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Category:

Afrique

Afrique

Le Rwanda va recevoir jusqu’à 250 immigrés expulsés des États-Unis

by admin9775 6 août 2025
written by admin9775

Après le Soudan du Sud et l’Eswatini, le Rwanda s’apprête à accueillir des migrants expulsés par les États-Unis. Kigali et Washington ont en tout cas signé un accord en ce sens. Le nombre de 250 personnes en situation irrégulière est évoqué par la porte-parole du gouvernement rwandais citée par l’agence de presse Reuters. L’accord a été signé à Kigali en juin et une première liste de dix noms a déjà été transmise par Washington.

Des discussions étaient en cours depuis le mois d’avril entre Washington et Kigali, qui s’est donc engagé à accueillir jusqu’à 250 migrants expulsés des États-Unis. Le pays aura cependant le droit de refuser l’entrée de son territoire à toute personne dont la déportation est proposée par Washington.

« Les personnes acceptées bénéficieront d’une formation professionnelle, de soins de santé, et d’une aide à l’hébergement pour redémarrer leur vie », a précisé la porte-parole du gouvernement rwandais, citée par Reuters. Celle-ci évoque « les valeurs sociétales [du Rwanda] fondées sur la réintégration et la réhabilitation » et l’expérience commune « du déplacement » qu’ont connu « presque toutes les familles rwandaises ».

Le Soudan du Sud et l’Eswatini ont déjà commencé à accueillir des migrants

Un tel accord n’est pas nouveau pour le Rwanda, qui avait déjà signé en 2022 un projet similaire avec le Royaume-Uni, qui avait finalement été abandonné avant son entrée en vigueur. Les autorités de Kigali avaient dit à l’époque rester engagées sur les questions migratoires et être ouvertes à des discussions similaires avec d’autres pays.

Donald Trump, de son côté, a promis d’expulser des millions d’immigrés présents illégalement aux États-Unis vers des pays tiers, dont certains sont considérés comme des « criminels ».

En Afrique, le Soudan du Sud et le royaume d’Eswatini ont notamment reçu certaines de ces personnes expulsées ces dernières semaines.

RFI

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À la UneAfrique

Gabon: un influenceur exige des milliards de francs CFA pour ne pas diffuser des vidéos compromettantes du président

by admin9775 4 août 2025
written by admin9775

L’influenceur Nazih Marwan Al-Azzi, connu sur les réseaux sociaux sous le nom Nazih, a été arrêté au Liban. Âgé de 25 ans, ce jeune Gabonais d’origine libanaise avait défrayé la chronique après avoir affirmé détenir des vidéos et audios impliquant le président gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema. Des enregistrements qui pourraient faire vaciller le Gabon, selon lui. Il demande à Libreville six milliards de francs CFA pour ne pas les diffuser.

Brièvement interpelé puis relâché par les services spéciaux du Gabon, Nazih s’est retrouvé au Liban où il a multiplié les invectives contre le président gabonais. Le jeune homme a été interpelé à Beyrouth par la Direction générale de la sûreté du Liban à la demande des autorités gabonaises, a confié à RFI une source sécuritaire gabonaise. Le Liban aurait agi à la suite de la diffusion par Nazih d’un premier enregistrement d’une conversation privée entre lui et le président gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema.

Toute la semaine dernière, l’influenceur a tenu le Gabon en haleine en affirmant que l’enregistrement diffusé n’était pas le dernier : il détiendrait 46 autres et 14 vidéos « compromettants », affirme-t-il

Pour acheter son silence, il a exigé au président une somme de six milliards de francs CFA (soit environ 9 millions d’euros). Un chantage qui a fait bondir les Gabonais.

Dans un communiqué, la communauté libanaise du Gabon s’est désolidarisée de son compatriote. De son côté, Beyrouth pourrait extrader le jeune homme au Gabon où il risque d’être inculpé pour corruption en bande organisée, chantage et injures publiques. Il n’existe pas d’entraide judiciaire entre le Liban et le Gabon, mais les deux pays auraient trouvé un arrangement.

