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Monde

À la UneMonde

Gaza: des frappes israéliennes sur Rafah au lendemain de la décision de la CIJ

by Sam's Londele 25 mai 2024
written by Sam's Londele

Israël ne semble pas vouloir obtempérer après la décision de la Cour internationale de justice, qui lui a ordonné vendredi 24 mai de stopper « immédiatement » son offensive à Rafah. L’Afrique du Sud, qui avait saisi la CIJ, avait estimé la semaine dernière que « le génocide » commis par Israël à Gaza avait atteint un « niveau horrible ». Le Premier ministre Netanyahu a consulté son gouvernement immédiatement après la publication de l’ordonnance du tribunal de la Haye, vendredi 24 mai.

Israël a sa propre interprétation de la décision de la Cour internationale de justice, et, selon un communiqué commun du ministère des Affaires étrangères et du Conseil de la sécurité nationale, « n’a pas mené et ne mènera pas d’opérations militaires dans la zone de Rafah qui pourraient conduire à la destruction de la population civile palestinienne, en tout ou en partie ».

En d’autres termes, les responsables israéliens ont l’intention de poursuivre les combats à Rafah. Ce samedi matin, l’armée israélienne bombardait d’ailleurs déjà Rafah. Ils indiquent cependant leur intention de se conformer aux directives de la Cour internationale de la Haye en permettant le passage d’aide humanitaire, notamment par le terminal de Rafah. Et prendre les précautions possibles pour minimiser les dommages à la population civile.

Son armée a lancé le 7 mai des opérations au sol à Rafah, avec l’objectif d’y anéantir les derniers bataillons du Hamas qui est à l’origine de l’attaque sans précédent sur le sol israélien le 7 octobre ayant déclenché la guerre.

Le bureau du premier ministre Netanyahu a rejeté une fois de plus les accusations de l’Afrique du Sud contre Israël, les qualifiant de mensongères. De son côté, le chef de l’opposition Yair Lapid a estimé que le fait que les juges de La Haye n’aient pas établi de lien entre l’arrêt des combats et la libération des otages est un désastre moral. Et à l’extrême droite, le ministre des Finances Betsalel Smotrich proclame, lui, que l’histoire jugera ceux qui se sont tenus aux côtés du Hamas.

Pourparlers à Paris sur un cessez-le-feu

Plus tôt cette semaine, le procureur de la Cour pénale internationale (CPI) avait demandé l’émission de mandats d’arrêt pour des crimes présumés commis dans la bande de Gaza et en Israël contre des dirigeants du Hamas mais aussi israéliens, parmi lesquels le Premier ministre Benjamin Netanyahu. Si le gouvernement israélien a fustigé l’annonce du procureur, il avait néanmoins ordonné à ses négociateurs de « retourner à la table des négociations pour obtenir le retour des otages », selon un haut responsable.

Début mai, des négociations indirectes entre Israël et le Hamas, par l’entremise du Qatar, de l’Égypte et des États-Unis, n’avaient pas abouti à un accord de trêve associée à la libération d’otages et de prisonniers palestiniens détenus par Israël.

Le chef de la CIA, William Burns, est attendu à Paris pour tenter de relancer les pourparlers sur une trêve et le président français, Emmanuel Macron, a reçu vendredi le Premier ministre du Qatar et les ministres saoudien, égyptien et jordanien des Affaires étrangères. Selon la présidence française, les dirigeants ont discuté de la mise en œuvre de la « solution à deux États », soit un État palestinien viable aux côtés d’Israël. L’Espagne, l’Irlande et la Norvège ont récemment annoncé reconnaître l’État de Palestine. Les dirigeants ont aussi parlé des « leviers qui pouvaient être activés afin d’obtenir la réouverture de tous les points de passage » vers ce territoire palestinien et examiné comment « augmenter et approfondir leur coopération en matière d’aide humanitaire ». 

RFI via CONGO PUB Online

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À la UneMonde

USA : banquet d’Etat à la Maison Blanche en l’honneur de William Ruto

by Ruben Yale 24 mai 2024
written by Ruben Yale

Aux Etats-Unis, un dîner d’État donné en l’honneur du président kényan, William Ruto et de son épouse, Rachel Ruto a réuni quelques 500 convives à Washington.

