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Province

À la UneProvince

Sud-Kivu : accalmie relative dans la plaine de la Ruzizi malgré les tensions récentes

by admin9775 18 mars 2026
written by admin9775

La situation sécuritaire est revenue à un calme relatif ce mercredi dans la plaine de la Ruzizi et sur les moyens plateaux du territoire d’Uvira, dans le Sud-Kivu, au lendemain de tensions limitées signalées sur certaines lignes de front.

Selon plusieurs sources locales, ces tensions ont été largement amplifiées par une vague de désinformation diffusée sur les réseaux sociaux, impliquant des influenceurs, certaines plateformes numériques et des médias réputés proches de la rébellion de l’AFC/M23.

Sur le terrain, les Forces armées de la République démocratique du Congo appuyées par les groupes Wazalendo maintiennent leurs positions dans plusieurs localités stratégiques, notamment à Kirungu avec une présence qui s’étend jusqu’à Biliba, sans qu’aucun mouvement de repli ne soit observé

Des sources militaires dans la zone indiquent que les forces loyalistes restent en état d’alerte maximale face à toute éventualité, soulignant leur détermination à contenir toute tentative d’escalade attribuée aux rebelles du AFC/M23, régulièrement accusés par Kinshasa de bénéficier du soutien du Rwanda.

Malgré cette accalmie apparente, la situation demeure fragile et imprévisible dans cette zone stratégique du Sud-Kivu, où les populations locales restent dans l’attente d’une stabilisation durable après plusieurs épisodes de tensions amplifiés par la guerre de l’information.

Les autorités militaires assurent toutefois que les dispositifs sécuritaires restent renforcés afin de prévenir toute dégradation rapide de la situation sur ces lignes de front sensibles.

Par Pascal Kabeya
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À la UneProvince

RDC : intensification des combats à l’Est sur fond d’implication rwandaise présumée

by admin9775 17 mars 2026
written by admin9775

La situation sécuritaire continue de se dégrader dans l’est de la République démocratique du Congo, où de nouveaux affrontements, mouvements de troupes et changements de contrôle territorial sont signalés aussi bien dans le Nord-Kivu que dans le Sud-Kivu, sur fond d’accusations persistantes de présence de troupes rwandaises opérant sous couvert de la rébellion du AFC/M23

Ce mardi, des détonations d’armes lourdes et des explosions ont été entendues aux abords de Sange, dans la plaine de la Ruzizi, en territoire d’Uvira, ravivant les inquiétudes d’une extension du conflit vers le Sud-Kivu, alors que plusieurs sources locales évoquent une montée en puissance des forces rebelles appuyées, selon Kinshasa, par le Rwanda

Dans le territoire de Masisi, le village de Malemo est de nouveau passé sous contrôle des rebelles après un bref retour des groupes d’autodéfense Wazalendo qui n’auront tenu la position que trois jours, illustrant la capacité de projection rapide des forces adverses et l’intensité des combats dans cette zone stratégique

Dans le territoire de Lubero, plusieurs sources concordantes signalent depuis plus de deux semaines des mouvements continus de véhicules transportant hommes et équipements militaires dans les localités de Mbingi et Bunyatenge, des renforts qui se sont intensifiés après un meeting organisé à Kipese et qui, selon des sources sécuritaires, pourraient correspondre à des préparatifs d’offensives coordonnées contre les positions des Forces armées de la République démocratique du Congo et des groupes Maï-Maï, notamment dans le groupement de Kanyabayonga

Les mêmes sources évoquent également des risques d’attaques imminentes contre des centres importants du sud de Lubero, dont Musienene et Lubero-centre, ce qui alimente une inquiétude grandissante parmi les populations civiles, en particulier les déplacés récemment retournés dans leurs villages

Dans le territoire de Walikale, les positions rebelles ont été renforcées dans les localités de Kashebere et Kibati, où des convois de camions transportant hommes et munitions ont été observés dans la nuit du 15 mars, avant un déploiement vers des zones jugées stratégiques, renforçant davantage le dispositif militaire dans cette partie du Nord-Kivu

Parallèlement, dans les hauts plateaux d’Uvira, la localité de Mitamba, dans la chefferie des Bavira, serait passée sous le contrôle du groupe armé Twirwaneho, ce qui laisse apparaître une stratégie d’encerclement progressif et de multiplication des axes de pression autour d’Uvira

