mercredi, août 12, 2026
  • Qui sommes nous ?
  • Contactez nous
  • Login/Register
  • ACCUEIL
  • Actualités
  • BUSINESS NEWS
  • ENTREPRENEURIAT
  • SPOTS PUBLICITAIRES
  • ACHATS ET VENTES
  • BOUTIQUES
  • OPPORTUNITéS D’EMPLOI
  • Appels d’offres
  • ATTRIBUTION DES MARCHÉS
  • COMMUNICATIONS POLITIQUES
  • TRIBUNES
  • NOUVELLES NÉCROLOGIQUES
  • OUVRAGES
mercredi, août 12, 2026
  • Qui sommes nous ?
  • Contactez nous
  • Login/Register
Congo Pub Online

Contactez nous

QUI SOMMES NOUS ?

Banner
  • ACCUEIL
  • Actualités
  • BUSINESS NEWS
  • ENTREPRENEURIAT
  • SPOTS PUBLICITAIRES
  • ACHATS ET VENTES
  • BOUTIQUES
  • OPPORTUNITéS D’EMPLOI
  • Appels d’offres
  • ATTRIBUTION DES MARCHÉS
  • COMMUNICATIONS POLITIQUES
  • TRIBUNES
  • NOUVELLES NÉCROLOGIQUES
  • OUVRAGES
GENOCOST
Congo Pub Online
Congo Pub Online
  • Home
  • Home
  • Home

@2022 - All Right Reserved. Designed and Developed by PenciDesign

Category:

Tribunes

À la UneTribunes

Kinshasa zéro trou : blague de mauvais goût (Tribune)

by admin9775 2 avril 2023
written by admin9775

Décrétée comme les autres opérations qui ont échoué, Kin zéro trou a fini par suivre la même voie au point de se révéler une blague de mauvais goût.

Son initiateur, gouverneur de la ville, Gentiny Ngobila visiblement rattrapé par le nombre d’opérations sans lendemain, s’est une fois de plus rendu ridicule dans Kin zéro trou. Dans une ville victime d’un boom démographique vertigineux, ne serait ce que les routes et autres voies d’accès feraient l’objet d’entretien régulier. Ce qui n’est pas malheureusement le cas. Il y a insouciance prononcée.

Aucune route à Kinshasa n’échappe aux fléaux de nids de poule, délabrement ou impraticabilité etc. L’on se pose la question de savoir, qu’envisage l’autorité en termes de remède alors que le temps presse? À bon mentir qui vient de loin, dit un adage. Pour les kinois, ils sont habitués de vivre sous la pluie des mensonges. Les projets mort-nés du gouverneur Ngobila font de lui une autorité moins soucieuse du sort de ses administrés. Lorsqu’une ville moderne fait cruellement face à la problématique des trous sur les routes fréquentées régulièrement, cela doit inquiéter.

Aussi sur ces entre-faits, il faut dénoncer le silence de l’assemblée provinciale de Kinshasa. Godé Mpoyi est complice du drame kinois. Aucune action n’est initiée dans le sens d’interpeller l’autorité provinciale. Dommage !

Zamenga Odimbale

Actu 7 via CONGO PUB Online

483 Vues
2 avril 2023 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Tribunes

Dossier IGF – Contrat chinois : Séparer l’intox de la réflexion constructive, (Tribune de Daniel Makila)

by admin9775 26 février 2023
written by admin9775

Au fil des débats et polémiques allumés dans la foulé du rapport de l’IGF sur le contrat chinois, il se révèle que des nombreux intervenants découvrent celui-ci aux travers les chiffres effrayants flanqués dans le rapport de l’IGF. Le chiffre le plus illustratif attribut à la SICOMINES la détention des actifs de 90.936.120.000,00, USD, représentant la valeur des gisements de la GECAMINES. L’opinion ne peut que s’en énerver et tirer à boulet rouge parfois sans le moindre discernement. Une ONG active sur les réseaux sociaux a même suggéré, sans donner des motifs rationnels, l’annulation pure et simple du contrat sino-congolais. Néanmoins, selon les informations recoupées de façon transversale et objective, il n’a été indiqué nulle part la cession desdits gisements à la SICOMINES. Une telle option reste en tout état de cause inopérante, la Joint-venture se contentant d’extraire des minerais qu’elle exporte conformément aux clauses du contrat. D’autres inexactitudes manifestes ont été relevées dans le rapport de l’IGF et méritent des corrections.

Le contrat sino-congolais date de 2007. Beaucoup ignore que ce type de contrat n’est pas unique en son genre en Afrique, malgré l’originalité de son montage. Des contrats similaires ont été signés auparavant entre la Chine et l’Angola pour réhabiliter les chemins de fer, de DILOLO à LOBITO sur la côte de l’Atlantique angolaise. De même, la Chine a conclu avec le Gabon pour la mise en valeur de la mine de Belinga. Le Congo-Brazzaville s’est également engagé avec la Chine, bien avant la RDC, de manière directe sous la forme de coopération bilatérale entre les deux Etats. Néanmoins, le contrat sino-congolais reste le plus costaud de tous les autres engagements de la Chine en Afrique.

L’un des défauts qui ruinent l’intellectuel congolais, ou le congolais tout court, c’est sa grande capacité à oublier vite. Le congolais a le mémoire courte. Très courte même au point de ne pas être en mesure de différencier des époques opposées l’une de l’autre. Ce défaut fera encore longtemps le lit de nos politiciens véreux. Tout semble avoir été dit ou presque, sur le contrat sino-congolais, sauf à circonscrire objectivement les bases juridiques et économiques ayant conduit à sa conclusion en période immédiatement post-conflit. Ce contrat tire sa justification d’un contexte de crise d’endettement colossal et d’obsolescence quasi complète de l’outil de production dans tous les domaines. Aucun congolais de bonne foi ne peut botter en touche cette donne.

A cette époque, la RDC était en programme de désendettement de son stock astronomique contracté pendant la deuxième république. Cette situation explique le bras de fer qui s’en est suivi avec le FMI et la Banque Mondiale. Ces institutions impérialistes ont prétendu dissuader la RDC de s’engager dans un nouveau cycle d’endettement à des conditions non concessionnelles, au risque de ne pas être en mesure d’honorer ses engagements de remboursement aux créanciers multilatéraux privilégiés, c’est à-dire le FMI et la Banque mondiale. A noter que nos autorités de l’époque n’ont pas cédé à ce vil chantage en période difficile où ces institutions avaient tenté d’imposer une certaine mainmise sur la souveraineté de notre Etat. D’aucun se rappelle le déplacement du Ministre Belge des affaires étrangères en Chine s’étant arroger le droit de demander à la Chine de faire marche en arrière. C’est un aspect très important d’indépendance économique à capitaliser au titre d’acquis indéniable pour le pays.

Au regard de ce qui précède, le contrat chinois n’avait aucune autre alternative. Comment engager des grands travaux, relancer l’économie alors que le pays traverse une crise financière sans précédent face à une capacité d’endettement réduite à néant ? Le caractère original et incontournable du montage juridique et économique du contrat sino-congolais au moment de son contexte en 2007, fruit d’un engagement politique de haute lutte patriotique et diplomatique face aux défis de l’époque, ne peut échapper au regard objectif de l’élite nationale.

Reste qu’il faille dire la vérité au congolais. La première, c’est que la SICOMINES, société crée en Joint-venture entre la GENCAMINES (32 %) et les Entreprises chinoise (68%), est la résultante du contrat sino-congolais. La SICOMINES demeure bel et bien une société de droit congolais et répond de ses obligations de toute nature en se conformant aux lois et règlements en vigueur en RDC. Elle n’est donc pas une société chinoise et ne peut échapper au contrôle de l’Etat congolais.

La deuxième, et de ce qui précède, les exportations de la SICOMINES constituent son chiffre d’affaires. La confusion doit être évacuée de la compréhension des congolais en clarifiant nettement que le chiffre d’affaires réalisé par la SICOMINES n’est pas son bénéfice d’exercice comptable, d’une part et de l’autre, ce chiffre d’affaire reste inscrit au crédit de l’exploitation de la société et n’est nullement constitutif du gain engrangé par une partie à l’actionnariat, chinoise soit-elle. Les actionnaires, dont, la GECAMINES, se partagent le bénéfice en vertu du bilan de l’exercice et non le chiffre d’affaires. C’est élémentaire.

