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Russie

Monde

Russie: pour les 80 ans de Stalingrad, un buste de Staline inauguré à Volgograd

by admin9775 2 février 2023
written by admin9775

Ce jeudi 2 février, la ville russe de Volgograd, rebaptisée de son nom soviétique de Stalingrad le temps des commémorations, comme chaque année, célèbre le 80e anniversaire de la fin de la bataille du même nom et de la victoire sur l’Allemagne nazie. Vladimir Poutine est attendu sur place. Ce mercredi, un buste de Staline a été inauguré.

De notre envoyée spéciale à Volgograd,

Sur la façade du musée, hommage à l’héroïsme et au sacrifice des soldats de cette longue et violente bataille. Stalingrad, c’est un million de morts côté soviétique et un tournant dans la Seconde Guerre mondiale qui marqua le recul des troupes nazies. D’énormes panneaux proclament « Stalingrad, patrie de la victoire ». En arrière-plan, quelques pans d’immeubles détruits, les restes sauvegardés d’une ville en ruines après la victoire.

Ce mercredi, sur le parvis, au pied des blindés et avions d’époque, le long des rives d’une Volga blanchie par le gel, ils étaient plusieurs centaines à la mi-journée. Une poignée de vétérans, leurs familles, un mouvement de jeunesse patriotique. On inaugurait trois bustes : ceux de deux chefs militaires célèbres pour leur rôle dans la bataille mythique, Gueorgui Joukov et Alexandre Vassilievski, mais également celui de Joseph Staline.

C’est un événement d’importance en Russie, tant les monuments à sa gloire sont rares, disparus dans les années 1950 après la mort du dirigeant et les premières critiques, timides, sur les purges, les goulags et le culte de la personnalité.

La figure tutélaire de Staline à l’heure de l’offensive en Ukraine

Certaines statues avaient bien refait leur apparition dans les années 1990, parfois dans les sièges des partis communistes dans les petites villes, mais en tout cas, jamais dans un cadre aussi solennel avec discours d’élus, musique au haut-parleur et dépôts de bouquets d’œillets rouges au pied des statues. Devant le nouveau buste de l’ex-dirigeant de l’URSS, Alexander Lozhkin, président de la Douma régionale et de l’Organisation régionale des anciens combattants, a eu ces mots : « Maintenant, dans notre ville, voici un monument au commandant suprême Joseph Vissarionovich Staline. Aujourd’hui, dans cette période d’opération militaire spéciale, nous comprenons probablement comme jamais auparavant à quel point il est difficile d’être un chef d’opérations de combat, et nous comprenons aujourd’hui qu’il a fait son travail avec brio et que l’ennemi a été vaincu. »

La bataille de Stalingrad (1942-1943) a en effet changé le cours du conflit en Union soviétique, démoralisée jusque-là par plusieurs défaites cuisantes.  Et c’est dans cet héritage que le pouvoir veut inscrire l’offensive contre l’Ukraine.

Enrôlé à 17 ans, trente années de service de soldat, en ce 80e anniversaire, c’est chez lui un défilé d’hommages et de demandes d’interview. Et même si sa fille doit lui répéter très fort les questions à l’oreille, ses idées restent claires et affirmées. Il adhère sans aucun doute au narratif à l’œuvre en Russie. « Regardez ce conflit en Ukraine aujourd’hui. Ils se souviennent bien de la foi des troupes de Bandera dans les théories nationalistes de ce dernier, qui était en accord avec les théories des Allemands à l’époque. Et maintenant, ils essaient encore de nous faire du mal. Nous, nous éduquons nos jeunes en leur disant de garder fermement les frontières de notre patrie. Et que s’il le faut, nous irons à nouveau jusqu’à Berlin. »

« Nous pouvons le refaire. » Ce slogan est apparu dans l’espace public russe il y a une dizaine d’années. Cette phrase, disent les historiens, a été écrite par un soldat soviétique sur le Reichstag après sa prise en 1945 par les soldats du bataillon Stalingrad. Une phrase emblème des patriotes et des nationalistes comme aujourd’hui l’est aussi le « Z » pour le conflit en Ukraine.

RFI via CONGO PUB Online

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Monde

Russie: le général Valeri Guerassimov prend la tête de l’opération en Ukraine

by Pius KAMBU 11 janvier 2023
written by Pius KAMBU

La Russie a de nouveau remplacé ce mercredi 11 janvier le commandant de son « opération spéciale » en Ukraine, en nommant le général Valeri Guerassimov, qui était jusqu’ici chef d’état-major des armées. Une annonce émanant du ministère de la Défense. Sergueï Sourovikine devient adjoint et cède ainsi la place au chef d’état-major des armées.

Jamais un commandant d’opération n’avait autant pris la lumière en Russie. Sergueï Sourovikine n’aura pourtant exercé ses fonctions que trois mois.

Sa nomination avait été saluée par l’alliance Kadyrov-Prigojine, contre les généraux de l’armée, aux performances jugées par les deux chefs, mais aussi des blogueurs militaires, en des mots très durs.

Nommé le jour de la frappe contre le pont de Kertch, le 8 octobre dernier, Sergueï Sourovikine est celui qui a assumé le retrait de Kherson, mené la campagne de frappes intenses contre les infrastructures énergétiques de l’Ukraine, lancé la construction de fortifications et de tranchées dans les territoires conquis par la Russie.