Le couvert a été dressé dans une immense verrière installée pour l’occasion dans le jardin sud de la Maison-Blanche, offrant une vue imprenable sur Washington DC.

Joe Biden a porté un toast en hommage au couple présidentiel kenyan :  « Il règne une lumière éclatante à la Maison Blanche ce soir grâce à nos invités. Ils ont été impressionnants et conciliants. Jill et moi-même sommes honorés de vous compter parmi nous . Vous représentez de nombreux membres de la diaspora africaine. L’un d’entre eux vient de partir, Barack (Obama). Il a été très aimable. Il a rencontré le président william Ruto ce matin, et il était là il y a quelques instants. « 

Le déplacement, de lundi à samedi, de William Ruto aux Etats-Unis confirme le partenariat stratégique noué entre Washington et Nairobi. Sur un continent en pleine convulsions politiques, et où la Chine et la Russie gagnent du terrain, le président américain voit dans le Kenya un allié clé. 

Le premier créancier du Kenya est la Chine, qui a lancé de grands projets d’investissement sur le continent africain, assortis dans certains cas de créances insurmontables pour les pays concernés. William Ruto, qui s’était rendu à Pékin en octobre dernier, a estimé que les États-Unis avaient désormais l’occasion de  » revoir complètement leur stratégie pour l’Afrique et de renforcer leur soutien » au continent.

Les objectifs de Nairobi sont de tirer profit des financements et de l’influence des Etats-Unis. Le Kenya s’engage, en échange, à déployer une force de maintien de la paix en Haïti.

La Maison-Blanche n’avait pas organisé de dîner d’Etat pour un pays africain depuis seize ans.

Africanews via CONGO PUB Online

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À la UneMonde

Iran : des chefs d’Etats aux funérailles du président Raïssi

by Sam's Londele 23 mai 2024
written by Sam's Londele

À l’instar du président tunisien Kais Saied, nombreux sont les chefs d’Etat et de gouvernements venus mercredi à Téhéran, rendre un dernier hommage au président Iranien Ebrahim Raïssi, tué dimanche dans un crash d’hélicoptère.

Parmi eux, le Premier ministre irakien Mohammed Shia al-Sudani, le premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, l’émir du Qatar Cheikh Tamim bin Hamad Al Thani et bien d’autres.

La mort du président Ebrahim Raïssi, de son ministre des affaires étrangères Hossein Amirabdollahian et de six autres personnes dans l’accident de dimanche survient à un moment politiquement sensible pour l’Iran, tant à l’intérieur du pays qu’à l’étranger.

Le président Raissi, qui était âgé de 63 ans, et considéré comme un potentiel successeur du guide suprême iranien, l’Ayatolah Ali Khamenei, âgé, lui, de 85 ans.

L’Iran observe depuis lundi 5 jours de deuil national ; le président sera inhumé dans sa ville natale jeudi soir.

Le vice-président Mohammad Mokhber assure l’intérim jusqu’au 28 juin prochain, jour des prochaines élections présidentielles.

AFRICA NEWS via CONGO PUB Online

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À la UneMonde

Les violences en Nouvelle-Calédonie affectent les prix du nickel

by Ruben Yale 22 mai 2024
written by Ruben Yale

Les prix mondiaux du nickel ont grimpé en flèche depuis que des violences meurtrières ont éclaté dans le territoire français de la Nouvelle-Calédonie, dans le Pacifique, la semaine dernière.

Ce territoire d’outre-mer, sous domination française depuis plus de 170 ans, est l’un des principaux producteurs mondiaux de ce matériau essentiel à la fabrication des batteries de véhicules électriques, des panneaux solaires, de l’acier et d’autres articles d’usage courant.

Voici un aperçu de l’importance mondiale de l’industrie du nickel en Nouvelle-Calédonie et des raisons pour lesquelles les troubles sociaux dans le territoire ont eu un impact sur les prix.

