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Monde

À la UneMonde

Le Venezuela secoué par deux puissants séismes, des immeubles effondrés à Caracas

by admin9775 25 juin 2026
written by admin9775

Deux séismes de magnitude 7,2 puis 7,5 ont frappé coup sur coup le Venezuela ce mercredi 24 juin 2026, dans la soirée.  Les deux secousses ont provoqué l’effondrement d’immeubles dans la capitale Caracas. Aucun bilan n’a pour l’instant été communiqué. Le Service géologique des États-Unis (USGS) qui dit craindre des dégâts « élevés ».

Deux séismes de magnitude 7,2 puis 7,5, dont l’épicentre se situe proche de la capitale Caracas, ont secoué le Venezuela ce mercredi 24 juin 2026, a indiqué le United States Geological Survey (USGS), des journalistes de l’Agence France Presse assistant à de nombreuses scènes de panique. Le service géologique américain a dit craindre des dégâts « élevés » dans cette « catastrophe qui devrait avoir une ampleur considérable ». « Il est probable que le bilan soit lourd et que les dégâts soient importants », a écrit l’institut.

La première secousse, survenue à 22 h 04 (temps universel, 00 h 04 à Paris) dont l’épicentre se situe près de Moron, à quelque 200 km à l’est de Caracas, a été suivie de plusieurs répliques. Notamment par une secousse de magnitude 7,5, enregistrée quelques secondes plus tard. « Le séisme principal de magnitude 7,5 a été précédé, 39 secondes plus tôt, d’un séisme préliminaire de magnitude 7,2 », a précisé l’USGS, réévaluant le premier séisme d’abord enregistré à une magnitude de 7,1.

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Des immeubles effondrés

Les deux secousses, qui ont provoqué l’effondrement d’immeubles dans la capitale Caracas distante de 200 km de l’épicentre, ont été relevées à environ 45 kilomètres l’une de l’autre à des profondeurs différentes, selon les données de l’USGS.

Des photos publiées par l’Agence France Presse et plusieurs vidéos publiées sur les réseaux sociaux montrent des bâtiments effondrés dans la capitale du pays. À Caracas, des photographes de l’AFP ont constaté l’organisation des secours autour d’immeubles effondrés. Des personnes sont sorties des décombres attachées sur des brancards, d’autres ont été conduites vers des ambulances.

Le ministre de l’Intérieur Diosdado Cabello a déclaré que plusieurs immeubles se sont effondrés dans la capitale, et a indiqué avoir ordonné la coupure de l’alimentation en gaz. « Certaines structures ont été endommagées et nous voulons éviter tout accident lié au gaz », a-t-il écrit sur X.

Selon le média américain ABC, des dégâts auraient été signalés à l’aéroport de Caracas. Les vols seraient désormais suspendus.

Des coupures d’électricité ont été signalées dans la capitale.

Les secousses ressenties jusqu’en Colombie

De nombreuses personnes se sont précipitées dans la rue hors des immeubles, selon des journalistes de l’AFP qui ont été les témoins de scènes de panique parmi la population.

L’ampleur de la secousse a été ressentie en Colombie, dans la capitale Bogota pourtant distante de 1 000 km à vol d’oiseau.

Le ​système de surveillance des tsunamis des États-Unis ​a, dans un temps, diffusé une alerte tsunami pour Porto Rico et les Îles Vierges américaines et britanniques, avant des les retirer.

RFI

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25 juin 2026 0 comments
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À la UneMonde

Royaume-Uni: le «roi du Nord» Andy Burnham, grand favori à la succession de Keir Starmer

by admin9775 24 juin 2026
written by admin9775

Le maire sortant du Grand Manchester, Andy Burnham, élu député vendredi dernier, apparaît comme le grand favori pour succéder à Keir Starmer à la tête du Parti travailliste et du 10 Downing Street.

Cet homme de 56 ans, qui se décrit comme partisan d’un « socialisme pro-business », pourrait faire son entrée à Downing Street dans les semaines qui viennent. Arrivé lundi en train de Manchester, il a fait son entrée tout sourire au Parlement de Westminster – étape nécessaire pour briguer la direction du Parti travailliste et du pays.

Politicien de carrière à l’aise dans la communication, le travailliste a remporté vendredi 19 juin haut la main, devant le parti anti-immigration Reform UK, la législative partielle à Makerfield dans son fief de la région de Manchester. « C’est la dernière chance pour changer » le Labour, a proclamé Andy Burnham à l’annonce de sa victoire. Devant ses soutiens rassemblés sur un terrain de foot, ce supporter d’Everton, club de Liverpool, s’est engagé à « tracer une nouvelle voie » pour le pays et a promis « l’équité pour les régions » que le pouvoir central à Londres a « négligées ».

Son retour au Parlement de Westminster le contraint à abandonner la mairie du Grand Manchester, agglomération de 2,8 millions d’habitants qu’il a conquise en 2017 et où il a su se faire apprécier, se faisant réélire deux fois. C’est à la tête de ce centre urbain majeur qu’il a forgé sa stature politique et sa réputation, lui valant aujourd’hui d’être la personnalité politique la plus populaire du pays, selon l’institut YouGov.

