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Monde

À la UneMonde

Mexique: les risques politiques pour Claudia Sheinbaum après la mort d’El Mencho

by admin9775 24 février 2026
written by admin9775

Quelque 10 000 militaires ont été déployés au Mexique après la mort d’El Mencho, du chef du cartel Jalisco Nouvelle Génération, dans une opération militaire dimanche 22 février. Des barrages et des attaques attribués à l’organisation criminelle ont été recensés dans presque tous les États mexicains, avant un relatif retour au calme lundi 23 février. Près de 60 personnes sont mortes, d’après un premier bilan du gouvernement. Une opération à haut risque politique pour la présidente de gauche Claudia Sheinbaum.

Premier risque : la présidente mexicaine ne sait pas jusqu’où iront les représailles du cartel. Autre danger : la mort de Nemesio Oseguera, surnommé El Mencho, pourrait fragmenter l’organisation, et même provoquer plus de violence entre narcotrafiquants et contre les habitants.

Enfin, le gouvernement mexicain peut être accusé d’avoir agi sous pression des États-Unis, qui avaient fixé à 15 millions de dollars la récompense pour la capture de ce trafiquant de fentanyl, l’un des plus importants du continent.

« Les forces américaines n’ont pas participé à l’opération »

Claudia Sheinbaum a assuré ce lundi qu’aucun militaire états-unien n’accompagnait les soldats mexicains lors de l’opération.

« Les forces américaines n’ont pas participé à l’opération. Ce qu’il y a eu, c’est un échange de renseignements avec les États-Unis : le gouvernement américain nous a fourni des informations. Mais toute l’opération, y compris sa planification dès le départ, a été menée par les forces fédérales mexicaines, sous la responsabilité du ministère de la Défense nationale. »

Se démarquer de son prédécesseur

Avant elle, l’ancien président Andrés Manuel Lopez Obrador promettait des câlins plutôt que des balles pour lutter contre l’insécurité. Cette politique a été un échec. Alors la nouvelle présidente, élue en 2024, cherche à s’en démarquer. Elle a misé davantage sur le renseignement et sur la coordination entre les forces de sécurité du pays.

Mais malgré la mort d’El Mencho, le chemin sera encore long avant que l’État reprenne le contrôle de tout le territoire.

RFI

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À la UneMonde

Mexique: la mort d’El Mencho, discret baron de la drogue et architecte d’un empire redouté

by admin9775 23 février 2026
written by admin9775

Nemesio Oseguera Cervantes, plus connu sous le nom d’El Mencho, a été tué à l’âge de 59 ans dans une opération de l’armée mexicaine, le dimanche 22 février 2026. Ce chef du cartel Jalisco Nouvelle Génération (CJNG) était l’un des barons de la drogue de mort les plus redoutés dans le pays.

El Mencho était la priorité des autorités mexicaines et américaines dans leur lutte antidrogue, depuis les arrestations des chefs du cartel de Sinaloa, Joaquín « El Chapo » Guzmán et Ismael « El Mayo » Zambada. La DEA, l’agence américaine de lutte contre le trafic de drogue, offrait une récompense allant jusqu’à 15 millions de dollars pour sa capture.

Nemesio Oseguera Cervantes est né dans une famille pauvre de l’État de Michoacán au Mexique en 1966. Il travaille un temps dans les plantations d’avocats, activité exercée par son entourage, avant de commencer sa carrière criminelle en surveillant des champs de pavots et de cannabis pour les cartels dans son adolescence.

C’est en partant aux États-Unis, à San Francisco, qu’il s’implique dans le trafic de drogue avec son frère, notamment d’héroïne, dans les années 1980. Il se fera d’ailleurs arrêter plusieurs fois avant d’être incarcéré pour trois ans dans le Texas. Après avoir purgé sa peine, il sera expulsé au Mexique, où il deviendra… policier dans l’État de Jalisco.

Il délaisse ensuite les forces de l’ordre pour retourner au trafic de drogue, intégrant le Cartel Milenio au sein d’un escadron d’assassins. Il se marie avec Rosalinda González Valencia, l’une des sœurs d’un chef du cartel, permettant ainsi de renforcer sa position au sein de l’organisation.

Dans les années 2000, après l’arrestation du chef du cartel Milenio de l’époque, Armando Valencia Cornelio, et l’arrivée d’un autre cartel concurrent, Los Zetas, le cartel Milenio s’allie alors avec le cartel de Sinaloa pour qui il produit de la méthamphétamine et est un bras armé dans les États de Colima et Jalisco.

