parole du Kremlin, dans un entretien au média Argoumenty I Fakty, après une nuit marquée par des frappes massives contre l’Ukraine. Dans cette interview, Dmitri Peskov a également rappelé l’objectif du Kremlin de conquérir entièrement les quatre régions ukrainiennes (Kherson, Donetsk, Lougansk et Zaporijjia) dont Moscou revendique l’annexion depuis septembre 2022.

« Il y a eu plus de 60 Shahed et presque 90 missiles de différents types », a énuméré le président ukrainien Volodymyr Zelensky sur les réseaux sociaux, ce 22 mars, présentant ses « condoléances aux familles de ceux qui ont été tués par cette terreur ». Selon le président ukrainien, les attaques ont visé « des centrales électriques, des lignes de haute tension, un barrage hydroélectrique, des résidences et même un trolleybus ». «Pour le moment, il y a deux morts et au moins huit blessés à Khmelnytsky » région de l’ouest, a indiqué de son côté le ministère de l’Intérieur, « il y a également six blessés à Zaporijjia, trois personnes sont portées disparues sur le site des attaques », a-t-il encore précisé.

Sept régions ukrainiennes privées d’électricité

Les frappes russes massives sur les infrastructures énergétiques de l’Ukraine ont entraîné, ce vendredi au matin, des coupures d’électricité dans au moins sept régions du pays, a indiqué l’opérateur ukrainien Ukrenergo. « Des dizaines d’installations électriques ont été endommagées. Coupures d’urgence dans sept régions. Le système électrique reçoit une assistance d’urgence venue de trois pays », a indiqué cette source dans un communiqué sur Telegram, précisant que la situation « la plus difficile » concernait les régions de Kharkiv (est), Odessa (sud), Kirovograd (centre) et Dnipropetrosvk (centre-est).

En outre, une des deux lignes électriques alimentant la centrale nucléaire ukrainienne de Zaporijjia, occupée par Moscou, a été coupée par un bombardement, a aussi annoncé le ministre ukrainien de l’Énergie, Guerman Galouchtchenko. « Cette situation est extrêmement dangereuse et menace de déclencher une situation d’urgence, car dans l’éventualité d’une déconnexion de cette dernière ligne de communication avec le réseau électrique national, la centrale nucléaire de Zaporijjia sera au bord d’un nouveau black-out », a averti Energoatom, l’opérateur ukrainien.

Le ministre de l’Énergie a jugé que le bombardement nocturne du pays était « la plus grande attaque contre l’industrie énergétique ukrainienne de ces derniers temps ». Le président ukrainien a lui indiqué que la Russie avait visé Kharkiv et sa région, ainsi que les régions de Zaporijjia, Soumy (nord), Poltava et Dnipro (centre), Odessa (sud), Khmelnytsky, Vinnytsia et Frankivsk (ouest). L’armée de l’air ukrainienne a précisé que la défense anti-aérienne a pu abattre 55 Shahed sur 63 et 37 missiles sur 88.

« Les Shahed ne sont pas indécis, contrairement à certains politiciens », a ironisé M. Zelensky

M. Zelensky s’est dès lors une nouvelle fois agacé des lenteurs de l’assistance occidentale, alors que l’aide américaine est bloquée depuis des mois à cause de rivalités politiques entre républicains et démocrates et que celle de l’UE a pris un important retard. « Les missiles russes n’ont pas de retard, à l’inverse des paquets d’aide à notre pays. Les Shahed ne sont pas indécis, contrairement à certains politiciens », a-t-il ironisé.

La Russie avait déjà lancé jeudi à l’aube une attaque massive contre Kiev, la première depuis début février, mais l’Ukraine avait dit avoir abattu une trentaine de missiles. Vladimir Poutine avait promis précédemment qu’il allait se venger de la multiplication des attaques ukrainiennes ces dernières semaines qui touchent le territoire russe, plus de deux ans après qu’il a ordonné l’invasion de son voisin. Le Kremlin avait longtemps assuré aux Russes que la guerre n’affecterait pas leur quotidien ni le territoire du pays, mais avec la présidentielle russe de la mi-mars ces attaques se sont multipliées.