Andy Burnham, député nouvellement élu de Makerfield sous la bannière du Parti travailliste britannique, réagit après sa victoire lors de l'élection partielle de Makerfield, organisée à la suite de la démission du député travailliste John Simons, au « The Edge Wigan », à Wigan, en Grande-Bretagne, le 19 juin 2026.
Andy Burnham, député nouvellement élu de Makerfield sous la bannière du Parti travailliste britannique, réagit après sa victoire lors de l’élection partielle de Makerfield, organisée à la suite de la démission du député travailliste John Simons, au « The Edge Wigan », à Wigan, en Grande-Bretagne, le 19 juin 2026. © Temilade Adelaja / Reuters

Le « roi du Nord »

Dans ce bastion industriel qui connaît depuis 2015 une croissance économique deux fois supérieure à la moyenne nationale, la principale réussite d’Andy Burnham est d’avoir amélioré les transports, en reprenant sous contrôle public le système de bus pour l’intégrer dans un réseau avec trams et trains, à des tarifs abordables. 

« Il a encouragé la création de Bee Network, un réseau de transports publics entièrement intégré, ce qui a réduit les coûts et amélioré la connectivité de la ville, résume Alma-Pierre Bonnet, maître de conférences en civilisation britannique à l’Université Jean Moulin Lyon 3, dans son article sur The Conversation. Sous sa direction, le centre-ville a aussi connu un essor économique phénoménal, grâce à de nombreux investissements, même si la périphérie n’en a pas toujours bénéficié. »

Lors de ses deux mandats, Burnham s’est battu pour le transfert de certains pouvoirs hors de l’influence de Londres, afin de redonner aux collectivités locales les leviers pour contrôler leurs dépenses en matière d’infrastructures, d’éducation ou de logement. Il a promis de faire à « l’échelle nationale » ce qu’il a accompli dans sa ville, avec une stratégie orientée sur la décentralisation et le contrôle accru de l’État sur les services publics. Certains doutent néanmoins de sa capacité à transposer son modèle à tout le pays. 

Pendant la pandémie de Covid-19, il a accusé le gouvernement de traiter le nord du pays avec « mépris ». Il s’est alors évertué à obtenir davantage de fonds pour soutenir les entreprises et employés de cette région touchée par la crise. Son opposition véhémente à Londres sur cette question et l’essor économique de Manchester lui ont valu de gagner en popularité et le surnom de «roi du Nord », en référence à la série Game of Thrones.

Programme vague

S’il promeut « une nouvelle dynamique de réindustrialisation » et a promis d’œuvrer pour réduire le coût de la vie, il est pour l’instant resté vague sur un potentiel programme. En janvier, il énonçait « les quatre cavaliers de l’apocalypse britannique : dérégulation, privatisation, austérité et Brexit ». Des adversaires qu’il entend combattre tout en rassurant des marchés inquiets. Il s’est en effet engagé à tenir les objectifs d’équilibre budgétaire fixés par l’actuel gouvernement, mais en évitant d’alourdir la pression fiscale sur les travailleurs.

Ce « bon communicant » aura néanmoins « peu de marge de manœuvre » sur les finances publiques, alerte Tony Travers, politologue à la London School of Economics interrogé par l’AFP. Le maire sortant de Manchester « n’est pas beaucoup plus à gauche que Starmer » et se situe comme lui au « centre-gauche », souligne l’expert. Les opinions politiques de Burnham ont changé au cours de sa carrière, passant de la frange du centre-droit blairiste pour évoluer plus à gauche. Ses détracteurs n’hésitent d’ailleurs pas à le surnommer « capitaine flip-flop » pour la versatilité de ses positions. 

Sur la question de l’immigration, cheval de bataille de l’extrême droite, l’ancien maire de Manchester s’aligne sur les mesures restrictives mises en place ces derniers mois par l’actuel gouvernement. Il souhaite également un durcissement pour lutter contre les traversées illégales mais veut une prise en charge plus rapide des migrants installés dans le pays. Opposé au Brexit, Andy Burnham s’est dit favorable à une réintégration du pays dans l’Union européenne, tout en affirmant qu’il respecterait la décision prise lors du référendum qui vient de célébrer son dixième anniversaire, avec un bilan pour le moins contrasté.

Intérêt précoce pour la politique

Né le 7 janvier 1970, Andy Burnham est le fils d’un technicien des télécommunications et d’une secrétaire médicale. Enfant de cette région au passé industriel, il a grandi dans la petite ville de Culcheth, à mi-chemin entre Liverpool, où il est né, et Manchester. Il entre au Labour à 14 ans, « radicalisé », dit-il, par la grève des mineurs de 1984-85, écrasée par le gouvernement conservateur de Margaret Thatcher, et touché par un téléfilm de la BBC sur un chômeur de Liverpool. Il étudie la littérature anglaise à Cambridge et débute sa carrière professionnelle dans le journalisme, en travaillant pour des revues spécialisées à Londres. 

