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Afrique

Afrique

Des étrangers à la tête de sociétés d’Etat au Bénin : « …un aveu d’échec sur beaucoup de plans », selon l’expert en gouvernance Edmond Sotondji

by admin9775 2 mars 2023
written by admin9775

La nomination de l’ancien maire de Kigali Pascal Nyamulinda à la tête de l’Anip a ramené sur le tapis le sujet relatif à la promotion des cadres étrangers à la tête de sociétés ou agences publiques au Bénin. Par le biais d’une interview accordée à notre Rédaction, le président du cabinet conseil GLOBAL DYNAMIS CONSULT aux Etats-Unis d’Amérique, l’expert consultant en gouvernance, stratégies et conduite de changement Edmond Sotondji s’est appesanti sur la question. A travers des réponses simples, claires et concises, il partage sa vision et renseigne sur ses impressions. Lire ci-dessous, l’intégralité de ladite interview.

L’investisseur : La promotion des étrangers à la tête de sociétés d’Etat est-elle le signe d’une bonne gouvernance ? (DG PORT, DG SBEE, DG ANATT, DG ANIP…) Comment pouvez-vous interpréter cela ?

D’abord, il n’appartient pas au Bénin de faire la promotion des cadres étrangers. Un étranger compétent dans son domaine peut faire ses preuves dans un groupe privé de droit béninois mais il n’appartient pas à l’Etat béninois de faire la promotion d’un étranger. Qui va alors promouvoir les cadres nationaux si l’Etat devrait promouvoir les étrangers ? Cet acte est un aveu d’échec sur beaucoup de plans. C’est l’affirmation de l’incapacité de notre système éducatif à produire des cadres compétents, de notre modèle social à promouvoir des valeurs de probité. C’est une démission des autorités. Comment est-ce que notre société est capable de produire les politiques qui nous dirigent et elle ne serait pas capable de produire les cadres qui vont gérer nos entités économiques ?

 Quelles sont les raisons qui peuvent justifier la promotion des étrangers à la tête des sociétés d’Etat ? Est-ce un manque de compétence ou de confiance ?

La compétence n’est qu’un alibi. Les raisons sont ailleurs. Dans ce Bénin qui regorge de cadres résidant aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur, comment peut-on prétendre manquer de cadres compétents. Je mets au défi les autorités politiques de lancer un appel à candidature internationale pour le poste de DG ANIP et on fera le point pour voir les profils de béninois capables qu’on va enregistrer.

 Si le gouvernement manque de confiance envers les cadres nationaux, quelles interprétations peut-on donner à cela, à environ 3 ans de la fin du mandat présidentiel en cours ?

Il est difficile de faire confiance aux cadres lorsque les critères de base sont d’abord politiques et non techniques; lorsqu’on gouverne par la ruse et par la rage. Quelle image renvoie un  pays dans lequel le poumon de l’économie et des entreprises stratégiques sont dirigées par des étrangers ? C’est un pays de prédation. Les ressources du pays sont pillées pour enrichir l’extérieur.

 Quel peut être l’impact de la promotion des cadres étrangers sur les cadres béninois en dehors du Bénin ?

La promotion au Bénin des cadres étrangers aura à terme un impact négatif sur les cadres béninois à l’étranger. À l’étranger, les cadres béninois vont finir par perdre en crédibilité. Le regard sur eux dans leurs pays d’accueil va perdre en estime dans la mesure où ils apparaîtront comme des incapables de leur propre pays. Ce qu’ils ne peuvent pas faire chez eux, ils cherchent à l’obtenir chez nous. Si on leur préfère des étrangers au Bénin, c’est bien parce qu’on trouve qu’ils sont peut-être moins qualifiés, moins compétents, pas intègres, etc… Cette supposée mauvaise réputation finira par les suivre à l’étranger.

 Avez-vous une préoccupation personnelle à aborder ?

C’est d’inviter nos gouvernants à s’inspirer du modèle de processus de nomination des cadres aux postes stratégiques en Afrique que j’ai proposé en 2015, si tant est qu’ils ont du mal à identifier des cadres béninois capables de diriger nos entreprises ou organismes publics. Ce modèle de processus de nomination des cadres aux postes stratégiques leur sera très utile même dans leur démarche partisane de remercier leurs amis et soutiens politiques. Merci !

L’Investisseur via CONGO PUB Online

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Afrique

Gabon : Emmanuel Macron à Libreville pour le « One Forest Summit »

by admin9775 2 mars 2023
written by admin9775

L’avion d’Emmanuel Macron s’est posé mercredi soir sur le tarmac de l’aéroport de Libreville. Au bas de la passerelle, il était attendu par le premier ministre gabonais. Le président français s’est ensuite rendu au palais du bord pour une rencontre avec son homologue gabonais.