D’un petit groupe armé à un cartel transnational

Après l’arrestation du chef du cartel del Milenio, Oscar Nava Valencia, en 2009, le cartel del Milenio explose en plusieurs entités, dont le cartel Jalisco Nouvelle Génération d’abord appelé Los Mata Zetas. Dirigée par El Mencho, la bande criminelle commence par être le bras armé du cartel de Sinaloa dans sa guerre contre les Zetas. L’organisation cartel Jalisco Nouvelle Génération consolide dans les années 2010 son assise dans l’État de Jalisco puis les États alentours.

En août 2012, El Mencho avait déjà été arrêté avant d’être relâché plusieurs heures plus tard à la suite d’un ordre de l’ancien gouverneur de l’État de Jalisco, selon une enquête du journal mexicain El Universal. Les forces de son cartel avaient alors mis en place près de 28 blocus dans la zone de Guadalajara pour intimider les autorités. Le CJNG et El Mencho rompent finalement en février 2013 leur alliance avec le cartel de Sinaloa, qui deviendra au fil des années leur principal concurrent.

Sous son contrôle, le cartel Jalisco Nouvelle Génération était connu pour ses opérations violentes, mais aussi pour son armement sophistiqué s’approchant des capacités d’une armée conventionnelle. En juin 2020, le cartel Jalisco Nueva Generación (CJNG) est accusé de s’être attaqué à l’actuel secrétaire fédéral à la Sécurité publique, Omar García Harfuch, alors chef de la police de la capitale, qui a été blessé. Un mois plus tard, le cartel continuait dans ses démonstrations de force en diffusant une vidéo où l’on voit une centaine d’hommes en tenue militaire avec des armes automatiques et des véhicules blindés lançant des cris d’allégeance à El Mencho.

Une discrétion prudente et des hommages exubérants 

Ces dernières années, le CJNG s’est imposé comme un des plus grands cartels au Mexique opérant dans quasiment tous les États du pays, ainsi qu’en Europe, en Australie et en Asie. El Mencho a notamment pu profiter de la guerre intestine au sein du cartel de Sinaloa depuis la capture d’El Mayo pour grapiller des territoires à ces derniers.

Comme l’ancien dirigeant du cartel de Sinaloa, Ismael « El Mayo » Zambada, Nemesio Oseguera évitait de s’exposer publiquement et peu de photos circulaient de lui. Pourtant celui qui était aussi surnommé « El Señor de los Gallos » bénéficiait d’une aura particulière. Au point que certains artistes lui rendaient hommage publiquement, comme le groupe de musique Los Alegres del Barranco qui avait affiché sur scène le 31 mars 2025 un portrait géant de El Mencho. Dans la localité de Tinaja de Vargas, des festivités El Mencho Fest avaient été organisées en janvier 2025.

Plusieurs rumeurs l’avaient déjà annoncé mort ces dernières années, car El Mencho aurait souffert d’insuffisance rénale.

RFI

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23 février 2026 0 comments
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À la UneMonde

Droits de douane: Donald Trump va imposer une taxe mondiale de 10%

by admin9775 21 février 2026
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La plus haute juridiction des ​États-Unis a jugé, vendredi 20 février, que Donald Trump avait dépassé ses pouvoirs constitutionnels en imposant, en avril 2025, des droits de douane dits « réciproques » sur la quasi totalité des produits entrants dans le pays. Une décision adoptée à six juges contre trois, à laquelle le président américain a immédiatement réagi en dénonçant une « disgrâce » et en annonçant l’imposition d’un nouveau droit de douane « mondial » de 10 %.

La Cour suprême américaine a jugé illégale une grande partie des droits de douane imposés par Donald Trump. Les juges estiment que le président américain a dépassé les pouvoirs que lui confère la Constitution en invoquant une urgence économique.

En réaction à la décision de la Cour suprême, Donald Trump a annoncé, lors d’une conférence de presse, qu’il signerait vendredi un décret imposant un nouveau droit de douane « mondial » de 10 %. Il a jugé la décision des juges « profondément décevante » et parlant d’une « honte absolue ». Il a accusé la Cour d’avoir cédé à des « influences étrangères » et assuré que son administration utiliserait des « alternatives » pour imposer de nouvelles taxes.

Donald Trump a annoncé qu’il allait imposer vendredi un nouveau droit de douane mondial de 10%, en réponse à la décision de la Cour suprême qui a jugé illégale une bonne partie des surtaxes douanières qu’il avait décidées depuis son retour à la Maison Blanche.

« Aujourd’hui (vendredi), je vais signer un décret pour imposer un droit de douane mondial de 10% (…), qui va s’ajouter à nos droits de douane normaux déjà en vigueur », a affirmé le président américain. Donald Trump a également estimé que la décision défavorable de la Cour suprême le rendait en fait « plus puissant » en termes de réglementation du commerce et de droits de douane.

