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Monde

À la UneMonde

Trump condamné à plus de 350 millions de dollars d’amende pour fraudes

by Sam's Londele 16 février 2024
written by Sam's Londele

Donald Trump a été condamné vendredi à New York à près de 355 millions de dollars d’amende pour une série de fraudes financières au sein de son empire immobilier, la Trump Organization.

Cette décision sans précédent porte un coup au patrimoine de l’ancien président des États-Unis, qui ambitionne d’être réélu en novembre. Elle s’accompagne d’une interdiction de trois années pour l’homme d’affaires et tribun républicain de toute gestion d’entreprises dans l’État de New York.

Dans un document judiciaire de 92 pages, le juge de la cour suprême de l’Etat de New York, Arthur Engoron a privé M. Trump de la gestion de « toute entreprise ou entité juridique à New York pour une période de trois ans » et l’a condamné à payer 354,86 millions de dollars.

La procureure générale de cet Etat, Letitia James, avait porté plainte contre lui en octobre 2022 et l’avait conduit, avec ses deux fils adultes Donald Jr et Eric Trump et leur groupe familial, à un procès civil pour fraudes, d’octobre à janvier.

La plus haute magistrate de l’Etat de New York, élue du Parti démocrate, réclamait 370 millions de dollars de dédommagement. L’avocate de Donald Trump, Alina Habba, a fustigé sur son compte X (ex Twitter) une « injustice manifeste » envers son client, victime selon elle d’une « persécution incessante » et d’une « chasse aux sorcières politique ». Me Habba a annoncé que son client ferait appel de cette décision.

Trump père et fils ont comparu lors de ce procès fleuve, souvent dans un climat politique ultra tendu, et étaient accusés d’avoir énormément gonflé la valeur des actifs de leur empire familial Trump Organization.

« Fraudes répétées »

 La procureure Letitia James les accusait d’avoir fait enfler de manière colossale durant les années 2010 la valeur de leurs gratte-ciel, hôtels de luxe ou golfs dans le monde entier, pour obtenir des prêts plus favorables de banques et de meilleures conditions d’assurance.

Certains actifs, comme la Trump Tower sur la 5e Avenue de Manhattan, sont emblématiques de la réussite de l’homme d’affaires, qui s’était lancé en politique sur son image de bâtisseur à succès. Le juge Engoron, avec qui Donald Trump a des relations exécrables, avait jugé avant même le procès la fraude constituée.

Le magistrat avait estimé que le parquet général de l’Etat de New York avait présenté « des preuves concluantes qu’entre 2014 et 2021, les prévenus (avaient) surévalué les actifs » du groupe de « 812 millions (à) 2,2 milliards de dollars » selon les années.

En conséquence de « fraudes répétées », le juge avait ordonné fin septembre la liquidation des sociétés gérant ces actifs, comme la Trump Tower ou le gratte-ciel de style néo-gothique et bientôt centenaire du 40 Wall Street, dans le hall duquel Donald Trump a donné quelques-unes de ses conférences de presse après les audiences au procès.

Cette décision avait été suspendue en appel.

Le juge Engoron a également souligné vendredi que le montant des amendes contre Donald Trump et ses fils (quelque quatre millions de dollars pour Donald Jr et Eric Trump) était justifié par leur comportement durant le procès.

RFI via CONGO PUB Online

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À la UneMondeNouvelles nécrologiques

L’opposant russe Alexeï Navalny est mort en prison

by Sam's Londele 16 février 2024
written by Sam's Londele

L’opposant russe Alexeï Navalny est décédé vendredi dans la prison de l’Arctique où il était détenu, ont annoncé les services pénitentiaires, précisant que « les causes de la mort sont en train d’être établies ».

L’adversaire numéro un du Kremlin est mort. L’opposant russe Alexeï Navalny, est décédé vendredi 16 février dans la prison de l’Arctique où il purgeait une peine de 19 ans de prison, ont annoncé les services pénitentiaires (FSIN).  

« Le 16 février 2024, dans le centre pénitentiaire numéro trois, le prisonnier Navalny A.A. s’est senti mal après une promenade (…) les causes de la mort sont en train d’être établies », a indiqué le FSIN de la région arctique de Yamal dans un communiqué, assurant que les secours avaient tenté de le sauver.

« Tous les gestes de réanimation nécessaires ont été pratiqués mais n’ont pas donné de résultat positif. Les médecins urgentistes ont constaté la mort du patient », a-t-il précisé, dans ce communiqué lapidaire.