Emmanuel Macron participe ce jeudi One Forest Summit, sommet consacré à la conservation des forêts tropicales, la protection du climat et des espèces dans un contexte de dérèglement climatique. Il est co-organisé par la France et le Gabon.

Les 1er et 2 mars, l'avenir de notre planète se jouera en partie à Libreville. #OneForestSummit #Gabon pic.twitter.com/aOjmWh15ad

— Ali Bongo Ondimba (@PresidentABO) March 1, 2023

D’autres chefs d’Etats dont Denis Sassou-Nguesso (Congo-Brazzaville), Faustin Archange Touadéra (Centrafrique), Mahamat Idriss Déby Itno (Tchad) ou encore Teodoro Obiang Nguema Mbasogo(Guinée équatoriale) feront aussi le déplacement.

Libreville, le 1er mars 2023 |
Le Président de la République, Denis Sassou-N’Guesso est arrivé à Libreville (Gabon) où il prendra part au #OneForestSummit. Il a été accueilli à sa descente d’avion par Alain Claude Bilie By Nze, Premier ministre gabonais. pic.twitter.com/V5FXsxZVPj

— Présidence de la République (@PR_Congo) March 1, 2023

Le One Forest Summit a commencé dès mercredi avec des échanges entre ministres, société civile et experts sur plusieurs thématiques (gestion durable des forêts, biodiversité, financements).

Mais le dans le pays cette visite est considérée par beaucoup comme l’onction de la France à Ali Bongo dans l’optique de la présidentielle à venir.

Point de départ d’une tournée de 4 jours du chef de l’Etat français en Afrique centrale. Après Libreville, Emmanuel Macron se rendra à Luanda,  Brazzaville et  Kinshasa. 

C’est son dix-huitième déplacement en Afrique depuis le début de son premier quinquennat en 2017, où l’influence et la présence française sont de plus en plus remises en question. 

Emmanuel Macron a exposé lundi depuis Paris sa stratégie africaine pour les quatre ans à venir. Il a prôné « l’humilité » et encouragé un nouveau partenariat « équilibré » et « responsable » avec les pays africains.

Il a également annoncé une réduction de la présence militaire française, concentrée depuis dix ans sur la lutte contre le djihadisme au Sahel.

Africanews via CONGO PUB Online

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Afrique

Nigeria : Bola Tinubu déclaré vainqueur de la présidentielle

by admin9775 1 mars 2023
written by admin9775

Le candidat du parti au pouvoir Bola Tinubu a été déclaré mercredi vainqueur de l’élection présidentielle au Nigeria, à l’issue d’un scrutin déjà contesté par l’opposition, qui avait fait naître un immense espoir de changement dans le pays le plus peuplé d’Afrique.

Selon la Commission électorale (Inec), Bola Tinubu, du Congrès des progressistes (APC) a cumulé plus de 8,8 millions de voix, remportant l’une des élections les plus disputées de l’histoire démocratique du Nigeria, face à ses deux principaux concurrents.

Atiku Abubakar, le candidat de la principale formation de l’opposition (le PDP qui dirigea le pays de 1999 à 2015), a recueilli 6,9 millions de voix.

L’outsider Peter Obi du Parti travailliste (LP), dont la popularité auprès de la jeunesse a donné un nouvel élan à cette campagne, a remporté 6,1 millions de voix.

Pour l’emporter dès le premier tour, il devait non seulement obtenir la majorité des suffrages, mais également 25% des voix dans au moins deux tiers des 36 Etats de la fédération ainsi que le territoire de la capitale Abuja.

Ses partisans l’ont accueilli en criant « Jagaban » (« chef ») à son siège de campagne, peu après sa victoire.

« J’appelle mes concurrents à faire équipe ensemble. C’est la seule nation que nous ayons », a lancé M. Tinubu à l’intention de l’opposition, qui l’avait accusé de fraudes « massives » avant même la proclamation des résultats.

« C’est un pays que nous devons construire ensemble, en recoller les morceaux brisés. Nous devons travailler dans l’unité », a-t-il dit.

A 70 ans, l’ancien gouverneur de Lagos (sud-ouest), surnommé « le parrain » à cause de son immense influence politique, accède à la plus haute marche du pouvoir, l’ambition de toute une vie: « c’est mon tour », n’avait-il de cesse de répéter durant la campagne.

Il doit succéder au président sortant Muhammadu Buhari, 80 ans, qui se retire après deux mandats comme le veut la Constitution. De nombreuses accusations de corruption jalonnent sa carrière, mais il n’a jamais été condamné et les a toujours démenties.

Le Nigeria – 216 millions d’habitants – devrait devenir en 2050 le troisième pays le plus peuplé au monde, dans une Afrique de l’Ouest menacée par un fort recul démocratique et la propagation de violences jihadistes.

La première économie du continent est devenue une puissance culturelle mondiale, grâce notamment à l’Afrobeats, genre musical qui enflamme la planète avec des stars comme Burna Boy et Wizkid.