Difficile de savoir si son remplacement annonce une nouvelle phase dans le conflit, comme une offensive russe à la faveur du gel récent des sols. Elle marque en tout cas l’arrivée d’un très proche du ministre de la Défense Sergueï Choïgou, qu’on disait sur la sellette.

Elle tombe aussi le jour où Wagner revendique le contrôle de Soledar, première avancée russe depuis des mois, à peine commentée par le ministère de la Défense.

Et dans le communiqué de nomination de M. Guerassimov, on peut lire parmi ses tâches « une coordination plus importante entre les types de forces sur le terrain ». Voilà qui peut aussi sonner comme une volonté de reprise en main.

RFI via CONGO PUB Online

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Monde

Une frappe ukrainienne aurait tué plus de soixante conscrits russes à Makeïevka

by Pius KAMBU 2 janvier 2023
written by Pius KAMBU

Les attaques russes sur les villes ukrainiennes pendant la nuit du Nouvel An ne sont pas restées complètement sans réponse. Des images font surface aujourd’hui sur les réseaux sociaux russes et ukrainiens, témoignant d’une frappe particulièrement meurtrière de l’armée ukrainienne sur un groupe de conscrits russes sur Makeïevka. Cette nouvelle enrage les milieux nationalistes russes.

Dès dimanche soir, des informations ont commencé à circuler en Ukraine sur une frappe d’artillerie massive réalisée sur Makeïevka, la cité voisine et jumelle de Donetsk, dans le Donbass séparatiste.

La frappe a eu lieu dans la nuit du 31 décembre, mais les images n’ont été rendues publiques que ce 2 janvier. On y voit les ruines d’un immeuble de plusieurs étages, celui d’un ancien institut technique dans la ville de Makeïevka, dans la partie de l’Ukraine occupée par l’armée russe. Le bâtiment a été entièrement rasé. L’armée ukrainienne revendique l’attaque et affirme que l’immeuble abritait plusieurs centaines de soldats russes, tous des conscrits récemment mobilisés.

Il semble que dans la nuit de samedi à dimanche, peu après le passage à la nouvelle année, l’armée ukrainienne ait déclenché un tir puissant de missiles Himars, dirigés vers une école qui abritait plusieurs centaines de soldats. « Le 31 décembre, jusqu’à 10 unités d’équipements militaires ennemis de divers types ont été détruites ou endommagées » à Makeïevka, a indiqué l’état-major ukrainien sur Facebook, indiquant que le bilan des pertes humaines russes était en cours d’évaluation.

L’armée russe reconnaît le bombardement

Ce lundi 2 janvier, chose rare, l’armée russe a reconnu ce bombardement. Au moins 63 militaires russes ont été tués lors de cette frappe, a annoncé ce lundi le ministère russe de la Défense. Selon le porte-parole du ministère russe, qui ne donne pas de date, « quatre missiles » ont frappé « un centre de déploiement temporaire » de l’armée russe.

Ce sont des blogueurs militaires russes qui ont révélé la frappe et l’ampleur des dégâts : l’un d’entre eux écrit que plus de 600 soldats russes étaient présents dans cet école, où étaient également stockées des munitions, et que c’est la géolocalisation des téléphones portables qui a révélé à l’armée ukrainienne cette présence humaine massive.  

Bilan impossible à réaliser

Dans le bombardement, le bâtiment a été littéralement pulvérisé, et l’armée ukrainienne déclare quant à elle avoir tué 400 soldats russes, parlant aussi de 300 blessés. Tout bilan est impossible à réaliser de façon indépendance, mais ce qui est certain, c’est que l’Ukraine a infligé en ce premier jour de l’année un véritable coup de massue à l’armée russe, rapporte notre correspondant à Kiev, Stéphane Siohan. 

Beaucoup, dans les milieux militaristes et nationalistes russes, s’indignent de ce qu’ils perçoivent comme une négligence criminelle du haut commandement. Les conscrits auraient tous été stationnés dans le même bâtiment, sans aucune protection. Pire, l’immeuble aurait aussi abrité un important dépôt de munitions. « Un exemple typique de stupidité militaire », écrit un compte très suivi sur la messagerie Telegram qui exige, comme beaucoup d’autres, des sanctions exemplaires.

RFI via CONGO PUB Online 

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Monde

La Russie suspend sa participation à l’accord sur les céréales ukrainiennes

by Pius KAMBU 30 octobre 2022
written by Pius KAMBU

La Russie a annoncé suspendre sa participation à l’accord sur l’exportation des céréales ukrainiennes, après une attaque de drones sur sa flotte dans la baie de Sébastopol, en Crimée annexée, qui a endommagé un navire participant à la sécurité des convois chargés d’exporter ces céréales. Voici le fil du 29 octobre.

Washington accuse la Russie de se servir de « l’alimentation comme d’une arme »

La Russie, qui a annoncé suspendre sa participation à l’accord sur les exportations de céréales ukrainiennes, se sert de « l’alimentation comme d’une arme », a fustigé la porte-parole du Conseil de sécurité nationale de la Maison Blanche.

« La Russie essaie encore une fois d’utiliser la guerre qu’elle a initiée comme prétexte pour se servir de l’alimentation comme d’une arme, ce qui affecte directement des pays dans le besoin et les prix des denrées alimentaires à travers le monde, et exacerbe des crises humanitaires déjà graves et l’insécurité alimentaire », a déclaré Adrienne Watson dans un communiqué.