Andy Burnham prête serment en tant que député à la Chambre des communes, le 22 juin 2026
Andy Burnham prête serment en tant que député à la Chambre des communes, le 22 juin 2026 © House of Commons

Il fait ses premiers pas en politique en tant qu’assistant parlementaire pour la députée Tessa Jowell, qui deviendra par la suite ministre sous Tony Blair et Gordon Brown, et gravit les échelons. En 2001, il est élu député de Leigh, dans l’agglomération de Manchester. Il entre ensuite au gouvernement de Tony Blair, d’abord comme sous-secrétaire d’État au ministère de l’Intérieur. Il devient secrétaire en chef au Trésor dans le gouvernement de Gordon Brown, puis secrétaire d’État à la Culture et aux Sports en 2008 et secrétaire d’État à la Santé (2009-2010). Après la défaite de Brown aux élections générales, il tentera à deux reprises de prendre la tête du Labour, en 2010 face à Ed Miliband, puis en 2015, face à Jeremy Corbyn. La troisième pourrait désormais être la bonne.

Selon notre correspondante à Londres, Emeline Vin, Andy Burnham aurait d’ores et déjà le soutien des trois quarts du groupe parlementaire. Il s’agirait alors de ce qu’on appelle un « couronnement », une transition sans élection. Inconvénient : il n’y aurait pas de débat d’idées, parfois utile pour construire un consensus. Les députés travaillistes réfléchissent donc en ce moment même à la nécessité d’un scrutin interne, rapporte la BBC, alors que les candidatures d’autres membres du parti semblent pour l’instant incertaines. Ils ont jusqu’au 9 juillet pour se déclarer, date d’ouverture des nominations.

S’il reste le seul candidat, Andy Burnham pourrait être désigné dès le 16 juillet, début de la pause estivale du Parlement, et entrer à Downing Street le 17 ou 18 juillet, selon plusieurs médias. « Si ses convictions politiques actuelles restent floues, il est perçu au sein du Parti travailliste comme la meilleure chance pour le parti de reconquérir des voix face à Reform UK de Nigel Farage, et aux Verts », analyse The Guardian. Avec le départ de Keir Starmer, son successeur pourrait devenir le septième Premier ministre du Royaume-Uni en dix ans, une instabilité sans précédent dans l’histoire moderne du pays.

RFI

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À la UneMonde

Royaume-Uni: démission du Premier ministre Keir Starmer

by admin9775 22 juin 2026
written by admin9775

Le Premier ​ministre britannique travailliste Keir ​Starmer, notamment tenu responsable de la déroute historique du parti travailliste ⁠aux élections locales du 7 ⁠mai, a annoncé sa démission ce lundi. Il accède ainsi à la demande d’un grand nombre de ‌voix au sein de ⁠son parti pour qu’il cède la place ​à Andy Burnham, ‌le populaire maire du Grand Manchester, qui a ‌facilement remporté ​vendredi une élection législative partielle dans le nord-ouest de l’Angleterre.

Le Premier ministre britannique Keir Starmer a annoncé sa démission ce lundi 22 juin 2026 lors d’une allocution devant le n°10, Downing Street à Londres, précisant qu’il resterait en poste jusqu’à la désignation de son successeur à la tête du Labour. « Toutes les décisions que j’ai prises ont eu pour objectif de faire passer en premier le pays que j’aime. C’est pourquoi je vais démissionner de mon poste de chef du parti travailliste », a-t-il déclaré, visiblement éprouvé et très ému, rapporte notre correspondante à Londres Emeline Vin.

Des erreurs notables

L’impopulaire chef du gouvernement, en poste depuis juillet 2024, résistait depuis des mois à des appels à démissionner, accusé d’avoir nommé ambassadeur à Washington un proche du pédocriminel Jeffrey Epstein, Peter Mandelson, et surtout d’avoir mené son parti à plusieurs larges défaites électorales. Cette pression s’était encore accentuée depuis la victoire de son rival Andy Burnham, le maire de Manchester, à une législative partielle la semaine dernière. Plus de 100 députés travaillistes réclamaient son départ, soit environ un quart des députés du parti, selon l’agence Press Association. Et selon Sky News, des poids lourds du gouvernement, dont la ministre des Affaires étrangères Yvette Cooper, l’ont aussi exhorté à fixer une date pour son départ.

Lors de son allocution à Downing Street, Keir Starmer a tout de même rappelé ses succès : laver la réputation d’un parti entaché par l’antisémitisme en 2020, et mener le Labour à une majorité historique au Parlement il y a deux ans. Mais cela ne suffit plus.

Bientôt sept Premiers ministres en dix ans

Et maintenant ? Keir Starmer va rester en poste jusqu’à la fin de l’été. « J’ai parlé à Sa Majesté le roi ce matin pour l’informer de ma décision. Je demanderai au Comité exécutif national du Parti travailliste d’établir un calendrier prévoyant l’ouverture des candidatures le 9 juillet, et leur clôture avant la fin de la pause estivale », le 1er septembre, a précisé le dirigeant de 63 ans devant les caméras.

Il est possible que l’ensemble du groupe parlementaire se rallie derrière le très populaire Andy Burnham, ce qui éviterait un été de débats et d’incertitudes. S’il a déjà été candidat malheureux à deux reprises à la tête du parti travailliste – en 2010 et 2015 -, il est la personnalité politique préférée des Britanniques, selon l’institut YouGov.

