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À la Une

À la UnePolitique

Félix Tshisekedi nomme une nouvelle équipe dirigeante à la MIBA

by admin9775 1 novembre 2026

Le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a procédé, par ordonnance présidentielle, à la nomination de nouveaux responsables à la tête de la Minière de Bakwanga (MIBA), entreprise minière basée à Mbuji-Mayi, dans la province du Kasaï-Oriental.

Cette nouvelle équipe est appelée à assurer la gouvernance de l’entreprise et à accompagner ses efforts de relance.

La nouvelle composition de la direction

La composition de l’équipe dirigeante se présente comme suit :

Conseil d’administration et direction générale

  • Président du conseil d’administration (PCA) : Ndumbi Kayembe Placide
  • Directeur général (DG) : Kalonji Ditutu Albert-Gordon
  • DGA : New Aoran

Membres du conseil d’administration

Kalala Beya Léon
Joseph Daniel Mukendi Wa Dinanga
Kalombo Tshinkenke Rombault
Bukasa Mukadi Albert
Kalala Mwana Ndibu Pierre Claver
Tshundu Tshundu Jonas
Mabiala Makiobo Maurice

Ces nominations interviennent dans un contexte où la MIBA demeure au centre des enjeux liés à la relance de l’activité minière et au développement économique du Kasaï-Oriental.

Par Marius Bopenga
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1 novembre 2026
À la UneMonde

Pologne: le bras de fer s’intensifie entre le Premier ministre Tusk et le président Navrocki

by admin9775 1 novembre 2026

En pleine crise politique en raison du bras de fer sur la composition du Tribunal constitutionnel, le président polonais a mené ce samedi 31 octobre des consultations avec les représentants des partis de la majorité centriste et de l’opposition nationaliste pour trouver une issue à la crise politique et institutionnelle, sans résultats tangibles. Son adversaire frontal, le Premier ministre Donald Tusk, a de son côté dénoncé ceux qui, selon lui, veulent « détruire la démocratie », allusion au président qui bloque la nomination de nouveaux juges constitutionnels, désignés par la majorité centriste.

La crise politique en Pologne entre l’exécutif centriste de Donald Tusk et l’opposition qui couve depuis son retour aux affaires en 2023 a pris un tour dramatique vendredi 30 octobre avec l’intervention de la police au Tribunal constitutionnel à Varsovie.

Le président conservateur Karol Nawrocki a mené tout l’après-midi du 31 octobre des entretiens avec plusieurs chefs de partis, de l’opposition comme de la coalition au pouvoir. À l’invitation du chef de l’État au palais présidentiel ont répondu les nationalistes, l’extrême droite et la gauche radicale, ainsi que deux partis de la coalition centriste au pouvoir.

La gauche, membre de la coalition, a indiqué ne pas avoir reçu d’invitation et ne pas être prête à discuter avec le chef de l’État qui, selon elle, est partie prenante du conflit. La Coalition civique (KO) de Donald Tusk ne comptait y envoyer personne, selon les médias polonais.

Des policiers montent la garde alors que des manifestants se rassemblent devant les locaux du Tribunal constitutionnel polonais, à Varsovie (Pologne), le 31 octobre 2026.
Des policiers montent la garde alors que des manifestants se rassemblent devant les locaux du Tribunal constitutionnel polonais, à Varsovie (Pologne), le 31 octobre 2026. © Agencja Wyborcza.pl via REUTERS

Jugé trop dépendant du pouvoir politique par l’Union européenne, le Tribunal constitutionnel a été au cœur d’un bras de fer entre Bruxelles et les nationalistes du PiS (Droit et Justice) pendant leurs mandats (2015-2023). Dès 2015, le gouvernement du PiS y avait nommé des juges engagés politiquement, que ni l’UE ni l’actuel chef du gouvernement Donald Tusk (centre-droit) ne reconnaissent.

La Commission européenne a d’ailleurs pris le parti du Premier ministre polonais Donald Tusk ce samedi en appelant le président polonais Karol Nawrocki à valider la nomination de juges pour dénouer une profonde crise politique à Varsovie.

« Il appartient aux autorités polonaises de veiller à ce que le Tribunal constitutionnel puisse fonctionner conformément à la Constitution polonaise et dans le respect de la jurisprudence pertinente de la Cour de justice de l’Union européenne », a déclaré à l’AFP un porte-parole de la Commission européenne dans la soirée.

Le bras de fer se durcit   

Depuis son retour au pouvoir en 2023, Donald Tusk, ancien président du Conseil européen, a promis de résoudre la crise. Sans succès jusqu’ici, puisque les nominations de la Diète (chambre basse du Parlement) au Tribunal n’ont pas été entérinées par le chef de l’État, qui y fait obstacle.