Combattants pro-Ukraine arrêtés

Une personne a été tuée et plusieurs autres blessées vendredi matin dans une frappe sur la région russe de Belgorod, frontalière de l’Ukraine, a indiqué le gouverneur local. Le ministère russe de la Défense a indiqué avoir détruit vendredi matin au-dessus de cette région huit roquettes tirées par le système de lance-roquettes Vampire en provenance de l’Ukraine. Par ailleurs, les services de sécurité russes (FSB) ont annoncé, ce 22 mars, avoir arrêté à Moscou sept personnes accusées d’être en lien avec un groupe de combattants pro-Ukraine, auteur d’incursions armées en Russie ces derniers jours. Les suspects auraient été en contact avec le Corps des volontaires russes, désignée comme « organisation terroriste » par Moscou, afin de « mener des actions violentes contre des représentants des forces de l’ordre, des militaires et des étrangers », a indiqué le FSB, cité par les agences russes, assurant avoir empêché la création d’un « groupe criminel » dans la capitale.

RFI via CONGO PUB Online

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À la UneMonde

Guerre en Ukraine: au moins dix blessés après une attaque russe sur le centre de Kiev

by Sam's Londele 21 mars 2024
written by Sam's Londele

Des explosions ont retenti, jeudi 21 mars, dans le centre de Kiev après une alerte aérienne pour des missiles et des drones, faisant dix blessés, au lendemain de la mort de plusieurs civils en Ukraine et en Russie de chaque côté de la frontière commune. 

Il était presque 3h30 du matin lorsque les sirènes ont retenti à Kiev ce jeudi matin. Les millions d’habitants de la capitale ont alors retenu leur souffle, rapporte notre correspondant à Kiev, Pierre Alonso. Car des bombardiers stratégiques russes venaient de lancer des missiles de croisière en direction de l’Ukraine. Les premières détonations ont été entendues vers 5 heures du matin. De fortes explosions, qui se sont poursuivies pendant une trentaine de minutes. Dans le quartier central de Podil, on a vu des panaches de fumée noire s’élever dans le ciel. Sur les réseaux sociaux, des images montraient les habitants réfugiés dans les sous-sols du métro. Malgré l’ampleur de l’attaque – 29 missiles de croisière et deux missiles balistiques tirés par l’armée russe – le bilan est relativement modeste : treize blessés à Kiev, quatre dans la région autour, et quelques bâtiments endommagés. 

Sur Telegram, le maire de Kiev, Vitali Klitschko, a fait état de dix blessés. Il a également évoqué des « débris de roquettes » tombés dans certains quartiers de la capitale, notamment sur un « immeuble résidentiel ». L’armée de l’air affirme avoir détruit 31 missiles, dont deux missiles balistiques Kinzhal.

La capitale ukrainienne est particulièrement bien protégée par la défense antiaérienne. Mais ces systèmes onéreux, dont beaucoup proviennent des arsenaux occidentaux, ne sont pas illimités. Volodymyr Zelensky l’a rappelé ce matin, en exhortant ses alliés à poursuivre ces livraisons, indispensables pour contrer ce qu’il qualifie de « terreur russe ».

Bombardements et incursions armées de part et d’autre de la frontière

Les dernières frappes russes d’ampleur sur Kiev avaient eu lieu fin janvier 2024. Mercredi, l’Ukraine et la Russie avaient fait état de frappes ayant provoqué la mort de plusieurs civils de chaque côté de leur frontière commune, où les bombardements se sont multipliés ces derniers temps.

À Kharkiv, la deuxième ville d’Ukraine, au moins quatre personnes ont été tuées et sept blessées dans une frappe russe en pleine journée, a annoncé le gouverneur régional Oleg Synegoubov. Un corps a pu être dégagé et deux autres restaient bloqués sous les gravats, a-t-il poursuivi, d’après qui deux blessés se trouvent dans un état grave. Située à une quarantaine de kilomètres de la frontière avec la Russie, Kharkiv, qui comptait environ 1,5 million d’habitants avant l’invasion russe il y a deux ans, est régulièrement bombardée par l’armée russe.