Il a également suggéré que la plupart des accords commerciaux récemment négociés par les Etats-Unis restaient valides. « L’accord avec l’Inde est toujours valable », a pris en exemple Donald Trump lors d’une conférence de presse. « Tous les accords » restent valides, « nous allons juste le faire différemment », a-t-il ajouté,

Il a aussi estimé que la question du remboursement des droits de douane jugés illégaux allait occuper les tribunaux pendant des années. « Nous allons passer les cinq prochaines années devant les tribunaux » a considéré le président américain, en soulignant que la question n’était « pas abordée » dans la décision de la plus haute juridiction du pays.

Le vice-président américain JD Vance a qualifié vendredi la Cour suprême d’« hors la loi » après que cette dernière a jugé illégale une grande partie des droits de douane de Donald Trump. « La Cour est purement et simplement hors la loi. Et cela aura pour seul effet de compliquer la tâche du président qui souhaite protéger les industries américaines », a-t-il écrit sur X.

Le ministre de l’Economie français, Roland Lescure, a indiqué vendredi que le déficit commercial américain est resté très important l’année dernière montrant que les droits de douane ne sont « peut-être pas la recette magique qu’on espérait ». La décision de la Cour suprême des Etats-Unis montre que les droits de douane « étaient pour le moins sujets à débat », a-t-il commenté au micro de RTL.

Les droits de douane collectés par les autorités américaines et visés par la décision de la Cour suprême ont dépassé 130 milliards de dollars en 2025, selon des analystes.

Le gouverneur de Californie, Gavin Newsom, a réclamé vendredi que l’administration Trump émette des chèques de remboursement aux familles et aux entreprises américaines, après que la Cour suprême a jugé illégale une bonne partie des droits de douane imposés par le président.

« Il est temps de payer l’addition, Donald. Ces droits de douane n’étaient rien d’autre qu’une ponction illégale qui a fait grimper les prix et pénalisé les familles de travailleurs, pour que tu puisses démolir des alliances de longue date », a-t-il lancé. « Chaque dollar prélevé illégalement doit être remboursé immédiatement – avec les intérêts. Rends l’argent! », a-t-il ajouté.

L’Union européenne dit analyser la décision « avec attention ». La Commission européenne attend des éclaircissements de l’administration américaine et réaffirme son attachement à des droits de douane faibles et prévisibles.

RFI

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Corée du Sud: l’ex-président Yoon Suk-yeol condamné à la prison à vie pour avoir dirigé une insurrection

by admin9775 19 février 2026
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L’ex-président sud-coréen Yoon Suk-yeol a été déclaré coupable, jeudi 19 février, d’avoir dirigé une insurrection, en imposant brièvement la loi martiale et en envoyant l’armée au Parlement en décembre 2024. « Concernant l’accusé Yoon Suk-yeol, le crime de direction d’une insurrection est établi », a déclaré en lisant son verdict le juge Ji Gwi-yeon, du tribunal du district central de Séoul. Il a été condamné à la prison à perpétuité. 

« Nous condamnons Yoon à la prison à vie » pour avoir mené une insurrection, a déclaré le juge Ji Gwi-yeon, du tribunal central du district de Séoul, en lisant son verdict, jeudi 19 février. L’ancien dirigeant conservateur a donc échappé à la peine capitale, qui avait été requise par le parquet, même si aucune exécution n’a eu lieu en Corée du Sud depuis 1997.

Yoon Suk-yeol est le cinquième chef d’État sud-coréen condamné par la justice depuis 1996, mais il y a de fortes chances que sa peine ne soit pas entièrement exécutée, précise notre correspondant à Séoul, Célio Fioretti. Si la Corée du Sud n’hésite pas à condamner ses chefs d’État, elle est aussi connue pour les gracier ou réduire leurs peines quelques années plus tard sous l’impulsion d’un nouveau gouvernement.

Malgré la décision rendue par la justice, la société sud-coréenne est encore profondément divisée. Le Parti conservateur, duquel l’ex-président est issu, lui reste en grande partie fidèle. Et certains appellent déjà à son retour dans la vie politique.

Dans une allocution surprise le soir du 3 décembre 2024, Yoon Suk-yeol avait déclaré la loi martiale et ordonné à l’armée d’investir l’Assemblée nationale. Un nombre suffisant de députés avait toutefois réussi à se faufiler dans l’hémicycle cerné par les soldats et à voter une résolution contre ce coup de force, obligeant le président d’alors à faire marche arrière.