Pourquoi des manifestations en Nouvelle-Calédonie ?

Des émeutes ont éclaté après que les députés français ont approuvé des modifications de la Constitution française qui permettraient aux résidents ayant vécu en Nouvelle-Calédonie pendant 10 ans de voter aux élections provinciales.

Les opposants craignent que cette mesure ne profite aux politiciens pro-français en Nouvelle-Calédonie, où les Kanaks indépendantistes font pression depuis longtemps pour être libérés de la France.

Les Kanaks cherchent à obtenir l’indépendance pour cet archipel de 270 000 habitants, alors que de nombreux descendants de colonisateurs et d’autres personnes non autochtones qui se sont installées sur l’île veulent continuer à faire partie de la France.

Le 15 mai, la France a déclaré un état d’urgence minimum de 12 jours sur l’île. Elle a envoyé en urgence un millier de soldats pour renforcer les forces de sécurité qui ont perdu le contrôle de certains quartiers de la capitale, Nouméa.

Marché mondial

La Nouvelle-Calédonie détient entre 20 et 30% des réserves mondiales de nickel. Il s’agit d’un élément important de l’économie de l’archipel, qui représente jusqu’à 90% de ses exportations et emploie environ un quart de sa main-d’œuvre.

L’Union européenne a désigné le nickel comme une matière première critique, ce qui signifie qu’il est économiquement et stratégiquement important pour l’économie européenne, mais que son approvisionnement est considéré comme présentant un risque élevé.

« Une partie de la discussion autour de la volonté de la France de maintenir son contrôle sur la Nouvelle-Calédonie est motivée par son espoir de sécuriser les importants gisements de nickel qui s’y trouvent, peut-être dans l’optique d’une future production de véhicules électriques », déclare Nicholas Ferns, chercheur à l’université Monash, en Australie.

Les États-Unis et les États membres de l’UE se sont efforcés de sécuriser leurs propres chaînes d’approvisionnement en matériaux critiques afin de rattraper la Chine, qui contrôle ou a investi dans une grande partie des approvisionnements mondiaux.

En 2021, le fabricant de véhicules électriques Tesla a investi dans la mine de nickel de Goro lorsqu’elle a été vendue à un consortium local détenu majoritairement par des acteurs locaux.

Hausse des prix

Les inquiétudes concernant les perturbations de l’approvisionnement en provenance de Nouvelle-Calédonie dues aux troubles et les sanctions imposées par la Russie sur les métaux, y compris le nickel, ont poussé les prix mondiaux au-dessus de 20 000 dollars la tonne pour la première fois depuis le mois de septembre.

Le prix du nickel à la Bourse des métaux de Londres est passé de 18 510 dollars le 8 mai à 21 275 dollars la tonne métrique mardi.

La hausse des prix est intervenue au moment où l’Agence internationale de l’énergie, basée à Paris, a déclaré dans un rapport qu’il pourrait y avoir à l’avenir des pénuries d’approvisionnement en matériaux essentiels – y compris le nickel – en raison de la croissance « rapide » de la demande de VE, des fermetures de mines et du ralentissement des investissements.

Le lien entre le nickel et les émeutes

Bien que les fluctuations brutales des prix des matières premières soient perturbantes pour les industries, l’industrie du nickel de Nouvelle-Calédonie était en difficulté avant même la crise politique, en raison d’une chute de 45% des prix mondiaux du nickel l’année dernière.

L’économie de la Nouvelle-Calédonie, tributaire de l’industrie du nickel, s’en est trouvée ébranlée. L’industrie minière de la Nouvelle-Calédonie a du mal à concurrencer l’Indonésie, premier producteur mondial de nickel, en raison de décennies de restrictions à l’exportation et de coûts énergétiques élevés qui ont rendu la production de nickel plus onéreuse et moins rentable. 

« L’industrie du nickel est inévitablement liée au débat sur l’indépendance de la Nouvelle-Calédonie », soutient Nicholas Ferns. « La baisse des prix du nickel au cours des dernières années a exacerbé les problèmes économiques en Nouvelle-Calédonie, ce qui peut ensuite être relié à certains des facteurs impliqués dans les récentes émeutes. »

Le gouvernement français s’est engagé à contribuer au maintien des activités de l’industrie du nickel du territoire par le biais de subventions.

