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Société

Société

Affaire Nathanaël Onokomba : le Tribunal militaire de Kinshasa/Gombe se déclare incompétent

by admin9775 27 juin 2026
written by admin9775

Le Tribunal militaire de garnison de Kinshasa/Gombe s’est déclaré incompétent pour connaître du dossier de Nathanaël Onokomba, poursuivi notamment pour apologie du terrorisme et négation des crimes contre l’humanité. Cette décision ouvre la voie au renvoi de l’affaire devant la juridiction compétente.

Nathanaël Onokomba fait notamment l’objet de poursuites pour apologie du terrorisme et négation des crimes contre l’humanité, des infractions considérées comme particulièrement graves par la justice militaire congolaise.

En se déclarant incompétent, le Tribunal militaire de garnison met un terme à l’examen du dossier devant cette juridiction. La procédure devrait désormais être orientée vers la juridiction légalement compétente pour statuer sur les faits reprochés au prévenu.

Aucune précision supplémentaire n’a été communiquée, à ce stade, sur la juridiction qui sera appelée à reprendre le dossier ni sur la date de la prochaine audience.

Cette décision constitue une étape procédurale dans une affaire qui suscite l’attention en raison de la nature des infractions retenues contre Nathanaël Onokomba. Les prochaines décisions judiciaires permettront de déterminer la suite de la procédure.

Par Pascal Kabeya
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À la UneSociété

Procès Tshiwewe : Constant Ndima prête serment comme juge assesseur, l’affaire renvoyée au 9 juillet

by admin9775 27 juin 2026
written by admin9775

La Haute Cour militaire a poursuivi, ce jeudi 25 juin 2026 à Kinshasa, l’examen du dossier mettant en cause plusieurs officiers supérieurs des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), dont les généraux d’armée Christian Tshiwewe et John Numbi.

La Haute Cour militaire a franchi une nouvelle étape dans le procès impliquant plusieurs hauts responsables des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC). Réunie ce jeudi 25 juin à Kinshasa, la juridiction a accueilli un nouveau membre au sein de sa composition avec l’entrée officielle du lieutenant-général Constant Ndima comme juge assesseur.

Avant de prendre part aux travaux, l’ancien gouverneur militaire du Nord-Kivu a prêté serment conformément aux dispositions de l’article 27 du Code judiciaire militaire. Cette formalité est obligatoire pour toute personne appelée à siéger sans avoir la qualité de magistrat.

La prestation de serment est intervenue à la demande du chef du parquet général militaire, le lieutenant-général magistrat Lucien-René Likulia. Celui-ci a rappelé que cette exigence légale garantit la régularité de la composition de la juridiction appelée à examiner cette affaire.

Ancien gouverneur militaire du Nord-Kivu durant l’état de siège, Constant Ndima rejoint ainsi le collège des juges chargé d’instruire ce dossier particulièrement sensible, qui implique notamment les généraux d’armée Christian Tshiwewe et John Numbi.

Toutefois, l’audience n’aura duré que quelques minutes. La Haute Cour militaire a décidé de reporter l’examen du dossier au 9 juillet 2026, invoquant l’indisponibilité de certains membres de la juridiction pour des « raisons d’État ».

Ce renvoi intervient alors que cette procédure judiciaire continue de susciter une attention particulière de l’opinion publique, en raison du rang des officiers poursuivis et des enjeux qu’elle représente pour la justice militaire congolaise. La reprise des audiences est désormais attendue le 9 juillet, date à laquelle la Cour devrait poursuivre l’examen du fond de l’affaire.

Par Marius Bopenga
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À la UneSociété

Affaire Rebo Tchulo : son avocat dément toute intervention auprès du gouvernement

by admin9775 26 juin 2026
written by admin9775

Alors que le procès portant sur les actes de torture présumés infligés à son ancien chauffeur se poursuit devant la juridiction militaire, la chanteuse Rebo Tchulo dément toute tentative d’intervention auprès des autorités pour influencer la procédure judiciaire.

Dans une mise au point, son avocat, Me Kabengela, a rejeté les rumeurs relayées sur les réseaux sociaux et dans certains milieux de l’opinion, selon lesquelles l’artiste aurait sollicité l’appui de membres du gouvernement.

« Rebo Tchulo n’a jamais été en contact avec un membre du gouvernement pour solliciter un appui ou une quelconque faveur dans cette affaire », a déclaré l’avocat.