À quelque 70 km de là, dans la région russe de Belgorod, trois personnes sont mortes et quatre ont été blessées dans une série de bombardements, particulièrement « massifs » dans l’un des districts frontaliers, a déclaré le gouverneur local Viatcheslav Gladkov. Depuis mercredi matin, la zone subit « des bombardements massifs », en particulier à partir de lance-roquettes multiples, a-t-il dit, évoquant un district frontalier cible d’attaques aériennes et d’incursions terrestres de groupes armés en provenance d’Ukraine. Des bâtiments d’habitation, une école et deux maternelles ont également été endommagés, selon le gouverneur. Aucun élève ou professeur ne s’y trouvait, les autorités régionales ayant décidé cette semaine de fermer à titre provisoire les établissements scolaires des zones frontalières face au risque de frappes.

Le gouverneur local avait également annoncé mardi soir que des points de contrôle seraient installés à l’entrée de plusieurs villages proches de l’Ukraine, théâtres d’incursions armées ces dernières semaines. Ces tentatives d’infiltration à partir du territoire ukrainien, que l’armée russe dit repousser, sont effectuées par des groupes se présentant comme des combattants russes alliés à Kiev et opposés à Vladimir Poutine. La zone où des points de contrôle seront mis en place, autour du village de Kozinka, est celle où les « actions les plus actives » ont été menées par ces groupes, a expliqué le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou. Pendant l’élection présidentielle russe, la semaine dernière, « des combattants ukrainiens ont tenté de s’emparer de localités dans les régions de Belgorod et de Koursk », a-t-il dit.

Aide à l’Ukraine

Kiev avait promis de porter les combats sur le sol russe en représailles aux nombreux bombardements sur le territoire ukrainien. De son côté, Vladimir Poutine, qui vient d’être reconduit dans ses fonctions, a promis mercredi d’« assurer la sécurité » des habitants des régions frontalières, dont celle de Belgorod, saluant leur « courage ».

À Kiev où il était en visite officielle, le conseiller à la Sécurité nationale américain Jake Sullivan s’est pour sa part déclaré incapable de prédire si et quand le Congrès adopterait le programme d’aide militaire de 60 milliards de dollars en faveur de l’Ukraine, toujours bloqué à la Chambre des représentants, dirigée par les républicains. « Cela a déjà pris trop de temps. Je le sais, vous le savez », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse, aux côtés d’Andriy Yermak, chef de cabinet du président ukrainien Volodymyr Zelensky.

RFI via CONGO PUB Online

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À la UneMonde

L’Inde traduit en justice 35 pirates qui ont détourné un navire au large de la Somalie

by Ruben Yale 21 mars 2024
written by Ruben Yale

L’Inde poursuivra en justice les 35 pirates somaliens interpellés le 16 mars au bord du navire qui avait été capturé au large de la Somalie, c’est ce qu’a déclaré officieusement un membre des forces navales.

 C’est une rupture avec la pratique observée par les militaires de sauver les navires détournés et leurs équipages en laissant quand même les pirates désarmés en mer.

Les soldats de la marine indienne ont libéré le vraquier bulgare « Ruen », propriété de la société « Navigation maritime bulgare » navigant sous pavillon maltais après qu’il avait été détourné le 14 décembre au Nord de la mer d’Arabie.

L’Inde a déployé au moins une douzaine de navires de guerre dans le golfe d’Aden et le nord de la mer d’Oman depuis décembre, ce qui lui permet d’aider les navires à l’est de la mer Rouge, où les marines de plusieurs pays, dont les États-Unis, tentent de sécuriser les routes maritimes attaquées par les militants houthis du Yémen.

Le responsable indien a déclaré que depuis le détournement du Ruen, la marine a maintenu la région sous « activités de surveillance continue » en utilisant ses plates-formes aériennes et les informations recueillies auprès d’autres navires sur lesquels elle a enquêté.

Ce 20 mars, le président bulgare Roumen Radev s’est entretenu par téléphone avec son homologue indien Droupadi Murmu. Il a exprimé sa gratitude pour le haut niveau de professionnalisme des forces navales indiennes qui avaient libéré le navire et son équipage, dont sept marins bulgares.

Africanews via CONGO PUB Online

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Présidentielle en Russie: crédité de plus de 87% des suffrages, Vladimir Poutine largement réélu

by Sam's Londele 17 mars 2024
written by Sam's Londele

Le président Vladimir Poutine a obtenu 87,47% des voix à l’élection présidentielle russe, selon la Commission électorale du pays. Ce résultat encore provisoire a été délivré sur la base du dépouillement des bulletins de 36,3% des bureaux de vote. Comme attendu dans ce scrutin sans suspense, le maître du Kremlin se dirige vers un plébiscite.

