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Monde

À la UneMonde

Au moins 60 arrestations à Bruxelles dans la nuit du Nouvel An

by admin9775 2 janvier 2025
written by admin9775

La nuit du Nouvel An n’a pas été de tout repos en Belgique pour les forces de l’ordre, en particulier dans la ville de Bruxelles où les policiers ont dû intervenir plus de 300 fois et procédé à 64 arrestations, alors que les pompiers, de leur côté, sont intervenus sur une vingtaine de voitures incendiées, a annoncé mercredi la presse locale.

Les hommes du feu ont effectué un total de 588 interventions la nuit du réveillon, contre environ 450 missions lors d’une soirée de garde ordinaire. Les pompiers ont été la cible de jets de cocktails Molotov lors d’une intervention à la place Saint-Denis dans la commune de  Forest, à l’ouest de la capitale belge, déplorent-ils dans un communiqué.

Les pompiers ont, en effet, dénombré onze incendies, trente véhicules, trois vélos et trottinettes électriques en feu ainsi que nombre de mobilier urbain et des poubelles incendiés. Ils sont également venus en aide à deux blessés à la suite de tirs de feux d’artifice. La police de la zone Bruxelles-Capitale Ixelles avait pourtant rappelé la veille en vue des festivités que la vente, la possession et l’usage de pétards et feux d’artifice sont interdits dans toute la région Bruxelles-Capitale.

 « Sur le plan mental, c’est une autre histoire, car qui peut comprendre la situation, démentielle, que des secouristes ne peuvent pas travailler en toute sérénité et en sécurité? », a regretté le porte-parole des pompiers, Walter Derieuw.

 La ville d’Anvers n’a pas non plus été épargnée par des scènes de violences urbaines. La police y a procédé à l’interpellation de 49 personnes, dont 28 mineurs d’âge, durant la nuit de la Saint-Sylvestre.

« Trente-neuf personnes ont été interpellées administrativement, principalement pour troubles à l’ordre public, tandis que dix individus ont été arrêtés judiciairement. Quatre mineurs seront présentés à un juge d’instruction pour vandalisme et rébellion », a indiqué une porte-parole de la police anversoise.

ACP / CONGO PUB Online

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À la UneMonde

Le chef de l’OMS s’exprime après avoir échappé à la mort lors des frappes israéliennes au Yémen

by admin9775 29 décembre 2024
written by admin9775

Le chef de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a indiqué samedi 28 décembre avoir échappé de peu à la mort, lors de frappes israéliennes jeudi sur l’aéroport de la capitale du Yémen, tenue par les rebelles houthis. Tedros Adhanom Ghebreyesus a raconté à la BBC que ses oreilles bourdonnaient encore depuis l’attaque survenue alors qu’il s’apprêtait à embarquer dans un avion à Sanaa.

« Le bruit était si fort… si assourdissant, en fait. J’ai encore des bourdonnements d’oreille. Cela fait déjà plus de 24 heures. Je ne sais pas si cela a affecté mon oreille », a-t-il commenté dans une interview à la BBC (à lire ici en anglais).

« La salle d’embarquement située à côté de nous a été touchée, puis la tour de contrôle », a indiqué Tedros Ghebreyesus.

« La situation était chaotique. Les gens étaient perdus et couraient dans tous les sens sans pouvoir se protéger : nous étions totalement à découvert », a-t-il décrit.

« C’est juste une question de chance. Sinon, si le missile avait dévié un tout petit peu, il aurait pu nous tomber sur la tête », explique-t-il, tout en ajoutant : « Mes collègues ont dit, après tout cela, que nous avions échappé de peu à la mort ».

« Une attaque très dangereuse »

Tedros Adhanom Ghebreyesus a posté sur X une vidéo des frappes et a remercié ses collègues et le personnel de l’aéroport qui ont tenté de le protéger lors de « l’attaque très dangereuse ».

« Merci à tous mes amis, collègues et à tous ceux qui m’ont souhaité bonne chance pendant l’épreuve de ces derniers jours. Je suis particulièrement reconnaissant envers mes collègues et le personnel de l’aéroport, qui ont fait preuve d’altruisme en essayant de me protéger. Nous avons fait face à une attaque très dangereuse, mais mes collègues et moi sommes désormais en sécurité. Nous avons réussi à évacuer notre collègue blessé vers Amman, et il est stable. Mes pensées vont à nos collègues de première ligne et aux civils qui sont quotidiennement confrontés à de tels dangers. », écrit-il sur son compte X.

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Jeudi, Israël avait annoncé avoir frappé des « cibles militaires » des rebelles houthis, dont l’aéroport de Sanaa, l’armée affirmant avoir répondu aux « attaques répétées » de ces insurgés qui lancent depuis des mois de nombreuses attaques contre Israël, « en solidarité » avec les Palestiniens. Les Houthis, qui contrôlent de larges pans du Yémen dont la capitale, sont soutenus par l’Iran, ennemi juré d’Israël.

