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Business News

Business News

Engen DRC lance son programme « Jeunes Talents 2026 » pour les jeunes diplômés

by admin9775 1 septembre 2026

Engen DRC, filiale du groupe Vivo Energy, lance la première édition de son programme « Jeunes Talents Engen DRC 2026 », destiné aux jeunes diplômés souhaitant acquérir une première expérience professionnelle dans le secteur pétrolier.

Lancé le 1er août 2026, le programme s’adresse aux jeunes résidant dans les provinces de Kinshasa et du Grand Katanga. Il prévoit une immersion professionnelle de 6 à 12 mois, avec un accompagnement axé sur le développement des compétences, le coaching et l’intégration dans un environnement professionnel dynamique.

Un programme ouvert à la diversité

À travers cette initiative, Engen DRC affirme également sa volonté de promouvoir la diversité et l’inclusion au sein de ses équipes. L’entreprise encourage notamment les candidatures des femmes, des personnes à mobilité réduite, des membres des communautés locales et des personnes vivant avec l’albinisme.

L’objectif est de permettre à de jeunes talents issus de différents horizons de bénéficier des mêmes opportunités de développement professionnel.

Quels profils sont recherchés ?

Pour être éligibles, les candidats doivent notamment :

  • être âgés de 28 ans au maximum ;
  • être titulaires d’un diplôme Bac+5 ou équivalent ;
  • avoir terminé leur cursus universitaire avec une moyenne d’au moins 65 % ;
  • avoir obtenu leur diplôme au cours des deux dernières années ;
  • maîtriser le français et l’anglais ;
  • disposer d’une bonne maîtrise des outils informatiques.

Au terme du programme, les participants pourront, en fonction des opportunités et de leurs performances, avoir la possibilité de poursuivre leur parcours professionnel au sein d’Engen DRC.

Les candidatures ouvertes jusqu’au 30 septembre

Les candidatures sont ouvertes du 1er août au 30 septembre 2026. Les candidats doivent transmettre une lettre de motivation, un CV, une copie d’une pièce d’identité valide ainsi que les copies de leurs diplômes à l’adresse jeunestalents.cd@vivoenergy.com.

Le processus prévoit une phase de sélection en octobre, suivie des tests et entretiens en novembre. Le programme doit débuter en janvier 2027.

Calendrier :

  • Appel à candidatures : 1er août – 30 septembre 2026
  • Sélection : octobre 2026
  • Tests et entretiens : novembre 2026
  • Début du programme : janvier 2027

Les informations complémentaires sont disponibles sur la page dédiée au programme.

Engen DRC, un acteur majeur du secteur énergétique

Membre du groupe Vivo Energy depuis avril 2024, Engen DRC opère sous la marque Engen pour les carburants, notamment l’essence, le gasoil, le Jet A1 et le FOMI, ainsi que sous les marques Engen et Shell pour les lubrifiants.

Présente en République démocratique du Congo depuis plus de trois décennies, l’entreprise dispose du plus important réseau de stations-service du pays et se positionne comme l’un des principaux acteurs du secteur énergétique congolais.

Avec ce programme, Engen DRC entend ainsi investir dans la nouvelle génération de professionnels et offrir aux jeunes diplômés une première expérience susceptible de constituer un véritable tremplin vers l’emploi.

Par Marius Bopenga
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1 septembre 2026
À la UneBusiness News

KCC et la délégation syndicale concluent un nouvel accord collectif

by admin9775 21 août 2026

La Kamoto Copper Company (KCC) et la délégation syndicale sont parvenues à un nouvel accord collectif, marquant une nouvelle étape dans les relations entre l’entreprise et ses travailleurs.

À travers cet accord, KCC réaffirme sa volonté de placer ses employés au cœur de sa stratégie et de renforcer les mécanismes de dialogue social au sein de l’entreprise.

La société met notamment en avant les principes d’équité, de respect, de dialogue social et de responsabilité dans les pratiques d’emploi, en conformité avec les principes du droit du travail et les engagements pris à l’égard de son personnel.

Un accord présenté comme une avancée sociale

Pour KCC, la conclusion de ce nouvel accord collectif traduit la volonté commune de l’entreprise et de la représentation syndicale de consolider leurs relations professionnelles.