Selon le conseil de la chanteuse, sa cliente demeure pleinement disposée à collaborer avec la justice afin que les faits soient établis dans le strict respect de la loi. Il a souligné que Rebo Tchulo souhaite que la procédure suive son cours normal, sans influence, pression ou intervention extérieure.

Cette clarification intervient dans un contexte où cette affaire continue de retenir l’attention de l’opinion publique. Les prochaines audiences devraient permettre à la juridiction militaire d’examiner l’ensemble des éléments versés au dossier avant de rendre sa décision.

Par Pascal Kabeya
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À la UneSociété

Procès des généraux Tshiwewe et Numbi : l’audience reportée au 9 juillet, le débat sur la réforme des FARDC relancé

by admin9775 26 juin 2026
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a Haute Cour militaire a décidé de reporter au 9 juillet 2026 l’examen du dossier impliquant plusieurs officiers supérieurs des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), parmi lesquels les généraux d’armée Christian Tshiwewe et John Numbi.

L’audience, organisée ce jeudi 25 juin à Kinshasa, n’aura duré que quelques minutes avant d’être renvoyée. Selon la juridiction militaire, ce report est motivé par l’indisponibilité de certains juges, retenus pour des « raisons d’État ».

Cette affaire est suivie avec une attention particulière tant par l’opinion publique que par les milieux politiques et sécuritaires, dans un contexte où les autorités congolaises poursuivent leurs efforts pour renforcer les capacités des forces armées et restaurer l’autorité de l’État face aux défis sécuritaires persistants dans l’est du pays.

Un débat sur la réforme en profondeur de l’armée

À la suite de ce nouveau report, plusieurs analyses continuent d’alimenter le débat sur la nécessité d’une réforme structurelle des FARDC afin de lutter contre les phénomènes d’infiltration, de trahison et de dysfonctionnements au sein de l’appareil sécuritaire.

Selon cette lecture, dès son accession au pouvoir, le président Félix Tshisekedi aurait hérité d’une armée confrontée à d’importants défis liés à l’infiltration de réseaux hostiles et à des problèmes de loyauté au sein de certains échelons de la hiérarchie militaire.

Dans cette perspective, plusieurs pistes de réforme sont avancées.

La première consiste à renforcer les capacités des services de renseignement afin d’identifier plus efficacement les infiltrés, les personnes soupçonnées de trahison ainsi que les militaires considérés comme loyaux aux institutions de la République.

Une deuxième orientation porterait sur la modernisation des capacités opérationnelles, notamment par la mise en place d’une force aérienne équipée d’avions de combat modernes, de drones de reconnaissance et de drones d’attaque capables de répondre aux nouvelles formes de conflits.

Les partisans de cette approche estiment également que les nouvelles unités actuellement formées devraient disposer d’une chaîne de commandement distincte de celle des anciennes unités, y compris en matière de systèmes de communication, afin de limiter les risques de fuite d’informations sensibles.

Une autre proposition évoque un remplacement progressif des anciennes unités par les nouvelles forces en cours de formation, tandis que les unités retirées du front seraient réaffectées dans des centres de formation pour des programmes de remise à niveau militaire, de renforcement de la discipline et de consolidation des valeurs républicaines.

Enfin, certains observateurs estiment que les procédures judiciaires actuellement engagées contre certains officiers supérieurs pourraient permettre, dans le respect des droits de la défense et des décisions de justice, de faire toute la lumière sur d’éventuels réseaux de complicité ou d’infiltration au sein des forces armées.

Alors que la Haute Cour militaire reprendra l’examen du dossier le 9 juillet prochain, cette procédure judiciaire continue d’alimenter les discussions sur la gouvernance du secteur de la défense, la réforme des FARDC et les moyens de renforcer durablement les capacités de l’armée congolaise face aux défis sécuritaires auxquels le pays demeure confronté.

Par Pascal Kabeya
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À la UneSociété

Le Conseil de sécurité de l’ONU renforce la lutte contre l’impunité pour les crimes commis contre les Casques bleus

by admin9775 25 juin 2026
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Le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté à l’unanimité une nouvelle résolution visant à renforcer la lutte contre l’impunité pour les crimes commis contre les personnels des opérations de maintien de la paix de l’ONU.