« Une installation civile, elle doit être protégée »

Quant à savoir si Israël savait que le patron de l’OMS était à l’aéroport au moment des bombardements, M. Tedros a déclaré : « Nos vols, etc., sont connus internationalement. Je suppose donc que les gens qui veulent savoir le savent. Ce serait bien de poser la question à Israël ».

Mais, a souligné le chef de l’OMS, la protection des installations civiles prévue par le droit international doit être respectée. « Qu’ils le sachent ou non, cela n’a pas d’importance ». « Peu importe que je sois là ou non (…) S’il s’agit d’une installation civile, elle doit être protégée, sur la base du droit international », a-t-il souligné.

M. Tedros a déclaré avoir vu une salle d’embarquement remplie de civils et d’avions civils garés sur l’aire de trafic. « Ce que je sais, c’est que c’est un aéroport civil. S’il y a autre chose, je ne l’ai pas vu. Mais je sais qu’il servait, à l’époque, à des vols civils ».

Lui et son équipe se sont envolés pour se mettre en sécurité en Jordanie. « Mon cœur va à nos collègues en première ligne et aux civils qui sont confrontés à de tels dangers chaque jour », a-t-il ajouté.

Le patron de l’OMS était en visite au Yémen au nom du chef de l’ONU, António Guterres, dans le cadre d’une mission visant à obtenir la libération du personnel de l’ONU détenu et à évaluer la situation sanitaire et humanitaire dans ce pays ravagé par la guerre.

RFI via CONGO PUB Online

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À la UneMonde

États-Unis: Donald Trump dit vouloir «stopper le délire transgenre» dès le premier jour

by admin9775 23 décembre 2024
written by admin9775

Donald Trump a annoncé ce dimanche 22 décembre vouloir arrêter le « délire transgenre » dès son premier jour à la Maison Blanche le mois prochain, dans une nouvelle salve du camp républicain contre les droits de la communauté LGBTQ+. Le président élu était l’invité de Turning Point America, une organisation ultra-conservatrice qui défend notamment les valeurs du Parti républicain sur les campus américain. L’occasion pour le président élu d’énumérer une nouvelle fois ses promesses pour les 4 ans à venir.

Dès l’investiture le 20 janvier, « je signerai des décrets pour mettre fin aux mutilations sexuelles des enfants, exclure les transgenres de l’armée et les exclure des écoles primaires, des collèges et des lycées », a martelé le président élu Donald Trump.

« La politique officielle des États-Unis sera qu’il n’y a que deux genres, homme et femme », a poursuivi le vainqueur de la présidentielle du 5 novembre devant une foule de jeunes conservateurs réunis à Phoenix, dans le sud-ouest du pays. Les traitements médicaux destinés aux mineurs pour changer de genre ou l’accès des femmes transgenres aux compétitions sportives féminines sont des sujets brûlants dans des États-Unis polarisés.

Pendant la campagne électorale, le milliardaire républicain avait brandi à l’envi l’épouvantail de ce que le camp conservateur voit comme le diktat du « wokisme ». Les républicains s’opposent aux droits LGBT+ dans les États qu’ils contrôlent et, au Congrès américain, des élus de droite ont voulu bloquer en novembre l’accès aux toilettes pour femmes du Capitole la première femme transgenre élue à la Chambre, Sarah McBride.

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L’immigration dans le viseur 

Le « wokisme doit s’arrêter », a encore dit le républicain sous les applaudissements de la foule. Donald Trump, qui deviendra le 20 janvier le 47ᵉ président des États-Unis après avoir battu la démocrate Kamala Harris, a également redoublé d’attaques dimanche à Phoenix sur l’immigration, autre thème fort de sa campagne électorale. Ce jour-là, a-t-il promis, « je signerai toute une série de décrets pour fermer notre frontière aux immigrés illégaux et stopper l’invasion de notre pays. Et le même jour, nous allons débuter la plus grande opération d’expulsion de l’histoire des États-Unis. »

« Le 20 janvier sera véritablement le jour de la libération en Amérique », a-t-il asséné lors de cet événement organisé par Turning Point USA, une organisation fondée par le polémiste d’extrême droite Charlie Kirk, soutien de Donald Trump.

Dans son propos de plus d’une heure – à la manière de ses meetings de campagne – l’ancien et futur président a enchaîné ses priorités pour son prochain mandat, qu’il promet comme un « âge d’or », et insisté sur la rapidité avec laquelle il veut mettre en place ses réformes.