L’entreprise considère que le soutien aux travailleurs constitue un élément essentiel pour bâtir une organisation plus forte et durable.

Chaque employé, selon KCC, participe directement à la performance de l’entreprise, mais également à un impact économique et social qui dépasse le cadre de son poste.

« Chaque employé de KCC contribue bien au-delà de son rôle individuel », souligne l’entreprise, qui met en avant le rôle du personnel dans la performance de KCC, les moyens de subsistance de milliers de familles et le développement économique des communautés et du pays.

Le dialogue social au cœur de l’accord

Le nouvel accord intervient dans un contexte où les relations entre employeurs et représentants des travailleurs constituent un élément déterminant de la stabilité du secteur minier congolais.

Pour KCC, le dialogue entre l’entreprise et la délégation syndicale doit permettre de créer un environnement professionnel dans lequel les employés peuvent contribuer pleinement à la performance de l’entreprise, développer leurs compétences et participer à son évolution.

L’accord est ainsi présenté comme le résultat d’un engagement partagé en faveur de pratiques responsables en matière d’emploi.

Un impact qui dépasse l’entreprise

KCC insiste également sur la dimension économique et sociale de ses activités.

Au-delà des travailleurs directement employés par l’entreprise, son activité contribue aux revenus de nombreuses familles et à la dynamique économique des communautés environnantes.

La société estime ainsi que l’amélioration des conditions de travail et la consolidation du dialogue social participent également à la construction d’un environnement économique plus stable.

Avec ce nouvel accord collectif, KCC affirme vouloir renforcer cette dynamique et poursuivre ses efforts autour d’un modèle fondé sur la collaboration entre la direction et les représentants des travailleurs.

« Nos employés sont notre force. Notre progrès est partagé. Notre avenir se construit ensemble », conclut l’entreprise, résumant ainsi sa vision des nouvelles relations sociales instaurées avec la délégation syndicale.

Par Marius Bopenga
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21 août 2026
À la UneBusiness News

Glencore réorganise sa direction en RDC : Marie-Chantal Kaninda confirmée, deux Congolais promus à des postes stratégiques

by admin9775 6 août 2026

Le géant minier anglo-suisse Glencore a annoncé, mardi 4 août 2026, une réorganisation de sa gouvernance en République démocratique du Congo, marquée par le maintien de Marie-Chantal Kaninda à la présidence de Glencore RDC et par la promotion de deux cadres congolais à des fonctions stratégiques au sein du groupe.

Marie-Chantal Kaninda conserve ses fonctions de présidente de Glencore RDC ainsi que la présidence du conseil d’administration de Kamoto Copper Company (KCC), l’une des principales filiales du groupe dans le pays.

À la tête de Glencore RDC depuis janvier 2023, elle dispose de plus de vingt-cinq ans d’expérience dans l’industrie minière. Diplômée en économie de l’Université de Liège, elle a occupé des responsabilités au sein d’Ashanti Goldfields, AngloGold Ashanti, De Beers et Rio Tinto avant de rejoindre Glencore RDC en 2019 en qualité de directrice exécutive chargée des affaires institutionnelles.

Deux cadres congolais accèdent à des fonctions de premier plan

Cette réorganisation est également marquée par la promotion de deux dirigeants congolais.

Jusqu’alors directeur des opérations (Chief Operating Officer) de KCC, Yannick Makola est nommé directeur général de l’entreprise. Il devient ainsi le premier Congolais à prendre la direction générale de Kamoto Copper Company depuis la création de cette société. Sa nomination avait été officialisée le 23 juillet dernier.

De son côté, Yves Ilunga est promu vice-président des finances de Glencore RDC. Il occupait précédemment les fonctions de directeur général de Mutanda Mining (MUMI), après avoir notamment exercé comme vice-président du développement commercial de Glencore RDC et directeur financier de KCC.

Un signal en faveur de l’expertise nationale

Cette nouvelle organisation intervient dans un contexte où la République démocratique du Congo demeure un acteur incontournable de la production mondiale de cuivre et de cobalt. La promotion de cadres congolais à des postes de direction est perçue comme un signal fort en faveur de la valorisation des compétences nationales au sein des grandes entreprises minières opérant dans le pays.

