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Category:

Afrique

À la UneAfrique

Coulibaly dénonce « une coalition internationale » contre le Burkina Faso

by admin9775 4 mai 2023
written by admin9775

Le ministre de la Défense du Burkina Faso a dénoncé mercredi ce qu’il a qualifié de « coalition internationale » dressée contre son pays et a affirmé qu’il y avait eu des violations de l’espace aérien du pays.

L’agence de renseignement du pays a déclaré qu’un massacre de civils en avril – que certains groupes de défense des droits ont imputé à l’armée – avait été perpétré par des combattants djihadistes déguisés en soldats.

Le colonel Kassoum Coulibaly, nommé par la junte militaire qui dirige le pays, s’est également fait l’écho des dénégations du chef du nouveau régime, le capitaine Ibrahim Traore, selon lesquelles la force mercenaire russe Wagner opérait dans le pays.

« Beaucoup de gens pensent que ce sont les Russes qui nous guident », a déclaré M. Coulibaly. « Mais les Burkinabés ne sont pas des enfants.

La Russie, a-t-il insisté, ne fixe pas les règles et « ne nous donne rien ». C’est le peuple burkinabé qui contribue à l’effort de guerre contre l’insurrection djihadiste dans le pays, a-t-il déclaré.

« Il n’y a pas de Wagner ici »

M. Coulibaly s’exprimait à Ouagadougou lors d’une réunion avec des représentants syndicaux et des dirigeants d’autres groupes de la société civile.

Il a suggéré que la coalition internationale alignée contre le pays – dont il n’a pas identifié les membres – réagissait aux liens plus étroits du pays avec la Russie depuis le coup d’État de septembre dernier qui a porté les militaires au pouvoir.

Mais le pays n’a demandé que ce dont il avait besoin, a-t-il insisté.

« Nous n’avons besoin de personne pour nous envoyer un seul soldat étranger », a-t-il insisté. « Nous avons notre VDP », a-t-il ajouté, faisant référence aux Volontaires pour la défense de la patrie (VDP), une force auxiliaire.

Lors de la même réunion, le ministre de la Justice, le colonel François Yameogo, a reconnu que 136 corps avaient été enterrés la semaine dernière à Karma, dans le nord du pays, après un massacre perpétré, selon des témoins, par des hommes en uniforme militaire.

C’était la première fois que le régime reconnaissait le bilan avancé par les groupes de défense des droits de l’homme, à savoir 136 corps pour le massacre du 20 avril. Auparavant, le bilan officiel faisait état d’une soixantaine de morts.

Burkina : au moins 136 morts dans le massacre de Karma, selon une ONG https://t.co/1ERbTlN2ca

— Africanews Français (@africanewsfr) May 1, 2023

es groupes locaux ont accusé l’armée burkinabé d’être responsable de ces meurtres et M. Yameogo a déclaré qu’une enquête était en cours.

Mardi, Amnesty International a également accusé l’armée d’avoir perpétré le massacre. L’organisation a estimé le nombre de victimes à « au moins 147 ».

Mais lors de la même réunion, l’agence nationale de renseignement a rejeté la faute sur les djihadistes.

« Les terroristes montrent leur perfidie en commettant parfois des exactions vêtus d’uniformes militaires du Burkina », a déclaré l’agence lors de sa présentation.

M. Traoré, le président de transition du Burkina, s’est fixé pour objectif de reconquérir les 40 % du territoire du pays qui sont actuellement contrôlés par les djihadistes.

Les violences ont fait plus de 10 000 morts, selon les organisations d’aide non gouvernementales, et déplacé deux millions de personnes.

AFRICA NEWS via CONGO PUB Online

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À la UneAfrique

Ethiopie : les USA et le PAM suspendent leur aide alimentaire au Tigré

by admin9775 4 mai 2023
written by admin9775

Les Etats-Unis et le Programme alimentaire mondial (PAM) ont annoncé mercredi suspendre « jusqu’à nouvel ordre » leur aide alimentaire à la région du Tigré dans le nord de l’Ethiopie, ravagée par des années de conflit, dénonçant le détournement de l’aide.

« Nous avons pris la difficile décision d’une pause dans toute l’aide alimentaire fournie par l’USAID à la région du Tigré jusqu’à nouvel ordre », indique dans un communiqué l’administratrice de l’USAID (l’Agence américaine pour le développement et l’aide humanitaire), Samantha Power.

Et ce car une partie de cette aide a été « détournée et vendue sur le marché local », ajoute-t-elle.