Vladimir Poutine a remercié les Russes d’avoir voté à la présidentielle qu’il a largement remportée, selon des résultats préliminaires. Le président russe a estimé que ces premiers résultats démontraient la « confiance » des Russes dans son pouvoir. « Nous avons beaucoup de tâches concrètes et importantes à accomplir. Les résultats de l’élection témoignent de la confiance des citoyens du pays et de leur espoir que nous ferons tout ce qui est prévu », a-t-il déclaré dans un discours télévisé dans la nuit de dimanche à lundi. Vladimir a aussi mis en garde les occidentaux, assurant que son pays ne se laisserait pas « intimider », ni « écraser ». 

Un « soutien colossal », selon la télévision russe

« Soutien colossal », « consolidation incroyable » de la société… La télévision russe multipliait les superlatifs pour décrire la victoire du chef de l’État, après une élection dont l’opposition avait été exclue après une répression sans merci. Ce plébiscite marque un record pour celui qui avait toujours recueilli entre 64 et 68 % des suffrages aux scrutins précédents. Le pouvoir avait martelé au préalable que le peuple russe devait être « uni » derrière son leader, présentant le conflit ukrainien comme ourdi par les Occidentaux pour détruire la Russie. L’assaut contre l’Ukraine, déclenché par le maître du Kremlin en février 2022 et qui n’a pas d’issue en vue malgré ses dizaines de milliers de morts, était quant à lui en toile de fond du vote, d’autant que les attaques sur le territoire russe se sont multipliées cette semaine.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a estimé que Vladimir Poutine était un homme « ivre de pouvoir » qui veut « régner éternellement ». « Il est clair pour tout le monde que ce personnage, comme cela s’est produit si souvent dans l’histoire, est tout simplement ivre de pouvoir et fait tout ce qu’il peut pour régner éternellement », a déclaré Volodymyr Zelensky dans un message sur les réseaux sociaux, estimant que la présidentielle russe n’a « aucune légitimité ».

Le ministre des Affaires étrangères du Royaume-Uni David Cameron a déploré quant à lui l’absence d’élections « libres et équitables » en Russie, dans un message posté sur X (ex-Twitter). Le chef de la diplomatie britannique a dénoncé « l’organisation illégale d’élections sur le territoire ukrainien, l’absence de choix pour les électeurs », et « l’absence de contrôle indépendant de l’OSCE », l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe. 

These days, the Russian dictator imitates another "elections." Everyone in the world understands that this person, like many others throughout history, has become sick with power and will stop at nothing to rule forever.

There is no evil he would not do to maintain his personal… pic.twitter.com/zu1see37kl

— Volodymyr Zelenskyy / Володимир Зеленський (@ZelenskyyUa) March 17, 2024

Pas de place à la contradiction

En Russie, les autorités n’ont pas laissé de place aux contradicteurs du pouvoir : les trois autres candidats sélectionnés étaient tous dans la ligne du Kremlin, qu’il s’agisse de l’Ukraine ou de la répression qui a culminé avec la mort d’Alexeï Navalny dans une prison de l’Arctique en février. Dans ce contexte, l’épouse du défunt détracteur numéro un de Vladimir Poutine, Ioulia Navalnaïa, avait appelé ses partisans à se montrer en nombre en allant tous voter au même moment, à midi dimanche, contre le président russe. Elle-même a voté après plusieurs heures d’attente dans une foule immense à l’ambassade de Russie à Berlin. L’équipe d’Alexeï Navalny a déclaré que le score obtenu par Vladimir Poutine à la présidentielle russe n’avait « pas de lien avec la réalité ».

Par endroits à Moscou, comme à Saint-Pétersbourg, des queues importantes se sont formées à l’heure dite. Mais devant d’autres bureaux de vote, l’affluence ne semblait pas particulièrement élevée. Dans le quartier moscovite de Marino, devant le bureau où Alexeï Navalny votait naguère, quelques dizaines de personnes ont répondu à l’appel.

La porte-parole de la diplomatie russe a, quant à elle, affirmé que les électeurs allés en masse aux ambassades, comme à Paris, Londres et Berlin, n’étaient pas des partisans de l’opposition. « Ils sont venus voter, saisissant l’opportunité que leur pays, la Russie, leur a offerte malgré toutes les menaces de l’Occident », a écrit sur Telegram Maria Zakharova.