Africanews via CONGO PUB Online

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À la UneMonde

Iran: une foule très compacte rassemblée à Téhéran pour les obsèques du président Raïssi

by Sam's Londele 22 mai 2024
written by Sam's Londele

Des dizaines de milliers d’Iraniens se sont rassemblés tôt ce mercredi 22 mai dans le centre de Téhéran pour rendre un dernier hommage au président iranien Ebrahim Raïssi, tué dimanche 19 mai dans le crash d’un hélicoptère. 

Des centaines de milliers de personnes sont dans les rues de la capitale ce matin pour rendre un hommage au président. Une foule très compacte et très importante s’est réunie à l’université de Téhéran. La prière funéraire a été prononcée par le guide suprême iranien en présence des dirigeants politiques et militaires du pays mais aussi par des invités étrangers, notamment Ismaïl Haniyeh, le chef du bureau politique du Hamas. Beaucoup de personnes sont venues très spontanément rendre un dernier hommage au président d’État Ebrahim Raïssi.

Les huit cercueils seront emmenés de l’université jusqu’à la place Enghelab à cinq kilomètres de là. Le cercueil du président sera ensuite emmené par avion à Mashad, dans le nord-est de l’Iran, sa ville natale. Il avait demandé à être enterré dans cette ville sainte et religieuse du pays où il y a le mausolée de l’imam Reza, le huitième successeur du prophète Mahomet qui est très vénéré par les musulmans chiites, majoritaires en Iran.

Dans les rues de la capitale, des anonymes et des personnalités étrangères 

Ismaïl Haniyeh a fait le déplacement pour rendre un dernier hommage au président Raïssi. Il faut savoir que depuis le début de la guerre à Gaza, le président Raïssi et son ministre des Affaires étrangères, Hossein Amir Abdollahian, ont joué un rôle très important pour soutenir le Hamas, le Hezbollah libanais et les autres groupes de l’axe de la résistance, comme on les appelle.

À chaque fois, le président Raïssi est monté au créneau pour soutenir et apporter un soutien politique mais aussi diplomatique au Hamas, qui est soutenu par ailleurs par l’Iran militairement. Il a joué un rôle très important dans la mobilisation des forces anti-israéliennes. Et c’est notamment pour cela qu’Ismaïl Haniyeh est venu lui rendre hommage à l’université de Téhéran.

RFI via CONGO PUB Online

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Iran: comment va s’organiser la succession du président Ebrahim Raïssi

by Sam's Londele 20 mai 2024
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Les recherches auront duré de longues heures, jusqu’à ce que Téhéran annonce la nouvelle ce lundi matin 20 mai : le président Ebrahim Raïssi et le ministre iranien des Affaires étrangères sont morts dans un accident d’hélicoptère. À quoi doit-on s’attendre maintenant ?

La mort du président et de son ministre des Affaires étrangères ont été confirmées par le premier vice-président et par le porte-parole du gouvernement iranien, affirme Siavosh Ghazi, notre correspondant à Téhéran. Les messages de condoléances se multiplient depuis que l’information est donc officielle.

On s’attend désormais à une période de transition de deux mois environ, qui s’ouvre maintenant avec la mise en place d’un Conseil présidentiel provisoire qui comprend le premier vice-président, le président du Parlement et le chef de l’autorité judiciaire, qui est chargé d’organiser de nouvelles élections d’ici à 50 jours. On connaîtra donc le nom du prochain président d’ici là. En attendant, c’est le premier vice-président qui est chargé de gérer les affaires courantes du pays.

L’article 131 de la Constitution de la République islamique prévoit que, « en cas de décès, de destitution, de démission, d’absence ou de maladie d’une durée supérieure à deux mois du président », c’est « le premier vice-président qui assumera les pouvoirs du président ». Ce processus doit avoir « l’approbation du Guide suprême », précise l’article, alors que l’ayatollah Ali Khamenei est la plus haute autorité du pays et son chef d’État.