Avec ce départ, le Royaume-Uni s’apprête à connaître son septième Premier ministre en dix ans, une instabilité sans précédent dans l’histoire moderne de ce pays.

« Un homme d’État »

Immédiatement après l’annonce de sa démission, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a salué « un homme d’État » qui a contribué à rendre l’Europe et l’Ukraine plus sûres. Quant à Nigel Farage, le chef de file du parti anti-immigration Reform UK en tête des sondages nationaux depuis des mois au Royaume-Uni, il a appelé à la convocation d’élections législatives « le plus tôt possible ». Le Labour garde une large majorité au Parlement et des législatives ne sont pas prévues avant 2029.

Donald Trump avait pris pour acquis dès dimanche la démission de son homologue britannique. « Keir Starmer va démissionner » de son poste, avait écrit le président américain sur sa plateforme Truth Social, lui souhaitant «le meilleur ».

RFI

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À la UneMonde

Accord avec l’Iran : JD Vance recadre les critiques israéliennes et réaffirme le soutien de Washington

by admin9775 19 juin 2026
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Le vice-président américain, J. D. Vance, a vivement réagi jeudi aux critiques formulées par certains responsables israéliens à l’encontre du président américain, Donald Trump, et de sa stratégie vis-à-vis de l’Iran.

Lors d’une conférence de presse, J.D. Vance a dénoncé les attaques émanant de membres du gouvernement du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, surnommé « Bibi ».

« Ce que je veux dire, et cela me dérange, c’est qu’il y a des gens dans le gouvernement de Bibi qui se sont exprimés pour attaquer l’accord et qui, d’une certaine manière, ont attaqué le président des États-Unis très personnellement », a déclaré le vice-président américain.

J.D. Vance a rappelé le rôle central des États-Unis dans le soutien diplomatique et militaire apporté à Israël.

« Donald J. Trump est le seul chef d’État dans le monde entier qui est compréhensif envers Israël aujourd’hui, et il se trouve être le chef d’État de la première puissance mondiale », a-t-il affirmé.

Le vice-président américain a également adressé une mise en garde implicite aux responsables israéliens qui contestent la politique de Washington.

« Si j’étais au gouvernement israélien, peut-être que je n’attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète », a-t-il ajouté.

Ces déclarations illustrent les tensions qui traversent actuellement les relations entre Washington et Tel-Aviv depuis l’annonce d’un accord entre les États-Unis et l’Iran, dont les contours précis n’ont pas encore été rendus publics.

Alors que l’administration Trump présente cet accord comme une avancée majeure pour la stabilité régionale, plusieurs responsables politiques et analystes israéliens redoutent qu’il ne renforce la position de Téhéran tout en marginalisant les préoccupations sécuritaires d’Israël.

Les critiques émanant de certains membres du gouvernement israélien traduisent les inquiétudes croissantes d’une partie de la classe politique israélienne, qui estime avoir été tenue à l’écart des négociations entre Washington et Téhéran.

Cette séquence diplomatique pourrait marquer un tournant dans les relations entre les États-Unis et Israël, traditionnellement considérées comme l’un des partenariats stratégiques les plus solides au Moyen-Orient.

Par Marius Bopenga
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À la UneMonde

Coupe du monde 2026: la RDC exulte après le match nul arraché face au Portugal

by admin9775 18 juin 2026
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Une attaque « à grande échelle » de drones ukrainiens a eu lieu dans la nuit de mercredi 17 à jeudi 18 juin sur Moscou, plusieurs projectiles touchant une raffinerie, a annoncé le maire de la ville. Cette annonce intervient alors que le président russe Vladimir Poutine accueille depuis mercredi soir des dirigeants asiatiques pour un sommet de deux jours Russie-Asean à Kazan, dans le centre du pays. Pour le président ukrainien, l’attaque est une « riposte justifiée ».

« Les forces de défense aérienne continuent de repousser une attaque de grande envergure. Plusieurs drones ont réussi à atteindre la MNPZ », une des plus grandes raffineries de pétrole de Russie, située dans la capitale, a écrit le maire de Moscou, Sergueï Sobianine sur Telegram. Le maire a par la suite indiqué que 52 drones avaient été détruits vers 4h15 TU par les défenses antiaériennes russes.

Des vidéos non vérifiées diffusées sur les réseaux sociaux semblent montrer d’épaisses colonnes de fumée noire au-dessus de la ville, ou des drones vrombissant dans le ciel. Les autorités russes restreignent la publication de photos et de vidéos des sites touchés par des drones ukrainiens.

« Riposte justifiée »

L’attaque nocturne sur la raffinerie est une « riposte justifiée » aux attaques russes contre l’Ukraine, a estimé jeudi 18 juin le président ukrainien Volodymyr Zelensky sur son compte X, « ainsi qu’un autre résultat important du travail de nos combattants contre les installations qui soutiennent la machine de guerre russe ».

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Atteinte par les drones, la MNPZ située dans le quartier de Kapotnia (sud-est) est une raffinerie de la société russe Gazpromneft, qui assure plus d’un tiers des besoins en carburant de la capitale russe, notamment pour ses aéroports, selon des informations disponibles sur son site officiel. Mardi 16 juin, cette même raffinerie avait déjà été visée par une vaste attaque de drones ukrainiens.