Une peine de 19 ans de prison pour « extrémisme »

Le militant âgé de 47 ans purgeait une peine de 19 ans de prison pour « extrémisme » dans une colonie pénitentiaire reculée de l’Arctique, dans des conditions très difficiles. Ses multiples procès avaient été largement dénoncé comme politiques et une manière de le punir pour son opposition à Vladimir Poutine.

Le président russe a été informé du décès, selon son porte-parole Dmitri Peskov, ajoutant que les services pénitentiaires s’occupaient des « vérifications » et « éclaircissements » sur la cause du décès.

Les réactions indignées des nations occidentales ont commencé à affluer. Le ministre français des Affaires étrangères Stéphane Séjourné a posté sur X : « Alexeï Navalny a payé de sa vie sa résistance à un système d’oppression. Sa mort en colonie pénitentiaire nous rappelle la réalité du régime de Vladimir Poutine. »

L’UE tient « le régime russe » pour « seul responsable de la mort tragique » d’Alexeï Navalny, a déclaré le président du Conseil européen Charles Michel. 

« Alexeï Navalny s’est battu pour les valeurs de liberté et de démocratie. Pour ses idéaux, il a fait le sacrifice ultime (…) J’adresse mes sincères condoléances à sa famille et à ceux qui luttent pour la démocratie partout dans le monde. Les combattants meurent, mais le combat pour la liberté ne s’arrête jamais », a-t-il indiqué sur X (ex-Twitter).

Le Premier ministre britannique Rishi Sunak a déploré une « immense tragédie » pour le peuple russe. Le chancelier allemand Olaf Scholz s’est dit « très attristé » par la mort de Nalvany, qui a « payé son courage avec sa vie ».

Alexeï Navalny « vient d’être brutalement assassiné par le Kremlin », a affirmé le président de la Lettonie, Edgars Rinkevics, tandis que le ministre norvégien des Affaires étrangères a déclaré que le gouvernement russe « porte une lourde responsabilité » dans la mort de l’opposant.

Ses soutiens, eux, n’ont pas été informés de sa mort en prison, a indiqué sa porte-parole Kira Iarmich, précisant qu’un de leurs avocats se rendait sur place.

Empoisonné en 2020

Lors de diverses audiences à des procès auxquels il participait par vidéo ces derniers mois, ce grand blond au regard bleu perçant apparaissait amaigri et vieilli. Il avait enchaîné les problèmes de santé lié à une grève de la faim et à l’empoisonnement dont il avait été victime en 2020 et auquel il avait survécu miraculeusement. 

La prison n’avait pas entamé sa détermination. Au cours des audiences et dans des messages diffusés sur les réseaux sociaux par l’intermédiaire de ses avocats, il ne cessait de conspuer Vladimir Poutine, qualifié de « papi caché dans un bunker », car le président russe n’apparaît que rarement en public.

Dans son procès pour « extrémisme », il avait fustigé « la guerre la plus stupide et la plus insensée du XXIe siècle », évoquant l’assaut russe contre l’Ukraine.

Dans ses messages en ligne, il ironisait sur les brimades que l’administration carcérale lui fait subir.

Dans un message le 1er février diffusé par son équipe sur les réseaux sociaux, Alexeï Nalvany avait appelé à des manifestations partout en Russie lors de la présidentielle prévue du 15 au 17 mars et qui doit permettre à Vladimir Poutine de se maintenir au pouvoir.

FRANCE 24 via CONGO PUB Online

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À la UneMonde

Ukraine: les troupes ukrainiennes dans l’étau d’Avdiïvka

by Sam's Londele 16 février 2024
written by Sam's Londele

C’est l’une de ces grandes batailles qui marquera la guerre, comme celle de l’aciérie d’Azovstal à Marioupol, perdue par les Ukrainiens en mai 2022 ou encore Bakhmout, tombée aux mains des Russes un an plus tard, en Ukraine. Tous les regards sont désormais tournés vers Avdiïvka où les soldats de Kiev sont sous un feu russe constant et presque encerclés.

Autrefois réputée imprenable, Avdiïvka, dans le Donbass près de Donetsk, devenue un nouveau champ de ruines sous les bombardements russes, est le théâtre de combats d’une extrême violence – l’étau russe se resserre autour de l’armée ukrainienne.

Du côté officiel, le commandant du secteur Est de l’armée ukrainienne Olexsandr Tarnavskiy, déclare que « des combats acharnés ont lieu dans la ville ». Il a confirmé que des renforts étaient arrivés, en hommes mais aussi en munitions, précise notre correspondante à Kiev, Emmanuelle Chaze. La plus grande priorité est de préserver la vie des soldats. « Nos troupes utilisent toutes les forces et tous les moyens disponibles pour contenir l’ennemi », a-t-il ajouté. « Nous apprécions chaque parcelle de territoire ukrainien, mais la plus grande des valeurs et des priorités pour nous est de préserver la vie de chaque soldat ukrainien ».

