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Category:

Environnement

À la UneEnvironnement

La Chine a lancé une ferme marine géante capable d’élever quatre millions de kilos de poissons par an

by admin9775 23 juin 2026
written by admin9775

Avec ses 64.000 mètres cubes d’eau et ses trois millions de poissons d’élevage, la plateforme Xinhuan nᵒ 1 incarne les ambitions chinoises dans l’aquaculture industrielle offshore.

Une immense plateforme aquacole semi-submersible vient d’entrer en service au large de Sanya, dans la province chinoise de Hainan. Capable de contenir plus de 64.000 mètres cubes d’eau –soit l’équivalent d’une vingtaine de piscines olympiques– cette installation marque une nouvelle étape dans le développement de l’aquaculture industrielle en mer.

Baptisée Xinhuan nᵒ 1, elle est aujourd’hui la plus grande structure de ce type en Chine. Dès ses premières opérations, elle doit accueillir environ trois millions de jeunes poissons, principalement des espèces comme le barbure à quatre doigts et le mérou, très prisées sur les marchés asiatiques.

Un article de New Atlas explique que la plateforme est organisée en plusieurs zones compartimentées, permettant d’adapter l’espace aux différentes phases de croissance des poissons. Ce système facilite une production continue tout au long de l’année, grâce à une rotation des élevages et une gestion optimisée des densités.

Selon son exploitant, l’objectif est de produire deux cycles annuels d’environ 2.000 tonnes chacun, soit près de 4.000 tonnes de poissons par an. Au-delà de la production, le projet intègre également une dimension touristique, avec des activités de pêche de loisir et des visites en mer destinées au grand public.

Sur le plan technique, Xinhuan nº 1 repose sur un système de ballast qui lui permet de s’adapter aux conditions maritimes changeantes. La structure a été conçue pour résister aux typhons, un enjeu majeur dans cette région, et a subi des tests rigoureux avant sa mise en service.

Un impact écologique difficile à contrôler

L’installation vise également à reproduire, dans la mesure du possible, les conditions naturelles de l’environnement marin. Elle dispose notamment d’un système d’échange continu d’eau de mer, fonctionnant 24 heures sur 24, afin de maintenir une qualité d’eau compatible avec l’élevage intensif.

Ce projet s’inscrit dans une stratégie plus large de la Chine visant à déplacer certaines activités industrielles vers le large. Cette tendance ne se limite pas à l’alimentaire, incluant également des infrastructures innovantes comme des centres de données sous-marins alimentés en partie par des énergies renouvelables.

Cependant, l’impact environnemental de ces fermes marines géantes reste incertain. L’exemple de la Norvège, leader mondial de l’aquaculture, montre que ce type d’élevage peut entraîner des dommages importants aux écosystèmes, notamment en raison des rejets, difficiles à contrôler en pleine mer.

Si Xinhuan nº 1 n’est pas la plus grande structure au monde –ce titre revenant à une ferme norvégienne dédiée au saumon– elle illustre l’essor rapide de ces usines flottantes» aux dimensions impressionnantes, et à l’impact écologique potentiellement dramatique.

Slate

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À la UneEnvironnement

Attaque au Parc national de l’Upemba : 5 morts à Lusinga, le gouverneur intérimaire du Haut-Katanga en mission sur place

by admin9775 9 mars 2026
written by admin9775

Une attaque armée a visé le quartier général de Lusinga, au cœur du Parc national de l’Upemba, dans la province du Haut-Katanga, au sud-est de la République démocratique du Congo. L’assaut, survenu le 2 mars, a fait cinq morts, dont un éco-garde et quatre civils, selon un communiqué du Corps pour la protection des parcs nationaux et réserves naturelles apparentées (CorPPN).

À la suite de cette attaque, le gouverneur intérimaire du Haut-Katanga, Martin Kazembe Shula, s’est rendu samedi au quartier général de Lusinga, situé dans le territoire de Mitwaba, afin de s’assurer du contrôle total du site par les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).

Accompagné de plusieurs officiers de l’armée et de la police, le chef de l’exécutif provincial a effectué cette visite après l’attaque attribuée à des miliciens Maï-Maï contre cette aire protégée.