Sans mentionner les négociations politiques qui ont évité in extremis samedi une paralysie du gouvernement fédéral américain, il a répété ses priorités en matière de politique étrangère. « Je vais mettre fin à la guerre en Ukraine, je vais arrêter le chaos au Moyen-Orient et je vais empêcher, je le promets, la Troisième Guerre mondiale », a déclaré Donald Trump, sans donner de détail sur sa manière d’y parvenir.

Trump évoque aussi le canal de Panama et l’influence de Musk

Il a également réitéré ses menaces de la veille vis-à-vis du canal de Panama, accusant les autorités panaméennes qui le contrôlent entièrement depuis 1999 de ne pas traiter les navires américains « équitablement ». Si cela ne change pas, « nous demanderons à ce que le canal de Panama soit tout de suite rendu aux États-Unis », a-t-il conclu.

Il a aussi répondu à ceux qui l’accusent d’être sous l’influence d’Elon Musk : « Ils disent le président Trump a cédé la présidence à Elon Musk. Non, c’est juste que j’aime les gens intelligents ! Et il fait un travail formidable. Et puis, il ne sera pas président, je vous rassure ! Car il n’est pas né Américain ! »

Donald Trump a défendu son choix de donner au patron de Tesla un rôle dans son administration, selon notre correspondante à New York, Loubna Anaki. Il estime que son « gouvernement sera le meilleur de l’histoire des États-Unis ».

Donald Trump: «Le canal de Panama est un atout vital pour les Etats-Unis, mais on se fait arnaquer !»

Loubna Anaki

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États-Unis: l’influence d’Elon Musk sur Donald Trump agace jusque dans le camp républicain

by admin9775 22 décembre 2024
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Aux États-Unis, les élus du Congrès ont dû trouver cette semaine une solution in extrémis pour éviter la paralysie de l’État fédéral. Un chaos survenu après la critique par Trump d’un projet qui était jusque-là sur la table. Mais si le président élu est ainsi intervenu, c’est parce qu’Elon Musk a vivement critiqué le texte bipartisan. Une influence que de nombreux élus démocrates, mais aussi républicains, ne voient pas d’un bon œil. 

« Le président Musk », « le Second In Chief », « l’éminence grise de Trump », « le double de Trump »… C’est ainsi que certains, à Washington comme sur les plateaux télés, surnomment désormais Elon Musk. Le patron de Tesla a été choisi par Donald Trump pour diriger le nouveau département de l’efficacité gouvernementale. Mais en réalité, il occupe également une fonction de conseiller auprès du président élu et Elon Musk est quasiment présent à toutes les réunions, tous les dîners.

Mercredi 18 décembre, il a suffi que l’homme d’affaires publie une dizaine de tweets critiquant le projet de budget négocié par les Républicains et les démocrates pour que Donald Trump ordonne aux élus de son parti de rejeter le texte, parlant d’un « projet ridicule ». Finalement, ce « shutdown » de Noël n’aura pas lieu : le Congrès s’est mis d’accord ce samedi pour valider le projet de loi finançant l’État fédéral jusqu’à mi-mars. 

Une paralysie budgétaire aurait signifié le chômage technique pour des centaines de milliers de fonctionnaires, le gel d’aides sociales ou encore la fermeture de certaines crèches. Une situation extrêmement impopulaire, d’autant plus juste avant Noël, que Démocrates comme Républicains pensaient avoir évité dès ce mardi… avant les critiques d’Elon Musk. 

Un avant-goût ? 

Cet épisode laisse un avant-goût de ce que pourrait être la présidence Trump avec un Elon Musk comme conseiller. Une relation vivement critiquée par les élus démocrates qui ont dénoncé l’influence grandissante du multimilliardaire, au point d’ironiser sur un « président Musk », auprès duquel Donald Trump serait réduit à un rôle de vassal.

Même certains Républicains, qui ont osé défier les directives de Donald Trump, ont déclaré qu’ils « travaillaient pour le peuple américain et non pour Elon Musk ». Le patron de Tesla est l’homme le plus riche du monde et compte plus de 208 millions d’abonnés sur les réseaux sociaux.

RFI via CONGO PUB Online

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Le risque de morcellement plane sur la Syrie post-Assad

by Sam's Londele 13 décembre 2024
written by Sam's Londele

Le régime des Assad en Syrie est tombé ce 8 décembre après plus d’un demi-siècle de règne sans partage. Une nouvelle page s’ouvre pour ce pays dont la libération du joug de la terreur pourrait être synonyme de partition et de divisions.

La rapidité et la facilité avec lesquelles la dictature syrienne s’est effondrée sont déconcertantes. D’aucun se sont interrogés sur le rôle de diverses puissances. Mais il semble que ce soit la Turquie, imprégnée d’une forme de néo-ottomanisme, qui ait été aux avant-postes de cet événement historique qui risque de morceler la Syrie.

