Un violent incendie a fait au moins 27 morts et 30 blessés, jeudi 10 septembre à Bukavu, dans l’est de la République démocratique du Congo. Le drame s’est produit dans le quartier de Kadutu, où les flammes, parties de maisons voisines, se sont propagées à deux établissements scolaires alors que les élèves étaient en plein cours.
Des élèves pris de panique

Le feu s’est déclaré vers 9 heures dans un groupe de maisons construites pour la plupart en planches. Rapidement, les flammes ont gagné les alentours de deux complexes scolaires, provoquant un mouvement de panique parmi les élèves.
Selon des témoins, plusieurs enfants ont tenté de fuir dans la précipitation. La bousculade aurait fait de nombreuses victimes, certains élèves étant tombés ou ayant été piétinés dans la foule. Des enseignants figurent également parmi les blessés.
« La majorité de ces élèves morts sont des petites filles âgées de 6 à 14 ans », témoigne Innocent Rukiko, enseignant au complexe scolaire Ujamaa, cité par RFI.
Des familles à la recherche de leurs enfants

Au milieu des décombres, plusieurs familles tentaient encore de retrouver leurs proches. Nsimire Rushuda, mère de quatre enfants scolarisés dans l’un des établissements touchés, explique que deux de ses enfants ont été blessés tandis qu’elle restait sans nouvelles des deux autres.
L’incendie a également détruit des dizaines d’habitations. De nombreuses familles se retrouvent ainsi sans logement après la destruction de leurs maisons.
L’origine du sinistre n’était pas encore connue jeudi soir. Les autorités locales ont indiqué que le bilan, encore provisoire, pourrait s’alourdir.
Un nouveau sinistre à Cimpunda

Ce drame intervient quelques jours seulement après l’incendie du principal marché de Kadutu, qui avait déjà provoqué d’importants dégâts dans ce quartier populaire de Bukavu.
Un autre incendie s’est également déclaré jeudi dans le quartier de Cimpunda, toujours à Bukavu. Aucune victime n’a été signalée, mais plusieurs dizaines de maisons ont été détruites.
Ces incendies relancent les inquiétudes sur la capacité des villes congolaises à faire face aux sinistres. Le manque d’équipements de lutte contre les incendies, la forte densité des constructions et les installations électriques à risque figurent régulièrement parmi les facteurs évoqués pour expliquer la propagation rapide des flammes.
Par Basengezi Ntomo, correspondant à Goma
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