Les hostilités en Ukraine se sont aussi invitées dans le scrutin. La semaine électorale a notamment été marquée par des frappes aériennes meurtrières et des tentatives d’incursion terrestre à partir de l’Ukraine sur le territoire russe, répliques aux bombardements et assauts quotidiens de la Russie contre sa voisine depuis plus de deux ans.

L’opération « midi contre Poutine » fait le plein à l’étranger

Comment exprimer son désaccord avec la politique de Vladimir Poutine, dans un pays où aucune dissidence n’est tolérée, où la répression s’est encore renforcée et où aucun véritable candidat d’opposition n’a pu se présenter à la présidentielle ? L’opposition avait appelé à se rendre dans les bureaux de vote à la mi-journée. L’opération « midi contre Poutine » s’est soldée par quelques dizaines d’arrestations en Russie. Mais elle a surtout fait le plein à l’étranger, où des milliers d’électeurs russes se sont réunis.

De Tokyo à Berlin, en passant par Bichkek, Astana, Erevan. De Tel Aviv à Londres, en passant par Lisbonne, Madrid ou Limassol … En Asie, en Europe, au Moyen-Orient, de longues files d’attente se sont formées aux abords des représentations diplomatiques, parfois dès la matinée. À Paris, des milliers de personnes ont patienté durant plusieurs heures pour aller voter à l’ambassade. Un rassemblement a ensuite eu lieu sur la place du Trocadéro, en présence d’élus français et de dissidents russes, avec des slogans anti-Poutine ou appelant au retrait des troupes d’Ukraine.

Il y avait milliers de personnes également devant l’ambassade de Russie à Berlin, où la file d’attente s’est étendue sur plus d’1 kilomètre, selon le décompte du correspondant du média en ligne Agentstvo. Parmi les personnalités présentes, il y avait l’ancien magnat du pétrole, aujourd’hui opposant russe, Mikhaïl Khodorkovksi, et Ioulia Navalnaïa. La veuve d’Alexeï Navalny, mort en détention le mois dernier, s’était jointe à cette initiative, appelant à donner sa voix à n’importe quel candidat autre que Vladimir Poutine. « Ioulia on est avec toi », a scandé la foule à l’adresse de la jeune femme qui a promis de reprendre le flambeau de son mari. À deux pas de là, des manifestants ont déposé une baignoire avec une représentation de Vladimir Poutine dans un bain de sang.

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En Israël, les manifestants entre colère contre Benyamin Netanyahu et douleur pour les otages

by Guyguy Lelo 10 mars 2024
written by Guyguy Lelo

Des milliers de personnes ont manifesté samedi soir à Tel-Aviv et partout en Israël pour exiger le départ du gouvernement de Benyamin Netanyahu et panser les plaies d’un pays brisé par le traumatisme du 7 octobre.

« Élections! Maintenant! », « Ramenez les otages! Maintenant! » Ce sont les slogans qui ont été scandés par des dizaines de milliers de manifestants un peu partout en Israël, en particulier à Tel Aviv et Jérusalem.

Politique et émotion se mêlent intimement dans les cortèges. À la veille du début du Ramadan, ils sont nombreux à Jérusalem à demander une trêve et un échange de prisonniers, rapporte notre correspondant, Michel Paul. Ceci, à l’image d’Avner Wishnitzer, l’un des dirigeants de l’ONG Combattants pour la Paix.

« Moi personnellement, je pense que cette tuerie est contraire aux règles éthiques humaines les plus élémentaires. Et c’est aussi opposé aux intérêts israéliens. Il faut tout faire pour obtenir un cessez-le-feu, et aussi le retour des otages. Ils meurent là-bas. C’est un devoir envers les citoyens qui ont été abandonnés par le pays », estime-t-il.

Manque de partenaires côté palestinien

Plus nuancé, Danny Sebban souligne le manque de partenaires côté palestinien. « Nous, on est dans le camp de ceux qui pensent et qui ont toujours misé sur une solution diplomatique : pas par la force, pas par la guerre. Cette guerre nous a été imposée, il ne faut pas l’oublier. Aujourd’hui, vous avez un camp de la paix qui est énorme en Israël. On aimerait beaucoup avoir des interlocuteurs au sein des Palestiniens – sûrement pas le Hamas – pour pouvoir aller au-delà et arrêter un blocus éventuel. Pourquoi pas ? »

Partout dans le cortège de Tel Aviv, c’est le même constat d’un « immense fossé » qui s’est creusé entre le peuple et son gouvernement.  Beaucoup rappellent que Benyamin Netanyahu, accusé de fraude et de corruption, devra faire face à la justice s’il doit quitter le pouvoir.