Un aéroport évacué avant un retour à la normale

L’attaque a provoqué la mise en place d’une alerte aérienne dans un des principaux aéroports de Moscou, celui de Chérémétievo, où des évacuations de passagers et du personnel depuis les terminaux et des avions ont eu lieu vers des abris sécurisés. Peu avant 5h TU, ces mesures ont été levées et le fonctionnement de l’aéroport a commencé à revenir à la normale, selon un communiqué publié par Chérémétiévo.

Dans la région de Moscou, l’attaque de drones a endommagé un immeuble résidentiel et un centre commercial, sans faire de blessés, selon le gouverneur régional, Andreï Vorobiov. Les défenses aériennes russes ont abattu 180 drones qui s’approchaient de Moscou, a déclaré le maire de Moscou, tandis que le ministère russe de la Défense a indiqué avoir intercepté plus de 500 drones ukrainiens durant la nuit. Il s’agit de la plus importante attaque contre Moscou depuis au moins deux ans, a rapporté l’agence de presse officielle russe TASS.

La Russie continue de frapper presque quotidiennement l’Ukraine, plus de quatre ans après le début du conflit, le plus meurtrier en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale et qui semble jusqu’à présent sans issue diplomatique. L’Ukraine a également intensifié ses frappes sur le territoire russe, parfois très loin de la frontière, visant particulièrement des infrastructures de transport et de stockage d’hydrocarbures pour tenter d’assécher la capacité de Moscou à financer son effort de guerre.

RFI

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À la UneMonde

Accord historique entre Washington et Téhéran : Israël dénonce un revers stratégique majeur

by admin9775 16 juin 2026
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Un tournant diplomatique majeur semble se dessiner au Moyen-Orient. Le Premier ministre pakistanais a annoncé, dimanche 14 juin au soir, que les États-Unis et l’Iran étaient parvenus à un accord de paix après plusieurs semaines de tensions et de négociations intensives.

La signature officielle du protocole d’accord est prévue le vendredi 19 juin en Suisse. Dans la foulée de cette annonce, le président américain Donald Trump a confirmé la réouverture du détroit d’Ormuz après la signature du texte, ainsi que la levée du blocus naval américain imposé ces dernières semaines.

Selon la chaîne iranienne Press TV, au moins trois pétroliers iraniens et deux cargos ont déjà franchi le détroit d’Ormuz à la suite de cette décision. L’agence semi-officielle Fars a également rapporté plusieurs mouvements de navires commerciaux en direction des ports iraniens.

Washington revendique une victoire diplomatique

Le vice-président américain J.D. Vance, qui conduira la délégation américaine lors de la cérémonie de signature en Suisse, a salué un accord susceptible de garantir « la sécurité et la stabilité dans toute la région ».

Interrogé sur la chaîne CNBC, il a mis en avant les résultats obtenus par Washington : « Leur armée est détruite, le détroit d’Ormuz est ouvert, leur programme nucléaire a été détruit, et nous disposons aujourd’hui de moyens de pression économique que nous n’avions pas il y a un an et demi. »

Ce discours triomphal est largement relayé par les alliés de Donald Trump. Toutefois, certaines voix républicaines se montrent plus prudentes. Le sénateur Lindsey Graham a exprimé ses réserves, estimant que « la vision iranienne de l’accord semble différer de celle présentée par l’équipe de négociation américaine ». Il a également rappelé que tout accord définitif devra être soumis à l’approbation du Congrès.

Dans le camp démocrate, les critiques sont plus sévères. Le chef de file des démocrates à la Chambre des représentants, Hakeem Jeffries, dénonce une intervention inutile : « Les prix de l’essence ont flambé, l’Iran est plus fort aujourd’hui et les Américains sont moins en sécurité. » Certains élus vont jusqu’à qualifier l’accord de « reddition » de l’administration Trump.

Israël mis à l’écart des négociations

Si les détails du protocole américano-iranien restent encore inconnus, l’annonce suscite une vive inquiétude en Israël. Depuis lundi 15 juin, la classe politique israélienne multiplie les critiques à l’encontre du Premier ministre Benyamin Netanyahu, accusé d’avoir échoué à préserver les intérêts stratégiques du pays.

Le chef du gouvernement israélien a annoncé que les forces israéliennes resteraient déployées au Liban, en Syrie et dans la bande de Gaza pour une durée indéterminée. Face aux critiques, il met en avant les succès militaires récents et insiste sur la menace nucléaire à laquelle Israël aurait, selon lui, échappé.

Dans un contexte de tensions politiques internes, Benyamin Netanyahu a également annoncé sa candidature aux prochaines élections.

Pour de nombreux observateurs israéliens, cet accord révèle un refroidissement des relations entre Washington et Tel-Aviv. Israël, tenu à l’écart des négociations, apparaît comme le grand perdant de ce rapprochement entre les États-Unis et l’Iran.

« Les Américains ont commis des erreurs stratégiques »

Harel Chorev, analyste au centre Moshe Dayan de Tel-Aviv, estime que l’administration américaine a multiplié les erreurs.