À un peu plus d’un an des législatives, les événements se sont brusquement accélérés ce vendredi 30 octobre. La police anti-émeutes a investi le site du tribunal pour en bloquer l’accès, le ministre de la Justice – également procureur général – a demandé la levée de l’immunité de son président nommé par le PiS et une juge nouvellement nommée par la majorité a annoncé assurer l’intérim. Elle s’y trouvait toujours samedi 31 octobre.

« Depuis des années il existe en Pologne des organisations et des responsables politiques qui veulent détruire la démocratie et l’État de droit », s’est justifié Donald Tusk dans une allocution diffusée samedi soir sur son compte X. Le chef du gouvernement n’a pas suggéré de chemin pour sortir du blocage. « Un État démocratique doit être fort », a-t-il dit.

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Le déploiement des forces de l’ordre est survenu alors que Karol Nawrocki se trouvait à bord d’un avion à destination du Sénégal. Il a aussitôt fait demi-tour et s’est rendu au tribunal dans la soirée, y pénétrant par la force malgré l’opposition de certains magistrats.

« Dans un État de droit, un dirigeant politique ne peut pas entrer dans un tribunal pour donner des ordres ou intimider des juges, même s’il est président », a tonné Donald Tusk.

La perspective des élections de 2027

Des sympathisants du PiS manifestent depuis plusieurs semaines devant le Tribunal constitutionnel pour en soutenir les juges. Effectivement, ce 30 octobre, après l’intervention de la police, tous les hauts responsables de l’opposition nationaliste et d’extrême droite se sont rassemblés devant le tribunal.

Pour Ewa Marciniak, politologue à l’Université de Varsovie, la perspective des législatives de novembre 2027 rend la situation particulièrement explosive. « Nous sommes déjà en campagne électorale, donc dans une phase de mobilisation des électorats », a-t-elle déclaré à l’AFP, soulignant le danger d’une « escalade de la situation ».

Le chef de l'État polonais Karol Nawrocki arrive au Tribunal constitutionnel polonais, pour s'opposer à la suspension de son président, à Varsovie, le 31 octobre 2026.
Le chef de l’État polonais Karol Nawrocki arrive au Tribunal constitutionnel polonais, pour s’opposer à la suspension de son président, à Varsovie, le 31 octobre 2026. © Dawid Zuchowicz / Agencja Wyborcza.pl via REUTERS

Quant à la gouvernance du Tribunal constitutionnel, la confusion restait totale ce 31 octobre au terme d’une nuit agitée : une juge nommée par l’actuel gouvernement, Anna Korwin-Piotrowska, a annoncé la suspension de ses fonctions du président controversé du tribunal, Bogdan Swieczkowski, et indiqué assurer l’intérim. Mais Bogdan Swieczkowski a le soutien de l’opposition et du président et affirme de son côté rester en fonction.

La Fondation Helsinki pour les droits de l’homme (HFPC), une ONG de défense des droits de l’homme en Pologne et en Europe centrale et orientale, a estimé que la suspension du président du tribunal n’avait pas de base légale. Pour autant, elle exhorte le président Nawrocki à entériner la nomination des juges nommés par la Diète. Et elle appelle à réformer la cour de sorte « qu’aucun parti politique ne puisse s’accaparer et politiser l’institution ».

RFI

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1 novembre 2026
À la UnePolitique

RDC : Prince Epenge transféré à la prison centrale de Makala

by admin9775 1 novembre 2026

L’opposant Prince Epenge Wemakoko, président du parti ADD Congo et porte-parole de la coalition LAMUKA, a été transféré à la prison centrale de Makala ce samedi 31 octobre 2026. L’information a été confirmée par l’un de ses avocats, Clément Muza, qui dénonce une décision prise sans notification préalable à la défense.

« Je confirme que Prince Epenge vient d’être transféré à Makala ce samedi, il y a trente minutes passées », a déclaré l’avocat, membre du collectif de défense de l’opposant devant le Tribunal de grande instance de Kinshasa/Gombe.

La défense dénonce une absence de notification

Clément Muza regrette le refus du tribunal d’accorder la liberté provisoire à son client. Il affirme que la défense n’a pas été informée de la décision de transfèrement.

« Nous n’avons pas été signifiés. On l’avait amené hier en chambre du conseil. Le tribunal ne lui a pas accordé la liberté provisoire. Et aujourd’hui, ils ont décidé de l’envoyer à Makala », a-t-il dénoncé.