Mais Bola Tinubu héritera surtout d’une myriade de problèmes. Pendant quatre ans, il aura la lourde tâche de redresser le géant anglophone, plombé par une économie en berne, les violences récurrentes de groupes armés et de bandits, ainsi qu’un appauvrissement généralisé de la population.

– Accusations de fraudes –

Longtemps donné grand favori dans cette élection, notamment grâce à l’assise nationale du parti au pouvoir et à sa fortune, ce Yorouba de confession musulmane a pourtant vu son avance se réduire au fur et à mesure de la campagne.

D’abord parce que la personne de Peter Obi, un ancien gouverneur de 61 ans loué pour son intégrité, a largement séduit une jeunesse avide de changement, lasse de l’élite vieillissante et réputé corrompue qui la gouverne.

Ensuite parce que de très graves pénuries de billets de banque et d’essence, plusieurs semaines avant le scrutin, ont aggravé la colère déjà grande des Nigérians contre le pouvoir, au bilan désastreux, entre explosion de l’insécurité et du coût de la vie.

Plus de 87 millions d’électeurs étaient appelés aux urnes samedi et le vote, dont la participation n’est pas encore connue, s’est globalement déroulé dans le calme.

Mais à la suite de retards dans le décompte et d’importantes défaillances dans le transfert électronique des résultats, les partis de d’Abubakar et de Peter Obi ont dénoncé « un simulacre » d’élection, exigeant son « annulation immédiate » et la tenue d’un « nouveau scrutin ».

Leurs partis ont également remis en cause l’indépendance de l’Inec, qui en retour a fustigé des accusations « infondées ». Elle a ajouté que les candidats étaient « libres de s’adresser aux tribunaux » s’ils s’estimaient lésés.

Depuis le retour de la démocratie en 1999, le Nigeria a organisé sept élections nationales, qui ont quasiment toutes été contestées.

De nombreux observateurs étrangers ont sévèrement critiqué le manque de transparence du scrutin.

La déception s’annonce grande pour les partisans de l’opposition et notamment de Peter Obi, qui ont cru jusqu’au bout à la possible victoire de leur candidat, incarnant à leurs yeux la rupture et l’avènement d’une société plus juste.

Plusieurs analystes doutaient cependant de la capacité de M. Obi, un Igbo originaire du sud-est, à remplir les conditions requises par la Constitution pour gagner, à savoir obtenir un quart des suffrages dans deux tiers des Etats.

Le vote communautaire reste important au Nigeria qui compte plus de 250 groupes ethniques, polarisé entre un sud à dominante chrétienne et un nord majoritairement musulman, plus densément peuplé.

AFRICA NEWS via CONGO PUB Online

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Afrique

Maroc bashing: la Deutsche Welle rejoint la meute et va diffuser un documentaire consacré à Mohammed VI

by admin9775 1 mars 2023
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Serait-ce devenu à la mode pour la presse européenne de critiquer le Maroc, quitte à faire appel à tous les lieux communs possibles?

Apparemment, tout porte à le croire quand on voit la multitude des attaques contre le Maroc et ses institutions de la part des médias européens et surtout de la part de la presse française.

Cette fois, c’est la vénérable Deutsche Welle, service public allemand pour la diffusion à l’étranger, qui décide de s’y mettre à son tour. DW vient en effet de mettre en boîte et d’annoncer la prochaine diffusion d’un documentaire consacré au Roi Mohammed VI et intitulé «le roi aux deux visages» (The king with two faces).

D’après nos sources, il s’agit d’un documentaire à charge contre le souverain marocain et qui ambitionne de faire son bilan de règne pendant deux décennies. Deutsche Welle estime que, malgré les réformes introduites sous Mohammed VI, cela n’a pas fait évoluer la démocratie dans le pays.

Le documentaire en question sera diffusé à la fin du mois de mars et début avril en langues allemande et anglaise. 

MAGHREB INTELLIGENCE via CONGO PUB Online

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Burundi RDC L’Ubuntu en avant, Présidents et chefs d’Etat Major
Afrique

Burundi / RDC : L’Ubuntu en avant, Présidents et chefs d’Etat Major

by admin9775 27 février 2023
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Défense : Dans un cadre d’ubuntu, rencontre des Présidents de la RDC et du Burundi, avec leurs chefs d’Etat Major.