Selon les explications de la cheffe de site, Tina Lain, les autorités ont pu constater sur place d’importants dégâts matériels laissés par les assaillants lors de l’incursion armée.

D’après l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN), au moins cinq agents du parc ont été tués lors de cette attaque.

Le commandant du CorPPN, Massi Bamba Albert, indique que des assaillants non identifiés ont pris pour cible les installations administratives de Lusinga, provoquant la panique parmi le personnel du parc et les habitants présents dans cette zone isolée.

L’attaque a également fait plusieurs blessés, rapidement évacués vers des structures sanitaires de la région. Selon les premières informations recueillies par les autorités de conservation, certaines victimes auraient été exécutées sommairement lors de cette incursion armée, témoignant de la violence de l’assaut.

Une mission sécuritaire déployée

Face à la gravité de la situation, les autorités ont ordonné le déploiement d’une mission d’évaluation sécuritaire afin d’examiner les circonstances de l’attaque et de renforcer le dispositif de protection autour de cette aire protégée stratégique.

« À la suite de cette attaque, nous avons dépêché sur place notre adjoint chargé des opérations et du renseignement afin d’évaluer la situation sécuritaire, identifier les vulnérabilités du dispositif de protection et proposer des mesures urgentes pour rétablir la sécurité dans le parc », a déclaré le général-major Massi Bamba Albert.

Cette mission doit également permettre de réorganiser le système de sécurité autour du parc en coordination avec la 22ᵉ région militaire afin de prévenir toute nouvelle incursion et faciliter la reprise progressive des activités de conservation.

Des ressortissants étrangers secourus

Parallèlement, une opération de sauvetage menée sur le terrain a permis de libérer plusieurs personnes retenues par les assaillants. Parmi elles figuraient six ressortissants étrangers travaillant dans le parc : deux Français, un Américain, un Belge, un Allemand et un Britannique.

Selon les autorités, ces personnes ont été secourues sans incident majeur.

« Toutes les personnes secourues sont saines et sauves, à l’exception des cinq victimes tuées lors de l’attaque », précise le communiqué du CorPPN.

Les autorités provinciales rassurent

Quelques jours après ce drame, le gouverneur intérimaire du Haut-Katanga, Martin Kazembe Shula, a rassuré les populations locales. Il a indiqué que des mesures sécuritaires supplémentaires étaient en cours de déploiement afin de stabiliser la situation dans la zone de Lusinga et prévenir toute nouvelle attaque.

Classé parmi les plus vastes et les plus riches espaces naturels du pays, le Parc national de l’Upemba constitue l’une des principales aires protégées de la RDC. Sa biodiversité exceptionnelle en fait un patrimoine écologique majeur, mais aussi un territoire difficile à sécuriser en raison de son immensité et de son isolement.

Dans ce contexte, le CorPPN affirme poursuivre ses efforts, en collaboration avec les forces de défense et de sécurité, pour protéger le personnel chargé de la conservation, sécuriser les communautés riveraines et préserver durablement le patrimoine naturel du parc.

Par Pascal Kabeya
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À la UneEnvironnement

Beni : naissance des jumeaux gorilles de montagne dans le parc national des Virunga

by admin9775 7 janvier 2026
written by admin9775

Une nouvelle naissance des jumeaux gorilles de montagne a eu lieu au sein de la famille « Bageni » dans le parc national des Virunga, au Nord-Kivu, dans l’Est de la République démocratique du Congo, selon un communiqué publié mercredi par le service de communication du Parc national des Virunga.

« Une naissance de jumeaux a été confirmée en ce début de l’année 2026 au sein de la famille Bageni, la plus grande famille de gorilles du Parc National des Virunga (secteur Mikeno) », lit-on dans le communiqué du service de communication du Parc national des Virunga.

 « Cette naissance a été observée dans la zone de Kibumba, lors des activités de suivi de routine », poursuit le  communiqué partagé à travers diverses plateformes digitales, précisant que « les jumeaux sont nés de la femelle Mafuko, déjà connue pour une précédente naissance de jumeaux en 2016 ».
Cette naissance de jumeaux est la première enregistrée en 2026 dans le Parc. Elle porte à 59 le nombre de membres de la famille Bageni, la plus grande du Parc. Les naissances gémellaires chez les gorilles de montagne sont rares et présentent des défis supplémentaires, en particulier pendant les premiers mois, lorsque les bébés sont entièrement dépendants de leur mère pour se nourrir et se déplacer. Suite à la naissance, des mesures de surveillance et de protection supplémentaires seront mises en place afin d’observer de près les jumeaux et de favoriser leur santé et leur survie pendant cette période critique.