Les forces ukrainiennes sont en train d’établir de nouvelles positions défensives autour d’Avdiïvka, l’armée signalant aussi un possible retrait face aux vagues d’attaques russes, rapporte aussi l’Agence France presse. À Kiev, le porte parole militaire Dmytro Lykhoviy parle de manœuvres de retrait vers des positions plus avantageuses.

Du côté de la population, l’inquiétude est grande quant au sort des soldats ukrainiens – beaucoup craignent une nouvelle hécatombe pour la défense d’une ville en ruines – Reste qu’une victoire à Avdiïvka, côté russe, tomberait à point nommé pour Vladimir Poutine, qui brigue un nouveau mandat présidentiel dans quelques semaines.

RFI via CONGO PUB ONLINE

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À la UneMonde

États-Unis : un ancien informateur du FBI accusé de mensonges contre Hunter Biden

by Ruben Yale 16 février 2024
written by Ruben Yale

La justice américaine a annoncé jeudi l’inculpation d’un ancien indic de la police fédérale pour avoir menti et fabriqué de fausses accusations de corruption contre Hunter Biden, le fils du président Joe Biden. Ces accusations, qui impliquaient également Joe Biden, ont été reprises par la droite américaine pour tenter de destituer le président.

Un coup monté contre le fils de Joe Biden ? La justice américaine a annoncé jeudi 15 février l’inculpation d’un ex-informateur du FBI, poursuivi pour avoir menti et fabriqué de fausses accusations de corruption contre le fils de Joe Biden, Hunter, des allégations qui ont ensuite été récupérées par la droite pour tenter de destituer le président.

Alexander Smirnov, un ancien indic de la police fédérale, a été arrêté jeudi à Las Vegas, selon un communiqué du procureur spécial enquêtant sur Hunter Biden. 

Cet homme de 43 ans est soupçonné d’avoir menti, en accusant Joe et Hunter Biden d’avoir perçu chacun cinq millions de dollars en pots-de-vin pour permettre à une société gazière ukrainienne, Burisma, d’échapper à des poursuites.

L’ex-informateur « a fourni de fausses informations désobligeantes au FBI à propos » de Joe et Hunter Biden, selon l’acte d’accusation. Un délit pour lequel il encourt 25 ans d’emprisonnement.

Histoire inventée

Ce nouveau rebondissement fragilise l’enquête en destitution menée par les républicains au Congrès contre Joe Biden, quelques mois avant un probable nouveau face-à-face entre le démocrate et Donald Trump pour la Maison Blanche.

La droite accuse Joe Biden, jusqu’ici sans preuve concluante, d’avoir usé de son influence lorsqu’il était vice-président de Barack Obama (2009-2017) pour permettre à son fils Hunter de mener des affaires douteuses en Ukraine et en Chine.

Le récit d’Alexander Smirnov avait fuité dans la sphère publique et était devenue une pièce centrale pour alimenter ces soupçons. Mais il s’agit d’une histoire inventée de toutes pièces, selon l’acte d’accusation.

D’après l’enquête, le tuyau servi par l’indic ne cadre pas à cause d’un problème de chronologie.

Problème de temporalité

En 2020, l’informateur a assuré à un agent du FBI qu’il avait eu une réunion avec des responsables de Burisma « en 2015 et/ou en 2016, pendant le gouvernement Obama/Biden ». 

Les membres de cette société gazière ukrainienne auraient alors confié avoir embauché Hunter Biden au sein de leur conseil d’administration pour se « protéger, par l’intermédiaire de son père, de toutes sortes de problèmes », d’après l’indic. Un service pour lequel « ils avaient spécifiquement payé cinq millions de dollars » chacun à Joe Biden et son fils.

Ce scénario semblait résonner avec le limogeage, intervenu en 2016, d’un procureur ukrainien enquêtant sur Burisma. Une décision derrière laquelle les républicains voient la main de Joe Biden.

Mais l’enquête a révélé que Alexander Smirnov n’avait été en relation avec Burisma qu’en 2017, une fois Donald Trump arrivé au pouvoir. À cette époque, Joe Biden « n’avait aucun moyen d’influencer la politique américaine », souligne l’acte d’accusation.