De son côté, le Programme alimentaire mondial basé à Rome dit avoir décidé, selon un communiqué, d’une « pause dans la distribution de nourriture au Tigré, qui ne reprendra pas avant que le PAM puisse être en mesure d’assurer que cette aide vitale parvienne bien à ces destinataires voulus ».

#Ethiopie : de nouveaux déplacements de populations au #Tigré https://t.co/rH17e9OIq5

— Africanews Français (@africanewsfr) April 14, 2023

Le gouvernement américain a soulevé l’affaire auprès des autorités éthiopiennes ainsi que les autorités locales au Tigré qui « ont exprimé leur volonté de travailler avec nous afin d’identifier les responsables et à ce qu’ils rendent des comptes », précise le communiqué de l’USAID.

L’organisme précise cependant que cela ne concerne pas des suppléments nutritionnels, la distribution de l’eau potable et le soutien aux activités agricoles dans la région. Le mois dernier, AP a rapporté que les fournitures manquantes comprenaient assez de nourriture pour nourrir 100 000 personnes, prises dans un entrepôt de la ville de Sheraro, dans le Tigré.

Il n’a pas été précisé le montant de l’aide alimentaire concernée mais les Etats-Unis sont le plus gros contributeur humanitaire à l’Ethiopie. « Ce détournement frappe une fois de plus une population civile innocente », poursuit le communiqué, en soulignant que des « millions de personnes vivent dans une insécurité alimentaire aiguë ».

#Ethiopie : le #PAM enquête sur des vols d'aide alimentaire https://t.co/KTzGeInTZ0

— Africanews Français (@africanewsfr) April 11, 2023

Getachew Reda, le président intérimaire du Tigré, a déclaré qu’il avait formé un groupe de travail « pour prévenir et enquêter sur les crimes commis en relation avec l’aide humanitaire et faire respecter la suprématie de la loi ».

Il a qualifié les détournements d’aide de « double injustice et de crime commis à l’encontre des enfants, des personnes âgées et des handicapés (qui) souffrent de la famine et de la maladie ».

Cette pause intervient six mois après la signature, le 2 novembre dernier, entre le gouvernement fédéral éthiopien et le Front de libération du Peuple du Tigré (TPLF), d’un « Accord de cessation des hostilités » mettant fin à deux ans de guerre brutale et meurtrière.

In the last few weeks I have been engaged by diplomats, international humanitarian organization representatives and, more importantly, the larger Tigray community leaders and opinion makers on the issue of aid diversion. In light of the gravity of the problem & mounting evidence pic.twitter.com/C98iFvMVwb

— Getachew K Reda (@reda_getachew) May 3, 2023

Mardi, les Etats-Unis ont salué dans un communiqué les « progrès significatifs » réalisés dans la mise en œuvre de cet accord même si les défis restent nombreux. Durant le conflit, le Tigré et ses six millions d’habitants ont été longtemps privés d’assistance. Depuis lors, « 84% de la région vit une crise alimentaire », selon le PAM.

Le nord de l’Ethiopie « est devenu plus accessible », mais l’aide n’atteint pas « l’échelle requise », soulignait l’agence humanitaire de l’ONU (Ocha) début avril.

AFRICA NEWS via CONGO PUB Online

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À la UneAfrique

Rwanda : au moins 127 morts suite aux inondations dans l’ouest

by admin9775 4 mai 2023
written by admin9775

Ces images d’inondations et de coulées de boue ont été capturées dans le district de Rubavu, au nord-ouest du Rwanda.

Selon la radiotélévision d’Etat, au moins 127 personnes ont perdu la vie à la suite des pluies torrentielles qui ont frappé la province occidentale du pays, qui borde le lac Kivu.

Des maisons et des infrastructures ont été emportées, des routes ont été fermées et des glissements de terrain ont englouti plusieurs régions du Rwanda.

Le bureau du président Paul Kagame a déclaré dans un communiqué que « Des interventions de secours sont en cours dans les districts les plus touchés (…) afin de sécuriser les citoyens en danger ».

Les secours ont aidé à enterrer les victimes de la catastrophe et offert des fournitures à ceux dont les maisons ont été détruites.

La ministre rwandaise chargée de la gestion des situations d’urgence, Marie Solange Kayisire a appelé les habitants à multiplier les patrouilles, en particulier la nuit, afin que les personnes puissent être déplacées vers des lieux plus sûrs en cas de fortes pluies.

L’Afrique de l’Est souffre souvent d’inondations et de glissements de terrain pendant la saison des pluies, bien que plusieurs pays de la Corne de l’Afrique soient en proie à la pire sécheresse depuis des décennies.