Sur le plan politique et sécuritaire, les autorités de Kinshasa continuent de dénoncer la présence de militaires du Rwanda opérant aux côtés du AFC/M23, une implication que Kigali rejette régulièrement, mais qui reste au cœur des tensions régionales et des analyses de plusieurs observateurs sur la dynamique actuelle du conflit

Dans ce contexte, la progression des rebelles, la consolidation de leurs positions et la multiplication des fronts actifs font craindre une nouvelle phase d’escalade militaire dans l’est de la République démocratique du Congo, avec des conséquences humanitaires potentiellement lourdes pour les populations déjà éprouvées par des années de violences

Par Marc Kabido, correspondant à Uvira
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Attaque de sites miniers à Muchacha : le gouvernement de la République démocratique du Congo condamne une offensive attribuée à l’État islamique

by admin9775 16 mars 2026
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Le gouvernement de la République démocratique du Congo a condamné avec fermeté l’attaque armée perpétrée dans la nuit du 11 au 12 mars 2026 contre des sites miniers situés dans le périmètre de Muchacha, en territoire de Mambasa, dans la province de l’Ituri.

Dans un communiqué officiel, les autorités congolaises indiquent que cette attaque, revendiquée par l’État islamique et attribuée à des combattants des Forces démocratiques alliées (ADF), a causé plusieurs pertes en vies humaines, incendié des installations minières et provoqué le déplacement de populations civiles.

Le gouvernement a présenté ses condoléances aux familles des victimes et exprimé sa compassion aux habitants du territoire de Mambasa, durement touchés par cette nouvelle tragédie. Il a également réaffirmé la solidarité nationale envers les communautés affectées.

Les FARDC poursuivent les opérations militaires

Dans le même communiqué, l’exécutif salue l’engagement des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), qui poursuivent leurs opérations militaires afin de neutraliser les groupes armés actifs dans la région et de rétablir durablement l’autorité de l’État.

Selon les autorités, plusieurs opérations ont été menées récemment dans la province de l’Ituri. Dans le territoire de Mambasa, l’armée affirme avoir détruit plusieurs bastions attribués aux ADF et récupéré d’importantes quantités d’explosifs.

Par ailleurs, dans le territoire de Djugu, les forces armées disent avoir neutralisé des éléments de la milice Convention pour la Révolution populaire associée à Thomas Lubanga, tout en saisissant plusieurs armes.

Des installations minières pillées

Parmi les entités touchées figure la société minière MCC Ressources SARL, entreprise de droit congolais opérant conformément aux normes nationales et de l’OHADA. Ses installations auraient été pillées et incendiées lors de l’attaque.

Dans une correspondance adressée au gouverneur militaire de l’Ituri, la direction de l’entreprise a indiqué qu’elle avait procédé à l’évacuation préventive de son personnel plusieurs semaines avant l’attaque, en raison de la dégradation de la situation sécuritaire dans l’est du pays.

Selon l’entreprise, l’incursion d’hommes armés dans la cité de Muchacha a provoqué des actes de pillage et de sabotage, sans toutefois faire de victimes parmi ses employés.

Suspension des activités minières

Face aux risques sécuritaires élevés, MCC Ressources SARL a annoncé la suspension de toutes ses activités minières dans les sites de Muchacha/Mavuvu à partir du 12 mars, et ce jusqu’à nouvel ordre.

L’entreprise souligne que la sécurité de ses employés et partenaires demeure une priorité, tout en précisant suivre de près l’évolution de la situation afin d’envisager une reprise progressive de ses opérations lorsque les conditions le permettront.

Une insécurité persistante malgré l’état de siège

Cette attaque intervient dans un contexte sécuritaire toujours fragile dans l’Ituri, où l’état de siège est en vigueur depuis près de cinq ans. Malgré les opérations militaires et la coopération sécuritaire avec l’Ouganda, plusieurs groupes armés continuent d’opérer dans cette région riche en ressources minières.

Par José Lumbala, correspondant à Bunia
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Lualaba : plusieurs morts dans un éboulement à la carrière « Safi » à Kakanda

by admin9775 13 mars 2026
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Un drame est survenu mercredi 11 mars dans la cité de Kakanda, située dans le territoire de Lubudi (Lualaba). Un éboulement de terre dans la carrière minière dénommée « Safi » a coûté la vie à plusieurs creuseurs artisanaux qui y opéraient clandestinement.