« Désormais, nous ne pouvons permettre que la Syrie soit à nouveau divisée […]. Toute attaque contre la liberté du peuple syrien, la stabilité de la nouvelle administration syrienne et l’intégrité de son territoire nous trouvera contre elle aux côtés du peuple syrien », a déclaré le chef de l’État turc Recep Tayyip Erdogan mardi 10 décembre. Une annonce qui peut surprendre, tant Ankara s’est impliqué dans la chute du régime syrien, conscient du risque de dislocation, mais focalisé par la question kurde, en fournissant le matériel et la logistique aux rebelles islamistes de l’Organisation de libération du Levant (HTS) désormais au pouvoir à Damas.

« Un véritable risque que des immixtions étrangères se poursuivent »

« L’un des principaux défis des semaines à venir pour la Syrie sera de maintenir son unité et son intégrité territoriale et sa souveraineté, analyse Karim Émile Bitar, chercheur associé à l’IRIS, spécialiste du Moyen-Orient. Il y a un véritable risque que des immixtions étrangères permanentes se poursuivent, notamment de la Turquie qui a en effet joué un rôle de pointe dans l’écroulement du régime syrien, mais également des interférences israéliennes. »

Car aujourd’hui, le pays est devenu une mosaïque de zones contrôlées par différents groupes. Et toutes les hypothèses sont avancées quant à ce que pourra être la Syrie post-Assad. Si Abou Mohammed al-Joulani, chef du groupe jihadiste HTS, arrive à maintenir l’unité du pays comme il l’a fait à Idleb, en instaurant une forme de totalitarisme islamique, les minorités druzes et alaouites, et le peu de chrétiens encore sur place, risquent d’être poussés vers l’extérieur, ou alors soumis à un régime de contrôle très strict.

« Quant aux Kurdes, note Fabrice Balanche*, spécialiste du Moyen-Orient et maître de conférences à l’Université Lyon 2, je crois que pour eux c’est vraiment très mal parti. [Recep Tayyip] Erdoğan veut les écraser. Et comme HTS est l’instrument d’Erdoğan, ils vont participer à l’élimination du Rojava [Kurdistan syrien, NDLR]. » À moins que les États-Unis se montrent fermes à l’égard de la Turquie et en fassent une ligne rouge.

Mais le plan du président élu Donald Trump est de déléguer, finalement, la gestion de la Syrie à la Turquie. L’Américain incite à ne pas se mêler du « foutoir » syrien, tandis que l’administration du président sortant Joe Biden juge, au contraire, qu’il en va des intérêts vitaux des États-Unis. La chute du régime Assad et l’effondrement de l’axe iranien – qui comprend également le Hamas palestinien, les rebelles houthis au Yémen et des milices en Irak – représente une défaite pour Moscou, allié de Damas depuis l’ère soviétique, mais c’est une victoire pour Washington qui l’espérait depuis 2011.

« Trump va certainement vouloir négocier avec la Russie, note Karim Émile Bitar. On peut même se demander si le fait que la Russie ait lâché le régime d’Assad et n’ait pas opposé la moindre résistance ne fait pas partie d’une sorte de deal. Est-ce que la Russie aurait obtenu quelque chose en contrepartie ? La même question pourrait se poser pour l’Iran, préoccupé essentiellement par la survie de son propre régime. » Selon le quotidien américain Washington Post, les combattants syriens ont reçu environ 150 drones ainsi qu’un autre soutien secret des agents des services de renseignement ukrainiens quelques semaines avant l’avancée des rebelles qui ont renversé Bachar el-Assad.

« Israël savait ce qui allait se produire »

La chute du régime syrien du clan Assad représente aussi une victoire pour Israël. C’est par la Syrie que le Hezbollah libanais – qui a fait la guerre aux côtés de Assad pendant 13 ans contre HTS et les rebelles sunnites – recevait des armes d’Iran. Ces derniers jours, Tel-Aviv s’est employé à détruire méthodiquement toutes les infrastructures de l’armée syrienne, qui demeurait la seule institution pluriethnique du pays (la seule du monde arabe à avoir eu des chefs d’état-major chrétiens) malgré le poids des Alaouites et la corruption. Reste ainsi aujourd’hui uniquement des milices confessionnelles ou ethniques qu’un potentiel futur État central, seul détenteur de la force légitime, risque de ne pas pouvoir démilitariser.

Les rebelles du HTS avaient « salué » le massacre du 7-Octobre et avaient pris fait et cause pour les Palestiniens. Mais dès la prise de pouvoir du HTS à Damas, Joulani a voulu rassurer les États-Unis et Israël sur le fait que « la nouvelle Syrie comprend leurs intérêts ». Aujourd’hui, les dirigeants du HTS sont très prudents et considèrent que l’ennemi principal à leurs yeux est l’Iran.