Cette évolution intervient également alors que Glencore poursuit une importante réflexion sur l’avenir de ses actifs congolais. En février 2026, le groupe avait annoncé la signature d’un protocole d’accord non contraignant avec le consortium américain Orion Critical Mineral Consortium en vue d’une éventuelle cession de 40 % de ses participations dans Kamoto Copper Company (KCC) et Mutanda Mining (MUMI).

Toujours en cours de négociation, cette opération pourrait, à terme, modifier la structure de l’actionnariat des deux principales filiales congolaises du groupe, sans remettre en cause, à ce stade, la nouvelle équipe dirigeante mise en place.

Par Pascal Kabeya
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6 août 2026
À la UneBusiness News

Glencore confirme Marie-Chantal Kaninda à la tête de sa filiale et promeut deux cadres congolais

by Ruben Yale 6 août 2026

Le groupe minier anglo-suisse Glencore a annoncé, mardi 4 août 2026, une réorganisation de sa direction en République démocratique du Congo (RDC) qui maintient Marie-Chantal Kaninda à la présidence de Glencore RDC et à la tête du conseil d’administration de Kamoto Copper Company (KCC), tout en promouvant deux cadres congolais à des postes de direction opérationnelle et financière.

Marie-Chantal Kaninda préside Glencore RDC depuis janvier 2023, et conserve également la présidence du conseil d’administration de Kamoto Copper Company (KCC), l’une des principales filiales du groupe dans le pays.

Diplômée en économie de l’université de Liège (Belgique), elle totalise plus de 25 ans d’expérience dans le secteur minier, au sein d’Ashanti Goldfields, AngloGold Ashanti, De Beers et Rio Tinto, où elle a été directrice des relations extérieures pour l’Afrique. Elle a rejoint Glencore RDC en septembre 2019 comme directrice exécutive et responsable des affaires institutionnelles.

Deux promotions congolaises : Yannick Makola et Yves Ilunga

En parallèle, Glencore a promu deux autres responsables congolais à des fonctions de premier plan dans les domaines des opérations et de la gouvernance d’entreprise. En effet, Yannick Makola, jusqu’alors directeur des opérations (Chief Operating Officer) de KCC, est nommé est nommé directeur général de la même entreprise. L’ex de Glencore et MMG devient ainsi le premier Congolais à diriger KCC depuis sa création. Sa nomination avait été officialisée un peu plus tôt, le 23 juillet 2026.

Yves Ilunga est, pour sa part, nommé vice-président des finances de Glencore RDC. Il a auparavant dirigé Mutanda Mining (MUMI), occupé la vice-présidence du développement commercial de Glencore RDC et exercé les fonctions de directeur financier de KCC.

Contexte

Dans un contexte où la République démocratique du Congo occupe une place centrale dans la production mondiale de cuivre et de cobalt, ces évolutions de gouvernance sont perçues comme un signal de confiance envers l’expertise nationale et un levier pour consolider l’ancrage du groupe dans le pays.

Par ailleurs, cette réorganisation interne intervient alors que Glencore a annoncé en février 2026 la signature d’un protocole d’accord non contraignant avec l’Orion Critical Mineral Consortium, consortium américain, en vue de la cession potentielle de 40 % de ses actifs miniers en RDC (MUMI et KCC). L’opération, toujours en cours de négociation selon les termes de Glencore, est susceptible de modifier la structure de contrôle effective des deux sites concernés par la réorganisation du 4 août.

Financial Afrik Pour CONGO PUB Online

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6 août 2026
À la UneBusiness News

Ecobank affiche une croissance de ses revenus au premier semestre, mais sa rentabilité est freinée par le Nigeria

by admin9775 2 août 2026

Le groupe bancaire panafricain Ecobank Transnational Incorporated (ETI) a enregistré des performances en hausse au premier semestre 2026, avec un produit net bancaire de 1,3 milliard de dollars, en progression de 15 % par rapport à la même période de l’année précédente. Son bénéfice avant impôt s’est établi à 423 millions de dollars, contre 398 millions de dollars un an plus tôt, soit une augmentation de 6 %.