Le régime civil n’avait finalement été suspendu que six heures, mais ce coup de force a déclenché une profonde et longue crise politique dans le pays. Yoon Suk-yeol, qui comparaissait détenu, avait déjà été destitué en avril pour ces faits.

Des anciens ministres aussi condamnés

Âgé de 65 ans, Yoon Suk-yeol est au cœur de plusieurs autres procès. Il a toujours nié tout méfait, affirmant avoir agi pour « préserver la liberté » et restaurer l’ordre constitutionnel contre ce qu’il a qualifié de « dictature législative » de l’opposition, qui domine le Parlement et bloquait ses projets.

Il avait déjà été condamné à cinq ans d’emprisonnement pour des faits moins graves liés à son coup de force. D’anciens collaborateurs, en poste au moment de sa décision choc, se sont aussi vu infliger des peines de prison, ou attendent leur jugement.

Déclaré coupable par le tribunal, l’ex-ministre de la Défense Kim Yong-hyun a été condamné à 30 ans de prison. Fin janvier, l’ex-Premier ministre Han Duck-soo a écopé de 23 ans d’incarcération (contre quinze requis) et le ministre de l’Intérieur de l’époque, Lee Sang-min, a été condamné à sept ans de prison la semaine dernière, pour leur rôle dans ce scandale.

RFI

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À la UneMonde

Inondations: des crues record et «généralisées» dans l’ouest de la France

by admin9775 15 février 2026
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Ponts fermés, digues submergées et évacuations de quelques centaines d’habitants… Des villages en bord de Garonne se sont retrouvés samedi « totalement isolés » face à la montée des eaux, dans un contexte de crue « généralisée » et record en France selon Vigicrues. 

Après une succession d’intempéries cette semaine, dont la violente tempête Nils, la Gironde et le Lot-et-Garonne ont été maintenus ce week-end en vigilance rouge pour les crues, avec une dizaine de départements en vigilance orange sur une large frange ouest du pays, de l’Ille-et-Vilaine à l’Ariège, et environ 60 en vigilance jaune.

À cela s’ajoutent trois autres alertes météorologiques : une vigilance orange aux vents forts pour l’Aude, les Pyrénées-Orientales et la principauté d’Andorre ; une vigilance orange neige-verglas dimanche pour une quinzaine de départements de la moitié nord du pays, notamment en région parisienne et dans les Hauts-de-France ; et une vigilance orange aux avalanches dans les Pyrénées dimanche.

Nous sommes dans une situation en France de crues majeures généralisées. Il est un peu trop tôt pour dire si oui ou non, c’est le changement climatique qui opère depuis un mois et demi sur cette recrudescence de perturbations.

Corentin Perrot, prévisionniste chez Météo FranceLucile Gimberg

Pour les cours d’eau en vigilance orange ou rouge, « des débordements importants et majeurs sont en cours ou attendus dans les prochaines 24 heures », selon le service d’informations Vigicrues.

Une lente décrue s’amorce

À Bourdelles (90 habitants) près de La Réole, en Gironde, la Garonne est sortie de son lit, avec de l’eau à perte de vue, a constaté samedi un journaliste de l’AFP. « Il y a des villages qui sont totalement isolés », a déclaré l’adjudant-chef Olivier Konrad, adjoint à la Brigade nautique d’Arcachon, chargée de patrouiller et d’évacuer les habitants concernés, qui sont néanmoins rompus aux crues, notamment après celle de 2021.   

« Ils ont l’habitude. (…) Mais là, par rapport à hier (vendredi), l’eau a encore bien pris un bon mètre » de hauteur, a-t-il expliqué, avec 9,70 mètres mesurés samedi après-midi à La Réole. « Les niveaux d’eau ont atteint un plateau » sur la Garonne en Gironde, selon la préfecture, qui s’attend à un pic dimanche vers 6h00 du matin à La Réole. Les autorités ont fait état d’environ 80 personnes évacuées en Gironde.

Je suis devant ma fenêtre de mon bureau et là, je vois en fait un océan. Cette Garonne qui fait d’habitude 30 mètres… Là, on voit de l’eau à perte de vue. Des centaines d’hectares…

01:19

Témoignage du maire de La RéoleLucile Gimberg

En amont, dans le Lot-et-Garonne, des évacuations « préventives », liées à des « fragilités sur les digues », ont concerné samedi 590 personnes, selon la préfecture, portant le total des évacués à 1 500 dans le département. À Tonneins (Lot-et-Garonne), une crue de 9,58 mètres a été observée, supérieure à celle de 2021 (9,51 m) mais loin du record de 1930 (10,72 m), avant de refluer à 9,44 mètres vers 20h00 samedi, début de « décrues lentes » selon la préfecture.

