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Afrique

À la UneAfrique

Algérie : Abdelmadjid Tebboune dans la course pour un second mandat

by Sam's Londele 11 juillet 2024
written by Sam's Londele

Le président algérien Abdelmadjid Tebboune a officiellement annoncé jeudi sa candidature pour un second mandat lors des élections prévues le 7 septembre, cinq ans après son accession au pouvoir en tant que candidat soutenu par l’armée et les institutions lors des larges manifestations pro-démocratie.

Le vétéran politique de 78 ans, Abdelmadjid Tebboune, a déclaré dans une interview diffusée sur la télévision algérienne que sa décision faisait suite au soutien des partis politiques et des jeunes.

« Si le peuple algérien veut voter pour moi, tant mieux ; sinon, j’aurai accompli ma mission et celui qui me succédera sera le bienvenu », a-t-il déclaré, louant son bilan ainsi que la sécurité et la stabilité du pays riche en gaz.

Tebboune avait évité de déclarer ses intentions même après que la date de l’élection du 7 septembre a été fixée il y a près de quatre mois.

Malgré ses réticences, ses intentions étaient un « secret de Polichinelle » et sa candidature un sous-produit des discussions parmi l’élite politique, selon le politologue Rachid Grime.

Outre Tebboune, 34 candidats ont annoncé leur intention de se présenter à l’élection.

Cependant, seuls trois candidats ont jusqu’à présent recueilli le nombre de signatures nécessaires pour figurer sur le bulletin de vote : Youcef Aouchiche du Front des Forces Socialistes, le plus grand parti d’opposition en Algérie ; Abdellah Hassan Cherif du parti islamiste Mouvement pour la Société et la Paix ; et Sadia Naghzi de la Confédération Générale des Entreprises Algériennes.

Notons que le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), figure majeure de l’opposition, a décidé de boycotter les élections, dénonçant l’absence d’intérêt de la population et un processus électoral biaisé.

Les candidats ont jusqu’au 18 juillet pour recueillir les signatures.

La réélection de Tebboune pour un second mandat renforcerait le pouvoir de l’élite politique et militaire algérienne et éloignerait davantage le pays des aspirations exprimées par son mouvement « Hirak », qui a organisé des manifestations hebdomadaires ayant poussé le président octogénaire Abdelaziz Bouteflika à démissionner en avril 2019, après vingt ans au pouvoir.

Tebboune, ancien Premier ministre sous Bouteflika, avait remporté l’élection de 2019 avec une faible participation. Les manifestants avaient boycotté le scrutin, le qualifiant de procédure précipitée destinée à maintenir l’emprise de l’ancien régime sur une nation de 45 millions d’habitants.

Sous le leadership de Tebboune, l’Algérie, fournisseur clé de gaz pour l’Europe, se renforce comme acteur central sur la scène internationale. Le pays prévoit d’augmenter sa production de gaz à 200 milliards de mètres cubes par an dans les cinq mois à venir.

Dans ce contexte, le scrutin présidentiel s’annonce crucial pour définir la trajectoire future de la nation.

AFRICA NEWS via CONGO PUB Online

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À la UneAfrique

Côte d’Ivoire : Patrick Muyaya convié au vernissage du livre « La CAN de l’hospitalité 2023 » à Abidjan

by Sam's Londele 11 juillet 2024
written by Sam's Londele

En mission officielle à Abidjan, capitale de la Côte d’Ivoire, pour participer à la 11e édition des As de la Communication (ASCOM) ce jeudi 11 juillet 2024, le Ministre de la Communication et des Médias de la RDC, Patrick Muyaya, a été avant tout convié à la cérémonie de présentation officielle et de dédicace du livre héritage intitulé « La CAN de l’hospitalité 2023 », le mercredi 10 juillet 2024 à l’Espace Christal.

Initié par le fondateur de Sport-ivoire.ci et PDG de Mediaways, Mahama Coulibaly, ce livre mémoire de la CAN Côte d’Ivoire, contenant 192 pages est édité sur place.

Invité d’honneur à cette cérémonie, le Ministre Muyaya a reconnu la bonne organisation de cette compétition panafricaine tenue en février 2024, l’hospitalité du pays hôte, l’engagement du Gouvernement ivoirien et de ses éléphants. Il a par ailleurs salué la publication de cet ouvrage qui retrace les grands moments de la CAN.

