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Category:

Environnement

À la UneEnvironnement

A la conférence parlementaire sur le réchauffement climatique, la RDC exige le respect de ses ressources naturelles

by Sam's Londele 29 août 2024
written by Sam's Londele

Prenant la parole au Séminaire de coopération régionale interparlementaire sur le changement climatique, organisé par l’Assemblée parlementaire de la Francophonie du 26 au 27 août à Malabo (Guinée Equatoriale), le premier vice-président de l’Assemblée nationale congolaise, Isaac Jean-Claude Tshilumbayi a dénoncé la guerre d’agression contre la République démocratique du Congo.

 « La RDC, pays indispensable dans la résolution des problèmes liés au réchauffement climatique avec son bassin qui est le deuxième poumon mondial, ne peut plus continuer à subir le pillage de ses ressources naturelles et la destruction de son écosystème par le Rwanda », a estimé Isaac Jean-Claude Tshilumbayi.

Il a par ailleurs appelé tous les pays amis de la RDC à s’impliquer pour résorber, de manière définitive, la crise qui secoue la partie orientale du Congo-Kinshasa:

RADIO OKAPI via CONGO PUB Online

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À la UneEnvironnement

Pollution plastique: les États-Unis vers une position plus ambitieuse

by Sam's Londele 16 août 2024
written by Sam's Londele

Les sessions de négociations internationales vont se multiplier d’ici à la fin de l’année : COP29 sur le climat à Bakou en Azerbaïdjan, COP16 sur la biodiversité à Cali en Colombie, COP16 sur la désertification à Riyad en Arabie saoudite. Moins connue, une session de discussion aura également lieu fin novembre à Busan, en Corée du Sud, en vue de l’élaboration d’un traité international contraignant contre la pollution plastique.

En 2022, les États du monde entier, réunis à Nairobi, se fixait un objectif inédit : mettre fin à la pollution plastique sur la planète. Quelque 400 millions de tonnes en sont produites chaque année, dont 80% finissent en déchets au bout d’un an, le plus souvent dans les océans. Pour en venir à bout, les délégations présentes à Nairobi s’entendent sur le principe d’un traité international contraignant. Deux ans sont accordés pour le rédiger ; la dernière session de négociation aura lieu en Corée du Sud, lors de la dernière semaine de novembre.

Il n’est cependant pas certain qu’elle aboutisse, tant les positions entre deux blocs de pays divergent. D’un côté, les principaux pays producteurs estiment qu’il ne faut traiter l’enjeu que sous le prisme des déchets, par la mise place de filières de collecte, de traitement et de recyclage. De l’autre, une coalition dite « de haute ambition » plaide pour un travail en amont, en limitant la production.

However, these commitments could be reversed if former President Donald Trump, who opposes stringent climate and environmental regulations, is re-elected pic.twitter.com/suYRu7blD4

— Speak4Nature (@Speak4Nat) August 14, 2024

L’annonce du gouvernement Biden arrive avant la dernière ronde de négociations pour un traité visant à mettre fin à la pollution par le plastique, qui doit commencer à Busan, en Corée, le 25 novembre.

Les États-Unis évoluent

Surprise, Reuters révèle que les États-Unis, pourtant deuxième producteur mondial, évoluent sur la question et sont prêts à discuter de cette baisse de production. Le pays se tenait jusqu’alors sur une ligne conjointe avec l’Arabie saoudite poussant le traité à se concentrer sur la question du recyclage, laissant celle de la production à l’initiative locale des pays.

« On voyait la position américaine avancer », explique Andres del Castillo, du centre de droit international pour l’environnement. « Quand le président Biden s’est rendu en France il y a quelques mois, les deux pays ont signé une déclaration où ils reconnaissaient le besoin de s’attaquer à la production, mais au niveau local, pas mondial. C’est un processus progressif qui a permis d’aboutir à cette nouvelle position des États-Unis. »

Le juriste l’explique en partie par la campagne présidentielle qui se tient en ce moment dans le pays. « On aura besoin de plus de détails de leur part. On pense qu’il y a une part d’évolution de cette position qui tient à la diplomatie internationale, et notamment celle de la France, qui fait partie de la coalition de haute ambition. Mais il y a également un côté électoral. C’est un choix politique. L’administration Biden a mis les questions climatiques et environnementales très haut dans l’agenda. Il y a enfin le constat qu’aucune mesure adoptée n’aura d’effet si on ne contrôle pas la production qui devient hors de contrôle. » D’ici 2027, plus de 1 400 nouvelles installations de production doivent être mises en service dans le monde.

Si cette nouvelle position américaine ravit les défenseurs de l’environnement, elle a en revanche provoqué la colère des producteurs locaux. L’American Chemistry Council (ACC), principal lobby du secteur, a ainsi estimé que la Maison Blanche avait « cédé devant les ONG extrémistes », et qu’elle était sur le point de « trahir l’industrie américaine ». Son président met déjà en garde : il fera tout pour que le Sénat bloque une éventuelle entrée en vigueur si jamais le traité final reste sur cette ligne.