« Accusations de corruption »

L’informateur « a transformé ses contacts d’affaires routiniers et ordinaires avec Burisma en 2017 (…) en accusations de corruption » contre Joe Biden, poursuit le document. Et il a attendu 2020 pour le faire, « après avoir pris parti contre (…) sa candidature » à la Maison Blanche.

Homme d’affaires aujourd’hui reconverti dans la peinture, Hunter Biden est une cible privilégiée des républicains aux États-Unis, qui alimentent les soupçons sur ses affaires commerciales en Ukraine et en Chine pendant l’ère Obama.

Mais l’enquête judiciaire en cours sur le fils du président n’a jusqu’ici pas permis d’étayer ces accusations. 

Elle a surtout souligné ses problèmes d’addiction aux drogues et à l’alcool – qu’il assure avoir surmontés – et a débouché sur deux inculpations à son encontre : l’une pour fraude fiscale, et l’autre pour détention illégale d’arme à feu.

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La Maison-Blanche évoque une menace liée à une arme antisatellite de la Russie

by admin9775 16 février 2024
written by admin9775

La Maison-Blanche a confirmé jeudi l’existence d’une menace à la sécurité nationale des Etats-Unis liée à une arme antisatellite de la Russie, évoquée en premier lieu mercredi par de hauts responsables américains.

« Je peux confirmer que cela est lié à une capacité antisatellite développée par la Russie », a indiqué le porte-parole du Conseil national de sécurité de la Maison-Blanche, John Kirby, ajoutant qu’il ne s’agissait toutefois « pas d’une menace immédiate pour la sécurité de quiconque ».

Le Soir via CONGO PUB Online

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Liban: des raids israéliens meurtriers font craindre à l’ONU une «escalade dangereuse»

by Sam's Londele 14 février 2024
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L’armée israélienne a annoncé ce mercredi 14 février avoir mené des raids aériens sur le Liban voisin, après un tir de roquette dans lequel une militaire a été tuée.

« L’escalade dangereuse doit s’arrêter », a déclaré ce mercredi le porte-parole du secrétaire général de l’ONU. Washington a de son côté appelé à privilégier la « voie diplomatique » pour réduire les tensions au Proche-Orient, tandis que la France, par la voix de son ministre des Affaires étrangères, a fait valoir que la situation au Liban est « sérieuse, mais elle n’est pas irréversible ».

Ces appels à la désescalade surviennent après que l’armée israélienne a mené de nouveaux raids aériens au Liban. L’armée a annoncé avoir visé « des cibles terroristes du Hezbollah » dans plusieurs localités du sud du pays. Selon l’agence nationale d’information libanaise, ces frappes ont tué une femme, son fils âgé de deux ans et son beau-fils, âgé de 13 ans dans le village de Sawaneh. Un autre raid a entièrement détruit un bâtiment dans le village d’Adchit, faisant un mort, un combattant du Hezbollah, et dix blessés, rapporte encore l’ANI qui a fait état d’importantes destructions dans cette localité. Le mouvement islamiste pro-iranien a par la suite confirmé la mort d’un de ses combattants dans ce village.

Ces raids, qui ont visé des localités situées dans un rayon distant de dix à 25 km de la frontière, ont été menés en représailles à un tir de roquette depuis le Liban sur une base militaire du nord d’Israël. D’après l’armée israélienne, l’attaque a fait un mort : la sergente Omer Sarah Benjo, 20 ans. Ce tir de roquette n’a pas été revendiqué par le Hezbollah pro-iranien.

Israël promet une « offensive très forte »

Le chef d’état-major de l’armée israélienne Herzi Halevi, en visite dans le nord du pays, a affirmé ce mercredi que « la prochaine campagne sera une offensive très forte ». De son côté, un haut responsable du Hezbollah a averti que « cette agression (…) ne restera pas sans réponse ». Mardi, déjà, le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, avait assuré que les tirs dans le sud du Liban s’arrêteraient quand « l’agression à Gaza » prendrait fin et qu’un cessez-le-feu serait décrété. « S’ils étendent la confrontation, nous le ferons aussi », avait-il ajouté, en réponse aux menaces répétées des responsables israéliens de déclencher une guerre contre son voisin.

Depuis le lendemain de l’attaque sanglante du Hamas en Israël le 7 octobre, qui a déclenché la guerre dans la bande de Gaza, le Hezbollah vise des positions militaires israéliennes à la frontière, en soutien au mouvement islamiste palestinien. Israël, de son côté, bombarde régulièrement le sud du Liban et mène des attaques ciblées contre des responsables du mouvement islamiste libanais.