« Monsieur le Ministre, cher Amadou. Je veux d’abord vous dire que votre pays fait preuve d’hospitalité. Je venais d’arriver, il y a une heure de cela à Abidjan pour une activité de marque et vous m’avez associé à cette belle fête où l’on se souvient de ces moments qui nous ont fait vibrer partout en Afrique et ailleurs. Vous l’avez dit des moments de communion, des moments particuliers et pour nous, en République Démocratique du Congo, au-delà de la synchronie qui a lieu autour du sport, c’était également un moment de retrouvaille nationale et je pense que tout le monde connaît le fameux geste qui a circulé dans le monde entier pour dénoncer les violences à répétition dans l’Est de notre pays. », a-t-il déclaré.

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Et d’ajouter :
« La République Démocratique du Congo vous a félicité pour cette belle victoire finalement méritée au regard des efforts consentis en une dizaine d’années. J’allais terminer mes propos en disant merci encore pour votre hospitalité et l’accueil, mais merci surtout à celui qui a pensé écrire cette histoire. Car, dans 50 et 100 ans, nous tous nous ne serons plus là, peut-être même un peu plus tôt, mais il y a des jeunes qui se remémoront de ce document et comme pour dire qu’il n’existe jamais de hasard. », a-t-il dit.

Il sied de souligner que l’une des plus belles pages de ce manuel est réservé à la République Démocratique du Congo avec ses compatriotes souriants et heureux avec le drapeau national. C’est aussi là que naissent les émotions devant la CAN que l’auteur de cet ouvrage a fait revivre à travers ce document.

En réaction, le Ministre ivoirien de la Communication et des Médias, de la Francophonie et Porte-parole du Gouvernement de la Côte d’Ivoire, Amadou Coulibaly, s’est réjoui d’être le parrain de cet événement de vernissage. Il a souligné que ce livre a immortalisé tous les acteurs de cette CAN Côte d’Ivoire 2023 et qu’il servira également aux générations futures même après cent ans.
Coulibaly n’a pas manqué de féliciter toute la presse sportive ivoirienne qui a largement couvert ce grand rendez-vous du football africain et était un partenaire de taille des Éléphants.

Lors de cette cérémonie, le dtirecteur exécutif de la Fédération ivoirienne de football, Armand Gohourou, a ramené dans la salle, la Coupe remportée par son équipe nationale pour marquer ce vernissage.

Présent à ce vernissage, l’Ambassadeur du Royaume du Maroc en Côte d’Ivoire, Abdelmalek Kettani, a reconnu que sa nation doit faire mieux pour la Coupe d’Afrique Maroc en 2025.

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Le pays de Félix Houphouët-Boigny a pris dix ans pour préparer cette CAN de l’hospitalité. Ce qui inspire la RDC qui a l’ambition d’organiser ce grand rendez-vous footballistique africain après le Royaume du Maroc, soit en 2026. Un pari à gagner comme ce fut le cas avec les IXes Jeux de la Francophonie, en attendant la décision de la Confédération africaine de football (CAF).

Nadine FULA

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À la UneAfrique

Afrique du Sud : 12 écoliers meurent dans un accident de minibus

by Sam's Londele 11 juillet 2024
written by Sam's Londele

Douze écoliers et leur chauffeur sont morts mercredi en Afrique du Sud lorsque leur minibus s’est renversé et a pris feu sur une route de la province de Gauteng, ont annoncé les autorités. L’accident s’est produit un jour après la réouverture des écoles après les vacances d’hiver.

Sept autres enfants ont été blessés dans l’accident, qui s’est produit dans la ville de Merafong, à l’ouest du centre économique du pays, Johannesburg. Selon certaines informations, un petit camion, connu sous le nom de bakkie, aurait percuté l’arrière du minibus transportant les enfants, le faisant se renverser et s’enflammer.

Des responsables de l’Education et des Transports se sont rendus sur les lieux de l’accident et ont visité les enfants blessés dans un hôpital de la région voisine de Carletonville. Le chef du gouvernement provincial de Gauteng, Panyaza Lesufi, a également rendu visite aux enfants blessés.

