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Monde

À la UneMonde

Donald Trump inculpé dans l’affaire des archives de la Maison Blanche

by Sam's Londele 9 juin 2023
written by Sam's Londele

Donald Trump a annoncé jeudi soir son inculpation par la justice fédérale américaine dans l’affaire des archives de la Maison Blanche, dont certaines confidentielles, qu’il a illégalement emportées avec lui dans sa résidence de Floride à la fin de son mandat. C’est une première pour un ancien président américain.

Donald Trump voit un nouvel obstacle se dresser pour ses ambitions présidentielles, avec son inculpation par la justice fédérale, alors que l’ex-président républicain américain rêve de reconquérir la Maison Blanche en 2024. Donald Trump a annoncé jeudi 8 juin avoir été inculpé pour sa gestion des archives de la Maison Blanche.

« L’administration corrompue de Biden a informé mes avocats que j’ai été inculpé, vraisemblablement dans la fausse affaire des boîtes », a-t-il écrit sur son réseau Truth Social en référence aux cartons de documents emportés avec lui en quittant Washington.

Donald Trump, désormais le premier ancien président de l’histoire des États-Unis inculpé par la justice fédérale, est également poursuivi pour entrave à la justice et faux témoignage, a-t-il ajouté.

Aucune confirmation n’était immédiatement disponible au ministère de la Justice. La Maison Blanche a indiqué avoir appris l’inculpation par les médias et un porte-parole s’est refusé à tout commentaire, soulignant que le ministère « conduit ses enquêtes criminelles de manière indépendante », a rapporté la chaîne CNN.

Le milliardaire, dont le domicile de Floride avait été perquisitionné l’été dernier par des agents du FBI à la recherche de ces dossiers, a fait savoir qu’il était convoqué mardi devant un tribunal fédéral à Miami – à la veille de son 77ème anniversaire. Son avocat Jim Trusty a précisé sur CNN que son client se rendrait à cette convocation et qu’il faisait l’objet de sept chefs d’inculpation, notamment en vertu d’une loi sur l’espionnage qui interdit de garder des documents classifiés dans des endroits non autorisés et non sécurisés.

En mars, il avait déjà été inculpé pour plusieurs fraudes comptables par la justice de l’État de New York en lien avec un paiement réalisé avant la présidentielle de 2016 pour faire taire une actrice de films X qui dit avoir été sa maîtresse.

L’ex-magnat de l’immobilier, qui devance pour l’instant largement les autres candidats à l’investiture républicaine, s’est toujours défendu de toute malversation et se présente comme victime d’une « persécution politique ». « Je suis innocent, je n’ai rien fait de mal et je vais me battre », a-t-il encore assuré jeudi soir dans une vidéo mise en ligne sur Twitter, en dénonçant « de l’ingérence électorale au plus haut niveau ».

Elon Musk

Les élus républicains ont immédiatement serré les rangs autour de lui. « Je me tiens, comme tous les Américains qui croient en l’État de Droit, aux côtés du président Trump », a réagi le président de la Chambre des représentants, Kevin McCarthy. « C’est un triste jour pour l’Amérique », a ajouté Jim Jordan, qui dirige sa commission judiciaire. Le compte Twitter de cette commission affichait un slogan familier de Donald Trump : « CHASSE AUX SORCIERES ».

Le gouverneur de Floride, Ron DeSantis, un rival pour l’investiture républicaine, a fait écho aux critiques de Donald Trump envers le ministère de la Justice, tweetant qu’il « éliminerait les préjugés politiques » s’il était élu.

Sans être aussi catégorique, le milliardaire Elon Musk, de plus en plus présent dans l’arène politique, a estimé qu’il « semblait y avoir plus d’intérêt à poursuivre Trump que d’autres politiciens ».

Les démocrates ont, eux, salué la nouvelle, tout en mettant en garde contre le discours de Donald Trump. « Il va essayer d’instrumentaliser cette inculpation pour des gains politiques, parce que gagner la présidence sera peut-être son seul moyen d’éviter la prison », a ainsi estimé l’élu Adam Schiff.

Aux États-Unis, être inculpé et même condamné pour un délit ou un crime n’interdit pas d’être candidat, élu ou d’occuper une fonction officielle.

11 000 documents

En janvier 2021, quand il avait quitté la Maison Blanche pour s’installer dans sa luxueuse résidence Mar-a-Lago, Donald Trump a emporté des boîtes entières de dossiers. Une loi de 1978 oblige pourtant tout président à transmettre l’ensemble de ses e-mails, lettres et autres documents de travail aux Archives nationales.

Un an plus tard, après plusieurs relances, il avait accepté de restituer 15 cartons, comportant plus de 200 documents classifiés. Dans un courrier, ses avocats avaient alors assuré qu’il n’y en avait pas d’autres.

Après examen, la police fédérale a toutefois estimé qu’il n’avait pas tout rendu et qu’il en conservait encore beaucoup dans son club à Palm Beach. Des agents du FBI s’y sont rendus le 8 août, et ont saisi une trentaine d’autres boîtes, contenant 11 000 documents dont certains très sensibles, sur l’Iran ou la Chine.

Dénonçant avec force une opération médiatique, ses avocats avaient vivement reproché au FBI la publication d’une photo montrant des documents saisis estampillés « Top Secret », éparpillés sur une moquette au motif floral.

