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Category:

Afrique

À la UneAfrique

Liberté de la presse : 47 journalistes incarcérés en Afrique subsaharienne

by Sam's Londele 24 janvier 2024
written by Sam's Londele

Le récent rapport du Comité pour la protection des journalistes est accablant pour l’Afrique sub-saharienne. Le nombre de journalistes incarcérés est passé de 31 en 2022 à 47 au 1er décembre 2023.

Le CPJ classe l’Erythrée en tête des mauvais élèves de la liberté de la presse en Afrique avec 16 journalistes derrière les barreaux. Le pays occupe la septième place mondiale avec les cas les plus anciens de journalistes emprisonnés, sans aucune inculpation.

Le rapport du CPJ indique que l’Erythrée est suivi de l’Éthiopie avec 8 journalistes incarcérés puis le Cameroun qui en compte 6.

#RDC : En ce jour d'investiture du Président Félix Tshisekedi, nos pensées vont vers notre confrère Stanis Bujakera qui ne peut couvrir l'événement car enfermé dans la prison de Makala. #FreeStanis pic.twitter.com/zDrxAuOiCM

— ACPI_RDC (@acpi_rdc) January 20, 2024

Selon, toujours le rapport, le nombre de journalistes éthiopiens emprisonnés reflète l’environnement difficile dans lequel évoluent les médias dans ce pays d’Afrique oriental.

En RDC, Stanis Bujakera Tshiamala, croupit dans une cellule communale de la tristement célèbre prison de Makala, à Kinshasa.

Le CPJ, s’inquiète pour le manque d’attention à l’échelle mondiale sur le sort de ce correspondant de Jeune Afrique et Reuters, ainsi que tous les autres journalistes incarcérés dans les prisons africaines.

AFRICA NEWS via CONGO PUB Online

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À la UneAfrique

Le président nigérian Bola Ahmed Tinubu reçoit Antony Blinken

by Ruben Yale 24 janvier 2024
written by Ruben Yale

Le secrétaire d’État américain Antony Blinken a rencontré le président nigérian Bola Ahmed Tinubu à Abuja mardi, alors qu’il poursuivait sa tournée dans quatre pays africains.

Blinken s’est rendu lundi au Cap-Vert et en Côte d’Ivoire, où il a présenté l’Amérique comme étant le principal allié économique et sécuritaire du continent, en période de crises régionales et internationales.

Après sa visite au Nigeria, il se rendra en Angola.

Axée sur le commerce, la sécurité et la promotion de la démocratie, cette tournée, intervient dans un contexte de crises meurtrières et de coups d’État généralisés qui menacent la stabilité du continent.

Selon les analystes, l’Afrique semble avoir été reléguée au second plan par le président Joe Biden, son administration étant de plus en plus accaparée par d’autres questions internationales telles que la guerre en Ukraine, la guerre entre Israël et le Hamas et sa rivalité avec la Chine.

M. Biden n’a pas non plus visité l’Afrique l’année dernière comme il l’avait promis.

Africanews via CONGO PUB Online

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À la UneAfrique

Somalie : 3 terroristes d’Al-Shabab tués par des frappes américaines

by Ruben Yale 24 janvier 2024
written by Ruben Yale

L’armée américaine a déclaré mardi qu’elle avait mené des frappes aériennes en Somalie au cours du week-end dernier. Trois membres du groupe armé d’Al-Shabab liés à Al-Qaïda ont été tués sans faire de victimes civiles.

Le commandement militaire américain pour l’Afrique, a déclaré dans un communiqué que les frappes avaient été effectuées à la demande du gouvernement somalien, dans une zone reculée située à environ 35 kilomètres au nord-est de la ville portuaire de Kismayo, dimanche. La déclaration ne précise pas l’identité des personnes visées.

Al-Shabab est le réseau d’Al-Qaïda le plus important et le plus actif au monde et a prouvé sa volonté et sa capacité à attaquer les forces américaines et à menacer les intérêts de sécurité de Washington, selon le communiqué. Le groupe armé n’a pas réagit dans l’immédiat aux frappes américaines.

Africanews via CONGO PUB Online

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À la UneAfrique

Les crises en Afrique de l’Est au menu du sommet de l’IGAD

by Ruben Yale 19 janvier 2024
written by Ruben Yale

Le différend entre la Somalie et l’Éthiopie était au Menu de la réunion des dirigeants de l’IGAD, l’Autorité intergouvernementale pour le développement de l’Afrique de l’Est (IGAD) jeudi à Entebe en Ouganda.

