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Category:

Afrique

À la UneAfrique

Sénégal: le président s’engage à organiser la présidentielle «dans les meilleurs délais»

by Sam's Londele 16 février 2024
written by Sam's Londele

Au lendemain de l’annulation du report de la présidentielle par le Conseil constitutionnel, le président du pays déclare dans un communiqué s’engager à mener « sans tarder les consultations nécessaires pour l’organisation de l’élection présidentielle dans les meilleurs délais ».

Au lendemain de l’arrêt historique des « Sages », le Sénégal, dans l’attente de savoir quand et comment il allait voter, était suspendu à la réaction du président du pays. Le chef de l’Etat Macky Sall a rompu le silence sous la forme d’un communiqué publié par ses services.

Il « entend faire pleinement exécuter la décision du Conseil constitutionnel » et « mènera sans tarder les consultations nécessaires pour l’organisation de l’élection présidentielle dans les meilleurs délais », dit le texte. Ce même texte ajoute que Macky Sall « a pris acte de cette décision [du Conseil constitutionnel, Ndlr] qui s’inscrit dans le cadre des mécanismes juridictionnels normaux ».

Communiqué de presse: pic.twitter.com/3oFaYFVur8

— Présidence Sénégal (@PR_Senegal) February 16, 2024

Macky Sall lève ainsi le doute sur sa volonté d’appliquer la décision de la plus haute instance judiciaire du pays, alors qu’il y a quelques jours encore il avait laissé ouverte la possibilité de ne pas exécuter une décision du conseil des Sages lors d’un entretien avec l’agence de presse américaine AP.

Le président Macky Sall promet donc d’entreprendre les consultations nécessaires pour définir une date. Depuis jeudi, des rencontres ont d’ailleurs commencé entre le président sortant et certains candidats. D’autres confirment avoir été contactés. Tous ne sont pas d’accord encore sur la pertinence de ces discussions avec le président, pointenotre correspondante à Dakar, Léa-Lisa Westerhoff.

Nous voulons plus de clarté, affirment ainsi les candidats Déthié Fall et Anta Babacar Ngom, sur ce que ce « meilleur délai » veut dire, et la garantie que l’élection sera organisée avant la fin du mandat du président de la République. Car aucun rendez-vous électoral n’a encore été annoncée par le chef de l’État, alors que certains membres de la majorité affirment déjà qu’il sera difficile d’organiser une présidentielle avant le 2 avril, comme l’exige la Constitution. Résultat, la société civile dit vouloir maintenir la pression et tente de poursuivre sa mobilisation.

À Dakar, deux manifestations non-autorisées étaient par exemple annoncées ce vendredi après-midi pour protester contre le report de la présidentielle, indique notre correspondante Juliette Dubois. Les organisateurs les ont maintenues malgré la décision du Conseil constitutionnel d’invalider le report et le communiqué de la Présidence sénégalaise. Une centaine de personnes sont finalement sorties brièvement dans le quartier des Parcelles assainies, dont des figures du mouvement de la société civile, la plateforme F24 et des citoyens, pour demander le départ du président au 2 avril, date de fin de son mandat. Une marche qui a été dispersée par des gaz lacrymogènes des forces de sécurité au bout d’un quart d’heure.

A Dakar, des manifestants maintiennent la pression: «Soit ils organisent les élections, soit les manifestations continueront»Juliette Dubois :

RFI via CONGO PUB Online

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À la UneAfrique

Addis-Abeba : la RDC élue par les trois quarts des Membres comme Membre du Conseil de paix et de sécurité de l’Union Africaine pour un Mandat de deux ans !

by Sam's Londele 16 février 2024
written by Sam's Londele

Vendredi, 16 février 2024-Une forte délégation de la République démocratique du Congo participe en ce moment, aux travaux de 37ième session ordinaire du Sommet des chefs d’État et de gouvernement qui sont précédés par la Réunion de la 44 ième session ordinaire du Conseil exécutif de l’Union Africaine où les Ministres des États membres sont entrain d’examiner les différents rapports présentés par les experts interétatiques en vue de préparer les recommandations à soumettre au Sommet des chefs d’États et des gouvernements.