Malgré cette progression, la croissance du bénéfice demeure nettement inférieure à celle des revenus, traduisant une pression accrue sur la rentabilité du groupe. Le rendement des fonds propres tangibles est ainsi revenu à 21,1 %, contre 27,8 % sur l’ensemble de l’exercice 2025.

Cette évolution s’explique principalement par la dégradation de la qualité des actifs au Nigeria. À la suite de la fin des mesures d’assouplissement prudentiel accordées par la Banque centrale nigériane, Ecobank a été contrainte de reclasser plusieurs créances devenues plus risquées, notamment dans les secteurs du pétrole et du gaz.

La filiale nigériane du groupe a ainsi clôturé l’exercice 2025 avec une perte avant impôt de 31 millions de dollars, tandis que les provisions pour dépréciation ont fortement augmenté. Au niveau consolidé, le ratio des créances douteuses est passé de 6,7 % à 9,4 %, illustrant les difficultés rencontrées sur ce marché stratégique.

En dehors du Nigeria, les activités du groupe ont toutefois affiché une dynamique positive. Les revenus ont progressé de 20 % en Afrique centrale, orientale et australe, atteignant 470 millions de dollars, tandis que l’Afrique de l’Ouest anglophone a enregistré une croissance de 16 %, à 372 millions de dollars. Dans l’espace UEMOA, région historique du groupe, les revenus ont augmenté de 6 %, pour s’établir à 382 millions de dollars.

Les indicateurs financiers demeurent globalement solides. Les dépôts de la clientèle ont augmenté de 3,1 milliards de dollars sur un an pour atteindre 27 milliards de dollars, dont 85 % sont constitués de ressources à faible coût. Le coefficient d’exploitation est resté stable à 48,4 %, confirmant la maîtrise des charges opérationnelles.

La stratégie de transformation numérique du groupe continue également de produire des résultats. Les revenus issus des activités de paiement ont progressé de 10 %, atteignant 156 millions de dollars, tandis que la valeur des transactions numériques a bondi de 33 %, à 78,5 milliards de dollars. La direction souligne que cette évolution est soutenue par la modernisation de son infrastructure technologique, développée notamment en partenariat avec Google Cloud.

Sur le plan financier, Ecobank a par ailleurs levé 450 millions de dollars sur le marché international grâce à une obligation verte, une opération largement sursouscrite destinée à refinancer une dette subordonnée existante.

Le semestre s’inscrit également dans un contexte de recomposition de l’actionnariat. Après l’autorisation accordée en juin par la Commission bancaire de l’UMOA, Bosquet Investments, véhicule d’investissement de l’homme d’affaires camerounais Alain Nkontchou, est devenu le premier actionnaire du groupe avec une participation d’au moins 24,05 % du capital, devant Qatar National Bank.

Alors que le plan stratégique « Croissance, Transformation, Rendement » arrive à son terme cette année, Ecobank devra désormais démontrer sa capacité à poursuivre sa croissance tout en résorbant les difficultés liées à son portefeuille de crédits au Nigeria, afin de préserver durablement sa rentabilité et de consolider la confiance des investisseurs.

Par Pascal Kabeya
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2 août 2026
À la UneBusiness News

l’ARE a examiné 2,30 milliards USD d’investissements énergétiques en 100 jours

by Ruben Yale 31 juillet 2026

Dans un communiqué publié le 29 juillet 2026, l’Autorité de régulation du secteur de l’électricité (ARE) indique avoir examiné 45 projets énergétiques, dont 30 liés à la production et à l’importation d’électricité. Les investissements correspondants sont évalués à 2,30 milliards de dollars, pour une capacité additionnelle annoncée de 2 684,838 mégawatts.

Ces résultats ont été présentés à l’occasion du premier bilan des 100 jours de la nouvelle administration de l’ARE, dirigée par le président du conseil d’administration, Jean-Marie Beya, la directrice générale, Soraya Aziz-Moto, et le directeur général adjoint, Marco Kuyu. L’établissement met en avant plusieurs réformes visant à moderniser son fonctionnement, à accélérer le traitement des dossiers et à renforcer la gouvernance du secteur de l’électricité.