Zoom sur Mafuko, la Méré des jumeaux gorilles


Mafuko est née dans la famille Kabirizi le 23 mai 2003. Après l’assassinat de sa mère par des individus armés le 8 juin 2007, elle est restée avec la famille Kabirizi aux côtés de sa sœur Tumaini. En janvier 2013, lors de la scission de la famille, Kabirizi, Mafuko a rejoint la famille Bageni. Trois ans plus tard, sa sœur Tumaini l’a rejoint dans la famille Bageni après une interaction entre les deux groupes. À l’âge de 22 ans, Mafuko a donné naissance à sept enfants, dont des jumeaux en 2016. Malheureusement, ces jumeaux sont décédés une semaine après leur naissance.
La naissance de ces jumeaux représente un événement majeur pour la dynamique de la famille Bageni et pour les efforts de conservation en cours visant à soutenir la croissance continue de la population de gorilles de montagne menacés d’extinction dans le Parc National des Virunga.
La protection et la conservation continues des gorilles de montagne dans le Parc National des Virunga sont rendues possibles grâce au soutien de l’Union européenne et de l’UNESCO.

ACP

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À la UneEnvironnement

Le Président de la République a lancé les travaux de la semaine nationale du climat.

by admin9775 28 octobre 2025
written by admin9775

Au cours d’une cérémonie solennelle organisée, ce lundi 27 octobre 2025 dans l’amphithéâtre du Centre culturel et artistique pour les pays d’Afrique Centrale (CCAPC), le Président de la République Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo a procédé au lancement de la 1ère édition de la Semaine Nationale du climat, à l’initiative du Ministère de l’Environnement, Développement durable et de la Nouvelle Économie du Climat.

Du 27 au 30 octobre, les acteurs du secteur de l’Environnement vont se réunir et mener des réflexions sous le thème: Forêts, biodiversité et tourbières: mobilisation des finances climatiques pour le développement durable de la RDC et du bassin du Congo. 

Dans son allocution, le Président de la République a souligné que « cet événement est historique et annonciateur d’un avenir meilleur dans la lutte contre le changement climatique car la RDC a pour vocation d’être un pays solution ».

« Le changement climatique n’est pas une abstraction mais une réalité vécue au quotidien par nos populations. Ainsi les travaux et les thèmes qui seront développés, contribueront à nous forger une vision commune et particitive de notre pays dans la recherche de l’équilibre climatique planétaire », a indiqué le Chef de l’État.

Par la même occasion, le Président Félix Tshisekedi a appelé de tous ses vœux des investissements dans ce secteur.

« À la communauté internationale et aux bailleurs de fonds, aux secteurs privés et aux investisseurs responsables, je lance un vibrant appel. Venez investir dans la forêt tropicale congolaise, dans nos énergies propres, dans notre jeunesse et dans l’innovation écologique », a-t-il exhorté.

Pour la ministre de l’environnement, « la RDC est le coeur vert de l’Afrique, le poumon de la planète. Comme pays solution, la RDC est un patrimoine vital mondial et contribue largement à l’équilibre climatique planétaire ».

De son côté, la ministre déléguée près de la ministre de l’environnement, développement durable et nouvelle économie du climat, a estimé que cette semaine constitue un moment capital de mobilisation nationale, moment de dialogue et de partage entre toutes les couches de la société congolaise.

À quelques jours de la 30ème session de la Conférence des parties (COP30), prévue du 10 au 21 novembre à Belem, au Brésil, l’organisation de cette semaine nationale du climat a pour but principal de mettre en lumière les politiques et les stratégies visant à protéger l’environnement et à gérer durablement les ressources naturelles renouvelables. Ces assises contribuent à la réduction de la pauvreté en RDC et à la satisfaction des attentes nationales et internationales en matière de lutte contre le changement climatique.