Kinshasa, 25/02/2023 – Cadrant avec la Politique Étrangère des Barundi, notamment celle de la Défense. En aparté, totalement en marge de la 22 ème session ordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la Communauté Economique des États de l’Afrique Centrale ( CEEAC ). Avec à leurs côtés le Lieutenant Général Niyongabo Prime, Chef d’Etat Major de la Force de Défense Nationale du Burundi (FDNB), et le Lieutenant Général Tshiwewe Songesha Christian, Chef d’Etat-Major des Forces Armées de la République Démocratique du Congo ( FARDC ), Samedi, en toute fraternité, S.E. Ndayishimiye Evariste ( Général Major ), Président du Burundi, et S.E. Tshisekedi Félix Antoine, Président de la RDC Congo, se sont rencontrés pour tout se raconter concernant cette – Guerre – sévissant dans cette région de l’Est de l’Afrique depuis maintenant 32 ans.    En cette période de – Renaissance Africaine – , étant des peuples de l’Ubuntu, Barundi et Congolais décidant désormais d’en avoir une lecture commune…

Depuis le 15ème siècle, après la bénédiction du Pape Nicolas V, l’occident a commencé la Colonisation de l’Afrique et de l’Amérique, un crime contre l’Humanité. A la Traite négrière et à l’Esclavage, l’occident ajoutant au 19ème siècle l’accaparement directe des terres africaines pour son exploitation socio-économique. Depuis les “indépendances“, variant entre 1950, 1960, 1970, et 1980 à nos jours, l’occident pense toujours que l’Afrique lui appartient et est sa chasse gardée. En Afrique aujourd’hui, après s’être disputé entre Français et Anglo-saxons dans les années 1990, l’occident uni mène une – guerre géopolitique  contre la Chine  – et ses routes de la soie africaine.  En plus de 500 ans, plus de 800 Millions d’Africains et d’Amérindiens ont été les victimes de cette politique de prédation occidentale. 

Nouvelles du Burundi via CONGO PUB Online

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Afrique

Tunisie : manifestation contre un « discours anti-migrants » de Kais Saied

by admin9775 27 février 2023
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Plusieurs centaines de manifestants ont protesté samedi à Tunis contre le racisme et un discours « fasciste » à l’égard des migrants originaires de pays d’Afrique subsaharienne, demandant au président Kais Saied de présenter ses excuses à cette communauté.

« A bas le fascisme, la Tunisie est une terre africaine », « Solidarité avec les migrants sans papiers » ou encore « Président de la honte présente tes excuses », scandaient les protestataires dont des artistes, des militants de droits humains et des représentants de la société civile.

Rassemblés devant le siège du Syndicat national des journalistes tunisiens, les manifestants ont défilé jusqu’à l’Avenue Habib Bourguiba, la principale artère du centre de Tunis, sous le contrôle de policiers en civil, selon des journalistes de l’AFP.

« La Tunisie passe d’un processus démocratique à un processus fasciste » ou « Non au racisme », pouvait-on lire sur les pancartes brandies par des manifestants.

« Je m’adresse à mes frères et soeurs subsahariens et subsahariennes, je m’adresse aux gens qu’on a privé de parole, je vous dis: +courage !+ La Tunisie n’est pas un pays comme on l’a présentée, la Tunisie est un pays d’accueil. N’ayez pas peur, nous sommes avec vous », a crié, devant la foule, Saadia Mosbah, présidente de l’association antiraciste Mnemty, très active dans la défense de la minorité noire de Tunisie.

Mardi, le président Saied a prôné des « mesures urgentes » contre l’immigration clandestine de ressortissants de pays d’Afrique subsaharienne, affirmant que leur présence en Tunisie était source de « violence, de crimes et d’actes inacceptables ».

Il a aussi dénoncé l’arrivée de « hordes de migrants clandestins », relevant, selon lui, d’une « entreprise criminelle ourdie à l’orée de ce siècle pour changer la composition démographique de la Tunisie », afin qu’elle soit considérée comme un pays « africain seulement » et estomper son caractère « arabo-musulman ».

« Ce discours, qui appelle à la violence et à la haine, nous fait honte et ne représente pas la Tunisie et les Tunisiens », a déclaré à l’AFP Raoudha Seibi, une responsable de l’Association tunisienne de soutien aux minorités qui participait à la manifestation.

Après de nombreuses protestations d’ONG tunisiennes et internationales, le président de la commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat, a dit, via un communiqué diffusé vendredi, « condamner fermement les déclarations choquantes faites par les autorités tunisiennes contre des compatriotes africains, qui vont à l’encontre de la lettre et de l’esprit de notre Organisation et de nos principes fondateurs ».

AFRICANEWS via CONGO PUB Online

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Nigéria les élections marquées par des irrégularités.
Afrique

Nigéria : les élections marquées par des irrégularités.

by admin9775 27 février 2023
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Un enfer électoral, c’est ainsi que des Nigérians ont décrit les élections de samedi dans leur pays. Des problèmes logistiques et sécuritaires ont entraîné des retards généralisés, provoquant la frustration des électeurs, dont certains n’avaient toujours pas voté jusqu’à dimanche matin. Des accusations de fraudes ont aussi déjà été enregistrées.