Le bilan exact reste encore difficile à établir, mais des sources locales sur place confirment que plusieurs corps ont été tirés des décombres. L’accident s’est produit dans une concession appartenant à une entreprise minière locale, mais actuellement envahie par des exploitants artisanaux.

Selon les premiers témoignages recueillis, les victimes travaillaient dans des galeries de fortune, creusées sans aucune étude technique préalable ni dispositif de soutènement. Ces creuseurs « clandestins » bravent quotidiennement le danger pour extraire des minerais, principalement du cuivre et du cobalt, dans des zones pourtant interdites au public.

« Ils travaillent dans des conditions extrêmement dangereuses, sans aucun équipement de protection ni mesure de sécurité. La fragilité du sol, accentuée par les activités de creusage désordonnées, rend ces accidents presque inévitables », déplore un acteur de la société civile locale.

Circonstances encore floues

Jusque ce jeudi 12 mars, les circonstances précises ayant conduit à cet éboulement ne sont pas encore formellement déterminées. Les autorités locales et les responsables de l’entreprise minière propriétaire de la concession ne se sont pas encore exprimés officiellement sur l’ampleur du sinistre.

Les opérations de secours, souvent menées par les autres creuseurs avec des moyens rudimentaires, se poursuivent pour tenter de retrouver d’éventuels survivants ou d’autres corps ensevelis.

La problématique de l’incursion des exploitants artisanaux dans les concessions industrielles reste un défi majeur dans la province du Lualaba, provoquant régulièrement des incidents mortels de ce genre.

Radio okapi

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Frappes de drones à Goma : une humanitaire de l’UNICEF tuée, tensions accrues dans l’est de la République démocratique du Congo

by admin9775 12 mars 2026
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La ville de Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu, a été secouée dans la nuit du 10 au 11 mars 2026 par au moins deux explosions attribuées à des frappes de drones. L’attaque a provoqué des dégâts matériels et fait plusieurs victimes, dont une employée française de l’UNICEF.

Selon plusieurs sources, les explosions se sont produites vers quatre heures du matin. Un premier drone aurait terminé sa course dans le lac Kivu, tandis qu’un second aurait frappé une habitation dans un quartier résidentiel où logeaient des travailleurs humanitaires et du personnel de l’Union européenne.

La commissaire européenne chargée de l’aide humanitaire, Hadja Lahbib, a confirmé qu’« une frappe de drone a touché un immeuble résidentiel à Goma où vivent des travailleurs humanitaires et du personnel de l’Union européenne ». La résidence abritait notamment des agents d’ECHO, le service humanitaire de la Commission européenne.

Une humanitaire française parmi les victimes

Le gouvernement congolais a annoncé l’ouverture d’enquêtes afin d’établir les circonstances exactes de ces explosions. Dans un communiqué, les autorités ont fait part de leur profonde tristesse après les pertes en vies humaines.

Parmi les victimes figure Karine Buisset, ressortissante française et employée de l’UNICEF en RDC. Sa mort a été confirmée par le président français Emmanuel Macron.

Kinshasa affirme que les incidents se sont produits dans des zones sous occupation, précisant que les services compétents poursuivent les investigations pour déterminer l’origine des explosions. Les autorités congolaises ont également présenté leurs condoléances à la famille de la victime ainsi qu’à la communauté humanitaire.

L’AFC/M23 accuse les Forces armées de la République démocratique du Congo

Le mouvement rebelle Alliance Fleuve Congo – Mouvement du 23 mars (AFC/M23), qui contrôle actuellement la ville de Goma et qui est accusé par les Nations unies d’être soutenu par le Rwanda, attribue ces frappes aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).

Lors d’une conférence de presse tenue à Goma, le coordonnateur politique du mouvement, Corneille Nangaa, a accusé le gouvernement du président Félix Tshisekedi de violer le cessez-le-feu à travers des frappes aériennes.

Selon lui, « la tragédie de cette nuit rappelle qu’un pouvoir qui bombarde des quartiers résidentiels expose indistinctement civils et étrangers ». Le mouvement rebelle affirme que trois personnes ont été tuées dans ces attaques.

Inquiétude internationale

Les Nations unies ont condamné l’escalade de la violence dans la ville. Le chef par intérim de la mission onusienne en RDC, Bruno Lemarquis, a dénoncé l’utilisation de drones d’attaque ayant causé la mort d’un membre du personnel de l’ONU et de deux civils.