Celcom Présidence RDC

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Projet Talents Pluriels : Cuso International célèbre quatre années d’impact pour les jeunes vulnérables en RDC

by admin9775 25 septembre 2025
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Après quatre années d’engagement en faveur de l’inclusion socio-économique des jeunes vulnérables en République démocratique du Congo, l’ONG canadienne Cuso International a marqué la fin du projet Talents Pluriels par un déjeuner d’affaires réunissant partenaires internationaux, représentants étatiques et bénéficiaires. L’événement, tenu dans la capitale congolaise, a permis de dresser le bilan d’une initiative ambitieuse lancée en 2021 pour favoriser l’accès à l’emploi et à l’entrepreneuriat des jeunes issus de groupes marginalisés.

Une initiative inclusive et ambitieuse

Financé à hauteur de 8,6 millions de dollars par l’Agence suédoise de coopération internationale (Sida) et Affaires mondiales Canada, Talents Pluriels visait à accompagner les jeunes femmes, personnes vivant avec handicap, minorités sexuelles et jeunes autochtones dans leur insertion professionnelle. Ces catégories, souvent exclues du marché du travail en raison de stigmatisations sociales, ont trouvé dans ce programme une opportunité de transformation.

« Nous avions pour objectif de former 4 480 jeunes entrepreneurs. Aujourd’hui, nous en comptons plus de 6 000 », s’est félicitée Richine Masengo, représentante-pays de Cuso International. Ces jeunes, répartis entre Kinshasa, Lubumbashi et Bukavu, ont bénéficié de formations, de coaching, d’un appui juridique et de financements pour leurs projets.

Des résultats concrets et durables

Au-delà de la formation, le projet a permis à plus de 640 jeunes d’obtenir des documents légaux pour leurs entreprises, leur ouvrant l’accès à des financements et à des opportunités de croissance. Une enveloppe globale de 110 000 dollars a été distribuée pour soutenir les projets les plus innovants, dont 22 500 dollars remis ce 23 septembre à 24 jeunes porteurs d’idées prometteuses.

Parmi les réussites, Nelly Katchelewa, 29 ans, entrepreneure dans l’agro-industrie, a vu son activité transformée grâce au programme. Son produit phare, « Nutri-max », une farine instantanée à base de soja et de maïs, lutte contre la malnutrition infantile. Grâce à l’appui de Cuso, elle a amélioré son packaging, son réseau de distribution et sa relation client.

Le projet a également permis à 400 jeunes d’accéder à un emploi formel et incité 40 entreprises à adopter une politique de recrutement plus inclusive.

Une dynamique de professionnalisation culturelle

Talents Pluriels a aussi touché le secteur culturel. Benjamin Izabwa, membre du ballet traditionnel Nkuli, témoigne : « Nous avons désormais des documents légaux. Cela nous permet d’organiser des festivals et de professionnaliser notre art. » Ce groupe de vingt danseurs fait partie de la sixième cohorte de bénéficiaires.

Vers une société plus équitable

À travers Talents Pluriels, Cuso International réaffirme sa mission : réduire la pauvreté et les inégalités en renforçant les capacités locales, en autonomisant les jeunes et les femmes, et en promouvant l’égalité des genres et l’inclusion sociale. Le projet a démontré qu’avec un accompagnement ciblé, les barrières sociales peuvent être levées et les talents révélés.

Par Pascal Kabeya
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Environnement

Tragédie dans les Virunga : Deux écogardes tués dans un crash aérien

by admin9775 24 juillet 2025
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Le parc national des Virunga, patrimoine mondial de l’UNESCO situé dans le Nord-Kivu, est en deuil après le crash mortel d’un avion de surveillance ce mercredi après-midi. L’appareil de type Bat Hawk appartenant à l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN) s’est écrasé dans la zone d’Ishango, emportant la vie de deux précieux écogardes.

Les victimes identifiées
Les services de l’ICCN ont confirmé l’identité des deux agents disparus :

  • Claude Nguo, pilote expérimenté de l’appareil
  • Daniel Kwamire, écogarde en mission de protection

Ces hommes courageux assuraient la sécurité des équipes de terrain engagées dans la lutte contre le braconnage et la préservation de la biodiversité exceptionnelle du parc.