La troisième vérité à ne pas cacher au congolais, reste cette inversion de rôle incompréhensible de la part de certains hauts fonctionnaires de l’Etat qui ont commenté le rapport de l’IGF comme le ferait un militant de la rue. La question n’est pas de demander quels projets d’infrastructures la partie chinoise a réalisé, à moins que dans l’opérationnalisation des accords les entreprises chinoises trainent le pied à livrer service fait des projets soumis par la partie RDC. Mais justement, quels projets d’infrastructures éligibles au contrat chinois ont été soumis par l’Etat congolais et qui souffrent de manque de financement à ce jour ?

A la lecture du contrat chinois, et au regard de la pratique de gouvernance moderne, la partie chinoise n’a pas mission de faire comme le colonisateur l’a fait jusqu’en 1960. C’est à dire, organiser de manière unilatérale, le choix, la conception, le financement et la mise en œuvre des projets de développement des infrastructures. En plein 21ème siècle, cette responsabilité revient plutôt à l’Etat. C’est à lui de soumettre au financement tout projet éligible, choisi de manière souveraine par lui. Cette procédure coule de source pour la BAD, la Banque Mondiale et tous les autres bailleurs de fonds. Mais, c’est quoi un projet éligible ??? Un projet éligible au financement est un projet justifié par l’opportunité de sa mise en route, assis sur les études de faisabilité technique, financière et environnementale, autrement dit, un projet bancable Malheureusement, et c’est ce qu’on ne veut pas dire au congolais, la conception demeure le point faible de notre gouvernance depuis plusieurs années. Nous avons des défaillances graves à absorber des financements disponibles faute de capacités à élaborer des projets bancables. Si tel est le cas pour le contrat chinois, il serait injuste de blâmer le partenaire chinois en lieu et place de souligner la léthargie de notre propre administration, et donc du gouvernement congolais.

Quatrième vérité, il reste incontestable que la partie chinoise a délié le cordon avant même la sortie du premier kilo de matière première en 2008 déjà, sans attendre immédiatement le retour sur investissement. Position de partenariat qu’aucun pays occidental ne peut se permettre. Cet effort aurait dû être capitalisé davantage dès le moment où la production de la SICOMINES était entrée dans sa phase de croisière à partir de 2019, pour une production démarrée en 2016. Question ? Qui étaient la partie diligente dans ce contrat à demander l’effort de la contrepartie attendue du partenaire chinois pour satisfaire les besoins de financement ? Ce n’est pas la partie chinoise qui devait faire le travail du gouvernement congolais. Malheureusement, on le fait croire faussement à l’opinion.

Cinquième vérité, les fruits à impact visible issus de ce contrat existent, contrairement à ce qui se raconte. J’en veux pour exemple, la deuxième phase opérationnelle de la centrale hydroélectrique de ZONGO II, lignes et réseaux associés, le barrage de BUSANGA au Lualaba, déjà achevé et attend sa mise en service, d’une capacité de 250 MW destinée à absorber les besoins en énergie électrique des miniers du Katanga, La nouvelle raffinerie du cuivre déjà opérationnelle, l’une des plus importantes d’Afrique. Par ailleurs, Il est indéniable de souligner que la mise en œuvre du contrat chinois a permis la résurrection de la GECAMINES, sauvant ainsi des nombreux emplois, contrairement aux prévisions de la Banque Mondiale qui y voyait plutôt l’option de privatisation totale. Ce qui n’est pas aussi faux, c’est que ce contrat a créé plusieurs emplois directs et indirects.

Ainsi, la valeur ajoutée qu’il apporte ne peut expliquer l’idée absurde de l’annuler en lieu et place de l’améliorer par les amendements venant de deux partenaires. Par contre, il est tout à fait pressant de regarder de très près tous les paramètres de gouvernance de cet accord en veillant de manière scrupuleuse aux intérêts publics dans toutes ses dimensions et à toutes les étapes, en commençant par la manière dont le gouvernement lui-même gère les intérêts du pays aux travers de la mise en application de toutes les clauses. En substance, il se trouve des exigences à respecter en matière des ouvrages d’intérêts publics, lesquelles facilitent le contrôle de la transparence de leur exécution physique et financière. Je voudrais croire que le maitre d’ouvrage, qu’est le gouvernement de la république prend régulièrement les précautions d’usage en faisant valider les dossiers techniques de ses projets par les structures spécialisées. (VERITAS, SGS, SOCOTEC pour ne citer que ces exemples). Le faire, permet au gouvernement d’avoir une évaluation presque sûre des projets qu’il met en route en évitant tout justement les cas récurent et déplorables de surfacturation criminelle. Enfin, le gouvernement doit être en mesure de sélectionner suivant les critères de qualification du cahier de charges des missions de contrôle totalement éprouvées et n’ayant aucun conflits d’intérêts dans le cadre du dossier.

En conclusion, l’élite congolaise est invitée à se départir de ce que je crois être une attitude dangereuse de démission face à ses responsabilités à assurer les bases qui fondent la continuité et le développement de l’Etat. Je fustige cette manie qui réduit le congolais à penser que les hommes passent, les acquis de l’Etat avec, et qu’il faille chaque fois réinventer la roue pour faire plaisir aux hommes politiques au lieu de rehausser et de construire les valeurs de la nation sur base de ses précieux acquis, en termes de ressources humaines, mais aussi en termes de réalisations passées. L’élite congolaise doit répondre à sa mission de bâtir les bases de la superstructure de la gouvernance publique visant le développement du pays sans tomber dans les travers des polémiques stériles.

Daniel MAKILA K.
Sénior Manager de Sociétés de Droit OHADA,

Manager des Grands Travaux,

Nationaliste de Gauche,
Fils de Lumumbiste

465 Vues
26 février 2023 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Tribunes

Pour la DGSE, « il n’est pas question que le Maroc devienne la Turquie de l’Afrique du Nord »

by admin9775 22 février 2023
written by admin9775

«La machine à souiller est en branle et tous les moyens sont mis à son service pour atteindre son objectif : affaiblir le royaume du Maroc en le salissant », affirme à Maghreb-intelligence (1) un ancien ambassadeur français à Rabat, aujourd’hui à la retraite.

Et le procédé semble très rodé comme du papier à musique. Alterner des enquêtes non corroborées d’ONG, présumées indépendantes, publier des dossiers de presse et des reportages soi-disant objectifs dans des médias prétendus neutres, organiser des cabales sur les réseaux sociaux et enfin tenter le «containment diplomatique » (stratégie diplomatique qui vise à circonscrire l’influence d’un adversaire, ndlr). Pour la DGSE (Direction générale de la sécurité extérieure), dirigée depuis bientôt six ans par Bernard Emié, l’essor du Maroc qui ressemble « étrangement » à celui de la Turquie est désormais inquiétant pour Paris. Cela lui rappelle d’amers souvenirs quand il était ambassadeur à Ankara entre 2007 et 2011, à la montée en puissance des héritiers de l’empire ottoman. Pour Bernard Emié, le « traumatisme » d’un pays qui « ose » défier économiquement, culturellement, militairement et surtout sur le plan diplomatique la France refait surface.

Selon des sources bien informées de Maghreb-intelligence, l’inimitié de la DGSE envers le Maroc ne date pas de ces dernières années. Elle remonte au début des années 2000 et le changement de règne à Rabat. « A Paris, on ne connaît pas très bien le nouveau monarque ni ses choix économiques et diplomatiques. C’est juste que l’on se rende rapidement compte qu’il récuse toute ingérence paternaliste de Paris. Il n’a pas le tropisme français de Hassan II », expliquent nos sources. Mohammed VI installe un nouveau management au sommet de l’Etat marocain que les Français ne comprennent pas du tout. Dans l’entourage proche du souverain alaouite, rares sont ceux qui ont des accointances  dans l’hexagone. Si les livres à sensation visant à « faire pression » sur le Maroc continuent à sortir avec une régularité de métronome, l’Elysée et le Quai d’Orsay veillent au grain pour éviter une grande dégradation des relations entre les deux pays. Mais au début des années 2010 la donne change. Economiquement, le Maroc s’arroge des parts de plus en plus importantes sur le marché africain. Banques, assurances, entreprises de BTP, télécoms, aérien et bien d’autres secteurs font que Casablanca devienne plus proche de Dakar, Abidjan et Libreville que Paris. Dans la capitale française les dents grincent. Et la diplomatie suit. Rabat est désormais une étape incontournable pour les chefs d’Etat du continent. A Paris, le mal de dents est insupportable.