Déboires

Pour faire taire les accusations de machination, le ministre de la Justice Merrick Garland a nommé en novembre un procureur spécial, Jack Smith, chargé de superviser cette enquête de manière indépendante, ainsi qu’une autre sur le rôle de Donald Trump dans l’assaut du Capitole.

Un autre procureur spécial enquête en parallèle sur des documents classés confidentiels retrouvés en début d’année dans un ancien bureau et au domicile du président démocrate Joe Biden par ses avocats.

Ces trouvailles embarrassantes, ainsi que d’autres chez l’ex-vice-président Mike Pence, ont permis à Donald Trump de minimiser la gravité de sa conduite, même si Joe Biden a toujours coopéré avec la justice, restituant de son plein gré les documents, en nombre bien moindre.

Ce dossier est plus sérieux, sur le fond, que celui de New York. Et les déboires de Donald Trump ne s’arrêteront sans doute pas là.

Une procureure de l’État de Géorgie, qui enquête depuis des mois sur les pressions exercées par le républicain pour tenter de changer le résultat de la présidentielle de 2020, doit annoncer d’ici septembre le résultat de ses investigations.

FRANCE 24 via CONGO PUB Online

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À la UneMonde

Explosion sur un barrage en Ukraine : la centrale hydroélectrique de Kakhovka « complètement détruite »

by Sam's Londele 6 juin 2023
written by Sam's Londele

La Russie et l’Ukraine s’accusent mutuellement d’avoir fait exploser dans la nuit de lundi à mardi le barrage hydroélectrique de Kakhova sur le fleuve Dniepr, dans la partie occupée par la Russie de la région ukrainienne de Kherson.

Cette destruction partielle a provoqué mardi des inondations dans les zones alentour et des inquiétudes pour la centrale nucléaire de Zaporijjia.

Le barrage est situé à 150 km de la centrale dont il assure le refroidissement dans la région voisine de Zaporijjia également partiellement occupée par les forces russes.

Kiev a annoncé évacuer « plus de 17 000 » civils des zones inondées autour du barrage détruit de Kakhovka.

« Plus de 40 000 personnes risquent d’être en zones inondées. Les autorités ukrainiennes évacuent plus de 17 000 personnes. Malheureusement, plus de 25 000 civils se trouvent sur le territoire sous contrôle russe », indique sur Twitter le procureur général ukrainien Andriï Kostine. Les autorités d’occupation installées sur place par Moscou ont elles indiqué avoir commencé l’évacuation des habitants de trois localités.

Le Progrès via CONGO PUB Online

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À la UneMonde

Erdogan remporte l’élection présidentielle en Turquie

by Guyguy Lelo 29 mai 2023
written by Guyguy Lelo

La commission électorale turque a déclaré Recep Tayyip Erdogan vainqueur de l’élection présidentielle à l’issue du second tour, dimanche en Turquie.

Sur la base des résultats provisoires, il a été constaté que M. Recep Tayyip Erdogan a été réélu président de la République, a déclaré le président du Haut Comité électoral turc (YSK), Ahmet Yener, cité par l’agence étatique Anadolu.

Au pouvoir depuis vingt ans, M. Erdogan a recueilli 52,14 % des suffrages, contre 47,87 % pour son adversaire Kemal Kiliçdaroglu, après le décompte de près de 99 % des voix.

Juché sur un autobus devant son domicile d’Istanbul, sur la rive asiatique du Bosphore, le chef d’État de 69 ans a pris la parole devant une mer de drapeaux rouges brandis par une foule enthousiaste.

Notre nation nous a confié la responsabilité de gouverner le pays pendant les cinq prochaines années, a-t-il lancé au terme d’une élection qui l’a contraint pour la première fois à un second tour.

Le seul gagnant aujourd’hui, c’est la Turquie, a conclu M. Erdogan.

Des rassemblements spontanés se sont formés partout dans les villes où le Reis a triomphé, en particulier au cœur de l’Anatolie.

Des élections « injustes »

Kemal Kiliçdaroglu parle à une tribune.

Kemal Kiliçdaroglu s’est dit «triste» pour la Turquie lors de son discours dimanche à l’issue du deuxième tour.

Kemal Kiliçdaroglu a réagi peu après au discours de M. Erdogan. Il a affirmé qu’il était triste pour la Turquie et qu’il continuera de se battre pour son pays.

Après avoir constaté son retard dans le dépouillement des votes, il a dit qu’il semblait en voie de perdre les élections les plus injustes depuis des années.

Il croit que les résultats démontrent la volonté du peuple de se débarrasser d’un gouvernement autoritaire et il craint les troubles qui attendent la Turquie.

Même si les résultats de l’élection ne sont toujours pas officiels, le président russe Vladimir Poutine a félicité M. Erdogan.

Cette victoire électorale est le résultat de votre travail à la tête de la Turquie et une preuve claire du soutien de la population turque dans vos efforts de renforcer la souveraineté de l’État et de mener une politique étrangère indépendante, a dit M.  Poutine.

D’autres leaders politiques, dont le président français Emmanuel Macron, le président ukrainien Vladimir Zelensky et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, ont également félicité M. Erdogan pour sa réélection.

Les votes sont comptés au lycée français Notre-Dame de Sion à Istanbul lors du second tour de l'élection présidentielle turque.

