Dans la nuit du 20 au 21 mai, le ministère de la Défense russe et Vladimir Poutine lui-même ont affirmé que les forces russes, associées au groupe paramilitaire Wagner, avaient pris le contrôle intégral de la ville de Bakhmout, dans le Donbass. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a affirmé ce dimanche que les troupes russes se trouvaient dans Bakhmout mais que la ville n’était « pas occupée ». L’issue de la bataille est sans doute proche ou bien pourrait laisser entrevoir des rebondissements.
Ces derniers jours, l’armée ukrainienne ne contrôlait plus que des pâtés d’immeubles à l’ouest de Bakhmout, peut-être 5% du territoire communal, mais les forces russes ont accéléré les opérations ces dernières 48 heures, au point que dans la nuit de vendredi à samedi, des soldats ukrainiens enregistraient des vidéos sur leur téléphone, annonçant la chute de la ville, raconte notre correspondant à Kiev, Stéphane Siohan.
Samedi soir, la situation était confuse. Evguéni Prigojine, le chef de la milice Wagner, annonce la prise intégrale de la ville, dans une vidéo enregistrée dans le centre de la ville, arborant le drapeau russe et le drapeau de Wagner.
Une question d’heures
Quant à Hanna Malyar, la vice-ministre de la Défense ukrainienne, elle déclare que des combats se déroulent encore en périphérie de Bakhmout et les autorités ukrainiennes refusent d’officialiser la perte de la ville. L’Ukraine a d’ailleurs assuré ce dimanche avoir « encerclé partiellement » la ville grâce à la récente percée des forces de Kiev sur les flancs au nord et au sud de la ville. « L’avancée de nos troupes dans la banlieue sur les flancs, qui se poursuit, rend très difficile la présence de l’ennemi à Bakhmout. Nos troupes ont encerclé partiellement la ville », a indiqué sur Telegram la vice-ministre de la Défense.
« Aujourd’hui, ils sont dans Bakhmout. Bakhmout n’est pas occupée par la Russie aujourd’hui », a de son côté déclaré M. Zelensky lors d’une conférence de presse en marge du G7 au Japon, sans préciser ses propos.
En réalité, les Russes ont peut-être mis la main sur la totalité du territoire communal de Bakhmout, ou bien cela est imminent, mais les deux camps se livrent à une guerre de communication, tandis que les Ukrainiens mènent ces contre-attaques sur les flancs nord et sud de Bakhmout. La chute de Bakhmout n’est sans doute plus qu’une question d’heures, une pilule sans doute dure à avaler, mais il est n’est pas à exclure que les Ukrainiens aient transformé la ville détruite en piège pour les Russes.
RFI via CONGO PUB Online