Sur le plan sécuritaire, non seulement le Maroc s’autonomise, mais ses services de renseignement prennent le devant dans la lutte antiterroriste et la guerre contre le grand-banditisme. Les Marocains participent à déjouer de nombreux attentats sur le sol européen. Les Allemands, les Espagnols et les Américains saluent…Les Français, principaux concernés, détournent les yeux. La gestion que fait le royaume chérifien du printemps arabe et des islamistes marocains n’est pas du goût de la DGSE, adepte de « l’éradication » pure et simple de l’Islam politique. Au grand dam de Paris, Rabat laisse la parenthèse islamiste ouverte pendant une dizaine d’années. Les barbus finiront par quitter le gouvernement comme ils sont venus…par les urnes. Une leçon magistrale dont tout le monde et content sauf les Français bien sûr.

Mais, c’est la goutte Donald Trump qui fera déborder le vase. La reconnaissance en 2020 par l’ex-président américain républicain de la souveraineté marocaine sur le Sahara « occidental » rabat les cartes géopolitiques au Maghreb. Dans la foulée, l’Allemagne et l’Espagne se rabibochent avec le Maroc sur le même dossier. Et c’est le roi lui-même qui le signifie clairement dans un de ses discours : pas de grands marchés (TGV, ports, infrastructures) au royaume pour les entreprises des pays qui trainent les pieds pour reconnaître la souveraineté marocaine sur le Sahara. Se sentant visés, les Français n’apprécient pas du tout…et ils répliquent. Pegasus et bien avant « Chris Coleman », le Qatargate, le vote contre le Maroc au Parlement européen, la dissolution du Conseil français du culte musulman élu où les Marocains sont majoritaires sonnent aujourd’hui comme des rappels à l’ordre de Paris. « La France fera tout son possible pour que le Maroc ne s’impose pas à la tête du Maghreb. Beaucoup de responsables français savent que l’Algérie est en déliquescence et que son avenir est compromis à moyen terme. Alors, il vont essayer de freiner le royaume ou, du moins, ralentir son avance », explique à Maghreb-intelligence, l’ancien ambassadeur français.

Challenge via CONGO PUB Online

542 Vues
22 février 2023 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Tribunes

Rapport de l’IGF sur les contrats chinois : 15 ans de pillage impuni des minerais congolais !

by admin9775 18 février 2023
written by admin9775

La vérité a fini par triompher dans l’affaire contrat chinois. La République vendue à vil prix par ses propres fils sous Kabila qui chantèrent toute honte bue à la gloire « d’un deal mafieux » ce n’était qu’une exploitation éhontée du pays, selon le rapport de l’IGF publié récemment.

L’on se souviendra qu’en 2008, Joseph Kabila fit une sortie médiatique fracassante pour s’offusquer le succès du pays en signant « des contrats avec un groupement d’entreprises chinoises pour l’exploitation des minerais congolais contre des infrastructures. Ainsi fut créée la SICOMINES, avec un capital social de 100 millions de dollars.
À ce jour estime, l’IGF, les chinois ont déjà empoché au moins 10 milliards de dollars et la RDC juste 822 millions de dollars. Un contrat à tout bout de champ disproportionné.

Les congolais auront attendu 15 ans durant avant que la vérité n’éclate au grand jour via l’inspection générale des finances, IGF. Une mer des larmes des fils et filles de ce pays couvre de honte, Kabila et tous ceux qui ont participé à ce complot contre leur propre pays. Il faut rappeler aussi que ces fameux contrats avait été qualifiés de léonin pour leur caractère opaque. Nul alors n’avait prêté oreille attentive à ces dénonciations avant la redynamisation de l’IGF.

C’est une preuve de plus d’une gestion calamiteuse du pays sous Kabila et ses hommes couverts à ce jour par soit la loi sur les anciens présidents de la République soit par des immunités parlementaires. Jules Alingete qualifia non sans raison, le parlement congolais d’abris des pilleurs du pays. La question ici est de savoir, si chaque régime doit devoir se protéger à l’instar de celui de Kabila que deviendrait ce pays?

Le mal est profond, se mettre à dédouaner certaines personnes condamnées pour des faits de gangsterisme économique c’est saper le travailler laborieux de l’IGF. Vivement la justice.

Zamenga Odimbale

Actu 7 via CONGO PUB Online

491 Vues
18 février 2023 0 comments
1 FacebookTwitterPinterestEmail
Tribunes

7 raisons qui militent en faveur de l’obtention de  la carte d’électeur (Pierre Anatole Matusila)

by Pius KAMBU 7 février 2023
written by Pius KAMBU

1. Affirmer votre souveraineté                                                                                 

Le peuple est le souverain primaire. L’affirmation de cette souveraineté peut prendre plusieurs voies et s’exprime généralement par le referendum ou par le choix des nouveaux dirigeants. En RDC, la participation au processus électoral n’est possible que par l’obtention de la carte d’électeur. Le choix des nouveaux dirigeants est à la fois un droit et un devoir.

C’est l’affaire de tous. Personne n’a le droit ni d’être exclu, ni d’exclure l’autre et encore moins de s’exclure soi-même. Cela nous impose de renoncer à l’indifférence et au désintéressement de la chose publique pour s’impliquer dans   la vie politique de notre pays.

En démocratie, la déchéance de l’individu se traduit, par l’abdication de son rôle dans la gestion de la cité. La politique doit cesser d’être l’affaire de l’élite seule ou de quelques politiciens pour devenir celle de l’ensemble des habitants de la cité. L’homme ou la femme qui se désintéresse des affaires de l’Etat devient un(e) citoyen (ne) inutile. Ne devenons pas des citoyens (nes) inutiles.

2. Sanctionner les mauvais représentants du peuple, 

Les bons serviteurs du peuple sont les véritables porte-paroles des hommes et des femmes   en quête de justice et du bien-être dans leurs circonscriptions électorales. Ce sont les entrepreneurs politiques. Ceux qui agissent pour le changement et la création de la valeur ajoutée pour le peuple.  Ils méritent le renouvellement de votre confiance. L’obtention de la carte d’électeur devient une excellente opportunité à ne pas manquer.

3. Renouveler le mandat des bons et loyaux serviteurs du peuple

Les bons serviteurs du peuple sont les véritables porte-paroles des hommes et des femmes   en quête de justice et du bien-être dans leurs circonscriptions électorales. Ce sont les entrepreneurs politiques. Ceux qui agissent pour le changement et la création de la valeur ajoutée pour le peuple.  Ils méritent le renouvellement de votre confiance. L’obtention de la carte d’électeur devient une excellente opportunité à ne pas manquer.

4. Se pourvoir une bonne représentation à la Députation provinciale,

Chaque année, nos villages se vident de leurs habitants en quête de mieux être ailleurs. Ce désenchantement général de la population, prive nos villages non seulement de la main d’œuvre utile pour le travail productif, mais se répercute malheureusement autant sur le nombre des personnes en âge de voter.  Le désintéressement des citoyens pour l’acquisition de la carte d’électeur en plus, accroîtrait fortement cette probabilité.  

Cette situation aura une incidence négative sur le nombre de sièges à pouvoir au niveau de la représentation provinciale. A titre d’exemple ; la circonscription électorale de Madimba compte 4 sièges pour la Députation provinciale.  Le 5è siège, flottant, est attribué au chef coutumier et vacille d’une circonscription électorale à une autre à chaque législature. Pour la prochaine législature, ce siège flottant sera attribué à la circonscription électorale de Kasangulu.

 Dans la meilleure des hypothèses, Madimba sera à égalité de siège avec Kasangulu si ce territoire conserve ses 3 sièges actuels et, ou à défaut, elle pourra perdre un siège. L’antidote de cette possible dégringolade est l’enrôlement massif des électeurs dans la circonscription électorale de Madimba.

5. Conserver  si non majorer le quota actuel de siège à la Députation nationale,                       

Pour des raisons évoquées ci-haut, nous constatons,  à chaque législature, une régression progressive de nombre de sièges  à la Députation nationale dans notre circonscription électorale, qui ne compte plus que deux sièges,  réduisant du même coup son poids politique par une faible représentation  sur l’échiquier national. L’obtention de la carte d’électeur devient une nécessité impérieuse.

6. Soutenir la liste de votre Parti politique, 

Un  nombre appréciable d’enrôlés apportera  raisonnablement des voix à la liste du Parti qui pourra ainsi prétendre représenter un  courant d’opinion politique pour faire triompher son idéal.