Le futur président par intérim, Mohammad Mokhber, 68 ans, a été nommé par Ebrahim Raïssi comme premier vice-président en août 2021, après la présidentielle. Il est né à Dezfoul dans la province du Khouzestan (sud-ouest), où il a occupé plusieurs postes officiels.

Alors que le pays entre en deuil, le processus électoral va donc se dérouler en parallèle de l’organisation des funérailles. On se souvient qu’après la mort du général Soleimani, il y avait eu plusieurs cérémonies organisées dans plusieurs villes du pays et que l’hommage avait duré plusieurs jours. 

RFI via CONGO PUB Online

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À la UneMonde

Les États-Unis augmentent les droits de douane appliqués aux produits chinois

by Sam's Londele 15 mai 2024
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La guerre commerciale s’intensifie entre la Chine et les États-Unis. La Maison Blanche a annoncé, le mardi 14 mai 2024, une augmentation marquée des droits de douane appliqués à l’équivalent de 18 milliards de dollars sur les produits chinois

ciblant plusieurs secteurs. Il s’agit des semi-conducteurs, les voitures électriques ou encore les produits médicaux.

Cette décision a pour but de « protéger les entreprises et travailleurs américains » d’une concurrence jugée « déloyale », selon Washington.

Sont également concernés par ces nouveaux droits de douane près d’une dizaine de secteurs industriels considérés comme « stratégiques ».
Les droits de douane sur les voitures électriques sont passés de 25% à 100%.

Les autorités américaines semblent vouloir se prémunir contre des importations chinoises, même s’il est peu probable que cela porte un coup immédiat aux constructeurs automobiles chinois qui ne sont pas très présents aux Etats-Unis.

Il sied de noter que Washington fait passer les droits de douane visant l’acier et l’aluminium de 7,5% à 25%, tout comme pour les batteries, et ceux pour les semi-conducteurs de 25% à 50%, également appliqués désormais aux panneaux solaires et certains produits médicaux.

Les raisons avancées par Washington pour justifier cette augmentation de droits de douane

La Secrétaire au Trésor, Janet Yellen, a récemment mis en garde contre la surcapacité de la Chine, qui risque de provoquer un afflux de produits à bas prix sur le marché mondial, ce qui pourrait avoir un impact sur les industries américaines en plein essor. Les mesures tarifaires s’inscriraient également dans le prolongement d’initiatives antérieures, telles que la récente enquête sur les risques pour la sécurité nationale posés par les technologies chinoises dans le domaine de l’automobile.

D’après la Directrice du Conseil national économique rattaché à la Maison Blanche, Lael Brainard, la Chine « finance sa croissance aux dépens des autres ».

Pour les économistes d’Oxford Economics,
ces droits de douane peuvent « renforcer les outils à disposition du Gouvernement pour accélérer la relocalisation ou le « friendshoring » (l’installation dans des pays géographiquement ou idéologiquement proches) de la production des secteurs considérés comme stratégiques », a jugé Emily Benson, chercheuse pour le CSIS, interrogée par l’AFP.

Pour certains observateurs, cette décision peut aussi être vue comme politique,
derrière les arguments économiques, taxer les produits chinois était en effet une idée du précédent Président Donald Trump qui avait imposé des droits de douane sur quelque 300 milliards de dollars de marchandises en provenance de Chine.

Le Gouvernement de Joe Biden avait entrepris un réexamen de ces mesures et la décision de ce dernier arrive au moment où le Président américain se prépare à affronter à nouveau son adversaire républicain lors de l’élection présidentielle de novembre 2024.

Réponse du berger à la bergère

En réaction, la chine met en garde les États-Unis après ce fort relèvement de ses droits de douane.

Pékin a prévenu que l’augmentation des droits de douane américains dans une dizaine de secteurs industriels, considérés comme « stratégiques », affecterait « gravement » les relations entre les deux superpuissances, a affirmé le ministère chinois de Commerce dans un communiqué, appelant les États-Unis « à revenir immédiatement sur leurs actions erronées et à annuler les mesures tarifaires supplémentaires contre la Chine ».