« Israël a été laissé pour compte et, selon nous, les Américains commettent toutes les erreurs possibles et imaginables, à commencer par le fait de dévoiler leurs intentions », affirme-t-il.

L’analyste critique notamment la communication de Washington sur les limites de son engagement militaire : « On ne dit pas qu’on n’enverra pas de troupes au sol. On ne dit pas que la guerre est limitée dans le temps. C’est tout simplement de l’arrogance. »

Selon lui, l’accord ne répond pas aux impératifs sécuritaires israéliens : « Il n’est pas viable au regard des intérêts essentiels d’Israël en matière de sécurité. Toute cette affaire est un gâchis qui ne peut pas fonctionner à long terme. »

Téhéran estime avoir résisté aux pressions

D’autres experts considèrent que la République islamique sort renforcée de cette séquence diplomatique et militaire.

Sima Shine, spécialiste de l’Iran à l’Institut pour les études de sécurité intérieure de Tel-Aviv et ancienne responsable du Mossad, estime que Téhéran aborde les négociations en position de force.

« La guerre avait pour objectif de renverser le régime. Or, celui-ci a survécu. Cela donne aux Iraniens le sentiment d’avoir démontré leur capacité à résister aux grandes armées des États-Unis et d’Israël », analyse-t-elle.

L’experte souligne également l’importance stratégique du détroit d’Ormuz : « Les Iraniens ont réussi, dès le début du conflit, à fermer le détroit d’Ormuz. C’est un échec majeur, tant pour les États-Unis que pour Israël. »

Alors que la signature officielle de l’accord approche, de nombreuses interrogations demeurent sur sa portée réelle et sa capacité à garantir une stabilité durable au Moyen-Orient. Les prochains jours seront déterminants pour mesurer les conséquences de ce rapprochement inédit entre Washington et Téhéran.

Par Marius Bopenga
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À la UneMonde

Coupe du monde 2026: l’Allemagne, sans pitié, écrase les débutants de Curaçao

by admin9775 14 juin 2026
written by admin9775

L’Allemagne, en quête de rachat après deux éliminations dès la phase de groupe, a survolé son match, à Houston, dimanche 14 juin contre le petit Poucet au grand cœur Curaçao (7-1), admirable, mais bien trop limité pour sa première apparition en Coupe du monde.

La Mannschaft aux quatre étoiles mondiales avec ses stars du Bayern, de Liverpool ou d’Arsenal, a obtenu le large succès qu’elle était venue chercher dans le stade climatisé et au toit fermé du Texas. Mais son très modeste adversaire, 82e au classement Fifa, petit morceau des Antilles néerlandaises porté par ses joueurs originaires des Pays-Bas, s’est aussi offert un bout de la fête, lors du début de ces phases éliminatoires de la Coupe du monde 2026.

Leurs supporters ont animé l’avant-match avec des chants, des danses, écharpes et drapeaux en l’air, et en criant de joie quand des images de leur petite île aux plages paradisiaques, au large du Venezuela, ont été projetées sur les écrans géants. Et ils ont obtenu un souvenir fabuleux, pour l’éternité, quand Livano Comenencia a égalisé sur un tir légèrement dévié par le capitaine Joshua Kimmich, pour le plus grand malheur de Manuel Neuer (21e, 1-1).

Il fallait voir le gardien expérimenté Eloy Room (37 ans), à l’opposé du terrain, bondir de joie face à la tribune de ses supporters en délire, tandis que les remplaçants et le staff envahissaient la pelouse, fous de joie.

Neuer, retour et record

Cela a offert un peu de dramaturgie à une rencontre par ailleurs très déséquilibrée, et finalement remportée dans les grandes largeurs par le jeune sélectionneur Julian Nagelsmann (38 ans) face au doyen Dick Advocaat, devenu à 78 ans le plus vieil entraîneur à officier au Mondial.

L’autre vétéran du jour, Manuel Neuer (40 ans), n’a pas vraiment eu grand-chose à faire pour son grand retour en sélection, deux ans après l’avoir quittée. Le niveau sera bien plus élevé au prochain match, contre la Côte d’Ivoire à Toronto, où le gardien du Bayern Munich deviendra le plus capé des gardiens en Coupe du monde, devant Hugo Lloris et ses 20 apparitions.

Manuel Neuer, sur le terrain face à Curaçao, le 14 juin 2026 à Houston.
Manuel Neuer, sur le terrain face à Curaçao, le 14 juin 2026 à Houston. © Phil Noble / REUTERS

Dimanche, ses coéquipiers ont démarré pied au plancher et marqué après moins de six minutes par Felix Nmecha, servi par Florian Wirtz (6e, 1-0). Mais l’équipe de « la vague bleue », en face, a longtemps écopé avec succès face aux offensives multiples, jusqu’à égaliser. Malheureusement pour eux, l’écart de niveau a fini par apparaître en grand, à mesure que la défense, épuisée, a lâché de toutes parts.