Israël était-il au courant de la chute imminente du régime de Damas ? Pour Fabrice Balanche, depuis le 7 octobre 2023, les Israéliens se rendent compte qu’ils sont dans une guerre existentielle et qu’il va falloir absolument réagir. La première réaction est d’écraser le Hamas, ensuite de neutraliser le Hezbollah au Liban. « La troisième option, c’était de bombarder l’Iran, mais là, c’était quand même un gros morceau en plus », d’autant que le régime de Téhéran possède des missiles balistiques capables de frapper Israël. « La solution intermédiaire, assez efficace, était de faire tomber le régime syrien pour casser l’axe iranien et empêcher justement le renouvellement du stock d’armes du Hezbollah […]. Les Israéliens savent très bien ce qui se passe de l’autre côté de leurs frontières. Israël savait ce qui allait se produire. »

Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu a annoncé dimanche 8 décembre avoir ordonné à l’armée de « prendre le contrôle » de la zone tampon du Golan après la chute du président syrien, affirmant ensuite que la partie du Golan syrien occupée et annexée par Israël appartenait à son pays « pour l’éternité », soit une violation de l’accord de désengagement de 1974 entre Israël et la Syrie. Cette sortie lui a valu une saillie de la part de Téhéran : « Il ne fait aucun doute que ce qui s’est passé en Syrie est le résultat d’un complot des États-Unis et d’Israël », a assuré ce 11 décembre le guide suprême iranien Khamenei.

Un morcellement de la Syrie pourrait profiter à Israël aussi, comme il a profité il y a un siècle à la France quand le général français Henri Gouraud, qui avait proclamé la création du Grand Liban en 1920, a morcelé la Syrie en mosaïque de petits États divisés selon des critères confessionnels. Un élément alors essentiel dans la politique coloniale française au Levant : diviser les territoires pour mieux les contrôler.

« Pour Israël, tout ce qui peut diviser et entretenir une instabilité dans le voisinage permet d’éviter d’avoir un État syrien sunnite fort qui commence à revendiquer le Golan », affirme de son côté Fabrice Balanche. « Il y a encore beaucoup de questions sans réponses à ce stade, mais l’un des principaux risques qui pèsent sur la Syrie est celui de la dislocation, de la fragmentation, en mini États-confessionnels, prévient Karim Émile Bitar. Cette solution ne serait pas viable et pérenne, car il y a en Syrie une très grande imbrication, interpénétration des communautés. Mais si le jeu des puissances devait perdurer, il y a un risque sur l’unité territoriale de ce pays. »

Pour Karim Émile Bitar, il y a un risque que, s’il n’y a pas de pression internationale pour que la Turquie et Israël fassent preuve de plus de retenue, ils pourraient être tentés de maximiser leur avantage. « Erdogan pourrait être tenté de consolider son autorité dans le nord de la Syrie de régler ses comptes avec certaines factions kurdes. Et Israël de poursuivre l’annexion du mont Hermon, créer une zone tampon autour de la zone tampon, ce qui est pour le moins problématique. »

« Le diable attend les Syriens à l’autre bout du tunnel »

La Syrie post-Assad représente aussi une opportunité pour les jihadistes du groupe État islamique (EI), qui pourraient tenter de profiter d’un potentiel chaos pour reconquérir des territoires et faire libérer ses combattants emprisonnés en zone kurde. Dès l’annonce de la chute du régime de Damas dimanche 8 décembre, les États-Unis ont mené plus de 70 frappes sur des cibles jihadistes de l’EI. « Le risque est que l’EI mène des attaques spectaculaires contre les minorités, pour semer le chaos et déstabiliser la Syrie pour la replonger dans une guerre civile. Comme il l’a fait en Irak », analyse sur RFI Asiem El Difraoui, docteur à l’Institut d’études politiques de Paris, spécialiste de la mouvance jihadiste internationale.

Quant aux pays sunnites de la région, et particulièrement du Golfe, ils pourraient ne pas voir d’un très bon œil la montée en puissance de la Turquie en Syrie, « qui devient un protectorat pro-turc », selon les termes de Fabrice Balanche. Ainsi, Riyad pourrait soutenir les groupes sunnites rebelles du Sud, concurrents de HTS, pour justement ne pas laisser le monopole à la Turquie, avec le risque d’un scénario à la libyenne. Mais « ce qui compte aujourd’hui pour les pays du Golfe, c’est qu’il y ait une stabilité en Syrie et que la Syrie arrête de produire du captagon, qui pourrit leur jeunesse. »