Ces incidents interviennent dans un contexte de combats persistants dans l’est de la RDC, malgré les engagements de cessez-le-feu pris dans le cadre des Accords de Washington de 2025 et du processus de paix lancé à Doha en juillet 2025.

Dans une déclaration conjointe publiée le 5 mars, plusieurs États — dont la France, l’Union européenne, les États-Unis et le Royaume-Uni — ont exprimé leur profonde inquiétude face aux violations répétées du cessez-le-feu, notamment l’usage de drones lors d’opérations militaires mettant en danger les populations civiles.

Selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA), 37 incidents affectant des acteurs humanitaires ont été recensés dans l’est de la RDC en janvier 2026, contre 48 en décembre 2025.

La frappe ayant touché un bâtiment hébergeant des travailleurs humanitaires à Goma relance ainsi les préoccupations concernant la sécurité du personnel humanitaire dans l’un des conflits les plus complexes de la région des Grands Lacs.

Par Basengezi Ntomo, correspondant à Goma
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Les Forces armées de la République démocratique du Congo reprennent Mukole et Kazinga aux rebelles de l’AFC/M23 au Nord-Kivu

by admin9775 11 mars 2026
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Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), appuyées par les combattants wazalendo, ont repris plusieurs positions stratégiques aux rebelles de l’AFC/M23 lors d’affrontements violents survenus lundi 9 mars 2026 dans la province du Nord-Kivu, à l’est de la République démocratique du Congo.

Selon des sources coutumières et sécuritaires, les forces gouvernementales ont d’abord délogé les rebelles de la position de Mukole, située dans la localité de Balindu, dans le groupement Kisimba, territoire de Walikale.

Cette reconquête est intervenue à l’issue d’une offensive menée contre cette position stratégique occupée par les rebelles depuis plusieurs jours.

Une position stratégique pour surveiller plusieurs localités

La reprise de Mukole permet désormais aux FARDC et aux wazalendo de disposer d’une position stratégique pour surveiller plusieurs localités environnantes, notamment Ihula et Kalonge dans le territoire de Walikale, ainsi que Kalembe dans le territoire voisin de Masisi, des zones encore sous contrôle de la rébellion.

Cette avancée intervient au lendemain d’une autre reprise importante : celle de l’agglomération stratégique de Kazinga, dans le secteur d’Osso Banyungu, territoire de Masisi.

Après deux semaines d’occupation par les rebelles, l’armée congolaise et les miliciens wazalendo ont lancé une offensive qui a permis de reprendre le contrôle de cette localité.

Les combats, marqués par l’utilisation d’armes lourdes et légères, ont duré toute la journée avant que la zone ne retrouve un calme relatif en fin d’après-midi.

Une population déplacée et des conditions humanitaires difficiles

Durant l’occupation rebelle, de nombreux habitants ont fui leurs habitations pour se réfugier dans la brousse, où ils font face à des conditions humanitaires difficiles.

La reprise de Kazinga intervient quelques jours après le retrait des rebelles des localités de Buabo et Ndete, également situées dans cette zone. Selon plusieurs sources locales, les combattants de l’AFC/M23 se seraient repliés vers Ihula, à la limite entre les territoires de Walikale et de Rutshuru.

Embuscade et pillage sur l’axe Kashebere–Kibati

Par ailleurs, un incident sécuritaire a été signalé sur le tronçon routier reliant Kashebere et Kibati, dans une zone actuellement sous contrôle des rebelles de l’AFC/M23.

Selon des sources locales, une embuscade a été tendue à Lukoma, dans la localité Banaulengo, près de Kikamata 2. Des hommes armés ont attaqué un convoi de commerçants, emportant de l’argent, des téléphones portables et divers biens de valeur transportés sur des motos.

Malgré cette attaque, les commerçants ont poursuivi leur route en direction de Walikale.

Cet incident survient moins d’une semaine après la reprise du trafic sur cet axe routier, récemment rouvert à la circulation après plusieurs perturbations liées à l’insécurité.

La Communauté des États d’Afrique de l’Est appelle à un cessez-le-feu

Pendant ce temps, la Communauté des États d’Afrique de l’Est (EAC) a appelé les différentes parties au conflit à cesser les hostilités et à observer un cessez-le-feu.

Cet appel a été lancé à l’issue du 25ᵉ sommet des chefs d’État de l’EAC, tenu le 7 mars 2026 à Arusha, en Tanzanie.