Les autorités somaliennes ont dénoncé début janvier, l’accord entre le Somaliland et l’Ethiopie pour un accès d’Addis-Abeba à la mer Rouge qu’elles considèrent comme une ‘’ agression . Mogadiscio contestant la souveraineté de la région séparatiste du Somaliland.

Les chefs d’État ont appelé au respect de la souveraineté de la Somalie tout en invitant Mogadiscio et Addis-Abeba au dialogue.

Autre sujet abordé par les dirigeants de l’IGAD, la guerre au Soudan. Depuis maintenant 9 mois, les combats opposent l’armée au paramilitaires dans ce pays.

A Entebe jeudi, le général Al-Burhan, le chef de l’armée et le patron des paramilitaires ont été appelé à se rencontrer dans un délai de 14 jours. Khartoum y voit, une violation de sa souveraineté et a pris ses distances avec le bloc régional d’Afrique de l’Est pour avoir en invité le chef paramilitaire au sommet. 

La convocation dans un délai d’un mois, un processus contrôlé et dirigé par les Soudanais en vue de la mise en place d’un gouvernement démocratique au Soudan a aussi été évoquée.

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Ouganda : Bobi Wine en résidence surveillée avant une manifestation

by Sam's Londele 18 janvier 2024
written by Sam's Londele

Dans un climat de tension croissante, le leader de l’opposition ougandaise, Bobi Wine, a annoncé jeudi être placé « en résidence surveillée » par les forces de l’ordre, qui ont encerclé sa résidence à Magere.

Cette mesure préventive intervient avant une manifestation projetée par les politiciens de l’opposition, visant à dénoncer le piètre état des routes en Ouganda, pays hôte de deux sommets mondiaux ce mois-ci.

Wherever you see a pothole, plant there a banana stem, yams or anything else you can! #FixOurRoads #FreeAllPoliticalPrisonersUganda #UnitedForcesOfChange pic.twitter.com/cfIJ95e7ab

— BOBI WINE (@HEBobiwine) January 18, 2024

Bobi Wine, de son vrai nom Robert Kyagulanyi, a relayé l’information sur ses comptes officiels de médias sociaux, dénonçant l’action des forces de sécurité. Malgré son assignation à résidence, il a appelé ses partisans à maintenir la manifestation, clamant : « Réparez nos routes ! Libérez les prisonniers politiques ! Libérez l’Ouganda ! »

L’opposant politique, autrefois une star de la pop, avait défié le président Yoweri Museveni lors de l’élection de 2021, appelant à mettre fin à son règne autoritaire. Ces événements surviennent dans un contexte où l’ancien candidat à la présidence Kizza Besigye du parti Forum pour le changement démocratique a également signalé être bloqué à son domicile.

La police, quant à elle, a promis de faire obstacle aux manifestations, invoquant des précédents d’agitation associée à ces politiciens, ainsi que le risque de perturbation du sommet du Mouvement des non-alignés à Kampala, auquel participent 4 000 délégués.

Les figures de l’opposition persistent dans leur appel à manifester, cherchant à sensibiliser la population à la nécessité d’actions gouvernementales immédiates face à la détérioration des conditions routières en Ouganda. 

Ces développements soulignent les tensions politiques persistantes dans le pays et l’effort continu des dirigeants de l’opposition pour faire entendre leurs revendications malgré les obstacles.

AFRICA NEWS via CONGO PUB Online

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À la UneAfrique

Wamkele Mene : « 31 pays ayant ratifié le traité sur la ZLECAF rejoindront l’initiative de commerce guidé en 2024 »

by Ruben Yale 18 janvier 2024
written by Ruben Yale

Sur les quarante-sept (47) pays ayant ratifié le traité sur la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF), 31 rejoindront l’initiative dite de commerce guidé contre sept (7) en 2023.

L’annonce a été faite, le mardi 16 janvier 2024, par le Secrétaire général de la ZLECAF, Wamkele Mene au cours d’une table ronde tenue en marge de la 54 ème édition du Forum économique mondial à Davos (Suisse).

Il sied de noter vingt-quatre (24) nouveaux pays africains rejoindront en 2024 l’initiative de commerce guidé, ce qui a déjà permis à sept pays du continent (Ghana, Cameroun, Rwanda, Kenya, Maurice, Egypte et Tanzanie) d’entamer leurs échanges commerciaux dans le cadre des conditions préférentielles de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) en 2023.