7. Disposer de la carte d’identité,                                                                                       

Si la méfiance à l’égard des élections persiste malgré tout, chacun de nous a  intérêt de  s’enrôler ne fut ce que pour disposer  d’une carte d’identité. En effet, jusqu’à nouvel ordre la  carte d’électeur fait office de la carte d’identité. A l’expiration du processus d’enrôlement, les anciennes cartes perdront leur validité.

Pierre Anatole Matusila

Président Général de l’ABAKO

CONGO PUB Online

602 Vues
7 février 2023 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Tribunes

La révolution du 4 janvier 1959 (Tribune de Pierre Anatole MATUSILA)

by Pius KAMBU 15 janvier 2023
written by Pius KAMBU

Introduction

« Toute révolution est d’abord une volonté de rupture. Cela suppose donc constat de l’échec de l’ancien et projection dans l’objet du désir collectif, même si on ne perçoit pas immédiatement tous les contours. La révolution  implique une préparation à la rupture au niveau individuel et collectif. Le processus pour y parvenir doit, avant toute chose, s’insinuer tant dans les valeurs et dans l’esprit avant d’atteindre une maturation collective. Il a en outre besoin d’un starter pour s’enclencher et d’un ferment pour s’amplifier ». « L’esprit révolutionnaire peut se mettre en veilleuse, disparaître pour rejaillir plus loin ; car une pensée qui a saisi l’aspiration profonde d’un peuple finit toujours par s’incarner ». Cette pensée à la fois philosophique et politique de Maurice Kamto, avocat, universitaire et homme politique camerounais, conviendrait pour souligner l’importance et la place qu’occupe la révolution du 04 janvier 1959 dans l’histoire de notre pays.

Constat d’échec et volonté de rupture

La colonisation belge fut féroce et impitoyable. Elle incarnait un  processus de déshumanisation et de mise en faillite d’un peuple   dans la valeur qu’il accorde à sa propre identité. Elle a abouti à l‘anéantissement de notre être qui  a été réduit à la force brute de la bête que l’on met au travail. Cela a entrainé une accumulation permanente des frustrations et une souffrance morale continuelle. Faisant  le constat de l’échec de ce système avilissant et rétrograde, L’ABAKO a réaffirmé à plusieurs reprises le droit de la population congolaise à disposer d’elle-même pour s’affranchir du joug colonial. L’histoire des Peuples nous apprend qu’une Nation ne se construit véritablement qu’autour des gens qui luttent de façon  constante et consistante contre la servitude et l’assujettissement.

Préparation à la rupture

L’émergence de cet éveil de conscience pour la liberté remonte déjà au combat mené notamment par Kimpa Vita, combat né des illusions quand aux intentions réelles du Portugal dans ses relations avec le Royaume Kongo, en passant  par la colonisation belge et le mouvement messianique dont la figure emblématique fut Simon Kimbangu, ainsi que tant d’autres résistants. Cette lutte a pris pleinement forme avec la création de l’ABAKO par Edmond Nzeza N’landu et la consolidation de ce mouvement par Joseph Kasa-vubu. Ce dernier a insufflé un dynamisme nouveau à l’ABAKO, comme une sorte de  transfusion de son rayonnement personnel, pour le propulser sur la ligne de front. D’autres mouvements nationaux, bien que postérieurs à l’ABAKO, ont aussi joué un rôle non moins important et qui a eu pour objectif la libération de la population congolaise.

Par ailleurs, la publication  de la  Charte des Nations Unies en 1945 à San Francisco a mis fin à la guerre des conquêtes territoriales et a ouvert la voie  à l’autodétermination des peuples du monde du joug colonial. Ce  bouleversement sociopolitique a pris de court la Belgique qui ne s’était pas préparée à quitter sa colonie modèle, sa colonie fidèle et soumise qu’était le Congo.   C’est dans ce contexte que le Professeur Jozef Van Bilsen,  alors  Directeur d’un centre d’études africaines, publie en 1956 un Plan de Trente ans pour l’émancipation politique de l’Afrique belge. La publication de ce Plan suscita des réactions diverses tant du côté des Belges que des Congolais.

Côté congolais, l’ABAKO a pris le contre-pied de la déclaration de « Manifeste de Conscience africaine », œuvre du groupe des évolués congolais, dans un document intitulé «Contre-manifeste de Conscience africaine», pour rejeter en bloc ce plan de 30 ans et réaffirmer  le droit  de la population congolaise à une indépendance totale et immédiate pour un Congo uni et fédéral.

Starter                                                                                                                    

Le starter qui a enclenché la révolution  du 4 janvier 1959 fut incontestablement l’interdiction de la réunion publique de l’ABAKO/KALAMU convoquée par son président sectionnaire Vital Moanda pour rendre compte des travaux de la Conférence des peuples africains tenue en décembre 1958 à Accra, capitale du Ghana,   sur initiative du Président Nkrumah. Ce dernier, dont le pays avait accédé à la souveraineté  nationale et internationale  depuis 1957,  voulait par cette conférence accélérer la libération des territoires africains sous administration coloniale d’une part et d’autre part pour répandre l’idéologie panafricaine. Il avait invité les leaders congolais qui lui avaient paru les plus engagé dans le mouvement de libération nationale notamment Joseph Kasa-vubu et Patrice-Emery Lumumba. Joseph  Kasa-vubu empêché, fut remplacé par Gaston Diomi   qui devrait rendre compte des résultats et recommandations de la dite conférence ce dimanche 4 janvier 1959 à la Place YMCA. 

L’arrivée  de Joseph Kasa-vubu sur le lieu de la réunion, tard dans l’après midi, a crée auprès des militants, un effet de survoltage, une sorte de choc électrique qui a porté leur moral  à l’incandescence. Des tintamarres et des vociférations délirantes fusaient de partout pour saluer sa présence.

La confirmation par lui-même,  de l’interdiction sans motif valable de cette réunion, a soulevé une protestation générale  et une explosion de violence. La bagarre a éclaté entre les forces de police et les manifestants. Il s’en  est suivit un soulèvement général qui a gagné,  comme une trainée de poudre, les cités africaines et à la suite duquel plusieurs compatriotes ont  payé le prix le plus fort à cause de leurs aspirations à la liberté.

Ferment de la révolution du 04 janvier 1959

Le ferment qui a amplifié le mouvement fut sans nul doute l’arrestation de plusieurs responsables de l’ABAKO  et la dissolution de ce mouvement qui suscitait un cauchemar auprès des européens pour son engagement dans la lutte pour l’indépendance de notre pays. L’ABAKO décapité et dissout, le pouvoir belge n’avait plus d’interlocuteur et, la rue a repris l’initiative du combat. Aveuglé par l’esprit de vengeance, le Gouvernement belge a perdu toute analyse objective de la situation. La répression du mouvement paraissait incertaine dans ces conditions.

Le vent de la décolonisation, qui a commencé à souffler sur le Continent africain dans la décennie 1950, à partir du Nord de continent et qui se rapprochait inexorablement vers le Centre, a servi également de levier pour amplifier le mouvement.                                                                                                       

D’aucuns ont fait allusion aux spectateurs qui sortaient du stade Roi Baudouin où s’est joué le match  V Club contre Mikado. Ces spectateurs ignoraient totalement ce qui se passait à proximité. Ils se sont joins à cette foule des manifestants pour détruire et renverser  tabous et  symboles du  pouvoir colonial et mettre à sac les magasins des expatriés.

Toute révolution privée d’une base ne peut atteindre son but qui est la victoire.  Dans  ce corps à corps avec les forces de l’occupation, la victoire n’est possible que si l’action révolutionnaire s’inscrit dans la durée. Les manifestations se sont poursuivies, avec la même intensité, sans désemparer,  au-delà de 4 janvier, pour s’infléchir vers le 7 janvier, sans disparaître totalement. La révolution de 4 janvier, porteuse des valeurs et d’une espérance fondamentale, a entrainé une adhésion  populaire car elle traduisait en acte la volonté d’un plus grand nombre des compatriotes.

Face aux tergiversations et aux atermoiements de la partie belge, l’ABAKO radicalisa son opposition et prôna le boycott des élections des secteurs de juillet – août 1959, le refus de participer aux colloques des partis politiques organisés par l’administration coloniale, et la désobéissance civile. Cette désobéissance civile impliquait, dans l’espace contrôlé par l’ABAKO, particulièrement dans le Bas-Congo,  le refus de payer les impôts et les taxes. Le refus de se présenter aux bureaux de l’Etat civil, de répondre aux convocations des tribunaux, d’exécuter les sentences de la justice, le refus de tout contact et de tout dialogue avec l’Administration coloniale, le refus de présenter les livrets d’identité, le refus des vaccinations et des soins médicaux.