Cette recommandation intervient alors que plusieurs violations du cessez-le-feu continuent d’être signalées dans l’Est de la RDC, malgré les engagements pris dans le cadre des Accords de Washington du 4 décembre 2025 et de l’accord conclu à Doha le 19 juillet 2025.

Selon le communiqué final de l’EAC, le sommet a examiné un rapport d’étape sur la mise en œuvre du processus de Nairobi visant à restaurer la paix et la stabilité dans l’est de la RDC.

Malgré ces initiatives diplomatiques, la situation sécuritaire reste préoccupante dans la région, où les affrontements entre la rébellion de l’AFC/M23 que les Nations unies accusent d’être soutenue par le Rwanda et les forces gouvernementales continuent d’aggraver la crise humanitaire et de fragiliser les populations civiles.

Par Marius Bopenga
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Nuit de tirs à Goma : des tensions internes signalées parmi des combattants rebelles

by admin9775 10 mars 2026
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La ville de Goma, dans l’est de la République démocratique du Congo, a été secouée par des crépitements de balles presque toute la nuit, provoquant l’inquiétude parmi les habitants de plusieurs quartiers.

« Nous n’avons pas fermé l’œil dans le quartier Katoyi, vers HOREBU, du côté de l’entrée de la mosquée », a témoigné un habitant.

Selon plusieurs sources locales, ces tirs seraient liés à des tensions internes au sein de groupes rebelles présents dans la zone. Certains combattants, confrontés à des retards de paiement, tenteraient de subvenir à leurs besoins par divers moyens, ce qui alimenterait des disputes internes.

D’après des sources militaires au sein de la rébellion, un combattant identifié comme Tumusifu Maniraguha aurait été abattu par ses propres collègues dans le territoire de Nyiragongo, au nord de la ville de Goma. Il était accusé d’avoir détourné une partie d’un butin, selon ces mêmes sources.

Ces incidents illustrent les tensions qui persistent dans certaines zones autour de Goma, où la présence de groupes armés continue d’alimenter l’insécurité et la peur parmi les populations civiles.

L’agglomération stratégique de Kazinga, dans le secteur d’Osso Banyungu (territoire de Masisi) au Nord-Kivu, est de nouveau sous contrôle des forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) depuis ce lundi 9 mars 2026. 

Après deux semaines d’occupation par les rebelles de l’AFC/M23, l’armée appuyée par les miliciens wazalendo  ont mené une offensive qui a abouti à la reconquête de cette entité.

Par Basengezi Ntomo, correspondant à Goma
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RDC: ce que l’on sait de l’annonce de libération de militaires FARDC par l’AFC/M23

by admin9775 10 mars 2026
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L’annonce, par l’AFC/M23, de la libération prochaine de militaires des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) remet sur le devant de la scène la question sensible des détenus liée au conflit dans l’est du pays. Le mouvement parle de 5 000 hommes. Selon des informations rapportées par RFI, environ 2 700 militaires congolais seraient concernés par cette mesure que le mouvement présente comme un geste de bonne foi. Mais au-delà de l’annonce, les contours de l’opération restent encore flous, et son éventuelle mise en œuvre dépend de plusieurs étapes logistiques et diplomatiques.

Les militaires dont la libération est évoquée ne constituent pas un groupe homogène. Plusieurs catégories sont mentionnées.

La première concerne des soldats qui auraient refusé de combattre dans les rangs de l’Armée révolutionnaire congolaise (ARC), la branche armée de l’AFC/M23. À leurs côtés, figurent des militaires blessés qui étaient, jusque-là, soignés dans des hôpitaux de Goma.

D’autres appartiendraient à des catégories plus fragiles au sein de l’institution militaire. Certains sont considérés comme invalides, tandis que d’autres sont des soldats âgés ayant dépassé l’âge de servir dans l’armée.

Enfin, des militaires faits prisonniers au cours des combats figureraient également parmi les personnes concernées par cette libération annoncée.

Le CICR prêt à accompagner une opération humanitaire

Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), régulièrement impliqué dans ce type d’opérations, a réagi avec prudence. Sans confirmer le nombre de personnes concernées, l’organisation indique avoir pris connaissance de l’annonce.