Selon l’ARE, 12 dossiers tarifaires ont été examinés au cours de cette période, contre quatre sur l’ensemble de l’année 2025. L’institution a également émis 18 avis favorables pour l’octroi de titres énergétiques et réalisé 16 inspections de conformité sur des ouvrages électriques.

L’autorité indique aussi avoir engagé des actions destinées à renforcer la transparence et la gouvernance, notamment à travers la certification de ses états financiers et le lancement d’un audit institutionnel. Selon elle, ces initiatives visent à consolider la crédibilité et l’autonomie de l’établissement.

L’Autorité de régulation du secteur de l’électricité est un établissement public à caractère technique doté de la personnalité juridique ainsi que de l’autonomie administrative et financière. Créée par la loi n° 14/011 du 17 juin 2014 et organisée par le décret n° 16/014 du 21 avril 2016, elle est placée sous la tutelle du ministère des Ressources hydrauliques et de l’Électricité.

Financial Afrik pour CONGO PUB Online

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31 juillet 2026
À la UneBusiness News

La souveraineté numérique africaine ne se décrète pas, elle se construit PME par PME, compétence par compétence

by admin9775 21 juillet 2026

À l’heure où l’Afrique cherche sa place dans la gouvernance mondiale de l’intelligence artificielle, la question de la souveraineté numérique ne peut se limiter aux déclarations politiques ou aux grands sommets internationaux. Pour Kuate Joël Parfait, ingénieur, entrepreneur et auteur, cette souveraineté se joue d’abord sur le terrain, dans les PME, les compétences locales et les usages concrets de la technologie. À rebours des approches purement institutionnelles, cette tribune défend une vision pragmatique : c’est par la formation, l’investissement productif et l’appropriation de l’IA par les petites entreprises que l’Afrique pourra devenir un acteur à part entière du numérique.


Dans un atelier de couture de Douala, une gérante de douze salariés utilise l’intelligence artificielle pour rédiger ses factures et suivre sa trésorerie. Elle ne le formule pas ainsi, mais elle vient de poser un acte de souveraineté numérique plus concret que bien des déclarations officielles.

C’est à ce niveau que je situe le débat.

Ces dernières semaines, deux coalitions mondiales se sont formées autour de la gouvernance de l’intelligence artificielle, l’une portée depuis Pékin, l’autre depuis Washington. Une dizaine de pays africains ont rejoint la première. Aucun, à ce jour, ne figure dans la seconde. Ce positionnement compte. Il ne suffit pas.

Une charte signée à Shanghai ne change rien, à elle seule, à la réalité d’une PME qui n’a ni les compétences, ni les outils, ni la confiance nécessaires pour utiliser l’intelligence artificielle dans son activité quotidienne. La souveraineté qui se négocie dans les sommets a besoin d’une souveraineté qui se construit à Douala, à Cotonou, à Abidjan. Sans la seconde, la première reste un exercice diplomatique.

Je le constate depuis sept ans, en formant plus de six cents organisations entre l’Europe et l’Afrique francophone. Le chantier réel ne se joue pas dans les sommets. Il se joue sur trois angles morts, qu’on cite souvent séparément et qu’on ne traite presque jamais ensemble.

Former, pas équiper

On parle beaucoup d’infrastructures : câbles sous-marins, centres de données, calcul souverain. Tout cela est nécessaire. Mais un centre de données sans compétences locales pour l’exploiter reste une coquille vide.

D’ici 2030, 230 millions d’emplois en Afrique subsaharienne exigeront des compétences numériques. Cela suppose de former ou de requalifier près de 650 millions de personnes, selon la Société financière internationale. Dans le même temps, 12 millions de jeunes Africains entrent chaque année sur le marché du travail, pour environ 3 millions d’emplois formels créés, selon les projections reprises par la Brookings Institution.

L’écart ne touche pas que les jeunes diplômés. Il touche les dirigeants de PME de quarante ou cinquante ans qui n’ont jamais eu accès à une formation IA pensée pour leur secteur. Ce sont pourtant eux qui décident, chaque jour, d’adopter un outil ou de le laisser de côté. La formation qui change quelque chose n’est pas celle des grandes écoles. C’est celle qui atteint le commerçant, l’artisan, la gérante d’atelier.