D’après ce cadre de la ZLECAF, l’initiative de commerce guidé a été lancée en octobre 2022 afin d’envoyer un message positif aux opérateurs économiques africains et de tester l’environnement opérationnel, institutionnel et juridique de la mise en œuvre de l’accord de la ZLECAF .

Selon Wamkele Mene, l’initiative prend également en compte le Système panafricain de paiement et de règlement ou encore PAPSS, une infrastructure de marché financier qui permet d’effectuer des paiements transfrontaliers instantanés en monnaies locales entre les marchés africains. Un modèle multilatéral de règlement qui, en simplifiant les transactions transfrontalières et en réduisant la dépendance à l’égard des devises fortes pour ces transactions, pourrait faire gagner plus de cinq (5) milliards de dollars au continent.

Il faudrait également souligner que nonante-six (96) produits peuvent être échangés librement avec des préférences tarifaires, dans le cadre de l’initiative visant à tester l’environnement opérationnel, institutionnel et juridique de la mise en œuvre de l’accord de la ZLECAf.
Il s’agit entre autres de produits pharmaceutiques, le caoutchouc, les pâtes alimentaires, le thé, le café, l’acier et le bois.

Des analystes économiques estiment qu’il est plus que jamais nécessaire de poursuivre le concept panafricaniste d’un marché unique africain, qui créerait un marché continental de 1,3 milliard de personnes avec un PIB combiné de 3 400 milliards de dollars, ce qui en ferait la plus grande zone de libre-échange au monde depuis la création de l’Organisation mondiale du commerce.

La ZLECAf devrait stimuler le commerce intra-africain de 52,3 % d’ici 2025, augmenter les revenus de l’Afrique jusqu’à 450 milliards de dollars d’ici 2035, selon le FMI, et sortir 30 millions d’africains de l’extrême pauvreté.

Cependant, le commerce intra-africain ne représente actuellement que 15 % du commerce total du continent, contre 58 % en Asie et 67 % en Europe.

La ZLECAf est en vigueur depuis deux ans, et 2023 a été désignée « Année de la ZLECAF : accélération de la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine par l’Union africaine ». Mais il s’observe un déficit de financement des infrastructures.

Le Forum des affaires de la ZLECAF tenu en 2023 avait discuté de l’importance de saisir les opportunités et les investissements créés par un marché africain unique, mais a souligné la nécessité d’améliorer les infrastructures du continent, qui nécessitent 130 à 170 milliards de dollars par an.

Actuellement, il existe un déficit de financement de 68 à 108 milliards de dollars, ce qui fait que seulement 34 % de la population a accès à l’électricité et que 40 % vit à plus de 5 Km de la route praticable en toute saison la plus proche. Ces défis contribuent à des coûts logistiques élevés, qui peuvent représenter jusqu’à 40 % du coût des échanges de marchandises entre les nations africaines.

Néanmoins en promouvant l’innovation et la technologie, en investissant dans les infrastructures essentielles et en améliorant la qualité de leurs produits, les pays africains peuvent se positionner en tant que concurrents mondiaux et profiter des opportunités offertes par la ZLECAf.
Cela permettra non seulement de promouvoir la croissance économique et de réduire la pauvreté, mais aussi de renforcer l’intégration et la coopération régionales, ce qui conduira à un avenir plus prospère pour tous les africains.

Nadine FULA

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À la UneAfrique

Zambie : plus de 350 morts dans l’épidémie de choléra

by Ruben Yale 15 janvier 2024
written by Ruben Yale

Des centaines de personnes sont mortes et des milliers d’autres sont touchées par une terrible épidémie de choléra en Zambie.

Une terrible épidémie de choléra fait des ravages en Zambie, provoquant des centaines de décès et touchant des milliers de personnes. La maladie, transmise par la consommation d’eau et d’aliments contaminés, a créé une atmosphère de tension insupportable devant le stade Heroes de Lusaka, où les familles attendent désespérément des nouvelles de leurs proches pris en charge dans un centre dédié aux malades.

Malgré les annonces des autorités fin décembre sur le renforcement de la campagne sanitaire, les médias locaux rapportent 351 décès et près de 9 000 cas actifs dans tout le pays.

« Ils annoncent des noms ici, mais il ne mentionne pas mon neveu. Je ne sais donc pas ce qui se passe. Je ne sais pas si mon neveu est mort. Je ne sais pas s’il est vivant », confie un oncle d’un patient atteint du choléra.