Héros même dans la défaite

Avant la mi-temps, la Mannschaft s’en est remise à des coups de pied arrêtés : un corner repris de la tête par le défenseur Nico Schlotterbeck, démarqué au premier poteau (38e, 2-1), puis un penalty converti d’un parfait contre-pied par Kai Havertz (45e+5, 3-1). Au retour de la pause, Jamal Musiala a lancé la cascade à buts (47e, 4-1), imité ensuite par Nathaniel Brown (68e), Deniz Undaz (78e) et Havertz, de nouveau (88e).

Au coup de sifflet final, les supporters de Curaçao ont applaudi leurs héros, malgré la sévère défaite. Ils auront l’occasion de les encourager encore deux fois, au moins, contre l’Équateur puis la Côte d’Ivoire.

RFI

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À la UneMonde

Moyen-Orient: le protocole d’accord pourrait être signé «dans les prochains jours», dit l’Iran

by admin9775 13 juin 2026
written by admin9775

Après que Donald Trump a évoqué jeudi une possible signature d’un accord-cadre dès « ce week-end » pour mettre fin à la guerre, l’agence de presse officielle iranienne a décrit les grandes lignes du texte en cours de finalisation. Selon elle, Téhéran ne renoncerait pas au contrôle du détroit d’Ormuz et camperait sur son droit à l’enrichissement nucléaire. 

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a indiqué vendredi que le protocole d’accord serait signé « à distance » une fois finalisé, peut-être dans « les prochains jours ». « Dès que les dernières étapes de nos négociations seront achevées, cet accord sera signé et annoncé. La signature se fera dans un premier temps par voie numérique. Chaque partie signera à distance. Ensuite, il sera annoncé que ce protocole d’accord a été signé par les deux parties », a détaillé le ministre des Affaires étrangères, interrogé par la télévision d’État. « Cela pourrait arriver dans les prochains jours. J’ai bon espoir », a-t-il ajouté.

L’Iran a préconisé vendredi une dilution des stocks d’uranium enrichi à 60% sur le sol iranien, Washington en exigeant la destruction dans le cadre du protocole d’accord en cours de discussion. « Notre position a toujours été que la seule façon de gérer les stocks de matières enrichies est de les diluer en Iran », a déclaré sur la télévision d’État le chef de la diplomatie Abbas Araghchi. Diluer l’uranium à un taux inférieur à 5%, loin des 90% requis pour fabriquer la bombe nucléaire, permettrait d’éloigner considérablement la menace d’un enrichissement à des fins militaires.

Le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi a accusé Israël de chercher à faire « dérailler » un éventuel accord avec Washington pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, annoncé comme proche par les différents protagonistes. « Cet accord a des ennemis, au premier rang desquels se trouve le régime sioniste, qui cherche des prétextes pour le faire dérailler », a déclaré le ministre des Affaires étrangères à la télévision d’Etat iranienne. Plus tôt vendredi, Abbas Araghchi avait assuré qu’un accord avec les Etats-Unis n’avait « jamais été aussi proche » pour stopper cette guerre déclenchée par des frappes israélo-américaines le 28 février.

La Suisse s’est proposée pour accueillir l’éventuelle signature d’un accord de paix entre les États-Unis et l’Iran, a indiqué le ministère helvétique des Affaires étrangères à l’AFP. « La Suisse est pleinement mobilisée. Nous sommes en contact étroit avec les États-Unis et l’Iran », a déclaré le ministère dans un bref message envoyé à l’AFP. Le Département fédéral des Affaires étrangères [DFAE, ministère] « est actif comme facilitateur pour soutenir les efforts en vue d’un Memorandum of Understanding [protocole d’accord, NDLR] destiné à consolider la trêve et à ouvrir la voie à une désescalade dans le cadre du conflit entre l’Iran et les USA », a-t-il indiqué. En outre, le ministère précise qu’il « a proposé la Suisse comme lieu pour une éventuelle signature, si les parties devaient en convenir ».

RFI

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Guerre au Moyen-Orient : JD Vance prend ses distances avec Netanyahou et fustige ses « erreurs »

by admin9775 12 juin 2026
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Benyamin Netanyahou a les oreilles qui sifflent. Sur ses choix au Moyen-Orient, le Premier ministre israélien est en effet une nouvelle fois critiqué par les Etats-Unis, pourtant son principal allié.

Alors que la relation avec Donald Trump n’est déjà pas au mieux, le vice-président américain JD Vance reconnaît lui aussi des « divergences » avec le dirigeant israélien, qui a « commis des erreurs » dans la guerre, selon des extraits publiés mercredi d’une interview à la chaîne CBS.

Des intérêts qui parfois « divergent »

Si JD Vance souligne qu’Israël est un partenaire très proche des Etats-Unis, « il arrive parfois que nos intérêts coïncident parfaitement et parfois qu’ils divergent », affirme-t-il dit dans cet extrait diffusé par la chaîne sur son compte X. L’interview doit être diffusée dimanche. « Ce que j’ai constaté chez le Premier ministre, c’est qu’il défend avec vigueur les intérêts de son pays. Parfois, cela signifie que nous sommes sur la même longueur d’onde, et parfois que nous ne le sommes pas », ajoute-t-il.