Ces assises se tiennent du 14 au 18 février 2024 à Addis-Abeba la capitale éthiopienne.

Il est vrai que plusieurs matières y sont examinées, mais le contexte actuel de la République démocratique du Congo requiert que la délégation puisse mettre plus l’accent sur l’aspect sécuritaire de la diplomatie pour juguler la crise qui endeuille l’Est du pays suite à l’agression rwandaise avec la complicité des Puissances obscures.

Dans cette optique, une séance spéciale dédiée à la communauté d’Afrique de l’Est ( EAC) se tient ce 16 février 2024 et Christophe Lutundula Apala pen’Apala et Antipas Mbusa Nyamwisi, respectivement vice-premier ministre, en charge des Affaires étrangères et ministre d’État en charge de l’Intégration Régionale y participent pour le compte de la République démocratique du Congo.

Il sied de noter déjà que grâce à la diplomatie agissante impulsée par le président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, avant même la fin des assises, la République démocratique du Congo vient d’être élue par les trois quarts des Membres comme Membre du Conseil de paix et de sécurité de l’Union Africaine pour un Mandat de deux ans.

La fin du Sommet marquera, la fin du Mandat de la Présidence des Comores et le passage du Flambeau à la Mauritanie pour un Mandat d’un an à la tête de l’Union Africaine.

Le président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, est attendu en personne dans la capitale éthiopienne pour marquer sa présence audit sommet.

Laurette Mandala
Shadrack Mbambi

OKAPI NEWS via CONGO PUB Online

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À la UneAfrique

Sénégal: le Conseil constitutionnel annule le report de la présidentielle

by admin9775 16 février 2024
written by admin9775

C’est une décision historique tant le report de la présidentielle est à l’origine d’une crise politique majeure et inédite au Sénégal. Ce jeudi, le Conseil constitutionnel a tranché et a jugé contraire à la Constitution la loi qui reporte la présidentielle au 15 décembre. Dans cette même décision, il a annulé le décret du président Macky Sall qui annulait la convocation du corps électoral pour le 25 février. 

Pourquoi ? Le conseil des Sages fonde sa décision sur un principe de sécurité juridique, l’article 103 qui indique que personne ne peut réformer le nombre et la durée du mandat du président. Selon lui, le report de la présidentielle viole cet article intangible de la Constitution qui verrouille le nombre et la durée du mandat du président.

En clair, en reportant la présidentielle au 15 décembre, le président resterait au pouvoir au-delà de son mandat qui se termine le 2 avril. Un fait impossible, selon le Conseil constitutionnel, du fait de ce verrou.

« C’est une décision qui réhabilite l’image de la démocratie au Sénégal »

Quand les Sénégalais vont-ils donc élire leur futur président ? Concernant la date, le Conseil affirme tout de même qu’il ne sera plus possible d’organiser un scrutin le 25 février prochain. Il invite donc les autorités compétentes à organiser ce scrutin dans « les meilleurs délais ».

« C’est une décision qui réhabilite l’image de la démocratie au Sénégal », a réagi Aminata Touré, ex-Première ministre dont la candidature à la présidentielle n’a pas été validée. Selon elle, cette décision « tout à fait normale », « était attendue par tous les sénégalais et les amis du Sénégal » et elle « remet le Sénégal dans son chemin habituel qu’on aurait jamais dû quitter ». « Les violations étaient tellement flagrantes que le Conseil constitutionnel est venu mettre un terme à tout ça », ajoute-t-elle. 