Lors de sa visite au centre, Sylvia Masebo, la ministre zambienne de la Santé, a exprimé sa compassion en conseillant aux proches de ne pas assister aux funérailles, soulignant le risque de contracter la maladie.

« Je leur ai dit qu’ils ne pouvaient pas participer aux enterrements et qu’ils ne pouvaient pas organiser de funérailles chez eux. J’ai également dit au grand public de ne plus assister aux enterrements. D’éviter ces funérailles, surtout si quelqu’un est mort du choléra, parce qu’ils risquent leur vie. Je pense qu’au début, c’était un peu difficile à accepter, mais je peux vous dire que, d’une manière générale, je pense que le message passe », a déclaré la ministre Masebo.

Jeudi dernier, le président Hakainde Hichilema a appelé la population à quitter les villes pour s’installer dans les villages, estimant que le manque d’hygiène dans les zones urbaines très peuplées favorise la propagation du choléra. 

La nation fait face à une crise sanitaire majeure, mettant en lumière les défis auxquels sont confrontés les citoyens et les autorités dans la lutte contre cette épidémie dévastatrice.

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À la UneAfrique

Le Sénégal « se dirige vers une présidentielle inclusive » malgré la barrière des parrainages

by Ruben Yale 12 janvier 2024
written by Ruben Yale

Au Sénégal, le Conseil constitutionnel examine actuellement les candidatures en vue de l’élection présidentielle du 25 février prochain et pour laquelle 21 candidats sur 93 ont passé, mardi, l’étape cruciale des parrainages. Le président sortant Macky Sall a annoncé début juillet qu’il renonçait à briguer un troisième mandat. France 24 décrypte les enjeux du scrutin avec Maurice Soudieck Dione, professeur agrégé de science politique à l’université Gaston Berger de Saint-Louis.

La liste des candidats doit être finalisée d’ici le 20 janvier. Alors que le Conseil constitutionnel du Sénégal planche depuis plusieurs semaines sur les 93 dossiers déposés pour la présidentielle du 25 février, 21 candidats ont désormais passé, mardi 9 janvier, l’étape cruciale des parrainages. Parmi eux, l’actuel Premier ministre et candidat du parti au pouvoir Amadou Ba, l’ancien maire de Dakar Khalifa Sall, Karim Wade, fils de l’ancien président Abdoulaye Wade, ou encore l’ancien ministre et maire de Linguère Habib Sy.

Plusieurs profils issus de la société civile figurent également sur cette liste dont l’économiste Mamadou Lamine Diallo, le scientifique spécialiste des maladies infectieuses Daouda Ndiaye et la gynécologue obstétricienne Rose Wardini.

Le dossier de l’opposant Ousmane Sonko, actuellement détenu pour « appels à l’insurrection et complot » contre l’État, a été rejeté, jugé incomplet. Visé par de nombreuses procédures judiciaires depuis qu’il a été accusé de viol en 2021, ce dernier accuse le pouvoir d’instrumentaliser la justice pour l’écarter du processus électoral.

Pour faire le point sur l’organisation des élections et les thèmes qui se dégagent de cette présidentielle, France 24 s’est entretenu avec Maurice Soudieck Dione, professeur agrégé de science politique à l’université sénégalaise Gaston Berger de Saint-Louis.

Plusieurs dizaines de dossiers de candidats ont été rejetés pour des problèmes liés au nombre de parrainages. Pouvez-vous nous expliquer pourquoi cette étape fait polémique ?

Maurice Soudieck Dione : Les parrainages sont un filtre instauré à partir de 2018 par Macky Sall pour réduire le nombre de candidats à la présidentielle de 2019. Cette disposition a généré beaucoup de contestation dans l’opposition car elle a été imposée sans concertation. Avec ce système, seuls cinq candidats ont pu concourir lors de la dernière présidentielle, alors qu’une vingtaine d’autres ont été éliminés pour des raisons qui n’ont pas été clairement comprises. Cela a donné le sentiment que le pouvoir avait choisi les candidats selon ses propres intérêts et non de manière démocratique.

Depuis, les conditions ont évolué. La commission qui statue sur les candidatures a été élargie, les postulants ont désormais un droit de regard sur le processus et des membres de la société civile y ont été intégrés.