Enquête en cours
Les autorités compétentes, dont l’Autorité de l’aéronautique civile, ont immédiatement ouvert une enquête pour déterminer les causes exactes de cet accident. L’ICCN, par voie de communiqué, a assuré suivre de près les investigations tout en exprimant sa profonde tristesse face à cette perte.

Un parc sous tension
Cette tragédie survient dans un contexte particulièrement difficile pour le parc des Virunga, qui doit faire face à :

  • Des activités illégales (braconnage, exploitation forestière)
  • L’insécurité récurrente dans la région
  • La protection d’espèces emblématiques comme les gorilles de montagne

Hommage et continuité
Malgré ce drame, l’ICCN réaffirme sa détermination à poursuivre sa mission de protection de ce joyau écologique, tout en promettant de renforcer les mesures de sécurité pour son personnel. La communauté des conservationnistes et les autorités provinciales ont exprimé leur solidarité avec les familles des disparus et l’ensemble du personnel du parc.

Ce crash rappelle tragiquement les risques encourus quotidiennement par les protecteurs de l’environnement en RDC, où au moins 200 écogardes ont perdu la vie dans l’exercice de leurs fonctions depuis 20 ans. Les Virunga, qui abritent environ un tiers de la population mondiale de gorilles de montagne, restent l’un des parcs les plus dangereux au monde pour les agents de conservation.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneEnvironnement

Félix Tshisekedi participe à la 55e édition du Forum économique mondial à Davos

by admin9775 20 janvier 2025
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Le Président Félix Tshisekedi est arrivé, lundi 20 janvier, à Davos, en Suisse pour participer à la 55e édition du Forum économique mondial.

Selon des sources à la présidence, quatre ministres sectoriels accompagnent le Chef de l’État à cette rencontre annuelle. 

Il s’agit de la ministre d’État aux Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba, la ministre d’État à l’Environnement, Eve Bazaiba, le ministre des Finances Doudou Fwamba et celui des Mines, Kizito Pakabomba.

Les mêmes sources rapportent que cette conférence mondiale, prévue du 20 au 24 janvier, réunit plus de 2500 participants issus du monde économique, politique, scientifique et culturel.

Cette rencontre annuelle constitue l’un des événements phares de l’actualité économique et sociale dans le monde.

Et les participants, recrutés dans différentes sphères du pouvoir, s’en servent pour échanger sur leur façon de voir le monde.

Exceptionnellement pour cette année, le Forum de Davos s’ouvre au moment où Donald Trump, le président élu des Etats-Unis, se réinstalle à la Maison blanche.

Les participants à ce forum de cinq jours ont pour objectif entre autres de trouver des solutions concrètes à divers problèmes, comme la pauvreté, les inégalités, le changement climatique ou encore les tensions géopolitiques.

Cet événement majeur dans le monde de l’économie et de la politique peut avoir des répercussions concrètes et influencer les politiques publiques des différents pays participants.

C’est aussi l’occasion pour les entreprises et les organisations internationales de puiser de l’inspiration quant à leurs orientations, dans un lieu de pouvoir et d’influence, où se jouent les grandes décisions qui façonnent l’avenir collectif.

Cette année, le Forum économique mondial de Davos) est placé sous le thème « Collaborer à l’ère de l’Intelligence ».

Ce thème souligne l’importance cruciale de la coopération mondiale à une époque où les avancées technologiques à l’instar de l’intelligence artificielle, l’informatique quantique ou encore la biotechnologie transforment rapidement les sociétés.

Une équipe d’avance a quitté Kinshasa dimanche dernier dans la soirée déjà sur place à la Confédération helvétique pour préparer l’arrivée du Chef de l’Etat.

Ragio okapi via CONGO PUB Online

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À la UneEnvironnement

À Bakou, la COP29 à la recherche d’argent pour financer la transition énergétique

by Sam's Londele 11 novembre 2024
written by Sam's Londele

Les représentants de 198 pays, dont une centaine de chefs d’État, se réunissent à partir de ce lundi 11 novembre à Bakou, en Azerbaïdjan, pour la 29e conférence de l’ONU sur le changement climatique. Alors que les températures mondiales battent cette année encore tous les records et que les catastrophes climatiques s’enchaînent, la COP 29 est qualifiée de « COP de la finance ».