L’avocat a également critiqué le traitement réservé au porte-parole de LAMUKA, en opposant la situation de son client à celle de personnes qu’il accuse d’appeler la population à prendre les armes.

« C’est ça, la RDC. Mais nous allons nous battre pour sa liberté, et on va continuer à nous battre », a-t-il conclu.

L’ECIDé dénonce un « précédent grave »

Le transfèrement de Prince Epenge a également suscité une réaction au sein de l’Engagement pour la citoyenneté et le développement (ECIDé), le parti de l’opposant Martin Fayulu.

Son secrétaire général, Devos Kitoko, a qualifié la décision de la justice congolaise d’« insulte au combat pour la démocratie en RDC ».

« C’est un précédent grave qui risque de conforter l’idée que la prise des armes serait la seule voie pour se faire respecter », a-t-il écrit sur le réseau social X.

Ces déclarations traduisent les critiques de l’opposition à l’égard de la procédure judiciaire engagée contre le responsable de LAMUKA.

Arrêté à l’aéroport de N’djili

Prince Epenge avait été arrêté dimanche à l’aéroport international de N’djili, alors qu’il s’apprêtait à prendre un vol pour Rome afin de participer au conclave de la C64.

Après son arrestation, il avait d’abord été signalé comme disparu avant d’être localisé au Conseil national de cyberdéfense (CNC), où il était auditionné, selon son parti. Il avait ensuite été transféré au parquet près le Tribunal de grande instance de Kinshasa/Gombe.

L’opposant est notamment poursuivi pour propagation de faux bruits, en lien avec la mort de Manassé Lomboto, responsable de la sécurité d’ADD Congo, tué lors de la marche de l’opposition organisée le 15 septembre dernier à Kinshasa.

L’enquête sur la mort de Manassé Lomboto se poursuit

Âgé de 25 ans, Manassé Lomboto avait perdu la vie lors de cette manifestation. Sa dépouille demeure à la morgue de l’hôpital du Cinquantenaire, dans l’attente des enquêtes judiciaires annoncées.

La coalition C64 accuse la Force du progrès de l’UDPS d’être responsable de sa mort. Cette accusation, portée par l’opposition, reste à établir dans le cadre des investigations judiciaires.

Le transfèrement de Prince Epenge à Makala intervient ainsi dans un dossier qui suscite de vives réactions politiques, tandis que la procédure judiciaire et les enquêtes sur la mort de Manassé Lomboto se poursuivent.

Par Pascal Kabeya
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1 novembre 2026
À la UneEconomie

RDC–Émirats arabes unis : l’accord CEPA entre en vigueur et ouvre une nouvelle phase de coopération économique

by admin9775 31 octobre 2026

La République démocratique du Congo (RDC) et les Émirats arabes unis (ÉAU) franchissent une nouvelle étape dans le renforcement de leurs relations économiques et commerciales avec l’entrée en vigueur de leur accord de partenariat économique global (CEPA). Signé en février 2026 en présence du président émirati, Mohamed ben Zayed Al Nahyane, et de son homologue congolais, Félix-Antoine Tshisekedi, cet accord vise à intensifier les échanges commerciaux, faciliter les investissements et renforcer la coopération dans plusieurs secteurs stratégiques.

Dans une déclaration publiée vendredi 30 octobre 2026 sur son compte X, le ministre émirati du Commerce extérieur, Dr Thani bin Ahmed Al Zeyoudi, a salué cette entrée en vigueur, qu’il considère comme un tournant majeur dans le partenariat entre Abou Dhabi et Kinshasa.

Des échanges commerciaux en forte progression

Selon le ministre émirati, les échanges commerciaux hors pétrole entre les deux pays ont atteint 3,5 milliards de dollars en 2025, soit une hausse de 38,5 % par rapport à l’année précédente.

« Les accords UAE et DRC marquent une nouvelle étape dans notre partenariat économique avec l’entrée en vigueur de notre accord CEPA. Suite à des échanges hors pétrole de 3,5 milliards de dollars en 2025, en hausse de 38,5 % par rapport à l’année précédente, cet accord supprime les droits de douane sur la grande majorité des produits, harmonise les procédures douanières et accélérera les flux d’investissement dans la logistique, l’énergie et l’industrie manufacturière », a déclaré Dr Thani bin Ahmed Al Zeyoudi.

L’accord prévoit notamment une réduction des barrières douanières et une simplification des procédures commerciales. Ses promoteurs espèrent ainsi faciliter l’accès des produits congolais au marché émirati et encourager les investissements dans les infrastructures et les secteurs productifs.