La diaspora : un capital, pas qu’un cœur

On parle souvent de la diaspora en termes de fierté ou de nostalgie. Rarement en termes de capital d’investissement.

Les transferts de la diaspora vers l’Afrique dépassent aujourd’hui 100 milliards de dollars par an, selon la Banque mondiale. Ce montant dépasse l’aide publique au développement et rivalise avec les investissements étrangers directs vers le continent. C’est le premier flux financier externe du continent, et le moins orienté vers l’investissement productif.

Une part infime de cette somme finance aujourd’hui l’équipement numérique ou la formation à l’IA des PME familiales que cette diaspora soutient déjà, souvent au quotidien. Le potentiel est immense. Le vrai chantier consiste à transformer un geste de solidarité familiale en levier d’investissement technologique structuré : obligations diaspora, fonds dédiés, accompagnement de proximité.

L’IA dans le tissu, pas dans le discours

Selon la Banque africaine de développement, les PME forment près de 90 % de l’économie africaine et portent plus de la moitié de l’emploi du continent. Ce sont elles, la vraie économie. Pas les licornes qui font la une, aussi importantes soient-elles pour l’image du continent.

L’écart d’adoption de l’IA reste pourtant immense. Selon Microsoft, l’usage de l’IA générative atteint en moyenne 27 % dans les pays du Nord, contre 15 % dans les pays du Sud, la majorité des pays africains restant sous la barre des 10 %. Ce n’est pas un problème d’appétence. C’est un problème d’accès, de langue, de coût et de confiance.

Une PME n’a pas besoin d’un grand modèle de langage souverain pour commencer. Elle a besoin d’un outil dans sa langue, à son échelle, et de quelqu’un pour lui montrer le gain de temps réel sur sa comptabilité, ses relances clients, sa gestion de stock. C’est à ce niveau que j’ai vu, formation après formation, la bascule se produire. Pas dans un discours sur la transformation numérique. Dans un tableau qui, soudain, se remplit tout seul.

J’ai consacré un chapitre de mon livre, L’Afrique et l’Intelligence Artificielle, à cette conviction : le continent n’a pas besoin d’importer une doctrine de l’IA. Il a besoin de produire la sienne, PME par PME, secteur par secteur.

Le choix qui reste à faire

La souveraineté numérique n’est pas un état qu’on atteint par déclaration. C’est une accumulation : une compétence acquise, une PME formée, une diaspora réorientée vers l’investissement plutôt que vers la seule consommation, ligne après ligne, transaction après transaction.

Les blocs géopolitiques écriront les grandes règles du jeu mondial. Ils ne formeront pas la gérante de l’atelier de Douala. Ce travail-là revient à d’autres acteurs : les formateurs, les diasporas, les institutions locales, les PME elles-mêmes.

C’est PME par PME que l’Afrique deviendra actrice de l’intelligence artificielle, ou spectatrice. Ce choix ne se fait pas dans une salle de sommet. Il se fait chaque jour, dans chaque entreprise du continent.


* Kuate Joël Parfait est ingénieur, entrepreneur, consultant en intelligence artificielle et big data, formateur certifié et auteur. Basé à Bruxelles, il dirige Digital House Company, ainsi que l’incubateur CAURIS DIGITAL à Yaoundé. En sept ans, il a formé plus de six cents organisations en Belgique, en appui d’organismes institutionnels, sur l’intelligence artificielle, la transformation numérique et la conformité réglementaire.

Titulaire d’un Mastère en architecture logicielle et big data, Il est l’auteur de « L’Afrique et l’Intelligence Artificielle : Vers un avenir durable et innovant » (2024), et intervient régulièrement comme conférencier international sur les enjeux de souveraineté numérique et d’intelligence artificielle appliquée, entre l’Europe, le Canada et l’Afrique francophone.

Kuate Joël Parfait

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21 juillet 2026
À la UneBusiness News

UBA : Tony Elumelu quittera la présidence du Conseil d’administration en août, Emmanuel Nnorom désigné pour lui succéder

by admin9775 8 juillet 2026

Après douze années à la présidence du Conseil d’administration de United Bank for Africa (UBA), Tony O. Elumelu quittera officiellement ses fonctions le 21 août 2026, conformément aux dispositions réglementaires de la Banque centrale du Nigeria limitant à douze ans le mandat des administrateurs non exécutifs des établissements bancaires.