Comptage des voix dans un bureau électoral à Istanbul.

En dépit d’un fort désir de changement d’une partie de l’électorat, las de la crise économique, des restrictions aux libertés et de l’hyperprésidentialisation d’un pouvoir qui a envoyé des dizaines de milliers d’opposants derrière les barreaux ou en exil, le chef de l’État partait favori avec cinq points d’avance à l’issue du premier tour du 14 mai, où il avait recueilli 49,5 % des suffrages.

Visage fatigué, se déplaçant avec lenteur, Recep Tayyip Erdogan a voté en mi-journée dans le quartier d’Üsküdar, sur la rive asiatique d’Istanbul. Une foule enjouée l’y attendait, à laquelle les gardes du corps ont distribué des jouets tandis que le président glissait quelques billets de banque à des enfants.

« Aucun pays au monde ne connaît des taux de participation de 90 %. La Turquie les a presque atteints. Je demande à mes concitoyens de venir voter sans faiblir. »

Au premier tour, la participation avait atteint 87 %.

Presque simultanément, tout sourire malgré les pronostics défavorables, Kemal Kiliçdaroglu déposait son bulletin à Ankara en incitant ses concitoyens à voter pour qu’une véritable démocratie et la liberté puissent advenir dans ce pays, pour se débarrasser d’un gouvernement autoritaire.

Kemal Kiliçdaroglu salue ses partisans.

Le leader du Parti républicain du peuple (CHP) et principal candidat à la présidence de l’alliance de l’opposition, Kemal Kiliçdaroglu, salue ses partisans après avoir voté à Ankara.

Photo : Getty Images / Chris McGrath

Les deux candidats ont appelé leurs partisans à veiller sur les urnes jusqu’aux résultats définitifs. Il est maintenant temps de protéger la volonté de notre nation au-dessus de nos têtes jusqu’au dernier moment! a tweeté M. Erdogan immédiatement après la fermeture des bureaux de vote, à 17 h, heure locale.

Le camp Erdogan n’a eu de cesse de qualifier l’opposition menée par Kiliçdaroglu de terroriste en raison du soutien que lui ont apporté les responsables du parti prokurde HDP.

Nous appelons chacun au calme avant le décompte, a lancé Halis Firet, 56 ans, observateur pour le compte du parti de Kiliçdaroglu, le CHP, dans un bureau de vote d’Istanbul.

Recep Tayyip Erdogan vote à Istanbul.

Le président sortant Recep Tayyip Erdogan vote à Istanbul.

Photo : Getty Images

Au soir du premier tour, ils avaient fait l’objet de nombreuses contestations verbales de la part de l’opposition qui a, cette fois-ci, décidé de poster cinq scrutateurs devant chaque urne, soit un million d’observateurs à travers le pays.

Un pays, deux visions

Les personnes interrogées par l’AFP dans les files d’attente des bureaux de vote ont témoigné de la polarisation du pays après ces semaines de campagne.

À Ankara, Mehmet Emin Ayaz, chef d’entreprise de 64 ans, estimait important de conserver ce qui a été acquis au cours des vingt dernières années en Turquie sous l’ère Erdogan. À l’opposé, Aysen Gunday, retraitée de 61 ans, voulait faire de ce scrutin un référendum contre le président et a choisi Kemal Kiliçdaroglu.

Deux visions du pays, de la société et de la gouvernance s’offraient aux 60 millions d’électeurs de Turquie (la diaspora a déjà voté) appelés aux urnes : la stabilité au risque de l’autocratie avec Recep Tayyip Erdogan ou le retour promis à l’État de droit et à la justice, selon ses termes, avec son adversaire, un ancien haut fonctionnaire de 74 ans.

Pas plus que lors de la campagne du premier tour, l’économie ne s’est pas imposée dans le débat national malgré une inflation autour de 40 % et la dégringolade de la monnaie nationale, qui grève fortement le pouvoir d’achat de la population.

Même les zones dévastées par le séisme du 6 février, qui a fait au moins 50 000 morts et trois millions de déplacés, avaient massivement accordé leur confiance au chef de l’État, qui a multiplié les largesses et les promesses de reconstruction.

Un homme est debout devant un drapeau turc.

Un homme est debout devant un drapeau turc à Istanbul dimanche, jour de scrutin pour le deuxième tour de la présidentielle.

Photo : Getty Images / Ed Ram

Face à lui, Kemal Kiliçdaroglu, le demokrat dede – le papy démocrate –, comme se présente cet économiste de formation aux cheveux blancs et aux fines lunettes, a semblé abattu par son retard au premier tour.

On est moins motivés qu’au premier tour, a reconnu un de ses partisans, Bayram Ali Yüce, soudeur de 45 ans.

Faute d’accès aux grands médias et surtout aux chaînes de télévision officielles, Kemal Kiliçdaroglu a bataillé sur Twitter quand ses partisans tentaient de remobiliser les électeurs par du porte-à-porte dans les grandes villes.

Face à cet homme discret d’obédience alévie, une branche de l’islam jugée hérétique par les sunnites rigoristes, Recep Tayyip Erdogan a multiplié les rassemblements, s’appuyant sur les transformations qu’il a su apporter au pays depuis son accession au pouvoir comme premier ministre en 2003, puis comme président depuis 2014.