Des négociations toujours compliquées

Se pose donc également la question du contenu de ce futur traité, car si le revirement américain est capital, beaucoup reste à faire pour trouver un terrain d’entente. La précédente session de négociation a en effet été très compliquée, l’Union européenne – membre de la coalition pour une haute ambition – accusant même certains pays de « jouer la montre », et qu’il sera « très compliqué » d’obtenir un succès à Busan, en Corée du Sud. En cause, pour l’Union : « Les principaux pays producteurs de pétrole » ; le plastique étant en effet réalisé à partir d’hydrocarbures. Il est ici fait référence à la Russie et à l’Arabie saoudite, qui ont été accusées de vouloir « pourrir » le débat.

Traité sur la pollution #plastique: Paris craint un parasitage par la géopolitique, lors des négociations internationales d'Ottawa du 23 au 29 avril, puis de Busan (Corée sud) du 25 novembre au 1er décembre.#Onu #environnement #industrie #déchets #santé https://t.co/CNbAwZNlwv.

— IsabelMalsang-Salles (@IsabelMalsang) April 18, 2024

« La nouvelle position des États-Unis sera donc très importante », anticipe Andres Del Castillo. « Étant donné leur influence, cela isole un peu plus l’autre bloc. Par ailleurs, si le traité introduit des clauses de commerce, il sera important pour de nombreux pays d’en faire partie avec les États-Unis, s’ils souhaitent y commercialiser leurs produits. »

Ces deux années intenses de négociations s’achèveront donc sur un rendez-vous à Busan plus ouvert que jamais, du 25 novembre au 1er décembre prochain. Tout accord qui y serait obtenu sera ensuite signé lors d’une grande conférence quelques mois plus tard.

RFI via CONGO PUB Online

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À la UneEnvironnement

Monde : vers une hausse de 35% des énergies renouvelables d’ici 2025 (rapport)

by Sam's Londele 24 juillet 2024
written by Sam's Londele

L’Agence internationale de l’énergie (AIE) prévoit une hausse de 35% des énergies dans l’approvisionnement mondial en électricité d’ici 2025, contre 30% en 2023. C’est ce qui ressort de son dernier rapport paru au mois de juillet 2024.

La dépendance à l’égard du charbon, renseigne la source, devrait diminuer, passant de 36% à 33% au cours de la même période.

Intitulé « Electricity Mid-Year Update », le rapport révèle que l’énergie solaire photovoltaïque et l’énergie éolienne sont à l’avant-garde de cette transformation.

Dans cette optique, leur part combinée devant passer de 13 % en 2023 à 15 % en 2024, et à 18 % en 2025, alors qu’elle n’était que de 4 % dix ans plus tôt, révèlent les insights.

Suivant l’institution, ces deux sources citées devraient fournir ensemble 750 TWh supplémentaires en 2024 et plus de 900 TWh en 2025.

Par ailleurs, la production d’électricité à partir d’énergie solaire photovoltaïque et d’énergie éolienne devrait également dépasser celle de l’énergie hydraulique en 2024. Cela marquera un tournant dans le secteur, tant le solaire et l’éolien auront progressé ces dernières années pour s’imposer dans le mix énergétique mondial, d’après les analystes de l’institution.

Grosse modo, les experts associés aux différents travaux centrés sur l’énergie estiment qu’au cours de la période 2024-2025, la consommation mondiale d’électricité devrait augmenter au rythme le plus rapide depuis des années, alimentée par une croissance économique robuste, des vagues de chaleur intense et la poursuite de l’électrification dans le monde entier.

Flory Musiswa

ZOOM ECO via CONGO PUB Online

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À la UneEnvironnement

PFBC 2024 : Eve Bazaïba invite les médias à interpeller les autorités sur la mise en œuvre des engagements sur la préservation des forêts du bassin du Congo

by Sam's Londele 5 juin 2024
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Au cours de la conférence de presse tenue, ce mercredi, en marge de la 20ème réunion des parties du Partenariat pour les Forêts du Bassin du Congo, la ministre de l’Environnement de la RDC a appelé le médias a jouer leur rôle, notamment pour la visibilité du bassin du Congo.

« Comme nous disons que le bassin du Congo est le poumon du monde, nous avons intérêt à ne pas fumer le poumon, c’est-à-dire lutter contre la propagation des gaz à effet de serre, quoi qu’il n’est pas interdit à des États de produire ou dégager les gaz à effet de serre pour le besoin de l’économie. Mais, comme je l’ai toujours dit, il faut savoir concilier le besoin du pain et celui de l’oxygène, nous avons besoin de l’oxygène pour vivre et du pain pour survivre, et c’est avec les médias », a déclaré ce membre du gouvernement congolais.