La Turquie « n’a pas été officiellement notifiée » par la Russie de son retrait

« La Turquie n’a pas été officiellement notifiée » par la Russie de son retrait de l’accord international sur les exportations de céréales, dont elle est un des garants avec les Nations unies, a indiqué à l’AFP une source sécuritaire.

L’accord signé le 22 juillet à Istanbul, avec la Russie et l’Ukraine et qui a permis d’exporter plus de 9 millions de tonnes de céréales et produits agricoles est supervisé depuis un centre de coordination conjointe (JCC) installé également dans la mégapole turque.

L’ONU appelle à préserver l’accord sur les exportations de céréales après l’annonce russe d’une suspension

Les Nations unies ont appelé à tout faire pour préserver l’accord sur les exportations de céréales ukrainiennes, après l’annonce par la Russie qu’elle suspendait sa participation en raison de l’attaque de drones ayant visé ses navires en Crimée.

« Il est vital que toutes les parties s’abstiennent de toute action qui mettrait en péril l’accord céréalier de la mer Noire », a déclaré dans un communiqué le porte-parole du secrétaire général de l’ONU, Stéphane Dujarric, soulignant que cet accord avait un « impact positif » pour l’accès à l’alimentation de millions de personnes à travers le monde.

AFP via CONGO PUB Online

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Soutiens_Chinois_aux_Russes
Monde

Guerre en Ukraine: le soutien prudent de la Chine à la Russie

by admin9775 18 octobre 2022
written by admin9775

Le 4 février dernier, soit vingt jours avant l’offensive russe en Ukraine, le président Xi Jinping accueillait Vladimir Poutine en marge des JO d’hiver à Pékin et déclarait que leur amitié n’avait «pas de limites». Attachée à son partenariat avec Moscou, la Chine n’a condamné ni la présence de soldats russes en Ukraine ni l’annexion des territoires du sud de l’Ukraine, et accusé l’occident d’être responsable du conflit. Son soutien reste, mais il est très calibré.

Dès la fin février en Russie, ils étaient nombreux à hausser les épaules face aux sanctions occidentales qui pointaient : « De toute façon, nous pouvons tout faire avec le soutien de la Chine ». La réalité est évidemment plus nuancée. D’un côté, Pékin se refuse à utiliser le terme d’« invasion » pour qualifier ce que Moscou fait en Ukraine, rejette la responsabilité du conflit sur les États-Unis et l’OTAN, et condamne les livraisons d’armes et les sanctions. De l’autre, la Chine veille à respecter ces mêmes sanctions occidentales.

Surtout, plus le conflit dure, plus la Chine laisse filtrer son agacement. C’était le cas mi-septembre, lors du sommet de Shanghai. Au point que Vladimir Poutine avait dû publiquement dire « comprendre les questions et inquiétudes » chinoises. Les revers de l’armée russe et les menaces d’emploi de l’arme nucléaire sont passés par là.

Anti-occidental et anti-Washington

Mis à l’épreuve, le lien Pékin-Moscou reste toutefois solide avec un attelage résolument anti-occidental et singulièrement anti-Washington. La relation est aussi tissée d’intérêts partagés sur les plans militaires et stratégiques : les deux pays ont ainsi multiplié les exercices militaires conjoints ces derniers mois. Sur le plan économique en revanche, le déséquilibre en faveur de Pékin est flagrant. Au forum économique de Vladivostok début septembre, Vladimir Poutine avait bien vanté le pivot asiatique de Moscou. Mais si la Chine achète du pétrole russe et contribue ainsi à soutenir son effort militaire, c’est aussi pour elle une bonne affaire, tant Moscou pratique désormais avec ses clients une politique de rabais.

Enfin, Pékin pourrait aussi profiter d’une Russie concentrée sur le conflit en Ukraine pour pousser ses intérêts en Asie centrale. Les deux pays entretenaient jusque-là dans cette région une rivalité maîtrisée.

Anissa El Jabri

RFI via CONGO PUB Online

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Parlement-européen
Monde

L’Union européenne adopte de nouvelles sanctions contre la Russie

by admin9775 5 octobre 2022
written by admin9775

À Bruxelles, les 27 ambassadeurs des États de l’Union européenne se sont mis d’accord, mercredi 5 octobre, pour un nouveau paquet de sanctions contre la Russie. Elles entreront en application dès leur publication dans le journal officiel de l’Union européenne. Ces sanctions font suite à l’annexion par la Russie des quatre régions ukrainiennes la semaine dernière ; et elles étaient attendues depuis plusieurs jours. 

Il aura fallu des négociations poussées entre les Vingt-Sept pour parvenir à se mettre d’accord sur ce huitième paquet de sanctions. La pierre d’achoppement de cette négociation était la volonté de l’Union européenne de frapper le pétrole russe. La Hongrie avait prévenu, par la voix du Premier ministre Viktor Orban, qu’elle était défavorable à de nouvelles sanctions mais, en fin de compte, les réticences magyares ont été rapidement levées et c’est surtout avec Chypre, Malte et la Grèce qu’il y a eu des désaccords.