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HTS pourrait aussi représenter une menace pour les pays de la région en enracinant l’idée qu’on pourrait remodeler le Moyen-Orient. « Il y a des pays en effet qui ont des raisons d’être inquiets aujourd’hui, comme la Jordanie, explique Karim Émile Bitar. Une grande partie des membres de l’administration Trump considèrent que le véritable État palestinien est la Jordanie. Il y a évidemment aussi des risques qui pèsent sur les Houthis au Yémen et sur le régime iranien lui-même. Est-ce que le régime iranien parviendra à négocier sa propre survie en changeant son comportement ou est-ce qu’il sera à son tour emporté dans la tourmente ? C’est à cette question qu’il faudra s’intéresser dans les semaines qui viennent. »

De son côté, le chercheur Fabrice Balanche s’interroge sur l’avenir du Liban, « celui qui devrait subir le contrecoup du changement de régime en Syrie parce que les sunnites libanais aidés par les jihadistes syriens et les Israéliens vont vouloir faire la peau au Hezbollah. Et un Hezbollah affaibli en Syrie, on a vu ce que ça a donné. Un Hezbollah affaibli au Liban aussi, ça peut relancer la guerre civile dans le pays. »

La chute du régime sanguinaire de Bachar el-Assad a galvanisé une grande partie du monde, et avant tout les Syriens qui ont vécu plus de cinquante ans de terreur. Mais plusieurs acteurs antagonistes, aux agendas différents, vont désormais devoir s’accorder avec le groupe islamiste sunnite HTS, ce dernier appelant les Syriens à l’unité et à la réconciliation, et les réfugiés à rentrer au pays. « J’espère que je me trompe, se désole Adel Bakawan, spécialiste du Moyen-Orient, mais je crois qu’aujourd’hui le diable attend les Syriens à l’autre bout du tunnel. »

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«Inquiet» pour l’avenir de la Syrie, Antony Blinken en visite en Jordanie et en Turquie

by Sam's Londele 12 décembre 2024
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La situation au Moyen-Orient continue de susciter l’attention internationale. Le secrétaire d’État américain Antony Blinken est dans la région à partir de ce jeudi 12 décembre, en Jordanie, puis demain vendredi en Turquie, et il sera surtout question de la Syrie.

Antony Blinken effectue son douzième voyage dans la région, depuis l’attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023. La situation à Gaza et la recherche d’un cessez-le-feu avec Israël que les États ne parviennent pas à obtenir malgré leurs efforts affichés, ne seront que l’un des aspects du voyage.

C’est aussi ce qui se passe à Damas, qui inquiète l’administration Biden finissante. Antony Blinken va d’abord en parler à Aqaba, en Jordanie, puis à Ankara en Turquie, deux partenaires importants pour les États-Unis. Depuis qu’ils ont salué le renversement du régime de Bachar el-Assad, les États-Unis ne cachent pas leur inquiétude sur l’avenir et sur les intentions des nouveaux maîtres jihadistes de la Syrie.

Le département d’État se dit favorable à une transition inclusive, menée par les Syriens, vers un gouvernement responsable et représentatif. Ce gouvernement devra aussi respecter les droits des minorités, faciliter l’acheminement de l’aide humanitaire, empêcher que le pays serve de base au terrorisme et permettre la sécurisation et la destruction des stocks d’armes chimiques, selon les souhaits de Washington. « Je ne suis pas confiant », a dit Antony Blinken au moment de partir. De son côté, le président Biden dit vouloir se concentrer sur les actes plutôt que sur les mots des nouveaux maîtres de Damas.

After 14 years of conflict, the Syrian people finally have reason for hope. The United States strongly supports a peaceful transition of power to an accountable Syrian government through an inclusive Syrian-led process.

— Secretary Antony Blinken (@SecBlinken) December 8, 2024

Cette administration Biden n’en a plus que pour un peu plus d’un mois. Depuis la chute du régime, Donald Trump répète que la situation en Syrie ne concerne pas les États-Unis. « Nous ne sommes pas impliqués là-bas », indique le président élu dans un entretien au magazine Paris Match publié ce mercredi 11 décembre. Pourtant, les États-Unis ont environ 900 soldats dans le pays en mission contre l’organisation État islamique. Des frappes aériennes ont déjà été menées contre elle depuis la fuite de Bachar el-Assad.

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La Syrie ne doit pas répéter les «scénarios terrifiants» de l’Irak, de la Libye et de l’Afghanistan (Kaja Kallas)

by Sam's Londele 11 décembre 2024
written by Sam's Londele

La transition en cours en Syrie après la chute de Bachar al-Assad s’annonce difficile et le pays ne devra pas répéter les « scénarios terrifiants » de l’Irak, de la Libye et de l’Afghanistan, a mis en garde mardi 10 décembre la cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas.