En plus de quatre mois, au moins 248 personnes, en majorité des combattants du Hezbollah et d’autres formations qui lui sont alliées, mais également 33 civils, ont été tuées dans le sud du Liban, selon un décompte de l’AFP. Côté israélien, 16 personnes ont été tuées, dix soldats et six civils, selon l’armée. Les violences entre l’armée israélienne et le Hezbollah ont par ailleurs provoqué le déplacement de dizaines de milliers de personnes de part et d’autre de la frontière.

RFI via CONGO PUB ONLINE

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États-Unis: le ministre chargé de l’Immigration inculpé par les Républicains à la Chambre des représentants

by Sam's Londele 14 février 2024
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Ce mardi 13 février, les républicains, majoritaires de peu à la Chambre américaine des représentants, ont inculpé Alejandro Mayorkas, le ministre du président Joe Biden chargé de l’Immigration, l’accusant d’avoir provoqué une crise à la frontière entre les États-Unis et le Mexique. Cette inculpation d’un ministre est une première en 150 ans de vie politique américaine.

Alejandro Mayorkas est « l’architecte en chef de la catastrophe », a accusé Mike Johnson, le chef républicain de la Chambre des représentants, qui a tranché sur le sort du ministre de 64 ans en début de soirée, mardi 13 février. Et l’impeachment du ministre de Joe Biden a été adopté de justesse à 214 voix contre 213. C’est la première fois en près de 150 ans que le Congrès décide d’une telle sanction contre un ministre.Joe Biden a rapidement réagi, en dénonçant, dans un communiqué, un « acte flagrant de politique politicienne qui a pris pour cible un honorable serviteur de l’État ». « Au lieu d’organiser des mascarades de ce genre, les républicains qui se préoccupent réellement de la frontière devraient demander au Congrès davantage de ressources et de renforcer la sécurité aux frontières », a encore fustigé le président démocrate.

Les conservateurs avaient déjà tenté de l’inculper, mais avaient manqué leur coup d’une poignée de voix, lors d’un vote humiliant pour eux. Le 2 février 2024, l’état-major républicain pensait avoir un nombre suffisant de voix pour remporter ce vote, mais avait été pris de court par l’arrivée surprise dans l’hémicycle d’un élu démocrate, Al Green, pourtant en convalescence en raison d’une opération à l’abdomen.

Un casse-tête pour Joe Biden

Les chances qu’Alejandro Mayorkas soit démis de ses fonctions à l’issue de cette procédure de destitution sont extrêmement faibles, mais la situation n’en reste pas moins un casse-tête pour Joe Biden, à moins de neuf mois de la présidentielle. L’immigration s’est imposée comme un des sujets phares de la campagne pour la présidentielle de novembre. Les républicains, pour la plupart proches de l’ancien président Donald Trump à la rhétorique très anti-immigration, accusent le président démocrate d’avoir laissé le pays se faire « envahir », prenant pour exemple le chiffre record de migrants arrêtés à la frontière, 302 000 en décembre.

La dernière inculpation d’un ministre par le Congrès remonte à 1876. Le ministre de la Guerre, William Belknap, accusé de corruption, avait démissionné avant la fin de la procédure de destitution. La Constitution américaine prévoit que le Congrès peut destituer le président, un ministre, ou des juges fédéraux en cas de « trahison, corruption ou autres crimes et délits majeurs ». Le Sénat, chambre haute du Congrès, aura donc à faire  le procès du ministre. Au terme des débats, les 100 sénateurs voteront sur chaque article. Il faut une majorité de deux tiers pour condamner, auquel cas la destitution est automatique et sans appel. Dans le cas contraire, Alejandro Mayorkas sera acquitté. Le Sénat étant actuellement aux mains des démocrates, la destitution du ministre est très improbable.

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Cisjordanie: la France annonce des «sanctions» contre 28 colons israéliens «extrémistes»

by Sam's Londele 13 février 2024
written by Sam's Londele

La pression internationale s’intensifie mardi pour un accord de trêve entre Israël et le Hamas incluant une nouvelle libération d’otages, malgré les menaces d’une offensive sur Rafah, dernier refuge pour plus d’un million de Palestiniens de la bande de Gaza. Des pourparlers seraient en cours au Caire sous l’égide de l’Égypte et des États-Unis.

Ce qu’il faut retenir

■ Une délégation israélienne s’est rendu ce mardi au Caire pour de nouveaux pourparlers avec des responsables américains, qataris et égyptiens sur un accord de trêve dans la bande de Gaza. Le chef du Mossad, David Barnea, et le chef du Shin Bet (service de sécurité intérieure), Ronen Bar, y rencontreront notamment le directeur de la CIA, Richard Burns.