Interdiction d’exportation de composants électroniques

L’idée de plafonner le prix du pétrole transporté par bateau était récusée par ces trois pays qui craignaient de perdre leurs contrats maritimes face à la concurrence de la Turquie qui n’applique pas les sanctions de l’UE.

Parmi les autres sanctions qui frapperont la Russie figure une nouvelle interdiction d’exportation de composants électroniques, de pièces pour les avions et de substances chimiques pour priver Moscou d’équipements militaires de haute technologie.

Les diamants ont, en revanche, été retirés de la liste des sanctions face à un veto de la Belgique.

Pour la nouvelle liste de personnes sanctionnées, on sait que l’UE veut geler les avoir et déclarer personæ non gratæ tous ceux qui ont été impliqués dans les référendums jugés nuls et non avenus dans les quatre régions ukrainiennes.

À Strasbourg, le Parlement européen débattait également ce matin de l’escalade russe dans la guerre contre l’Ukraine en présence de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen. Première certitude partagée par beaucoup dans l’hémicycle : la guerre en Ukraine est arrivée à un tournant, raconte le correspondant de RFI, Jean-Jacques Héry. En tout cas, elle a changé de face, assure Ursula von der Leyen devant les eurodéputés : « L’armée ukrainienne continue de faire état de victoires impressionnantes dans sa lutte contre l’agresseur. C’est le moment de ne pas changer de cap et de redire à nos amis ukrainiens que nous restions à leurs côtés aussi longtemps qu’il le faudra. » 

Pour le député européen Bernard Guetta, Vladimir Poutine se retrouve aujourd’hui acculé : « Une débâcle politique s’ajoute à la débâcle militaire. De hauts responsables du régime en sont à s’accuser publiquement, les uns les autres, d’incurie. Et cela nous dit que la chaîne de commandement et le président lui-même ne sont plus intouchables. »

Continuer les livraisons d’armes

La plupart des députés – tous groupes confondus ou presque – appellent à continuer les livraisons d’armes, à un renforcement aussi des sanctions contre la Russie. Mais en filigrane, les conséquences de la guerre sur les prix de l’énergie sont bien là, insiste Pedro Marques, eurodéputé socialiste portugais : « Nous devons soutenir l’ensemble des Européens qui souffrent des conséquences de cette guerre. Il faut réformer les marchés de l’électricité et du gaz afin de lutter contre la spéculation et réduire les factures. C’est ce que nous allons voter en demandant une action immédiate des institutions. »

Une résolution rappelant la position du Parlement européen sur le conflit sera votée demain. Il pourrait y apparaître, pour la première fois, l’idée de la fin éventuelle d’un conflit avec, peut-être, une défaite russe.

Pierre Benazet

RFI via CONGO PUB Online

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Recep Tayyip Erdogan
Monde

La Turquie renonce au système russe de paiement Mir

by admin9775 29 septembre 2022
written by admin9775

Prise en étau entre Washington et Moscou, la Turquie abandonne finalement le système russe de paiement Mir. Les trois dernières banques turques qui acceptaient encore ce système ont finalement été contraintes d’y renoncer, par peur de représailles américaines. La Turquie risquait, en effet, de s’exposer à des sanctions dites « secondaires ».

Les touristes, entrepreneurs et exilés russes qui comptaient sur le système Mir pour faire des achats et effectuer des retraits en Turquie vont devoir se tourner vers des moyens alternatifs, tels que les paiements en espèces ou les cartes bancaires du réseau chinois UnionPay. Halkbank, Ziraat et Vakifbank, trois banques publiques qui autorisaient encore les transactions avec les cartes Mir, vont finalement y renoncer, emboîtant le pas aux banques privées Isbank et Denizbank.

La nouvelle n’est pas une surprise. Le 22 septembre dernier, Recep Tayyip Erdogan avait annoncé que son pays examinait les alternatives au système Mir, alors qu’un mois et demi plus tôt, à l’issue d’une rencontre avec Vladimir Poutine, le président turc avait au contraire affirmé vouloir élargir le champ d’application de ce système.

Cette décision illustre la difficulté de la position turque. D’un côté, Ankara refuse de se joindre aux sanctions occidentales et parle même de « renforcer ses échanges commerciaux » avec la Russie. De l’autre, les autorités ne veulent pas mettre en péril une économie turque déjà fragile en s’exposant à des représailles économiques américaines. En août, Washington avait mis en garde les entreprises et banques turques commerçant avec la Russie contre de possibles sanctions.

Une « pression sans précédent », selon le Kremlin

Le Kremlin a dénoncé mercredi « la pression sans précédent » des États-Unis sur la Turquie. « Cette décision, bien sûr, a été prise sous la pression sans précédent » de Washington, a fustigé le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, jugeant « la situation complexe » pour les banques turques qui utilisaient jusque-là les cartes Mir et désormais « menacées de sanctions » économiques américaines.

« Nous devons rechercher ensemble des moyens de contrer cette pression de manière à ne pas nuire à notre coopération commerciale et économique », a poursuivi Dmitri Peskov, appelant Ankara à « ne pas priver les millions de touristes russes qui visitent la Turquie chaque année de conditions confortables ».

Cette décision prise par la Turquie a, de facto, un peu plus accru l’isolement bancaire de la Russie. Avant la Turquie, l’Ouzbékistan avait annoncé, en fin de semaine dernière, renoncer aux cartes Mir, utilisées depuis 2015 dans quelques pays du monde, dont la Biélorussie, pour permettre aux Russes de faire des règlements à l’étranger.