Les experts affirment que les phénomènes météorologiques extrêmes sont de plus en plus fréquents et intenses en raison du changement climatique.

D’autres régions d’Afrique de l’Est ont été frappées par les pluies et les inondations, notamment l’Ouganda où l’on déplore six morts.

Africanews via CONGO PUB Online

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Ouganda : le Parlement amende à la marge la loi anti-LGBT+

by admin9775 3 mai 2023
written by admin9775

Le parlement ougandais a adopté mardi une version amendée d’une loi anti-LGBT+ qui avait suscité l’indignation de nombreuses ONG et gouvernements occidentaux dans laquelle il a maintenu de lourdes peines pour les relations homosexuelles et la « promotion » de l’homosexualité.

Face au tollé international, le président Yoweri Museveni avait demandé le 26 avril aux parlementaires de « réexaminer » le texte, les enjoignant notamment à préciser que le « fait d’être homosexuel » n’était pas un crime mais que seules les relations sexuelles l’étaient.

Les élus l’ont entendu sur cette disposition. La nouvelle version du texte, consultée par l’AFP, stipule qu’« une personne qui est présumée ou soupçonnée d’être homosexuelle, qui n’a pas commis d’acte sexuel avec une autre personne de même sexe, ne commet pas le délit d’homosexualité ».

Dans ce pays où l’homosexualité est illégale, les « actes d’homosexualité » restent passibles de prison à perpétuité. Cette peine existe depuis une loi datant de la colonisation britannique.

Soudan : le général al-Burhan souhaite régler le conflit en interne https://t.co/limLUrcy4C

— Africanews Français (@africanewsfr) May 3, 2023

Les parlementaires ont également maintenu, contre l’avis du chef de l’Etat, une disposition faisant de « l’homosexualité aggravée » un crime capital, ce qui signifie que les récidivistes pourront être condamnés à mort. Incluse dans la législation ougandaise, la peine capitale n’est plus appliquée depuis des années.

Une disposition sur la « promotion » de l’homosexualité inquiète également les organisations de défense des droits des homosexuels.

Selon le texte, quiconque – particulier ou organisation – « promeut sciemment l’homosexualité » encourt jusqu’à 20 ans de prison. S’il s’agit d’une organisation, elle risque dix ans d’interdiction.

Les parlementaires ont également modifié une disposition sur « le devoir de signaler les actes d’homosexualité » qui, selon Yoweri Museveni, présentait « des défis constitutionnels et pourrait être une source de conflits dans la société ».

Soudan : le général al-Burhan souhaite régler le conflit en interne https://t.co/limLUrcy4C

— Africanews Français (@africanewsfr) May 3, 2023

Cette obligation de déclaration, passible de cinq ans de prison, ne concerne désormais que les infractions sexuelles présumées contre des enfants et des personnes vulnérables.

« Nous avons une culture à protéger. Le monde occidental ne viendra pas gouverner l’Ouganda », a déclaré la présidente du Parlement, Annet Anita Among, après le vote du texte, approuvé à l’unanimité moins une voix.

Le projet de loi doit désormais revenir au président, qui peut le promulguer ou non. S’il devait le renvoyer au parlement une nouvelle fois, une « super-majorité » des deux-tiers permettrait aux législateurs de valider le texte définitivement.

Cette version amendée ne rassure pas Frank Mugisha, directeur exécutif de Sexual Minorities Uganda, une organisation de défense des droits des homosexuels dont les activités ont été suspendues par les autorités l’année dernière.

Soudan : le général al-Burhan souhaite régler le conflit en interne https://t.co/limLUrcy4C

— Africanews Français (@africanewsfr) May 3, 2023

« Il y a une contradiction parce que la législation dit qu’on peut être gay mais qu’il ne faut rien dire à ce sujet », a-t-il déclaré à l’AFP. Le vote unanime du texte « montre à quel point les députés sont extrêmes et homophobes et met les personnes LGBTQ encore plus en danger », a-t-il souligné.

Cette loi bénéficie d’un large soutien populaire et les réactions d’opposition ont été rares dans ce pays dirigé d’une main de fer depuis 1986 par Yoweri Museveni, où la répression contre la société civile, avocats et militants s’est accrue ces dernières années, selon de nombreuses organisations de défense des droits humains.

L’homophobie est répandue en Ouganda, comme à travers l’Afrique de l’Est.

S’il n’y a pas eu de poursuite pour des actes homosexuels ces dernières années, harcèlement et intimidations sont le quotidien des homosexuels en Ouganda, où s’est développé un christianisme évangélique particulièrement véhément à l’égard du mouvement LGBT+.