Après le blocage temporaire d’une autoroute par une centaine de personnes, dont seize ont été interpellées, la police a dispersé la manifestation avec des canons à eau. Pour l’heure, les négociations pour un cessez-le-feu à Gaza pendant le mois du Ramadan toujours au point mort. Selon le Mossad, le Hamas a durci ses exigences pour enflammer la région au cours des prochaines semaines.

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La Belgique appelle Kigali à retirer ses troupes de l’Est de la RDC

by Ruben Yale 8 mars 2024
written by Ruben Yale

La ministre belge des Affaires étrangères a condamné jeudi, dans une déclaration rapportée par l’agence Belga, les violences commises dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), et  appelé le Rwanda à retirer ses troupes du territoire congolais et  son soutien aux rebelles du M23.

« Je dénonce et condamne la poursuite des violences à l’est de la RDC et l’impact sur les civils, comme autour de Nyanzale. Nous appelons le M23 à cesser les hostilités et le Rwanda à mettre fin à tout soutien au M23. Les forces armées rwandaises doivent se retirer de la RDC », a déclaré Mme Hadja Lahbib.

De quinze à dix-huit civils ont été tués lundi dans de violents combats, et des milliers de personnes ont fui devant une offensive des rebelles du M23, dans l’est de la RDC, a rapporté mardi la radio onusienne Okapi, citant des sources locales.

Ces affrontements se sont produits dans la zone de Nyanzale, théâtre de violents combats entre les Forces armées de la RDC (FARDC) et les rebelles du M23 (Mouvement du 23 mars) soutenus par le Rwanda dans le territoire de Rutshuru, dans la province du Nord-Kivu. 

Lundi, l’Union européenne avait, après les Etats-Unis et la France, condamné « le soutien apporté par le Rwanda au M23 » et demandé à Kigali « de retirer immédiatement tout son personnel militaire de la RDC ». Elle avait également instamment demandé à la RDC de cesser de soutenir les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), a rappelé Belga.

ACP via CONGO PUB Online

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Haïti prolonge l’état d’urgence

by Ruben Yale 8 mars 2024
written by Ruben Yale

Le gouvernement haïtien a annoncé jeudi la prolongation du couvre-feu afin de mettre un terme aux violentes attaques de gangs qui ont paralysé la capitale Port-au-Prince.

Les autorités ont indiqué que toutes les manifestations publiques étaient également interdites dans la zone métropolitaine et au-delà.

Les bandes criminelles, qui contrôlent la majeure partie de la capitale ainsi que les routes menant au reste du territoire, s’en prennent depuis plusieurs jours aux sites stratégiques du pays en l’absence du Premier ministre contesté Ariel Henry.

Un premier état d’urgence, assorti d’un couvre-feu  avaient déjà été déclarés dimanche après l’attaque de prisons par des bandes armées qui s’était soldée par l’évasion de milliers de détenus.

Bloqué hors de son pays pour l’instant, Ariel Henry semble se trouver dans une impasse alors qu’un nombre croissant d’officiels demandent sa démission ou l’incitent à le faire.

Le pays, actuellement sans président ni parlement, n’a connu aucune élection depuis 2016, et Ariel Henry, nommé par le président Jovenel Moïse juste avant son assassinat en 2021 aurait dû quitter ses fonctions début février.

Africanews via CONGO PUB Online

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Discussions sur une trêve à Gaza: la délégation du Hamas quitte Le Caire

by Ruben Yale 7 mars 2024
written by Ruben Yale

Le Hamas a confirmé que sa délégation allait quitter ce jeudi 7 mars Le Caire où elle est arrivée dimanche pour des discussions en vue d’une trêve dans la bande de Gaza, affirmant que la position d’Israël ne répondait pas à ses « exigences minimales ».