La ministre de l’Environnement appelle les médias à aussi interpeller les autorités sur la mise en œuvre des engagements pour la préservation des forêts, notamment en ce qui concerne les pays pollueurs.

« Un autre plaidoyer que nous sollicitons auprès des médias, c’est l’interpellation, continuer à nous interpeller, car les scientifiques ont posé des diagnostics par rapport aux symptômes de notre planète malade et la maladie, c’est le gaz à effet de serre, pollution de l’air, de l’eau avec des plastiques, des acides qui sont déversés dans nos rivières, c’est ça la cause. Et puis la thérapie a été donnée par les mêmes scientifiques, la thérapie doit être basée sur la nature et cette nature, c’est les forêts, le changement de comportement en allant de l’économie polluante à l’économie non polluante, et que les politiques puissent les implémenter. Il y a des engagements qui ont été pris par des responsables, nous sommes tous responsables quelque part de la pollution parce que nous voulons le développement, l’industrialisation du monde même si nous ne sommes pas des pays industrialisés mais nous bénéficions des pays l’industrialisation du monde », a-t-elle souligné.

De son côté, Christophe Guilhou a souligné que la mobilisation doit continuer dans les autres instances, pour renforcer la visibilité et l’efficacité des forêts du bassin du Congo.

L’objectif de cette réunion qui se tient chaque 2 ans, est d’aider les populations du bassin du Congo pour le développement durable, mais également faire la promotion de l’usage des terres et le bien-être de ces populations.

James Arjoun M.

ACTU via CONGO PUB Online

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À la UneEnvironnement

Vague de chaleur à Kinshasa : le ministère de l’Environnement recommande l’hydratation à la population

by Sam's Londele 9 mai 2024
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Le ministère de l’Environnement et Développement rural a demandé, mercredi 8 mai, à la population kinoise de bien s’hydrater en cette période de fortes chaleurs.

Il a fait cette recommandation après avoir constaté, depuis quelques semaines, de fortes chaleurs allant jusqu’à 39 degrés dans la capitale congolaise et d’autres villes du pays.

Dans son communiqué, le ministre de l’Environnement a également proposé à la population congolaise, touchée par ces pics de chaleur inhabituelle, d’éviter la prise d’alcool et d’autres boissons gazeuses.

Et parmi les mesures à long terme, il a demandé à chaque citoyen de planter au moins un arbre chaque mois, parce que les arbres contribuent à atténuer les effets du changement climatique en absorbant le dioxyde de carbone de l’atmosphère, favorisent la restauration de la biodiversité et améliorent la qualité de l’air que nous respirons.

Pour le ministère de l’Environnement, planter des arbres permet d’assurer un avenir durable pour les générations futures.

Il a en outre préconisé de rester le plus possible à l’ombre ou dans un endroit frais.

« La population   doit se protéger contre le soleil, en portant des chapeaux, des vêtements légers de couleur claire ainsi que des lunettes de soleil. Par rapport aux habitudes quotidiennes, le Ministre recommande de limiter les activités à l’extérieur pendant le pic de chaleur généralement compris entre 12 et 15 heures pour la ville de Kinshasa », a noté ce ministère.

Il a par ailleurs insisté sur la protection des personnes vulnérables, en l’occurrence les femmes enceintes, les personnes âgées, les enfants, les personnes souffrant de maladies chroniques.

Sur ce, il a précisé que les personnes vivant avec un handicap dont les albinos sont exposées à des risques accrus de complications liées à la chaleur excessive. 

RADIO OKAPI via CONGO PUB Online

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À la UneEnvironnement

Vagues de chaleur et inondations, les ravages du changement climatique

by Sam's Londele 8 mai 2024
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Dans un Brésil étouffant, des inondations ont tué des dizaines de personnes et paralysé une ville d’environ 4 millions d’habitants. En Inde, à l’heure des élections nationales, les électeurs et les hommes politiques s’évanouissent sous une chaleur qui a atteint 46,3 degrés Celsius.

En Asie, une vague de chaleur brutale a entraîné la fermeture d’écoles aux Philippines, tué des personnes en Thaïlande et établi des records dans ce pays, ainsi qu’en Indonésie, en Malaisie, aux Maldives et au Myanmar. Des températures record – en particulier la nuit, lorsqu’il n’y a pas de refroidissement – ont frappé de nombreuses régions d’Afrique. Des inondations ont dévasté Houston, et les États-Unis dans leur ensemble viennent de connaître leur deuxième plus grand nombre de tornades pour le mois d’avril.

Dans un monde de plus en plus habitué aux variations météorologiques extrêmes, ces derniers jours et ces dernières semaines ont apparemment porté ces extrêmes environnementaux à un niveau supérieur. Certains climatologues affirment qu’il leur est difficile de se souvenir qu’une si grande partie de la planète ait connu des conditions météorologiques aussi extrêmes en même temps.