Steve Mabona, porte-parole du département de l’Education du Gauteng, a déclaré que 11 des enfants décédés fréquentaient l’école primaire de Rocklands, tandis que le douzième était scolarisé à Laerskool Blyvooruitsig, à Carletonville.

« Le transport des élèves a été percuté par l’arrière par un bakkie, qui s’est renversé et a pris feu par la suite », a déclaré M. Mabona, qui a qualifié l’accident de « terrible ».

Des milliers d’écoliers de Gauteng utilisent des minibus privés pour se rendre à leur école et en revenir, dans la province la plus peuplée d’Afrique du Sud. Beaucoup d’autres dépendent des transports publics, notamment des bus municipaux et des taxis.

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À la UneAfrique

Cameroun : l’Assemblée prolonge le mandat des députés jusqu’en 2026

by Ruben Yale 10 juillet 2024
written by Ruben Yale

Le président camerounais Paul Biya a obtenu mardi l’approbation des législateurs pour repousser les élections législatives et locales jusqu’en 2026, une décision que les partis d’opposition craignent, car cela va compliquer leur capacité à contester l’élection présidentielle de l’année prochaine.

Les législateurs du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (RDPC) de M. Biya, majoritaires à l’Assemblée nationale, ont voté en faveur du projet de loi prolongeant leur mandat d’un an, jusqu’en mars 2026. Ainsi, les élections législatives et municipales, se dérouleront après le scrutin présidentiel de 2025.

Ce report a été justifié par la nécessité « d’alléger le calendrier électoral », selon François Wakata Bolvine, ministre délégué à la présidence , le pays ayant initialement prévu quatre scrutins pour l’année prochaine, y compris celui des conseils régionaux.

A 91 ans, M. Biya est l’un des présidents africains les plus anciens. Succédant à Ahmadou Ahidjo en 1982, il a remporté une série d’élections, dont la dernière en 2018, marquée par des allégations de fraude de la part de ses opposants.

Le code électoral stipule qu’un candidat à la présidence doit être désigné par un parti politique représenté à l’Assemblée nationale, au Sénat, au Conseil régional ou municipal, ou obtenir la recommandation d’au moins 300 personnalités. Maurice Kamto, principal challenger de Biya en 2018, n’a pas de telles représentations, son parti ayant boycotté les dernières élections municipales et législatives faute de réformes électorales.

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À la UneAfrique

Sommet de l’AES: «Nos peuples ont irrévocablement tourné le dos à la Cédéao»

by Sam's Londele 6 juillet 2024
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C’est une première : les dirigeants militaires du Mali, du Burkina Faso et du Niger se retrouvent tous les trois à Niamey, ce samedi 6 juillet, pour le premier sommet de l’Alliance des États du Sahel (AES). Le général Tiani, dernier putschiste installé il y a bientôt un an, a reçu, vendredi 5 juillet, le capitaine Ibrahim Traoré du Burkina Faso et ce samedi matin, ils ont été rejoints par le colonel malien Assimi Goïta. Un sommet pour acter la naissance de leur confédération.

Au cours des discours des trois dirigeants, le général Tiani, chef de la junte nigérienne du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP), a assuré que les peuples avaient « irrévocablement tourné le dos à la Cédéao ».

Cet élan populaire constitue le meilleur gage de construction d’une confédération de peuples et non un édifice bureaucratique. Nos peuples ont irrévocablement tourné le dos à la Cédéao.

Discours du général Tiani, chef de la junte nigérienne du CNSP, à l’ouverture du sommet de l’AES

Les discours ont commencé dans le grand auditorium du centre des congrès Mahatmah Gandhi de Niamey pavoisé, pour l’occasion, avec de larges affiches à l’effigie des trois dirigeants. Ils sont retransmis par la télévision nigérienne qui est en direct, depuis ce matin.

Les trois hommes ont posé pour la photo officielle de ce premier sommet. Nous attendons les annonces à l’issue de cette réunion où il s’agissait de « discuter en profondeur des questions liées à l’opérationnalisation des organes de l’AES et sa confédération », selon le communiqué, ce samedi matin, de la présidence malienne.