Néanmoins, des problèmes persistent. Les candidats sont tenus d’obtenir un nombre de parrainages compris entre 0,6 % et 0,8 % du fichier électoral, soit quelque 44 500 parrains, dont au moins 2 000 dans sept régions. Même si cela est interdit, certains citoyens parrainent plusieurs candidats, ce qui génère des « doublons externes » et conduit au rejet de certains dossiers. Enfin, la loi prévoit que seuls les candidats ont accès au fichier électoral, pour des questions de protection des données personnelles. Le problème est que lorsqu’ils soumettent leurs dossiers, ils ne sont pas encore candidats. Ils sont donc jugés sur la base d’un document qu’ils ne détiennent pas, ce qui complique beaucoup le processus. Il y a encore des progrès à faire pour que le système des parrainages devienne davantage équitable et transparent.

Malgré de nombreux recours, l’opposant Ousmane Sonko n’a toujours pas réussi à faire valider sa candidature. Quel impact son absence pourrait-elle avoir lors du scrutin ?

Ousmane Sonko a été radié des listes électorales suite à sa condamnation le 1er juin 2023 pour « corruption de la jeunesse », dans une affaire de mœurs. Il a déposé un recours auprès du tribunal d’instance de Ziguinchor [Casamance] qui a ordonné, en octobre, sa réintégration. Lorsqu’une telle décision de justice est rendue, elle est immédiate. Mais l’État sénégalais s’était pourvu en cassation et a renvoyé le dossier devant la Cour suprême. Contrairement à son habitude, celle-ci a refusé de trancher et a renvoyé le dossier au tribunal d’instance de Dakar. Ce dernier a de nouveau décrété qu’Ousmane Sonko devait être réintégré sur les listes électorales. Pourtant, l’administration refuse toujours de respecter la décision de justice. Il s’agit d’une violation flagrante du droit.  

On lui dit aujourd’hui que l’attestation de dépôt de caution manque à son dossier alors que celle-ci a bien été payée. Encore une fois, on lui met des bâtons dans les roues, mais des recours sont encore possibles. En parallèle, son parti, le Pastef (Patriotes africains du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité), a évolué et n’est plus dans la perspective d »Ousmane Sonko ou rien’. Une autre figure du Pastef, Bassirou Diomaye Faye, compte concourir, bien qu’il soit lui aussi en détention [notamment pour « actes de nature à compromettre la paix publique », NDLR]. Par ailleurs, 13 députés du Pastef ont apporté leurs parrainages à un autre candidat de l’opposition Habib Sy, du Parti démocratique sénégalais, qui s’est engagé à se retirer au profit de Sonko si celui-ci était finalement autorisé à se présenter. Habib Sy est plus âgé et expérimenté. Il a été à plusieurs reprises ministre de l’ancien président Wade et pourrait capter un électorat d’opposition plus mature, parfois effrayé par la fougue et la radicalité du Pastef.

Au cours de l’année écoulée, plusieurs ONG ont alerté sur le rétrécissement de certaines libertés au Sénégal ainsi que sur la répression lors des manifestations liées à l’affaire Sonko, qui ont fait plus de 20 morts. Le climat politique est-il particulièrement tendu ?

Le climat a en effet été très tendu avant et après l’arrestation d’Ousmane Sonko. Mais la situation s’est beaucoup calmée depuis que Macky Sall a annoncé renoncer à un troisième mandat, manifestement illégal au regard de la Constitution. Il existait un consensus au sein des forces politiques contre cette troisième candidature. Certes l’affaire Sonko a déclenché les manifestations violentes que nous avons connues, mais en sourdine il y avait derrière la question du troisième mandat. Depuis qu’elle n’est plus là, la contestation a perdu beaucoup de sa force et le Pastef a dû revoir sa stratégie. Il a abandonné sa confrontation violente avec le régime et est revenu dans une compétition démocratique institutionnelle. C’est une bonne chose car au Sénégal, la lutte contre le régime peut vite virer à la lutte contre l’État, du fait de mesures liberticides comme le mandat de dépôt automatique pour toute manœuvre de nature à discréditer les institutions.

Aujourd’hui le climat s’apaise, un large éventail de candidatures a passé l’étape des parrainages et nous nous dirigeons vers une élection inclusive. Celles de Khalifa Sall, Karim Wade, Habib Sy et d’Idrissa Seck [ancien Premier ministre, NDLR] représentent à elles seules quatre pôles forts dans l’opposition, ce qui est un gage de crédibilité.

Quels sont les grands thèmes qui se dégagent de cette course à la présidentielle ?