RFI

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Afrique

Présidentielle au Cameroun: le Conseil constitutionnel se penche sur 35 recours sur des candidatures

by admin9775 4 août 2025
written by admin9775

Rendez-vous de la dernière chance lundi 4 août 2025 devant le Conseil constitutionnel pour les candidats recalés à la présidentielle du 12 octobre au Cameroun. Ses 11 membres étudient les 35 recours introduits à la suite de la publication le 26 juillet, par Election Cameroon (Elecam), de la liste provisoire des candidats retenus pour le scrutin. Parmi ces recours, celui du Mouvement africain pour la nouvelle indépendance et la démocratie (Manidem) pour le compte de Maurice Kamto, présenté comme le principal opposant du pouvoir.

Pour la plupart, les recours portent sur des demandes de réhabilitation des candidatures rejetées. C’est dans ce lot que se retrouve Maurice Kamto, le candidat du Manidem. Sa candidature n’a pas traversé le stade du premier tamis effectué par le Conseil électoral.

Elecam reprochait au Manidem d’avoir à lui seul investi deux candidats : Maurice Kamto et Dieudonné Yebga. Conséquence : les deux postulants avaient été recalés pour pluralité de candidature. Le Manidem et son candidat, qui contestent cette motivation, ont déjà annoncé qu’ils iront au conseil avec une certaine détermination : déjà pour justifier de la régularité de l’investiture de Maurice Kamto, mais aussi démontrer que la deuxième candidature déposée au nom du même parti aurait été montée artificiellement et frauduleusement pour bloquer celle de Maurice Kamto.

En plus des requérants qui espèrent leur réadmission dans le processus électoral, il y a ceux qui vont devoir défendre leur candidature contre des demandes d’invalidation formulées par des tiers. Il en est ainsi de la candidature du président sortant Paul Biya, déjà validée par Elecam mais attaquée au Conseil constitutionnel par trois requérants qui entendent tous démontrer que la candidature du président est illégale.

Une audience publique et sous tension ?

Également sous la menace, la candidature d’Issa Tchiroma Bakary, contestée qu’elle est en interne par des éléments de son propre parti, le Front pour le salut national du Cameroun. L’ancien ministre de l’Emploi et de la formation professionnelle Issa Tchiroma figure parmi les 13 candidats retenus pour la course à la magistrature suprême.

Si l’audience est annoncée publique, elle pourrait se dérouler sous une certaine tension. Un dispositif policier conséquent est annoncé sur tous les axes qui mènent au siège du Conseil.

La liste définitive des candidats sera connue à l’issue de l’examen de 35 réclamations, lundi encore, par le Conseil constitutionnel.

RFI

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À la UneAfrique

Angola: après des jours de violences meurtrières, le président João Lourenço remercie la police

by admin9775 2 août 2025
written by admin9775

Après plusieurs jours de violences inédites, le calme revient en Angola. Dans un « message à la nation » vendredi 1er août, le président João Lourenço a défendu l’action du gouvernement et de la police. Cela alors qu’au moins 22 personnes ont trouvé la mort lors d’affrontements avec les forces de l’ordre et plus de 1 200 personnes ont été arrêtées au cours de manifestations ayant débuté après la hausse du prix du carburant.

En s’adressant à la nation, le chef de l’État angolais a condamné « des actes criminels » et présenté ses « sincères condoléances » aux familles endeuillées lors de ces événements. « Nous ne pouvons tolérer plus de souffrance et de deuil parmi les Angolais », a notamment déclaré Joao Lourenço dans ce message enregistré. Il y a dénoncé « les actes (de vandalisme) perpétrés par des citoyens irresponsables, manipulés par des organisation antipatriotiques (…) via les réseaux sociaux ».

Le président angolais, qui salue le travail de la police, de la justice et des personnels de santé ces derniers jours, dit « comprendre que de nombreux problèmes sociaux restent à résoudre ». Il assure que « l’État fait de son mieux » pour accélérer le développement du pays et la création d’emplois en Angola.

Joao Lourenço a également annoncé que des mesures de soutien vont être prises pour aider les commerces affectés par les violences des derniers jours.

Aucune mention de la hausse du carburant

M. Lourenço, du parti MPLA au pouvoir depuis l’indépendance du Portugal en 1975, n’a pas mentionné la hausse des prix du carburant du 1er juillet, qui a conduit cette série de manifestations dans un pays au niveau de pauvreté élevé en dépit de ses vastes richesses pétrolières.

