La société américaine AML Holdings LLC a annoncé la résiliation de son protocole d’accord avec Kerith Resources SARL, mettant ainsi un terme à leur projet de coentreprise destiné à exploiter du manganèse dans la province du Kongo Central, dans l’ouest de la République démocratique du Congo.
Selon un communiqué de l’entreprise américaine, cette décision, entrée en vigueur le 2 février 2026, intervient après plusieurs mois de discussions infructueuses entre les deux partenaires.
Les négociations n’ont pas permis d’aboutir à la signature d’un pacte d’actionnaires définitif, notamment en raison de divergences sur l’approche relative à l’obtention des permis miniers ainsi que sur la répartition des droits et responsabilités au sein de la future société.
Désaccords sur les licences minières et la gouvernance
Le projet de partenariat avait été initialement conclu le 28 juin 2025 à la suite de la neuvième édition de la TICAD 9 (Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique).
Dans le cadre de cette collaboration, les deux entreprises avaient engagé une analyse du cadre juridique et opérationnel du projet. Toutefois, elles ne sont pas parvenues à s’accorder sur plusieurs points jugés essentiels, notamment :
- la stratégie d’obtention des licences minières ;
- la structure de gouvernance de la société minière envisagée ;
- la répartition des responsabilités entre les partenaires.
L’intérêt d’AML Holdings pour la RDC maintenu
Malgré la rupture de ce partenariat, AML Holdings LLC a réaffirmé son intérêt pour le marché minier de la République démocratique du Congo.
L’entreprise indique rester disposée à investir dans le secteur des minéraux critiques, si d’autres opportunités d’affaires se présentent dans le pays.
La RDC demeure en effet l’un des territoires les plus convoités pour les ressources stratégiques utilisées dans les industries modernes, notamment dans les domaines de l’énergie, de la transition énergétique et des technologies.
Par Pascal Kabeya
CONGO PUB Online