Exprimant sa « forte désapprobation », le ministère chinois de Commerce estime que
les États-Unis « politisent et instrumentalisent les dossiers économiques et commerciaux », y voyant un « cas typique de manipulation politique ».
Aussi, assure-t-il, « cette situation n’est pas en ligne avec l’esprit du consensus trouvé par les deux chefs d’État », ajoute le communiqué en faisant référence à la rencontre des Présidents Xi Jinping et Joe Biden l’an dernier.

Qu’à cela ne tienne, la Chine promet de prendre des mesures résolues pour défendre ses droits et ses intérêts.

Nadine FULA

ZOOM ECO via CONGO PUB Online

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À la UneMonde

Vote à l’ONU: «Ils parlent d’un État palestinien pour passer le temps»

by Sam's Londele 11 mai 2024
written by Sam's Londele

Satisfaction de l’Autorité palestinienne, colère d’Israël. Une majorité écrasante de l’Assemblée générale de l’ONU a jugé que les Palestiniens mériteraient d’être membres à part entière de l’organisation, leur octroyant quelques droits supplémentaires à défaut d’une véritable adhésion bloquée par les États-Unis. En pleine guerre à Gaza, ce vote est très symbolique. Réactions chez des Palestiniens à Jérusalem-Est.

Dans la vieille ville, le soutien de l’Assemblée générale de l’ONU à un État palestinien laisse de nombreux habitants de marbre.

Abu Moataz est commerçant, il confie son scepticisme.

C’est franchement une comédie ! Un État ? Il n’y a pas d’État ! On n’a pas de territoire pour créer un État. On n’a pas d’armée. Le vote de l’ONU est virtuel, ça n’est pas contraignant.

Abou Ashraf, lui, est en colère contre les pays occidentaux qui soutiennent Israël. Surtout les États-Unis qui empêcheront, quoi qu’il en soit, la pleine reconnaissance d’un État palestinien à l’ONU.

L’Amérique a le droit de veto. Que l’Amérique soit maudite ! Et Biden aussi ! Il n’y a pas de loi, il n’y a pas de démocratie, pas de justice !

Pour cet autre habitant de la vieille ville, les Nations unies feraient mieux de se concentrer sur la situation dans la bande de Gaza.

Ils parlent d’un État palestinien pour passer le temps, mais ils ne savent pas qu’ils ont tué 35 000 personnes pour cet État palestinien ?!

La priorité, insiste-t-il, c’est de tout faire pour arrêter les massacres à Gaza.

RFI via CONGO PUB ONLINE

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Liban: la tension s’accroît à la frontière avec Israël, le Hezbollah réplique à la mort de combattants

by Ruben Yale 10 mai 2024
written by Ruben Yale

Le Hezbollah et Israël se sont violemment affrontés jeudi 9 mai à travers la frontière libano-israélienne, devenue un front actif depuis le 8 octobre. Les combats ont fait quatre morts côté libanais, dont trois membres du Hezbollah, ce qui porte à cinq le nombre de combattants chiites tués en moins de 24 heures, en plus de trois membres du Jihad islamique en Palestine, morts dans le sud du Liban.

La puissance de feu déployée par le Hezbollah et Israël ces dernières 48 heures est sans égale depuis le début des affrontements entre les deux parties le 8 octobre.

Israël a mené jeudi trois raids aériens, dont un contre une voiture qui transportait des membres présumés du Hezbollah. Le véhicule qui circulait dans une localité située en dehors de la zone frontalière a été entièrement détruit. L’armée israélienne a pilonné à l’artillerie au moins six autres cibles le long du front qui s’étend sur 120 km.

Escalade dans les affrontements

Le Hezbollah a de son côté tiré des missiles lourds al-Burkane, équipés d’une charge explosive de 300 kilogrammes, contre une base militaire en Galilée. Le parti de Hassan Nasrallah a annoncé dans des communiqués séparés avoir lancé quatre autres attaques aux roquettes et aux missiles guidés contre des infrastructures et des positions militaires. Il a aussi pris pour cible une base de commandement de l’armée israélienne au moyen d’un drone kamikaze.