« Jusqu’à 15 heures, il ne s’est rien passé, seulement nous avons constaté que certains membres de la commission ad hoc de l’INEC étaient à l’intérieur en train de prendre des empreintes. Les gens ont commencé alors à se battre, provoquant le chaos. », raconte Ibe Tracy Onyechi, fonctionnaire nigériane.

Les dysfonctionnements dénoncés dimanche par à Abuja par Yiaga Africa. Le plus grand organisme d’observation électorale du pays, affirmant que dans certaines circonscriptions les électeurs n’ont pas pu voter.

« Les irrégularités sont telles qu’honnêtement, en tant qu’organisation, nous ne pouvons pas les cautionner, ou ne pouvons plus excuser. Nous en sommes arrivés au point où, en tant qu’organisation de la société civile, qui a lutté pour instaurer la confiance dans le processus, la confiance dans la CENI. Nous avons aussi la responsabilité de demander à la commission électorale de rendre des comptes pour ces irrégularités que nous avons observées. Lorsque nous aurons notre rapport final, nous donnerons plus de détails à ce sujet. Mais nous savons qu’il y a des endroits où les élections ne se sont pas déroulées. », explique Cynthia Mbamalu, directrice de programme Yiaga Africa.

Plus de 87 millions d’électeurs étaient appelés samedi à choisir parmi 18 candidats la personne qui aura la lourde tâche pendant quatre ans de redresser le Nigeria, plombé par une économie en berne, les violences récurrentes de groupes armés et de bandits, ainsi qu’un appauvrissement généralisé de la population.

L’annonce des résultats, Etat par Etat, va prendre du temps : après avoir donné dimanche les chiffres pour Ekiti, un petit Etat du sud-ouest, la Commission électorale nationale (Inec) a reporté la suite à lundi matin. Le Nigeria compte 36 Etats et le territoire de la capitale fédérale Abuja.

Plus tôt dimanche, le candidat de l’opposition (PDP), Atiku Abubakar, avait appelé l’Inec à rester neutre et à publier les résultats au plus vite, accusant certains gouverneurs d’essayer de compromettre le processus électoral.

« Ce sera un mauvais service rendu aux Nigérians et une négation de la démocratie si quiconque subvertit la volonté du peuple telle qu’elle s’est librement exprimée dans les urnes hier », a déclaré dans un communiqué l’ancien vice-président, qui brigue la présidence pour la sixième fois.

De son côté, le Parti travailliste de l’outsider Peter Obi a accusé samedi soir l’Inec de « refuser de faire remonter les résultats » dans l’Etat de Lagos – qui compte le plus grand nombre d’électeurs inscrits dans le pays (7 millions) – et celui du Delta (sud-est), évoquant des « pressions » du parti au pouvoir (APC).

Dans un communiqué l’Inec a reconnu des « problèmes techniques » liés à l’utilisation de nouvelles technologies de collecte et de centralisation des résultats de quelque 176 000 bureaux de vote pour la première fois dans une élection nationale. Elle a toutefois assuré que « ces résultats sont en sécurité (…) et ne peuvent pas être falsifiés ».

Le vote s’est globalement déroulé dans le calme, malgré quelques incidents sécuritaires et des couacs logistiques, qui ont provoqué des retards, attisant les craintes de manipulation des votes, alors que les scrutins précédents ont été entachés par des accusations de fraudes.

« Laissez le Nigeria décider », a écrit sur Twitter Burna Boy, star nigériane de la musique, interpellant la Commission électorale. Ce lauréat des Grammy Awards leur a lancé un avertissement: « N’essayez pas de faire de la magie avec les résultats ».

La veille au soir, dans plusieurs bureaux à travers le pays, des foules d’électeurs filmaient en direct dans la nuit avec leur smartphone les dépouillements, comptant à voix haute les bulletins avec les agents électoraux, dans une ambiance festive.

– Vers un second tour? –

Situation inédite depuis le retour à la démocratie en 1999, le Nigeria pourrait connaître une présidentielle à deux tours si Peter Obi, qui a réussi à s’imposer comme un adversaire sérieux face aux deux partis dominant traditionnellement la politique nigériane, transforme l’essai dans les urnes.

L’ex-gouverneur d’Anambra (sud-est), un chrétien de 61 ans soutenu par le petit Parti travailliste (LP) est très populaire auprès de la jeunesse.

Ses deux principaux adversaires, rompus à l’exercice du pouvoir, bénéficient d’une vaste assise nationale. Tous deux de confession musulmane, ils comptent aussi rafler de nombreuses voix dans le nord peuplé à majorité musulmane, dans un pays où le vote ethnique et religieux reste déterminant.

Pour être élu dès le premier tour, le vainqueur doit obtenir, outre la majorité des suffrages exprimés, au moins 25% des voix dans les deux tiers des 36 Etats de la fédération auxquels s’ajoute le territoire d’Abuja. Sinon un second tour devrait avoir lieu dans les 21 jours.