Ce sommet doit effectivement préciser le projet de confédération, son architecture, administrative et juridique. Il fait suite à la signature, en septembre 2023, de la charte d’entraide militaire, dite du Liptako Gourma, et à l’annonce conjointe du départ de la Cédéao, fin janvier, car au-delà de l’aspect sécuritaire, l’AES est un outil de coordination diplomatique. On a ainsi vu Ouagadougou et Niamey suivre Bamako dans son rapprochement avec Moscou, avec l’arrivée de mercenaires russes dans ces capitales.

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À la UneAfrique

Les regards tournés vers le sommet de l’AES à Niamey lors d’une réunion de ministres de la Cédéao

by Sam's Londele 6 juillet 2024
written by Sam's Londele

Les chefs des juntes au pouvoir au Mali, colonel Assimi Goïta, au Burkina Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, et au Niger, général Abdourahamane Tiani, se sont donné rendez-vous ce samedi à Niamey pour « la première session du collège des chefs d’État de l’alliance des États du Sahel ». Cette rencontre est commentée à Abuja, capitale du Nigeria, où se tient dimanche un sommet ordinaire des chefs d’États des pays membres de la Cédéao, organisation dont les juntes en question ont claqué la porte.

« S’ils ont choisi de tenir leur sommet à Niamey, la veille du nôtre, c’est bien parce que nous leur manquons et qu’ils veulent se faire remarquer », ironise le ministre des Affaires étrangères d’un pays de la sous-région. Un autre diplomate originaire d’un pays anglophone sort de son côté l’artillerie lourde : « Tout ce boucan, dit-il, c’est pour s’éterniser au pouvoir… Ils arrêtent leurs opposants, manipulent les opinions publiques et font du spectacle ». Notre interlocuteur ajoute : « dans ces trois pays, les militaires n’ont pas pu vaincre le terrorisme ».

Dans les rangs d’autres délégations déjà présentes ici à Abuja, le ton est plus mesuré. « Il faut tenter encore une fois de convaincre les militaires au pouvoir à Bamako, à Niamey et à Ouagadougou » explique un diplomate. Son voisin de table va plus loin : « Même si le retour au sein de la Cédéao de ces pays n’est pas obtenu, nous devons envisager de signer des accords avec eux dans des domaines comme celui de la lutte contre le terrorisme et la libre-circulation des biens et des personnes ».

Afin de trouver une solution sur ce dossier et sur d’autres, la présidence de la Commission de la Cédéao va proposer au sommet de chefs d’État d’Abuja la convocation prochaine d’un autre sommet, celui-là extraordinaire.

RFI via CONGO PUB Online

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À la UneAfrique

Mauritanie : au moins 3 morts dans des manifestations post-électorales

by Sam's Londele 3 juillet 2024
written by Sam's Londele

En Mauritanie, trois personnes ont trouvé la mort à l’occasion des manifestations populaires de lundi contre le résultat des dernières élections présidentielles.

Le ministère de l’Intérieur a indiqué que les forces de sécurité ont dû faire face à des manifestants à Kaedi, ville à forte population noire et acquise à l’opposition dans le sud du pays.

Des heurts ont aussi éclaté dans les villes de Nouadhibou, Rosso Zoueirat et Boghe, également des bastions de l’opposition.

Selon les autorités, plusieurs autres personnes auraient été blessées lors d’affrontement avec les forces de l’ordre.

L’accès à l’internet mobile a été bloqué mardi, et les autorités sont à la recherche des auteurs des violences.

Le scrutin de samedi s’est soldé par la victoire du président sortant Mohamed Ould Ghazouani selon la commission électorale. Un résultat contesté par son principal opposant Biram Dah Abeid.

« Kaedi a connu hier soir des actes violents de vandalisme et de sabotage de biens publics et privés, des scènes de pillage et un climat général de peur qui a conduit les forces de sécurité à l’affronter et à arrêter plusieurs manifestants », a déclaré le ministère dans un communiqué.

« Le bureau du procureur ouvrira une enquête pour déterminer les circonstances de ces événements et de la mort des manifestants », a ajouté le ministère.