« La délégation du Hamas quitte Le Caire » pour des « consultations » avec la direction du mouvement à Doha, a déclaré à l’AFP un haut responsable du mouvement islamiste palestinien participant aux discussions, sous couvert d’anonymat.« Nous attendons toujours la réponse officielle finale de l’ennemi », a-t-il ajouté en référence à Israël, mais « les réponses initiales ne répondent pas aux exigences minimales » formulées par le Hamas et relatives notamment à un cessez-le-feu définitif et à un retrait des troupes israéliennes, a ajouté cette source, sans donner de précisions.

« Les médiateurs décideront quand les négociations reprendront », a-t-il encore dit. Face au désastre humanitaire et au lourd bilan parmi la population civile, les États-Unis, le Qatar et l’Égypte tentent d’arracher un accord sur une pause dans les combats avant le ramadan, qui commence en début de semaine prochaine.

Des représentants de ces trois pays discutaient depuis dimanche avec une délégation du Hamas, mais sans présence israélienne, d’une possible trêve de six semaines. Mahmoud Mardaoui, un autre responsable du Hamas, a affirmé que « la décision est entre les mains de Washington » qui doit décider « s’il veut vraiment mettre la pression sur (le Premier ministre israélien Benjamin) Netanyahu et son gouvernement pour parvenir à un accord ». « Si Israël est sérieux et ne tergiverse pas, il est possible de parvenir à un accord de cessez-le-feu avant le début du ramadan », dimanche ou lundi, a-t-il dit.

L’ambassadeur américain en Israël a indiqué que les négociations sur une trêve dans la bande de Gaza n’étaient pas « rompues ».« Il n’y a pas encore d’accord. Tout le monde regarde vers le ramadan, qui approche. Je ne peux pas vous dire que (les négociations) seront couronnées de succès mais on ne peut pas encore dire qu’elles sont rompues », a assuré Jack Lew, lors d’une conférence à Tel-Aviv. « Les divergences s’estompent », a-t-il encore dit.

Pour rappel, cette guerre a été déclenchée le 7 octobre par une attaque d’une ampleur sans précédent menée par des commandos du Hamas infiltrés depuis la bande de Gaza dans le sud d’Israël, qui a coûté la vie à au moins 1 160 personnes, la plupart des civils, selon un décompte de l’Agence France-Presse réalisé à partir de données officielles israéliennes. En représailles, Israël a juré d’anéantir le Hamas. Son armée a lancé une campagne de bombardements doublée d’une offensive terrestre qui a fait jusqu’ici 30 800 morts à Gaza, en majorité des civils, selon le dernier bilan avancé par le ministère de la Santé du Hamas.

Par ailleurs, le service de presse du gouvernement du Hamas à Gaza a annoncé ce jeudi qu’Israël avait rendu aux autorités du territoire palestinien des dizaines de corps exhumés ces dernières semaines dans la bande de Gaza. Ces corps vont être « inhumés dans une fosse commune creusée récemment », près de Rafah, dans le sud du territoire palestinien.

RFI via CONGO PUB Online

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Expulsions au Rwanda : les Lords compliquent les projets de Sunak

by Ruben Yale 5 mars 2024
written by Ruben Yale

Au Royaume Uni, Rishi Sunak a essuyé plusieurs défaites de taille à la Chambre des Lords concernant son projet de loi controversé sur le Rwanda.

Les Lords ont voté cinq amendements qui, s’ils sont adoptés, rendront plus difficile pour le parlement de déclarer le pays africain « sûr » et obligeront le gouvernement à se conformer au droit national et international.

Les votes ne rejettent pas complètement le projet de loi, mais déclenchent une partie de « ping-pong » parlementaire entre les Lords et les Communes jusqu’à ce qu’un accord soit trouvé.

En plus de forcer les juges à considérer le Rwanda comme étant un pays sûr pour les migrants, le projet de loi de M. Sunak sur la sécurité au Rwanda est conçu pour donner aux ministres le pouvoir d’ignorer des sections clés de la loi britannique sur les droits de l’homme et d’autres règles internationales qui s’opposent aux déportations.

Ce plan est considéré comme un élément central de la politique de Rishi Sunak visant à « stopper l’arrivée de bateaux de migrants illégaux » . 

Le projet de loi devrait être adopté d’ici la fin du mois et les ministres ont promis que les premiers vols vers le Rwanda auraient lieu « au printemps ».

Africanews via CONGO PUB Online

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