Soudan : le général al-Burhan souhaite régler le conflit en interne https://t.co/limLUrcy4C

— Africanews Français (@africanewsfr) May 3, 2023

Après le vote de la première version de cette loi le 21 mars, l’ONU, Amnesty International, les Etats-Unis, le Royaume-Uni et l’UE avaient notamment exhorté Museveni à ne pas promulguer ce texte.

La Maison Blanche avait mis en garde l’Ouganda contre de potentielles « conséquences » économiques. Le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’Homme, Volker Türk, avait dénoncé un « texte discriminatoire – probablement le pire au monde en son genre ».

Dans une résolution le 20 avril, les Eurodéputés avaient déploré « la contribution du président Museveni à la rhétorique de haine envers les personnes » LGBT+, ajoutant que « les relations entre l’UE et l’Ouganda seront menacées si le président promulgue le projet de loi ».

Africanews via CONGO PUB Online

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Zambie : Les policiers « interdits d’épouser des étrangers »

by Guyguy Lelo 30 avril 2023
written by Guyguy Lelo

En Zambie, au sud de la RDC, les éléments de la Police ne peuvent plus épouser des étrangers. Cette interdiction est contenue dans une note de l’inspecteur général de police Kakoma Kanganja, rendue publique au début de cette année.

Selon BBC (British Broadcasting Corporation), qui cite le porte-parole de la police locale, cette mesure vise la sécurisation de la nation.

« Les questions de sécurité sont délicates. S’ils ne font pas attention, les conjoints peuvent être des espions et vendre la sécurité du pays », a déclaré Esther Katongo, la bouche autorisée de la police zambienne.

De ce fait, les membres de la police qui se sont engagés avec des partenaires de nationalité étrangère devront les déclarer dans un délai d’une semaine. « Ne pas le faire entraînerait des mesures disciplinaires », prévient le chef de la Police de Zambie.

Ce dossier zambien fait penser automatiquement au débat qui tient tout le monde en haleine en RDC : la proposition de loi de Noël Tshiani sur “la congolité”. Selon son auteur, cette initiative vise le verrouillage de certains postes régaliens du pays aux seules personnes dont les deux parents sont congolais pour « éviter l’infiltration au sommet de l’État ».

Patrick Nguwo

Actu 7 via CONGO PUB Online

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À la UneAfrique

Congo : le président inaugure le premier centre de liquéfaction de gaz naturel

by admin9775 28 avril 2023
written by admin9775

Le président de la République du Congo, Denis Sassou Nguesso, a posé la première pierre du Centre de liquéfaction de gaz naturel (GNL) à Pointe-Noire, jeudi. D’un coût estimé à 600 millions de dollars, ce projet vise à satisfaire les besoins nationaux en matière de gaz liquéfié.

Le président de la République du Congo, Denis Sassou Nguesso, et l’administrateur délégué d’Eni, Claudio Descalzi, ont posé aujourd’hui la première pierre de Congo LNG, le premier projet de liquéfaction de gaz naturel du pays et l’une des principales initiatives de diversification de l’offre d’Eni. 

Le projet devrait atteindre une capacité globale de production de gaz naturel liquéfié (GNL) de 3 millions de tonnes par an, environ 4,5 milliards de mètres cubes par an, à partir de 2025.

Congo GNL exploitera les énormes ressources en gaz de la Marine XII, ce qui permettra de répondre aux besoins du pays en matière de production d’électricité tout en alimentant les exportations de GNL, en fournissant de nouveaux volumes de gaz aux marchés internationaux, en particulier à l’Europe.

Le projet, réalisé grâce à un calendrier de développement accéléré et à une approche de zéro brûlage, prévoit l’installation de deux usines flottantes de liquéfaction de gaz naturel dans les champs de Nenè et de Litchendjili, déjà en production et dans les champs qui doivent encore être développés. 

La première usine flottante de liquéfaction de gaz naturel, en cours de conversion et d’une capacité de 0,6 million de tonnes par an, entrera en production en 2023. La deuxième usine flottante de liquéfaction de gaz naturel, déjà en construction sera opérationnelle en 2025 et aura une capacité de 2,4 millions de tonnes par an.