Anne Andlauer

RFI via CONGO PUB Online

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Monde

Les Sanctions contre Moscou « menacent le Monde entier », Selon Poutine

by admin9775 7 septembre 2022
written by admin9775

Vladimir Poutine s’est exprimé ce mercredi dans le cadre d’un Forum économique organisé à Vladivostok. Il a assuré que les sanctions décrétées contre la Russie devant l’invasion de l’Ukraine pénalisaient toute la communauté internationale, et il a célébré sa relation avec le continent asiatique, multipliant les coups à l’égard de ses anciens interlocuteurs occidentaux.

Il est « impossible » pour les pays occidentaux d’isoler la Russie en dépit des sanctions contre Moscou qui représentent une « menace pour le monde entier », a déclaré mercredi le président russe Vladimir Poutine. « Peu importe combien certains voudraient isoler la Russie, il est impossible de le faire », a lancé Vladimir Poutine lors d’un forum économique tourné vers l’Asie à Vladivostok, dans l’extrême-orient russe.

Après la pandémie, la « fièvre des sanctions »

La pandémie de nouveau coronavirus « a été remplacée par de nouveaux défis d’ordre global, qui menacent le monde entier. Je veux parler de la fièvre de sanctions de l’Occident », a-t-il ajouté. Le président russe a dénoncé « le refus obstiné des élites occidentales de voir les faits » et « la domination insaisissable des Etats-Unis » dans la mise en place de lourdes sanctions contre la Russie à la suite de l’offensive menée en Ukraine depuis fin février. « Des changements irréversibles se sont produits dans tout le système des relations internationales », a-t-il noté.

Malgré une pluie de sanctions occidentales, Vladimir Poutine a affirmé que la Russie « n’a rien perdu et ne perdrait rien ». « Il y a une certaine polarisation en cours, mais je pense que ça ne sera que bénéfique », a-t-il ajouté. Devant de nombreux dirigeants économiques et politiques asiatiques, notamment chinois, il a aussi salué « le rôle croissant » de la région Asie-Pacifique dans les affaires du monde, à l’opposé d’un Occident qu’il a dépeint comme sur le déclin, miné notamment par l' »inflation ».

Un partenariat renforcé avec l’Asie, et un éloignement vis-à-vis de l’Occident

Face à « l’agression technologique, financière et économique de l’Occident », le président russe a dit se réjouir de « l’éloignement petit à petit » de l’économie russe du dollar, de l’euro et de la livre sterling, « des devises pas fiables », vers notamment le yuan chinois. Mardi, le géant gazier russe Gazprom, entreprise d’Etat, avait annoncé que la Chine paierait dorénavant ses contrats en roubles et en yuans, au lieu du dollar, nouveau signe de rapprochement entre Moscou et Pékin sur fond de tensions avec l’Occident.

« La majorité absolue des Etats d’Asie-Pacifique n’accepte pas la logique destructrice des sanctions », s’est encore satisfait Vladimir Poutine. « Un partenariat créatif ouvrira de nouvelles opportunités gigantesques pour nos peuples », a-t-il affirmé dans son discours.

RFI, R.V. avec AFP via CONGO PUB Online

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MondeNouvelles nécrologiques

Mikhaïl Gorbatchev, l’homme de la «perestroïka» et de l’effondrement de l’URSS, est mort

by admin9775 31 août 2022
written by admin9775

L’une des figures politiques majeures du XXe siècle, Mikhaïl Gorbatchev est décédé mardi 30 août à l’âge de 91 ans à Moscou. Dernier secrétaire général du comité central de l’Union des Républiques soviétiques socialistes (URSS), puis premier et dernier président de l’URSS, il aura passé six ans au Kremlin, de 1985 à 1991, lors de la chute du bloc. Vu en Occident comme un réformateur ayant rendu aux Soviétiques leurs libertés, il est resté jusqu’à sa disparition une figure très controversée en Russie, où beaucoup le considèrent comme le fossoyeur de l’URSS.

« Aujourd’hui dans la soirée (mardi), après une longue maladie grave, Mikhaïl Sergueïvitch Gorbatchev est décédé », a indiqué l’Hôpital clinique centrale (TSKB) dépendant de la présidence russe, à Moscou.

Avec Mikhaïl Gorbatchev, le vocabulaire occidental s’est enrichi de deux mots russes : « perestroïka » et « glasnost », deux termes qui symbolisent la politique de réformes qu’il a initiée, ouvrant la porte aux chamboulements du début des années 1990, qui ont conduit le système soviétique à sa perte.

Originaire du Caucase du Nord, dans l’actuelle région de Stavropol, Mikhaïl Gorbatchev, né le 2 mars 1931 dans le village de Privolnoïe, aimait souligner qu’il avait été conducteur de moissonneuse-batteuse. En réalité, fils et petit-fils de paysans, il combinait ses études avec les travaux des champs pour aider son père au kolkhoze.

