Après s’être rendu à Oman et s’être entretenu au téléphone avec son homologue turc, le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi était revenu à Islamabad dimanche 26 avril. Ce lundi 27 avril au matin, le ministre des Affaires étrangères est arrivé à Saint-Pétersbourg ; une rencontre avec Vladimir Poutine est prévue.
À Islamabad, les mesures de sécurité ont été levées. L’optimisme autour d’un second tour de discussions en face-à-face est nettement retombé depuis le départ du chef de la diplomatie iranienne pour Moscou.
Un ralentissement de façade, estiment toutefois plusieurs observateurs pakistanais. Selon eux, ces derniers jours, la diplomatie de la navette s’est au contraire intensifiée.
Dimanche soir, Abbas Araghchi est revenu à Islamabad après une visite express à Oman consacrée au dossier du détroit d’Ormuz. Selon des sources locales, il voyageait à bord d’un appareil de l’armée pakistanaise. Un signe supplémentaire de l’implication du Pakistan dans cette médiation et de la confiance accordée à Islamabad par l’Iran.
Durant cette halte, le ministre iranien a remis au médiateur pakistanais sa lecture des offres américaines ainsi qu’une nouvelle proposition : rouvrir d’abord le détroit d’Ormuz et lever le blocus naval, avant de repousser à plus tard les négociations sur le nucléaire. Vu d’Islamabad, le message est clair : Téhéran accepte de poursuivre les discussions indirectes, mais sans céder sur ce qu’il considère comme ses intérêts vitaux.
RFI