M. Ghazouani, qui avait fait campagne en promettant d’assurer la sécurité et la croissance économique, a obtenu 56 % des voix, tandis que M. Abeid en a obtenu 22 %, a déclaré la commission électorale lundi. M. Abeid a rapidement appelé à « des manifestations et à des rassemblements pacifiques ».

La commission, qui comprend des représentants des partis politiques, a rejeté les allégations de l’opposition concernant les irrégularités du scrutin.

Trois missions internationales d’observation des élections ont également déclaré dans leurs déclarations préliminaires lundi que le scrutin s’était déroulé dans une « atmosphère pacifique et transparente ».

M. Ghazouani a été accusé par ses opposants de corruption et de mauvaise gestion, mais il reste populaire parmi les Mauritaniens qui le considèrent comme un phare de stabilité dans un contexte de tensions régionales, plusieurs pays voisins étant secoués par des coups d’État militaires et des violences djihadistes.

Pendant des siècles, l’élite économique et politique mauritanienne, composée d’Arabes et d’Amazighs, a réduit en esclavage les Noirs du nord-ouest du Sahara.

La Mauritanie a interdit l’esclavage en 1981, dernier pays au monde à l’avoir fait, mais la pratique se poursuit, selon les groupes de défense des droits de l’homme. Selon l’indice mondial de l’esclavage 2023, environ 149 000 personnes sont détenues dans des conditions d’esclavage dans ce pays de moins de 5 millions d’habitants.

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Manifestations au Kenya : la police accusée de tirer à balles réelles

by Ruben Yale 3 juillet 2024
written by Ruben Yale

Les manifestations se poursuivent dans la capitale du Kenya et ailleurs, mardi, contre un projet de loi sur les finances qui augmenterait le coût de la vie, même après que le président a annoncé qu’il ne le signerait pas suite à l’assaut du parlement la semaine dernière.

La police a tiré des gaz lacrymogènes sur les manifestants à Nairobi, tandis que de nombreux commerces sont restés fermés par crainte de pillages.

La principale route menant à Mombasa, la deuxième plus grande ville du Kenya, a été fermée alors que les manifestants allumaient des feux de joie. Bien que certains craignent que le président William Ruto ne change d’avis et ne signe le projet de loi avant la date limite de la semaine prochaine, certains manifestants appellent Ruto à démissionner, l’accusant de mauvaise gestion.

Parmi les protestataires, Rogers Oloo, 26 ans, sans-abri, au chômage et n’ayant rien à perdre sauf un oiseau de proie trouvé abandonné il y a trois mois. Comme son oiseau qu’il a nommé Johnson, Oloo a perdu sa mère en 2011 et a commencé à vivre dans la rue la même année.

Il est frustré par la gestion du gouvernement kényan. « Si c’est ce que le gouvernement fait pour nous, (le président kényan William) Ruto devrait partir. Il est censé écouter les citoyens ordinaires », dit-il.

Lors d’une récente manifestation, il a été touché à la tête par une balle en caoutchouc. Il a exprimé son mécontentement face à la gestion des manifestations par la police.

« Ce n’est pas juste, ils devraient simplement utiliser des gaz lacrymogènes s’ils doivent, mais maintenant ils utilisent des balles, veulent-ils nous tuer ? » a-t-il déclaré.

Les deux semaines de manifestations ont fait 39 morts, selon la Commission nationale des droits humains du Kenya. William Ruto a déclaré dimanche que ce nombre était de 19.

Le président a proposé de dialoguer avec les jeunes kényans et a promis des réductions budgétaires pour les déplacements et l’hospitalité de son bureau, en réponse à certaines demandes des manifestants.

Alors que le chômage reste élevé et que les prix augmentent, l’opulence de la vie du président et d’autres hauts responsables suscite l’indignation.

Les membres du mouvement de protestation jeune mais sans leader ont déclaré qu’ils ne faisaient pas confiance au président pour mettre en œuvre ses nouveaux plans d’austérité.

Le principal parti d’opposition du Kenya a appelé mardi le gouvernement de Ruto à assumer la responsabilité des décès survenus la semaine dernière.

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Mauritanie : trois morts dans les manifestations post-électorales

by Ruben Yale 3 juillet 2024
written by Ruben Yale

En Mauritanie, trois personnes ont trouvé la mort à l’occasion des manifestations populaires de lundi contre le résultat des dernières élections présidentielles.