Membre des jeunesses communistes depuis l’âge de 14 ans, il est décoré, en 1949, de l’Ordre du Drapeau rouge du Travail, qui lui permet d’entrer à l’université de Moscou, l’établissement supérieur le plus prestigieux du pays, où il fera des études de droit. Son diplôme en poche, marié depuis deux ans à Raïssa Maximovna Titarenko, étudiante en Sciences sociales rencontrée à l’université de Moscou, il revient dans sa région natale en 1955, et occupe, dans les années 1960, plusieurs fonctions au sein des organes du Parti communiste de Stavropol. Il en est membre depuis l’âge de 18 ans et gravit rapidement les échelons du système soviétique comme apparatchik. Il accède au poste de secrétaire général du comité central du PCUS en 1985.

Perestroïka

Lorsqu’il prend les rênes du pays, Mikhaïl Sergueevitch Gorbatchev a 54 ans et représente une nouvelle génération au sein d’une direction vieillissante. Il tente alors d’insuffler une nouvelle jeunesse à l’économie soviétique en panne, et lance la « perestroïka » : littéralement, la reconstruction, la restructuration. En autorisant les particuliers à créer de petites entreprises, en libéralisant les grandes entreprises d’État, Mikhaïl Gorbatchev tente de transformer l’économie inefficace de l’URSS en économie de marché décentralisée.

Pas question toutefois de remettre en cause les communistes : Gorbatchev cherchait à rendre le système plus efficace et plus souple, en l’adaptant aux exigences de la fin du XXe siècle. Mais sa politique ne parvient pas à remettre à flot une situation économique catastrophique. Le niveau de la vie des Soviétiques s’effondre, le mécontentement populaire va croissant.

Le secrétaire minéral

L’une des premières mesures controversées du nouveau secrétaire général avait été le lancement d’une vaste campagne contre l’alcoolisme, véritable fléau national : la moitié des points de vente d’alcool avaient été fermés et le prix de la vodka, sensiblement augmenté.

Mais la campagne s’est avérée un échec social, économique et politique. Les humoristes populaires l’ont alors affublé du surnom de « secrétaire minéral ». Cette première mesure phare de son mandat n’aide pas à asseoir sa popularité, qui, dans un contexte de difficultés économiques grandissantes, n’a cessé de se dégrader jusqu’à ce 25 décembre 1991, où il a été contraint de quitter la fonction de président de l’URSS à laquelle il avait été élu le 15 mars 1990.

Sa politique de « Glasnost » (« ce qui est connu, public », selon la définition qu’en donne Vladimir Dahl dans le Dictionnaire raisonné de la langue russe, mais le terme a, le plus souvent été traduit par « transparence »), lui vaut dans un premier temps le soutien des intellectuels. Liberté de la presse, liberté d’expression, déstalinisation et libération de milliers de prisonniers politiques et de dissidents sont alors à l’ordre du jour : l’ouverture, même si elle reste contrôlée, est applaudie, mais rapidement, l’enthousiasme du début fait place à la déception chez bon nombre de membres de l’intelligentsia.

Réhabilité par Mikhaïl Gorbatchev, qui le fait rentrer de son exil de Gorki, en 1986, le physicien prix Nobel de la paix Andrei Sakharov est de ceux-là. Comme le rapporte l’historien Michel Heller dans Le 7e secrétaire, à l’été 1989, Sakharov met en garde Gorbatchev en ces termes : « Ce n’est pas moi qui vais vous expliquer combien la situation est grave dans le pays, combien le peuple est mécontent (…) dans une situation de ce genre, la ligne médiane n’est plus tenable. (…) La seule possibilité est une radicalisation de la perestroïka ». Mais Mikhaïl Gorbatchev rejette cette solution.

Chute de l’URSS

La glasnost finit par entraîner des manifestations massives et contribue également au réveil des nationalismes chez les minorités ethniques, aboutissant à la chute de l’URSS.

Dépassé par une histoire qui lui échappe, Gorbatchev démissionne en direct à la télévision, le 25 décembre 1991, prenant acte de la disparition de l’URSS, après un accord signé sans lui par l’Ukraine, la Biélorussie et la Russie, créant la communauté des États indépendants, à laquelle adhéreront rapidement d’autres républiques constituantes de l’Union soviétique, ayant proclamé leur souveraineté.

Quatre mois plus tôt, le président soviétique, assiste, tout aussi impuissant, de Foros, en Crimée, au putsch manqué des conservateurs. Ceux-ci exigent une reprise en mains et l’étouffement des velléités indépendantistes des républiques de l’Union soviétique. Pour éviter l’éclatement de l’URSS, Mikhaïl Gorbatchev avait consenti à élaborer un nouveau « traité de l’Union » qui accorderait une plus grande autonomie aux républiques. Après lui avoir rendu visite sur son lieu de villégiature pour exiger qu’il revoie sa position, huit hommes, parmi lesquels le chef du KGB Vladimir Krioutchkov, le ministre de la Défense Dmitri Iazov et le ministre de l’Intérieur Boris Pougo fomentent une rébellion.

Le chef du Kremlin se retrouve isolé, coupé du monde dans sa villa avec son épouse Raïssa et sa famille. Les chars prennent position dans les rues de Moscou, l’état d’urgence est décrété pour six mois.