Cette photographie aérienne montre la Garonne en crue inondant un quartier résidentiel de Tarn-et-Garonne, dans le sud-ouest de la France, le 13 février 2026, après le passage de la tempête Nils.
Cette photographie aérienne montre la Garonne en crue inondant un quartier résidentiel de Tarn-et-Garonne, dans le sud-ouest de la France, le 13 février 2026, après le passage de la tempête Nils. AFP – CHRISTOPHE ARCHAMBAULT

Un phénomène exceptionnel qui risque d’être de plus en plus fréquent

La situation est exceptionnelle dans son ampleur et sa durée, explique Jean-Marie Coulomb, adjoint opérationnel au service central de Vigilance des crues. « Le phénomène que l’on vit actuellement est exceptionnel. D’abord par rapport à l’étendue géographique jamais atteinte depuis la création de la vigilance crues en 2006, puisque, au plus fort de la crue, cela a touché 88 départements en France, donc 88 départements avec des cours d’eau qui débordent », indique-t-il.

« Et puis l’autre critère, c’est la durée de cette crue, puisque depuis mi-janvier, nous sommes avec des cours d’eau qui sont en vigilance orange ou plus sans discontinuer. Les sols sont complètement saturés, c’est-à-dire qu’ils ne sont plus en capacité d’absorber l’eau qui tombe sous les phénomènes pluvieux. Le record de 1959 est battu », poursuit Jean-Marie Coulomb. « Nous avons un taux d’humidité qui est le plus fort jamais atteint jusqu’à présent. Et par ailleurs, nous avons, puisqu’il pleut depuis un certain temps, des niveaux dans les cours d’eau qui sont très élevés. Ce qui signifie que, à la moindre pluie, à la moindre reprise de pluie, nous allons avoir à nouveau des débordements ou l’entretien des crues existantes qui sont déjà en cours. »

Nous, à ce stade, dans le réseau Vigicrues, toutes les équipes sont mobilisées, concentrées sur la gestion de l’épisode en cours. On peut constater aujourd’hui peut-être par endroits un certain nombre d’améliorations, mais globalement, l’épisode de crue n’est pas du tout fini…

Jean-Marie Coulomb, adjoint opérationnel de VigicruesLucile Gimberg

Toutefois, Jean-Marie Coulomb prévient que les épisodes de crue risquent d’être de plus en plus nombreux. « Les climatologues nous disent que nous allons avoir probablement des phénomènes extrêmes de plus en plus nombreux, que ce soit des épisodes de crues ou des épisodes de sécheresse. D’ailleurs, on constate effectivement, dans les crues les unes après les autres, que l’on a des durées plus longues, des intensités de crues plus importantes », déclare-t-il.

RFI

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À la UneMonde

Les États-Unis autorisent cinq géants pétroliers à reprendre leurs opérations au Venezuela

by admin9775 13 février 2026
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Dans un document publié sur le site du ministère des Finances, les groupes britanniques BP et Shell, l’italien Eni et l’espagnol Repsol sont autorisés à travailler dans le secteur du pétrole et du gaz au Venezuela, aux côtés de l’américain Chevron, qui avait pu y maintenir une activité sous dérogation.

La licence autorise ces groupes à faire des affaires avec l’entreprise nationale PDVSA et les sociétés affiliées. Elle précise que les contrats seront régis par les lois américaines « et que tout litige (…) sera réglé aux États-Unis ».

Les paiements doivent transiter par des comptes approuvés par le Trésor américain.

Une autre licence, publiée en même temps, autorise les nouveaux investissements, par exemple pour explorer de nouveaux champs pétroliers ou développer des activités existantes.

Depuis l’opération militaire américaine qui a permis début janvier l’enlèvement du président vénézuélien Nicolas Maduro, le président américain Donald Trump veut relancer l’exploitation des ressources pétrolières et gazières vénézuéliennes sous son propre patronage. Il a promis que les deux pays se partageraient les bénéfices.

Le ministre américain de l’Énergie, Chris Wright, était cette semaine au Venezuela où il a promis une « augmentation spectaculaire » de la production de pétrole.

En parallèle, le ministère des Finances, qui gère les sanctions économiques, lève par étapes l’embargo mis en place en 2019 par lesÉtats-Unis sur l’or noir du pays.

Cet embargo est « pour l’essentiel terminé », a affirmé Chris Wright mercredi.

À chaque fois qu’il lève des freins au commerce du pétrole vénézuélien, le gouvernement américain prend soin de fixer des conditions pour éviter que les transactions servent des intérêts en Russie, en Iran, en Corée du Nord, à Cuba ou encore en Chine.