Ce second tour survient dix ans jour pour jour après le début des grandes manifestations de Gezi qui s’étaient répandues dans tout le pays et avaient été sévèrement réprimées.

radio – canada via CONGO PUB Online

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Russie: la région de Belgorod visée par des attaques de drones revendiquées par des anti-Poutine

by admin9775 25 mai 2023
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La région de Belgorod, en Russie, a été visée par des attaques de drones dans le courant de la nuit du 22 au 23 mai, après une incursion de combattants qui suscite la « profonde inquiétude » du porte-parole de Vladimir Poutine à Moscou. L’incursion de combattants armés venus d’Ukraine a fait au moins huit blessés et poussé la Russie à décréter un régime anti-terroriste sur la zone. Cette attaque d’une ampleur inégalée depuis le début de l’invasion russe en Ukraine a été revendiquée par deux groupes de combattants qui se battent aux côtés de l’Ukraine. Que sait-on de ces unités, de leurs moyens et de leurs motivations ?  

Ils sont deux groupes à revendiquer cette incursion : la Légion Liberté pour la Russie et le Corps des volontaires russes. Le premier groupe est constitué de plusieurs bataillons de volontaires, un millier d’hommes au total ; le groupe a été fondé au début de la guerre, son emblème est un poing fermé surmonté des mots « Liberté » et « Russie », et son objectif est de restaurer la grandeur de la Russie, mais sans Vladimir Poutine, considéré comme un dirigeant corrompu, inefficace et malhonnête.

Une convergence saluée à Kiev

L’autre groupe, le Corps des volontaires russes, est, lui, constitué de nationalistes, d’anciens néo-nazis – certains d’entre eux sont arrivés en Ukraine bien avant la guerre, parce qu’ils craignaient d’être arrêtés pour hooliganisme. Leur objectif est également de renverser Vladimir Poutine, mais essentiellement parce qu’à leurs yeux Poutine ne défend pas la nation russe d’un point de vue ethnique. Un substrat idéologique différent, mais un même objectif : porter la guerre en Russie pour, in fine, renverser militairement le pouvoir russe.

Tous affirment qu’en cas de victoire de l’Ukraine sur la Russie, ils continueront à se battre pour cet objectif-là. Jusqu’à présent, ces deux groupes ne s’étaient pas coordonnés, c’est la première fois qu’ils agissent ensemble, une convergence saluée à Kiev par Ilya Ponomarev, ancien député de la Douma qui tente depuis le début de la guerre d’incarner politiquement cette opposition militaire à Vladimir Poutine.

RFI via CONGO PUB Online

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Présidentielle américaine : Ron DeSantis annoncera sa candidature lors d’un échange avec Elon Musk

by admin9775 24 mai 2023
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Le gouverneur de Floride, Ron DeSantis, s’apprête à annoncer mercredi sa candidature à la présidentielle américaine. Il le fera lors d’une conversation retransmise en direct sur Twitter avec le patron du réseau social, Elon Musk. Il est l’un des rivaux les plus sérieux de Donald Trump à la primaire républicaine.

Le républicain Ron DeSantis va annoncer sa candidature à la présidentielle américaine de 2024 mercredi lors d’une conversation en direct sur Twitter avec Elon Musk, a indiqué mardi 23 mai une source proche à l’AFP.

Cette information a été rapidement confirmée par le patron du réseau social. « Je vais interviewer Ron DeSantis et il a une sacrée annonce à faire », a-t-il déclaré lors d’un échange avec le Wall Street Journal.

La conservation entre les deux hommes est prévue mercredi à 18 heures, heure de Washington (22 heures GMT, soit minuit, heure de Paris), et sera modérée par l’homme d’affaires républicain David Sacks.

Le gouverneur de Floride, 44 ans, est perçu comme le principal rival de Donald Trump pour l’investiture républicaine.

« Bien-pensance »

Cet ancien officier de la marine a été élu de justesse en 2018 à la tête de la Floride, au sud-est des États-Unis, après avoir reçu le soutien de Donald Trump, alors à la Maison Blanche. Il a depuis pris ses distances avec le milliardaire et a gagné en popularité en multipliant les coups d’éclats ultra-conservateurs sur l’éducation ou l’immigration – au nom d’une bataille contre la supposée « bien-pensance ».

Mais le chemin de Ron DeSantis jusqu’à la Maison Blanche est semé d’embûches. Le gouverneur, dans lequel de nombreux conservateurs avaient placé leurs espoirs pour la présidentielle après sa réélection triomphale en Floride en novembre 2022, accuse un sérieux retard face à Donald Trump – officiellement candidat depuis le 16 novembre 2022 – selon de nombreuses enquêtes d’opinion.

Son principal handicap ? Un manque de charisme, pointé de toutes parts. Son format d’annonce a d’ailleurs été vivement moqué dans l’entourage de Donald Trump. « Annoncer sa candidature sur Twitter, c’est parfait pour DeSantis. Comme ça il n’a pas besoin d’interagir avec qui que ce soit », a ironisé l’un de ses conseillers auprès de l’AFP.