La RDC, un partenaire stratégique pour les Émirats

Pour Abou Dhabi, la RDC représente un partenaire important en raison de son poids économique, de ses ressources naturelles et de sa position géographique en Afrique centrale.

« Comptant parmi les dix plus grandes économies d’Afrique, la République démocratique du Congo offre également aux exportateurs et investisseurs des Émirats arabes unis un point d’entrée stratégique en Afrique centrale et orientale », a ajouté le ministre émirati.

Les chiffres avancés dans le cadre de ce partenariat font état d’une progression des échanges bilatéraux, estimés à 1,2 milliard de dollars en 2020, à 3,5 milliards en 2023 et à 4,5 milliards en 2024. Une projection de 10 milliards de dollars à l’horizon 2030 est également évoquée.

Le texte mentionne par ailleurs une liste de 6 000 produits congolais considérés comme éligibles aux échanges dans le cadre de l’accord.

Traçabilité des minerais et transformation locale

Le partenariat est également présenté comme un instrument de formalisation des échanges économiques, notamment dans le secteur minier. Ses promoteurs mettent en avant la nécessité de renforcer la transparence des circuits commerciaux et de lutter contre les réseaux informels.

L’un des axes de coopération concerne la diplomatie économique et les mines, avec plusieurs objectifs :

  • renforcer la traçabilité des minerais ;
  • sécuriser les chaînes de valeur minières grâce à des investissements coordonnés ;
  • promouvoir la transformation locale des ressources ;
  • favoriser une meilleure intégration de la RDC dans les chaînes de valeur régionales et internationales.

Cette orientation vise à permettre au pays de dépasser progressivement son rôle de fournisseur de matières premières, en développant davantage d’activités de transformation et de création de valeur sur son territoire.

Au-delà des échanges commerciaux, l’accord prévoit également un renforcement de la coopération institutionnelle entre les deux pays.

Une collaboration est notamment évoquée entre l’Académie diplomatique de la RDC et l’Académie Anwar Gargash des Émirats arabes unis. Elle doit porter sur la formation, la recherche et le partage d’expertise dans le domaine diplomatique.

Cette dimension entend consolider les relations bilatérales à travers le développement des compétences et les échanges entre institutions.

Un partenariat engagé depuis 2021

Les origines de ce rapprochement remontent à 2021, lorsque le président Félix Tshisekedi avait participé à l’Expo Dubaï 2020, organisée avec un décalage lié à la pandémie de Covid-19.

Deux engagements majeurs étaient alors associés à cette dynamique : la construction du port en eaux profondes de Banana, à Moanda, destiné à doter la RDC d’une infrastructure maritime stratégique, et la formalisation des flux d’or artisanal à travers le système bancaire.

Avec l’entrée en vigueur du CEPA, Kinshasa et Abou Dhabi entendent désormais consolider leur coopération commerciale et attirer de nouveaux investissements. La concrétisation des ambitions affichées dépendra notamment de la mise en œuvre effective des dispositions de l’accord et de leur capacité à produire des retombées économiques durables pour les deux pays.

Par Marius Bopenga
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31 octobre 2026
À la UneEconomie

Le GAFI retire officiellement la RDC de sa liste grise aux côtés de trois autres pays

by admin9775 31 octobre 2026

La République démocratique du Congo (RDC) a été officiellement retirée, le 30 octobre 2026, de la liste grise du Groupe d’action financière (GAFI), qui recense les juridictions soumises à une surveillance renforcée en raison de lacunes dans la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.

La RDC figure parmi les quatre juridictions retirées de cette liste lors de la plénière du GAFI à Paris, aux côtés de la Bulgarie, de la Côte d’Ivoire et de Monaco. Cette décision consacre les progrès réalisés par ces pays dans la correction des déficiences stratégiques identifiées par l’organisation.

Inscrite sur la liste grise depuis octobre 2022, la RDC a mené à terme son plan d’action destiné à renforcer son dispositif de lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et le financement de la prolifération des armes de destruction massive (LBC/FT/FP).

Un plan de 23 mesures exécuté

Pour remédier aux lacunes identifiées, la RDC a mis en œuvre un plan de 23 mesures, dont l’avancement a été documenté dans dix rapports de progrès. Une mission d’évaluation du GAFI s’est rendue à Kinshasa en septembre 2026 afin de vérifier l’application effective des réformes, leur pérennité et le maintien de l’engagement politique nécessaire.

Cette mission s’est déroulée sous la supervision du ministère des Finances et du Secrétariat technique national piloté par la CENAREF, avec la participation des ministères de l’Économie nationale, de la Justice, de l’Intérieur et des Affaires étrangères, ainsi que du gouverneur de la Banque centrale du Congo.