Mais les putschistes manquent de détermination, et leur opération finit par échouer. Boris Eltsine, qui n’a pas été arrêté, prend alors la tête de la mobilisation ; des milliers de Moscovites le soutiennent. Les États-Unis et le Royaume-Uni lui expriment leur soutien. L’Allemagne reste fidèle à Mikhaïl Gorbatchev. Le président français François Mitterrand, lui, prend acte dans un premier temps des déclarations des putschistes, une reconnaissance de fait qui lui sera reprochée par la suite. Le 21 août, le putsch est défait. Le lendemain, Mikhaïl Gorbatchev rentre à Moscou, mais son pouvoir est chancelant face à celui qui lui succèdera en 1992.

L’après-Kremlin

Après avoir quitté le Kremlin, Mikhaïl Gorbatchev s’est engagé en faveur de la défense de l’environnement. L’ancien président soviétique a fondé, en 1993, la Green Cross International (la Croix-Verte internationale), au sein de laquelle il militait pour la création d’un tribunal international chargé de juger ceux qui sont coupables de crimes écologiques.

Il présidait depuis 1992, la Fondation Gorbatchev, un organisme non-gouvernemental, consacré aux études socio-économiques et politiques. Durant des décennies, il a parcouru le monde, donnant des conférences, où il plaidait en faveur de la démocratie, jusqu’à ce que la maladie l’empêche de voyager. En juillet 2017, sa santé ne lui avait pas permis de faire le déplacement à Strasbourg pour assister à la cérémonie en hommage à son alter ego de l’autre côté du rideau de fer, Helmut Kohl, l’ancien chancelier allemand, mort le 16 juin 2017.

Copropriétaire depuis 1993 du bihebdomadaire Novaya Gazeta, critique envers le pouvoir russe, ces dernières années, Mikhaïl Gorbatchev n’avait pas été avare de reproches envers l’actuel chef du Kremlin Vladimir Poutine. Il l’avait même appelé à céder le pouvoir, après les manifestations massives de l’opposition à l’hiver 2011-2012.

Ses sentiments envers le président russe se sont réchauffés à la faveur de la crise ukrainienne. Dans un entretien au Sunday Times le 22 mai 2016, Mikail Gorbatchev disait approuver l’annexion de la Crimée par la Russie : « Je suis toujours du côté de la volonté des peuples et la plupart des gens en Crimée voulaient être réunis avec la Russie. (…) Si j’avais été dans la même situation, j’aurais agi de la même manière ».

Une prise de position qui lui a attiré les foudres de Kiev : le dernier dirigeant de l’URSS est désormais persona non grata en Ukraine, le Service de sécurité (SBU) lui ayant interdit l’entrée du pays pour cinq ans.

En novembre 2014, en Allemagne, à l’occasion du 25e anniversaire de la chute du Mur de Berlin, Mikhaïl Gorbatchev affirme que Vladimir Poutine est l’homme politique qui défend le mieux les intérêts de la Russie. Il met aussi en garde contre le risque d’une nouvelle guerre froide qui pourrait dégénérer en conflit armé, et se montre de plus en plus critique envers les États-Unis :

« L’Amérique s’est égarée dans les profondeurs de la jungle et nous entraîne avec elle (…) elle nous entraîne dans une nouvelle Guerre froide, en essayant ouvertement de suivre son idée géniale de vouloir toujours triompher (…). On n’entend que parler de sanctions de l’Amérique et de l’Union européenne contre le Russie. Ont-ils perdu la tête ? », s’interroge le père de la Perestroïka, cité par l’agence Interfax.

Trois ans plus tard, à la veille de la première rencontre entre l’alors président américain Donald Trump et Vladimir Poutine au sommet du G20 à Hambourg en Allemagne, Mikhaïl Gorbatchev a appelé les deux dirigeants à « tout mettre sur la table » pour « restaurer un climat de confiance ». « Il faut une impulsion des dirigeants, comme à Reykjavik en 1986 », a déclaré l’ancien dirigeant soviétique, faisant référence à sa rencontre avec le président américain de l’époque, Ronald Reagan, qui avait ouvert la voie à la fin de la Guerre froide.

En Russie, ses tentatives de revenir en politique se sont, en revanche, soldées par des échecs. À l’élection présidentielle de 1996, il n’avait décroché que 0.5 % des suffrages. De fait, Mikhaïl Gorbatchev, reste, jusqu’à aujourd’hui, l’un des dirigeants les plus mal aimés des Russes.

Gorbymania

Son image a, en revanche, longtemps été meilleure à l’étranger et en particulier en Occident, où ses réformes libérales, sa volonté d’ouverture ont été vues d’un très bon œil. La Britannique Margaret Thatcher avait été l’une des premières à lui tailler une réputation : « M. Gorbatchev me plaît. Nous pouvons faire des affaires ensemble », avait-elle déclaré à l’occasion d’une visite en Grande-Bretagne en décembre 1984.

Mikhaïl Gorbatchev n’était alors que président de la Commission des affaires étrangères du Soviet suprême. Quelques mois plus tôt, en visite en Italie, « il étonne ses interlocuteurs par son aveu public de certaines insuffisances soviétiques. Le chef de la section étrangère du Comité central du PC italien, Antonio Rubbi, qui parle le russe, déclare rencontrer pour la première fois de sa vie un dirigeant soviétique se permettant de remarques critiques à l’adresse de son pays », raconte l’historien Michel Heller.

Rapidement, le secrétaire général à la tache de vin sur son front dégarni fait l’objet d’une véritable « Gorbymania ». Le magazine Time lui décerne le titre d’« Homme de l’année » en 1987, puis d’« Homme de la décennie », en 1989.