L’annonce a été faite par le Conseil d’administration de UBA Plc à l’issue de sa réunion du 6 juillet 2026. À cette occasion, les administrateurs ont désigné Emmanuel N. Nnorom, actuellement administrateur non exécutif, pour assurer la présidence du Conseil à compter du 21 août.

Dans son communiqué, le Conseil a rendu hommage au leadership de Tony Elumelu, soulignant son rôle déterminant dans la transformation de UBA en l’un des principaux groupes bancaires panafricains. Durant son mandat, la banque a poursuivi son expansion sur le continent africain et renforcé sa présence dans plusieurs centres financiers internationaux.

Aujourd’hui, UBA est implantée dans 20 pays africains, ainsi qu’au Royaume-Uni, aux États-Unis, en France et aux Émirats arabes unis. Le groupe emploie plus de 25 000 collaborateurs et sert plus de 50 millions de clients à travers le monde.

Le Conseil d’administration a également salué les avancées réalisées sous la présidence de Tony Elumelu en matière de gouvernance, d’expansion internationale et de mise en œuvre d’une stratégie de croissance ayant consolidé la position de la banque sur les marchés africains et internationaux.

Expert-comptable agréé, Emmanuel N. Nnorom possède plus de quarante années d’expérience dans les domaines de la banque, de la finance, de l’audit et de la gouvernance d’entreprise. Selon le Conseil, sa connaissance approfondie de l’institution constitue un atout pour assurer la continuité de la stratégie de développement du groupe.

À l’occasion de son départ, Tony Elumelu s’est déclaré fier du chemin parcouru.

« Servir United Bank for Africa a été l’un des plus grands privilèges de ma carrière. UBA a bâti une position concurrentielle unique, tant en Afrique qu’à l’échelle mondiale, et je quitte le Conseil d’administration avec une grande confiance dans l’avenir de la Banque. Emmanuel Nnorom est un dirigeant intègre, expérimenté et doté d’un excellent jugement. Je suis convaincu que la Banque continuera à prospérer sous sa direction », a-t-il déclaré.

Le futur président du Conseil a, pour sa part, exprimé sa reconnaissance envers les administrateurs et affirmé sa volonté de poursuivre la dynamique engagée.

« Je suis honoré de la confiance que le Conseil d’administration m’accorde et pleinement conscient de l’héritage que je reçois. Je me réjouis de travailler avec mes collègues du Conseil, l’équipe de direction et l’ensemble de nos collaborateurs présents sur tous nos marchés afin de maintenir la dynamique de croissance de UBA et de continuer à créer de la valeur durable pour nos actionnaires, nos clients et l’ensemble de nos parties prenantes », a déclaré Emmanuel N. Nnorom.

Avec cette transition, UBA entend assurer la continuité de sa gouvernance et poursuivre sa stratégie de croissance, fondée sur l’innovation, l’expansion internationale et le renforcement de l’inclusion financière sur le continent africain et au-delà.

Par Marius Bopenga
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8 juillet 2026
À la UneBusiness News

Lubumbashi : le gouvernement inaugure trois nouvelles unités industrielles pour renforcer la transformation locale

by admin9775 7 juillet 2026

Le gouvernement de la République démocratique du Congo a inauguré, lundi à Lubumbashi, trois nouvelles unités industrielles destinées à renforcer la transformation locale des matières premières et à soutenir la politique d’industrialisation du pays.

La cérémonie s’est déroulée sur le site du Groupe Vinmart, sous la coprésidence du ministre intérimaire de l’Industrie et ministre de l’Entrepreneuriat et du Développement des PME, Justin Kalumba Mwana Ngongo, et du ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya. Le gouverneur intérimaire du Haut-Katanga, Martin Kazembe Shula, ainsi que plusieurs responsables d’entreprises publiques et privées ont également pris part à l’événement.

Parmi les infrastructures inaugurées figure la première usine de production de tubes carrés en République démocratique du Congo, exploitée par la Société de Transformation de Fer (SOTRAFER). Cette unité industrielle dispose d’une capacité de production de 1 500 tonnes par mois.