Portée conjointement par le Danemark et le Pakistan, la résolution a bénéficié du soutien de plus de 150 États membres, témoignant d’un large consensus international sur la nécessité de mieux protéger les Casques bleus déployés dans les zones de conflit à travers le monde.

Le texte appelle les États à intensifier leurs efforts pour enquêter, poursuivre et sanctionner les auteurs de crimes perpétrés contre le personnel des Nations unies engagé dans les missions de maintien de la paix. Il réaffirme également que la lutte contre l’impunité constitue un élément essentiel pour prévenir de nouvelles attaques contre les forces onusiennes.

Depuis la création des opérations de maintien de la paix en 1948, les Nations unies ont payé un lourd tribut. Selon les chiffres officiels, 1.095 Casques bleus ont perdu la vie à la suite d’actes malveillants dans l’exercice de leurs fonctions. Parmi eux, 359 ont été tués depuis 2013 dans des contextes sécuritaires particulièrement difficiles.

Au-delà des pertes humaines, plusieurs milliers de membres du personnel des Nations unies ont été blessés au cours de leurs missions dans certaines des régions les plus instables de la planète, notamment en Afrique et au Moyen-Orient.

La résolution adoptée souligne toutefois les avancées enregistrées ces dernières années dans la lutte contre l’impunité. Depuis 2020, pas moins de 103 personnes ont été condamnées pour des infractions liées à l’assassinat de 35 Casques bleus et de deux experts des Nations unies.

Ces condamnations concernent notamment des affaires survenues en République centrafricaine, en République démocratique du Congo, au Liban et au Mali, des pays où les opérations de maintien de la paix ont été confrontées à des menaces sécuritaires persistantes.

Pour les Nations unies, ces résultats démontrent que les mécanismes de coopération judiciaire entre les États et les institutions internationales peuvent produire des résultats concrets lorsque la volonté politique est au rendez-vous.

Les auteurs de la résolution ont insisté sur le fait que les attaques contre les Casques bleus ne visent pas seulement des individus, mais portent également atteinte aux efforts internationaux de paix et de sécurité. Ils estiment que chaque attaque non sanctionnée risque d’encourager de nouvelles violences contre les personnels déployés sous mandat des Nations unies.

Par cette adoption unanime, le Conseil de sécurité envoie ainsi un message clair : les crimes commis contre les Casques bleus et les personnels des Nations unies ne doivent pas rester impunis, et leurs auteurs devront répondre de leurs actes devant la justice.

Cette résolution intervient dans un contexte où plusieurs missions de maintien de la paix continuent d’opérer dans des environnements particulièrement dangereux, notamment sur le continent africain, où les Casques bleus demeurent en première ligne pour la protection des populations civiles et la stabilisation des zones affectées par les conflits armés.

Par Pascal Kabeya
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À la UneSociété

À La Haye, la RDC plaide pour une accélération de la justice internationale face aux crimes commis dans l’Est du pays

by admin9775 25 juin 2026
written by admin9775

La République démocratique du Congo a porté, au cœur des institutions internationales de justice, un plaidoyer en faveur d’une accélération des enquêtes et des poursuites contre les auteurs, commanditaires et complices des crimes commis dans les territoires occupés de l’Est du pays.

Conduite par le ministre d’État, ministre de la Justice et garde des Sceaux, Guillaume Ngefa Atondoko Andali, cette mission officielle à La Haye s’inscrit dans la volonté des autorités congolaises de renforcer la lutte contre l’impunité et d’obtenir justice pour les millions de victimes affectées par les conflits armés qui secouent la région depuis plusieurs années.

Au cours de son séjour, le ministre congolais a été reçu par la présidente de la Cour pénale internationale (CPI), la juge Tomoko Akane, en présence de la deuxième vice-présidente de la Cour, la juge Reine Alapini-Gansou. Les échanges ont porté sur le renforcement de la coopération entre la RDC et la juridiction internationale ainsi que sur la nécessité d’accélérer les procédures judiciaires relatives aux crimes commis dans l’Est du pays.

La délégation congolaise a rappelé que les populations civiles continuent de subir les conséquences des violences armées, notamment les massacres, les déplacements forcés, les violences sexuelles et les graves violations du droit international humanitaire.

Pour Kinshasa, il est essentiel que les enquêtes en cours aboutissent à l’identification de l’ensemble des responsables, qu’il s’agisse des auteurs directs, des coauteurs, des commanditaires ou encore des complices impliqués dans les chaînes de commandement.