« Étant donné que nous avons assisté à un réchauffement planétaire sans précédent au cours des 11 derniers mois, il n’est pas surprenant de constater une aggravation des extrêmes climatiques si tôt dans l’année », déclare Jonathan Overpeck, doyen de la faculté de l’environnement de l’université du Michigan. « Si ce réchauffement record se poursuit, 2024 sera probablement une année record en termes de catastrophes climatiques et de souffrances humaines. »

Records de chaleur

Lorsque la planète se réchauffe, il est probable qu’elle connaisse davantage d’événements climatiques et météorologiques extrêmes, notamment des records de chaleur et de précipitations, affirment les scientifiques. Le changement climatique modifie également les schémas météorologiques, entraînant le blocage des systèmes pluvieux et chauds au-dessus de certaines régions et la modification des méandres du jet stream, rappelle Alvaro Silva, spécialiste du climat à l’Organisation météorologique mondiale (OMM).

L’affaiblissement d’El Nino (réchauffement naturel de certaines parties du Pacifique central qui modifie les conditions météorologiques dans le monde entier), qui a succédé à trois années de La Nina (son pendant froid), vient s’ajouter aux effets plus marqués du changement climatique causé par l’homme, explique M. Silva.

Les scientifiques ont également pointé du doigt les 13 mois consécutifs de chaleur record des océans comme facteur potentiel des conditions météorologiques extrêmes. Tout cela survient alors que le monde vient de terminer son onzième mois consécutif de chaleur record, a rapporté mercredi le service climatique européen Copernicus.

La température moyenne mondiale de 15 degrés Celsius en avril a battu l’ancien record de 2016 de 0,14 degré Celsius. Les données de Copernicus remontent à 1950, tandis que d’autres agences de surveillance du climat remontent à 1850, mais n’ont pas encore communiqué leurs calculs pour le mois d’avril.

Réchauffement

Le mois dernier a été plus chaud de 1,58 degré Celsius que la période préindustrielle de la fin du XIXe siècle. En 2015, le monde a adopté un objectif visant à limiter le réchauffement à 1,5 degré Celsius par rapport à l’ère préindustrielle, mais cet objectif s’applique principalement à une température aussi élevée pendant une décennie ou plus, et non pendant un mois.

Si plusieurs facteurs jouent un rôle dans cette récente vague d’extrêmes, « le changement climatique est le plus important », soutient M. Silva.

Le problème est que le monde s’est adapté et a construit des villes conçues pour les températures et les précipitations du XXe siècle, mais le changement climatique apporte plus de chaleur et de pluies diluviennes, a déclaré Andrew Dessler, climatologue à l’université A&M du Texas.

« Nous sommes en train de quitter le climat du XXe siècle et nous ne pouvons tout simplement pas faire face à ces événements », a déclaré M. Dessler. « Ils deviennent légèrement plus extrêmes, mais ils dépassent notre capacité à les gérer. »

Phénomènes extrêmes

Katharine Hayhoe, climatologue de Texas Tech et responsable scientifique de Nature Conservancy, avance que les phénomènes extrêmes se chevauchaient dans un plus grand nombre d’endroits.

« Le changement climatique fait monter les dés météorologiques contre nous dans toutes les régions du monde », a déclaré Mme Hayhoe. « Cela signifie qu’il augmente non seulement la fréquence et la gravité de nombreux phénomènes météorologiques extrêmes, mais aussi le risque d’événements composés. »

Au cours des cinq premiers jours de mai, 70 pays ou territoires ont battu des records de chaleur, indique le climatologue Maximiliano Herrera, qui suit les relevés de température dans le monde entier.

Nandyala et Kadapa, dans l’État indien de l’Andhra Pradesh (sud du pays), ont battu un record historique avec une température de 46,3 Celsius.Nitin Gadkari, ministre fédéral, s’est évanoui lors d’une campagne électorale dans l’État de Maharashtra, dans l’ouest de l’Inde.

« Les vagues de chaleur en Inde sont de loin le type d’événement météorologique extrême le plus meurtrier. En même temps, il s’agit du type d’événements extrêmes qui augmentent le plus dans un monde qui se réchauffe », déclare la climatologue Friederike Otto dans un communiqué en début de semaine.

Chaleur torride

Cette semaine, en Asie du Sud-Est, « la nuit de mai a été la plus chaude jamais enregistrée », a indiqué M. Herrera sur X (anciennement Twitter). Dans certaines régions de Thaïlande, la température n’est pas descendue en dessous de 30,9 degrés Celsius.

Fin avril, certaines parties du nord de la Thaïlande ont atteint 44 Celsius, tandis que la ville de Chauk, dans la région la plus chaude du Myanmar, a enregistré un record de 48,2 Celsius.