Epilogue

La révolution du 04 janvier 1959 a pesé lourdement sur la déclaration gouvernementale,  une semaine plus tard, sur l’avenir du Congo et a amené le Gouvernement belge à prononcer le mot que les Congolais attendaient; « Indépendance », alors que le texte finalisé par le comité de rédaction n’en contenait pas.  Elle contribua également à l’accélération du processus d’indépendance avec le démarrage dès le 20 janvier 1960 de la Conférence de la Table ronde politique belgo-congolaise qui a abouti à l’indépendance de notre pays le 30 juin 1960.

Ces brèves indications historiques visent à souligner l’importance capitale de la révolution du  04 janvier 1959 pour l’avènement d’un Congo indépendant et le rôle central qu’y a joué l’ABAKO, premier parti politique congolais et noyau du mouvement de lutte pour l’indépendance de notre pays sous le leadership de son président général Joseph Kasa vubu.

Que sont devenus les martyres de la liberté ?

Martyros en grec signifie témoignage. Mais il ne s’agit pas de n’importe quel témoignage. Il s’agit surtout de témoignage dans des circonstances difficiles, dans des moments de persécution, pour défendre sa foi, sa cause, jusqu’au    sacrifice suprême. Les martyrs du 04 janvier ont été pour nous Congolais un salut et une grande bénédiction pour que se réalise le rêve d’un Congo libre et indépendant. Mais, comment la nation  exprime-t-elle sa reconnaissance envers ces héros de notre liberté ?                                                                                              

N’avons-nous finalement que des morts inutiles, quelque fut la cause de leur sacrifice ultime ? Uni simplement par le sort, leur témoignage, ne pourrait-il pas servir d’acte fondateur pour cimenter notre foi en une cause commune pour sauver la nation ? Comment pourrions-nous être unis dans l’effort pour l’indépendance si la commémoration de cette journée, volonté de notre assomption du joug colonial, est restée jusqu’à présent l’affaire de l’ABAKO et des Fédéralistes congolais ? Où est le monument dédié aux martyrs de l’indépendance ? D’autres martyrs n’ont-ils pas été honorés par la dénomination d’un grand stade omnisports en leur mémoire ?  Ensevelis comme des inconnus, leurs cimetières ont simplement été rasés, comme pour effacer toute trace de leur existence et nous enlever toute possibilité de nous recueillir sur leurs tombes ? Pourquoi le souvenir de leur sacrifice n’est ni taillé sur des pierres, ni honoré par des airs de bravoure populaire ? Où sont nos temples où la nation honore et se souvient de ses enfants prodiges, de ses figures emblématiques, de ses héros, véritables phares dans sa marche historique ? Comment construire la conscience collective par la méconnaissance de ceux qui font l’histoire de la nation ?  Ces interrogations, tout à fait légitimes, se bousculent dans ma tête et nous interpellent au moment où notre pays est en proie à une instabilité chronique qui plombe son décollage économique et compromet gravement la paix et son unité nationale.  

Pierre Anatole MATUSILA                                           

Président Général de l’ABAKO

577 Vues
15 janvier 2023 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Tribunes

Des rapports de culpabilité ou de complicité contre le Rwanda?

by Pius KAMBU 12 janvier 2023
written by Pius KAMBU

Ça devient ridicule, à chaque fois que les Nations-Unies, l’Union-Européenne ou les USA font leurs rapports condamnant le Rwanda pour la présence de ses militaires au sol congolais à côté du mouvement terroriste du M23, ils ne manquent pas de rajouter que la RDC doit aussi arrêter de soutenir les FDLR, comme si cela était vrai, sans qu’ils apportent une seule preuve des forfaits causés par ce mouvement rwandais au Rwanda, afin d’asseoir leurs allégations.

Ceci semble plutôt être un alibi alimenté par ces organisations internationales pour justifier la continuité de la guerre au sol congolais, malgré les millions des morts causés par ces atrocités, des femmes violés, des massacres, des déplacements forcés et des enfants non scolarisés, le tout pour continuer à saigner la RDC en pillant ses ressources. C’est ainsi qu’on se pose la question de savoir, est-ce un rapport de culpabilité pour justifier la présence amorphe de 24 ans de la MONUSCO ou un rapport de complicité pour des raisons inavouées, celle de voir le Rwanda continuer à semer l’insécurité à l’Est du Congo, pour mieux servir qui en pillant ses ressources minières ? car comment expliquer que le Rwanda lui-même est incapable de fournir des preuves tangibles avec précision des ville, de localité ou de territoire du Rwanda que le FDLR aurait opéré avec les FARDC et quels auraient été les dégâts qu’ils auraient causés au sein de la population ? Alors qu’avec le Rwanda, tous les rapports mentionnent bel et bien, avec des preuves tangibles, la présence des militaires rwandais au sol congolais aux côtés des terroristes M23, qui sèment la désolation au sein de la population civile.

Il aurait été judicieux, que dans leurs rapports, que ces organisations internationales ou les USA, puissent suggérer le retour des FDLR au Rwanda, de quitter le sol congolais, de favoriser un dialogue inter-rwandais pour une réconciliation nationale, 24 ans de présence de MONUSCO est une asphyxie, les Congolais en ont marre. Voilà pourquoi ces rapports qui semblent être incomplets, risquent d’être taxés de complaisance et de la honte que l’histoire retiendra.

Maintenant que le Conseil de Sécurité à lever les mesures d’embargo d’achat d’armes qu’on avait injustement imposé à la RDC, tout le monde attend des sanctions contre le Rwanda qui est un pays agresseur, au regard de tous ces rapports unanimes qui reconnaissent son implication avec la présence physique de ses militaires au côté du mouvement terroriste de M23 au sol congolais, causant des atrocités et des barbaries, des pillages des ressources minières et en massacrant la population civile à leur passage, et ce, en présence de la MONUSCO (mission de L’ONU au Congo).

Il est temps que le Conseil de Sécurité des Nations-Unies fasse respecter impartialement le droit international, afin de maintenir réellement la paix requise au monde.

Jean-Louis Tshimbalanga

655 Vues
12 janvier 2023 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Tribunes

Katumbi applique le proverbe : « Qui ne risque rien, n’a rien »

by admin9775 30 décembre 2022
written by admin9775

Ce proverbe français qui dit : qui ne risque rien, n’a rien veut aussi dire qu’il faut perdre un vairon pour pêcher un saumon, son existence est attestée dès le 15ème siècle. Ce proverbe motive aussi bien dans la classe moyenne des affaires où les agents économiques prennent le risque pour espérer faire beaucoup de profits, que dans le monde politique où les acteurs politiques peu importe leur taille tentent allègrement de faire des alliances et se décident de les dissoudre au gré des circonstances et des enjeux qui se profilent à l’horizon…

Depuis le vendredi 16 décembre 2022, Monsieur Moise Katumbi a pris malicieusement le risque de quitter l’Union Sacrée de la Nation afin de se porter candidat à l’élection présidentielle de 2023 pour sauver le peuple congolais en détresse, avait-il déclaré sur les antennes de France 24 et Rfi, qui visiblement sont des médias de ses parrains occidentaux qui sans doute le poussent avec impétuosité à prendre le risque de tenter sa chance en vue de monter sur le trône de la République Démocratique du Congo.

Rappelons que Monsieur Moise Katumbi n’est pas à sa première tentative, son premier essai remonte de 2015 quand il avait dénoncé le troisième faux penalty de l’ex Président Joseph Kabila avant de le quitter en le dénigrant telle une femme impitoyable et ingrate qui demande le divorce prétextant que le mari ne s’en occupe pas, alors qu’elle a la bouche pleine de mets succulents résultant du bon traitement lui réservé par le mari qu’elle tente de traiter avec désinvolture pour obtenir illico presto le divorce envisagé, espérant conquérir une autre âme sœur beaucoup plus meilleure que la précédente. Il justifiait sa révolte par les velléités du prolongement du pouvoir de son ancien mentor qui se battait à cor et à cri pour obtenir un troisième mandat illégal interdit par notre constitution.

Par soif du changement, beaucoup de congolais avaient unanimement salué ce courage, cependant ne le voyaient pas à la tête de la RDC, mais comme allié à Etienne Tshisekedi Wa Mulumba d’heureuse mémoire, qui devait se présenter à l’élection présidentielle de 2016.