« Chasse aux sorcières »

Cerné par les enquêtes judiciaires, Donald Trump continue de dénoncer une « chasse aux sorcières » – un cri de ralliement pour sa base, qui lui reste en grande partie fidèle – et s’est jeté à corps perdu dans sa seconde course à la Maison Blanche. L’ancien occupant de la Maison Blanche se targue d’avoir levé plusieurs millions de dollars après son inculpation historique le 4 avril par un tribunal de New York, qui a fait l’objet d’une attention médiatique vertigineuse.

Dans ce face-à-face avec Donald Trump, Ron DeSantis peut toutefois compter sur un imposant trésor de guerre de 110 millions de dollars dans lequel il compte puiser pour essayer de rattraper son retard en inondant le pays de spots publicitaires.

Dans une récente vidéo de son comité d’action politique, un homme pose un autocollant « DeSantis président » pour recouvrir un « Trump 2016 » sur une voiture. C’est un condensé du message que le gouverneur veut transmettre aux électeurs : face au milliardaire de 76 ans, Ron DeSantis prétend incarner la nouvelle garde.

Les deux hommes sont les deux favoris pour l’investiture républicaine. Les autres candidats républicains déclarés – Nikki Haley, Tim Scott, Asa Hutchinson – dépassent pour l’instant rarement les 5 % d’intentions de vote.

La bataille promet d’être âpre. Les hostilités entre les deux hommes ont débuté bien avant que le gouverneur de Floride ne descende dans l’arène, à coups de déclarations acides et par meetings interposés.

Le candidat choisi par le camp républicain à l’issue de primaires affrontera en novembre 2024 celui désigné par le parti démocrate. Le président Joe Biden est candidat à sa réélection. L’auteure à succès Marianne Williamson et un neveu de « JFK », Robert Kennedy Junior, se sont également lancés dans la course à l’investiture démocrate, mais leurs chances semblent extrêmement minces.

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Aux États-Unis, TikTok porte plainte contre son interdiction dans le Montana

by Ruben Yale 23 mai 2023
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Dans une plainte déposée lundi, l’application chinoise TikTok estime que son interdiction dans l’État américain du Montana, qui doit entrer en vigueur en janvier 2024, « enfreint la Constitution des États-Unis de multiples façons » et notamment le premier amendement, qui garantit la « liberté d’expression ».

TikTok, filiale du groupe chinois ByteDance, a sans surprise porté plainte lundi 22 mai contre le Montana, État américain qui a promulgué la semaine dernière une loi pour bannir l’application l’année prochaine.

Cette interdiction « enfreint la Constitution des États-Unis de multiples façons », affirme l’entreprise, et notamment le premier amendement qui garantit la « liberté d’expression », argue le document consulté par l’AFP.

De nombreux élus américains pensent que la plateforme de vidéos courtes et divertissantes, fréquentée par 150 millions d’Américains, permet à Pékin d’espionner et de manipuler les utilisateurs. La plateforme a toujours nié ces accusations.

Mais le Parlement du Montana a adopté mi-avril un texte qui ordonne aux magasins d’applications mobiles (Apple et Google) de ne plus distribuer TikTok à partir du 1er janvier 2024, tandis que le Congrès et la Maison Blanche réfléchissent à des projets de loi similaires.

Une interdiction « pour des raisons punitives »

« TikTok exerce son jugement éditorial, un droit protégé par la Constitution, pour diffuser et promouvoir des contenus créés par des tiers », indiquent les avocats de l’entreprise. Ils font aussi valoir que l’État américain n’a pas le pouvoir légal de bannir l’application pour des motifs de sécurité nationale, un sujet qui relève de l’État fédéral.

La plainte évoque en outre un principe d’équité. « Au lieu de réguler les réseaux sociaux en général, la loi bannit TikTok, et seulement TikTok, pour des raisons punitives (…) fondées sur des inquiétudes spéculatives au sujet de la sécurité des données et de la modération des contenus », argumentent les juristes.

Les élus du Montana reprochent par ailleurs à TikTok des effets néfastes sur la santé des plus jeunes (addiction, dépression). Certains représentants démocrates leur ont rétorqué que d’autres réseaux sociaux, comme Instagram, mériteraient d’être régulés sur tous ces sujets.

La liberté d’expression « piétinée », selon l’ACLU

La puissante association de défense des droits civiques ACLU a aussi accusé l’État de censure. « Avec cette interdiction, le gouverneur Gianforte et le parlement du Montana piétinent la liberté d’expression de centaines de milliers d’habitants du Montana qui se servent de cette application pour s’exprimer, trouver des informations et promouvoir leur petite entreprise, au nom du sentiment antichinois », a déclaré mercredi Keegan Medrano, un responsable de la branche locale de l’ACLU, cité dans un communiqué.

Peu après que le gouverneur de cet État américain du Nord-Ouest, Greg Gianforte, a promulgué la loi, cinq utilisateurs de TikTok ont déposé un recours devant le tribunal fédéral du Montana pour demander l’invalidation de cette décision.

France 24 via CONGO PUB Online

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Dette américaine : toujours pas d’accord, mais des progrès entre Joe Biden et l’opposition

by Ruben Yale 23 mai 2023
written by Ruben Yale

Le président américain Joe Biden a rencontré lundi le chef de la majorité républicaine à la Chambre des représentants Kevin McCarthy afin de trouver un accord sur le relèvement du plafond de la dette. La discussion a été « productive » mais n’a pas permis de trouver de solution dans l’immédiat, alors qu’un défaut de paiement des États-Unis se profile dans un peu plus d’une semaine.