■ Joe Biden a annoncé qu’un accord de libération des otages détenus à Gaza, accompagné d’une pause « d’au moins six semaines » dans les hostilités entre Israël et le Hamas, était actuellement en discussion. 

■ Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu a déclaré avoir ordonné à l’armée d’élaborer un plan visant à évacuer les civils de Rafah, où il prévoit de lancer une « opération massive » et de vaincre les derniers bataillons du Hamas. 

■ Selon le dernier bilan du ministère de la Santé du Hamas, communiqué ce mardi 13 février, 28 473 personnes ont été tuées à Gaza depuis le début de la guerre, le 7 octobre 2023. Il a fait état d’un total de 133 morts au cours des dernières 24 heures. Les victimes sont en majorité des femmes, des adolescents et des enfants. On dénombre également 68 146 blessés.

RFI via CONGO PUB Online

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À la UneMonde

Le « corridor de Philadelphie » : un objectif pour Netanyahu, une ligne rouge pour l’Égypte

by Sam's Londele 12 février 2024
written by Sam's Londele

Le « corridor de Philadelphie » est une zone tampon entre la bande de Gaza et l’Égypte. Ce couloir de 100 mètres de large et de 14 km de long pourrait représenter la seule voie de passage pour des centaines de milliers de Palestiniens en cas d’offensive majeure de l’armée israélienne à Rafah. Benjamin Netanyahu affirme depuis des semaines vouloir prendre le contrôle de ce couloir, une menace qui inquiète les autorités égyptiennes. Décryptage.

Malgré les mises en garde internationales contre une catastrophe humanitaire inéluctable à venir, le Premier ministre israélienne, Benjamin Netanyahu, semble déterminé à lancer une offensive terrestre sur Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, près de la frontière égyptienne.

Dans un discours à la télévision, il a déclaré, le 7 février, avoir ordonné à l’armée de « préparer » une telle opération contre cette ville, devenue un gigantesque campement surpeuplé où sont réfugiés, selon l’ONU, 1,4 million de Palestiniens. Des hommes, des femmes et des enfants ayant fui la guerre qui fait rage depuis quatre mois entre Israël et le Hamas.

Dimanche 11 février, sur la chaîne américaine ABC News, Benjamin Netanyahu a affirmé qu’Israël assurera « un passage sécurisé à la population civile pour qu’elle puisse quitter » Rafah, qualifié de « dernier bastion » du Hamas. Sans toutefois dire où, très précisément, les Gazaouis pourraient se réfugier, il a mentionné des zones au nord de Rafah qui pourraient être utilisées comme zones sécurisées pour les civils.

Carte de la bande de Gaza.
© Studio Graphique France Médias Monde

C’est dans ce contexte que les regards se tournent à nouveau vers le « corridor de Philadelphie », une route tracée le long de la frontière de la bande de Gaza avec l’Égypte, depuis le littoral de la Méditerranée jusqu’au point situé en face du passage de Kerem Shalom. Ce dernier est contrôlé par l’armée israélienne et est situé au point de rencontre frontalier entre Israël, l’Égypte et la bande de Gaza.

Craignant un afflux massif de réfugiés et ses éventuelles conséquences, l’Égypte a déployé, au cours des deux dernières semaines, une quarantaine de chars et de véhicules blindés de transport de troupes dans le nord-est du Sinaï. Selon deux sources sécuritaires égyptiennes interrogées par l’agence Reuters, ce déploiement fait partie d’une série de mesures visant à renforcer la sécurité à la frontière avec Gaza.

Un corridor stratégique au cœur des tensions

Baptisé ainsi suivant un nom de code donné par l’armée israélienne et connu aussi sous le nom de « corridor de Saladin », le « corridor de Philadelphie », est une zone tampon, de 14 kilomètres de long et 100 mètres de large, mise en place conformément aux termes des accords de camp David signés par l’Égypte et Israël, en septembre 1978.

Son objectif : empêcher toute incursion armée, contrôler les déplacements des Palestiniens dans les deux sens, et le trafic d’armes entre le Sinaï égyptien et la bande de Gaza.

Carte du sud de la bande de Gaza.
© Studio Graphique France Médias Monde

Délimitée par des clôtures barbelées, dont la hauteur varie entre deux et trois mètres, et des blocs de béton, le corridor était sous contrôle de l’État hébreu jusqu’au retrait unilatéral de l’armée israélienne de la bande de Gaza en 2005.