Chevron était la seule multinationale du pétrole qui avait pu conserver la licence lui permettant d’opérer au Venezuela après le retour de Donald Trump au pouvoir l’an dernier.

Le Venezuela dispose des plus grandes réserves pétrolières prouvées de la planète avec plus de 303 milliards de barils.

RFI

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États-Unis: les opérations anti-immigration vont «prendre fin» à Minneapolis, annonce Tom Homan

by admin9775 12 février 2026
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L’émissaire de Donald Trump à Minneapolis, Tom Homan, a annoncé ce jeudi 12 février la fin des opérations de la police de l’immigration dans cette ville du nord des États-Unis. « J’ai proposé, et le président Trump a accepté, de mettre fin à cette opération », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse. « Une réduction significative des effectifs policiers est déjà en cours cette semaine et se poursuivra la semaine prochaine », a-t-il ajouté.

Tom Homan, le Monsieur immigration de la Maison Blanche, s’est exprimé lors d’une conférence de presse et a confirmé la fin des opérations d’expulsions de migrants en cours dans l’État américain du Minnesota. Plusieurs milliers d’agents de la police de l’immigration avaient été déployés depuis décembre dans la ville de Minneapolis. De nombreuses arrestations, détentions et expulsions ont eu lieu. Et deux citoyens américains, Renee Good, le 7 janvier et Alex Pretti, le 24 janvier, sont morts, suscitant une indignation nationale. Ces opérations avaient également déclenché des manifestations de masse.

L’émissaire de Donald Trump à Minneapolis Tom Homan, a dit avoir proposé au président américain « que cette opération prenne fin ». « Une réduction significative des effectifs policiers est déjà en cours cette semaine et se poursuivra la semaine prochaine », a-t-il ajouté. Il a évoqué la possibilité d’un déploiement des agents ailleurs, sans donner plus de précisions : « La semaine prochaine, nous allons redéployer les agents ici présents, qui retourneront dans leurs commissariats d’origine ou dans d’autres régions du pays où leur présence est nécessaire. Mais nous continuerons à faire appliquer la loi sur l’immigration », a-t-il déclaré.

Tom Homan a précisé qu’il allait rester à Minneapolis « un peu plus longtemps » pour superviser la fin de l’opération. « Un petit nombre de personnel restera sur place pendant un certain temps pour finaliser l’opération et transférer le commandement et le contrôle au bureau local, ainsi que pour s’assurer que l’activité des agitateurs continue de diminuer », a-t-il ajouté.

Il y a une semaine, Tom Homan avait déjà annoncé le retrait immédiat de 700 policiers de l’immigration.

Les démocrates de l’opposition demandent de vastes réformes du fonctionnement de ICE, notamment la fin des patrouilles volantes, l’interdiction pour les agents de dissimuler leur visage, et l’obligation d’obtenir un mandat judiciaire avant l’arrestation d’un migrant.

RFI

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Canada: neuf morts dans une fusillade dans et autour d’un collège-lycée de l’ouest du pays

by admin9775 11 février 2026
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Le drame s’est produit à Tumbler Ridge, une localité de 2 300 habitants située dans la province de la Colombie-Britannique, à un peu plus de 1000 kilomètres au nord-est de Vancouver. Le tireur présumé a lui aussi été retrouvé mort, apparemment des suites d’une blessure qu’il se serait infligée.

Des tirs dans un collège-lycée et dans une résidence située à proximité ont fait neuf morts, mardi 10 février, dans une région isolée de l’ouest du Canada, a indiqué la police, qui a précisé que l’auteur des coups de feu avait été retrouvé mort. Cette attaque s’est déroulée à Tumbler Ridge, une petite ville de 2 300 habitants au pied des montagnes Rocheuses, dans la province de Colombie-Britannique.

Au total, 27 personnes ont été blessées, dont deux grièvement et 25 autres plus légèrement, a indiqué la Gendarmerie royale du Canada dans un communiqué. Selon plusieurs médias canadiens, l’auteur des tirs était une femme, mais dans l’immédiat la police, qui a donné une conférence de presse en fin de journée, a refusé de divulguer le moindre détail sur l’identité du suspect.

Les tueries sont rares au Canada, mais il s’agit de la seconde en Colombie-Britannique en moins d’un an. En avril 2025, onze personnes avaient été tuées à Vancouver par un homme qui avait foncé avec son camion dans une foule qui célébrait un festival culturel philippin.