J-10. Alors que plane la menace d’un défaut de paiement américain, Joe Biden et le chef de l’opposition Kevin McCarthy ont voulu croire lundi 22 mai à une sortie de crise, mais leurs désaccords ne sont pas encore surmontés.

« Je viens d’achever une réunion productive » avec le patron républicain de la Chambre des représentants, a indiqué le président américain dans un communiqué, appelant à négocier « de bonne foi » pour trouver un compromis budgétaire. Joe Biden a reconnu la persistance de « différends » que les équipes des deux hommes vont devoir aplanir, en très peu de temps.

La secrétaire au Trésor Janet Yellen a bien rappelé les enjeux de la rencontre en soulignant lundi, une nouvelle fois, qu’il était « très probable » que les États-Unis se retrouvent à court d’argent public après le 1er juin.

Le président américain a assuré, en recevant le patron de la Chambre des représentants dans le Bureau ovale, qu’il était « optimiste » quant à la possibilité d’une « avancée » à l’issue de la réunion.

« Nous n’avons pas d’accord mais une discussion productive dans les domaines où nous avons des différences d’opinion », a estimé Kevin McCarthy à la sortie de la rencontre. « Je pense que le ton ce soir était meilleur que toutes les fois précédentes », a-t-il ajouté, mais « nous avons toujours des différences philosophiques ».

Les deux hommes, qui se sont déjà vus deux fois en deux semaines avec d’autres dirigeants parlementaires, se retrouvaient cette fois en tête-à-tête. Cette rencontre au sommet visait à relancer les discussions au niveau des équipes de conseillers, qui avaient franchement viré à l’aigre ce week-end, en l’absence de Joe Biden.

Le démocrate de 80 ans, rentré dimanche du sommet du G7 au Japon, avait au départ prévu de prolonger sa tournée diplomatique en Océanie, mais l’imbroglio politico-budgétaire à Washington l’a forcé à écourter son voyage.

Un « plafond de la dette » supérieur à 31 000 milliards de dollars

Pour lever le risque d’une banqueroute, il faut que le Congrès – le Sénat tenu par les démocrates et la Chambre à majorité républicaine – vote pour relever le plafond maximal d’endettement public autorisé. Les républicains exigent, pour donner leur feu vert, une forte réduction des dépenses publiques. Joe Biden, qui fait campagne pour sa réélection en 2024 sur une promesse de justice sociale, s’y oppose.

Interrogé sur CNN avant la rencontre, Kevin McCarthy s’était voulu plutôt optimiste, assurant que « ce que nous aurons négocié sera vu par une majorité des républicains comme la bonne solution pour nous remettre sur le droit chemin ». Le président américain a lui dit lundi qu’il était certes favorable à une réduction du déficit, mais qu’il fallait « s’intéresser aux niches fiscales et assurer que les riches paient leur juste part » d’impôts.

Le « plafond de la dette », supérieur à 31 000 milliards de dollars – un record dans le monde – a été atteint il y a plusieurs mois, mais le gouvernement fédéral a jusqu’ici géré la situation par des arbitrages comptables.

En cas de défaut de paiement, les États-Unis ne seraient plus capables de rembourser les porteurs de bons du Trésor, ce placement roi de la finance mondiale. Le gouvernement ne pourrait plus non plus payer certains salaires de fonctionnaires, ni retraites d’anciens combattants, entre autres. Les conséquences pour l’économie américaine et mondiale seraient catastrophiques, avertissent nombre d’économistes.

Qui va « plier » ?

Alors, qui flanchera le premier ? Le président américain, qui sait bien qu’une récession, quelle qu’en soit la genèse politique, compromettrait ses chances de réélection ? Ou Kevin McCarthy, dont le poste dépend d’une poignée d’élus radicaux, qui l’appellent – comme l’ancien président Donald Trump – à ne pas « plier » ? 

L’aile gauche du Parti démocrate pousse quant à elle Joe Biden à passer en force en invoquant le 14e amendement de la Constitution américaine, qui interdit de « remettre en question » la solvabilité de la première puissance mondiale.

Dans ce cas, le gouvernement émettrait de nouveaux emprunts, comme si le plafond de la dette n’existait pas. Cette stratégie est toutefois lourde de dangers juridiques, surtout lorsque l’on fait face comme Joe Biden à une Cour suprême fermement ancrée à droite.

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Meta écope d’une amende record d’1,2 milliard d’euros pour des transferts illégaux de données

by Ruben Yale 22 mai 2023
written by Ruben Yale

Le gendarme de la protection des données irlandais a infligé, lundi, une amende de 1,2 milliard d’euros au propriétaire de Facebook, Meta, pour avoir « continué de transférer des données personnelles » d’utilisateurs de l’Espace économique européen (EEA) vers les États-Unis, en violation des règles européennes. L’amende est la plus lourde jamais imposée dans le cadre du droit européen sur les données.

Meta s’est vu infliger, lundi 22 mai, une amende record de 1,2 milliard d’euros du régulateur irlandais pour avoir enfreint les règles européennes sur la protection des données (RGPD) avec son réseau social Facebook.