Deux autres usines, appartenant à Mining Engineering Services (MES), sont désormais opérationnelles. Elles sont spécialisées dans la fabrication de câbles électriques armés et de transformateurs électriques, des équipements destinés à soutenir le développement des secteurs industriel, minier et énergétique.

Prenant la parole, Justin Kalumba Mwana Ngongo a salué les investissements consentis par le Groupe Vinmart, estimant qu’ils s’inscrivent dans la vision du président Félix Tshisekedi visant à promouvoir la transformation locale des ressources et à renforcer l’indépendance économique de la RDC.

Le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, a souligné pour sa part l’impact socio-économique du Groupe Vinmart, qui aurait déjà créé entre 20 000 et 25 000 emplois directs et près de 200 000 emplois indirects.

Il a plaidé pour un renforcement des mesures d’accompagnement de l’État en faveur de l’industrie nationale, notamment à travers une meilleure protection des entreprises locales, un allègement de certaines charges fiscales et une promotion accrue des produits « Made in Congo » sur les marchés national, régional et international.

« Aujourd’hui, nous célébrons une victoire pour la souveraineté économique et industrielle de la République démocratique du Congo », a déclaré le ministre, invitant les autres provinces à s’inspirer de cette dynamique.

Au nom du directeur général du Groupe Vinmart, le directeur général de Clean Congo SAS, Charles Tshibanda, a annoncé que le groupe projette de développer une Zone économique spéciale (ZES) sur son site industriel ainsi que des corridors industriels intégrés. L’objectif est de créer un environnement plus attractif pour les investisseurs et de soutenir l’expansion des activités industrielles du groupe.

Cette série d’inaugurations s’inscrit dans la stratégie du gouvernement visant à accroître la valeur ajoutée des ressources produites en RDC, réduire les importations de produits manufacturés et favoriser la création d’emplois à travers le développement du tissu industriel national.

Par Pascal Kabeya
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7 juillet 2026
À la UneBusiness News

66ᵉ anniversaire de l’Indépendance : le Gouverneur de la Banque centrale du Congo reçoit les premiers billets portant sa signature

by admin9775 1 juillet 2026

À l’occasion de la célébration du 66ᵉ anniversaire de l’indépendance de la République démocratique du Congo, le gouverneur de la Banque centrale du Congo (BCC) a officiellement reçu, ce 30 juin 2026, les premières coupures des billets de 50, 100 et 1 000 francs congolais portant sa signature.

Cette étape marque un moment important dans l’histoire de l’institution d’émission. En apposant sa signature sur une nouvelle série de billets de banque, le gouverneur devient le quatrième dirigeant de la Banque centrale du Congo à voir son paraphe figurer sur la monnaie nationale, perpétuant ainsi une tradition institutionnelle qui accompagne l’évolution du système monétaire congolais.

Au-delà de son caractère protocolaire, cet événement revêt une forte portée symbolique en cette journée commémorative de l’accession de la RDC à la souveraineté internationale. Il rappelle que l’indépendance politique acquise le 30 juin 1960 demeure indissociable de la consolidation de la souveraineté économique et monétaire, dont le franc congolais constitue l’un des principaux emblèmes.

Pour la Banque centrale du Congo, cette nouvelle émission s’inscrit dans le cadre de sa mission de préservation de la stabilité monétaire. Elle traduit la volonté de l’institution de renforcer la confiance des citoyens dans la monnaie nationale, de garantir la qualité des signes monétaires en circulation et de soutenir les politiques visant à assurer la résilience de l’économie congolaise.

À travers cette réception officielle, la Banque centrale réaffirme son engagement à promouvoir une monnaie stable, crédible et capable d’accompagner le développement économique du pays, considérant que la solidité de la monnaie nationale constitue l’un des piliers de la souveraineté et de la prospérité de la République démocratique du Congo.

Cette cérémonie intervient dans un contexte où les autorités monétaires poursuivent leurs efforts pour consolider la stabilité du franc congolais et renforcer la confiance dans le système financier national, à l’heure où le pays célèbre les 66 ans de son indépendance.

Par Pascal Kabeya
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