Au centre des discussions figurait également la situation sécuritaire dans les provinces orientales de la RDC, où plusieurs territoires demeurent affectés par les activités de groupes armés et par l’occupation de certaines zones. Le gouvernement congolais estime que les victimes attendent non seulement la reconnaissance de leurs souffrances, mais aussi l’établissement des responsabilités et la condamnation des personnes impliquées dans les crimes les plus graves.

« La justice internationale doit produire des résultats concrets pour les victimes qui attendent que la vérité soit établie et que justice soit rendue », a souligné la délégation congolaise au cours des échanges.

Le ministre Guillaume Ngefa a également rencontré le procureur adjoint de la CPI, Mame Mandiaye Niang. Les discussions ont porté sur l’état d’avancement des enquêtes ouvertes concernant la RDC ainsi que sur le principe de complémentarité entre la Cour pénale internationale et les juridictions nationales.

À cette occasion, Kinshasa a réaffirmé sa volonté de renforcer les capacités du système judiciaire congolais afin qu’il puisse, lui aussi, poursuivre efficacement les auteurs des crimes internationaux commis sur son territoire.

Au-delà des procédures judiciaires, les autorités congolaises considèrent que la lutte contre l’impunité constitue une condition essentielle à la restauration de la paix durable et de la confiance des populations dans les institutions nationales et internationales.

Cette mission à La Haye a également permis d’aborder les questions liées à la modernisation des outils d’enquête et au renforcement des capacités techniques des magistrats et du personnel judiciaire congolais, dans le cadre des efforts engagés pour améliorer l’efficacité de la justice en République démocratique du Congo.

Pour Kinshasa, la mobilisation de la communauté internationale demeure indispensable afin que les crimes les plus graves commis dans l’Est du pays ne restent pas impunis et que les victimes puissent enfin obtenir vérité, justice et réparation.

Par Marius Bopenga
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À la UneSociété

François Tolenga Lumumba de retour au Congo après 32 ans d’exil : le poids d’une mémoire et la quête de justice

by admin9775 25 juin 2026
written by admin9775

Après trente-deux années d’exil loin de sa terre natale, François Tolenga Lumumba, fils aîné du héros national Patrice Emery Lumumba, a retrouvé la République démocratique du Congo. Un retour chargé d’émotion, mais également de symboles, tant il ravive les blessures encore ouvertes de l’histoire congolaise.

Pour François Tolenga Lumumba, ce retour dépasse largement le cadre d’un simple voyage familial ou personnel. Il représente la fin d’un long exil qu’il attribue aux conséquences politiques et historiques qui ont suivi l’assassinat de son père, figure emblématique de l’indépendance congolaise et premier Premier ministre du pays.

À son arrivée, il n’a pas hésité à évoquer les responsabilités historiques entourant la disparition de Patrice Emery Lumumba. Il a notamment rappelé le rôle reconnu de la Belgique dans ce drame qui demeure l’un des épisodes les plus douloureux de l’histoire contemporaine du Congo.

« La Belgique porte une responsabilité dans l’assassinat de mon père », a-t-il insisté, rappelant que ce crime a non seulement privé le pays d’un de ses plus grands dirigeants, mais a également bouleversé à jamais la vie de sa famille.

Durant plus de trois décennies, François Tolenga Lumumba a vécu loin de sa patrie, portant avec lui le poids d’une histoire marquée par le traumatisme, le déracinement et l’absence. Il décrit une existence façonnée par le stress, la douleur et les séquelles psychologiques laissées par la disparition brutale de son père.

L’assassinat de Patrice Lumumba en janvier 1961 reste en effet un événement fondateur dont les conséquences continuent de se faire sentir dans la mémoire collective congolaise. Pour de nombreux Congolais, Lumumba demeure le symbole de la souveraineté nationale, de la dignité africaine et de la lutte contre les ingérences étrangères.

Le retour de son fils aîné apparaît ainsi comme un moment de forte portée historique. Il rappelle que derrière les grandes figures nationales se trouvent aussi des familles qui ont dû vivre avec le poids du deuil, de l’exil et de l’injustice.

Au-delà de l’émotion, François Tolenga Lumumba lance un appel à la vérité, à la justice et au devoir de mémoire. Selon lui, la réconciliation avec l’histoire passe nécessairement par la reconnaissance des responsabilités et par la transmission aux nouvelles générations des enseignements du passé.