Meta, qui compte faire appel, est condamné pour avoir « continué de transférer des données personnelles » d’utilisateurs de l’Espace économique européen (EEA) vers les États-Unis en violation des règles européennes en la matière, a indiqué dans sa décision la Commission irlandaise pour la protection des données (DPC), qui agit pour le compte de l’UE. Meta doit aussi « suspendre tout transfert de données personnelles vers les États-Unis dans les cinq mois » et devra se mettre en conformité avec le RGPD sous six mois, a ajouté la DPC.

Cette sanction, la plus élevée infligée par un régulateur de la protection des données en Europe, a indiqué la DPC à l’AFP, est le résultat d’une enquête lancée en 2020.

Meta qualifie l’amende d' »injustifiée et inutile » et demandera en justice sa suspension, a immédiatement réagi le géant des réseaux sociaux, lundi, dans une déclaration transmise à l’AFP.

« Des milliers d’entreprises et d’organisations se reposent sur la possibilité de transférer des données entre l’UE et les États-Unis » et « il existe un conflit de droit fondamental entre les règles du gouvernement américain sur l’accès aux données et les droits européens en matière de confidentialité », poursuit le géant californien.

Meta espère voir les États-Unis et l’Union européenne adopter durant l’été un nouveau cadre légal pour le transfert des données personnelles, dans la foulée d’un accord de principe l’an dernier, qui pourrait lui permettre de continuer à transférer des données.

Un « sérieux coup porté à Meta »

Il s’agit d’un « sérieux coup porté à Meta », a réagi dans un communiqué l’association de défense de la vie privée Noyb, à l’origine de nombreuses procédures contre les géants technologiques américains en Europe.

« Depuis les révélations d’Edward Snowden sur l’aide apportée par les grandes entreprises technologiques américaines à l’appareil de surveillance de masse de la NSA (l’Agence de sécurité nationale), Facebook – maintenant Meta – a fait l’objet d’un litige en Irlande », a poursuivi l’association.

La sanction « aurait pu être beaucoup plus élevée, étant donné que l’amende maximale est supérieure à 4 milliards et que Meta a sciemment enfreint la loi pour générer des profits pendant dix ans », souligne le fondateur de Noyb, l’Autrichien Max Schrems. « Si les lois américaines sur la surveillance ne sont pas corrigées, Meta devra restructurer fondamentalement ses systèmes », selon lui.

Il s’agit de la troisième amende infligée à Meta depuis le début de l’année dans l’UE, et la quatrième en six mois.

En janvier, la DPC avait sanctionné le groupe à payer près de 400 millions d’euros pour des infractions sur l’utilisation des données personnelles à des fins publicitaires visant ses applications Facebook, Instagram et WhatsApp, puis en mars, à 5,5 millions d’euros pour avoir enfreint le RGPD avec sa messagerie WhatsApp.

Depuis, Meta s’est engagé à changer ses conditions d’utilisation en Europe pour pouvoir continuer de collecter et traiter les données personnelles de ses utilisateurs européens.

Ces sanctions interviennent dans un contexte de renforcement des contrôles et procédures judiciaires de l’Union européenne, mais aussi aux États-Unis, contre les Gafa (Google, Amazon, Facebook et Apple), et les mesures prises récemment contre le géant chinois TikTok.

En 2021, Amazon avait notamment essuyé une amende de 746 millions d’euros au Luxembourg pour non-respect du RGPD.

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Ukraine: guerre de communication autour du contrôle de Bakhmout

by admin9775 21 mai 2023
written by admin9775

Dans la nuit du 20 au 21 mai, le ministère de la Défense russe et Vladimir Poutine lui-même ont affirmé que les forces russes, associées au groupe paramilitaire Wagner, avaient pris le contrôle intégral de la ville de Bakhmout, dans le Donbass. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a affirmé ce dimanche que les troupes russes se trouvaient dans Bakhmout mais que la ville n’était « pas occupée ». L’issue de la bataille est sans doute proche ou bien pourrait laisser entrevoir des rebondissements.

Ces derniers jours, l’armée ukrainienne ne contrôlait plus que des pâtés d’immeubles à l’ouest de Bakhmout, peut-être 5% du territoire communal, mais les forces russes ont accéléré les opérations ces dernières 48 heures, au point que dans la nuit de vendredi à samedi, des soldats ukrainiens enregistraient des vidéos sur leur téléphone, annonçant la chute de la ville, raconte notre correspondant à Kiev, Stéphane Siohan.

Samedi soir, la situation était confuse. Evguéni Prigojine, le chef de la milice Wagner, annonce la prise intégrale de la ville, dans une vidéo enregistrée dans le centre de la ville, arborant le drapeau russe et le drapeau de Wagner.

Une question d’heures

Quant à Hanna Malyar, la vice-ministre de la Défense ukrainienne, elle déclare que des combats se déroulent encore en périphérie de Bakhmout et les autorités ukrainiennes refusent d’officialiser la perte de la ville. L’Ukraine a d’ailleurs assuré ce dimanche avoir « encerclé partiellement » la ville grâce à la récente percée des forces de Kiev sur les flancs au nord et au sud de la ville. « L’avancée de nos troupes dans la banlieue sur les flancs, qui se poursuit, rend très difficile la présence de l’ennemi à Bakhmout. Nos troupes ont encerclé partiellement la ville », a indiqué sur Telegram la vice-ministre de la Défense.