RFI via CONGO PUB Online

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À la UneAfrique

Sénégal : le gouvernement restreint l’accès à internet

by Sam's Londele 14 février 2024
written by Sam's Londele

Le gouvernement sénégalais a suspendu mardi, l’accès aux données mobiles. La mesure a été prise alors que le collectif ‘’ protégeons nos élections’’ avait appelé à une marche contre le glissement du calendrier électoral.

L’accès à internet avait déjà été restreint pendant au moins 8 jours pendant que le parlement se prononçait sur le report de la présidentielle.

Les autorités sénégalaises justifient ces restrictions par ‘’ la diffusion sur les réseaux sociaux de messages de haine subversifs qui ont déjà provoqué de violentes manifestations’’.

La semaine dernière, au moins trois manifestants ont été tués.

L’ONU a fait part de sa préoccupation suite aux informations faisant état d’un recours inutile et disproportionné à la force contre les manifestants. Tout en appelant les autorités sénégalaises au respect du droits des populations de manifester pacifiquement.

Le climat politique reste délétère au Sénégal. Alors que sa marche a été interdite mardi, l’opposition annonce qu’elle descendra dans la rue samedi.

AFRICA NEWS via CONGO PUB ONLINE

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À la UneAfrique

Le sénégal s’enfonce dans la crise après la répression de manifestations

by Sam's Londele 11 février 2024
written by Sam's Londele

Le Sénégal s’enfonce dans la crise politique : deux décès ont été signalés lors de manifestations contre le report des élections par le président Macky Sall.

Un homme de 23 ans est décédé samedi après avoir été abattu lors d’affrontements à Dakar, la capitale, tandis dans le nord du pays, à Saint-Louis, un étudiant de 22 ans a perdu la vie, vendredi, dans des circonstances encore incertaines.

Le président Macky Sall a pris de court tout le monde en reportant les élections à trois semaines du scrutin.

Une décision entérinée par l’Assemblée nationale qui a voté un ajournement de l’échéance électorale au 15 décembre, après avoir expulsé par la force les députés de l’opposition.

Le 9 février, des manifestations d’ampleur ont eu lieu partout dans tout le pays, à Dakar, la police a fait un usage abondant de gaz lacrymogènes pour tenir à distance les personnes qui cherchaient à se rassembler aux abords de la place de la Nation.

La répression a suscité une vague d’indignation dans l’opposition et chez certains alliés du pouvoir.

Une nouvelle manifestation lancée par un collectif de la société civile, nommé (« Protégeons notre élection »), est prévue mardi.

AFRICA NEWS via CONGO PUB Online

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À la UneAfrique

Sénégal : « Les manifestants ont déversé leur colère sur tout ce qu’ils ont vu »

by Sam's Londele 10 février 2024
written by Sam's Londele

Le Sénégal a connu vendredi sa journée de manifestations la plus intense depuis le report de l’élection présidentielle par l’Assemblée nationale le 5 février. Une personne a perdu la vie à Saint-Louis. Dans le quartier de Cité des eaux, dans la capitale, les habitants fustigent des destructions excessives, bien que certains reconnaissent comprendre la colère des manifestants.

La tension est montée d’un cran vendredi 9 février au Sénégal. Six jours après l’annonce par le président Macky Sall de l’interruption de la présidentielle du 25 février, reportée depuis au 15 décembre par l’Assemblée nationale, des manifestations ont eu lieu à travers le pays. La mort d’un jeune étudiant dans la ville portuaire de Saint-Louis a provoqué un vif émoi. Une enquête a été ouverte pour établir les circonstances de sa mort. Une seconde personne est morte à Dakar, samedi matin, succombant à une blessure par balle à l’abdomen, a confirmé à France 24 son frère.

Dans le quartier Cité des eaux, dans la capitale, le chantier d’un autopont a été pris pour cible par les manifestants. Une pilule dure à avaler pour les habitants, qui fustigent un niveau de violence excessif.