Des dizaines de magasins et entrepôts de Luanda ont été pillés et des véhicules attaqués lundi et mardi lorsqu’une grève contre la hausse des prix du carburant a dégénéré en l’un des épisodes de contestation les plus violents depuis des années dans ce pays. Les troubles se sont étendus à plusieurs provinces.

Au moins 22 personnes ont trouvé la mort, dont un policier et quelque 270 personnes ont été blessées, dont dix membres des forces de l’ordre, selon le décompte du porte-parole de la police nationale. Il n’en a pas précisé les circonstances.

Les transports publics circulent de nouveau dans plusieurs quartiers de Luanda, après avoir été progressivement remis en service à partir de mercredi. Les magasins rouvrent progressivement leurs portes également

Le ministre angolais de l’intérieur Manuel Homem assure que la situation sécuritaire dans le pays est sous contrôle et stable, même si des tensions subsistent dans certaines régions.

« La faim et l’extrême pauvreté »

Manifestants, ONG et parti d’opposition accusent les forces de sécurité d’en être responsables. Les pillages illustrent « la faim et l’extrême pauvreté affectant une majorité d’Angolais », ont dénoncé conjointement plusieurs ONG locales de défense des droits humains. « L’expression légitime de l’indignation du peuple ne saurait servir de justification au fait de tuer des gens sans défense », ajoutent les ONG.

Parmi les victimes, la mort de Silvia Mubiala, mère de six enfants, tuée par balle alors qu’elle tentait de protéger son petit garçon, a causé un vif émoi sur les réseaux sociaux.

RFI

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À la UneAfrique

Sommet régional historique pour la paix dans l’Est de la RDC : fusion des mécanismes de l’EAC et de la SADC

by admin9775 2 août 2025
written by admin9775

Nairobi a accueilli ce vendredi 1er août 2025 une réunion cruciale des coprésidents de la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC) et de la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC) pour harmoniser les stratégies régionales de stabilisation de l’Est de la République démocratique du Congo. Présidée conjointement par William Ruto, président kényan et chef en exercice de l’EAC, et Emmerson Mnangagwa, président zimbabwéen et leader de la SADC, cette rencontre s’inscrit dans le sillage des récents accords de Washington et de Doha.

Une architecture institutionnelle unifiée

Les décisions majeures issues de ce sommet comprennent :

  1. La fusion immédiate des structures de l’EAC, de la SADC et de l’Union africaine, y compris les mécanismes de médiation et de facilitation
  2. La création d’un secrétariat technique conjoint basé à Addis-Abeba sous la direction de l’Union africaine
  3. L’élaboration de termes de référence unifiés pour les médiateurs et facilitateurs régionaux

Contexte diplomatique récent

Cette initiative régionale fait suite à deux avancées significatives :

  • L’accord de paix RDC-Rwanda du 27 juin à Washington sous médiation américaine
  • La déclaration de principes du 22 juillet à Doha entre le gouvernement congolais et la rébellion du M23, facilitée par le Qatar

Prochaines étapes

Un sommet extraordinaire virtuel est prévu dans les sept jours, élargi à d’autres chefs d’État des deux régions. Ce sommet devra valider les nouvelles structures et examiner les progrès accomplis dans la mise en œuvre des accords.

Défis persistants sur le terrain

Malgré ces avancées diplomatiques, plusieurs obstacles subsistent :

  • Les mesures de confiance prévues dans la déclaration de Doha tardent à se concrétiser
  • Le calendrier serré (négociations avant le 8 août, signature avant le 17 août) semble compromis
  • La coordination entre les différents processus diplomatiques reste complexe

Perspectives

Les observateurs soulignent l’urgence d’une mise en œuvre effective des décisions prises à Nairobi pour :

  • Éviter l’échec du processus de paix
  • Maintenir la dynamique positive initiée à Washington et Doha
  • Garantir la souveraineté et l’intégrité territoriale de la RDC

Ce sommet marque une étape importante dans la recherche d’une solution africaine à la crise des Grands Lacs, tout en s’inscrivant dans le cadre plus large des initiatives internationales récentes. La prochaine semaine sera cruciale pour évaluer la capacité des différents acteurs à transformer ces engagements politiques en actions concrètes sur le terrain.