Claudio Descalzi, directeur général d’Eni, a déclaré : « Aujourd’hui, nous célébrons le lancement de l’un des principaux projets d’Eni, rendu possible par la collaboration avec la République du Congo et destiné à contribuer de manière significative à la sécurité énergétique et à la compétitivité industrielle de l’Italie et de l’Europe. Ce résultat témoigne de l’importance d’une collaboration à long terme avec nos partenaires africains à un moment où des choix stratégiques importants doivent être faits en ce qui concerne la diversification future des voies d’approvisionnement et des mélanges énergétiques européens, dans le sens de l’accessibilité et de la disponibilité de l’énergie et de la décarbonisation progressive. »

Eni opère au Congo depuis plus de 50 ans et, à ce jour est la seule entreprise active dans le développement de ses ressources gazières, garantissant 70% de la production nationale d’électricité via la Centrale Electrique du Congo.

Africanews via CONGO PUB Online

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Le maréchal Haftar a-t-il allumé l’étincelle du conflit entre généraux au Soudan ?

by Guyguy Lelo 28 avril 2023
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Le 12 avril dernier, juste un jour avant le début des affrontements au Soudan entre l’armée régulière et les paramilitaires, l’un des fils du maréchal libyen Khalifa Haftar était en mission à Khartoum. Officiellement, il faisait suite à sa nomination en tant que président d’honneur du deuxième plus grand club de foot dans la capitale soudanaise. Mais le soir même, il a rencontré le général Hemedti, chef des forces de soutien rapide qui soutient le même club. Al-Siddik Haftar a diné chez lui à Khartoum. Selon The Observer, il lui aurait transmis des informations confidentielles, révélant que l’armée planifiait d’attaquer les Forces de soutien rapide.

L’Égypte allait-elle aider l’armée soudanaise à mener une attaque contre les Forces de soutien rapide ? La question se pose à la lumière des derniers événements avant le début des hostilités au Soudan. Dès le 13 avril, le lendemain de la rencontre entre Al-Siddik Haftar et le général Hemedti – et les confidences qui lui ont été faits – ce dernier attaque la base militaire Merowe située au nord du Soudan.

Sur cette base stationnaient des soldats et des avions militaires égyptiens, officiellement pour des manœuvres militaires communes. Les soldats ont alors été détenus et humiliés avant d’être libérés après une médiation émiratie. S’ensuit à cela des combats qui éclatent le 15 avril entre l’armée soudanaise et les Forces de soutien rapide à Khartoum et dans plusieurs autres villes.

Al-Siddik Haftar a beau répété que sa mission à Khartoum n’avait rien de politique, personne en Libye n’y croit. De nombreuses voix s’élèvent pour dénoncer l’ingérence de Khalifa Haftar dans la crise soudanaise.  Cette intervention au Soudan, inquiète également plusieurs généraux de son armée (l’ANL). Ce soutien à Hemedti pourrait bien porter atteinte aux rapports que cette armée entretiennent avec l’Égypte, allié de Haftar par ailleurs.

Relations anciennes entre l’ANL et le FSR

Les relations entre l’homme fort de l’est libyen et le chef des Forces de soutien rapide remontent bien à une période précédant la chute d’Omar el-Béchir. Néanmoins, elles ont pris un tournant important lors de la guerre menée par Khalifa Haftar en 2019 pour le contrôle de Tripoli. Hemedti lui a prêté main forte en envoyant des centaines d’hommes combattre aux côtés de l’ANL.

Certains sont restés à l’est libyen et ils auraient été entrainés par les soldats de Wagner tout comme les rebelles tchadiens présents dans le sud libyen et qui avaient mené une opération au Tchad en 2021, opération s’étant soldée par la mort sur le champ de bataille du général Idriss Déby.

Selon le Wall Street Journal, l’homme fort de l’est libyen enverrait du renfort en armes, en munitions et en carburant à son allié soudanais. Depuis le début des combats, des images circulent sur les réseaux sociaux montrant des armes portant le sigle des Émirats arabes unis et qui auraient été abandonnés sur le terrain par les forces de Hemedti. Ses armes seraient envoyées de Libye.

Les deux généraux Hemedti et Haftar sont soutenus par les Émirats arabes unis, et sont également impliqués dans différentes sortes de trafics transfrontaliers, surtout d’or et d’uranium extraits illégalement en Libye et au Soudan.

Le groupe Wagner derrière Haftar en Libye ?

De nombreux médias américains ont récemment repris des documents secrets américains qui ont fuité. Ces documents démontrent l’étendu de l’influence de Wagner en Afrique et particulièrement en Libye. Ses forces utilisent depuis des années des bases aériennes dans le sud libyen sous contrôle de Khalifa Haftar. Des images satellites montrent un mouvement inhabituel dans ces bases depuis quelques jours.