Faut-il le rappeler que de son vivant, en RDC Etienne Tshisekedi fut la seule personnalité crédible qui portait les aspirations du peuple congolais ?Malheureusement, poussé à l’exil par le régime Kabila avec qui Moise Katumbi avait construit une idylle basée sur la prédation ayant conduit la RDC vers la descente aux enfers, il ne réussira ni à se présenter aux élections ni à rentrer en RDC, parce que bloqués lui et ses proches à Kasumbalesa à la frontière avec la Zambie.

Son départ avait à l’époque déstabilisé son ancienne famille politique qui assurément comptait sur lui à cause de sa popularité acquise grâce à son brillant management en tant que président de l’équipe de football tout puissant Mazembe qu’il avait réussi par jugacie à transposer sur la gestion de la province du Katanga, alors qu’en réalité il n’était qu’un bon manager d’une équipe de football et non un meilleur Gouverneur comme on l’avait exagérément présenté.

Quand on a gratté, on a vu qu’il n’y avait rien sous le vernis…O tempora, O mores (autres temps, autres mœurs) Monsieur Moise Katumbi ne fait pas la bonne lecture du temps et du contexte actuel dans lequel nous sommes.

En 2015-2016-2017-2018, il avait frappé un grand coup en vidant grâce à l’argent la Mouvance Présidentielle de Kabila et d’une frange de l’opposition, notamment la dynamique de l’opposition.

Par ailleurs en 2022, il se fragilise en quittant l’Union Sacrée de la Nation, pour preuve, à son départ il a reçu la fin de non-recevoir de certains Ministres et de députés aussi bien nationaux que provinciaux issus de sa formation politique Ensemble pour la République qui ont fait allégeance au Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.

Pour se persuader de son échec cuisant aux élections de 2023, il peut aller consulter les prophètes ou les devins voire la vierge Marie, puisqu’il dit être catholique, tous lui diront : « LES ESPRITS DU POUVOIR NE SONT PAS AVEC LUI, SA CANDIDATURE A LA PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE EST CONTREPRODUCTIVE ».

C’est un secret de polichinelle, Moise Katumbi est le candidat des occidentaux qui ne jurent que par le remplacement rapide de l’actuel Chef de l’Etat Felix Tshisekedi qui devant eux a la posture d’un interlocuteur nationaliste qui négocie d’égal à égal pour le bien-être de son peuple, alors qu’ils auraient voulu avoir comme dirigeant de la RDC leur obligé, mieux un valet qu’ils peuvent manipuler à souhait. Ce faisant, ils ont trouvé en Monsieur Katumbi ce profil complaisant et léger, sans capital-confiance du peuple congolais pour l’imposer au sommet de l’Etat. Raison pour laquelle, ils mettent à sa disposition les moyens colossaux pour la communication, la logistique, le lobbying, les ressources humaines locales et étrangères, etc. afin de maximiser sa chance de sorte qu’il satisfasse leurs objectifs hideux consacrant notoirement le Congo bashing. Certains occidentaux qui sont diplomates accrédités en RDC ont été vus cette année aux cotés de leur pion Katumbi à Kashobwe.

Au demeurant le sauveur autoproclamé de la RDC pense par naïveté que Joseph Kabila a la mémoire courte pour être sincère avec lui et soutenir aveuglement sa candidature à l’élection présidentielle. Je voudrai lui rappeler que la vengeance est un plat qui se mange froid.

L’ancien Président s’est rapproché de lui pour le faire disparaître et il réussira son coup. Les congolais ne sont pas dupes, ils ne pourront nullement porter à la magistrature suprême un individu qui putréfie sa loyauté vis-à-vis de la nation congolaise en fonction de ses intérêts et ceux de ses amis, ses multiples nationalités étrangères acquises autres fois, sont une preuve accablante.

A ce jour, Monsieur Katumbi est la seule personnalité politique de la RDC qui refuse de citer nommément le Rwanda qui nous agresse au travers les terroristes du M23 qui tuent, violent nos sœurs et pillent nos ressources naturelles dans la partie orientale de notre pays, alors que tous les rapports internationaux accusent Paul Kagame d’armer ces terroristes.

Concernant les élections de 2023, aucune autre candidature n’est sérieuse si ce n’est celle de Felix Tshisekedi qui doit rempiler, étant entendu qu’il se préoccupe avec démiurgie du présent et du futur de la RDC.

Tenant compte du sondage de GEOPOLL qui lui attribue 64% d’intention de vote favorable des congolais interrogés sur sa possible réélection, les autres candidatures font l’ossature de la démocratie congolaise appelée à se consolider, parce qu’il faut qu’il y ait des challengers qui affrontent le Président de la République en exercice.

Les analystes avertis savent qu’avec Katumbi à la tête de la RDC, la ploutocratie s’installera délibérément et les faiblesses de la RDC seront renforcées afin de la plonger profondément dans la déliquescence qui occasionnera irréversiblement sa désintégration.

Moise Katumbi est un oiseau de mauvaise augure, un candidat des peuples lointains, il est choisi pour faire le bonheur de ces peuples-là au détriment des congolais.

Le peuple conscient de la RDC ne confiera aucunement son avenir et son sort entre les mains d’un affairiste, par qui les maffieux de la planète se frottent déjà les mains, espérant gloutonner au cœur des richesses de notre pays, une fois celui-ci élu Président de la République.

Eu égard à tout ce qui précède, les congolais ne prendront jamais le risque de faire de Moise Katumbi Président de la République Démocratique du Congo.

Henry MUTOMBO MIKENYI

Ecrivain et Chercheur en Fiscalité.

Expert en la Lutte contre la corruption

Zoomeco via CONGO PUB Online

591 Vues
30 décembre 2022 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Tribunes

Le style Fatshi face à l’adversité Par Lambert Mende Omalanga

by Pius KAMBU 14 novembre 2022
written by Pius KAMBU

Le 23 octobre 2020, Félix–Antoine Tshisekedi, excédé par la morgue et la surdité de ses alliés d’alors du Front Commun pour le Congo (FCC), dont certains s’ingéniaient  à tourner en dérision son autorité, avait introduit son adresse à la nation en ces termes : « je m’adresse à vous, souverain primaire, dans un contexte exceptionnel en rapport avec la situation politique que connaît notre pays. C’est à la suite de ce discours dit ‘’de 6 minutes’’ que le FCC a été démantelé au profit de l’Union sacrée de la nation (USN) qui affiche une santé de fer à une année des futures élections générales.

Deux ans plus tard, le 03 novembre 2022, on a retrouvé l’homme dans le même décor, avec la même tonalité et la même gestuelle martiale. Cette fois, le chef de l’Etat a consacré son propos à l’agression et à l’occupation des territoires du Nord-Kivu, «perpétré par le groupe terroriste dit M23, avec l’appui avéré en hommes et en logistique du Rwanda».

Ce n’est généralement jamais de bon augure pour les adversaires, qu’ils soient internes ou externes, que  Félix Tshisekedi abandonne son habituelle bonhomie pour prendre à témoin l’opinion nationale et internationale avant de s’assumer face à la mauvaise foi de ceux qui l’empêchent de rencontrer les attentes légitimes du peuple congolais dont il a été érigé garant de la prospérité.

Le chant du Cygne

Quatre ans après son avènement à la magistrature suprême, on peut retenir parmi les traits caractéristiques du président Tshisekedi qu’il ne s’engage guère frontalement dans un conflit sans s’être assuré de la plus haute probabilité d’avoir mis toutes les chances de succès de son côté. De sa dernière adresse à la nation, on retiendra essentiellement qu’après avoir conduit jusqu’à son terme l’option diplomatique pour la résolution de la crise sécuritaire causée par l’occupation d’une partie du territoire congolais de Rutshuru par l’armée rwandaise déguisée en M23, il ne reculera pas face à la nécessité de sauvegarder l’intégrité nationale du Congo par n’importe quelle voie.

En effet, malgré plusieurs conclaves, ses homologues chefs d’Etats de la Conférence Internationale pour la Région des Grands Lacs (CIRGL) et de la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC) ainsi que moult colloques singuliers avec le président rwandais Paul Kagame, la cynique principauté militaire sur laquelle trône ce dernier s’évertue à camper dans la posture de factotum d’une bande de requins de la haute finance internationale qui ont toujours considéré le Congo comme une “res nullius” (chose de personne), un bien sans maître, une image exactement conforme à l’idée que s’en faisaient leurs précurseurs réunis au Palais Radziwil de Berlin autour de l’alors chancelier allemand Otto Von Bismarck en 1885.