Ce scrutin est crucial : le Nigeria – 216 millions d’habitants – devrait devenir en 2050 le troisième pays le plus peuplé au monde, tandis que l’Afrique de l’Ouest est menacée par un fort recul démocratique et la propagation de violences jihadistes.

La première économie du continent est devenue une puissance culturelle mondiale, grâce notamment à l’Afrobeats, genre musical qui enflamme la planète avec des stars comme Burna Boy.

Mais face aux immenses difficultés du quotidien, aggravées par de récentes pénuries, de nombreux Nigérians appellent au « changement », écœurés par des décennies de mauvaise gouvernance et une élite vieillissante, réputée corrompue.

Le Nigeria poursuit lundi la publication des résultats de la présidentielle. Le pays compte 36 Etats et le territoire de la capitale fédérale Abuja.

Les élections de samedi marquées par des irrégularités. Des organisations de la société civile demandent des comptes à la commission électorale

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Nigéria : les élections marquées par des irrégularités

by admin9775 27 février 2023
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Un enfer électoral, c’est ainsi que des Nigérians ont décrit les élections de samedi dans leur pays. Des problèmes logistiques et sécuritaires ont entraîné des retards généralisés, provoquant la frustration des électeurs, dont certains n’avaient toujours pas voté jusqu’à dimanche matin. Des accusations de fraudes ont aussi déjà été enregistrées.

« Jusqu’à 15 heures, il ne s’est rien passé, seulement nous avons constaté que certains membres de la commission ad hoc de l’INEC étaient à l’intérieur en train de prendre des empreintes. Les gens ont commencé alors à se battre, provoquant le chaos. », raconte Ibe Tracy Onyechi, fonctionnaire nigériane.

Les dysfonctionnements dénoncés dimanche par à Abuja par Yiaga Africa. Le plus grand organisme d’observation électorale du pays, affirmant que dans certaines circonscriptions les électeurs n’ont pas pu voter.

« Les irrégularités sont telles qu’honnêtement, en tant qu’organisation, nous ne pouvons pas les cautionner, ou ne pouvons plus excuser. Nous en sommes arrivés au point où, en tant qu’organisation de la société civile, qui a lutté pour instaurer la confiance dans le processus, la confiance dans la CENI. Nous avons aussi la responsabilité de demander à la commission électorale de rendre des comptes pour ces irrégularités que nous avons observées. Lorsque nous aurons notre rapport final, nous donnerons plus de détails à ce sujet. Mais nous savons qu’il y a des endroits où les élections ne se sont pas déroulées. », explique Cynthia Mbamalu, directrice de programme Yiaga Africa.

Plus de 87 millions d’électeurs étaient appelés samedi à choisir parmi 18 candidats la personne qui aura la lourde tâche pendant quatre ans de redresser le Nigeria, plombé par une économie en berne, les violences récurrentes de groupes armés et de bandits, ainsi qu’un appauvrissement généralisé de la population.

L’annonce des résultats, Etat par Etat, va prendre du temps : après avoir donné dimanche les chiffres pour Ekiti, un petit Etat du sud-ouest, la Commission électorale nationale (Inec) a reporté la suite à lundi matin. Le Nigeria compte 36 Etats et le territoire de la capitale fédérale Abuja.

Plus tôt dimanche, le candidat de l’opposition (PDP), Atiku Abubakar, avait appelé l’Inec à rester neutre et à publier les résultats au plus vite, accusant certains gouverneurs d’essayer de compromettre le processus électoral.

« Ce sera un mauvais service rendu aux Nigérians et une négation de la démocratie si quiconque subvertit la volonté du peuple telle qu’elle s’est librement exprimée dans les urnes hier », a déclaré dans un communiqué l’ancien vice-président, qui brigue la présidence pour la sixième fois.

De son côté, le Parti travailliste de l’outsider Peter Obi a accusé samedi soir l’Inec de « refuser de faire remonter les résultats » dans l’Etat de Lagos – qui compte le plus grand nombre d’électeurs inscrits dans le pays (7 millions) – et celui du Delta (sud-est), évoquant des « pressions » du parti au pouvoir (APC).

Dans un communiqué l’Inec a reconnu des « problèmes techniques » liés à l’utilisation de nouvelles technologies de collecte et de centralisation des résultats de quelque 176 000 bureaux de vote pour la première fois dans une élection nationale. Elle a toutefois assuré que « ces résultats sont en sécurité (…) et ne peuvent pas être falsifiés ».

Le vote s’est globalement déroulé dans le calme, malgré quelques incidents sécuritaires et des couacs logistiques, qui ont provoqué des retards, attisant les craintes de manipulation des votes, alors que les scrutins précédents ont été entachés par des accusations de fraudes.

« Laissez le Nigeria décider », a écrit sur Twitter Burna Boy, star nigériane de la musique, interpellant la Commission électorale. Ce lauréat des Grammy Awards leur a lancé un avertissement: « N’essayez pas de faire de la magie avec les résultats ».