Par Basengezi Ntomo, correspondant à Goma
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À la UneAfrique

Un nouveau chapitre s’ouvre pour la paix dans les Grands Lacs

by admin9775 2 août 2025
written by admin9775

La première réunion du Comité mixte de suivi de l’Accord de paix entre la République démocratique du Congo et le Rwanda s’est tenue ce jeudi 31 juillet 2025 à Washington. Cet événement marque une avancée concrète dans la mise en œuvre de l’accord historique signé le 27 juin dernier sous médiation américaine.

Le Comité mixte, mécanisme central du processus de paix, a vu la participation des délégations des deux pays ainsi que des représentants des États-Unis, du Qatar, du Togo et de la Commission de l’Union africaine. Ces acteurs ont travaillé ensemble à établir les bases d’un dialogue permanent et constructif entre Kinshasa et Kigali.

Lors de cette session inaugurale, les participants ont accompli plusieurs tâches essentielles. Ils ont désigné les coprésidents du Comité, adopté les termes de référence qui guideront leurs travaux futurs et examiné les premiers progrès réalisés depuis la signature de l’accord. Une attention particulière a été portée à la préparation du prochain Mécanisme conjoint de coordination sécuritaire, élément clé pour la stabilité régionale.

Les partenaires internationaux ont unanimement salué cette initiative. Les États-Unis, hôtes de la réunion, ont réaffirmé leur engagement à soutenir le processus de paix. Le Qatar et l’Union africaine ont pour leur part souligné l’importance d’une approche coordonnée entre les initiatives nationales, régionales et internationales.

Cette rencontre marque un tournant dans les relations souvent tumultueuses entre la RDC et le Rwanda. Elle démontre la volonté des deux pays de dépasser leurs différends historiques et de travailler ensemble à la construction d’une paix durable. Le cadre institutionnel mis en place offre désormais un espace de dialogue permanent pour prévenir les tensions et résoudre les éventuels différends.

Les observateurs régionaux voient dans ce processus une opportunité unique de stabilisation des Grands Lacs. La prochaine étape consistera en la tenue du Mécanisme conjoint de coordination sécuritaire, qui permettra d’aborder les questions sensibles liées à la sécurité frontalière et au désengagement des groupes armés.

Alors que le Comité entame ses travaux, les populations des deux pays suivent avec espoir cette nouvelle dynamique diplomatique qui pourrait enfin mettre fin à des décennies de tensions dans la région.

Par Marius Bopenga
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À la UneAfrique

Angola: 22 morts dans les violentes manifestations depuis lundi

by admin9775 31 juillet 2025
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Vingt-deux personnes ont été tuées en Angola depuis lundi dans de violentes manifestations pour protester contre la hausse des prix des carburants et accompagnées de nombreux pillages de magasins d’alimentation, a annoncé mercredi le ministre de l’Intérieur.

«Nous déplorons 22 morts, dont un policier», a déclaré à la presse Manuel Homem à l’issue d’un conseil des ministres présidé par le chef de l’Etat Joao Lourenço. Le ministre de l’Intérieur a également fait état de 197 blessés.

La décision du gouvernement début juillet d’augmenter les prix des carburants fortement subventionnés de 300 à 400 kwanzas par litre (de 0,28 à 0,38 euros) a provoqué un vif mécontentement dans le pays d’Afrique australe, deuxième producteur africain de pétrole après le Nigeria, mais où de nombreuses personnes vivent dans la pauvreté.

Ce sont dans un premier temps des organisations de la société civile qui ont appelé à manifester chaque samedi depuis trois semaines. Puis, l’association des taxis du pays a décrété une grève de trois jours qui a débuté lundi: la situation a dégénéré lundi et mardi en pillages généralisés.

«Nous déplorons 22 morts, dont un policier», a déclaré à la presse le ministre de l’Intérieur Manuel Homem à l’issue d’un conseil des ministres présidé par le chef de l’Etat João Lourenço. Le ministre a également fait état de 197 blessés.

La police avait fait état mardi soir d’un bilan de quatre morts et indiqué avoir arrêté «1.214 suspects».

Mercredi, de nombreux magasins et agences bancaires étaient fermées à Luanda, où des patrouilles des forces de sécurité étaient visibles, ont constaté des correspondants de l’AFP.

De nombreux habitants sont restés chez eux, et les rues étaient souvent désertes, à l’exception de quelques queues devant certaines stations-essence et devant les rares échoppes ouvertes.