« Cette transition présente d’énormes défis pour la Syrie et la région », a déclaré Mme Kallas lors d’une audition devant la Parlement à Bruxelles. « Il y a des inquiétudes légitimes concernant les violences entre groupes religieux, la résurgence extrémiste et le vide politique », a-t-elle ajouté.

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Horațiu Potra, chef des instructeurs roumains des FARDC, arrêté en Roumanie

by admin9775 9 décembre 2024
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Horațiu Potra, un ancien légionnaire franco-roumain, et ses proches, tous partisans de Călin Georgescu, ont été arrêtés par la police en pleine circulation alors qu’ils se rendaient à Bucarest, avec des armes de guerre dans leurs voitures. Potra est connu pour avoir entraîné de 2016 à 2017, la garde présidentielle de Faustin Archange Touadéra et, emmené plus de 1 000 anciens soldats en République démocratique du Congo pour soutenir le gouvernement dans sa lutte contre les rebelles du M23. Le parquet roumain a ouvert une enquête, et une perquisition eu lieu au domicile de Horațiu Potra,

Dans ce pays, des millions d’électeurs étaient théoriquement appelés à voter le 8 décembre pour choisir entre le nationaliste Calin Georgescu, accusé de sympathies prorusses, et sa rivale pro-européenne Elena Lasconi. Mais, vendredi 6 décembre, la Cour constitutionnelle roumaine a décidé de faire table rase du scrutin et de recommencer de zéro. Une mesure sans précédent dans le pays d’Europe orientale et extrêmement rare sur le continent. En cause, écrit l’AFP, de « multiples irrégularités et violations de la loi électorale ayant faussé » le vote sur fond de suspicions d’interférence russe.

Le pays en émoi

Calin Georgescu s’est rendu, le dimanche 8 décembre,  en début de journée devant une école à Mogosoaia, près de Bucarest, où il aurait dû voter, sur fond de cris « Georgescu président ». Une petite foule de partisans l’accompagnait, en se déplaçant aux urnes comme si de rien n’était pour protester contre l’annulation du second tour de la présidentielle roumaine. Mais c’est surtout l’interpellation d’un groupe de 21 paramilitaires qui provoque l’émoi dans le pays. Ces hommes, écrit notre correspondante en Roumanie, Marie Leduc,  se rendaient à Bucarest, avec des armes à feu, des machettes et de grosses sommes d’argent.

MN

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9 décembre 2024 0 comments
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À la UneMonde

Syrie : ce que l’on sait de la fuite du président Bachar al-Assad

by admin9775 8 décembre 2024
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Après avoir passé près d’un quart de siècle à la tête d’un régime liberticide qui dirigeait la Syrie d’une main de fer, le « tyran » Bachar al-Assad a « pris la fuite », ont annoncé les groupes rebelles entrés dimanche dans la capitale Damas. Que sait-on de ce départ réalisé dans la plus grande discrétion ?

Damas est tombée, le régime de Bachar al-Assad aussi. Au matin de ce 8 décembre 2024, les rebelles ont franchi l’imposant portail du palais présidentiel, les bruits de leurs pas résonant dans ses couloirs de marbre. Aucune résistance ne se dressait devant eux, la garde présidentielle ayant, depuis longtemps déjà, déserté les lieux. Une question est sur toutes les lèvres : « où est donc Bachar al-Assad et que va-t-il désormais se passer ? »

À bord d’un avion privé qui décollait de l’aéroport international de Damas, le chef de l’État syrien a quitté la capitale samedi à 22 h (19 h GMT), selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH). Dès lors, rien ne pouvait empêcher le retrait de l’aéroport de l’armée syrienne et des forces de sécurité, selon l’OSDH.

Quelques heures auront suffi pour que les groupes rebelles annoncent la chute du « tyran » et la « libération » de Damas, appelant les millions de Syriens réfugiés à l’étranger et jetés sur la route de l’exil à rentrer chez eux dans une « Syrie libre ».

Si un flou total règne sur la destination de M. Assad, trois options s’offrent à lui, selon le directeur de l’OSDH, Rami Abdel Rahmane.

Il pourrait se rendre en Russie, soutien indéfectible qui a engagé son aviation dans la guerre en Syrie pour remettre en selle M. Assad. L’Iran, autre allié qui a dépêché conseillers militaires et factions armées pour combattre au côté du pouvoir syrien. Et enfin les Émirats arabes unis, un des premiers pays du Golfe à avoir rétabli des relations diplomatiques avec Damas en 2018, après les avoir rompues dans la foulée du conflit déclenché en 2011.

Quid de l’armée syrienne ?