Au lieu du cessez-le-feu recommandé par tous les facilitateurs de la région, du continent et du monde, Kagamea craché sur toutes les offres d’une coopération mutuellement avantageuse et des relations fondées sur le bon voisinage. Il a préféré tomber le masque en attaquant par surprise les Forces Armées de la RDC qui s’en tenaient jusque-là à  une position de ”stand still”.

Si, par l’attaque généralisée des positions des FARDC par la coalition RDF-M23 dans le Territoire de Rutshuru, l’objectif de Kagame et de ses affidés était de forcer la main à la RDC et son chef et d’imposer au président Tshisekedi et à son gouvernement un dialogue du cheval et du cavalier avec ses hommes-liges du M23, la réponse sans aménité  du chef de l’Etat rdcongolais laisse présager une riposte musclée à l’état de guerre permanent dans lequel Kigali maintient l’Est de la RDC depuis plus d’un quart de siècle « pour créer une zone de non droit en vue d’assouvir ses appétits criminels » axés sur l’appropriation de ressources naturelles congolaises par la force. Pas besoin de lire entre les lignes la détermination du Numéro 1 du pays de Lumumba d’en finir avec l’expansionnisme hégémonique et cupide aux dépens de la RDC de Paul Kagameet ses complices où qu’ils se trouvent. « Garant de l’indépendance, de l’unité nationale et de l’intégrité territoriale, je réitère mon engagement constitutionnel de défendre la Patrie jusqu’au sacrifice suprême», a martelé un Félix Tshisekedi manifestement confiant en la capacité de son pays d’inverser in fine le rapport des forces imposé dans la région des Grands Lacs par des racailles aux longues dents acérées depuis les années 1990.

Si vis pacem, para bellum

Un examen objectif des évolutions récentes dans le lanterneau national, régional et international, amène à prédire la fin de l’expansionnisme du Rwanda. A l’international, de plus en plus de langues se délient pour fustiger et condamner l’appui de Kigali aux terroristes du M23. Les drones de surveillance dont les technostructures congolaises se sont discrètement dotées ont mis à jour des éléments probants qui ont eu raison de la longue timidité de la communauté internationale à ce sujet. Seul un aveugle ou un complice pouvait continuer à faire mystère des mouvements de troupes et de matériels militaires du territoire rwandais vers le Congo. On peut rappeler à ce sujet le dernier rapport du groupe d’experts onusiens sur l’agression dont le Rwanda s’est rendu coupable contre son immense voisin et l’ironie douteuse du Secrétaire général des Nations-Unies, Antonio Guteres, sur la provenance de l’équipement militaire de pointe dont dispose le M23.

Ces preuves peu réfutables heurtent la conscience de ceux qui n’ont eu de cesse depuis le terrible génocide de 1994 de financer massivement le budget militaire du gouvernement rwandais dans un contexte international dominé par l’agression du territoire ukrainien par la Russie de Vladimir Poutine. Sans compter les retombées imprévisibles en Afrique de la résurgence de la guerre froide ressuscitée par ce conflit avec notamment la chute inattendue de quelques pré-carrés occidentaux du continent noir dans l’escarcelle de Moscou. Ce n’est certainement pas le meilleur moment pour le bloc occidental de s’aliéner le géant de l’Afrique central en continuant à sponsoriser aussi ouvertement son humiliation par son voisin rwandais…

Au niveau régional, comme le chef de l’Etat congolais a eu à le dire, tout le monde connaît sa détermination «à développer avec tous les neufs voisins une diplomatie de proximité en vue d’établir avec eux des relations de coopération franche, transparente et gagnant-gagnant». Sous son leadership volontaire et pacifiste, la RDC a eu l’intelligence de rejoindre la Communauté des Etats d’Afrique de l’Est (EAC), contraignant celle-ci à lever une force régionale pour venir à la rescousse de son nouveau membre dont les débouchés économiques sont bénéfiques à tous. Plus concernés par cette nouvelle offre économique des pays comme le Kenya, la Tanzanie et le Burundi sont déjà sur le pied de guerre pour éradiquer toutes les forces négatives qui écument l’Est congolais, qu’il s’agisse du M23 ou des FDLR qui servent respectivement de prétexte et d’épouvantail à l’interventionnisme de Kigali en RDC.

Au plan local, la RDC a enraciné la montée en puissance de ses forces de défense et de sécurité dans une ambitieuse loi de programmation militaire et une dotation matérielle plus ambitieuse. Un front national s’est constitué à l’interne contre l’agression, permettant au gouvernement d’allouer plus de moyens que prévu à l’armée en cas de nécessité. Par ailleurs, la confirmation de la supériorité de l’équipement militaire du M23 par des voix onusiennes officielles comme Mme Bintou Keita et Antonio Guteres a rendu pratiquement caduque l’embargo de fait qui frappait la RDC, notamment dans son volet d’acquisition d’armes lourdes. Personne ne pourra objectivement faire grief au pays de Lumumba agressé par une telle “puissance” de se doter d’armes a minima aussi sophistiquées que celles dont dispose le ‘’groupe armé’’ irrégulier qui y sème la mort et la désolation au vu et au su de tous.

A tout prendre, la date de péremption de l’apogée du régime militaire de Kigali semble poindre à l’horizon, et le président Tshisekedi n’est pas étranger à cette traversée du désert qui attend le dictateur rwandais qui n’aura pas su lire les signes du temps.

Tant va la cruche à l’eau qu’elle finit par se briser.

*Député national

Le MAXIMUM via CONGO PUB Online

584 Vues
14 novembre 2022 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Tribunes

Ce que je pense » [Tribune de Matata Ponyo]

by admin9775 15 juillet 2022
written by admin9775

EVOLUTION DE LA SITUATION ÉCONOMIQUE ET POLITIQUE DE LA RÉPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO

Le découpage des provinces, est-ce une réussite ?

Ce que je pense est que le découpage des provinces était opportun. Conformément à l’article 2 de la Constitution, il a été opéré en 2015 alors que j’étais Premier ministre. De 11 provinces existantes auparavant, la RDC, le deuxième pays le plus vaste du continent africain avec ses 2.345.000 km2, en compte 26 aujourd’hui. Toutes les provinces ont été découpées, à l’exception des provinces du Kongo central, Nord Kivu, Sud Kivu et Maniema. A noter que les trois dernières résultaient déjà d’un découpage à titre expérimental de l’ancienne province du Kivu. La « Région » du Kivu (selon la dénomination administrative et territoriale de l’époque), avec comme capitale Bukavu, avait deux « sous-régions », l’une du Nord-Kivu, avec Goma comme chef-lieu, et l’autre du Maniema, avec Kindu comme chef-lieu. Les deux sont devenues des régions (provinces) à part entière en 1988. C’était la première expérience mais qui n’avait malheureusement pas continué. De 9 régions initialement, l’on était monté à 11 et on en était resté là.  

Ce que je pense est que le découpage des provinces, resté en hibernation depuis l’époque du Président Mobutu, s’est plutôt accéléré en 2014. Pour certains, c’était pour des objectifs politiques visant à anéantir certains gouverneurs devenus puissants et ambitieux du fait du poids économique des provinces qu’ils dirigeaient ; pour d’autres, c’était pour des objectifs purement socio- économiques cherchant à garantir le développement harmonieux des provinces.

Quelles que soient les variables d’ordre politique qui se seraient glissées dans la résolution rapide de l’équation du découpage, celui-ci demeurait incontournable au regard des défis majeurs du développement des provinces. En effet, si les conditions de vie dans certaines provinces semblaient acceptables par rapport à leurs niveaux à l’indépendance politique en 1960 du fait essentiellement de leurs dotations en ressources naturelles et/ou positionnement géographique à la frontière du pays, celles d’autres provinces, par contre, étaient devenues de plus en plus préoccupantes. Pour la plupart d’entre elles, le niveau de vie de la population avait remarquablement baissé. 

Ce que je pense est qu’en dépit des réserves qui peuvent être formulées par certains analystes politiques, notamment en ce qui concerne la pertinence et la précision des frontières par rapport aux réalités linguistiques et culturelles sur terrain, il se dégage que le découpage de ce vaste pays qui vaut 80 fois la Belgique et 5 fois la France, était très attendu et accepté par la majorité de la population. Il ne pouvait pas en être autrement étant donné que l’une des raisons principales de ce découpage était de rapprocher les administrés des dirigeants au regard de l’étendue de toutes les provinces. A titre d’exemple, l’ancienne province Orientale valait 503.239 km2, soit deux fois le Royaume Uni, et l’ancienne province de l’Equateur, plus grande que l’Allemagne, couvrait 403.292 km2. Cette dernière province, située au nord du pays à la frontière avec la Centrafrique, a été répartie en cinq autres nouvelles provinces.