« Aujourd’hui, ils sont dans Bakhmout. Bakhmout n’est pas occupée par la Russie aujourd’hui », a de son côté déclaré M. Zelensky lors d’une conférence de presse en marge du G7 au Japon, sans préciser ses propos.

En réalité, les Russes ont peut-être mis la main sur la totalité du territoire communal de Bakhmout, ou bien cela est imminent, mais les deux camps se livrent à une guerre de communication, tandis que les Ukrainiens mènent ces contre-attaques sur les flancs nord et sud de Bakhmout. La chute de Bakhmout n’est sans doute plus qu’une question d’heures, une pilule sans doute dure à avaler, mais il est n’est pas à exclure que les Ukrainiens aient transformé la ville détruite en piège pour les Russes.

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Menacé de destitution, le président de l’Équateur Guillermo Lasso dissout le Parlement

by admin9775 18 mai 2023
written by admin9775

Guillermo Lasso, l’impopulaire président de l’Équateur, a décidé mercredi de dissoudre le Parlement, au moment où celui-ci s’apprêtait à annoncer sa destitution. L’ancien banquier de 67 ans est accusé de malversations dans le cadre d’un contrat public portant sur le transport de pétrole brut.

Le président équatorien Guillermo Lasso a décrété mercredi 17 mai la dissolution du Parlement, entraînant des élections anticipées, au motif d’une « grave crise politique », a annoncé la présidence.

Le chef d’État conservateur, visé par un procès en destitution ouvert mardi par les parlementaires, a décidé de « dissoudre l’Assemblée nationale en raison de la grave crise politique et des troubles intérieurs », selon le communiqué diffusé par ses services.

Guillermo Lasso est accusé par la gauche, majoritaire au parlement monocaméral, de malversations dans le cadre d’un contrat public portant sur le transport de pétrole brut. Il lui est reproché d’avoir eu connaissance de ce contrat préjudiciable au pays et de ne pas être intervenu au début de son mandat pour y mettre un terme. Il avait plaidé mardi sa « totale, évidente et incontestable innocence » face aux députés d’un pays miné par les querelles politiques et la violence. Il a demandé au Conseil national électoral (CNE) de convoquer des élections anticipées.

Vers des élections anticipées

La Constitution prévoit que l’organe électoral convoque, dans un délai maximal de sept jours après la publication du décret de dissolution, les élections législatives et présidentielle, pour compléter l’actuel mandat de quatre ans.

« C’est une décision démocratique non seulement parce qu’elle est constitutionnelle, mais aussi parce qu’elle rend au peuple équatorien la possibilité de décider », a affirmé Guillermo Lasso sur la chaîne de télévision nationale.

L’ancien président Rafael Correa (2007-2017), leader de l’opposition malgré sa condamnation à huit ans de prison par contumace pour corruption, et en exil en Belgique, a qualifié la décision de Guillermo Lasso d' »illégale » et de « coup d’État », estimant que c’était aussi « le dernier clou planté dans son propre cercueil politique ».

Il pourra gouverner jusqu’à l’installation de la nouvelle Assemblée nationale en prenant des décrets-lois d’urgence économique, mais après avis favorable de la Cour constitutionnelle.

À l’aube, le bâtiment du Parlement était gardé par des militaires et des policiers, tandis qu’autour du palais présidentiel, dans le centre historique de Quito, les officiers en uniforme étaient plus nombreux qu’habituellement, a constaté l’AFP.

« Les forces armées et la police nationale maintiennent et maintiendront inaltérablement leur posture de respect absolu envers la Constitution », a affirme le général Nelson Proaño, chef du commandement conjoint des forces armées équatoriennes, dans une vidéo diffusée par le ministère de la Défense.

C’est la première fois qu’un chef d’État utilise ce droit de dissolution, disposition qui ne peut être activé qu’une fois lors des trois premières années du mandat. Cela pourrait cependant profiter à l’opposition. « La mouvance de droite est affaiblie par un gouvernement qui a moins de 15 % de crédibilité », a expliqué le politologue Santiago Cahuasqui, de l’université privée SEK. « Les mouvances du centre et de la gauche pourraient avoir plus de possibilités et de perspectives », a-t-il estimé. Même si la gauche n’obtient pas la présidence, « une chose est certaine: ses députés, qui sont actuellement 49 sur 137, gagneront plus de sièges », avait assuré mardi le constitutionnaliste Rafael Oyarte.

En juin, des députés avaient essayé de destituer Guillermo Lasso au moment des violentes manifestations indigènes contre la hausse du coût de la vie, mais il leur avait manqué 12 voix pour aboutir.

« N’ayant pas les votes nécessaires pour se sauver d’une destitution imminente, Lasso réalise un lâche auto-coup d’Etat avec l’aide de la police et des forces armées, sans le soutien des citoyens », a réagi sur Twitter Leonidas Iza, dirigeant de la puissante organisation indigène Conaie.

Le pays, qui a vécu une grande instabilité politique entre 1997 et 2005, période au cours de laquelle trois présidents ont été renversés par des révoltes populaires, est en outre confronté depuis des mois à une vague de violence due à une lutte de pouvoir entre gangs impliqués dans le trafic de drogue.

France 24 via CONGO PUB Online

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