C’est le principal objectif de cette COP29 : se mettre d’accord sur un nouveau montant d’aide aux pays en développement pour financer à la fois leur transition énergétique et éviter au maximum les émissions de gaz à effet de serre, leur adaptation face au changement climatique, et enfin, financer les réparations après des catastrophes qui n’ont pu être évitées.

Jusqu’à présent, les pays riches avaient promis une aide de 100 milliards de dollars par an entre 2020 et 2025, une promesse qui n’a pas été tenue dans les temps, ce qui a beaucoup crispé les relations Nord-Sud et qui laisse, encore, aux pays vulnérables un goût amer.

Des négociations qui s’annoncent déjà tendues

Pas de quoi entamer les négociations avec beaucoup de sérénité pour déterminer un nouvel objectif financier pour 2025-2030. Surtout qu’entre-temps, les besoins ont explosé. Ils se chiffrent désormais en milliers de milliards de dollars chaque année. Si les États sont d’accord pour faire plus, les pays du Nord, responsables historiques de la crise climatique ont bien du mal à sortir le portefeuille. L’Union européenne et les États-Unis veulent que d’autres pays contribuent, comme la Chine et les pays du Golfe notamment, qui sont aujourd’hui eux aussi de grands émetteurs de gaz à effet de serre et qui ont les moyens de payer.

Les talibans afghans attendus à Bakou

Particulièrement exposé aux conséquences du réchauffement climatique, l’Afghanistan doit pouvoir participer aux négociations malgré sa mise au ban de la communauté internationale, plaidait la Nepa, l’agence environnementale nationale. En tant que signataire de l’Accord de Paris sur le climat conclu en 2015 par un régime alors soutenu par l’Occident, Kaboul est tenu de respecter certains engagements, comme la mise à jour tous les cinq ans d’un plan climat national. Et malgré le retour des talibans, ces obligations sont plutôt respectées.

Le statut officiel de la délégation afghane à Bakou est encore flou. Il semble cependant qu’elle ne sera qu’observatrice, sans voix aux discussions. Le pays tient pourtant à rappeler qu’il n’est en rien responsable du réchauffement climatique, avec seulement 0,08 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Sixième pays le plus vulnérable, il en subit pourtant fortement ses conséquences et peine à faire face aux violentes inondations et épisodes de sécheresse qu’il subit de plus en plus fréquemment. 

D’autres propositions sont sur la table comme taxer les gros pollueurs et les ultrariches, une plus grande participation des pays, des banques ou des entreprises. « La fortune des milliardaires a augmenté de 3 300 milliards depuis 2020. Pendant ce temps, l’industrie des énergies fossiles continue à amasser des profits faramineux. Shell, Chevron, Total ou BP, pour ne parler que d’eux, ont amassé plus de 280 milliards de profits, notamment grâce à la guerre en Ukraine. Donc il faut taxer », réclame Fanny Petitbon, responsable France de l’ONG 350.org. Plusieurs pistes sont évoquées pour rassembler l’argent nécessaire, reste encore à trouver la volonté politique pour les faire entrer en vigueur.

Publication des plans climats de chaque pays

Un autre enjeu de cette COP29, ce sont les nouveaux plans climats des pays qui doivent être publiés d’ici février 2025. Dans trois mois à peine, les États se sont engagés à publier toutes les mesures qu’ils comptent mettre en œuvre pour limiter le réchauffement climatique à 1,5 degré. Cela signifie réduire les émissions de gaz à effet de serre de 43% d’ici 2030, alors qu’elles continuent à augmenter avec un nouveau record cette année.

Les nouveaux plans climat devront donc être très ambitieux avec au moins, un début de sortie des énergies fossiles, comme cela avait déjà été promis l’année dernière à la COP28. On attend aussi enfin la finalisation de l’article 6, le seul article de l’Accord de Paris toujours en négociations depuis presque dix ans. Les pays ou les entreprises polluantes échangent leurs émissions de gaz à effet de serre contre des projets verts, souvent dans les pays du Sud. L’idée est de mettre de l’ordre dans ce marché carbone pour éviter le « greenwashing ».