« Le CICR a pris connaissance du communiqué de l’AFC/M23 annonçant sa décision de libérer un certain nombre d’éléments FARDC détenus. En tant qu’intermédiaire neutre, le CICR se tient prêt à accompagner une telle opération avec l’accord de toutes les parties », a déclaré François Moreillon, chef de la délégation du CICR en RDC.

Selon plusieurs sources, le mouvement rebelle échange avec le CICR depuis plusieurs mois sur cette question. Le sujet avait également été évoqué, le mois dernier, lors de discussions entre des représentants de l’AFC/M23 et Hadja Lahbib, commissaire européenne chargée de la gestion des crises.

Un geste présenté comme un signe d’ouverture

Du côté de l’AFC/M23, cette annonce est présentée comme un geste de bonne foi. Le mouvement affirme attendre, en retour, la libération de ses propres membres détenus à Kinshasa.

L’initiative s’inscrit dans un contexte où les deux parties avaient signé, en septembre 2025, un mécanisme pour la libération des détenus, salué à l’époque comme une avancée importante dans la gestion des conséquences du conflit. Près de sept mois plus tard, cependant, peu de progrès visibles ont été enregistrés dans la mise en œuvre de ce mécanisme.

Des réactions sceptiques à Kinshasa

À Kinshasa, l’annonce de l’AFC/M23 a été accueillie avec réserve. Avant sa publication, certains responsables affirment ne pas avoir été informés de cette initiative.

Plusieurs dirigeants accusent le mouvement rebelle de chercher avant tout un bénéfice politique et diplomatique. Un responsable sécuritaire avance une autre lecture. Selon lui, cette libération pourrait aussi traduire la difficulté pour l’AFC/M23 d’entretenir durablement un nombre important de militaires captifs.

Un processus logistique potentiellement long

Même si une libération devait se concrétiser, le processus pourrait prendre du temps. Il devrait passer par plusieurs étapes de clarification et de planification impliquant le CICR et les autorités congolaises.

Un précédent illustre l’ampleur de ce type d’opération. L’an dernier, le transfert de 1 300 personnes désarmées des forces gouvernementales et de leurs familles de Goma vers Kinshasa, facilité par le CICR et la MONUSCO, avait nécessité plus de 60 rotations d’avions et d’hélicoptères. Une opération de plus grande ampleur demanderait donc une organisation logistique particulièrement complexe.

Un mécanisme d’échanges encore bloqué

Dans le cadre du mécanisme signé en septembre 2025, les deux parties ont déjà établi des listes de détenus, transmises au CICR en tant qu’intermédiaire humanitaire neutre.

Du côté du gouvernement congolais, une commission technique d’identification a été mise en place pour examiner ces dossiers. À ce stade, toutefois, aucune libération n’a encore été effectuée dans le cadre de l’accord de Doha.

Selon des informations de RFI, certains détenus figurant sur ces listes ont déjà reçu la visite d’équipes du CICR.

La question du calendrier reste cependant incertaine. Kinshasa se montre discret et invoque la confidentialité de l’opération et la protection de l’identité des personnes concernées.

Face à ces blocages, plusieurs acteurs internationaux tentent d’encourager les avancées. Mirjana Spoljaric, présidente du CICR, s’est rendue dans la région, en septembre dernier – à Kinshasa, Kigali et Goma – et a abordé notamment ces questions avec les différentes parties.

Selon plusieurs sources, la médiation qatarienne est également en contact avec le CICR et les protagonistes du conflit, afin de faire progresser le processus.

RFI

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Goma : les fortes détonations au nord de la ville liées à des exercices du Mouvement du 23 mars, pas à des affrontements

by admin9775 8 mars 2026
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De fortes détonations entendues ce dimanche 8 mars au nord de Goma ont suscité l’inquiétude parmi les habitants. Plusieurs rumeurs faisaient état d’affrontements entre les groupes d’autodéfense dits Wazalendo et les rebelles de l’Alliance Fleuve Congo / Mouvement du 23 mars (AFC/M23).

Des sources locales avaient initialement évoqué des combats qui auraient commencé dans la zone de Rugari, notamment du côté de Kanombe, dans le territoire de Rutshuru, avant de s’étendre vers Mutaho dans le territoire de Nyiragongo.

Depuis la matinée de dimanche, des habitants de la partie nord de Goma affirmaient entendre des tirs nourris d’armes lourdes et légères provenant de cette zone, ce qui a provoqué une vive inquiétude au sein de la population.