Chômage de masse

Dans ce pays lusophone d’une trentaine de millions d’habitants, l’inflation est très élevée et a approché les 20% en juin, tandis que le taux de chômage a atteint presque 30%, selon l’autorité nationale des statistiques.

Les troubles de lundi et mardi se sont étendus à l’intérieur du pays. Un journaliste de la ville de Huambo, située à environ 600 kilomètres de Luanda, y a rapporté des pillages et des émeutes.

Des manifestations et des violences ont également été signalés, selon des images sur les réseaux sociaux, dans la ville côtière de Benguela, à environ 600 kilomètres au sud de Luanda, où la police a été déployée.

L’association ANATA, représentant les chauffeurs de taxi, a pris ses distances avec les violences, mais a confirmé la poursuite de la grève décrétée pour trois jours.

Quelque 2.000 personnes avaient pris part à Luanda à une manifestation samedi à l’appel d’organisations de la société civile: la hausse des prix du carburant, et son impact sur le pouvoir d’achat, figurait en tête des slogans.

Mais des pancartes dénonçaient aussi «la corruption» du MPLA, le parti à la tête de ce pays lusophone d’Afrique australe depuis son indépendance en 1975. D’autres visaient le président João Lourenço, réélu pour un second mandat de cinq ans en 2022.

AFP

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Afrique

Le Togo se rapproche en même temps de la Russie et des États-Unis

by admin9775 28 juillet 2025
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Dans un contexte géopolitique africain en pleine recomposition, le Togo adopte une stratégie de diversification de ses partenariats internationaux, marquée par un double rapprochement avec deux puissances que tout oppose : la Russie et les États-Unis. C’est ce que révèlent deux articles publiés par Togo First, les 21 et 22 juillet 2025.

Le mardi 22 juillet, la commission législative du gouvernement russe a approuvé un projet de loi visant à ratifier un accord-cadre de coopération militaire avec le Togo. Signé quelques mois plus tôt, cet accord prévoit des exercices militaires conjoints, la formation de soldats togolais, des échanges de renseignements sécuritaires, ainsi qu’une assistance médicale gratuite en cas d’urgence.

Selon Vladimir Grouzdev, président de l’association des juristes de Russie cité par l’agence de presse officielle, cet accord vise à établir une base juridique pour un soutien bilatéral renforcé dans le domaine de la sécurité. Ce partenariat intervient alors que le nord du Togo, notamment la région des Savanes, est confronté à une recrudescence d’attaques jihadistes. Il s’inscrit également dans une dynamique plus large de montée en puissance de la Russie en Afrique, illustrée par des accords similaires signés avec le Cameroun, la Centrafrique et São Tomé-et-Príncipe, dans un contexte de recul de l’influence occidentale, notamment française et américaine.

Pour autant, Lomé ne rompt pas ses liens avec Washington. La veille, le lundi 21 juillet, le chargé d’affaires de l’ambassade des États-Unis au Togo, Richard Michaels, s’est rendu au port autonome de Lomé pour évaluer les opportunités logistiques qu’offre cette infrastructure stratégique aux entreprises américaines.

Le diplomate a rappelé que le port de Lomé est le quatrième port à conteneurs le plus actif d’Afrique, grâce à ses installations en eaux profondes et à ses équipements modernes, ce qui en fait une porte d’entrée privilégiée vers les marchés africains. Cette visite s’inscrit dans une dynamique de renforcement des échanges commerciaux bilatéraux : en 2024, les exportations togolaises vers les États-Unis ont atteint 97 millions de dollars, contre seulement 20 millions en 2021. Du côté américain, les exportations vers le Togo s’élèvent à près de 284 millions de dollars, selon les données des Nations unies.

Cependant, cette croissance se heurte à de nouveaux défis. En avril 2025, l’administration Trump a introduit une nouvelle grille tarifaire imposant un droit de douane de 10 % sur toutes les exportations africaines. Bien que le Togo bénéficie encore du régime préférentiel de l’African Growth and Opportunity Act (AGOA), les opérateurs économiques togolais redoutent un impact négatif, notamment sur les exportations de produits agricoles comme le café, le cacao, le karité et les fèves de soja. L’industrie textile émergente, soutenue par la Plateforme industrielle d’Adétikopé, pourrait également être affectée.