L’implication de parties étrangères au Soudan fait craindre un conflit de longue durée alimenté par des intérêts extérieurs. Les analystes mettent en garde contre un scénario catastrophique où de multiples acteurs et pouvoirs régionaux mènent une guerre par procuration dans ce pays de plus de 45 millions d’habitants.

RFI via CONGO PUB Online

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À la UneAfrique

Soudan: accalmie apparente à Khartoum à la suite d’un cessez-le-feu sous l’égide des États-Unis

by admin9775 25 avril 2023
written by admin9775

Au Soudan, une légère accalmie semble être observée ce 25 avril 2023 dans les combats à Khartoum entre les forces armées du général Abdel Fattah al-Burhan et les Forces de soutien rapide (FSR) du général Hemedti à la suite d’un cessez-le-feu de 72 heures obtenu sous l’égide des États-Unis, la veille.

Au Soudan, un cessez-le-feu de 72 heures a été décrété le 24 avril 2023 à minuit. Depuis une dizaine de jours, l’armée nationale conduite par le général al-Burhan affronte les Forces de soutien rapide (FSR), des paramilitaires dirigés par le général Hemedti. Le dernier bilan des Nations unies s’élève à 427 morts et 3 700 blessés.

Les deux parties ont accepté de respecter cette nouvelle trêve, la quatrième depuis le début des violences le 15 avril.

L’Arabie saoudite aurait aussi joué un rôle dans ces pourparlers, selon l’armée soudanaise

Cette trêve a été arrachée par les États-Unis après « 48 heures d’intenses négociations », a déclaré la veille le secrétaire d’État américain.

Selon l’armée soudanaise, l’Arabie saoudite aurait également joué un rôle dans ces pourparlers, sans qu’on en connaisse encore les détails.

En tout cas, depuis Nairobi, Anthony Blinken a indiqué que les efforts portaient maintenant sur l’obtention d’un cessez-le-feu permanent.

Pour cela, Washington est en train de se coordonner avec ses partenaires régionaux, internationaux ainsi que la société civile soudanaise, afin de créer un comité sur cette question.

Khaled Omar Youssef, porte-parole des Forces de la liberté et du changement, organisation phare de la révolution soudanaise, s’est félicité de cette annonce. Lui aussi souhaite que cela aboutisse à un arrêt définitif des combats, puis, à terme, à une transition démocratique vers un pouvoir civil.

L’armée et les FSR ont déclaré avoir accepté de faire taire les armes, notamment pour la création de couloirs humanitaires, pour permettre aux Soudanais et aux étrangers d’accéder à des ressources essentielles, à des soins, à des zones sécurisées, tout en continuant l’évacuation des ressortissants étrangers.

C’est très court. Et, de toute façon, pour que le les couloirs fonctionnent et pour qui il y ait des va-et-vient réguliers dans les deux sens sur un couloir, il faudrait une trêve beaucoup plus durable. Un couloir humanitaire n’implique pas forcément une trêve sur l’ensemble du territoire, mais il implique que le couloir lui-même soit un sanctuaire et qu’il soit respecté par les belligérants de manière durable. La difficulté dans le contexte soudanais, c’est que le conflit reste assez intense. Il n’est pas toujours facile de joindre tous les acteurs. Il y a des questions de chaîne de commandement qui peuvent se relever flottante pour ce qui est des ponts aériens, il y a des bases importantes, des hubs comme Djibouti. Ça peut être aussi Ndjamena au Tchad qui peuvent jouer un rôle. Après, pour ce qui est des frontières terrestres du Soudan, on peut penser à celle du Tchad et aussi celle de l’Éthiopie ou de l’Égypte. Les autres frontières sont avec des pays un peu plus instables et qui ne paraissent pas envisageables. Le Tchad est proche du Darfour, l’Éthiopie plus de l’Est, et l’Égypte du Nord, donc chacune peut avoir vocation à jouer un rôle. On pourrait imaginer des couloirs humanitaires terrestres de différents endroits pour venir en aide à différents partis du Soudan.

Jérôme Tubiana, conseiller aux opérations de Médecins Sans Frontières, sur la nécessité de couloirs humanitaires au Soudan

Sébastien Németh

« Malgré le cessez-le-feu, nous avons entendu des bruits de bombardements »

Selon plusieurs habitants de Khartoum que RFI a pu joindre, la ville est plus calme que ces derniers jours, les combats semblent perdre en intensité.