La veille au soir, dans plusieurs bureaux à travers le pays, des foules d’électeurs filmaient en direct dans la nuit avec leur smartphone les dépouillements, comptant à voix haute les bulletins avec les agents électoraux, dans une ambiance festive.

– Vers un second tour? –

Situation inédite depuis le retour à la démocratie en 1999, le Nigeria pourrait connaître une présidentielle à deux tours si Peter Obi, qui a réussi à s’imposer comme un adversaire sérieux face aux deux partis dominant traditionnellement la politique nigériane, transforme l’essai dans les urnes.

L’ex-gouverneur d’Anambra (sud-est), un chrétien de 61 ans soutenu par le petit Parti travailliste (LP) est très populaire auprès de la jeunesse.

Ses deux principaux adversaires, rompus à l’exercice du pouvoir, bénéficient d’une vaste assise nationale. Tous deux de confession musulmane, ils comptent aussi rafler de nombreuses voix dans le nord peuplé à majorité musulmane, dans un pays où le vote ethnique et religieux reste déterminant.

Pour être élu dès le premier tour, le vainqueur doit obtenir, outre la majorité des suffrages exprimés, au moins 25% des voix dans les deux tiers des 36 Etats de la fédération auxquels s’ajoute le territoire d’Abuja. Sinon un second tour devrait avoir lieu dans les 21 jours.

Ce scrutin est crucial : le Nigeria – 216 millions d’habitants – devrait devenir en 2050 le troisième pays le plus peuplé au monde, tandis que l’Afrique de l’Ouest est menacée par un fort recul démocratique et la propagation de violences jihadistes.

La première économie du continent est devenue une puissance culturelle mondiale, grâce notamment à l’Afrobeats, genre musical qui enflamme la planète avec des stars comme Burna Boy.

Mais face aux immenses difficultés du quotidien, aggravées par de récentes pénuries, de nombreux Nigérians appellent au « changement », écœurés par des décennies de mauvaise gouvernance et une élite vieillissante, réputée corrompue.

Le Nigeria poursuit lundi la publication des résultats de la présidentielle. Le pays compte 36 Etats et le territoire de la capitale fédérale Abuja.

Les élections de samedi marquées par des irrégularités. Des organisations de la société civile demandent des comptes à la commission électorale

Africanews via CONGO PUB Online

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Afrique

Sommet de la CEEAC : Les chefs d’État et de gouvernement condamnent le M23 pour les exactions commises en RDC

by admin9775 26 février 2023
written by admin9775

La ville de Kinshasa a abrité, samedi dernier, le 22ème sommet des chefs d’État et de gouvernement de la Communauté des États de l’Afrique Centrale ( CEEAC). Presideé par le Le chef de l’État, Félix Tshisekedi, la 22ème session ordinaire de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de la Communauté Économique des États d’Afrique central s’est tenue au chapiteau de la cité de l’Union Africaine.

Le président de la RDC a dressé le bilan de sa mandature en termes d’actions et d’initiatives au bénéfice du progrès régional. Tout en relevant le caractère inédit et historique de cette session coïncidant avec la tenue de la toute première Conférence maritime de la CEEAC, Félix Tshisekedi a mis en relief les grands axes sur lesquels s’est cristallisée sa mandature avec, à la clé, une volonté clairement affichée d’accélérer l’intégration et le développement de l’Afrique centrale.

Il s’agit de l’éducation, de la santé et de la culture au travers desquels il s’est engagé à changer de paradigme pour mettre la priorité sur le développement du capital humain au sein de l’organisation.

S’agissant notamment de la situation sécuritaire préoccupante dans l’Est de la RDC, la Conférence a condamné, « sans réserve », le groupe rebelle du M23 pour les nombreuses exactions et violations dont il se rend chaque jour coupable dans l’Est de la RDC.

La déclaration finale du sommet de Kinshasa exprime aussi la solidarité de la Communauté envers les populations congolaises, victimes de l’insécurité entretenue par ce groupe terroriste. Elle invite les autorités de la RDC et du Rwanda à privilégier les voies pacifiques pour résoudre leurs différends.

Les présidents Joao Lourenço d’Angola et Évariste Ndayishimiye du Burundi ont été appelés à poursuivre leurs efforts de paix dans le cadre des processus de Luanda et de Nairobi dans lesquels ils sont fortement impliqués.

Pour faire face à la crise humanitaire préoccupante qui sévit dans la région reflétée par le nombre exponentiel des réfugiés et des déplacés au sein de l’espace CEEAC, il a été décidé de la mise en place d’une contribution spéciale des États membres visant l’établissement d’un fonds de solidarité au profit des victimes.

Le président Félix Tshisekedi a reçu les félicitations de ses pairs pour l’organisation de la première Conférence maritime de la CEEAC assortie de l’élaboration d’une politique maritime ainsi que des stratégies relatives au développement de l’économie bleue durable en Afrique centrale pour la sécurisation des intérêts vitaux en mer et dans les eaux continentales partagées de la région.