Conscient du poids exorbitant du complexe militaro-industriel, Mikhaïl Gorbatchev multiplie les appels au désarmement. En décembre 1987, avec le président américain Ronald Reagan à Washington, il signe un accord sur l’élimination des missiles de moyenne portée en Europe. C’est avec le successeur de Reagan, George Bush senior, que Mikhaïl Gorbatchev signe le traité de réduction des armes stratégiques START, en juillet 1991.

Chute du Mur

Son nom est associé étroitement à la chute du mur de Berlin, à l’effondrement des régimes communistes d’Europe centrale et orientale, et à l’implosion de l’URSS. Il reçoit, en 1990, le prix Nobel de la paix pour sa contribution à la fin de la guerre froide, un processus qu’il n’a pourtant ni contrôlé, ni peut-être même voulu. Dans son livre de souvenirs de 600 pages En tête à tête avec soi-même, publié en Russie en 2012, 21 ans après avoir quitté le Kremlin, Gorbatchev regrettait de « ne pas avoir mené le bateau URSS à bon port ».

« Nous n’avons pas réformé à temps l’Union soviétique. Nous n’avons pas transformé à temps le Parti communiste en un parti démocratique moderne. Ce sont les deux principales erreurs », écrit-il. Il y critique également les Occidentaux et en particulier les États-Unis pour le soutien qu’ils accordèrent selon lui à son rival de la fin des années 1980, Boris Eltsine, qui, élu président de la Russie, porta le coup de grâce au régime soviétique après l’échec du coup d’État conservateur d’août 1991.

L’histoire du mur de Berlin

Lors de la présentation de ce livre, à l’automne 2012, dans une librairie moscovite pleine à craquer, une lectrice avait demandé à Mikhaïl Gorbatchev quel était le plus grand regret de sa vie. « J’ai beaucoup de regrets, avait répondu l’ancien président soviétique, mais mon plus grand regret, c’est que Raissa nous ait quittés ».

L’élégante Raissa, le grand amour de sa vie, son épouse pendant 46 ans, première véritable première dame de l’histoire soviétique, dont la présence auprès de son mari avait largement contribué à la popularité de Gorbatchev en Occident. Raissa a succombé à une leucémie aiguë le 20 septembre 1999 à Munster en Allemagne, où elle était soignée. Une disparition, dont Mikhaïl Gorbatchev ne s’était jamais vraiment remis.

RFI via CONGO PUB Online

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Monde

Ukraine: des «combats intenses» dans la région de Kherson

by admin9775 30 août 2022
written by admin9775

Évoquée depuis plusieurs semaines, les autorités ukrainiennes ont annoncé officiellement, lundi 29 août, avoir lancé une contre-offensive dans le sud du pays, dans plusieurs directions. Est-ce la grande bataille décisive du sud tant attendue ? En tout cas, la nuit semble avoir été très difficile pour les forces russes dans la région de Kherson.

Toute opération militaire exige le silence. Voilà ce qu’a déclaré lundi Natalya Humenyuk, la porte-parole du commandement militaire ukrainien. Mais, lundi 29 août, selon toute vraisemblance, les forces armées ukrainiennes ont déclenché une opération subite sur toute la ligne de front sud, des environs de Zaporijjia jusqu’à la mer Noire.

À ce stade, il semble que l’armée ukrainienne a brisé en plusieurs endroits la première des trois lignes de défense russes avant Kherson, avançant parfois de plus de dix kilomètres. Des frappes d’artillerie massives se sont concentrées sur Nova Kakhovka et sur les environs de Kherson, rendant impraticables les passages sur le Dniepr installés par les Russes. « Les forces armées ukrainiennes ont lancé des actions offensives dans diverses directions », a ainsi signalé la présidence ukrainienne, affirmant avoir détruit « un certain nombre de dépôts de munitions » et « tous les grands ponts » permettant aux véhicules de traverser le fleuve.

La contre-attaque ukrainienne vise pour l’essentiel à reprendre Kherson, tombée aux mains des Russes dès le commencement de la guerre, ont annoncé des responsables locaux.

Déluge de feu

Cette nuit, des soldats ukrainiens ont posté des vidéos sur les réseaux sociaux, attestant de leur présence bien en profondeur des lignes ennemies, tandis que des vidéos similaires côté russe semblent indiquer un effet de surprise, et des unités prises au dépourvu par le du déluge de feu ukrainien. Même si la Russie a proclamé avoir repoussé des « tentatives d’offensive » ukrainiennes dans les régions de Kherson et de Mykolaïv.

Il semble que Kiev a déjà repris plus que les quatre localités officiellement reconquises depuis vingt-quatre heures. En tout cas, dans les jours à venir, l’enjeu pour les Ukrainiens sera d’enfermer à l’ouest du Dniepr plus de 20 000 soldats russes, en rendant tout franchissement du fleuve impossible. Pour la présidence ukrainienne, des « combats intenses » se déroulent dans « la quasi-totalité » de la région de Kherson.

Essentielle pour l’agriculture ukrainienne, cette zone est aussi stratégique, car limitrophe de la péninsule de Crimée, annexée par Moscou en mars 2014 et utilisée comme base arrière pour l’invasion russe, signale l’Agence France-Presse.

Stéphane Siohan

RFI via CONGO PUB Online

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