Ces développements marquent une escalade dans les affrontements à la frontière libano-israélienne. Les combats ont atteint leur apogée mercredi 8 mai avec onze attaques menées par le Hezbollah et 20 par l’armée israélienne.

Paul Khalifeh 

RFI via CONGO PUB Online

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Négociations sur un cessez-le-feu à Gaza : les raisons du blocage israélien

by Sam's Londele 9 mai 2024
written by Sam's Londele

L’armée israélienne a frappé des cibles dans la bande de Gaza, mercredi, après s’être emparé du principal point de passage de la frontière avec l’Égypte, à Rafah. La veille, Israël a refusé une proposition de cessez-le-feu, acceptée par le Hamas, incluant un retrait israélien du territoire et un échange d’otages et de prisonniers palestiniens. L’État hébreu affirme pourtant vouloir continuer à négocier. France 24 revient sur les raisons du blocage.

S’agit-il de la dernière étape avant une opération israélienne de grande envergure à Rafah ? Ou bien une manière de faire plier, une bonne fois pour toute, le Hamas sur la question des otages ?

L’armée israélienne a mené, mercredi 8 mai, des frappes contre la ville palestinienne de Rafah, surpeuplée, après avoir pris, la veille, le contrôle du point de passage entre l’Égypte et le sud de Gaza, principale porte de l’acheminement d’aide humanitaire dans l’enclave. Quelque 1,4 million de Gazaouis vivent entassés à Rafah dont la population a été multipliée par six, depuis le début de l’offensive israélienne à Gaza, le 13 octobre, en réponse aux attaques meurtrières du Hamas sur le sol israélien.  

Depuis des semaines, les alliés d’Israël, États-Unis en tête, tentent de convaincre l’État hébreu de renoncer à son projet d’offensive terrestre de grande envergure à Rafah, agitant le risque d’une nouvelle catastrophe humanitaire. Malgré la pression internationale, Israël a opposé le 7 mai une fin de non-recevoir à une proposition de cessez-le-feu négociée au Caire, et acceptée par le Hamas. Un accord qui prévoyait pourtant un échange entre des prisonniers palestiniens détenus par Israël et les 33 otages du mouvement islamiste palestinien, dont les familles réclament ardemment le retour.   

Désaccord sur les conditions de libération des otages

Lundi soir, le Hamas a annoncé aux médiateurs qatari et égyptien qu’il acceptait la proposition de trêve dans la bande de Gaza. Ce feu vert avait provoqué de vives réactions dans l’enclave palestinienne et notamment à Khan Younès, où de jeunes gazaouis s’étaient rassemblés dans la rue pour exprimer leur joie. Des espoirs rapidement douchés par le cabinet israélien. Le bureau du Premier ministre a affirmé que cette proposition était « loin des exigences israéliennes », tout en annonçant l’envoi d’une délégation « auprès de la médiation pour épuiser les possibilités de parvenir à un accord » de trêve.

Selon le Hamas, cette proposition est un accord en trois phases, d’une durée de 42 jours chacune, incluant un retrait israélien complet de la bande de Gaza, le retour des déplacés et un échange d’otages, dont 132 sont toujours retenus à Gaza, contre des prisonniers palestiniens détenus par Israël, dans le but à terme de parvenir à un « cessez-le-feu permanent ».

L’offre du Hamas comprend la libération de 33 otages, « morts ou vivants », à raison de trois par semaine alors qu’Israël exige la libération de 33 otages vivants, à raison de trois tous les trois jours, a indiqué le média israélien Haaretz.

« L’ensemble du cabinet de guerre israélien a rejeté les dernières propositions du Hamas, déclarant que les conditions pour les libérations graduées des otages n’étaient pas acceptables », a souligné sur France 24 Marc Lefèvre, porte-parole du mouvement La Paix Maintenant, association française proche du mouvement israélien Shalom Archav, qui milite pour une solution à deux États.   