La relation entre Donald Trump et le dirigeant israélien s’est nettement tendue ces dernières semaines, le président américain allant jusqu’à lancer à Benyamin Netanyahou qu’il était « complètement fou » lors d’un récent échange téléphonique, selon le site Axios. Le Premier ministre israélien a donné son feu vert à des frappes contre l’Iran ce week-end, en représailles à des tirs de missiles de l’Iran, allant à l’encontre de la volonté du président américain. Les frappes israéliennes massives au Liban contre le Hezbollah ne sont pas non plus appréciées par le locataire de la Maison-Blanche.

« Ils ont été un excellent partenaire à bien des égards, mais nous devons également nous concentrer sur ce qui est dans le meilleur intérêt de l’Amérique, et lorsque nos intérêts divergent, nous devons malheureusement, pour les Israéliens, choisir le camp du peuple américain, ce que nous faisons toujours », poursuit sur CBS le vice-président. Et interrogé pour savoir si le Premier ministre israélien avait commis des erreurs sur la question de l’Iran, il répond : « Ecoutez, il a certainement commis quelques erreurs », tout en se refusant à détailler les

20minutes

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Israël ciblé par des tirs de missiles iraniens, les premiers depuis le cessez-le-feu

by admin9775 8 juin 2026
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Israël a été la cible, dimanche, de tirs de missiles iraniens pour la première fois depuis le cessez-le-feu annoncé le 8 avril. L’armée israélienne a assuré qu’elle poursuivra ses opérations « dans tout le Liban », malgré les menaces de l’Iran de riposter plus largement en cas de nouvelles frappes israéliennes. Estimant que de tels échanges nuisent aux négociations, Trump a dit vouloir demander à Netanyahu de ne pas répliquer.

L’armée israélienne a indiqué, dimanche 7 juin, être la cible de tirs iraniens, pour la première fois depuis le cessez-le-feu annoncé le 8 avril.

Les sirènes d’alerte ont retenti dans de vastes zones du nord et du centre d’Israël, dont les villes de Haïfa, Césarée, Hadera, selon l’armée.

Quelques minutes après son premier communiqué, elle en a diffusé un deuxième, indiquant qu’un « nouveau barrage de missiles a été tiré en direction de l’État d’Israël ».

« À la suite de l’évaluation de la situation (…) les activités éducatives ne peuvent pas avoir lieu », ont dit le ministère de l’Éducation et le Commandement du Front intérieur (branche de l’armée) dans un communiqué conjoint.

L’Iran avait menacé dimanche de s’en prendre à des intérêts américains et israéliens au Moyen-Orient après une frappe israélienne sur la banlieue sud de Beyrouth qui a fait deux morts.

« Tsahal poursuivra ses opérations dans tout le Liban »

L’armée israélienne a dit dimanche avoir intercepté tous les missiles tirés de l’Iran, précisant avoir détecté de nouveaux tirs.

De son côté, l’Iran a averti que ses tirs de missiles sur Israël étaient un « avertissement », prévenant que toute nouvelle agression ferait l’objet d’une « riposte plus forte ».

« L’opération de ce soir est un avertissement. Si de telles agressions se reproduisent, la riposte sera plus large et visera toutes les cibles américano-sionistes de la région » du Moyen-Orient, ont déclaré dans un communiqué les Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de la République islamique d’Iran.

L’Iran avait commis « une grave erreur en choisissant une nouvelle fois la voie du terrorisme », a déclaré le général de brigade Effie Defrin, porte-parole de l’armée israélienne, lors d’une courte allocution télévisée. « Nous ne permettrons pas la poursuite de tirs visant les citoyens de l’État d’Israël ».

L’armée israélienne va poursuivre ses opérations « dans tout le Liban » et « intensifier la pression » sur le mouvement islamiste libanais Hezbollah, a-t-il encore déclaré.

« Nous avons frappé (la banlieue sud de Beyrouth) en réaction aux tirs incessants du Hezbollah sur les localités du nord » d’Israël, a-t-il ajouté.

« Tsahal poursuivra ses opérations dans tout le Liban et intensifiera ses coups portés sur l’organisation terroriste Hezbollah », a-t-il ajouté, « nous ne permettrons pas la poursuite de tirs visant les citoyens de l’État d’Israël ».

« Je vais appeler Bibi tout de suite »

Le président américain Donald Trump a immédiatement déclaré qu’il comptait appeler le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu pour lui demander de ne pas répliquer aux missiles tirés par l’Iran, a rapporté le média Axios.

« Je vais appeler Bibi (le surnom de Netanyahu, NDLR) tout de suite pour lui dire de ne pas riposter. Israël a eu sa frappe et l’Iran a eu sa frappe. On n’a pas besoin d’une autre (frappe) », a déclaré le président américain selon le journaliste d’Axios Barak Ravid, qui dit l’avoir eu au téléphone.

« Nous sommes sur le point de conclure un accord définitif avec l’Iran. Ce sera un bon accord. Je ne veux pas qu’il tombe à l’eau à cause de ce qui se passe actuellement », a-t-il ajouté selon la même source qui a publié le message sur son compte X.

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Dans une autre interview accordée à un journaliste de Fox News, Donald Trump affirme que les frappes iraniennes « ne vont pas aider les négociations ».

AFP

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