À travers ces deux initiatives, le Togo démontre sa volonté de maintenir une diplomatie multipolaire, fondée sur la complémentarité des alliances. Sur le plan sécuritaire, Lomé se tourne vers la Russie pour faire face aux menaces jihadistes, tandis que, sur le plan économique, il cherche à préserver et développer ses liens commerciaux avec les États-Unis.

Agence Ecofin

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Afrique

Gambie: manifestation à Banjul contre la corruption et la mauvaise gouvernance

by admin9775 25 juillet 2025
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En Gambie, plus d’un millier de personnes ont manifesté ce 23 juillet à Banjul contre la corruption et la mauvaise gouvernance. Une mobilisation inédite depuis l’arrivée au pouvoir du président Adama Barrow en 2016. À l’origine de la colère, un scandale autour de la vente des biens confisqués à l’ex-dictateur Yahya Jammeh. Mais le malaise va bien au-delà. Les manifestants dénoncent un système miné par les abus de pouvoir, les services publics défaillants, et la dégradation du secteur de la santé, alors qu’un premier cas de mpox vient d’être confirmé. 

En Gambie, comme en 2016, ils ont brandi le slogan « Never Again – Plus jamais ça », vêtus d’écharpes rouge, blanc, bleu et vert. Des jeunes, des militants de la société civile, mais aussi des membres de partis politiques ont convergé le 23 juillet vers le Youth Monument, un lieu hautement symbolique situé à Banjul, la capitale.

C’est là qu’en 2016, le militant Solo Sandeng avait conduit une manifestation pacifique pour réclamer des réformes électorales. C’est là qu’il a perdu la vie. Cette fois, le fléau n’est plus le système électoral, mais la corruption, devenue, selon Madi Jobarteh, figure de la société civile, une menace directe pour la démocratie.

« La Gambie a traversé une dictature pendant laquelle des milliers de personnes ont subi des violations des droits humains et nos ressources publiques ont été pillées pendant des décennies. En 2016, nous avons voté pour le changement, pour la démocratie, la transparence, la redevabilité. Le slogan était : « la Gambie a décidé« . Presque dix ans plus tard, voir la corruption non seulement revenir, mais être encouragée, c’est une menace directe pour nos droits, pour notre démocratie, et pour tout ce que nous avions revendiqué en 2016 ».

Madi Jobarteh, l’actuel directeur exécutif de l’association Edward Francis Small Center for Rights and Justice, affirme aujourd’hui que les Gambiens ont perdu confiance.

Il ne s’agit pas seulement des biens mal acquis de Yahya Jammeh. La corruption est devenue endémique dans le pays.

Né après un scandale sur la vente des biens de l’ex-dictateur Yahya Jammeh, le mouvement cristallise un ras-le-bol plus large face à la gouvernance d’Adama Barrow, secouée par des scandales dans le secteur de la santé : un cas de mpox confirmé, et une mobilisation citoyenne qui, selon ses organisateurs, ne fait que commencer.

RFI

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Afrique

Sommet de la SADC : Madagascar à la croisée des ambitions et des défis régionaux

by admin9775 23 juillet 2025
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Quinze ans après avoir été suspendu de la SADC, Madagascar revient au cœur de l’organisation en accédant à sa présidence, une première depuis son adhésion en 2005. Une position stratégique qui symbolise son retour progressif sur la scène régionale, dans un contexte marqué par des tensions politiques et économiques.

Le dimanche 17 août 2025, Madagascar accueillera le 45e sommet des chefs d’État et de gouvernement de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC). Ce rendez-vous symbolique marquera un moment clé pour le pays qui occupera la présidence tournante de l’organisation régionale jusqu’en 2026.  

Concrètement, la gouvernance de la SADC est assurée par une double Troïka, en l’occurrence la Troïka du Sommet (la plus haute instance chargée des grandes orientations) et la Troïka de l’Organe (se concentre sur les questions de politique, défense et sécurité). Andry Rajoelina siège actuellement dans la première, en tant que président entrant, aux côtés du Zimbabwe (président en exercice) et de l’Angola (président sortant).  Le chef d’Etat zimbabwéen, président en exercice de la SADC depuis août 2024, cèdera donc cette fonction au dirigeant malgache à l’occasion du prochain sommet.