Sous l’impulsion du président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, le gouvernement, par l’entremise du ministère des Finances, a coordonné des réformes juridiques, institutionnelles et opérationnelles mobilisant plusieurs institutions nationales.

Une mobilisation des institutions publiques et du secteur privé

La mise en œuvre du plan d’action a également associé la Banque centrale du Congo, l’Autorité de régulation et de contrôle des assurances (ARCA), les cours et tribunaux, l’Auditorat militaire ainsi que les acteurs assujettis du secteur privé.

Pour les autorités congolaises, cette mobilisation traduit l’engagement politique maintenu au plus haut niveau en faveur du renforcement du système national de lutte contre les flux financiers illicites.

Le GAFI a salué les progrès accomplis par les quatre juridictions retirées de sa liste grise, estimant qu’elles avaient avancé dans la correction des déficiences stratégiques relevées lors de leurs évaluations mutuelles.

Un signal favorable pour les transactions financières

Le retrait de la liste grise constitue une avancée importante pour l’environnement financier congolais. Selon le ministre des Finances, Doudou Roussel Fwamba Likunde Li-Botayi, cette décision devrait réduire les coûts et les frictions liés aux transactions transfrontalières pour les banques, les entreprises et les citoyens congolais.

Elle pourrait également soutenir les relations entre les banques congolaises et leurs correspondants à l’étranger, tout en améliorant la perception du risque associé aux opérations financières avec la RDC.

L’inscription sur la liste grise ne constitue pas une sanction, mais elle conduit généralement les institutions financières à renforcer leurs vérifications, ce qui peut rendre les transactions plus coûteuses et compliquer les flux de capitaux.

Le gouvernement estime que cette sortie ouvre ainsi de nouvelles perspectives pour l’économie congolaise et renforce la crédibilité des réformes engagées en matière de gouvernance et de transparence financière.

Préserver les acquis

Les autorités rappellent toutefois que le retrait de la liste grise ne signifie ni la disparition des risques de criminalité financière ni la fin des efforts à fournir.

La RDC a exprimé sa gratitude envers le GAFI, le Groupe d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique centrale (GABAC), le Groupe anti-blanchiment de l’Afrique orientale et australe (ESAAMLG), ainsi que les partenaires techniques et financiers ayant accompagné les réformes.

Cette décision marque l’aboutissement d’une étape importante. Le défi consiste désormais à pérenniser les acquis et à maintenir un système financier congolais plus transparent, plus sécurisé et plus résilient.

Par Pascal Kabeya
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31 octobre 2026
À la UnePolitique

Bruxelles : la C64 plaide auprès de l’Union européenne pour un dialogue inclusif en RDC

by admin9775 31 octobre 2026

En mission à Bruxelles, la délégation de la Coalition C64 a été reçue, jeudi 29 octobre 2026, par Patricia Llombart Cussac, directrice générale Afrique au Service européen pour l’action extérieure (SEAE) de l’Union européenne. Les échanges ont porté sur la situation sécuritaire en République démocratique du Congo, le respect de l’ordre constitutionnel et les conditions d’un dialogue national véritablement inclusif.

Cette rencontre intervient alors que la coalition cherche à mobiliser le soutien de la diplomatie européenne en faveur d’un dialogue national inclusif et du respect de la Constitution congolaise.

La situation sécuritaire et les libertés publiques au cœur des échanges

Au cours de cette audience, le Présidium de la C64 a présenté les conclusions de son appel en faveur d’un dialogue national inclusif. Les discussions ont également abordé la défense de l’ordre constitutionnel et le respect des libertés publiques en RDC.

À l’issue de la rencontre, la coalition a réaffirmé son attachement à « une solution pacifique, durable et respectueuse de la Constitution » pour le peuple congolais.

La démarche de la C64 vise ainsi à porter ses revendications auprès des institutions européennes et à solliciter leur soutien diplomatique dans le contexte politique et sécuritaire que traverse la RDC.

Pas de rencontre avec le chef de la diplomatie belge

La délégation de la C64 n’a toutefois pas été reçue par le ministre belge des Affaires étrangères, Maxime Prévot, au cours de son séjour à Bruxelles.

Interrogé sur les raisons de cette absence de rencontre, l’opposant Martin Fayulu a affirmé ne pas en connaître les motifs.

« Je pense que la Belgique a ses raisons. Il faut poser la question à M. Prévot », a-t-il déclaré.

Aucune explication officielle sur l’absence de cette audience n’a été rapportée dans les éléments communiqués.