Dans le cadre de ce retrait décidé par le gouvernement d’Ariel Sharon, Israël et l’Égypte signent un accord, connu sous le nom d’Accord de Philadelphie, prévoyant le déploiement d’un contingent de 750 gardes-frontières égyptiens le long de la zone tampon (du côté égyptien). Il s’agissait alors des premiers militaires égyptiens à patrouiller dans cette zone depuis la guerre de 1967, durant laquelle la bande de Gaza, alors administrée par l’Égypte, et la péninsule du Sinaï furent conquises par Israël. L’accord en question allait jusqu’à définir très précisément l’équipement du contingent égyptien, à savoir 8 hélicoptères, 30 blindés légers et 4 vedettes.

Leur mission consistait à surveiller le corridor du côté égyptien, soit la seule frontière de la bande de Gaza échappant au contrôle direct de l’armée israélienne, à lutter contre le terrorisme et à prévenir tout acte d’infiltration et de contrebande.

De l’autre côté du corridor, ce sont les forces de sécurité de l’Autorité palestinienne qui prennent le relais des Israéliens, avant d’être chassées deux ans plus tard, en juin 2007, par le Hamas à la faveur de son coup de force contre le Fatah de Mahmoud Abbas.

En réaction, Israël décide d’imposer un blocus – terrestre, maritime et aérien – et un embargo sur le territoire désormais aux mains du mouvement islamiste. Ces restrictions favorisent le développement d’un système de tunnels de contrebande, passant forcément sous le no man’s land entre Gaza et l’Égypte, permettant aux marchandises et aux personnes de franchir la frontière, et dont l’existence a été documentée par Israël dès 1983. 

Depuis, alors que le terminal de Rafah contrôlé par l’Égypte et d’où transitent les personnes, les biens et l’aide humanitaire, n’a été ouvert depuis 2007 que par intermittence, Israël voit cette zone comme vitale pour le ravitaillement du Hamas.

En décembre 2007, la ministre israélienne des Affaires étrangères, Tzipi Livni, avait estimé que l’Égypte faisait un « piètre » travail pour tenter d’arrêter la contrebande d’armes sous le « corridor de Philadelphie ».

Déjà en 2009, au moment de l’opération « Plomb durci », des plans militaires israéliens prévoyaient l’occupation du « corridor de Philadelphie » afin d’y détruire les tunnels de contrebande. Une occupation qui aurait, de facto, permis d’encercler totalement la bande de Gaza.

Après la destitution, en juillet 2013, du président Mohamed Morsi, membre des Frères musulmans, dont est issu le Hamas, l’armée égyptienne entreprend de détruire des centaines de tunnels de contrebande creusés sous la frontière avec la bande de Gaza. Il s’agissait de représailles contre le mouvement islamiste palestinien accusé par Le Caire de participer à la déstabilisation du Sinaï. Pour détruire ce système souterrain, l’Égypte a délibérément inondé la zone frontalière en 2015.

Un corridor désormais ouvertement dans le viseur de Netanyahu

Après les attaques du 7 octobre, perpétrées par le Hamas et ses alliés, inédites par leur ampleur et leur bilan humain sur le sol israélien, les regards se sont à nouveau tournés vers le « corridor de Philadelphie », plus que jamais perçu comme stratégique pour le Hamas, et régulièrement pris pour cible par l’armée israélienne depuis le début de la guerre à Gaza .

« Le ‘corridor de Philadelphie’ doit être entre nos mains et sous notre contrôle, et tout arrangement autre que celui-là ne sera pas accepté par Israël », lance fin décembre, Benjamin Netanyahou, dont le gouvernement a promis de « liquider » le mouvement palestinien.

Le Premier ministre israélien a réitéré à plusieurs reprises cette menace, à tel point que Le Caire la prend très au sérieux.

Selon Salah Gomaa, rédacteur en chef adjoint de l’agence officielle égyptienne Al-Charq al-Awsat, le risque de déplacement des Gazaouis vers l’Égypte qui pourrait en découler préoccupe beaucoup le pouvoir égyptien.

Depuis le début du conflit, le président Abdel Fattah al-Sissi, qui joue un rôle de médiateur entre le Hamas et le gouvernement israélien, s’oppose à l’idée de laisser les Gazaouis, fuyant la guerre et entassés à la frontière égyptienne, entrer sur son territoire. Mi-octobre, il les avait même exhortés à « rester sur leur terre », estimant que pousser les Palestiniens à quitter leur terre est « une façon d’en finir avec la cause palestinienne ».