De nombreuses nations africaines sont également confrontées à une chaleur torride. Selon M. Herrera, la température a atteint 47,5 Celsius à Kayes, au Mali. La capitale du Niger a connu la nuit la plus chaude du mois de mai et celle du Burkina Faso, la nuit la plus chaude de tous les mois. Au Tchad, dans le nord de l’Afrique centrale, les températures devraient rester supérieures à 45,6 degrés toute la semaine.

Selon les scientifiques du groupe World Weather Attribution, la vague de chaleur meurtrière qui a frappé l’Afrique de l’Ouest le mois dernier est liée au changement climatique provoqué par l’homme.

À Ciudad Altamirano, au Mexique, la température a frôlé les 46 degrés et des records de chaleur ont été enregistrés dans toute l’Amérique latine, a indiqué M. Herrera. La Bolivie a connu sa nuit de mai la plus chaude jamais enregistrée et le Brésil sa journée de mai la plus chaude.

Inondations

Selon Francisco Aquino, climatologue à l’université fédérale de Rio Grande do Sul, la chaleur record du Brésil qui a étouffé de grandes villes comme Sao Paulo a également empêché une tempête de pluie de se déplacer dans le sud du pays, ce qui l’a rendue mortelle.

Il y a également eu un afflux massif d’humidité provenant des « rivières volantes » de l’Amazonie, c’est-à-dire des courants d’air qui transportent de la vapeur d’eau, a expliqué M. Aquino. « Les nuages ont ainsi généré des précipitations extrêmes », a-t-il ajouté.

L’État du Rio Grande do Sul, dans le sud du pays, subit les pires inondations jamais enregistrées, avec au moins 90 morts, près de 204 000 personnes déplacées et 388 municipalités touchées, selon les autorités locales.

À Porto Alegre, une agglomération de plus de 4,4 millions d’habitants, les eaux ont envahi le centre-ville, l’aéroport international et plusieurs quartiers. Les autorités ont indiqué qu’il faudrait plusieurs jours pour que le niveau de l’eau baisse.

Houston tente toujours de s’assécher après des jours de fortes pluies qui ont nécessité le sauvetage de plus de 600 personnes dans tout le Texas, dont 233 à Houston. Au nord-est de Houston, il est tombé environ 58 centimètres.

Dans le même temps, le mois d’avril a été marqué par les pluies les plus fortes jamais enregistrées aux Émirats arabes unis, qui ont inondé des portions d’autoroutes importantes dans le royaume désertique et l’aéroport international de Dubaï, la plaque tournante la plus fréquentée au monde pour les voyages internationaux.

AFRICA NEWS via CONGO PUB Online

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À la UneEnvironnement

Les indicateurs du changement climatique dans le rouge après une année de chaleur record, alerte l’ONU

by Sam's Londele 19 mars 2024
written by Sam's Londele

Qu’il s’agisse de dioxyde de carbone (CO2), de méthane (CH4) ou de protoxyde d’azote (N2O), les émissions de gaz à effet de serre ont atteint des niveaux jamais égalés en 2022, la dernière année pour laquelle l’Organisation mondiale de la météorologie (OMM) dispose de données d’ensemble. Les premières données pour 2023 montrent « une augmentation continue ».

Ces gaz à effet de serre piègent la chaleur dans l’atmosphère et sont les grands responsables du changement climatique. Ils résultent des activités humaines, notamment la combustion d’énergies fossiles, l’agriculture intensive ou les procédés industriels et restent présents plusieurs dizaines d’années dans l’air (près de 100 ans pour le CO2 par exemple). Les températures continueront donc à augmenter pendant de nombreuses années même si l’humanité cessait de libérer ces gaz dans l’atmosphère.

La moyenne mondiale des températures a frisé l’année dernière la limite de +1,5 degré par rapport aux années 1850-1900, c’est-à-dire avant la révolution industrielle et le début des émissions massives de gaz à effet de serre. Cette limite a été fixée par les États du monde entier lors de la COP21 et l’Accord de Paris en 2015. Elle correspond, selon les scientifiques, à un seuil au-delà duquel nos modes de vie sont menacés. Heureusement, ce n’est pas en tenant compte des relevés climatiques d’une seule année que ce seuil est considéré comme dépassé mais en réalisant une moyenne sur un temps long. « La moyenne décennale 2014-2023 des températures est ainsi à +1,2 degré », relève l’OMM. En 2023, « les mois de juin à décembre ont tous battu des records de chaleur ». Cela est dû au changement climatique mais aussi au phénomène El Niño, événement naturel et cyclique qui augmente encore les températures mondiales, rappelle le rapport.