Au cours de cette 22e session ordinaire, le président Félix Tshisekedi a cedé le bâton de commandement de la CEEAC à son homologue gabonais Ali Bongo.

Dans son mot d’acceptation, le président entrant, Ali Bongo Ondimba, a salué le mandat de son prédécesseur avant d’inviter ses pairs à agir de manière collective afin de s’approprier les dossiers de la CEEAC pour des solutions idoines. La préservation des systèmes forestiers ainsi que le financement de l’organisation seront au centre de sa mandature, a-t-il fait savoir.

Une motion de remerciement des chefs d’État et de gouvernement de la CEEAC à l’endroit du président Félix Tshisekedi et du peuple congolais a été lue pour confirmer l’expression de satisfaction des uns et des autres quant à la réussite de ces assises.

Au total, 7 chefs d’État ont pris part à cette 22ème session ordinaire de la CEEAC. Il s’agit des présidents Denis Sassou Nguesso du Congo-Brazzaville, Esdrass Ndayishimiye du Burundi, Idriss Deby Into du Tchad, Ali Bongo Ondimba du Gabon, Faustin-archange Touadéra de la République centr’africaine, Carlos Villa Nova de Sao Tomé et Principe. Le prochain sommet de la CEEAC se tiendra, en juin 2023, à Libreville, au Gabon.

Par Rachel Kitsita

Actu 30 via CONGO PUB Online

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Afrique

BVMAC : Pourquoi SIAT Gabon a été radié de la cote

by admin9775 24 février 2023
written by admin9775

Après plus de 10 ans de présence à la cote de la bourse sous régionale, SIAT Gabon a officiellement été radié le 17 février dernier, réduisant à 6 le nombre de lignes sur le compartiment actions.

Les 201 395 actions de la Société d’Investissement pour l’Agriculture Tropicale du Gabon (SIAT Gabon) ont officiellement été radiés de la cote de la BVMAC le 17 février dernier. Théoriquement, la radiation d’une valeur mobilière peut s’opérer à la demande de la société cotée, ou encore en cas de manquement répété aux obligations exigées par les autorités de la Bourse ce qui semble être le cas pour SIAT Gabon.

 La BVMAC elle, indique que ce retrait est une « injonction » de la Cosumaf, le régulateur du marché financier régional qui lui-même s’est appuyé sur des dispositions du règlement général de la BVMAC entres autres. Celui-ci dispose en son article 22 que les émetteurs dont les valeurs mobilières sont inscrites à la cote doivent « prendre les mesures prescrites à l’article 31 afin de rendre satisfaisant le taux de rotation et la régularité des transactions sur les Valeurs en cause » ; « voir une politique cohérente et transparente en matière d’information des actionnaires sur la situation de l’entreprise ». L’article 21 du même texte fait obligation à l’émetteur de cette valeur de désigner un Responsable des relations avec les Investisseurs et le public en général. 

Ce qui ne semble pas avoir été le cas pour cette valeur cotée en 2013. À 28 500 FCFA, son cours d’introduction est resté le même 10 ans après. Entre 2018 et 2023, la valeur n’a pas été l’objet d’une moindre transaction, soit une performance nulle. SIAT Gabon a surtout fait face à des difficultés en interne. Spécialisé dans la production d’hévéa, d’huile de palme et dans l’élevage, la filiale du Belge SIAT est confronté depuis plusieurs années à des problèmes de trésorerie. La baisse du cours du caoutchouc sur le marché international et la pandémie du Covid-19 n’ont pas arrangé les choses. En 2020, l’entreprise a été contrainte d’arrêter ses activités durant plusieurs mois en raison des grèves répétitives de son personnel ce qui a impacté sur ses performances. 

Siat Gabon a été créée le 05 Avril 2004 au terme du processus de privatisation des entités parapubliques Agrogabon – Hévégab et le Ranch de la Nyanga. À la recherche de fonds pour financer ses projets de développement, l’entreprise avait, en 2013, lancé une offre publique de vente d’actions au prix unitaire de 28.500 FCFA. La BVMAC invite donc « invite les titulaires desdites actions à se rapprocher des principaux dirigeants de la société SIAT Gabon dont le siège est situé en République Gabonaise, en vue des formalités de leur incorporation dans le noyau dur des actionnaires inscrits au nominatif pur dans le Grand Livre de la société, ou de tout autre traitement que le Groupe SIAT Belgique voudrait bien leur réserver. » 

Consécutivement à ce retrait, la capitalisation boursière globale du compartiment actions a baissé de 32,29 % à 442,2 milliards de FCFA et corrélativement le flottant est tombé à 64, 6 milliards venant de 70 milliards. 

EcoMatin via CONGO PUB Online

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