« À Rafah désormais, tout bombardement ou attaque contre les réfugiés les fera certainement fuir vers le Sinaï, estime Salah Gomaa. Par conséquent, si l’Égypte permet cela, ça voudra dire qu’elle accepte la liquidation de la question palestinienne alors que des ministres extrémistes israéliens prônent ouvertement le retour à Gaza des colons et ‘l’émigration’ des Gazaouis vers son voisin égyptien ».

En plus d’une catastrophe humanitaire annoncée, Benjamin Netanyahu prend donc également le risque de déclencher une crise diplomatique ouverte avec l’Égypte, s’il ordonne la prise du « corridor de Philadelphie ».

Mi-janvier, Israël a en effet informé l’Égypte de son intention de mener une opération militaire pour prendre le contrôle le long de l’axe frontalier, a révélé le Wall Street Journal, citant des sources israéliennes et égyptiennes. Le 16 janvier, Diaa Rashwan, chef du service d’information égyptien (SIS), a réagi en mettant en garde contre une « violation du traité de paix » qui lie les deux pays, si l’armée Israélienne devait entrer dans le « corridor de Philadelphi »e.

« De nombreux hommes politiques israéliens ont déclaré que la prise de contrôle du corridor avait précisément pour but de permettre aux Palestiniens, sous la pression des bombardements, de migrer vers le Sinaï, et c’est là le cœur du problème avec l’annonce d’un assaut imminent sur Rafah, explique Salah Gomaa, C’est pour cela que le président du SIS a émis un avertissement ferme et que l’Égypte considère la réoccupation de cet axe comme une ligne rouge, qui s’ajoute également à celle que constitue la question du déplacement de population. »

Et de conclure : « l’Égypte a informé Israël par voie diplomatique et a informé Israël par l’intermédiaire des États-Unis que cette option ne sera jamais autorisée par l’Égypte ».

FRANCE 24 via XONGO PUB Online

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À la UneMonde

Guerre à Gaza: l’armée israélienne libère deux otages après une opération nocturne à Rafah

by Sam's Londele 12 février 2024
written by Sam's Londele

Israël a annoncé ce lundi 12 février avoir libéré deux otages à Rafah, ultime cible affichée de son offensive dans la bande de Gaza, où le Hamas au pouvoir a fait état de 52 Palestiniens tués lors de cette opération nocturne.

Ce qu’il faut retenir

■ Israël a annoncé lundi avoir libéré deux otages à Rafah, ultime cible affichée de son offensive dans la bande de Gaza, où le Hamas au pouvoir a fait état de 52 Palestiniens tués lors de cette opération nocturne. les frappes dans la nuit de dimanche à lundi s’inscrivaient non pas dans le lancement de cette offensive, mais d’une opération pour récupérer deux otages enlevés le 7 octobre lors de l’attaque sans précédent des combattants du Hamas dans le sud d’Israël, point de départ de cette guerre.

■ Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu a déclaré avoir ordonné à l’armée d’élaborer un plan visant à évacuer les civils de Rafah, où il prévoit de lancer une « opération massive » et de vaincre les derniers bataillons du Hamas. Après Gaza City, puis Khan Younès, Israël vise désormais une opération au sol dans cette ville jouxtant l’Égypte, à l’extrême sud de la bande de Gaza, dans le cadre de son offensive militaire contre le mouvement islamiste palestinien Hamas.

■ Le président américain Joe Biden a exhorté le Premier ministre Benyamin Netanyahu à « garantir la sécurité » de la population palestinienne tandis que plusieurs États ont mis en garde contre une « catastrophe humanitaire » en cas d’assaut sur la ville surpeuplée. Dans un entretien à la chaîne américaine ABC, Benyamin Netanyahu a affirmé que l’armée israélienne assurerait un « passage sécurisé » avant l’assaut prévu sur Rafah.

■ Selon le dernier bilan du ministère de la Santé du Hamas, communiqué ce dimanche 11 février, 28 176 personnes ont été tuées à Gaza depuis le début de la guerre, le 7 octobre 2023. Il a fait état d’un total de 112 morts au cours des dernières 24 heures. Les victimes sont en majorité des femmes, des adolescents et des enfants. On dénombre également 67 784 blessés.


Les rebelles houthis annoncent avoir attaqué un navire américain en mer Rouge

Les rebelles houthis du Yémen ont annoncé ce lundi avoir attaqué un navire américain en mer Rouge, après que des sociétés de sécurité maritime ont signalé que des missiles avaient été tirés sur un vraquier. « Les forces navales des forces armées yéménites ont visé le navire américain Star Iris en mer Rouge avec un certain nombre de missiles navals (…), et les frappes ont été précises et directes », a déclaré le porte-parole des Houthis, Yahya Saree.

RFI via CONGO PUB Online

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