Reste que parmi la centaine de chefs d’Etat attendus à Bakou cette semaine, de nombreux poids lourds seront absents : ni  Emmanuel Macron, ni Xi Jinping, ni Joe Biden, ni Vladimir Poutine, ni même Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne, n’ont prévu de s’y rendre, ce qui provoque l’exaspération des militants écologistes. « Cela n’a aucun sens car ce que nous devons montrer aujourd’hui, c’est que nous sommes tous engagés dans la lutte contre le changement climatique pour limiter au maximum la hausse des températures. Or pour cela, il faut que tout le monde soit là et montre son soutien à cette cause importante », déplore Jonas Haller, un militant suisse qui est de tous les sommets sur le climat depuis dix ans. « Alors que nous sommes parvenus à un point de bascule, c’est un gros problème si les COP ont perdu leur réputation. Qu’Ursula von der Leyen, qui représente pourtant des millions de personnes au sein de l’Union européenne, ne vienne pas, c’est un symbole bien regrettable, elle ne remplit pas ses obligations », regrette pour sa part Philip MacCaster, venu lui du Canada. 

Jusqu’à un tiers du PIB mondial pourrait être perdu d’ici 2100 en raison des dégâts occasionnés par les catastrophes climatiques

La littérature scientifique en économie est généralement jugée très optimiste par beaucoup d’observateurs, quant aux conséquences du réchauffement climatique. Les prévisions utilisées jusqu’à présent anticipent en effet que pour un réchauffement de trois degrés, les dégâts causés par les événements extrêmes ne s’élèveraient qu’à 2 % du PIB mondial. Un chiffre grandement sous-estimé selon un rapport réalisé par un groupe de banques centrales internationales qui réévalue le cout à un tiers de la production économique mondiale.

En clair, en 2100, 33 % des richesses produites sur la planète serviraient à payer les dégâts du réchauffement. Cette estimation est, elle aussi, optimiste, les auteurs en conviennent. Elle ne couvre en effet qu’une partie du cout réel, puisqu’elle ne prend pas en compte les effets du changement climatique sur la création de richesse, des secteurs comme l’agriculture seront par exemple lourdement touchés. 

L’objectif principal de la COP29 qui débuté ce lundi à Bakou est d’augmenter l’enveloppe consacrée à aider les pays en développement afin qu’ils financent la lutte contre le réchauffement. L’ordre de grandeur aujourd’hui est de 100 milliards d’euros annuels, mais il faudrait au moins multiplier cette somme par 10 pour permettre une transition juste et équitable. Le GIEC l’écrivait dans son dernier rapport, en la matière, agir coutera bien moins cher que ne rien faire. 

RFI via CONGO PUB Online

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À la UneEnvironnement

Les rivières du monde ont connu l’année la plus sèche en 2023, selon l’OMM

by Sam's Londele 7 octobre 2024
written by Sam's Londele

En 2023, les rivières du monde entier ont connu l’année la plus sèche depuis plus de trente ans, en raison d’une chaleur record, selon le nouveau rapport de l’organisation météorologique mondiale (OMM).

L’année dernière, le monde a connu l’année la plus chaude jamais enregistrée, et l’été de cette année a également été le plus chaud de tous les temps, selon le rapport intitulé « État des ressources mondiales en eau 2023 », publié par l’agence météorologique des Nations unies.

L’étude qui porte sur les cours d’eau, les lacs, les réservoirs, les eaux souterraines, l’humidité du sol, le stockage de l’eau terrestre, la couverture neigeuse et les glaciers, ainsi que sur l’évaporation de l’eau des terres et des plantes, a révélé que 2023 a été l’année la plus sèche.

Les températures très élevées ont contribué à l’assèchement des flux d’eau et à des sécheresses prolongées dans certaines régions. L’agence météorologique mondiale a indiqué que 3,6 milliards de personnes sont confrontées à un accès insuffisant à l’eau pendant au moins un mois par an. Ce chiffre devrait atteindre 5 milliards d’ici à 2050, selon les estimations de l’organisation.

L’organisation météorologique mondiale a révélé que la hausse des températures avait en partie conduit le cycle de l’eau à devenir plus irrégulier, les inondations et les sécheresses devenant des phénomènes imprévisibles.