La C64 poursuit ainsi ses démarches auprès des institutions européennes, avec pour objectif de faire entendre son appel à un dialogue national inclusif et au respect de l’ordre constitutionnel en République démocratique du Congo.

Par Marius Bopenga
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31 octobre 2026
À la UneEconomie

RDC : Jean-Pierre Bemba lance la modernisation de 13 aéroports à travers le pays

by admin9775 31 octobre 2026

Le gouvernement congolais franchit une nouvelle étape dans la modernisation des infrastructures aéroportuaires. Le jeudi 29 octobre 2026, à Kinshasa, le Vice-Premier ministre en charge des Transports, Voies de communication et Désenclavement, Jean-Pierre Bemba, a procédé à la signature de contrats avec quatre entreprises de génie civil pour la réhabilitation, la modernisation et la construction de 13 aéroports en République démocratique du Congo.

Cette initiative s’inscrit dans la mise en œuvre de la vision du président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, présentée lors de son adresse au Congrès le 8 décembre 2025. Les premières livraisons des infrastructures sont attendues à la fin de l’année 2028.

Quatre entreprises mobilisées pour 13 aéroports

Financés par le Trésor public, les travaux ont été confiés à quatre entreprises déjà implantées en RDC : SAFRICAS, SAFRIMEX, SOKERICO et MODERN CONSTRUCTION.

La répartition des projets se présente comme suit :

  • SAFRICAS : Boende (Tshuapa), Kalemie (Tanganyika) et Kikwit (Kwilu).
  • SAFRIMEX : Bandundu (Kwilu), Bumba et Lisala (Mongala), Tshikapa (Kasaï) et Matadi (Kongo-Central).
  • SOKERICO : Gbadolite (Nord-Ubangi) et Buta-Zega (Bas-Uélé).
  • MODERN CONSTRUCTION : Gemena (Sud-Ubangi), Mbandaka (Équateur) et Muanda (Kongo-Central).

Deux autres aéroports, ceux de Beni (Nord-Kivu) et d’Isiro (Haut-Uélé), devraient être ajoutés à cette feuille de route dans les prochains jours, avec la société Mont Gabaon.

Des infrastructures pour améliorer la connectivité

Le programme prévoit notamment la construction et l’allongement des pistes, l’édification d’aérogares et de tours de contrôle, ainsi que la mise en place de murs de clôture.

Les travaux comprennent également l’aménagement de casernes anti-incendie, de bâtiments d’inspection et d’infrastructures destinées au fret.

À travers ces investissements, les autorités entendent améliorer les capacités d’accueil des aéroports, renforcer la sécurité des opérations et faciliter les déplacements entre les différentes provinces.

Le désenclavement au service des échanges économiques

Au-delà de la modernisation des installations, le programme vise à rapprocher les populations et à stimuler les échanges économiques. Dans un pays marqué par de grandes distances et des difficultés de communication entre plusieurs régions, l’amélioration du réseau aéroportuaire constitue un levier important de désenclavement.

La signature de ces contrats marque ainsi le lancement d’un vaste chantier de modernisation des infrastructures aériennes congolaises, dont les premières livraisons sont annoncées pour la fin de 2028.

Par Pascal Kabeya
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31 octobre 2026
À la UneNouvelles nécrologiques

Football congolais : décès de l’ancien Léopard et entraîneur Timothée Scibé Tshidibi Ngondavi

by admin9775 31 octobre 2026

Le football congolais est en deuil. L’ancien international Timothée Scibé Tshidibi Ngondavi, ancien attaquant devenu entraîneur, est décédé aux premières heures de ce vendredi 30 octobre 2026 à Lubumbashi, ville où il résidait.

Né le 13 août 1953, il s’est éteint à l’âge de 73 ans, laissant derrière lui une carrière marquée par son engagement dans le football congolais, aussi bien comme joueur que comme technicien.

Un acteur du sacre de Sanga Balende en 1983

Timothée Scibé Tshidibi Ngondavi a notamment marqué l’histoire de Sa Majesté Sanga Balende. En tant que joueur, il a contribué au sacre du club de Mbuji-Mayi en Coupe du Congo en 1983.

Après sa carrière sur les terrains, l’ancien attaquant s’est reconverti dans l’encadrement technique, poursuivant ainsi son engagement au service du football.

Une carrière d’entraîneur dans plusieurs clubs

Comme entraîneur, Scibé Tshidibi a dirigé plusieurs formations de Mbuji-Mayi, notamment Sanga Balende, le RC Saint Clément, le TP Yanan et le FC Océan Pacifique.