Il y a d’un côté les questions politico-institutionnelles avec le renforcement de l’État de droit, la bonne gouvernance, le respect des droits des oppositions ainsi que la réforme du système démocratique. Et de l’autre, les aspects socio-économiques. Macky Sall a fait beaucoup en matière d’infrastructures, notamment en lançant des programmes pour moderniser les villes et améliorer l’accès aux services sociaux des populations rurales. Des erreurs stratégiques ont néanmoins été commises sur l’aménagement du territoire. Nous sommes restés dans le biais colonial avec un travail de développement axé sur les villes côtières, et notamment Dakar qui est déjà saturée, au détriment de l’intérieur du pays.

Un programme a été lancé pour accélérer la cadence agricole mais l’industrialisation demeure un point faible. Nous avons un problème sur la création d’entreprises : la plupart sont étrangères et les richesses créées ne profitent pas assez à la population.

L’immigration clandestine est également un enjeu important car nous avons une population très jeune, qui subit fortement ce contexte économique. Certains rêvent de l’eldorado européen où ils pensent pouvoir s’enrichir vite. Parfois ils ont déjà une situation mais visent des capacités d’accumulation plus grandes et donc de redistribution plus large au sein de leurs familles.

Enfin, il y a l’enjeu sécuritaire, même si l’on en parle peu au Sénégal, jusqu’ici épargné par les attaques terroristes. Macky Sall a pris cette question très au sérieux en réarmant et en réorganisant les forces de défense et de sécurité. Mais cette question demeure une source d’inquiétude au vu de la situation régionale. Nous sommes tous concernés par la menace jihadiste.

France 24 via CONGO PUB Online

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À la UneAfrique

Le Burundi ferme ses frontières avec le Rwanda

by Ruben Yale 12 janvier 2024
written by Ruben Yale

Les autorités burundaises ont annoncé jeudi, la fermeture des toutes leurs frontières terrestres avec le Rwanda.

Gitega reproche à Kigali de servir de base à ses ennemis, selon le terme utilisé par le ministre burundais de l’intérieur et de la sécurité. Dans la foulée, il a annoncé par ailleurs, l’expulsion des ressortissants rwandais qui résident sur leur territoire.

Les autorités burundaises, le chef de l’État en tête, ont accusé fin 2023, le Rwanda de financer, armer, héberger et nourrir les rebelles burundais de RED-Tabara.

La rébellion est, selon Gitega responsable de l’attaque qui a fait 20 morts à Gatumba, ville burundaise frontalière de la RDC.

L’opposition burundaise déplore ces mesures.

Alors que le Rwanda rejette les allégations de son voisin. Et regrette la fermeture des frontières qu’il qualifie de décision ‘’ unilatérale’’.

Cette nouvelle donne intervient environ une année après la réouverture des frontière  avec le Rwanda après 7 ans de fermeture.

Africanews via CONGO PUB Online

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À la UneAfrique

Somalie : les shebabs capturent un hélicoptère de l’ONU

by Ruben Yale 11 janvier 2024
written by Ruben Yale

Le groupe Al-Shabaab a saisi mercredi un hélicoptère de l’ONU en Somalie après un atterrissage accidentel dans une zone contrôlée par ce dernier, selon un responsable de la mission de l’ONU.

L’incident a eu lieu lors du vol de la ville centrale de Beledweyne à la ville récemment libérée de Wisil, située dans l’État somalien de Galmudug.

Mohamed Abdi Adan, ministre de la sécurité de l’État de Galmudug, a confirmé l’incident et déclaré que l’hélicoptère avait atterri dans les environs de Hindhede, dans la région de Galgaduud, en raison d’une défaillance technique.

L’hélicoptère transportait neuf passagers, parmi lesquels des travailleurs humanitaires, du personnel militaire, des contractants tiers et des étrangers. 

Selon des responsables de la sécurité s’exprimant sous couvert d’anonymat, six d’entre eux ont été pris en otage par les terroristes d’Al-Shabaab, tandis que deux autres passagers ont réussi à s’échapper.

L’hélicoptère en question était affecté à la mission des Nations unies en Somalie.

Les Nations unies apportent un soutien logistique et médical à la force de maintien de la paix de l’Union africaine en Somalie, qui compte 17 500 hommes.

Cette prise d’otages souligne les défis sécuritaires persistants en Somalie et la menace continue posée par des groupes terroristes tels qu’Al-Shabaab, mettant en lumière la nécessité d’une coopération internationale pour assurer la sécurité dans la région.

Le gouvernement somalien n’a pas émis de commentaire immédiat sur la situation.

Africanews via CONGO PUB Online

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