Le ministère de l’Intérieur a indiqué que les forces de sécurité ont dû faire face à des manifestants à Kaedi, ville à forte population noire et acquise à l’opposition dans le sud du pays.

Des heurts ont aussi éclaté dans les villes de Nouadhibou, Rosso Zoueirat et Boghe, également des bastions de l’opposition.

Selon les autorités, plusieurs autres personnes auraient été blessées lors d’affrontement avec les forces de l’ordre.

L’accès à l’internet mobile a été bloqué mardi, et les autorités sont à la recherche des auteurs des violences.

Le scrutin de samedi s’est soldé par la victoire du président sortant Mohamed Ould Ghazouani selon la commission électorale. Un résultat contesté par son principal opposant Biram Dah Abeid.

« Kaedi a connu hier soir des actes violents de vandalisme et de sabotage de biens publics et privés, des scènes de pillage et un climat général de peur qui a conduit les forces de sécurité à l’affronter et à arrêter plusieurs manifestants », a déclaré le ministère dans un communiqué.

« Le bureau du procureur ouvrira une enquête pour déterminer les circonstances de ces événements et de la mort des manifestants », a ajouté le ministère.

M. Ghazouani, qui avait fait campagne en promettant d’assurer la sécurité et la croissance économique, a obtenu 56 % des voix, tandis que M. Abeid en a obtenu 22 %, a déclaré la commission électorale lundi. M. Abeid a rapidement appelé à « des manifestations et à des rassemblements pacifiques ».

La commission, qui comprend des représentants des partis politiques, a rejeté les allégations de l’opposition concernant les irrégularités du scrutin.

Trois missions internationales d’observation des élections ont également déclaré dans leurs déclarations préliminaires lundi que le scrutin s’était déroulé dans une « atmosphère pacifique et transparente ».

M. Ghazouani a été accusé par ses opposants de corruption et de mauvaise gestion, mais il reste populaire parmi les Mauritaniens qui le considèrent comme un phare de stabilité dans un contexte de tensions régionales, plusieurs pays voisins étant secoués par des coups d’État militaires et des violences djihadistes.

Pendant des siècles, l’élite économique et politique mauritanienne, composée d’Arabes et d’Amazighs, a réduit en esclavage les Noirs du nord-ouest du Sahara.

La Mauritanie a interdit l’esclavage en 1981, dernier pays au monde à l’avoir fait, mais la pratique se poursuit, selon les groupes de défense des droits de l’homme. Selon l’indice mondial de l’esclavage 2023, environ 149 000 personnes sont détenues dans des conditions d’esclavage dans ce pays de moins de 5 millions d’habitants.

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Tunisie : les élections présidentielles fixées au 6 octobre

by Ruben Yale 3 juillet 2024
written by Ruben Yale

La Tunisie organisera des élections présidentielles le 6 octobre prochain. C’est un communiqué de la présidence tunisienne qui l’a annoncé mardi sans préciser si le président Kais Saied brigue un nouveau mandat lors de ce scrutin.

Kaïs Saïed, 66 ans et au pouvoir depuis 2019 dirige la Tunisie d’une main de fer depuis qu’il s’est octroyé les pleins pouvoirs le 25 juillet 2021, en limogeant son Premier ministre suivi du gel du Parlement.

Une nouvelle constitution est en vigueur en Tunisie depuis 2022 sur décision du président de la République. Ce qui en rajoute au balbutiement de la jeune démocratie du pays initiateur du printemps arabe en 2011 qui a emporté le président Zine El Abidine Ben et secouer toute la région.

La date de la prochaine élection est indiquée par décret présidentiel alors que les principaux opposants sont incarcérés, notamment le chef du parti islamo-conservateur Ennahdha, Rached Ghannouchi, et la présidente du Parti destourien libre, Abir Moussi.

La grave crise politique que traverse la Tunisie depuis le coup de force de Kais Saied se double de graves difficultés économiques avec une croissance poussive (environ 2 %), un taux de pauvreté en hausse (4 millions de Tunisiens sur 12 millions d’habitants) et un chômage très élevé (15 %).

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