« Nous avons dû fuir »

Samedi matin, les équipes du chantier inspectent les dégâts. Devant elles : plusieurs tractopelles carbonisées. « Ils ont aspergé l’intérieur d’essence, c’est comme ça qu’ils les ont brûlées », indique l’un des responsables, casque blanc sur la tête et gilet fluo.

Les travailleurs du chantier devant une tractopelle carbonisée par les manifestants.

« Ce n’est pas la première fois qu’il y a des manifestations ici, notre chantier est une cible car il s’agit d’un projet de l’État », explique-t-il. « Mais d’habitude, les protestataires restent aux abords des barrières. Il y a de la sécurité ici mais vous ne pouvez pas arrêter cent personnes, nous avons dû fuir. »

L’homme attend l’huissier qui doit évaluer le coût de la casse. « Il faut remplacer six machines. On ne sait pas quand ça va reprendre parce qu’il pourrait bien y avoir d’autres manifestations. »

Plus loin, un expert des dommages vêtu de noir, employé de la société propriétaire de la bétonneuse, contemple l’engin encore fumant. « Ils ont déversé leur colère sur tout ce qu’ils ont vu », commente-t-il, dubitatif.

« Une marmite qui couve »

Autour du large périmètre entouré de barrières qui délimite le chantier, la foule s’agite. Une dispute éclate alors qu’un conducteur de scooter tente de forcer l’étroit passage pour piétons.

Certains s’arrêtent quelques secondes, observent la désolation et commentent les événements de la veille. « Les manifestants voulaient contester le report de l’élection. Mais ceci est le bien d’autrui ; c’est un projet utile pour la population », soupire Ahmed, 73 ans, corps élancé dans une tunique traditionnelle bleu ciel.

« À cause de ça, nous n’avons pas d’électricité depuis hier car les flammes ont touché les poteaux électriques », déplore cet habitant du quartier.

S’il se dit volontiers choqué par l’ampleur des destructions, Ahmed ne soutient pas pour autant la décision de repousser l’élection. « Je suis pour le respect du droit et de la Constitution », lance-t-il, lapidaire.

« Nous sommes dans un système démocratique ici mais le problème est que beaucoup de gens ne peuvent voter en pleine connaissance de cause. Le taux d’analphabétisme est très haut, les jeunes n’ont pas d’emploi et il y a un déficit d’information qui donne le sentiment à la population d’être prise en otage. C’est une marmite qui couve. Alors, une étincelle et hop… »

Ahmed, habitant du quartier Cité des eaux, devant le chantier pris pour cible.

Voisins en colère

Plus loin, des voix s’élèvent, un petit groupe s’excite. Au centre, Djily s’emporte contre les ouvriers du chantier, qu’il qualifie de lâches. « J’étais là. Les manifestants n’étaient pas si nombreux, ils leur ont dit d’arrêter le chantier, ont lancé quelques cailloux et tout le monde est parti, c’est incroyable. » L’homme trapu à la voix forte habite juste en face du chantier. Il n’a pas de mots assez durs pour les manifestants. « On chasse un président avec des cartes d’électeurs, pas des pierres. Huit mois de report, c’est quoi ? Rien du tout. »

Son voisin, Ablaye, acquiesce. Cet ancien informaticien à la retraite soutient le parti de Karim Wade, le Parti démocratique sénégalais (PDS), à l’origine de la commission d’enquête sur deux juges de la Cour constitutionnelle qui a conduit au report du scrutin. « Nous avons eu gain de cause car nous étions dans notre bon droit », revendique-t-il, jugeant, contrairement à ce qu’ont affirmé les juges, que son candidat avait bien renoncé à la nationalité française en temps et en heure.

Ablaye et Djily, déçus par la destruction du chantier devant leur domicile.

Le petit groupe parle de gâchis pour le quartier. « À cinq mois de la fin du projet, ils nous font ça… C’est un chantier très important pour fluidifier le trafic ; ils sont aussi en train de construire une salle de sport sous le pont », explique Ablaye.