La chaleur accumulée dans l’océan a atteint en 2023 son niveau le plus haut en 65 ans d’observations, selon l’OMM. Des vagues de chaleur généralisées ont frappé notamment l’Atlantique Nord, surtout en fin d’année, avec une chaleur jugée « sévère et extrême » par les experts, à cause de températures dépassant de 3°C la moyenne. Elles étaient « intenses et sévères en Méditerranée pour la 12e année consécutive », note également le rapport. Vu l’immense masse d’eau que les océans représentent, les réchauffer prend beaucoup de temps… mais les refroidir aussi. Ainsi, même si les émissions de gaz à effet de serre s’arrêtaient immédiatement, ils mettraient des siècles voire des millénaires à refroidir, alerte l’OMM. Les conséquences sont l’augmentation du niveau des mers ainsi qu’une faune et une flore perturbées ou fragilisées avec des répercussions pour les populations qui vivent sur les côtes et de la pêche.

L’année dernière, le niveau des mers et des océans n’a jamais autant grimpé depuis le début des relevés satellites en 1993. Cependant, « de juillet à septembre 2023, la signature d’El Niño dans cette hausse est clairement visible ». Pour connaître l’effet du changement climatique, il convient donc de regarder les tendances de long terme. Ainsi, le taux d’augmentation du niveau des mers est passé de 2,13 mm par an durant la décennie 1990 à 4,77 mm ces dix dernières années.

Si le niveau des mers augmente, c’est parce que des eaux chaudes sont plus dilatées (elles prennent plus de place) que des eaux froides, mais aussi parce que les glaciers des pôles et des montagnes fondent de plus en plus, ce qui ajoute une grande quantité d’eau dans l’océan.

« Les premières données montrent que dans le monde les glaciers ont perdu en moyenne l’équivalent d’1,2 mètre d’épaisseur de glace en 2023 », selon l’OMM. Cela a été particulièrement remarquable en Europe et Amérique du Nord, à cause d’un hiver très doux. Dans les Rocheuses canadiennes, les glaciers ont perdu trois mètres l’hiver par exemple. Les glaciers sont en effet formés à partir de neige compactée. Or il neige de moins en moins. Sur le continent nord-américain, le manteau neigeux était de 7,47 millions de km² en mai 2023, soit 1,57 million de km² de moins que la moyenne. C’est autant d’eau douce qui n’est plus disponible pour les populations et les écosystèmes.

L’ensemble de ces données scientifiques se traduisent par des événements météorologiques extrêmes en 2023, dont l’OMM fait la triste liste. Dans la corne de l’Afrique, les inondations après des années de sécheresses ont entraîné le déplacement de 1,8 million de personnes. En Libye, elles ont coûté la vie à environ 10 000 personnes. L’ouragan Otis a frappé la station balnéaire mexicaine d’Acapulco, engendrant des pertes économiques estimées à environ 15 milliards de dollars. Des vagues de chaleur extrêmes ont déferlé sur de nombreuses régions du monde avec les canicules les plus importantes en Europe et en Afrique du Nord (50,4 °C relevés à Agadir au Maroc par exemple). Les sécheresses se multiplient également, provoquant la perte de récoltes et le manque d’eau en Espagne, en Uruguay ou en Argentine. La saison des incendies au Canada a également été la pire jamais enregistrée avec près de 15 millions d’hectares de forêt partis en fumée.

« Ces catastrophes coûtent cher en vies humaines, elles dévastent les économies, associées à d’autres crises comme les conflits locaux ou les guerres, elles aggravent les problèmes de sécurité alimentaires, les déplacements de population et les répercussions sur les populations vulnérables », explique Omar Badour, responsable du suivi du climat mondial à l’OMM.

« Il y a une lueur d’espoir », note Omar Badour. La production d’énergies renouvelables (solaire, éolien, hydrique) a été propulsée au premier plan de l’action climatique. Une transition énergétique est déjà en cours à l’échelle mondiale, estime-t-il et, « chose très positive, les technologies deviennent moins chères et accessibles à tout le monde. Il y a déjà des pays qui ont franchi les 40% d’énergies renouvelables » dans leur production d’électricité. Toutefois, cela reste insuffisant pour une planète bas carbone. Quant aux financements en faveur de l’action climatique, « ils ont atteint 1 300 milliards de dollars en 2021-2022 soit presque le double de l’année précédente », selon le rapport. Mais là encore, cela reste largement insuffisant : « Ils ne représentent que 1% du PIB mondial ». Les besoins sont de « 9 000 milliards de dollars chaque année d’ici à 2030 et 10 000 milliards de plus jusqu’en 2050 pour un monde à +1,5 °C ». Ne rien faire coûterait encore plus cher, préviennent les scientifiques.

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Les émissions mondiales de CO2 liées à l’énergie à un niveau record en 2023

by Sam's Londele 1 mars 2024
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Les émissions mondiales de CO2 liées à l’énergie ont progressé de 1,1% en 2023 pour atteindre un niveau record, en raison notamment de la faible production hydroélectrique causée par les sécheresses et de la croissance chinoise, a indiqué vendredi l’Agence internationale de l’énergie (AIE).