D’après les premières déclarations policières, la première alerte reçue en début d’après-midi concernait un tireur actif à l’école secondaire de Tumbler Ridge. Arrivées sur les lieux, les forces de l’ordre ont découvert, en fouillant l’établissement, six personnes qui avaient été abattues, sans compter le suspect. Une septième personne blessée par balle à l’école est décédée durant son transport à l’hôpital. Par la suite, la police « a identifié un second lieu présumé lié à l’incident, où deux autres victimes ont été retrouvées mortes dans une résidence », selon un communiqué. Quant au suspect, il serait mort après « une blessure qu’il se serait infligée ».

Le premier ministre Mark Carney « bouleversé »

Dans un message publié sur X, le Premier ministre Mark Carney s’est dit « bouleversé » par cette « terrible fusillade ». « Je me joins aux Canadiennes et aux Canadiens pour exprimer ma sympathie à ceux dont la vie a été bouleversée à jamais aujourd’hui, et pour saluer le courage et l’altruisme des premiers intervenants qui ont risqué leur vie pour protéger leurs concitoyens », a-t-il ajouté.

« C’est une chose dont on pense qu’elle n’arrivera jamais », a pour sa part déclaré sur la chaîne publique CBC Shelley Quist, une habitante de Tumbler Ridge et mère d’un élève de l’école. « Je ne vais pas le quitter des yeux pendant un moment maintenant », a-t-elle ajouté à propos de son fils Darian, qui est sain et sauf.

La municipalité de la ville a expliqué dans un communiqué, qu’« aucun mot ne pouvait exprimer la douleur que notre communauté ressent ce soir ». « C’était une situation évoluant rapidement et de manière dynamique, et la coopération rapide de l’école, des premiers intervenants et des habitants a joué un rôle crucial dans notre intervention », a déclaré Ken Floyd, un responsable de la police qui décrit comme « épouvantable » la scène que les forces de l’ordre ont trouvé à leur arrivée dans l’école. « Cette journée a été incroyablement difficile et éprouvante sur le plan émotionnel pour notre communauté », a-t-il ajouté.

Dans l’après-midi, la fusillade a forcé le confinement des résidents de Tumbler Ridge et des environs. La ville est connue pour son tourisme de plein air, avec la proximité des montagnes et un parc géologique. En fin d’après-midi, la police « a mis fin à l’alerte d’urgence à Tumbler Ridge. [Elle] ne pense pas qu’il y ait des suspects en fuite ni de menace pour le public », a déclaré sur X la ministre de la Sécurité publique de la province.

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États-Unis: vifs échanges au Congrès sur les violences et les opérations des agences chargées de l’immigration

by admin9775 10 février 2026
written by admin9775

Une audition sous haute tension s’est tenue au Congrès américain mardi 10 février, opposant élus démocrates et responsables d’agences fédérales sur les violences liées aux opérations migratoires et la stratégie menée depuis le retour de Donald Trump au pouvoir.

Les chefs de trois agences chargées du contrôle de l’immigration aux tats-Unis ont défendu mardi au Congrès leur bilan depuis le retour au pouvoir de Donald Trump, lors d’échanges parfois virulents avec des élus démocrates qui ont condamné les politiques répressives du président républicain.

En ouverture de l’audition, l’élu démocrate Bennie Thompson a dénoncé la violence des agents fédéraux déployés dans le pays. Il a cité la mort de Renee Good et d’Alex Pretti, tués à Minneapolis, ainsi que d’autres personnes blessées ailleurs, comme Marimar Martinez à Chicago. Tous auraient été, selon lui, « faussement accusés » de troubles à l’ordre public.

Les démocrates accusent, les agences se défendent

Bennie Thompson a mis en cause l’attitude de l’administration Trump dans le traitement de ces affaires. « Une fois encore, l’administration Trump a tenté de rejeter la responsabilité sur Mme Martinez, la victime », a-t-il souligné. Il a rappelé que les procureurs avaient finalement abandonné les poursuites contre elle, « lorsqu’il est apparu clairement que les preuves contredisaient les faux témoignages des gardes-frontières ».

Face aux élus, les responsables des trois agences chargées du contrôle de l’immigration n’ont présenté aucune excuse, préférant défendre leur bilan.

Le chef de la police aux frontières (CBP), Rodney Scott, a affirmé que son agence avait œuvré à un changement radical de politique. « Au cours de l’année écoulée, le CBP s’est employé à reconstruire une frontière qui avait été délibérément détruite », a-t-il déclaré, accusant les politiques d’ouverture menées sous l’administration Biden d’avoir affaibli le contrôle frontalier. Il a évoqué une frontière devenue, selon lui, « une ligne géographique floue », exploitée par des nations hostiles et des cartels.