« On peut contester, mais pas de manière aussi violente », fustige-t-il. « Mais vous savez, ici, la ville concentre toutes les frustrations. Tout le monde veut y être mais la vie y est dure. En réalité, c’est cette colère-là qui s’exprime », conclut-il.

FRANCE 24 via CONGO PUB Online

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À la UneAfrique

Sénégal : l’opposition se heurte à la police

by Sam's Londele 9 février 2024
written by Sam's Londele

La tension était à son comble ce vendredi à Dakar, la capitale du Sénégal. De violents affrontements ont opposé militants de l’opposition aux forces de l’ordre.

Les gendarmes et policiers ont usé de gaz lacrymogènes pour empêcher une manifestation des candidats de l’opposition à la présidentielle qui a été reportée. 

L’objectif de ce rassemblement était justement de protester contre la loi votée à l’Assemblée nationale pour, non seulement, reporter la présidentielle jusqu’au 15 décembre prochain, mais également proroger le mandat du président Macky Sall.

La tension a régné tout au long de l’après-midi, jusqu’à même dans la soirée de ce vendredi. Et dans ce climat tendu, les journalistes en ont fait les frais. Ils ont été chargés notamment par les forces de l’ordre. 

Certains confrères ont même été brièvement arrêtés, il y en a même qui ont été blessés dans la foulée de ces manifestations. On pouvait apercevoir de la fumée un peu partout, mais aussi les sirènes de la police qui ne cessaient de résonner tout au long de la soirée.

AFRICA NEWS via CONGO PUB Online

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À la UneAfrique

Sénégal: Macky Sall justifie le report de la présidentielle en Conseil des ministres, l’opposition s’organise

by Sam's Londele 8 février 2024
written by Sam's Londele

Macky Sall a profité le 7 février 2024 du premier Conseil des ministres depuis l’annonce du report de la présidentielle pour justifier son report. Le chef de l’État a renouvelé son appel à un dialogue avec tous les acteurs politiques du pays. « Il ne faut pas tomber dans le piège du dialogue », a immédiatement réagi un cadre d’un parti d’opposition.

Sur l’accusation qui lui est faite de tenter de rester au pouvoir d’abord, Macky Sall a répété sa décision de ne pas vouloir prendre part à la prochaine élection présidentielle du Sénégal. « Ce n’est pas celui qui a cherché à raccourcir un mandat de 7 ans qui va essayer de grignoter 10 mois, a commenté le Secrétaire général du gouvernement, Seydou Gueye, joint par RFI. Personne ne doit plus soupçonner le président de vouloir garder le pouvoir ».

Alors que beaucoup s’interrogeaient sur le sort du candidat de la majorité Amadou Ba, le chef de l’État a également renouvelé sa confiance au Premier ministre, demandé aussi que toutes les dispositions soient prises pour organiser la présidentielle à la nouvelle date fixée, le 15 décembre 2024. En clair, Amadou Ba, reste, pour l’heure, le candidat de la majorité présidentielle.

Enfin, Macky Sall a renouvelé son appel à un dialogue avec tous les acteurs politiques du pays pour « renforcer la crédibilité des institutions » et celle du scrutin. « Ce qui l’intéresse, c’est d’avoir un scrutin pacifié avec des contestations nulles », a commenté Seydou Gueye.

Le chef de l’État qui a aussi demandé à la ministre de la Justice, Aïssata Tall Sall, de prendre des mesures pour pacifier l’espace public. Certains y voient un appel à la libération de certains détenus politiques. « Il a demandé à la ministre de regarder toutes les dispositions qui permettraient d’y arriver [à la pacification de l’espace publique, Ndlr]. Donc ça concerne des dossiers qui sont en justice », a commenté Seydou Gueye, confirmant qu’il s’agissait là bien du dossier des détenus politiques.