Les émissions mondiales de CO2 liées à l’énergie, qui représentent de l’ordre de 90% du gaz carbonique émis par les humains, ont augmenté de 410 millions de tonnes pour atteindre 37,4 milliards de tonnes en 2023, soit 1,1%, selon le bilan de référence de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), basée à Paris. 

La tendance apparaît toutefois moins mauvaise que l’année précédente, puisque les émissions avaient augmenté de 490 millions de tonnes en 2022.

Le bilan 2023 a été plombé par un déclin record de la production hydroélectrique mondiale en lien avec les sécheresses, graves et prolongées, qui ont affecté plusieurs régions du monde. Cet effet s’est traduit, à lui seul, par une augmentation des émissions d’environ 170 millions de tonnes : les pays concernés (Chine, Canada, Mexique,…) ont en effet eu recours à la place à d’autres moyens de production d’électricité polluants, comme le fioul ou le charbon. La Chine, qui a ajouté 565 millions de tonnes de CO2 au bilan mondial, a pour sa part poursuivi sa croissance économique riche en émissions, engagée après la crise du Covid-19.

Une tendance contraire à celle des économies avancées, qui ont vu leurs émissions enregistrer une baisse record malgré la progression de leur PIB, avec notamment un recours au charbon au plus bas depuis le début des années 1900.

Une hausse contenue grâce aux énergies propres

Les chiffres de 2023 ne vont pas dans le bon sens, alors que les émissions de gaz à effet de serre, tous secteurs confondus, doivent chuter de 43% d’ici 2030 par rapport à 2019 pour espérer tenir la limite de 1,5°C, fixée par l’accord de Paris, selon le Giec. Ces émissions mondiales doivent aussi atteindre un pic d’ici à 2025.

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Mais l’AIE tient à souligner l’apport important des énergies « propres », dont les renouvelables. « La transition vers les énergies propres se poursuit rapidement et freine les émissions – même avec une demande énergétique mondiale augmentant plus rapidement en 2023 qu’en 2022 », souligne ainsi le directeur exécutif de l’AIE, Fatih Birol.

Entre 2019 et 2023, les émissions liées à l’énergie ont ainsi progressé de quelque 900 millions de tonnes. Mais, souligne l’AIE, ce chiffre aurait été trois fois plus important sans le déploiement de cinq technologies clefs : le solaire, l’éolien, le nucléaire, les pompes à chaleur et les voitures électriques.

L’agence publie d’ailleurs ce vendredi un rapport distinct consacré spécifiquement au marché des énergies propres, faisant état d’une forte hausse du solaire et de l’éolien. Mais ce déploiement est resté « trop concentré dans les économies avancées et en Chine », tandis que le reste du monde est à la traîne. « Nous avons besoin d’efforts beaucoup plus importants pour permettre aux économies émergentes et en développement d’augmenter leurs investissements dans les énergies propres », a souligné une nouvelle fois Fatih Birol.

RFI via CONGO PUB Online

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COP28 : la France accorde 60 millions d’euros à la RDC pour la protection de ses forêts

by Sam's Londele 4 décembre 2023
written by Sam's Londele

La République Démocratique du Congo devrait bénéficier d’une somme de 60 millions d’euros de la France pour la sauvegarde de ses forêts.

L’annonce a été faite le samedi 2 décembre 2023 par le Président français, Emmanuel Macron, dans son son discours à la Conférence mondiale sur le climat (COP 28) à Dubaï.

Le Congo Brazzaville aura 50 millions et la Papouasie 100 millions pour la même cause.

Pour le Président Emmanuel Macron, lesdits financements permettront de soutenir ces pays qui préservent leurs écosystèmes. « C’est une urgence de mettre de l’argent dans ces genres de programme», a-t-il indiqué.

Rappelons que la COP 28 est un grand rendez-vous qui réunit près de 197 pays membres et autres organisations internationales. Et ce, pour discuter des questions liées au climat et la transformation énergétique.

Durant ces assises, les États parties se sont convenus sur les modalités de mise en œuvre du Fonds sur les pertes et dommages des pays vulnérables aux effets du changement climatique.

L’Allemagne et les Emirats promettent d’offrir chacun une enveloppe de 100 millions de dollars; la Grande Bretagne 75 millions de dollars; les États-Unis 24,5 millions; et le Japon prévoit un appui de l’ordre de 10 millions de dollars.

AGNES KAYEMBE

ZOOM ECO via CONGO PUB Online

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À la UneEnvironnement

Au Kenya, des négociations pour un premier traité mondial contre la pollution plastique

by Sam's Londele 13 novembre 2023
written by Sam's Londele

Les négociations pour discuter de mesures concrètes pour lutter contre la pollution plastique ont débuté lundi au Kenya. Un large consensus existe sur la nécessité d’un traité, mais les positions divergent entre les différents pays, les défenseurs de l’environnement et les industriels du plastique.