 La province du Nord Kivu, déjà découpée en 1988, vaut en termes d’espace le Rwanda et le Burundi inclus. En effet, plusieurs gouverneurs de province étaient incapables de suivre de manière efficiente le niveau de développement de leurs territoires respectifs qu’ils pouvaient ne pas les visiter pendant plusieurs années du fait notamment de carence en infrastructures de transport et de communication. La question que l’on peut se poser aujourd’hui est celle de savoir si, six ans après son entrée en vigueur, le découpage a réellement répondu aux attentes de la population. En d’autres mots, le développement des provinces est-il au rendez-vous ?

Ce que je pense est qu’il est difficile de répondre par l’affirmative lorsque l’on compare la situation économique et sociale des provinces avant et après le découpage. A l’exception de quelques provinces bénéficiant principalement des retombées de l’exploitation de ressources minières comme le Lualaba, l’Ituri, le Haut-Katanga, le Nord Kivu, le reste des provinces, y compris Kinshasa, n’a pas connu de réels progrès, bien au contraire. Cela est principalement dû au déficit de leadership et de gouvernance. A l’époque, au moment du découpage, je l’avais déjà dit : « le découpage est pertinent, mais tout dépendra du type de gouverneur que l’on désignera à la tête de chaque province ».  Or, il s’observe que le choix de gouverneurs de provinces demeure globalement déficient. Au lieu de privilégier le critère de compétence, le choix des gouverneurs est basé, pour l’essentiel, sur des critères subjectifs tels que : militantisme, témérité, affairisme, fraternité, amitié, etc. La plupart d’entre eux n’ont jamais géré auparavant même une petite structure, qu’elle soit privée ou publique. Certains gouverneurs n’ont jamais vécu dans les provinces avant de les diriger. Et sauf exception, les gouverneurs ne vivent pas avec leurs familles en provinces.

Parachutés à la tête d’une province, sans savoir ce qu’il faut faire effectivement, nombreux se lancent souvent dans le militantisme politique et l’affairisme, laissant ainsi après leur départ les provinces dans un état pire que celui dans lequel ils les ont trouvées à leur nomination. L’objectif principal que s’assignent souvent les gouverneurs désignés étant d’une part, de garantir les assises politiques du pouvoir central à Kinshasa, et d’autre part, de se servir financièrement. On a ainsi vu des gouverneurs chassés par la population de leurs provinces après y avoir passés près de dix ans comme chef de l’exécutif! Bien plus, des gouverneurs originaires de ces mêmes provinces ! 

Ce que je pense est que s’agissant particulièrement de la gouvernance financière, il est de notoriété publique, que les comptes des provinces, sauf quelques cas, sont généralement mal gérés. Les régies financières créées dans chaque province constituent plutôt des caisses d’assistance politique et privée que d’agences d’appui au développement. Les ressources rétrocédées du gouvernement central sont gérées de manière inefficiente qu’il est difficile de savoir à quoi elles servent effectivement.

Eu égard à cet état de choses, la question que l’on peut vite se poser est celle de savoir à quoi serviraient les 40% de rétrocession de recettes à caractère national prévus par la Constitution si elles étaient effectivement allouées dans leur totalité aux provinces par le gouvernement central? 

A quoi servirait la Caisse de péréquation si les ressources qu’elle doit allouer aux provinces moins nanties ne serviront nullement aux besoins de développement ? Tant que ces questions resteront sans réponse, le découpage n’aura jamais répondu aux préoccupations de fond de sa survenance, c’est-à-dire le développement équilibré de différentes provinces. 

Ce que je pense est qu’il faut absolument replacer la gestion des   provinces dans la logique de développement. Sinon, pourquoi avoir découpé les provinces si la réforme est loin d’apporter le progrès économique de ces dernières ? Les candidats gouverneurs doivent être choisis en fonction de leur compétence, expérience et intégrité. Ils doivent avoir une vision claire et des objectifs précis pour le développement de leurs provinces respectives en cohérence avec la vision et les objectifs de développement globaux du pays.

 La gestion des ressources rétrocédées doit être rationnelle. Et les organes de contrôle financier des provinces doivent fonctionner de manière efficace au lieu d’être au service de responsables de provinces. A ce sujet, les assemblées provinciales doivent constituer plutôt de contrepoids des gouvernorats de province que d’être des alliés dans la mauvaise gouvernance.

Pour certains cas, on a vu les assemblées provinciales voter pour le départ de gouverneurs mauvais gestionnaires. Malheureusement, les gouverneurs destitués sont souvent soutenus, pour des raisons politiques, par le gouvernement central en violation des règles et lois de la république en la matière. Que peut-on attendre d’un gouverneur détesté par la population qu’il dirige, destitué par l’assemblée provinciale qui l’a investi, mais maintenu de force par le gouvernement central par des mécanismes anticonstitutionnels ! 

Ce que je pense, en conclusion, est que le découpage des provinces était une décision politiquement judicieuse et qu’elle le demeurera vu sous l’angle du développement économique. Toutes les provinces découpées sont riches. Aucune d’entre elles n’est potentiellement pauvre, contrairement à ce que l’on veut faire croire à la majorité de la population pour justifier des politiques économiques inappropriées, mais aussi pour des raisons de propagande politique. La pauvreté reste plutôt dans le type de leadership et de gouvernance. Le jour que le choix des gouverneurs sera basé sur des objectifs de développement économique et non sur des considérations politiques, que la gestion des provinces sera compétitive et cotée sur base des résultats socio-économiques obtenus que sur le militantisme politique, le progrès économique de toutes les provinces sera inéluctable et rapide, tout comme celui de la RDC en général. En effet, on ne peut pas d’une part, rechercher le développement de la RDC, et d’autre part, œuvrer de manière inconsciente au sous-développement de ses provinces. 

763 Vues
15 juillet 2022 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Newer Posts
Older Posts
483 Vues
Yembu-25-10-2022
CFAO-20-10-2022

Souscrivez à notre Newsletter pour recevoir nos nouveaux articles, offres d'emploi & appels d'offre. Restez à jour !

A propos de nous

Congo Pub Online.com est une plateforme en ligne d’annonces et de publications qui fait partie des services médias de NCM SARLU. Nous sommes la plateforme en ligne idéale spécifiquement dédiée à la communication et à la promotion de vos produits et services.

Liens utiles

    • Contactez-nous
    • Collaboration

Derniers articles

Est de la RDC : reprise des combats à Kalehe,...
Kinshasa : le gouvernement provincial suspend les contrats des fourrières...
Séisme de magnitude 7,4 en Colombie, le gouvernement décrète l’état...

Choix de l'éditeur

  • All

Jean-Claude Mvuemba : « Le...

Eurobond : 137,8 millions USD...

RDC-Barça : Didier Budimbu admet...

RDC : la FECOFA affecte...

©2022 Congopubonline. Conçu et développé par Fenx.

Facebook Twitter Youtube Instagram Soundcloud
Congo Pub Online
  • ACCUEIL
  • Actualités
  • BUSINESS NEWS
  • ENTREPRENEURIAT
  • SPOTS PUBLICITAIRES
  • ACHATS ET VENTES
  • BOUTIQUES
  • OPPORTUNITéS D’EMPLOI
  • Appels d’offres
  • ATTRIBUTION DES MARCHÉS
  • COMMUNICATIONS POLITIQUES
  • TRIBUNES
  • NOUVELLES NÉCROLOGIQUES
  • OUVRAGES
Congo Pub Online
  • ACCUEIL
  • Actualités
  • BUSINESS NEWS
  • ENTREPRENEURIAT
  • SPOTS PUBLICITAIRES
  • ACHATS ET VENTES
  • BOUTIQUES
  • OPPORTUNITéS D’EMPLOI
  • Appels d’offres
  • ATTRIBUTION DES MARCHÉS
  • COMMUNICATIONS POLITIQUES
  • TRIBUNES
  • NOUVELLES NÉCROLOGIQUES
  • OUVRAGES
©2022 Congopubonline. Conçu et développé par Fenx.
Sign In

Keep me signed in until I sign out

Forgot your password?

Password Recovery

A new password will be emailed to you.

Have received a new password? Login here