Il a également exercé à l’Inter Force de Luluabourg, aujourd’hui Kananga, contribuant à la formation et à l’encadrement de plusieurs générations de joueurs.

Un hommage à une figure du football congolais

La disparition de Timothée Scibé Tshidibi Ngondavi suscite une profonde tristesse dans le milieu footballistique congolais. Son parcours, de joueur international à entraîneur, témoigne d’un engagement durable envers le sport national.

Il laisse derrière lui des proches et de nombreux acteurs du football inconsolables.

Que son âme repose en paix.

Par Marius Bopenga
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31 octobre 2026
À la UnePolitique

Paul Rusesabagina : « Les droits de l’homme n’existent pas au Rwanda

by admin9775 31 octobre 2026

L’ancien directeur de l’Hôtel des Mille Collines, Paul Rusesabagina, dont l’histoire a inspiré le film Hotel Rwanda, accuse le régime de Paul Kagame de graves violations des droits humains. Rencontré jeudi 29 octobre 2026 à Washington par le journaliste Stanis Bujakera Tshiamala, il est revenu sur son enlèvement en 2020, ses conditions de détention et la situation politique au Rwanda. Il a également évoqué les sanctions américaines contre Kigali, le conflit dans l’est de la RDC et les perspectives de paix.

Condamné à 25 ans de prison pour terrorisme après son retour forcé au Rwanda, Paul Rusesabagina avait été libéré en mars 2023, à la suite d’une commutation de peine. Depuis, il demeure l’une des voix les plus critiques à l’égard du président Paul Kagame.

Une détention qu’il décrit comme une torture psychologique

Paul Rusesabagina affirme avoir été détenu dans une cellule sans fenêtre, où ses geôliers contrôlaient l’éclairage. Selon son témoignage, la lumière était parfois éteinte à midi et rallumée à minuit, dans le but de le faire « souffrir psychologiquement ».

Il évoque également une forte augmentation du nombre de détenus dans la prison où il se trouvait. Celle-ci serait passée, selon lui, de 10 000 prisonniers à son arrivée à 18 000 au moment de sa libération, après deux ans et sept mois d’incarcération.

L’ancien détenu affirme que de nombreux prisonniers meurent en détention et évoque des disparitions ainsi que des corps qui auraient été abandonnés dans des cours d’eau ou retrouvés dans des lacs. Ces accusations constituent son témoignage et n’ont pas été indépendamment vérifiées dans les éléments disponibles.

L’opposition rwandaise sous pression, selon Rusesabagina

Interrogé sur les libertés politiques, Paul Rusesabagina estime que les opposants au Rwanda sont exposés à de graves dangers.

Il cite notamment Victoire Ingabire, dirigeante des FDU, qui avait été condamnée à 16 ans de prison après avoir voulu participer à l’élection présidentielle de 2010. Libérée après huit années de détention, elle aurait été de nouveau arrêtée, selon Rusesabagina, et serait actuellement détenue à l’isolement.

Il mentionne également Aimable Karasira et Déo Mushayidi, qu’il présente comme des personnes dont le sort mérite une attention particulière.

« Si vous voulez qu’une victime survive, il faut toujours en parler », affirme-t-il, appelant à maintenir l’attention sur les personnes qu’il considère comme victimes de la répression.

L’image du Rwanda remise en question

Alors que le Rwanda est souvent présenté comme un modèle de développement et de stabilité, Paul Rusesabagina attribue cette image à une stratégie d’influence et de corruption qu’il impute au président Kagame.

Il affirme que des responsables politiques et des journalistes étrangers auraient été rémunérés pour soutenir cette image. Il évoque également les sanctions visant certains responsables rwandais et la confiscation présumée de biens à l’étranger, qu’il interprète comme des signes d’un changement d’attitude de la communauté internationale.

Ces affirmations relèvent de son appréciation personnelle. Il s’interroge néanmoins sur l’avenir du Rwanda à l’horizon 2030 et sur la capacité du régime à maintenir sa position.

Les sanctions américaines, un message à Kigali

Commentant les sanctions américaines annoncées contre le ministère rwandais de la Défense et l’institution financière Zigama, Paul Rusesabagina les présente comme un avertissement adressé à Paul Kagame.

Selon lui, le président rwandais devrait retirer ses forces de la RDC avant d’y être contraint. Il estime que Kinshasa doit poursuivre ses démarches diplomatiques et maintenir la pression internationale.

L’ancien directeur de l’Hôtel des Mille Collines appelle également les Congolais à défendre leurs droits, tout en affirmant soutenir les efforts du président Félix Tshisekedi.