Après l’annonce du départ d’Assad, des soldats de l’armée syrienne à Damas ont immédiatement retiré leur uniforme militaire, selon des témoignages des habitants recueillis par l’AFP. Un témoin a raconté avoir vu dimanche matin des dizaines de véhicules militaires abandonnés dans le quartier de Mazzé, abritant les locaux de plusieurs institutions sécuritaires, militaires mais aussi des ambassades.

L’armée syrienne n’a publié aucun communiqué ou commentaire officiel. Des soldats interrogés par l’AFP ont assuré qu’il leur avait été demandé de se retirer de leurs positions et de rentrer chez eux. Sur la route reliant Homs, métropole du centre, à la capitale Damas, un correspondant de l’AFP a vu des centaines de militaires rassemblés près de barrages de contrôle établis par des combattants rebelles.

Au début de leur offensive fulgurante lancée fin novembre, de violents combats ont opposé les rebelles aux forces du gouvernement, surtout durant les deux premiers jours, faisant des dizaines de morts dans les deux camps. Par la suite les rebelles ont progressé à une vitesse éclair, sans rencontrer « aucune résistance notable » de la part des soldats, selon l’OSDH et les insurgés, qui ont ainsi conquis coup sur coup les grandes métropoles d’Alep (nord), Hama et Homs dans le centre. Jusqu’à pénétrer dimanche dans Damas.

Depuis 2011, l’armée syrienne a été saignée à blanc par le conflit, perdant la moitié de ses 300 000 soldats d’avant-guerre. Plusieurs experts ont souligné ces derniers jours la faiblesse des forces armées engagées sur le terrain, en l’absence d’un véritable soutien des alliés russe et iranien.

Dimanche à l’aube, une source proche du Hezbollah pro-iranien, allié du pouvoir syrien, a rapporté que les combattants du mouvement s’étaient retirés de leurs positions près de Damas et dans une zone à la frontière avec le Liban voisin. Ces secteurs abritaient notamment des entrepôts d’armes.

Qui est désormais au pouvoir ?

Les rebelles ont proclamé une « nouvelle ère » en Syrie. Le chef du gouvernement de Damas, qui a pris ses fonctions de Premier ministre en septembre, s’est dit lui disposé à coopérer avec tout nouveau « leadership » choisi par le peuple syrien pour une « passation » de pouvoir.

Le commandant en chef de Hayat Tahrir al-Sham, HTS, qui dirige la coalition rebelle à l’offensive en Syrie, a appelé ses combattants à ne pas s’approcher des institutions publiques, précisant qu’elles resteraient sous le contrôle de « l’ancien Premier ministre » jusqu’à ce que cette passation se fasse de manière officielle.

Avec la déroute de l’armée syrienne, dans un pays déjà morcelé par la guerre, les autres belligérants aux intérêts divergents, qui bénéficient d’appuis internationaux et régionaux, se retrouvent confrontés à des défis majeurs.

« Le défi principal aujourd’hui, c’est la reconstruction de l’État syrien, et la sortie d’une phase de chaos et de fragmentation », souligne le chercheur au centre Carnegie pour le Moyen-Orient, Mohanad Hage Ali.

À ce jour, les rebelles étaient « consciencieux dans leurs rapports avec les minorités et leurs prisonniers », reconnaît-il : « Espérons que cela va se traduire dans la reconstruction des institutions étatiques ».

Ouest France via CONGO PUB Online

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À la UneMonde

Chute du gouvernement Barnier: des discours au vote, retour sur un séisme politique

by admin9775 5 décembre 2024
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Le gouvernement de Michel Barnier, nommé début septembre par Emmanuel Macron sans majorité claire à l’Assemblée nationale, a été censuré par les oppositions de gauche et d’extrême droite ce mercredi 4 décembre dans la soirée, une première en France depuis 1962.

Les deux blocs d’oppositions à l’Assemblée nationale, le Rassemblement national (RN, d’extrême droite) et le Nouveau front populaire (NFP, de gauche), ont adopté la motion de censure du NFP visant le gouvernement de Michel Barnier ce 4 décembre dans la soirée, après plusieurs heures de discours de la part du Premier ministre et des présidents des groupes de partis. 

Le RN avait assuré qu’il voterait la motion de censure du NFP, la première à être soumise au vote : 331 députés ont voté pour la censure du gouvernement. Avec une majorité fixée à 288 députés pour emporter le vote, le Premier ministre et son gouvernement ont donc été censurés, et ce n’était pas arrivé depuis 1962.

Lundi 2 décembre, Michel Barnier, en l’absence d’une majorité claire à l’Assemblée nationale, a eu recours à l’article 49.3 de la Constitution. Il lui permettait de faire adopter son projet loi de financement de la Sécurité sociale sans le vote des députés, en échange d’un engagement de sa responsabilité devant l’Assemblée. Un pari risqué, qu’il a perdu.

RFI via CONGO PUB Online

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