Un premier sommet historique pour Madagascar

Ce jalon constituera une « étape historique pour Madagascar, affirmant son rôle de leader régional dans la SADC », avait commenté la présidence malgache après la désignation du pays.

Il survient à un moment où Antananarivo entend renforcer son influence en Afrique, volonté traduite par plusieurs initiatives parmi lesquelles on retrouve la tentative infructueuse du pays de faire élire l’ex ministre Richard Randriamandrato au poste de président de la Commission de l’Union africaine en février dernier.

Il s’agit surtout d’un test de premier plan pour le président Andry Rajoelina, qui devra diriger la plus haute instance d’une communauté dont le produit intérieur brut (PIB) combiné des États membres s’élève à plus de 841 milliards de dollars. 

Le président Andry Rajoelina devra diriger la plus haute instance d’une communauté dont le PIB combiné des États membres s’élève à plus de 841 milliards de dollars.

Derrière ce poids économique se cache plusieurs défis. Citons entre autres les incertitudes liées à la réduction ou la suppression de certains financements par l’administration Trump, notamment pour des initiatives phares comme l’USAID. À cela s’ajoute les débats autour du renouvellement de l’AGOA, le régime préférentiel d’accès au marché américain dont bénéficient plusieurs États membres de la SADC, à l’instar de l’Afrique du Sud, Madagascar, Zimbabwe ou encore la Zambie.

Par ailleurs, selon le Programme régional d’évaluation de la vulnérabilité de la SADC, plus de 40 millions de personnes souffrent d’insécurité alimentaire chaque année dans la région. Une situation imputable à plusieurs facteurs, dont la pauvreté généralisée, le changement climatique (sécheresse prolongée, inondations fréquentes), ou encore les conflits. 

Une SADC confrontée à des crises multiples

Près d’un an après le dernier sommet, la SADC, dont la mission porte sur la promotion de la sécurité et de la stabilité dans la région, a traité plusieurs crises majeures.

En premier lieu, la crise post-électorale au Mozambique, marquée par une recrudescence des troubles civils à la suite du scrutin présidentiel controversé d’octobre 2024. Parallèlement, la situation sécuritaire en RDC reste au centre des attentions, notamment avec la progression des rebelles du M23 dans l’Est du pays et les récentes promesses de paix.

Alors qu’une prolongation du mandat de la Mission de la SADC en RDC (SAMIDRC) avait été annoncée en novembre 2024, la Communauté a revu sa stratégie quelques mois plus tard. Lors d’un sommet extraordinaire tenu en mars 2025, les chefs d’État de la Troïka du Sommet ont décidé de mettre fin au mandat de la SAMIDRC, entérinant ainsi le retrait progressif des troupes déployées en RDC.

Un leadership à consolider pour Madagascar

La SADC et Madagascar se trouvent à un tournant. Avec les enjeux actuels, la capacité d’adaptation de l’organisation et de ses membres sera suivie de près. Malgré ses ambitions diplomatiques affirmées, l’administration malgache devra également affirmer son leadership aux côtés de puissances régionales comme l’Afrique du Sud ou l’Angola.

Le rôle prédominant de la première économie africaine dans les dynamiques de l’organisation fait l’objet de débats permanents depuis quelques années.

Le rôle prédominant de la première économie africaine dans les dynamiques de l’organisation fait l’objet de débats permanents depuis quelques années.

Saurombe Amos, professeur sud-africain agrégé de droit et membre du BRICS Think Tanks Council, expliquait à ce propos que cette position pourrait représenter un obstacle pour les objectifs d’intégration régionale de la SADC, « compte tenu des divergences d’opinions ». L’Institut d’études de sécurité ISS Africa a de son côté soulevé un autre défi après la décision menant au retrait des forces de la SAMIDRC, une mission ayant, indique-t-il, « souffert d’un manque de cohésion au sein de la SADC ».

Pour Madagascar, c’est donc une occasion de montrer qu’un leadership régional, même exercé par une puissance intermédiaire, peut être moteur d’intégration et de cohésion. Le pays pourrait profiter de cette visibilité régionale pour pousser plusieurs chantiers prioritaires, tels que la mise en œuvre accélérée de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF), ou encore le renforcement de l’interconnexion énergétique dans le sud du continent.

Agence Ecofin

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