« Avant tout dialogue, il faut rétablir le principe de l’élection le 25 février »

« Il ne faut pas tomber dans le piège du dialogue », a immédiatement réagi un cadre du parti d’opposition d’Ousmane Sonko, Amadou Ba. « La ligne rouge ? c’est le report », affirme celui qui est aussi le mandataire du candidat Bassirou Diomaye Faye. « Avant tout dialogue, il faut rétablir le principe de l’élection le 25 février », ajoute-t-il.

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Par ailleurs, une plateforme de la société civile appelle à la mobilisation. « Protéger notre élection », qui vient d’être créée, regroupe une quarantaine d’organisations, des syndicats et des personnalités indépendantes.

Elle appelle à un débrayage dans les écoles à partir de 10h, ce 9 février, et à la mobilisation des communautés religieuses, notamment des musulmans lors de la grande prière du vendredi, encouragés à venir habillés en blanc ou aux couleurs du drapeau sénégalais pour demander à revenir au calendrier électoral. Idem dans les églises dimanche.

Enfin, une vingtaine de députés s’apprêtent à saisir le Conseil constitutionnel aujourd’hui dans l’espoir que la plus haute instance juridictionnelle du pays déclare la loi sur le report de la présidentielle au 15 décembre contraire à la Constitution sénégalaise.

Et puis, autre mesure, cet éditorial commun repris par l’ensemble de la presse sénégalaise pour dénoncer la fermeture définitive de la chaîne de télévision Walf TV et appeler au retour à l’ordre constitutionnel…

RFI via CONGO PUB Online

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À la UneAfrique

Soudan : le chef du HCR rend visite aux familles déplacées

by Sam's Londele 8 février 2024
written by Sam's Londele

Le Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, Filippo Grandi, a entrepris un voyage poignant à travers le Soudan, où il a rencontré des familles déchirées par le conflit dévastateur qui ravage le pays.

Chassées de leurs foyers et de leurs moyens de subsistance par les troubles actuels, ces familles endurent des difficultés inimaginables dans les camps de déplacés disséminés à travers le pays.

Alors que le conflit ravage le Soudan depuis dix longs mois, l’ampleur des déplacements est stupéfiante, avec près de 8 millions de personnes déracinées de leurs communautés, tant à l’intérieur des frontières soudanaises qu’au-delà, cherchant refuge dans les pays voisins tels que le Tchad, le Soudan du Sud, l’Égypte et la République centrafricaine. , et l’Éthiopie.

La violence incessante a non seulement brisé des vies, mais a également mis à genoux l’économie soudanaise et paralysé son secteur de la santé autrefois florissant. Les récentes escalades du conflit, notamment la prise de Wad Madani, la deuxième plus grande ville du Soudan, par les Forces de soutien rapide, ont exacerbé les souffrances de populations déjà vulnérables. Wad Madani a servi de sanctuaire à des centaines de milliers de personnes fuyant les violences à Khartoum et ailleurs, pour ensuite être à nouveau déplacées.

Lors de sa visite en Éthiopie et au Soudan, Grandi a été témoin des dures réalités auxquelles sont confrontées les familles déplacées à l’intérieur du pays. À Port-Soudan et à Kassala, dans l’est du Soudan, il a écouté leurs histoires, amplifiant leurs voix et appelant à un soutien urgent de la communauté internationale.

La majorité des familles déplacées se retrouvent confinées dans des camps de déplacés surpeuplés, dépendant de l’aide humanitaire et de la solidarité de leurs concitoyens soudanais aux prises avec la même crise. Dans des États comme Gedaref et Kassala, où des personnes déplacées continuent d’arriver en provenance de zones de conflit, le besoin d’aide est criant.

Le HCR reste fidèle à son engagement à fournir un soutien vital aux réfugiés et aux personnes déplacées à l’intérieur du pays (PDI) à travers le Soudan. Grâce à des séances de conseil, une assistance dans les procédures d’asile, des options de réinstallation, une aide juridique et financière et des références médicales, l’agence s’efforce d’alléger les souffrances des personnes touchées par la crise.