Des représentants de 175 pays se réunissent dès lundi 13 novembre, à Nairobi, au Kenya, pour négocier des mesures concrètes pour lutter contre la pollution plastique, malgré les nombreuses divergences entre les parties prenantes. Les pays s’étaient mis d’accord en 2022 pour finaliser, d’ici fin 2024, un premier traité mondial pour lutter contre le fléau des plastiques.

L’enjeu est de taille alors que le plastique, issu de la pétrochimie, est partout : des déchets se retrouvent déjà au fond des océans et au sommet des montagnes. Des microplastiques ont aussi été détectés dans le sang ou le lait maternel.

Réduire la production ou améliorer la gestion des déchets ?

« Je déclare ouverte la troisième session de l’INC (Comité international de négociations, NDLR) sur la pollution plastique », a annoncé le président du comité de l’ONU-Environnement, Gustavo Meza-Cuadra Velasquez, avant de donner un coup de marteau, marquant le début de négociations dans la capitale kényane Nairobi qui prendront fin dimanche.

« La pollution plastique continue d’inonder nos océans, de nuire à la faune et de s’infiltrer dans nos écosystèmes. Cela constitue une menace directe pour notre environnement, la santé humaine et l’équilibre délicat de notre planète », a-t-il également mis en garde.

Les négociateurs se sont déjà réunis à deux reprises, mais le rendez-vous à Nairobi, siège du programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), constitue la première occasion de débattre d’un projet de traité publié en septembre qui dessine les nombreuses voies permettant de résoudre le problème du plastique.

Mais deux points de vue s’opposent entre les partisans d’un traité contraignant, visant à « restreindre et réduire la consommation et la production » de plastique et ceux plaidant plutôt pour mettre en avant une meilleure gestion des déchets. 

Préalablement aux discussions à Nairobi, une soixantaine de pays – emmenés par le Rwanda, la Norvège et l’Union européenne – ont ainsi appelé à « des dispositions contraignantes » dans ce traité.

« Celui-ci n’existe que parce que la société civile et les ONG se sont mobilisées, donc il doit être contraignant, sinon on continuera à avoir de la pollution partout dans nos océans », a affirmé, lundi matin sur France Inter, Sabine Roux de Bézieux, présidente de la Fondation de la Mer, soulignant la « position ambitieuse » de la France, qui « fait partie des pays qui ont rejoint une coalition à haute ambition lancée par le Rwanda, l’un des premiers pays du monde à avoir interdit les sacs plastiques ». 

Mais cette position n’est pas partagée par les pays membres de l’Opep et les États-Unis qui sont réticents à envisager cela et militent en faveur du recyclage et d’une meilleure gestion des déchets.

« Il y a deux types de pays qui ont beaucoup à perdre : les producteurs de plastique comme l’Arabie saoudite, et des pays qui ont fondé leur mode de vie sur le plastique, comme les États-Unis », a ainsi réagi Sabine Roux de Bézieux. « Les Américains consomment, par habitant et par an, quatre fois plus de plastique que l’habitant moyen de la planète », poursuit-elle. « Dans le monde, on consomme 60 kg par an et par habitant ; en Europe, 120 kg ; et aux États-Unis, 240 kg ».

Seulement 9 % de plastiques recyclés

La pollution plastique devrait s’aggraver. La production annuelle a plus que doublé en vingt ans pour atteindre 460 millions de tonnes et pourrait tripler d’ici à 2060 si rien n’est fait. Or, seulement 9 % des plastiques sont recyclés. « Si l’on n’arrête pas cette courbe insensée, les prévisions de l’OCDE nous disent qu’en 2050, nous fabriquerons 1,2 milliard de tonnes de plastique par an », insiste Sabine Roux de Bézieux.

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Le plastique joue également un rôle dans le réchauffement climatique : il représentait 3,4 % des émissions mondiales en 2019, chiffre qui pourrait plus que doubler d’ici à 2060, selon l’OCDE.

Les négociations de Nairobi interviennent à quelques semaines du coup d’envoi de la COP28 sur le climat aux Émirats arabes unis dont le dessein est de parvenir à une réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) et d’aider les pays en développement à faire face aux conséquences du changement climatique, après une année marquée par des événements météorologiques dévastateurs.

Les pays riches ont historiquement pollué davantage et ont exporté pendant des années leurs déchets vers les pays les moins développés.

La réunion de Nairobi est la troisième des cinq sessions d’un processus accéléré visant à conclure les négociations l’année prochaine. Après la capitale kényane, les négociations doivent se poursuivre en avril 2024 au Canada pour se conclure en Corée du Sud en fin d’année 2024.

Lors des dernières négociations à Paris en juin, des défenseurs de l’environnement ont accusé les grands pays producteurs de plastique de faire traîner en longueur les discussions.

FRANCE 24 via CONGO PUB Online

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