Selon les responsables auditionnés, les entrées illégales n’auraient jamais été aussi basses depuis le retour de Donald Trump au pouvoir. Le chef par intérim de la police de l’immigration (ICE), Todd Lyons, a de son côté affirmé que 475 000 expulsions avaient été réalisées en 2025. « Le président nous a chargés d’effectuer des expulsions en masse, et nous accomplissons cette mission », a-t-il déclaré.

Des accusations croisées et un climat explosif

Les échanges ont rapidement dégénéré en affrontement politique. Les démocrates ont multiplié les critiques contre des méthodes jugées répressives, voire illégales du président républicain. Un élu démocrate de New York a ainsi établi un parallèle entre certaines pratiques fédérales et celles de polices secrètes de régimes fascistes. À l’inverse, un élu républicain du Texas a dénoncé le manque de soutien des villes dirigées par les démocrates à des forces fédérales confrontées, selon lui, à des menaces de mort.

Au cœur des débats figurent les vastes opérations menées ces dernières semaines dans plusieurs villes, notamment à Minneapolis, où des milliers d’agents fédéraux ont procédé à des descentes pour interpeller des personnes en situation irrégulière. Ces opérations ont provoqué de fortes tensions locales et des manifestations d’habitants opposés à leur présence.

La mort par balle, à moins de trois semaines d’intervalle, de Renee Good et d’Alex Pretti, tous deux âgés de 37 ans, lors d’interventions d’agents fédéraux, a suscité une vague d’émotion à travers le pays et ravivé les appels démocrates à une réforme en profondeur des pratiques de l’ICE.

RFI

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À la UneMonde

États-Unis: l’onde de choc politique des événements de Minneapolis

by admin9775 28 janvier 2026
written by admin9775

Washington est secoué par une onde de choc politique trois jours après la mort d’Alex Pretti à Minneapolis, tué par des agents de la police aux frontières (ICE). Les républicains demandent des comptes, les démocrates menacent de bloquer le budget des agences de maintien de l’ordre. Et pourquoi pas, même si c’est voué à l’échec, lancer une procédure de destitution contre Kristi Noem, la ministre chargée de la Sécurité intérieure.

Le camp républicain s’inquiète et réclame des explications. Au moins une demi-douzaine de sénateurs républicains demandent une enquête approfondie, une convocation des responsables d’ICE, de la police aux frontières. Une demi-douzaine, cela n’a l’air de rien, mais c’est déjà beaucoup plus d’agitation que d’habitude au sein du parti de Donald Trump. On avait par exemple presque rien entendu au moment de l’enlèvement de Nicolas Maduro, quelques commentaires feutrés sur le Groenland.

Cette fois, c’est plus compliqué, parce que ce sont aussi les élections de mi-mandat qui sont en train de se jouer. Et comme le disent plusieurs analystes politiques, ces images vont peser contre les candidats républicains, en particulier dans le Minnesota. Il y a déjà une défection majeure. Un avocat républicain qui s’était lancé dans la course au poste de gouverneur abandonne, ne se sent plus en phase avec la politique sécuritaire de son parti.

Dans les sondages, même dans l’électorat qui approuve la politique migratoire de la Maison Blanche, 60 % des sondés estiment que les agissements des agents fédéraux vont beaucoup trop loin.

Les démocrates mobilisés pour bloquer une partie du budget au Congrès

Les démocrates lancent donc une offensive sur le budget au Congrès. C’est leur seule arme et ils sont en train de se mobiliser pour bloquer une partie des fonds dévolus à la sécurité intérieure. Ils s’apprêtaient à voter ce budget et puis il y a eu la mort d’Alex Pretti.

L’admnistration Trump est en mauvaise posture et les démocrates estiment qu’ils ont l’opinion avec eux. Ce qu’ils réclament : des mandats obligatoires de la justice pour réaliser des descentes anti-immigration, la fin du port du masque pour les agents fédéraux et la coopération obligatoire entre le ministère de la Sécurité intérieure et les autorités locales lorsque des drames comme celui de Minneapolis se produisent. En clair, les démocrates demandent qu’en cas d’incident ou de bavure, la police locale puisse avoir accès aux éléments de l’enquête.

On est parti pour un bras de fer jusqu’à vendredi soir, la date limite. Et s’il n’y a pas de consensus, on se dirige vers un shutdown partiel puisqu’une partie des agences fédérales ne sont pas financées. Mais attention, si on parle d’ICE par exemple, le budget de base de cette agence a été gonflé dans le cadre de la loi fiscale qui est passée l’an dernier avec 75 milliards de dollars. Donc, ICE pourrait aller chercher dans ce trésor de guerre pour continuer de fonctionner.

RFI

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