Pas d’affrontements signalés

Cependant, après vérification auprès de sources locales et sécuritaires sur le terrain, aucune confrontation n’a été confirmée dans le Parc national des Virunga ni dans la localité de Mutaho.

Selon ces sources, les détonations entendues proviennent plutôt d’exercices militaires menés par des éléments du M23 pour entraîner de nouveaux combattants.

Exercices militaires au nord de Goma

Les observations sur le terrain indiquent que les rebelles sont regroupés dans un champ de tir situé au nord de Goma, à Kilimanyoka, dans une ancienne position des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).

Dans cette zone, ils procèdent à des exercices de manipulation d’armes lourdes destinés à former de nouveaux éléments. Ces manœuvres expliqueraient les fortes détonations entendues dans plusieurs quartiers de la ville.

Selon les informations recueillies, ces exercices se déroulent sans confrontation avec les forces locales ni avec la population civile.

Les responsables rebelles appellent par ailleurs la population au calme, affirmant qu’il ne s’agit pas de combats mais d’activités d’entraînement militaire.

Par Basengezi Ntomo, correspondant à Goma
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Drame minier à Rubaya : plus de 200 morts dans un éboulement sur un site pourtant classé zone rouge

by admin9775 5 mars 2026
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Un éboulement tragique survenu le 3 mars 2026 sur les sites miniers de Rubaya, dans le territoire de Masisi, au Nord-Kivu, a fait plus de 200 morts, dont environ 70 enfants mineurs, et de nombreux blessés, selon un communiqué du ministère des Mines.

De violentes pluies diluviennes ayant frappé la région ont provoqué un glissement de terrain qui a englouti plusieurs galeries minières, rendant les opérations de secours particulièrement difficiles dans cette zone actuellement sous contrôle de la rébellion AFC/M23.

Le gouvernement congolais a dénoncé avec fermeté les conditions d’exploitation « précaires imposées aux populations civiles dans ces zones hors de contrôle de l’État ». L’absence forcée du SAEMAPE et des services de régulation aurait privé les artisans miniers de tout encadrement sécuritaire élémentaire, accentuant leur vulnérabilité face à ce type de catastrophe.

Une mine déjà classée « zone rouge »

Cette tragédie a profondément attristé le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, qui s’était déjà opposé à la poursuite des activités sur ce site.

« Je suis dans la tristesse de présenter mes condoléances les plus sincères à toutes les familles éprouvées à la suite de l’événement qui vient encore de se produire. Nous devons mettre fin à cette comptabilité macabre. J’avais déjà classé cette mine en zone rouge, une zone où l’exploitation ne doit plus être autorisée afin d’éviter de telles tragédies », a-t-il déclaré.

Face à cette situation, l’exécutif rappelle que le site de Rubaya avait été officiellement reclassé « zone rouge » par un arrêté ministériel du 12 février 2025, prorogé par un autre arrêté du 3 novembre 2025.

Cette décision, conforme aux normes de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs et aux recommandations de l’Organisation de coopération et de développement économiques sur les chaînes d’approvisionnement responsables, interdit formellement toute exploitation et commercialisation des minerais provenant de cette zone à haut risque.

Des minerais liés aux violations des droits humains

Le communiqué du ministère précise que le classement en zone rouge vise également à signaler à la communauté internationale que les minerais de Rubaya sont « entachés de violations des droits humains, de travail forcé et de présence de groupes armés ».

Pour les autorités congolaises, cette mesure souligne l’urgence de protéger les populations civiles et de mettre fin aux activités minières dangereuses dans les zones de conflit.

Des mesures d’urgence annoncées

Afin de faire face à la catastrophe, le gouvernement a annoncé plusieurs mesures d’urgence, notamment un suivi humanitaire assuré par la division délocalisée du ministère à Beni. Celle-ci collabore avec différents partenaires pour renforcer la protection des enfants et soutenir les opérations de secours.

Parallèlement, Kinshasa affirme poursuivre ses efforts pour « restaurer l’autorité de l’État » dans cette partie de l’Est du pays et mettre fin à l’exploitation illégale des ressources naturelles.

Le ministère des Mines s’est enfin engagé à assurer la transparence sur l’évolution de la situation en publiant des mises à jour régulières « au fur et à mesure de l’identification des victimes », afin d’informer la population et la communauté internationale tout en coordonnant les interventions humanitaires dans cette région particulièrement fragile.

Par Basengezi Ntomo, correspondant à Goma
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