« La proposition du Hamas visait à torpiller l’entrée de nos forces à Rafah », a réagi pour sa part Benjamin Netanyahu dans une déclaration vidéo, qualifiant le contrôle du point de passage avec l’Égypte d’ »étape très importante vers la destruction des capacités militaires restantes du Hamas » et notamment « des quatre bataillons terroristes » présents dans cette zone.

Trêve vs cessez-le-feu

Outre les modalités de libération des otages, l’autre point d’achoppement majeur concerne la nature même de la demande du Hamas : un cessez-le-feu et non une trêve. Car le mouvement islamiste palestinien affirme que cet accord doit permettre une cessation durable des hostilités. Une condition qui va à rebours de l’objectif initial défendu par Benjamin Netanyahu, à savoir la destruction pure et simple du Hamas.

Pour le Premier ministre israélien le maintien de la pression militaire sur le Hamas est essentiel pour permettre le retour des otages israéliens. Une stratégie contre-productive selon Oliver McTernan, directeur de l’organisation britannique Forward Thinking, spécialiste de la médiation.

« Ces pressions ont tendance à renforcer la résistance et représentent un grand danger pour la vie des otages. (…) Sans cessez-le-feu, il est impossible de garantir leur sécurité, de faire en sorte qu’ils puissent être réunis et de permettre leur retour », déplore-t-il. 

Mardi, le Hamas a annoncé le décès d’une otage des suites des blessures liées aux bombardements israéliens.

Calcul politique

Dans son propre pays, l’approche de Benjamin Netanyahu est loin de faire l’unanimité. Depuis des mois, des manifestations ont lieu pour réclamer le retour immédiat des israéliens détenus depuis le 7 octobre par le Hamas.

Mardi, des familles d’otages étaient à nouveau réunies à Tel-Aviv et Jérusalem. Certains de ces manifestants ont appelé le Premier ministre à accepter la proposition d’accord de cessez-le-feu pour mettre fin à leur attente.

« Nous sommes prêts à des compromis pour ramener les otages, mais si nous n’avons pas le choix, nous intensifierons l’opération dans toute la bande – au sud, au centre, et au nord », a déclaré le ministre de la Défense, Yoav Gallant.

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Derrière ces déclarations, le cabinet de guerre israélien, mis en place par Benjamin Netanyahu le 11 octobre 2023 pour gérer l’attaque du Hamas contre Israël, demeure partisan d’une ligne dure face au Hamas. C’est le cas en particulier de deux de ses membres les plus extrêmes : Bezalel Smotrich, ministre des Finances et Itamar Ben Gvir, ministre de la Sécurité nationale, fervents défenseurs de l’offensive de grande envergure à Rafah.  

Mercredi, les États-Unis, premier partenaire militaire d’Israël, ont eux aussi accentué la pression contre le gouvernement Netanyahu, annonçant la suspension de livraison de munitions et de bombes face aux « inquiétudes » sur Rafah. Il y a un mois, Washington avait autorisé le transfert de plusieurs milliards de dollars de matériel militaire à Israël tout en exprimant publiquement leur opposition au projet d’offensive terrestre dans cette zone.  

Pour le politologue Pascal Boniface, Israël est aujourd’hui « à la croisée des chemins ». « Benjamin Netanyahu est coincé entre les pressions très fortes de son allié américain, qui lui demande de ne pas faire cette opération sur Rafah, et les pressions de ses deux alliés extrémistes Smotrich et Ben-Gvir qui menacent de quitter le gouvernement, occasionnant la chute du cabinet. Il y aurait alors de nouvelles élections et Benjamin Netanyahu perdrait le pouvoir » analyse le directeur et fondateur de l’Iris (Institut de relations internationales et stratégiques). « Nous en sommes là et nous ne savons pas quelle option le Premier ministre va choisir » conclut-il.  

Selon un récent sondage de la chaîne israélienne Channel 12, 58 % des Israéliens sont favorables à la démission immédiate du Premier ministre Benjamin Netanyahu. En cas d’élections anticipées, le parti de son rival Benny Gantz emporterait la mise au Parlement, selon la même étude, loin devant le Likoud, de Benjamin Netanyahu.

FRANCE 24 via CONGO PUB Online

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