Son retour au Congo constitue ainsi bien plus qu’un simple retour au pays. Il symbolise la volonté de renouer avec une histoire longtemps douloureuse, tout en réaffirmant l’importance de préserver la mémoire de Patrice Emery Lumumba, dont l’héritage continue d’inspirer de nombreux Congolais plus de six décennies après sa disparition.

Par Pascal Kabeya
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À la UneSociété

Denise Nyakeru et la Première dame du Burundi renforcent leur coopération en faveur de l’inclusion sociale

by admin9775 23 juin 2026
written by admin9775

La Première dame de la République démocratique du Congo, Denise Nyakeru Tshisekedi, a reçu lundi à Kinshasa son homologue burundaise, Angeline Ndayishimiye, dans le cadre d’une rencontre consacrée au renforcement de la coopération entre leurs fondations respectives en matière d’éducation, d’autonomisation et d’inclusion sociale.

Organisée en marge de la visite d’État du président burundais Évariste Ndayishimiye en RDC, cette rencontre s’est tenue au siège de la Fondation Denise Nyakeru Tshisekedi.

Dans un message publié sur les réseaux sociaux, Denise Nyakeru a indiqué que les discussions avaient permis de faire le point sur les projets déjà réalisés entre la Fondation LONA et la Fondation Bonne Action Umugiraneza, tout en explorant de nouvelles pistes de collaboration.

« Ces discussions ont permis de mettre en lumière les avancées réalisées et d’explorer de nouvelles perspectives de coopération en faveur de l’éducation, de l’autonomisation et de l’inclusion sociale », a-t-elle souligné.

Un soutien concret aux personnes vivant avec handicap

L’un des temps forts de cette rencontre a été le lancement de la remise d’outils de travail à des personnes vivant avec handicap récemment formées grâce à un partenariat entre la Fondation LONA, l’Institut National de Préparation Professionnelle et le programme « Pesa Muninga Sourire ».

Cette initiative vise à favoriser l’insertion professionnelle et l’autonomie économique des bénéficiaires en leur donnant les moyens de développer une activité génératrice de revenus.

Pour Denise Nyakeru, cette action traduit une vision plus large de l’inclusion sociale :

« Chaque femme et chaque homme doit pouvoir disposer des moyens de construire son autonomie et de réaliser pleinement son potentiel. »

Une coopération fondée sur la solidarité

Au-delà des projets spécifiques, les deux Premières dames ont réaffirmé leur volonté de renforcer les liens entre leurs fondations afin d’apporter des réponses concrètes aux défis sociaux auxquels sont confrontées les populations de leurs pays respectifs.

Selon l’épouse du président Félix Tshisekedi, cette coopération illustre la fraternité qui unit les peuples congolais et burundais ainsi que leur engagement commun en faveur du développement humain.

Cette rencontre s’inscrit dans une dynamique plus large de rapprochement entre la RDC et le Burundi, deux pays voisins qui renforcent progressivement leur coopération dans plusieurs domaines, notamment social, éducatif, économique et sécuritaire.

Par Marius Bopenga
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À la UneSociété

RDC : Joseph Olenghankoy convoqué à la Cour de cassation après ses déclarations sur le sit-in du 12 juin

by admin9775 22 juin 2026
written by admin9775

Le président du Conseil national de suivi de l’Accord et du processus électoral (CNSA), Joseph Olenghankoy, est attendu ce mardi 23 juin devant le procureur général près la Cour de cassation, Firmin Mvonde.

Selon des sources judiciaires, cette convocation intervient dans le cadre des enquêtes ouvertes à la suite des incidents survenus lors du sit-in organisé le 12 juin dernier à Kinshasa par la Coalition 64, opposée au projet de révision constitutionnelle.

Le président du CNSA est invité à fournir des éclaircissements sur plusieurs publications diffusées sur son compte X, dans lesquelles il faisait état d’un bilan provisoire de dix morts, quinze disparus et 176 blessés graves.

« Le bilan provisoire de la manifestation contre le changement de la Constitution à Kinshasa fait état de 10 morts, 15 disparus et 176 blessés graves », avait notamment écrit Joseph Olenghankoy.