Les FDLR et les minerais au cœur du conflit

Paul Rusesabagina rejette l’argument sécuritaire avancé par Kigali pour justifier sa présence dans l’est de la RDC, notamment la menace que représenteraient les FDLR.

Il conteste l’idée que le Rwanda serait intervenu pour poursuivre ce groupe armé et affirme que les objectifs de Kigali seraient principalement économiques, liés à l’exploitation des minerais congolais.

« Le monde entier le voit. Le Rwanda exporte des minerais. Mais produit-il réellement tous les minerais qu’il exporte ? », s’interroge-t-il, accusant le Rwanda de commercialiser des ressources provenant de la RDC.

Il estime que l’économie minière joue un rôle important dans la pérennité du régime de Paul Kagame. Ces accusations s’inscrivent dans un débat régional marqué par les rapports internationaux sur les circuits d’exploitation et de commercialisation des minerais dans l’est congolais.

Washington et la résolution 2773 peuvent-ils faire avancer la paix ?

Interrogé sur les chances de voir l’accord de Washington et la résolution 2773 du Conseil de sécurité conduire au retrait des troupes rwandaises, Paul Rusesabagina se dit optimiste.

Il considère les sanctions américaines comme un signal que Kigali devrait prendre au sérieux et appelle les autorités congolaises à poursuivre leurs démarches diplomatiques.

Il soutient par ailleurs l’appel de Kinshasa invitant les investisseurs et les sponsors sportifs à revoir leurs relations avec Kigali, déclarant : « Je soutiens Kinshasa à 150 %. »

Un message aux Congolais et à Félix Tshisekedi

Aux populations de l’est de la RDC, qui vivent les conséquences du conflit, Paul Rusesabagina adresse un message de persévérance : « Battez-vous pour vos droits. Il ne faut jamais abandonner. »

Au président Félix Tshisekedi, il affirme vouloir transmettre son soutien, estimant que de nombreux interlocuteurs, y compris des diplomates, seraient également favorables à sa position.

Critique du régime et mise en garde contre les discours de haine

Paul Rusesabagina rejette l’idée selon laquelle les critiques contre Paul Kagame alimenteraient nécessairement les discours de haine visant les Tutsi.

Il affirme que les Tutsi ne soutiennent pas tous le président rwandais et cite notamment les Banyamulenge, dont certains seraient opposés à son régime. Il évoque également le cas d’un Tutsi rwandais qui aurait été assassiné, selon son récit, pour contester l’argument selon lequel Kagame agirait au nom de la protection de cette communauté.

« Rentrer au Rwanda, c’est mon rêve »

Malgré les accusations qu’il porte contre le régime rwandais, Paul Rusesabagina affirme souhaiter retourner un jour dans son pays.

« C’est la terre de mes ancêtres, le pays de mon père, de mon grand-père, de mes arrière-grands-parents. C’est mon pays », déclare-t-il.

Il dit toutefois craindre pour sa sécurité, affirmant que Paul Kagame aurait cherché à le faire tuer. Il conclut en assurant qu’il ne se rendra jamais au président rwandais et qu’il poursuivra son combat jusqu’à la fin.

Les déclarations de Paul Rusesabagina à Washington donnent ainsi à entendre le témoignage d’un ancien détenu devenu opposant, dont les accusations contre Kigali s’inscrivent dans un contexte de tensions persistantes entre le Rwanda et la République démocratique du Congo.

Par Pascal Kabeya
CONGO PUB Online

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31 octobre 2026
À la UneNouvelles nécrologiques

L’Université de Kinshasa pleure la disparition du professeur émérite Albin Majambo Kolonda

by admin9775 31 octobre 2026

L’Université de Kinshasa (UNIKIN) est en deuil après le décès du professeur émérite Albin Majambo Kolonda, enseignant de la Faculté des Lettres et Sciences humaines. Sa disparition, annoncée ce mercredi, suscite une vive émotion au sein de la communauté universitaire.

L’annonce de son décès a été accueillie avec tristesse par ses collègues et les membres de la communauté universitaire, qui perdent une figure de leur institution.

En cette douloureuse circonstance, les pensées vont à sa famille biologique, à ses collègues ainsi qu’à l’ensemble de la communauté universitaire.

Des condoléances à sa famille et à ses proches

Les hommages adressés au professeur émérite Albin Majambo Kolonda témoignent de la peine ressentie à la suite de sa disparition.

Les circonstances précises de son décès, ainsi que les détails de son parcours académique et scientifique, n’ont pas été communiqués dans l’annonce.

Par Marius Bopenga
CONGO PUB Online

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31 octobre 2026
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