« L’une des principales conclusions de ce rapport est que l’eau devient de plus en plus imprévisible, ce que nous appelons un cycle hydrologique erratique entraînant des inondations soudaines et des sécheresses graves. Le changement climatique est l’une des causes de ces comportements extrêmes », a déclaré Celeste Saulo, secrétaire générale de l’organisation météorologique mondiale.

Selon l’agence, la moitié de la planète a connu des conditions d’écoulement fluvial sec l’année dernière.

Les conditions d’étiage ont eu un impact sur la navigation fluviale dans des pays comme le Brésil et ont provoqué une crise alimentaire au Zimbabwe et dans d’autres régions d’Afrique australe, cette année.

AFRICA NEWS via CONGO PUB Online

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Climat: l’été 2024, été le plus chaud jamais mesuré sur la planète

by Sam's Londele 6 septembre 2024
written by Sam's Londele

De nouveaux records de chaleur ont été atteints cette année encore. Selon un rapport de l’observatoire européen Copernicus, publié vendredi 6 septembre, l’été 2024 a connu les températures les plus élevées jamais enregistrées. Plusieurs pays autour du globe sont concernés et les événements extrêmes continuent de se multiplier.  

Canicules, sécheresses et inondations… Comme ces dernières années, l’été 2024 a lui aussi été touché par l’enchaînement d’événements climatiques extrêmes, causés par des records de températures. D’après le programme européen Copernicus, la température mondiale moyenne au mois d’août a atteint 16,82°C, soit 1,51°C de réchauffement par rapport à l’ère préindustrielle. Le seuil de +1,5°C fixé par l’accord de Paris en 2015 est donc dépassé, comme pour le mois de juillet, comme pour le mois de juin avant lui, comme en réalité treize des quatorze derniers mois.

« Ces trois derniers mois, la planète a connu les mois de juin et d’août les plus chauds, la journée la plus chaude et l’été de l’hémisphère nord le plus chaud », s’est alarmée Samantha Burgess, cheffe adjointe du service changement climatique (C3S) de Copernicus, dans son bulletin mensuel. « Cette série de records augmente la probabilité que 2024 soit l’année la plus chaude jamais enregistrée », là aussi devant 2023, a-t-elle ajouté.

Des conséquences en cascade

Des pays comme l’Espagne, le Japon, l’Australie (en hiver) et la Chine ont annoncé cette semaine avoir mesuré des niveaux de chaleur historiques pour un mois d’août. L’Inde a suffoqué. Plusieurs semaines passées à plus de 45°C ont endommagé son électrique et causé près d’une centaine de décès. En Arabie Saoudite aussi, 1 300 personnes ont péri lors du pèlerinage à la Mecque en juin en raison de la chaleur.

Au Maroc fin juillet, une brutale canicule a fait 21 morts en 24 heures dans le centre du pays, en proie à sa sixième année consécutive de sécheresse. Mais les bilans complets mettent du temps: une étude publiée mi-août a dévoilé pour l’Europe une estimation de 30 000 à 65 000 morts, principalement chez les plus âgés, en raison de la chaleur en 2023.

La chaleur et la sécheresse, ce sont aussi les feux de forêts infernaux, comme au Canada et en Amazonie. Dans l’ouest des États-Unis, les incendies ont fait rage et dans le Nevada, Las Vegas a connu en juillet un mercure de 48,9°C record.

Ces températures record engendrent également plus d’humidité dans l’air, en témoignent les typhons ou les inondations. Vendredi 6 septembre, le super typhon Yagi a touché l’île de Hainan, au sud du pays. Et ces dernières semaines, au Sahel des centaines de milliers de personnes ont été affectées par les inondations. Au Niger, elles ont fait en juillet au moins 53 morts et 18 000 sinistrés.

Les records de chaleur sur le globe sont alimentés par une surchauffe inédite des océans (70% du globe), qui ont absorbé 90% de l’excès de chaleur provoqué par l’activité humaine. Mais l’humanité, qui émettait environ 57,4 milliards de tonnes d’équivalent CO2 en 2022 selon l’ONU, n’a pas encore commencé à réduire sa pollution carbone, moteur du réchauffement climatique.

RFI via CONGO PUB Online

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