Dans un autre message, il dénonçait une dérive autoritaire du pouvoir, affirmant que « le pouvoir bascule dans la tyrannie extrême et l’étendard sanglant est levé, mais le peuple gagne toujours ».

Le président du CNSA avait également signalé l’arrestation présumée des activistes Best Mulamba et Kasongo Ilunga, qu’il affirmait avoir été interpellés par des individus non identifiés avant d’être conduits vers une destination inconnue.

Les autorités judiciaires souhaitent désormais vérifier l’origine et la fiabilité des informations relayées par Joseph Olenghankoy, alors que le parquet général a annoncé l’ouverture d’une enquête visant à établir les circonstances exactes des événements du 12 juin et les éventuelles responsabilités.

Dans un communiqué publié le 19 juin, le procureur général près la Cour de cassation avait indiqué que les investigations en cours visaient à collecter des données objectives et fiables afin de déterminer les faits avec précision et, le cas échéant, d’engager des poursuites contre les auteurs, coauteurs ou complices avérés.

Le parquet avait également mis en garde contre la diffusion de rumeurs, d’allégations mensongères ou d’informations non vérifiées susceptibles de perturber le déroulement de l’enquête.

À ce stade, aucun bilan officiel définitif des incidents du 12 juin n’a été communiqué par les autorités compétentes.

La Coalition 64 avait organisé ce sit-in pour protester contre le projet de révision constitutionnelle, que ses membres estiment susceptible d’ouvrir la voie à une prolongation du pouvoir du président Félix Tshisekedi. De son côté, la majorité présidentielle rejette ces accusations et soutient que le débat porte uniquement sur l’organisation d’un référendum, conformément aux dispositions de la Constitution.

Par Pascal Kabeya
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À la UneSociété

RDC : plus d’un million de candidats affrontent l’Examen d’État 2026

by admin9775 22 juin 2026
written by admin9775

La session ordinaire 2026 de l’Examen d’État et du Jury national du cycle court professionnel a officiellement débuté ce lundi 22 juin sur l’ensemble du territoire de la République démocratique du Congo.

Le lancement officiel des épreuves a été effectué au Lycée Tuendele, à Lubumbashi, dans la province du Haut-Katanga, par la ministre d’État en charge de l’Éducation nationale et de la Nouvelle Citoyenneté, Raïssa Malu Dinanga.

Conformément au calendrier scolaire 2025-2026, les épreuves se dérouleront jusqu’au jeudi 25 juin.

Cette année, plus d’un million de finalistes du secondaire prennent part à cette session, organisée dans l’ensemble des provinces éducationnelles du pays ainsi que dans plusieurs centres établis à l’étranger.

Selon les statistiques publiées par le Centre national d’organisation des examens (CNO), 1 082 742 candidats sont inscrits au cycle long du secondaire général, normal et technique. Ils sont répartis dans 3 267 centres de passation, soit une moyenne de 331 candidats par centre.

Parmi eux, 483 842 sont des filles, représentant 44,6 % des effectifs, contre 598 900 garçons, soit 55,4 %.

Dans un communiqué publié à la veille des épreuves, la ministre Raïssa Malu a appelé les candidats à aborder cette session avec sérénité, confiance et intégrité.

« La République démocratique du Congo a besoin de citoyennes et de citoyens responsables, engagés et patriotes, capables de contribuer à son développement durable », a-t-elle déclaré.

La ministre a également rappelé que l’éducation doit demeurer un espace neutre, protégé et respecté, malgré le contexte sécuritaire difficile dans certaines régions du pays.

Elle a salué l’appui des partenaires ayant contribué à l’acheminement des malles d’items vers les zones touchées par les conflits armés, afin de garantir à tous les élèves leur droit à l’éducation et à l’évaluation.

Parallèlement à l’organisation matérielle des épreuves, le ministère poursuit la modernisation de l’Examen d’État, notamment à travers la digitalisation du processus de traitement et de correction des copies.

Après l’expérience lancée en 2025, plusieurs centres de scannage sont désormais opérationnels à Kinshasa, Lubumbashi et Mbuji-Mayi. Quatre nouveaux centres ont également été installés à Gemena, Kisangani, Butembo et Tshikapa.

Cette modernisation vise à renforcer l’efficacité, la transparence et la fiabilité de l’organisation de l’Examen d’État, l’une des évaluations les plus importantes du système éducatif congolais.

Par Marius Bopenga
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