Mais, malgré la trêve, tirs et bombardements se poursuivent. Tagreed Abdin, une Soudanaise de 49 ans, les a entendus cette nuit, puis dans la matinée. Elle habite à quelques kilomètres seulement de l’aéroport international. « Malgré le cessez-le-feu, nous avons entendu des bruits de bombardements et de tirs de manière intermittente tout au long de la matinée, assure-t-elle au micro de Pauline Le Troquier, journaliste à RFI. Là, c’est plus calme, mais ça s’arrête, puis ça recommence. Les stocks sont épuisés dans la plupart des magasins. C’est difficile d’acheter de la nourriture, parce qu’on ne peut payer qu’en liquide et que les gens n’en ont plus beaucoup sur eux. De nombreuses personnes continuent à fuir. Beaucoup de mes amis sont déjà partis, mais certains ont quand même décidé de rester. C’est le cas de ma famille, avec mon mari et mes trois enfants. Nous allons rester à Khartoum tant que nous le pourrons. »

Malgré une légère accalmie donc, la situation des civils, elle, ne change pas au onzième jour des combats : les rues sont encore désertes aujourd’hui, des avions militaires volent au-dessus de la capitale, les pénuries alimentaires continuent dans les magasins. L’électricité et l’eau sont toujours coupées par endroit.

Pour les habitants de Khartoum, le calme observé ces dernières heures n’est pas bon signe : selon eux, les deux armées en profiteraient en réalité pour effectuer des mouvements de troupes, se ravitailler en armes, et se réorganiser en vue d’une reprise des combats, après la trêve annoncée.

RFI via CONGO PUB Online

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Soudan : une trêve de 3 jours, les évacuations se poursuivent

by admin9775 25 avril 2023
written by admin9775

Un cessez-le-feu de 72 heures conclu au Soudan entre les belligérants sous l’égide des Etats-Unis est officiellement entré en vigueur mardi, après 10 jours de combats qui ont fait plusieurs centaines de morts et provoqué un exode massif.

L’armée et les paramilitaires ont confirmé le cessez-le-feu, mais on ignore encore si les combats ont cessé dans la capitale Khartoum. Depuis plusieurs jours, les belligérants avaient déjà annoncé accepter des pauses, avant de s’accuser l’un l’autre d’avoir brisé la trêve.

« Après d’intenses négociations ces dernières 48 heures, l’armée soudanaise et les Forces de soutien rapide (FSR) ont accepté de mettre en oeuvre un cessez-le-feu dans tout le pays », a affirmé dans un communiqué le secrétaire d’Etat américain Antony Blinken peu avant l’entrée en vigueur de la trêve à minuit (22H00 GMT lundi).

Dans une déclaration sur Facebook, les Forces armées soudanaises, menées par le général Abdel Fattah al-Burhane, dirigeant de facto du Soudan, ont indiqué qu’elles respecteraient le cessez-le-feu à condition que leurs rivaux fassent de même.

Les paramilitaires des FSR, dirigés par son adjoint devenu rival, le général Mohamed Hamdane Daglo, ont également annoncé une « trêve dédiée à l’ouverture de couloirs humanitaires et pour faciliter les déplacements des civils ».

Khaled Omar Youssef, le porte-parole des Forces de la liberté et du changement(FLC), le bloc civil historique du Soudan, a déclaré à l’AFP se féliciter « d’une médiation américaine, pour la mise en place de cette trêve humanitaire ».

« Elle donnera lieu à un dialogue sur les modalités d’un cessez-le-feu définitif », précise-t-il, alors que le secrétaire d’Etat américain indique travailler avec les alliés et les partenaires des Etats-Unis en vue de la mise en place d’une « commission » chargée de négocier une cessation permanente des hostilités au Soudan.

« Durant cette période, les Etats-Unis s’attendent à ce que l’armée et les FSR respectent pleinement et immédiatement ce cessez-le-feu », a prévenu M. Blinken.

« Précipice »

Explosions, raids aériens et tirs n’ont pas cessé depuis le 15 avril à Khartoum, poussant à l’exode des milliers d’habitants de la capitale plongée dans le chaos. Ceux qui ne peuvent s’enfuir tentent de survivre, privés d’eau et d’électricité, soumis aux pénuries de nourriture et aux coupures d’internet et de téléphone.

Les combats ont déjà fait plus de 427 morts et 3.700 blessés, selon le Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires.

Les violences dans ce pays de l’est de l’Afrique risquent d' »envahir toute la région et au-delà », a mis en garde le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres.

L’ONU avait réclamé plus tôt lundi l’arrêt des combats pour « éloigner le Soudan du précipice ». Le Conseil de sécurité doit se réunir mardi soir au sujet du conflit.