Dans une déclaration brutale, le HCR a souligné la situation humanitaire désastreuse au Soudan, exprimant de graves inquiétudes quant à la propagation potentielle de la violence à d’autres régions du pays. À mesure que le conflit fait rage, le sort des familles déplacées devient de plus en plus désespéré, soulignant le besoin urgent d’une intervention et d’un soutien internationaux soutenus.

AFRICA NEWS via CONGO PUB Online

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À la UneAfrique

Présidentielle au Sénégal : la CEDEAO appelle au maintien des élections

by Sam's Londele 7 février 2024
written by Sam's Londele

Les autorités sénégalaises devraient organiser l’élection présidentielle ce mois-ci comme prévu au lieu de la retarder de 10 mois, a déclaré mardi le bloc régional de l’Afrique de l’Ouest, alors que le bureau des droits de l’homme des Nations Unies a exprimé son inquiétude quant à cette décision sans précédent dans l’une des démocraties les plus stables d’Afrique.

Le président Macky Sall a reporté le scrutin du 25 février en invoquant un différend électoral entre le Parlement et le pouvoir judiciaire concernant certaines candidatures. Les dirigeants de l’opposition et les candidats ont rejeté cette décision, la qualifiant de « coup d’État ».

Plusieurs députés de l’opposition ont été empêchés de voter lundi lorsque le Parlement a reprogrammé l’élection pour décembre, ce qui a suscité l’indignation et la condamnation. Le mandat de M. Sall devait prendre fin le 2 avril.

« Nous sommes déçus par mon pays », a déclaré Moustapha Kane, un enseignant de la capitale, Dakar, alors que les troubles de ces derniers jours semblaient se calmer. « Nous étions une grande démocratie. Aujourd’hui, nous risquons d’être la risée des autres pays ».

Le scrutin a été entouré de mois de controverses, depuis les affrontements meurtriers qui ont conduit Macky Sall à annoncer qu’il ne briguerait pas un troisième mandat jusqu’à la disqualification de deux dirigeants de l’opposition par la plus haute autorité électorale.

La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), qui s’est efforcée de contenir la multiplication des coups d’État dans la région, a encouragé la classe politique à « prendre des mesures urgentes pour rétablir le calendrier électoral conformément aux dispositions de la Constitution sénégalaise ».

L’élection présidentielle au Sénégal n’a jamais été reportée. La Constitution autorise le Conseil constitutionnel, la plus haute autorité électorale, à reporter le scrutin dans certaines circonstances, notamment « le décès, l’incapacité permanente ou le retrait » des candidats.

La porte-parole du bureau des droits de l’homme des Nations unies, Liz Throssell, s’est dite préoccupée par la situation au Sénégal et a déclaré que toute décision de report des élections devrait être « fondée sur des consultations élargies ».

Le sénateur américain Ben Cardin, qui préside la commission des affaires étrangères du Sénat, a déclaré que ce report « met le pays (le Sénégal) sur une voie dangereuse vers la dictature, et ne doit pas être autorisé à rester en place ».

Cette crise survient à un moment où le bloc ouest-africain se bat pour conserver ses membres. Trois pays victimes de coups d’État se sont retirés la semaine dernière après avoir accusé la CEDEAO de sanctions « inhumaines » en réponse à des prises de pouvoir militaires.

Le bloc doit limiter son ingérence dans la politique des pays membres ou étendre son rôle de supervision, a déclaré Oluwole Ojewale, analyste de l’Afrique de l’Ouest et de l’Afrique centrale à l’Institut d’études de sécurité centré sur l’Afrique.

« La CEDEAO est incohérente », a déclaré M. Ojewale. « Elle ne peut se contenter de condamner les coups d’État militaires et de menacer d’intervenir tout en tolérant un comportement politique irresponsable dans d’autres contextes. »

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