RDC : Godé Mpoy propose un mécanisme BCC–MIBA pour relancer l’industrie du diamant

Le professeur et député Godé Mpoy propose une nouvelle approche pour relancer la Minière de Bakwanga (MIBA) et redynamiser l’industrie du diamant en République démocratique du Congo.

Dans une réflexion consacrée à l’avenir de l’économie diamantaire congolaise, il estime que la dégradation de la valeur du diamant naturel et les difficultés structurelles auxquelles fait face la MIBA nécessitent la mise en place d’un mécanisme associant la Banque centrale du Congo (BCC), la MIBA et le gouvernement.

Faire du diamant un actif des réserves de change

Au cœur de sa proposition figure une forme d’« agencification » entre les trois institutions.

Selon Godé Mpoy, la BCC pourrait fournir à la MIBA la contre-valeur des diamants produits, tandis que le diamant serait progressivement intégré comme actif supplémentaire des réserves de change de la République démocratique du Congo.

Le gouvernement pourrait ensuite s’appuyer sur ces actifs comme élément de garantie afin de faciliter la mobilisation de capitaux et attirer davantage d’investissements dans le secteur.

Cette approche vise ainsi à créer un circuit permettant de transformer une partie de la production minière en levier de financement de l’économie, tout en donnant à la MIBA les moyens de reprendre ses activités.

Une gestion prudente des réserves indispensable

Le professeur Godé Mpoy reconnaît toutefois que ce mécanisme nécessiterait une gestion particulièrement rigoureuse.

Il met notamment en garde contre tout dispositif susceptible d’affaiblir les réserves de change de la RDC ou de compromettre les intérêts des différentes parties prenantes.

Pour lui, la valorisation du diamant comme actif financier ne pourrait être envisagée qu’à condition de mettre en place des règles claires en matière d’évaluation, de conservation, de transparence et de gestion des risques.

Sauver la filière diamantaire

La proposition intervient alors que la MIBA, autrefois l’un des principaux fleurons de l’industrie minière congolaise, connaît depuis plusieurs années d’importantes difficultés de production et de financement.

Godé Mpoy estime qu’une intervention coordonnée de l’État, de la Banque centrale et de la société minière pourrait permettre de créer les conditions d’une relance durable de la filière.

Par Pascal Kabeya
CONGO PUB Online

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