Malgré le départ de nombreux diplomates et citoyens étrangers, Volker Perthes, le chef de la mission de l’ONU qui tente depuis quatre ans d’obtenir des militaires au pouvoir une transition vers la démocratie, a annoncé qu’il resterait au Soudan.

Les capitales étrangères sont parvenues à négocier des passages avec les deux belligérants.

« Un premier groupe » de Chinois, plusieurs dizaines de Sud-Africains et des centaines de ressortissants de pays arabes ont pu partir lundi par la route, la mer ou les airs. Plus de 1.000 ressortissants de l’UE ont eux aussi été évacués.

Tokyo a annoncé mardi avoir évacué « tous les Japonais qui se trouvaient à Khartoum » et qui désiraient en partir et avoir fermé temporairement son ambassade.

Environ 700 employés internationaux de l’ONU, d’ONG et d’ambassades « ont été évacués vers Port-Soudan », a indiqué l’ONU. Des dizaines d’autres employés humanitaires ont été évacués vers le Tchad depuis le Darfour, dans l’ouest, la région la plus touchée par les combats avec Khartoum.

La plupart des étrangers évacués sont des membres du personnel diplomatique, comme ceux des Etats-Unis et du Royaume-Uni. De nombreux ressortissants attendent toujours une place dans les longs convois de voitures blanches ou les bus qui partent en continu de Khartoum.

« Long voyage »

« Alors que les étrangers qui le peuvent s’enfuient, l’impact des violences sur une situation humanitaire déjà critique s’aggrave », prévient l’ONU, dont les agences ont suspendu leurs activités.

Cinq humanitaires ont été tués et, selon le syndicat des médecins, près des trois quarts des hôpitaux sont hors service.

Les deux camps s’accusent d’avoir attaqué des prisons pour faire sortir des centaines de détenus et de piller maisons et usines. Des affrontements ont éclaté aux abords de plusieurs banques.

Dans un pays où l’inflation est déjà à trois chiffres en temps normal, le kilo de riz ou le litre d’essence s’échangent désormais à prix d’or. Or le carburant est la clé pour s’échapper vers l’Egypte ou pour rallier Port-Soudan et espérer monter dans un bateau.

Lundi soir, près de 200 personnes originaires de plus de 20 pays, ont débarqué dans la ville côtière de Djeddah après un voyage périlleux et épuisant pour se mettre à l’abri.

« Nous avons fait un long voyage de Khartoum à Port-Soudan. Ça nous a pris environ 10 ou 11 heures » puis « encore 20 heures sur ce bateau pour aller de Port-Soudan à Djeddah », a déclaré à l’AFP un ressortissant libanais, Suhaib Aicha, sa petite fille sanglotant dans ses bras.

Des Soudanais ont déjà fui en Egypte et au Soudan du Sud et au Tchad, frontalier du Darfour.

La guerre couvait depuis des semaines entre les deux généraux rivaux, qui s’étaient alliés pour évincer les civils du pouvoir lors du putsch de 2021, mettant fin à la transition démocratique.

Africanews via CONGO PUB Online

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À la UneAfrique

Guerre au Soudan : depuis Karthoum, Florent Ibenge donne des nouvelles rassurantes

by admin9775 24 avril 2023
written by admin9775

A Karthoum, capitale du Soudan, est le théâtre des hostilités entre l’armée régulière dirigée par le général Bourhane et les paramilitaires des Forces de soutien rapide, et c’est, depuis deux semaines. Une situation qui a inquiété le peuple congolais compte tenu de la présence du technicien congolais Florent Ibenge.

Florent Ibenge, entraineur du club soudanais d’Al Hilal Club siégeant dans la ville d’Omdourman, située à quelques mètres de la capitale Khartoum, a tenu à rassurer la population congolaise sur l’état de sa santé ainsi que les joueurs congolais évoluant au sein du club soudanais.

« Les joueurs qui sont venus avec moi sont à l’hôtel du club en internement parce qu’on devait avoir un match le week-end où la guerre a éclaté, NDLR. L’hôtel du club se situe en dessous de la tribune du stade. Là-bas, ils sont en sécurité. Ils ont un repas qui est garanti. Vous savez bien qu’en temps de guerre, une des difficultés c’est de se restaurer […] Pour l’instant, j’ai des provisions chez moi ».

Notons que dans ce conflit, où les deux camps multiplient la désinformation, les combats ont déjà fait plus 413 morts et 3.551 blessés, selon l’Organisation mondiale de la Santé, 600 morts selon le ministre soudanais de la Santé.

Joe Kazumba

CONGO PUB Online

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